http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/(view_mode)/rss fr Les actualités d'Inria Lille - Nord Europe Retrouvez toutes les actualités du centre de recherche Inria Lille - Nord Europe Mettre les compétences d’Inria au service de la chirurgie du futur http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/inria-la-chirurgie-du-futur Tue, 31 Jan 2012 00:00:00 +0100 ]]> <p>Inria participe à trois projets d’institut hospitalo-universitaire (IHU) sur les six retenus dans le cadre du programme « Investissements d'Avenir » lancé par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche en 2010. Coup de projecteur sur MIX-Surg, l’institut dédié à la chirurgie micro-invasive guidée par l’image à Strasbourg, avec Stéphane Cotin, responsable de l’équipe Shacra, très impliquée dans le projet.</p> <a name="eztoc432704_1" id="eztoc432704_1" class="anchor"></a><h3>Quel est l’objectif de l’IHU&nbsp;MIX-Surg ?</h3><p><strong>Stéphane Cotin :&nbsp;</strong>L’objectif des IHU est de renforcer l’activité de recherche autour de l’hôpital sur des thématiques très spécifiques et pour lesquelles il existe déjà une compétence reconnue. Strasbourg est réputée pour son expertise en chirurgie laparoscopique abdominale et pelvienne, notamment à travers l’Ircad présidé par le professeur Jacques Marescaux. Dans ce cadre, MIX-Surg entend développer et <strong>mener jusqu’à leur commercialisation des technologies d’aide à l’intervention chirurgicale</strong>. Ces transferts passeront par les industriels partenaires des projets ou par des start-up créées à cet effet. Un aspect intéressant de cette démarche est d’intégrer une analyse d’impact coût-efficacité&nbsp;: pour être poursuivies, les technologies devront auparavant faire la preuve de leur vertu pour le patient mais aussi de leur avantage pratique pour les chirurgiens et ne pas induire un surcoût disproportionné aux bénéfices escomptés.</p> <a name="eztoc432704_2" id="eztoc432704_2" class="anchor"></a><h3>Comment s’inscrit Inria dans ce nouvel IHU&nbsp;?</h3><p><strong>S.C. : </strong>Inria est membre fondateur de MIX-Surg. Son rôle est central car l’orientation de l’IHU est très technologique. Cette implication d’Inria est somme toute assez naturelle car nous travaillons ensemble depuis des années. Par exemple, Nicholas Ayache, qui est responsable de l’équipe Asclepios et membre du comité scientifique de l’IHU, et moi-même avons travaillé sur le premier projet qui conjuguait chirurgie et informatique avec le professeur Jacques Marescaux il y a un peu plus d’une dizaine d’années.</p> <a name="eztoc432704_3" id="eztoc432704_3" class="anchor"></a><h3>La chirurgie mini-invasive se pratique depuis les années 1990, qu’est-ce qui fait l’originalité de l’approche développée dans cet IHU&nbsp;?</h3><p><strong>S.C. :&nbsp;</strong>Cette approche intègre l’imagerie, la simulation et la modélisation, voire la robotique. Prenons l’exemple de la chirurgie laparoscopique du foie qui concerne directement notre équipe. Aujourd’hui, grâce à une microcaméra, le chirurgien voit la surface du foie mais pas le réseau vasculaire, qu’il doit éviter de sectionner, ni la tumeur interne qu’il veut enlever. Il doit estimer l’emplacement de la tumeur à partir des données du patient acquises avant l’intervention, et ce dans un contexte où le foie se déforme fortement. Nous pouvons aider le chirurgien avec des techniques combinant simulation et réalité augmentée, c’est-à-dire en <strong>superposant à la vue du champ opératoire des informations qui lui permettront de voir, comme par transparence</strong>&nbsp;<strong>à travers le foie</strong>, où se trouvent la tumeur et les vaisseaux sanguins. Pour être utile, cette information doit être réaliste et prendre en compte les déformations de l’organe qui résultent de l’action même du chirurgien. Cela nécessite d’utiliser les modèles 3D des tumeurs et du réseau vasculaire issus des examens pré-opératoires et de les déformer virtuellement en temps réel pour qu’à chaque moment de l’intervention le modèle 3D superposé à l’image corresponde à la réalité.</p> <a name="eztoc432704_4" id="eztoc432704_4" class="anchor"></a><h3>Et l’apport de la robotique&nbsp;?</h3><p><strong>S.C. :&nbsp;</strong>Cette convergence entre imagerie médicale, simulation et modélisation peut inclure un pan robotique. Par exemple la radiologie interventionnelle utilisée pour traiter les tumeurs hépatiques consiste à introduire une aiguille ou une électrode à travers la paroi abdominale puis le foie jusqu’à la tumeur afin de la détruire par la chaleur, le froid ou un traitement médicamenteux.&nbsp; Toute la difficulté est d’arriver à déterminer la trajectoire idéale de l’instrument puis de suivre, et éventuellement corriger, son déplacement lors de l’intervention. Combiner l’imagerie avec ce qu’on sait faire en simulation et en robotique permettrait de piloter l’aiguille par un robot afin de mieux maintenir une trajectoire, avancer plus progressivement et synchroniser l’avancée avec des systèmes d’imagerie. Là encore, il faut modéliser et simuler le foie qui bouge avec la respiration, se déforme quand l’aiguille le pénètre, etc.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc432704_5" id="eztoc432704_5" class="anchor"></a><h3>Un projet très ambitieux</h3><p>Porté par l’université de Strasbourg, l’Inserm et le CHU de Strasbourg, l’IHU MIX-Surg débutera officiellement début 2012. D’ores et déjà de nombreuses personnes travaillent sur place, mais le bâtiment qui doit héberger l’IHU ne sera prêt que dans deux ans. Avec 17 salles d’opération hybrides dédiées aux soins, à la formation et à la recherche, il permettra de réunir dans un même lieu des chercheurs, des cliniciens et des machines d’imagerie. Environnement de travail unique et stimulant au milieu d’un espace universitaire et médical en plein essor, il attire déjà des personnalités du monde entier&nbsp;: 7 leaders du domaine médical et 33 industriels se sont engagés à participer activement au projet. La croissance du marché international des procédures hybrides mini-invasives étant estimé à 8% par an en moyenne (37 milliards d’euros en 2014), l’IHU favorisera également le développement de start-up françaises dans le domaine.</p> </div> </div> L'équipe Rmod rafle deux awards lors des conférences MoVES et MODELS http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/l-equipe-rmod-rafle-deux-awards Mon, 23 Jan 2012 00:00:00 +0100 ]]> <p>L'équipe Rmod voit deux de ses chercheurs récompensés, à l'occasion des conférences MoVES (Modelling, Verification and Evolution of Software) et MODELS.</p> <p>Veronica Uquillas-Gomez a reçu le prix 2011 de la plus jeune et prometteuse chercheuse lors de l'événement annuel <a href="http://moves.vub.ac.be/" target="_blank">MoVES </a>(Modelling, Verification and Evolution of Software). </p> <p>Damien Pollet, également membre de l'équipe-projet Rmod a aussi été récompensé pour ses publications considérées comme parmi les plus influentes des dix dernières années, lors de la conférence <a href="http://www.modelsconference.org/" target="_blank">MODELS</a> à Welligton.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc432382_1" id="eztoc432382_1" class="anchor"></a><h3>Que fait Rmod ?</h3><p>L'objectif de RMoD est d'aider à la remodularisation des applications orientées à objets. Cet objectif est attaqué suivant deux axes complémentaires : la réingénierie et la définition de nouveaux constructeurs dans les langages de programmation. Dans le cadre de la réingénierie nous allons proposer de nouvelles analyses pour comprendre et restructurer de grandes applications (métriques spécialisées, visualisations adaptées). Dans le contexte des constructeurs pour la modularité nous allons travaillé à la validation du modèle de traits ainsi que de nouveaux systèmes de modules. Nous allons travailler à la définition d'un noyau sécurisé. Ces travaux seront validés dans Pharo un environnement pour le développement dynamique d'applications web.</p> </div> </div> La revue ERCIM NEWS consacre deux articles à la recherche lilloise http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/deux-chercheurs-lillois-publient-dans-ercim-news Wed, 04 Jan 2012 00:00:00 +0100 ]]> <p>La Revue <em>ERCIM News</em>&nbsp;dédie son 88ème numéro à l'évolution du logiciel, numéro auquel deux chercheurs du centre de Lille ont collaboré.</p> <p>Stéphane Ducasse, responsable de l'équipe <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/systemes-et-services-distribues/rmod" target="_self">Rmod</a>&nbsp;dont l'objectif est d'aider à la remodularisation des applications orientées à objets, a réalisé un article intitulé &quot;un environnement pour des outils d'analyses dédiées&quot;. </p> <p>Laurence Duchien, responsable de l'équipe-projet <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/systemes-et-services-distribues/adam" target="_self">Adam</a>&nbsp;a mis à profit ses connaissances sur CAPucine, une ligne de produits logiciels orientés services sensibles au contexte pour applications mobiles. En effet, les travaux de recherche d'Adam portent sur les concepts et les outils permettant l'adaptation des applications et des intergiciels dans des environnements répartis multi-échelles.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc429156_0_1" id="eztoc429156_0_1" class="anchor"></a><h4>ERCIM News en bref</h4><p>ERCIM est un consortium d’organismes de recherches européens en informatique et en mathématiques dont Inria fait partie.</p> </div> </div> L'informatique de A à Z http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/culture-numerique-i-comme-internet Wed, 04 Jan 2012 00:00:00 +0100 ]]> <p>Découvrez, sous la forme d'un abécédaire, un panorama de la recherche en informatique !&nbsp;Chaque lettre illustrée renvoie à un mot choisi par les chercheurs Inria pour évoquer leurs domaines de recherche. Un court texte explique le sujet de recherche, les enjeux, les applications. </p> <p>Réalisé avec des chercheurs, cet abécédaire constitue une première approche : pour aller plus loin, rendez-vous sur le site de culture scientifique Interstices.</p> <ul> <li><a href="/recherches/culture-numerique/l-informatique-de-a-a-z/cartes-postales/a-comme-algorithme" target="_self">A comme Algorithme</a></li> <li><a href="/recherches/culture-numerique/l-informatique-de-a-a-z/cartes-postales/b-comme-bogue" target="_self">B comme Bogue</a></li> <li><a href="/recherches/culture-numerique/l-informatique-de-a-a-z/cartes-postales/c-comme-cryptographie" target="_self">C comme Cryptographie</a></li> <li><a href="/recherches/culture-numerique/l-informatique-de-a-a-z/cartes-postales/d-comme-donnees" target="_self">D comme Données</a></li> <li><a href="/recherches/culture-numerique/l-informatique-de-a-a-z/cartes-postales/e-comme-equation" target="_self">E comme Équation</a></li> <li><a href="/recherches/culture-numerique/l-informatique-de-a-a-z/cartes-postales/f-comme-forme" target="_self">F comme Forme</a></li> <li><a href="/recherches/culture-numerique/l-informatique-de-a-a-z/cartes-postales/g-comme-grille" target="_self">G comme Grille</a></li> <li><a href="/recherches/culture-numerique/l-informatique-de-a-a-z/cartes-postales/e-comme-equation" target="_self">E comme Équation</a></li> <li><a href="/recherches/culture-numerique/l-informatique-de-a-a-z/cartes-postales/f-comme-forme" target="_self">F comme Forme</a></li> <li><a href="/recherches/culture-numerique/l-informatique-de-a-a-z/cartes-postales/g-comme-grille" target="_self">G comme Grille</a></li> <li><a href="/recherches/culture-numerique/l-informatique-de-a-a-z/cartes-postales/h-comme-horloge" target="_self">H comme Horloge</a></li> <li><a href="/recherches/culture-numerique/l-informatique-de-a-a-z/cartes-postales/i-comme-internet" target="_self">I comme Internet</a></li> </ul> Expédition Tara : le plancton en dit long sur le climat http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/tara-le-plancton-en-dit-long-sur-le-climat Fri, 02 Dec 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Samedi 5 septembre 2009. Le bateau Tara part de Lorient pour une expédition de deux ans et demi sur les océans du monde entier. Cette expédition est la première tentative d'étude planétaire du plancton marin. Le but est de mieux connaître cet écosystème, en étudiant sa biodiversité et en comprenant mieux son rôle fondamental dans la régulation du climat. Séquençage ADN, bio-informatique, Laurent Noé, membre de l'équipe-projet Bonsai revient sur l'expertise de son équipe dans cette aventure.</p> <a name="eztoc423867_1" id="eztoc423867_1" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les thématiques de recherche de Bonsai ?</h3><p><strong>Laurent Noé</strong>&nbsp;: La bio-informatique a connu un important développement ces vingt dernières années. Cette évolution s'est accompagnée d'innovations importantes en biologie moléculaire concernant les technologies de séquençage, le transcriptome, la protéomique, qui permettent d'accéder à une mine d'informations. Ces données constituent une opportunité inédite d'élucider le fonctionnement du génome et de la cellule. L'objectif principal de Bonsai est de développer des outils informatiques pour l'analyse des génomes et des séquences à grande échelle. Cela inclut la définition de modèles combinatoires et d'algorithmes efficaces, la mise en œuvre dans des logiciels robustes et diffusés, la validation sur des données biologiques. La plupart de nos projets de recherche sont menés en collaboration avec des équipes de recherche de biologie.</p> <a name="eztoc423867_2" id="eztoc423867_2" class="anchor"></a><h3>Quel est l'objectif de l'expédition Tara ? <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/lille/actualites-images/chapo/tara-chapo/424949-3-fre-FR/tara-chapo_medium.jpg" width="200" height="150" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> ©Yann Chavance / Tara Expéditions </span> </p></div> </h3><p><strong>Laurent Noé</strong>&nbsp;: Les scientifiques ont découvert récemment l'importance du plancton pour le climat : non seulement la population planctonique peut être affectée très rapidement par les variations climatiques dans sa taille et sa nature, mais elle peut à son tour influencer le climat en modifiant l'absorption du carbone. Dans un contexte de changements physico-chimiques rapides, comme l'acidification observée aujourd'hui dans les océans, il devient urgent de prédire l'évolution des planctons. Par ailleurs, ces micro-organismes génèrent des sédiments de plusieurs centaines de mètres à la surface des fonds océaniques qui nous permettent de revenir au temps des premiers océans sur Terre et de comprendre l'histoire de notre biosphère. Les données qui sont extraites vont être d’abord filtrées puis ensuite analysées.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>L'équipe Bonsai &quot;booste&quot; le séquençage ADN des planctons marins</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc423867_3" id="eztoc423867_3" class="anchor"></a><h3>Quel est le rôle de Bonsai dans ce projet ?</h3><p><strong>Laurent Noé</strong>&nbsp;: L'équipe Bonsai s'inscrit dans le projet Mappi, lui même interne au projet Tara. Le projet Mappi regroupe quatre partenaires : Le <a href="http://www.genoscope.cns.fr/spip/" target="_blank">Génoscope</a>, le <a href="http://www.liafa.jussieu.fr/" target="_blank">LIAFA</a>, le <a href="http://www.lifl.fr/" target="_blank">LIFL</a>&nbsp; et l'<a href="http://www.google.fr/search?q=IRISA&amp;ie=utf-8&amp;oe=utf-8&amp;aq=t&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a" target="_blank">IRISA</a>. Les trois derniers étant des groupes de recherche en informatique dont l'expertise est complémentaire pour les données à traiter et les techniques a développer. En effet, chacun est spécialiste dans l'un des thèmes du projet: structures d'indexation, algorithmes sur les séquences, algorithmes distribués et parallèles, analyse de séquences biologiques, etc. Ces groupes vont proposer de nouveaux algorithmes et développer des logiciels open source qui faciliteront l'analyse des échantillons transmis par le bateau Tara toutes les huit semaines. Le Génoscope, l'un des partenaires majeurs du projet Tara va d'abord séquencer les échantillons ADN et ARN de protistes marins (petits organismes eucaryotes présents dans le plancton) récoltés dans différents lieux à la surface du globe. Ensuite, il faudra procéder au traitement bio-informatique. Cependant, les logiciels existants utilisés par le Génoscope ne sont pas adaptés aux besoins actuels du projet. Les séquenceurs utilisés produisent d’énormes quantités de petites séquences, totalisant plusieurs TeraBytes. La masse de données à aligner et à assembler est si importante que cela représente le goulot d’étranglement de ces nouvelles technologies. Les plus rapides&nbsp; logiciels actuels (Tel que Blast) ne sont pas capables de passer à l’échelle en terme de temps de calcul intensif. C'est à ce stade de projet qu'intervient Bonsai, en essayant de rendre le filtrage plus rapide. <strong>L'objectif est de fournir des méthodes algorithmiquement plus efficaces</strong>, afin de faciliter et de rendre plus précise l'analyse des échantillons de planctons.</p> <a name="eztoc423867_4" id="eztoc423867_4" class="anchor"></a><h3>Comment procédez-vous ?</h3><p><strong>Laurent Noé</strong>&nbsp;: L’idée principale est de savoir ce qu’on a dans cette &quot;soupe&quot;, la quantité et le type d’individus à partir des échantillons d'ADN et d'ARN. Or, les échantillons sont composés de millions de séquences. La difficulté majeure est d'assembler ces petits morceaux et de leur attribuer une espèce. Il faut pour cela détecter les similarités ! C'est un problème éminemment compliqué à cette échelle. Plusieurs méthodes pour cela : on fait une analyse globale, on recherche les similarités entre ces séquences et des séquences connues; on utilise un &quot;classifieur&quot;, outil permettant d'attribuer un type à une séquence, et ce, toujours en se basant sur les similarités. L’objectif étant toujours de faciliter le temps de calcul.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Il devient urgent de prédire l'évolution des planctons</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc423867_5" id="eztoc423867_5" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les enjeux d'un tel &quot;décodage&quot; pour l'avenir ?</h3><p><strong>Laurent Noé</strong>&nbsp;: Mieux connaitre et voir l’évolution de l’espèce, anticiper les conséquences sur le climat en d’une part protégeant la population planctonique, et d’autre part son influence sur le climat via absorption du carbone. Autant d’enjeux qui peuvent paraitre abstraits, mais demeurent néanmoins plus que concrets dans un contexte de changements physico-chimiques rapides.</p> I-Labs booste le transfert vers les PME http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/le-dispositif-i-labs-booste-le-transfert-vers-les-pme Thu, 01 Dec 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Afin d'accélérer le transfert à destination des PME et PMI, Inria a mis en place le dispositif <em>I-Labs</em>. L’idée est d’associer dans un laboratoire conjoint, une équipe-projet Inria et une PME partenaire. Les deux entités définissent un programme de travail commun et explicite d'une durée de deux à trois ans. Des moyens incitatifs sont notamment donnés pour Inria à l'équipe-projet impliquée, tandis que la PME peut bénéficier d’aides publiques pour le financement de son projet de recherche.</p> <a name="eztoc418680_1" id="eztoc418680_1" class="anchor"></a><h3>I-Lab ETIPOPS : Etineo &amp; l' équipe-projet POPS </h3><p>Le Laboratoire commun <a href="http://etipops.fr/?page_id=2" target="_blank">ETIPOPS</a>&nbsp;est composé de l’équipe-projet Pops et du service d’innovation RDI d' Etineo SAS. Etineo évolue dans le domaine des objets communicants.</p> <p>Né en 2008, ce partenariat a débuté par la conception d’un logiciel dont la licence d’exploitation a été concédée à Etineo en 2010. Depuis, Pops et Etinéo travaillent ensemble afin d’accompagner Etineo dans l’appropriation du logiciel, le portage d’applications et le portage de sur différents matériels.</p> <p>En parallèle de ce transfert, Pops et Etineo ont collaboré au montage d’un <a href="http://www.agence-nationale-recherche.fr/missions-et-organisation/missions/" target="_blank">projet ANR</a>&nbsp;(Agence nationale de la recherche), accepté à l’appel ECOTECH 2010. Ce projet nommé <a href="http://binthatthink.inria.fr/" target="_blank">BinThatThinks</a>&nbsp;est porté par l’équipe projet INRIA ACES et a pour partenaires l'équipe-projet Pops, Etineo et un grand industriel. Ce projet vise à améliorer le tri et la collecte des déchets. </p> <p>Dans ce cadre, Etineo et Pops collaborent à la mise en place d’un réseau de capteurs permettant la remontée d’informations, la géolocalisation et la remontée d’alertes. Afin d'optimiser les ressources humaines sur ce projet, un ingénieur supplémentaire a été intégré pour une durée de trois ans.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc418680_1_1" id="eztoc418680_1_1" class="anchor"></a><h4>Comment identifier et collaborer avec une équipe de recherche Inria ?</h4><p>Plusieurs solutions s'offrent à vous :</p> <ol> <li>Contactez le service des relations industrielles et de la valorisation</li> <li>Utilisez l'outil de classification des équipes de recherche</li> <li>Contactez un responsable sectoriel</li> </ol> <ul> <li><a href="/centre/lille/innovation/plateau-inria" target="_self">Prendre contact</a></li> </ul> </div> </div> Des objets capables de communiquer http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/des-objets-capables-de-communiquer Thu, 24 Nov 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Nathalie Mitton est responsable scientifique de l’équipe-projet Pops au centre Inria Lille – Nord Europe. Elle a soutenu son habilitation à diriger les recherches dans un domaine en pleine expansion : l’internet des objets. Etiquettes radio-fréquences et réseaux de capteurs, sur quoi se portent les efforts des chercheurs aujourd’hui&nbsp;?</p> <a name="eztoc421873_1" id="eztoc421873_1" class="anchor"></a><h3><strong>Qu’est-ce que l’internet des objets et comment s’y insère votre objet de recherche&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Nathalie Mitton</strong>&nbsp;: L’internet des objets est un domaine très vaste qui fait référence à la faculté de faire communiquer les objets au travers d’un réseau. Les objets peuvent être connectés directement au réseau ou bien être équipés de capteurs (caméras, micros, radars, thermosenseurs, etc.) ou d’étiquettes à radio-fréquences (<em>tags RFID</em>) qui transmettent leurs informations par des liaisons sans fil. Mon domaine de recherche concerne plus particulièrement les RFID et les réseaux de capteurs. Les RFID sont des étiquettes formées d’une puce et d’une antenne qui contiennent par exemple des informations sur la fabrication d’un produit et permettent d’assurer son suivi. Ces étiquettes n’ont pas de batteries. Il faut un lecteur pour les alimenter et pouvoir lire les informations qui y sont inscrites.</p> <p>Contrairement aux RFID, les capteurs possèdent une batterie et peuvent émettre eux-mêmes des infos à tout moment. Les réseaux de capteurs sont constitués d’un ensemble de capteurs qui communiquent entre eux. On les destine notamment au suivi environnemental, par exemple pour <strong><em>surveiller l’activité d’un volcan</em></strong>, avec des capteurs sismiques, ou pour <strong><em>identifier des départs de feux de forêts</em></strong>&nbsp;avec des capteurs de température. Ils peuvent être également utilisés pour détecter l’altération de structures ou surveiller les fonctions vitales des patients à l’hôpital.&nbsp;</p> <a name="eztoc421873_2" id="eztoc421873_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont les principaux enjeux scientifiques liés à la RFID?</strong></h3><p><strong>Nathalie Mitton</strong>&nbsp;:Réaliser ces réseaux demande <strong><em>beaucoup de recherche sur le matériel</em></strong>. Il faut concevoir les capteurs pour qu’ils soient petits, bon marché, qu’ils utilisent peu d’énergie et aient un impact limité sur l’environnement. Les batteries doivent également être petites, durer le plus longtemps possible et se désagréger dans l’environnement. Il faut concevoir des antennes de faible volume capables d’envoyer un signal clair et peu perturbé par les obstacles. D’autres défis sur le matériel surgissent en cas d’utilisation particulière. Par exemple, des biologistes voudraient utiliser les capteurs pour pouvoir suivre des animaux sauvages, comme les manchots. Les capteurs doivent alors également résister au froid, à l’eau, au sel. Les mêmes préoccupations existent pour les RFID, avec de surcroît des défis spécifiques liés à leur utilisation. Ils doivent par exemple pouvoir résister au lavage pour les RFID insérés dans les vêtements, et à la stérilisation, pour ceux qui sont apposés sur les instruments de chirurgie.</p> <p>D’autre part, il y a les enjeux algorithmiques qui nous concernent plus directement et qui sont liés aux applications visées. Un défi en ce qui concerne les étiquettes RFID est de&nbsp;réussir à lire un maximum d’étiquettes en un minimum de temps, par exemple pour identifier rapidement un ensemble de palettes circulant sur un convoyeur. Un autre objectif est de limiter les collisions entre lecteurs pour améliorer le taux de lecture car lorsque les signaux des lecteurs se superposent ils ne reconnaissent pas le signal de l’étiquette. Il se pose également de nombreux <strong><em>défis de sécurité</em></strong>&nbsp;: n’importe qui ne doit pas pouvoir lire les RFID présents dans les vêtements ou les sacs des passants. Ces puces sont aujourd’hui désactivées en caisse. Mais le fabricant, qui a suivi toute la vie de l’objet avec la puce, voudrait pouvoir consulter cette information dans le cadre du service après-vente. Inclure un mot de passe serait possible mais pas suffisant pour préserver la vie privée. On cherche une solution alternative.</p> <a name="eztoc421873_3" id="eztoc421873_3" class="anchor"></a><h3>&nbsp;<strong>… et pour les réseaux de capteurs&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Nathalie Mitton</strong>&nbsp;:&nbsp;Un défi pour les réseaux de capteurs est de trouver le meilleur chemin pour faire <strong><em>faire en sorte que ces capteurs communiquent efficacement</em></strong>. En effet, comme leur portée est faible, ils ne peuvent pas envoyer directement l’information recueillie à la base, qui peut être éloignée. Ils doivent passer par des relais, en l’occurrence d’autres capteurs situés entre eux et la base.</p> <p>L’objectif est de trouver des algorithmes permettant à ces capteurs très limités en capacités de calcul, en mémoire et en énergie de <strong><em>trouver le meilleur voisin à qui envoyer l’information</em></strong>&nbsp;pour qu’elle arrive à bon port. Je travaille plus particulièrement sur cet aspect en étudiant des algorithmes d’auto-organisation. Ceux-ci rendent des capteurs, largués par avion sur un volcan, capables avec des calculs très simples, d’identifier leurs voisins, de savoir quels liens maintenir avec ces voisins. Ils les rendent également capables de savoir quand se mettre en veille pour économiser de l’énergie et quelles informations envoyer, à quel rythme (le moins souvent possible) pour économiser la batterie.</p> <a name="eztoc421873_4" id="eztoc421873_4" class="anchor"></a><h3><strong>Quelle est la prochaine étape pour ces réseaux&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Nathalie Mitton</strong>&nbsp;:&nbsp;Aujourd’hui on prend en compte de nouvelles composantes dans le réseau de capteurs que l’on appelle des actionneurs. Alors que le capteur relève des informations sur l’environnement, <strong><em>l’actionneur a la faculté d’agir sur cet environnement</em></strong>. Par exemple le capteur détecte la hausse de température due au feu, l’actionneur déclenche les lances à incendie. Ces actionneurs peuvent être capables de se déplacer, comme le feraient de petits robots. En alliant capteurs et actionneurs sur une flotte de robots, il est possible de suivre un événement particulier.</p> <p>Une autre étape est de tester nos algorithmes sur un grand nombre de capteurs afin d’en tester la fiabilité. Grâce à des plateformes expérimentales, il est possible de charger le code à tester de façon automatique sur tous les capteurs ou actionneurs à la fois — et non un par un — en passant par une interface web et de bénéficier d’outils pour analyser l’expérience et récolter de nombreuses données, par exemple sur la consommation des nœuds. Nous travaillons aujourd’hui sur la plateforme Senslab, créée en 2009 et regroupant 1024 capteurs sur quatre sites (Lille, Grenoble, Rennes, Strasbourg). Senslab va bientôt faire partie de l’équipement d’excellence FIT qui intègrera entre autres des capteurs et des actionneurs et permettra de tester nos tout nouveaux algorithmes.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc421873_5" id="eztoc421873_5" class="anchor"></a><h3><strong>Des réseaux auto-organisés</strong></h3><p>Sans avoir de visibilité, comment choisir le bon voisin, qui pourra acheminer l’information à destination, et ignorer les autres en étant sûr de ne pas nuire à un capteur plus éloigné de la base qui, du coup, ne pourrait plus atteindre son destinataire (cette base)? C’est le problème auquel sont confrontés les chercheurs travaillant sur les réseaux de capteurs. Dans ces réseaux, l’information atteint la station de base en progressant par saut de puce d’un capteur à un autre. Ce sont les connexions radio multisauts. Pour résoudre ce problème, ils utilisent des algorithmes locaux qui se basent sur les informations concernant ce qui se passe entre voisins : je peux parler à A et B et je sais que A et B peuvent se parler. Je peux donc oublier A car je sais que je peux lui parler en passant par B. Il va sans dire que le problème se complique sensiblement dès que le capteur est déplacé par l’eau par exemple, ou placé sur un animal en mouvement&nbsp;!</p> </div> </div> Un fauteuil roulant plus intelligent http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/un-fauteuil-roulant-plus-intelligent Thu, 17 Nov 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>L’objectif du projet franco-anglais Sysiass&nbsp;est de concevoir un fauteuil roulant intelligent capable de fournir une meilleure mobilité au patient, mais aussi de faciliter les soins au sein de l’hôpital ou à la maison. Il est financé par le fonds européen de développement régional (Feder) dans le cadre d'un programme Interreg (&quot;IV A 2 Mers&quot;).</p> <p>Concevoir un fauteuil roulant capable de s’adapter aux déficits spécifiques de l’utilisateur, à son état de fatigue et permettant de mettre à jour à tout moment son dossier médical, c’est l’objectif du projet Sysiass (2010-2013) qui associe les chercheurs de l’Ecole centrale de Lille, de l’Isen Lille et des universités du Kent et de l’Essex, au Royaume Uni, ainsi que les hôpitaux de l’université du Kent et de l’Institut catholique de Lille.&nbsp;«&nbsp;<em>Les équipes anglaises ont des compétences complémentaires des nôtres. Nous avions travaillé avec l’université de Kent sur un projet de navigation autonome pour les robots mobiles et les bateaux&nbsp;; il était naturel de continuer sur ce projet et d’y associer les chercheurs e l’université de l’Essex qui travaillent sur la conception des nouvelles interfaces homme-machine pour les fauteuils roulants électriques&nbsp;</em>», explique Annemarie Kökösy de l’Isen&nbsp;de Lille qui coordonne Sysiass.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Nous devons être sûr de répondre à de vrais besoins. C’est pourquoi les utilisateurs sont associés au projet pour préciser ces besoins et tester les dispositifs.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-corps/annemarie-kokosy/419617-1-fre-FR/annemarie-kokosy.jpg" width="110" height="165" alt="Annemarie Kökösy" title="Annemarie Kökösy" /> </span> <span class="legende"> Annemarie Kökösy </span> </p></div> <p>Le parti pris du projet est de pouvoir adapter le degré d’autonomie du fauteuil — depuis l’aide à la conduite jusqu’à la navigation autonome — en fonction des capacités de l’utilisateur. Et de s’assurer par ailleurs que le dispositif puisse équiper les fauteuils roulants existant sur le marché.&nbsp; «&nbsp;<em>Nous nous sommes basés sur le fait que les personnes handicapées souhaitent garder autant que faire se peut la maîtrise de la conduite de leur fauteuil </em>», souligne <strong>Annemarie Kökösy</strong>. Un premier prototype d’aide à la conduite a d’ores et déjà été réalisé et est actuellement testé par la Fondation de Garches et le CIC-IT de l’hôpital Raymond Poincaré à Garches. Ce prototype ralentit la vitesse du fauteuil à l’approche d’obstacles dangereux et l’arrête si l’utilisateur ne l’a pas ordonné lui-même, en fournissant un retour visuel permettant de situer le danger. Le second scénario prévu est semi-automatique, le fauteuil contournant de lui-même l’obstacle si l’utilisateur n’a rien fait et passant automatiquement les portes. Les besoins étant très variables selon les interlocuteurs, les chercheurs ont lancé une enquête européenne dans le but de répertorier les besoins. Ils pourront ainsi intégrer l’ensemble des solutions dans un même dispositif. «&nbsp;<em>Les résultats de l’enquête seront disponibles en janvier ou février mais je vois déjà émerger des premiers retours un troisième scénario&nbsp;: la possibilité de laisser le fauteuil se diriger seul vers l’endroit qui lui est indiqué, vocalement par exemple.</em>&nbsp;»</p> <p>Les deux autres versants du projet sont moins avancés. L’un porte sur la conception d’un module de communication sécurisée, une spécialité de l’équipe du Kent. Il permettra aux personnels hospitaliers et aux aides à domicile de partager facilement les informations du dossier médical et de les mettre à jour sur le lieu même de leur intervention. L’autre vise à inventer des systèmes de commande alternatifs au joystick afin d’améliorer l’autonomie de personnes tétraplégiques par exemple. L’équipe de l’Essex travaille notamment sur une interface vocale et une interface fonctionnant avec la détection des mouvements oculaires.</p> <p>Effet connexe de la mise en réseau des participants&nbsp;dans le projet Sysiass : travailler avec les personnels médicaux et les utilisateurs fait émerger de nombreux autres besoins pour améliorer la vie des personnes handicapées, à l’hôpital comme au domicile. «&nbsp;<em>C’est l’occasion pour les étudiants de l’école d’ingénieurs de travailler sur des petits projets, comme la conception d’une commande vocale pour Smartphone ou pour la télécommande de la télévision. Sysiass a lancé une dynamique, qui pourra déboucher sur d’autres projets de plus grande envergure&nbsp;!</em>»</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc419483_1" id="eztoc419483_1" class="anchor"></a><h3><strong>L’automatique au service du handicap</strong></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-corps/jean-pierre-richard/419613-1-fre-FR/jean-pierre-richard.jpg" width="110" height="165" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria/ Kaksonen</cite> </span> </p></div> <p>«&nbsp;<em>J’ai coutume de dire que l’automatique développe du soft pour le hard&nbsp;</em>», raconte Jean-Pierre Richard, responsable de l’équipe Non-A, membre du Lagis-CNRS et professeur à l’Ecole centrale de Lille. «&nbsp;<em>A ce titre, l’automatique est à la fois omniprésente et invisible pour les utilisateurs.&nbsp;</em>» On ne sera donc pas étonné que cette discipline soit également convoquée dans le projet Sysiass. En effet, un fauteuil roulant automatique ou semi-automatique doit savoir adopter les bons mouvements pour éviter les obstacles ou passer correctement une porte. Il doit également être capable de se localiser dans l’espace, de détecter les obstacles et de construire une carte de son environnement. La première obligation relève de la théorie du contrôle et la seconde du traitement du signal. Deux domaines pour lesquels les chercheurs de Non-A développent des théories et des algorithmes qui trouveront leurs applications aussi bien dans la gestion d’un barrage hydroélectrique que dans des systèmes économiques ou des systèmes robotisés, le domaine d’application de prédilection de l’équipe. </p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Il est très appréciable de pouvoir faire le lien entre notre approche théorique et sa concrétisation dans une application menée jusqu’au stade du prototype.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Le projet Sysiass a déjà conduit à la publication d’un résultat important lors de la conférence de robotique ICRA cette année, sur la possibilité de se localiser avec un seul «&nbsp;point de repère&nbsp;» au lieu des trois jugés jusqu’ici indispensables pour calculer une position. L’astuce est de se servir du modèle de mouvement (du bateau, du robot ou, en l’occurrence, du fauteuil), pour reconstruire les données manquantes. Mais aussi de reconstruire très rapidement les dérivées des signaux capteurs, ce qui est une spécialité de l’équipe. Le fauteuil est capable d’identifier dans son environnement des points fixes (porte, armoire) qui sont autant de repères absolus mais qui, au cours de ses déplacements, peuvent être perdus de vue&nbsp;: même alors, il pourra continuer de se localiser, avec un seul de ces repères. «&nbsp;<em>Pour nous, chercheurs, le défi intéressant est d’aller jusqu’à la réalisation concrète du dispositif. Cela nécessite un vrai couplage managérial avec les équipes d’ingénieurs de l’Isen qui ont les compétences en développement. C’est possible chez Inria car l’institut a la volonté de développer des applications utiles pour la société.&nbsp;</em>»</p> </div> </div> L'option informatique fera sa rentrée en 2012 http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/option-informatique-au-lycee-en-2012 Wed, 16 Nov 2011 00:00:00 +0100 <p>Dès la rentrée 2012, se met en place une nouvelle option en terminale S : informatique et sciences du numérique.Gilles Dowek, Directeur de recherche informatique à Inria nous explique les enjeux qui ont prévalu à ce choix.</p> <div class="object-center xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://www.youtube.com/watch?v=0Jh2ItnxOjE&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> <br class="clear" /> <p>Les élèves sont entourés dans leur vie privée et leur vie étudiante d’objets informatiques (téléphones portables, télévisions numériques…). Il semble dès lors justifié de leur faire étudier les notions et concepts informatiques principaux pour qu’ils puissent mieux en comprendre le fonctionnement et donc les appréhender plus intelligemment. Autour d'eux gravitent des informations d’origines diverses, dont la pertinence laisse parfois à désirer ! Dans ce monde un peu hors normes, il paraît judicieux de les guider grâce à cet enseignement vers des choix éclairés de « <em>bonnes</em>&nbsp;» informations. </p> <p>C’est la notion de «<em>culture informatique</em>» qu’il faut mettre en avant.&nbsp; « <em>L’informatique doit devenir un élément de culture générale comme les autres disciplines</em>», précise Jean Pierre Archambault. L’option ne devrait pas rester au seul niveau de terminale ; pour l’instant, c’est une «<em>&nbsp;petite opération qui ne va concerner la première année que 20 000 élèves</em>», nous confie Robert Cabane ; on comprend au travers du discours de nos différents interlocuteurs qu’elle pourrait se propager aux classes de 1ère, seconde et pourquoi pas au collège. </p> <p>Elle a toute sa légitimité comme les autres disciplines, telles que les mathématiques ou les langues. Simplement, comme l’indique Maurice Nivat, Membre de l'Académie des Sciences, il faut avoir conscience que «<em>&nbsp;c’est un enseignement qui ne pourra pas ressembler à celui des mathématiques ou de la physique (…). Il devra être fondamentalement plus concret (…). Peut être parce que l’informatique est un domaine où on ne peut pratiquement pas dissocier la technique de la science (…)</em>&nbsp;».</p> <p>Source : ludovia.com</p> Quelle compréhension les Français ont-ils du monde numérique ? http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/quelle-comprehension-les-francais-ont-ils-du-monde-numerique Tue, 08 Nov 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Santé, industrie, transports, agriculture, communication, environnement… pas un domaine qui n’ait radicalement évolué grâce aux sciences et aux technologies du numérique. Des inventions qui façonnent aujourd’hui les contours d’un « Nouveau Monde ». Ce quotidien, à la fois invisible, multiple et omniprésent, soulève une question fondamentale : quelle compréhension les Français ont-ils du monde numérique dans lequel ils évoluent ?</p> <p>Inria a initié avec TNS Sofres une grande enquête pour répondre à cette question et suivre au fil des années l’évolution de la population française face à ce monde en mutation.</p> <p>Retrouvez les résultats détaillés de l’enquête et découvrez à quel type de voyageur du numérique vous appartenez.</p> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:606px;"> <span class="visu"> <a href="http://www.inria.fr/lesfrancaisetlenumerique/appli" target="_blank"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-chapo/web-application-600px/417565-1-fre-FR/web-application-600px.jpg" width="600" height="380" alt="" title="" /> </a> </span> <span class="legende"> <cite>© 22 mars</cite> </span> </p></div> <a name="eztoc417581_1" id="eztoc417581_1" class="anchor"></a><h3>Les enseignements clés du baromètre</h3><a name="eztoc417581_1_1" id="eztoc417581_1_1" class="anchor"></a><h4>Des Français ouverts à ce Nouveau Monde</h4><p>Les Français sont en général plutôt confiants (<strong>64&nbsp;%</strong>&nbsp;des individus interrogés) et curieux (<strong>71&nbsp;%</strong>) quant aux avantages, aux bénéfices et à l’influence du numérique dans leur quotidien.</p> <a name="eztoc417581_1_2" id="eztoc417581_1_2" class="anchor"></a><h4>Six profils de voyageurs numériques</h4><p>Les Français n’ont pas tous la même façon d’appréhender ce monde façonné par les sciences du numérique. Certains ont déjà pris possession de ce Nouveau Monde, d’autres refusent le « tout-numérique »…&nbsp;</p> <ul> <li><strong>Les grands Explorateurs (18 %)</strong>&nbsp;<strong>: </strong>Pionniers du numérique et toujours en tête de file, ils sont les premiers spécimens de l’<em>homo numericus</em>. Ils prennent véritablement possession de ce Nouveau Monde et s’y déplacent aisément, toujours en quête de lieux insolites à découvrir.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les Baroudeurs pragmatiques (16 %)</strong>&nbsp;<strong>:</strong>&nbsp;Ils se déplacent rapidement sur ces territoires défrichés par les grands Explorateurs, dans une démarche avant tout pragmatique. Curieux et ouverts, lucides sur ses potentiels, ils ont également conscience de ce que le « monde d’avant » avait de structurant et mettent en avant la responsabilité dans leur exploration.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les apprentis Voyageurs (20 %) : </strong>Ils viennent tout juste de s’engager sur les sentiers du Nouveau Monde. Aventureux et enthousiastes, ils n’osent que rarement cependant emprunter ses chemins sauvages.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les Randonneurs vigilants (16 %) : </strong>Ils savent qu’ils font partie d’un monde en mutation, mais se méfient des territoires qu’ils découvrent et font un usage encore relativement modéré de leurs propres découvertes.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les Révoltés du numérique (10 %) : </strong>Observant les évolutions de ce Nouveau Monde d’un œil inquiet, ils utilisent les nouvelles technologies, mais n’apprécient pas les conséquences. Ces nouveaux espaces les rendent nostalgiques et ils rêvent de rembarquer dans le monde d’avant pour retrouver leur confort et leurs repères.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les bienheureux Sédentaires (16 %) : </strong>Le numérique est loin d’être indispensable pour eux. Ils ne s’y confrontent pas ou peu dans leur vie quotidienne et ne cherchent pas à s’informer des évolutions dans ce domaine. Ils ne sont pour autant pas opposés aux évolutions et peuvent réviser leur jugement avec des exemples concrets d’utilisation.</li> </ul> <p>Faites-vous aussi le test pour <a href="http://www.inria.fr/lesfrancaisetlenumerique/appli" target="_blank">découvrir votre profil</a>.</p> <a name="eztoc417581_2" id="eztoc417581_2" class="anchor"></a><h3>Une influence perçue comme étant plutôt positive sur soi et son entourage</h3><p> <strong>Des innovations devenues indispensables dans le quotidien</strong><br /> À la question : « Y a-t-il des innovations ayant changé votre vie et dont vous ne pourriez plus vous passez ? », les Français répondent en majorité « oui » pour leur équipement personnel :</p> <ul> <li>59 % ne peuvent plus se passer de leur téléphone mobile,</li> <li>56 % d’internet,</li> <li>52 % des moteurs de recherche,</li> <li>51 % de leur ordinateur personnel.</li> </ul> <p> <strong>Un gain sur le développement de l’individu</strong><br /> En matière d’épanouissement individuel et d’interactivité avec le monde, le numérique est perçu comme bénéfique :</p> <ul> <li>87 % des Français estiment que le numérique a eu des conséquences très positives sur l’accès à la connaissance,</li> <li>62 % sur la possibilité d’assouvir ses passions,</li> <li>56 % sur l’intérêt porté au travail.</li> </ul> <p><strong>Des avis plus mitigés sur l’aspect relationnel</strong></p> <ul> <li>31 % des Français déplorent les conséquences du numérique sur les relations familiales,</li> <li>34 % sur les relations amoureuses.</li> </ul> <a name="eztoc417581_3" id="eztoc417581_3" class="anchor"></a><h3>Une vision parcellaire du fait d’un vrai défaut d’information</h3><p>De la santé à la communication, les sciences du numérique ont eu un impact sur tous les domaines d’activités. Si les Français jugent de façon positive l’apport du numérique pour certains de ces secteurs, ils le considèrent parfois abstrait et ne voient pas toujours son utilité.</p> <p><strong>Des apports reconnus et jugés utiles dans des domaines orientés « grand public »</strong></p> <ul> <li>La santé : pour 88 % des Français, le numérique a été utile pour la santé. </li> <li>La communication : 87 % des Français reconnaissent les avancées en matière de numérique, d’objets intelligents et de communication via les réseaux sociaux.</li> <li>L’enseignement : pour 79 % des Français, le numérique est devenu indispensable en matière d’éducation. </li> <li>Les transports : 75 % des Français ont conscience de l’apport des sciences du numérique, notamment dans le domaine des technologies embarquées dans les avions, les voitures, les fusées ou les trains. </li> </ul> <p><strong>Une vision moins claire dans d’autres domaines où la technologie est pourtant très utile</strong></p> <ul> <li>L’environnement : seuls 16 % des Français jugent le numérique très utile dans ce secteur. </li> <li>L’agriculture : plus de 26 % des Français estiment que le numérique reste peu ou pas utile dans ce domaine.</li> </ul> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc417581_3_3" id="eztoc417581_3_3" class="anchor"></a><h4>L’agriculture et le numérique…</h4><p> De nombreux équipements à usages agricoles sont désormais munis de capteurs numériques.<br /> Par exemple, ceux installés dans des étables pour la surveillance des bêtes sur le point de vêler et reliés aux écrans de télévision ou de tablette numérique des exploitants. Ou encore les capteurs d’humidité intégrés sur une ensileuse qui mesurent précisément le taux de matière sèche du maïs, indicateur de la qualité de conservation de fourrage. Enfin, des capteurs de rendement peuvent équiper une moissonneuse ou des capteurs d’inclinaison corriger le système de guidage des véhicules sur un terrain en pente.</p> </div> </div> <p> <strong>Des avancées encore trop souvent méconnues…</strong><br /> Même si 59 % des Français se déclarent bien informés, les progrès liés au numérique semblent encore manquer de visibilité.</p> <ul> <li>55 % des Français pensent que l’on ne pourra jamais communiquer par la pensée.</li> <li>25 % des Français pensent qu’un chirurgien ne pourra jamais opérer à distance. </li> <li>25 % des Français pensent que les voitures ne se conduiront jamais toutes seules.</li> </ul> <a name="eztoc417581_4" id="eztoc417581_4" class="anchor"></a><h3>L’avenir du numérique ?</h3><p> <strong>Aller plus loin ou arrêter tout ? Entre les deux, leur cœur balance…</strong><br /> Les Français hésitent et sont plutôt divisés dès qu’il s’agit de « développement des technologies numériques », estimant à :</p> <ul> <li>43 % que les choses sont bien comme elles sont aujourd’hui,</li> <li>32 % qu’il faut aller plus loin,</li> <li>16 % que nous sommes déjà allés trop loin.</li> </ul> <p> <strong>Des enjeux importants</strong><br /> Si 80 % des Français sont favorables à un accès du plus grand nombre aux technologies numériques, ils se sentent inquiets quant aux impacts, notamment sur leur vie privée.</p> <ul> <li>92 % d’entre eux jugent important de mieux protéger la vie privée sur internet.</li> <li>89 % estiment nécessaire d’encadrer l’utilisation d’internet pour les plus jeunes.</li> <li>74 % souhaitent la mise en place d’un code d’éthique et de déontologie, surtout dans les secteurs de la robotique ou de la bioinformatique.</li> </ul> <p>Enfin, 80 % d’entre eux estiment qu’il serait intéressant et nécessaire de faire une place aux sciences du numérique à l’école, au même titre que la chimie ou la physique. Un premier pas bientôt franchi avec la mise en place d’une option « informatique et sciences du numérique » au lycée en 2012…</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc417581_4_4" id="eztoc417581_4_4" class="anchor"></a><h4>Le « Nouveau Monde numérique »</h4><p>Par ses travaux de recherche et ses relations avec le monde industriel, Inria participe au développement du nouveau monde numérique. Il souhaite aussi favoriser le débat public autour des questions de société liées au numérique et doter tous les « voyageurs du Monde numérique » des bons outils pour mieux appréhender ces nouveaux horizons.</p> </div> </div> L'opération "Chercheurs itinérants" a fait salles combles http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/chercheurs-itinerants-mission-reussie Mon, 24 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Quatre jours d'interventions, 1650 élèves touchés, plus de soixante conférences : l'opération &quot;Chercheurs itinérants&quot; organisée dans le cadre de la Fête de la science a fait salles combles.</p> <p>A l'occasion de la Fête de la science, des chercheurs membres d'équipes de recherche Inria ont partagé leurs connaissances et sont intervenus dans les établissements du Nord-Pas de Calais, du lundi 10 au vendredi 14 octobre.</p> <p>Au programme : un partage de connaissances sur des sujets qui les passionnent et enrichissent d'ores et déjà notre quotidien.</p> <p>Qu'est ce que le génome&nbsp; et comment le décode t-on ?&nbsp; &quot;Imaginez un texte de taille colossale, de milliards de « lettres », qu'il faut décoder et interpréter.&quot; Un bel exemple de sujet que deux chercheuses, membres de l'équipe-projet <a href="http://www.inria.fr/equipes/bonsai" target="_self">Bonsai</a> (commune avec le CNRS et l'Université Lille1) ont partagé avec des élèves de Terminale S du lycée Queneau.</p> <p>Plus tard dans l'après-midi, Damien Marchal, membre de l'équipe <a href="http://www.inria.fr/equipes/mint" target="_self">Mint</a> (commune avec le CNRS et l'Université Lille1), intervenait auprès d'élèves de secondes sur les images de synthèses.</p> <p>Comment fabrique t-on les images de synthèses ? Comment les utilise-t-on en recherche ? Comment choisissez-vous un sujet pour travailler ? Quelles sont les différentes étapes d'un projet ? Autant de questions que les élèves, curieux, avaient soigneusement préparées pour le jour J. </p> <p>Une belle réussite, prometteuse pour l'année prochaine.</p> Concours Castor Informatique http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/concours-castor-informatique Wed, 19 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Afin de faire découvrir l'informatique et les sciences du numérique aux jeunes, la première édition française du concours Castor informatique se déroulera la semaine du 14 au 18 Novembre 2011.</p> <p>Le concours comporte quatre niveaux (6e-5e / 4e-3e / 2nd / 1ère-Term). Il couvre divers aspects de l'informatique : information et représentation, pensée algorithmique, utilisation des applications, structures de données, jeux de logique, informatique et société. Ce <a href="http://www.bebras.org/" target="_self">concours international</a>&nbsp;est déjà organisé dans <a href="http://www.bebras.org/en/countries" target="_self">14 pays européens</a>&nbsp;qui partagent une banque commune d'exercices. </p> <a name="eztoc413690_1" id="eztoc413690_1" class="anchor"></a><h3>Les points à retenir sur le concours :</h3> <ul> <li>Entièrement gratuit,</li> <li>Organisé en salle informatique sous la supervision d'un enseignant,</li> <li>45 minutes pour 15 à 18 questions,</li> <li>Quatre niveaux : 6e-5e / 4e-3e / 2nd / 1ère-Term,</li> <li>Du 14 au 18 Novembre 2011. L'enseignant choisit le moment de la semaine qui lui convient,</li> <li>Participation individuelle ou par binôme,</li> <li>Aucune connaissance préalable en informatique n'est requise.</li> <li>Inscriptions des enseignants coordinateurs ouvertes&nbsp;jusqu'au 2 Novembre</li> </ul> <a name="eztoc413690_2" id="eztoc413690_2" class="anchor"></a><h3>L'épreuve</h3><p>L'épreuve comporte une quinzaine de problèmes à résoudre. Il s'agit pour une bonne partie de questions à choix multiple, avec quelques questions à réponse libre. L'épreuve dure 45 minutes, soit environ 3 minutes par question. Un livret enseignant comportant les problèmes de l'année précédente, une explication de leurs contextes scientifiques ainsi que leurs solutions est disponible <a href="http://castor-informatique.fr/plaquette.pdf" target="_self">ici</a>.</p> <p>Environ 235 000 élèves ont participé à l'épreuve 2010. N'attendez plus, <a href="http://castor-informatique.fr/notices/Notice_Coordinateurs.html" target="_blank">inscrivez-vous</a>&nbsp;!</p> L'équipe Mint remporte le prix de la meilleure démonstration http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/prix-de-la-meilleure-demonstration Wed, 19 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>L'équipe Mint (commune avec le CNRS et l'Université Lille1*) remporte la deuxième place lors de la conférence UIST 2011, premier forum dédié aux innovations logicielles et technologiques de l'interaction homme-machine.</p> <p>Un prix décerné pour leur démo STIMTAC, dont la spécificité réside dans l'analyse du geste du toucher. STIMTAC est un dispositif touchpad supportant les réductions de frictions, une technologie permettant de produire un retour tactile sur des surfaces planes interactives en modifiant dynamiquement leur coefficient de frottement.</p> <p>Après un prix du meilleur article décerné à la conférence francophone IHM et une honorable mention récemment décernée à la CHI Conference, STIMTAC s'inscrit dans la lignée des stimulateurs tactiles constituant un nouveau pas dans la communication homme-machine.</p> <a name="eztoc413733_0_1" id="eztoc413733_0_1" class="anchor"></a><h4>STIMTAC pour quels usages ?</h4><p>Il s'agit pour l'équipe Mint de déterminer dans quels cas d'usage, l'interaction à geste peut améliorer l'existant. Ceci implique de dégager des tâches pour lesquelles utiliser le geste permet de faciliter ou d'accélérer la réalisation de la tâche, et de proposer de nouvelles méthodes d'interaction.</p> <ul> <li><a href="http://interaction.lille.inria.fr/%7Eroussel/digital-library/media/2011-stimtac.mov" target="_blank">STIMTAC en vidéo</a></li> </ul> <p>* au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3 LIFL et du laboratoire L2EP.</p> Une journée au coeur de la recherche http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/une-journee-au-coeur-de-la-recherche Tue, 18 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>La recherche c'est quoi ? Découvrez une journée au cœur de la recherche lilloise ! </p> <p>&nbsp;Ils s'appellent Julie, Marie-Éléonore, Grégoire, Simon et Patrick. Ils sont doctorants, ingénieurs de recherche, ingénieur en valorisation industrielle :</p> <div class=" xml_medium"> <p> <object width="480" height="270" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://www.youtube.com/watch?v=frXEHrwNLL4&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Les origines du « .fr » racontées par quatre pionniers http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/les-debuts-du-web Mon, 10 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>En France, l’internet est né au sein du Bâtiment 8 du centre Inria Paris-Rocquencourt, qui hébergeait les jeunes chercheurs de retour des Etats-Unis. Peu à peu, face au succès de ce nouveau moyen de communication, l’Afnic a été créée pour gérer les noms de domaine, c’est-à-dire les adresses en .fr, plus faciles à mémoriser que l’adresse IP. Clins d’œil des acteurs sur le contexte de cette naissance.</p> <div class="object-center xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://static.inria.fr/www/videos/actualites/Inria_Afnic_800x450.flv&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/var/inria/storage/images/medias/videos/serveur-inria/actualites/afnic/410399-5-fre-FR/afnic_vignette_video.jpg&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> <a name="eztoc411032_1" id="eztoc411032_1" class="anchor"></a><h3>« Nous utilisions IP en douce&nbsp;! »</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/gerard-huet-corps/410257-1-fre-FR/gerard-huet-corps.jpg" width="110" height="165" alt="Gérard Huet © Inria - Ch. Tourniaire" title="Gérard Huet © Inria - Ch. Tourniaire" /> </span> </p></div> <p><strong>Gérard Huet</strong>, directeur de recherche</p> <p>« Lorsque je suis arrivé à l'institut, en même temps que d'autres chercheurs revenant des Etats-Unis en 1972, nous avions peu de matériel. En fédérant les efforts des équipes du Bâtiment 8 - notamment grâce aux ressources propres du Projet National VLSI dirigé par Jean Vuillemin -, nous avons pu monter notre propre centre de calcul avec un ingénieur système, un spécialiste d'électronique, etc. Nous administrions de façon autonome ce groupe de machines, notamment un VAX sur lequel nous avions installé UNIX, qui venait d'être `libéré' par le groupe de Berkeley (BSD). A l'époque, en 1982, le seul point d'accès à l'Internet naissant était le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), qui nous a transmis le flambeau. Nous étions connectés au <em>CWI</em>&nbsp;(<em>Centrum voor Wiskunde en Informaticaa)</em>&nbsp;d'Amsterdam&nbsp;par une ligne dédiée, et de là nous nous connections à un accès transatlantique fourni par la <em>NSF (National Science Foundation</em>). Nous n'étions pas supposés utiliser la technologie Américaine IP mais étions en principe tenus d'utiliser les normes Télécom Européennes… En 1985 le courrier électronique de la France entière passait par le &quot;Bat 8&quot;, surnommé `The barrack' par nos amis britanniques, où notre ingénieur système Yves Devillers gérait le premier fournisseur d'accès FNET (<em>Frequency monitoring Network</em>).&nbsp;»&nbsp;</p> <a name="eztoc411032_2" id="eztoc411032_2" class="anchor"></a><h3>« Un message pouvait prendre une demi-journée pour arriver aux Etats-Unis&nbsp;! »</h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/yves-devillers-corps/411471-3-fre-FR/yves-devillers-corps.jpg" width="110" height="165" alt="Yves Devillers © Inria - Ch. Tourniaire" title="Yves Devillers © Inria - Ch. Tourniaire" /> </span> </p></div> <p><strong>Yves Devillers</strong>,&nbsp;ingénieurs système dans le projet CAO-VLSI</p> <p>Dès 1982, les chercheurs me sollicitaient pour accéder à la messagerie et à un service de news. La majorité d’entre-eux avaient fait leur post-doc aux Etats-Unis où ce type de service existait déjà. Ils voulaient la même chose au bâtiment&nbsp;8&nbsp;! A cette époque, le très dynamique EUUG (<em>European Unix User Group</em>) fédérait les bonnes volontés à travers un réseau pour la R&amp;D, <em>EUnet </em>(<em>European UNIX Network</em>) afin de pouvoir transmettre des messages et des news vers le reste du monde. En 1988, les services de l’<em>EUnet </em>pour la France furent repris par mon équipe sous la houlette de Jean-Yves Babonneau qui a ensuite présidé aux destinées de l’Afnic. A cette époque, la consultation de news ou l’envoi de messages s’effectuait en &quot;store &amp; forward&quot;. Il fallait indiquer précisément le chemin qu’allait emprunter le message pour arriver au destinataire final. Il fallait donc connaître l’architecture du réseau&nbsp;! Par ex&nbsp;: ucbvax&nbsp;!philabs&nbsp;!mcvax&nbsp;!inria&nbsp;!devill. Un message pouvait prendre une demi-journée pour arriver aux Etats-Unis&nbsp;!</p> <a name="eztoc411032_3" id="eztoc411032_3" class="anchor"></a><h3>« Une des grandes questions à l'époque a été celle du nommage »</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-externes/jean-yves-babonneau-corps/410249-1-fre-FR/jean-yves-babonneau-corps.jpg" width="110" height="165" alt="Jean-Yves Babonneau" title="Jean-Yves Babonneau" /> </span> </p></div> <p><strong>Jean-Yves Babonneau</strong>, directeur général de l'Afnic,&nbsp;de la création de l'association jusqu'en 2005</p> <p>«&nbsp;Une des grandes questions à l'époque a été celle du nommage. Fallait-il externaliser le nommage des sites Internet en France ? L'intérêt général n'était-il pas plutôt d'en faire une mission de service public ? Celui qui s'emparerait du nommage ne s'assurerait-il pas une forme de contrôle sur l'Internet ? C'est la solution publique qui a été retenue. Le service NIC-France (pour<em>&nbsp;Network Information Center</em>) a vu le jour en 1994 et Inria a géré le domaine national .fr jusqu'en 1997. Au début des années 1990, on comptait 300 noms de domaine en .fr et des&nbsp; cinq opérateurs historiques en 1994 , on est passé à un millier fin 1997. Cette multiplication exponentielle des opérateurs liée à l'expansion de l'Internet, a engendré un volume d'activité trop important pour les services administratifs de l'institut. Le service a été externalisé en janvier 1998 sous forme d'une association, l'Afnic, avec un pilotage assuré à 51 % par le service publique et 49 % par les opérateurs et utilisateurs.&nbsp;»</p> <a name="eztoc411032_4" id="eztoc411032_4" class="anchor"></a><h3>« En France, le minitel représentait le futur »</h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/jean-pierre-verjus-corps/410265-1-fre-FR/jean-pierre-verjus-corps_vignette_resume.jpg" width="110" height="165" alt="Jean-Pierre Verjus" title="Jean-Pierre Verjus" /> </span> </p></div> <p><strong>Jean-Pierre Verjus</strong>, conseiller auprès du président d'Inria</p> <p>«&nbsp;Hors du milieu académique, l’Internet était considéré comme une histoire de chercheurs qui n’était pas vouée à dépasser les frontières des instituts et des universités. En France, le minitel représentait le futur. Lorsque, dans un exposé visant les industriels aux journées de la recherche en 1994, je prédisais que le minitel se ferait déborder par l’Internet, je ne récoltais que des rires incrédules ou hostiles. Un grand Industriel lyonnais de la pharmacie s’est levé pour asséner que ce «&nbsp;bazar d'universitaire&nbsp;» ne marcherait jamais. Un responsable de France Telecom s’est même plaint auprès de Alain Bensoussan, alors président d'Inria, du fait que je travaillais contre le Minitel&nbsp;! En 1996, le chiffre d’affaires du commerce en ligne sur le minitel représentait en effet 12,6 milliards de francs.&nbsp;»</p> L'équipe Rmod remporte le premier prix de l'innovation technologique http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/rmod-laureate-technology-awards-esug-2011 Mon, 12 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Dans le cadre de la 8<sup>ème</sup> &nbsp;édition des Prix de l’innovation technologique (European Smalltak User Group 2011), l'équipe-projet Rmod a remporté le premier prix pour leur logiciel FUEL.</p> <p>L'équipe-projet Rmod rafle le premier prix lors de la conférence ESUG 2011 avec FUEL. Les candidats ont présenté leur système lors d’une session qui s'est tenue&nbsp; le lundi 22 août dernier. A l’issue de cette présentation, les participants de la conférence ont voté. </p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>Le logiciel Fuel </strong></p> <p><strong>Fuel</strong>&nbsp;est un logiciel générique de type «&nbsp;open-source&nbsp;» permettant de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rialisation" target="_blank">sérialiser</a>&nbsp;et de désérialiser des objets basés sur un algorithme de sérialisation.</p> </div> </div> Retour sur la collaboration de l'équipe-projet Mint et du Fresnoy http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/art-et-realite-virtuelle Mon, 05 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>L'équipe-projet commune Mint (CNRS, Inria, Université Lille1), travaillant sur les méthodes et outils pour l'interaction à gestes, a collaboré avec Alexandre Maubert, artiste du Studio National des Arts Contemporains Le Fresnoy, sur l'œuvre &quot;Monade&quot;. Laurent Grisoni, responsable de l'équipe-projet Mint nous en dit plus sur cette aventure.</p> <a name="eztoc397120_1" id="eztoc397120_1" class="anchor"></a><h3><strong>Pourquoi avoir accepté cette collaboration ?</strong></h3><p><strong>Laurent Grisoni :</strong>&nbsp;La jeune génération adulte actuelle est née dans le numérique. Cela touche toutes les catégories de population. Aussi avions-nous envie de nous rapprocher de la communauté artistique, pour travailler avec eux à des installations dont les problématiques sont connexes aux préoccupations de l'équipe. Il s'agit de valoriser les travaux de recherche de Mint, mais aussi d'être confronté à des challenges technologiques. De plus, ces collaborations sont pour nous l'occasion de relever un défi présentant un véritable intérêt pour nos travaux de recherche.</p> <a name="eztoc397120_2" id="eztoc397120_2" class="anchor"></a><h3><strong>Cette collaboration surprend t-elle vos confrères?</strong></h3><p><strong>Laurent Grisoni :</strong>&nbsp;Le travail avec &quot;l'extérieur&quot; de la communauté scientifique induit classiquement un risque de perte de focus pour les équipes, d'où une fréquente réaction de prudence à l'encontre de ce type de projets. Néanmoins, les mentalités commencent à changer. Même si le processus de travail est délicat à mener; collaborer avec le domaine de l'art numérique est très motivant. En outre, l'aboutissement à des réalisations convaincantes technologiquement amènent une dynamique sur d'autres domaines applicatifs, et justifient ces projets. Les réalisations passées aident à légitimer les collaborations futures.</p> <a name="eztoc397120_3" id="eztoc397120_3" class="anchor"></a><h3><strong>Quelles difficultés avez-vous rencontré pour Monade ?</strong></h3><p><strong>Laurent Grisoni :</strong>&nbsp;Une équipe de recherche doit se placer dans une logique de capitalisation de connaissances, ce qui n'entre pas forcément dans la logique de l'artiste. Il faut ainsi trouver un compromis entre la démarche de l'artiste et le projet d'équipe. Il est de ce fait indispensable de bien faire la part des choses, de manière explicite, entre ce qui est réalisable, sans risque, et ce qui est peut être faisable (et donc sans engagement). De même, il convient d'être explicite lorsque le projet n'est pas réalisable. Cela implique un important effort de traduction technologique de la part des scientifiques. Or, il s'agit d'un exercice auquel nous sommes peu confrontés.</p> <a name="eztoc397120_4" id="eztoc397120_4" class="anchor"></a><h3><strong>D'autres projets en cours ?</strong></h3><p><strong>Laurent Grisoni :</strong>&nbsp;Un projet avec le groupe de musique <a href="http://www.ez3kiel.com/intro.html" target="_blank">EZ3kiel</a>. Il s'agit également d'un projet lié à l'interaction à geste, mais il ne nous est pas possible d'en dire plus à l'heure actuelle... un concert est prévu d'ici l'été prochain.</p> Alexandre Maubert : "Je souhaitais donner une dimension participative au spectateur" http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/l-equipe-mint-collabore-avec-le-fresnoy Mon, 29 Aug 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>L'équipe-projet Mint a collaboré avec l'artiste Alexandre Maubert sur l'œuvre Monade. Cette création exposée au Studio National d'Art Contemporain Le Fresnoy durant l'exposition Panorama, du 9 juin au 24 juillet, fait appel à la détection du geste et à la réalité virtuelle. </p> <a name="eztoc394694_1" id="eztoc394694_1" class="anchor"></a><h3><strong>Monade en quelques mots ?</strong></h3><p class=" text-justify"><strong>Alexandre Maubert</strong>&nbsp;<strong>: </strong>Monade est une<em>&nbsp;</em>installation vidéo projetée sur deux écrans positionnés dos-à-dos. L'image nous fait parcourir un très grand quartier fermé au nord de Buenos Aires (Nord delta), micro-société où vivent 30 000 personnes dans une protection optimale.</p> <a name="eztoc394694_2" id="eztoc394694_2" class="anchor"></a><h3><strong>Comment est née la collaboration avec l'équipe-projet Mint ?</strong></h3><p class=" text-justify"><strong>Alexandre Maubert</strong>&nbsp;<strong>:</strong>&nbsp;J’ai présenté ce film à Transdigital qui se tenait au Fresnoy l’année dernière. Il y eut beaucoup d'émulations dans la salle. Laurent Grisoni (responsable de l'équipe-projet Mint et Christophe Chaillou (membre de Mint) étaient présents. Les choses se sont donc faites naturellement puisque mon projet appelait à la détection de geste et à la recherche dans ce domaine. L'équipe Mint avait bien aimé mon film de l’année dernière, et la collaboration s'est donc nouée spontanément. De plus, Laurent Grisoni et son équipe avaient déjà travaillé avec des étudiants du Fresnoy l’année dernière et souhaitaient renouveler cette expérience.</p> <a name="eztoc394694_3" id="eztoc394694_3" class="anchor"></a><h3><strong>Avez-vous déjà collaboré avec une équipe de recherche telle que Mint ?</strong></h3><p class=" text-justify"><strong>Alexandre Maubert</strong>&nbsp;<strong>:</strong>&nbsp;C’est la première fois que je travaille avec un grand labo. Je suis arrivé avec des idées complètement dingues et la dimension technique a progressivement influencé le tournage de Monade. On a donc créé un système de captations sonores en fonction des possibilités de l’installation. On a ainsi pris en compte durant le tournage, la finalité et les paramètres de l’installation. Je me suis concentré sur la détection du geste. Pour cela, l'équipe Mint a mis en place la possibilité de mapper le corps d’un être humain en temps réel et sans calibration, pour pouvoir - avec ses gestes -, remixer le son de l’installation, donner la parole aux acteurs, la reprendre,&nbsp; remixer l’ambiance, les bruitages... </p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Travailler avec une équipe scientifique ressemble à une collaboration avec une équipe cinématographique.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p class=" text-justify">J’aime beaucoup déplacer les médiums, et souhaitais ici déplacer le cinéma dans le champ de l’exposition, redonner une dimension participative au spectateur . Lorsque nous sommes devant un film, on a une dimension interactive avec le film mais plus d'ordre sentimental, de la réflexion, de ce que le film produit sur nous. A travers Monade, je voulais impliquer le corps du spectateur dans la narration et dans le déploiement sonore du film.</p> <a name="eztoc394694_4" id="eztoc394694_4" class="anchor"></a><h3><strong>Comment impliquez-vous le spectateur ?</strong></h3><p class=" text-justify"><strong>Alexandre Maubert</strong>&nbsp;<strong>:</strong>&nbsp;En dehors de la dimension participative possible par la gestuelle qui influe sur les plans, la musique et les bruits, tout a été filmé en vision subjective. Par moment, la vision subjective se transforme en plan moyen quand d'autres personnages arrivent. On est donc à la fois dans une exploration, et à la fois dans une déambulation. Tout au long de mon travail j’ai mené une réflexion sur la représentation du territoire et la notion de communauté. C’est la concrétisation de beaucoup de mes idées, de beaucoup de mes envies.&nbsp;</p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/lille/actualites-images/chapo/monade-chapo/394785-1-fre-FR/monade-chapo_medium.jpg" width="200" height="150" alt="Monade © Alexandre Maubert" title="Monade © Alexandre Maubert" /> </span> <span class="legende"> Monade - <cite>© Alexandre Maubert</cite> </span> </p></div> <p class=" text-justify"> Utiliser à la fois le cinéma dans le champ de l’exposition , impliquer le corps du spectateur dans une dimension interactive dans l’idée de recréer une exploration, une expérience, une projection de sa déambulation, de sa représentation et de sa découverte de Nord Delta. <br /> Il y a ainsi énormément de références cinématographiques. J’ai repris par exemple toute une scène d’<em>Orphée</em>&nbsp;de Cocteau où Heurtebise&nbsp;tire Orphée entre le monde des vivants et le monde des morts.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p> <p class=" text-justify">En ce qui concerne les autres textes que j’ai écrit, il s'agit de réflexions sur la mémoire, l’appréhension du monde. Ce qui m’intéressait aussi dans ce phénomène c’est qu’on en revient à une séparation physique et territoriale des classes sociales.Et là, ce qui est intéressant c’est qu'un geste artistique nous permette de passer d’un monde à un autre. Je voulais que l’installation nous rende aussi le fait que ce passage d'un monde à l'autre est impossible, sauf en le fictionalisant. Toutes les dix-huit minutes, les deux mondes s’inversent de chaque côté de l’installation sans jamais être du même côté. La boucle s'achève à l’entrée de la communauté fermée. On sort d’une communauté pour entrer dans la seconde. Ces deux mondes sont par essence complètement différents.</p> <a name="eztoc394694_5" id="eztoc394694_5" class="anchor"></a><h3><strong>Comment les contraintes techniques ont influé sur le projet&nbsp;?</strong></h3><p class=" text-justify"><strong>Alexandre Maubert&nbsp;: </strong>Lors d'un tournage cinématographique, vous avez le chef opérateur qui vous fait l’image, l’ingénieur son, et même si finalement toutes les intentions sont &nbsp;les vôtres, c’est le talent et l’expertise de votre équipe qui permet tout cela. Avec une équipe scientifique j’abordais le travail de la même manière. J’arrivais avec des idées, des intentions, et je voulais qu’ils m’apportent tout ce qu’ils avaient à m’apporter en terme d’idées, de conception, de possibilités techniques, et même en terme de prospection. Dépasser ce qui était possible de faire tout en respectant le calendrier et le budget. Cela induit énormément de choses. Soixante personnes ont travaillé sur le projet dans l’année (image, son, construction de la structure, installation). </p> <p class=" text-justify">Tous les éléments sont interdépendants et nécessaires. J’étais venu avec mon ingénieur son pour rencontrer Samuel Degrande (membre de l'équipe-projet Mint), voir comment le mixte du son et la captation sonore pourraient être efficients avec son programme et le développement de l’interface. Ils ne se sont donc pas contentés de faire la partie détection du geste mais aussi tout ce qui permet de lire une vidéo en très haute définition, la dizaine de pistes sonores, la gestion de la parole des personnages et le repérage de leur position dans l’espace.Ce fut un travail très conséquent, et je suis ravi de la manière dont il s'est déroulé.</p> Le centre de Lille, partenaire des journées nationales de l'APMEP http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/journees-nationales-apmep Tue, 23 Aug 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Les journées nationales de l'APMEP ont lieu cette année à Grenoble du 22 au 25 octobre 2011. Pendant 4 jours : plus de 100 conférences, ateliers et débats sur le thème &quot;Math en marche&quot;. Caterina Calgaro, membre de l'équipe-projet Simpaf comptera parmi les intervenants.</p> <p>Caterina Calgaro, membre de l'équipe-projet Simpaf interviendra lors des journées nationales de l'APMEP sur la thématique &quot;Mathématiques et informatique, entre recherche et vulgarisation scientifique&quot;.</p> <p>La conférence sera l'occasion de présenter deux produits exploitables en classe (surtout au lycée) ou pour des activités extra-scolaires. Le premier produit est un film de 30 minutes sur la vie scientifique d'une équipe de recherche en mathématiques appliquées au centre de recherche Inria Lille - Nord Europe. Après la projection, il sera possible de débattre avec l'une des protagonistes du film.</p> <p>Le deuxième produit fait partie d'un site web, qui est conçu comme un parc virtuel des sciences et technologies de la métropole lilloise pour la promotion de la recherche et de la culture scientifique. L'objet proposé traite du sujet des fractales, et peut être présenté pour différents niveaux de public.</p> Best Paper Award GECCO 2011 http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/best-paper-award-gecco-2011 Mon, 22 Aug 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Un Best Paper Award de la conférence internationale ACM GECCO&nbsp;2011 a été attribué à Malika Mehdi, Jean-Claude Charr, Nouredine Melab, El-Ghazali Talbi (équipe-projet Dolphin commune avec CNRS-Inria-Université Lille1) et Pascal Bouvry (University of Luxembourg) pour l'article &quot;<em>A Cooperative Tree-based Hybrid GA-B&amp;B Approach for Solving Challenging Permutation-based Problems</em>&quot;.</p> <p>Le travail présenté propose une approche originale de coopération entre deux types de méthodes d’optimisation combinatoire complémentaires : les algorithmes génétiques et les méthodes exactes arborescentes de type Branch-and-Bound. L’implémentation de cette approche avec ParadisEO et son expérimentation sur <strong>Grid’5000</strong>&nbsp;ont permis la résolution optimale, pour la première fois, d’instances difficiles du problème Q3AP d’affectation quadratique 3D.</p> Campagne post-doc' 2011 http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/campagne-post-doc-2011 Wed, 13 Jul 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Vous souhaitez mener une activité de recherche enrichissante dans le domaine de l'informatique et des mathématiques ? Vous recherchez un environnement de travail reconnu au niveau international ayant des liens avec le milieu industriel ? En 2011, l'Inria propose de nombreux séjours de recherche post-doctoraux d’une durée de 12 mois pouvant être éventuellement prolongée au maximum jusqu'à 24 mois aux titulaires d’un doctorat (ou Ph.D).</p> Retrouver une vie normale après une attaque cérébrale http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/retrouver-une-vie-normale-apres-une-attaque-cerebrale Fri, 24 Jun 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Les accidents vasculaires cérébraux privent chaque année de nombreuses personnes de leur autonomie. Pour permettre à ces personnes de retrouver les gestes de la vie courante en s'exerçant dans un milieu sécurisé, le projet REACTIVE a mis au point une série d'environnements virtuels interactifs, images fidèles d'un quotidien à réapprivoiser (la balade au parc, les courses au supermarché,&nbsp;la taille des arbres du verger...). Un projet qui associe recherche médicale et sciences du numérique et implique l'équipe-projet commune Mint (CNRS, Inria, Université Lille1).&nbsp;</p> <p>&nbsp;L'accident vasculaire cérébral (AVC) est la première cause de perte d'autonomie en France : il touche 100 000 à 145 000 personnes chaque année. La population âgée demeure la plus touchée, et les survivants souffrent de troubles moteurs souvent aggravés par des troubles cognitifs.&nbsp;Le projet REACTIVE a conduit à l'élaboration d'un outil basé sur l'utilisation des technologies de la <strong>réalité virtuelle appliquée à la rééducation</strong>. L'idée est de coupler le travail moteur et le travail cognitif dans une mise en situation... la plus écologique possible.&nbsp;</p> <a name="eztoc364870_1" id="eztoc364870_1" class="anchor"></a><h3>Quatre scénarios possibles</h3><p>Dans la terminologie de la réalité virtuelle, on appelle &quot;scénario&quot; l'environnement virtuel dans lequel évolue le sujet, enrichi des possibilités d'actions sur cet environnement. Dans le cas de ce projet dédié à la création d'un outil de rééducation, les scénarios ont été pensés principalement avec des objectifs cliniques. Les environnements développés ont concerné des <strong>situations &quot;en extérieur&quot;</strong>.</p> <p>En effet, il est démontré - par les enquêtes internes de la fondation Hopale -&nbsp;que les patients s'adaptent relativement bien à leur domicile en quittant l'hôpital, mais qu'ils <strong>appréhendent de sortir seuls</strong>&nbsp;à l'extérieur. Une conduite à risque qui renforce l'isolement des personnes et tend à aggraver la situation de dépendance. Les exercices visant à reproduire des actions et mouvements typiques du domicile (cuisine, salle de bain, chambre…) se font à l'hôpital avec les thérapeutes. Mais les sorties à l'extérieur sont plus difficiles à mettre en œuvre (disponibilité des équipes soignantes, logistique, météo, sécurité du patient…). La réalité virtuelle offre alors la possibilité de travailler sur des scenarii en extérieur, tout en restant dans un environnement écologique et sécurisé, avec des possibilités d'interactions indispensables à la rééducation et un dispositif de mesure précieux pour les personnels soignants.&nbsp;</p> <ul> <li><a href="http://reactive.berck-handicap.com/category/les-scenarios/" target="_blank"><strong>Voir les scenarii</strong></a></li> </ul> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:550px;"> <span class="visu"> <a href="http://reactive.berck-handicap.com/category/les-scenarios/" target="_blank"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/lille/actualites-images/autres-formats/scenarios-reeducation-avc/369194-1-fre-FR/scenarios-reeducation-avc.jpg" width="544" height="83" alt="" title="" /> </a> </span> <span class="legende"> <cite>© Projet réactive</cite> </span> </p></div> <a name="eztoc364870_2" id="eztoc364870_2" class="anchor"></a><h3>Une interface adaptable à chaque patient</h3><p>Les effets du handicap diffèrent en fonction du patient. Il est donc important pour le thérapeute de pouvoir paramétrer les situations en fonction des capacités motrices et cognitives du patient, avant de démarrer l'exercice. Pour une bonne rééducation, il doit également être possible d'augmenter la difficulté ou la longueur de l'exercice, de faire apparaître des distracteurs qui perturbent l'attention du sujet ou de personnaliser une partie du scénario. </p> <p>En cours de séance, le thérapeute peut en effet s'apercevoir que l'exercice n'est pas adapté au patient et le réajuster.&nbsp;Le dispositif conçu par l'équipe REACTIVE est donc composé de deux ordinateurs. Le premier, dédié au patient, exécute l'exercice et gère les différents périphériques. Le second, connecté en réseau avec le premier, permet au thérapeute de modifier l'exercice en cours de séance.&nbsp;</p> <p>Au-delà de l'environnement graphique réaliste, le dispositif intègre toute la logique nécessaire au déroulement des scénarios et à leurs différents ajustements possibles, mis au point par&nbsp;un ingénieur spécialisé dans la gestion des univers virtuels.</p> <p>Les différents paramétrages permettent:</p> <ul> <li>d'identifier la chaîne des actions demandées au patient.</li> <li>d'ajouter les messages d'information nécessaires (textuels, vocaux, graphiques, sonores ou tactiles) à destination du patient.</li> <li>d'implémenter les différents comportements des objets de l'univers virtuel, afin qu'ils réagissent de façon réaliste aux actions du patient.</li> <li>d'intégrer les options de personnalisation du scénario, afin de le rendre administrable et personnalisable par le thérapeute.</li> </ul> <a name="eztoc364870_3" id="eztoc364870_3" class="anchor"></a><h3>La plateforme idées-3com</h3><p>Ce projet s'appuie sur l'expérience de la société Idées-3Com, partenaire du projet qui imagine et réalise habituellement des applications en 3D dont la finalité est de faciliter la vente ou de susciter l'intérêt d'un site e-commerce.&nbsp;L'architecture matérielle du projet repose sur un PC &quot;patient&quot; et un PC &quot;thérapeute&quot; en réseau, un vidéoprojecteur et un grand écran. Le patient, placé face au grand écran, interagit avec les environnements virtuels en utilisant des périphériques standards issus de jeux vidéo ou des périphériques dédiés.</p> <p>Soutenu par l'ANR suite à un l'appel à projet TecSan 2007, le projet REACTIVE est porté par la Fondation HOPALE (utilisateur final)&nbsp;et résulte d'un partenariat entre l'Université Lille 1, le CEA, Inria et la société&nbsp;Idées-3com, partenaire industriel.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc364870_3_1" id="eztoc364870_3_1" class="anchor"></a><h4><strong>Interview de Stéphane Bouilland, responsable de projets de recherche et de développement à la Fondation Hopale</strong></h4><a name="eztoc364870_3_1_0_1" id="eztoc364870_3_1_0_1" class="anchor"></a><h6> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:89px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/lille/actualites-images/corps/stephane-bouilland-corps-petit/365809-1-fre-FR/stephane-bouilland-corps-petit_medium.jpg" width="83" height="110" alt="Stephane Bouilland © Stephane Bouilland" title="Stephane Bouilland © Stephane Bouilland" /> </span> </p></div> Quels sont les atouts de cette méthode sur la rééducation &quot;classique&quot; ?</h6><p><strong>S. Bouilland : </strong>Par rapport à la pratique actuelle, la réalité virtuelle confère un caractère plus attrayant aux exercices, plus motivants pour les patients. Ces technologies permettent également une mesure objective du comportement, une gradation du niveau de difficulté et une meilleure maîtrise des stimuli. Elles rendent possible, dans le même temps, une individualisation des traitements et une standardisation des protocoles. L'imagerie mentale motrice des patients est ainsi facilitée et l'apprentissage actif peut se dérouler dans un environnement non dangereux... Néanmoins la rééducation en réalité virtuelle ne se substitue pas à la rééducation &quot;classique&quot;, mais constitue un &quot;complément&quot;.</p> <a name="eztoc364870_3_1_0_2" id="eztoc364870_3_1_0_2" class="anchor"></a><h6>Avez-vous pu en mesurer la valeur ajoutée ?</h6><p><strong>S. Bouilland : </strong>Deux études sont en cours. La première permettra d'évaluer la manière dont les patients hémiplégiques appréhendent l'espace droit et l'espace gauche. Il s'agit d'une étude clinique dont l'objectif est de mesurer l'importance du handicap. La seconde vise à faire un &quot;bilan&quot; des progrès réalisés par les utilisateurs du dispositif.</p> </div> </div> Samuel Degrande, lauréat du Cristal CNRS 2011 http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/samuel-degrande-laureat-du-cristal-cnrs-2011 Thu, 23 Jun 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Samuel Degrande, Ingénieur de Recherche au LIFL et membre de l'équipe-projet commune Mint (CNRS, Lille 1 et Inria), est lauréat du Cristal CNRS pour l'année 2011.</p> <p>Le&nbsp;<em>Cristal</em>&nbsp;du CNRS récompense &quot;les contributions remarquables à l’activité de recherche par des travaux originaux et inventifs, qui permettent de faire progresser une technique ou une activité de recherche, et qui bénéficient à une collectivité professionnelle dépassant le cadre d’un seul laboratoire ou d’un seul service.&quot;</p> Lionel Seinturier, nommé à l’Institut Universitaire de France http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/lionel-seinturier-nomme-a-l-institut-universitaire-de-france Wed, 15 Jun 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Lionel Seinturier, professeur à l'Université Lille 1 - Sciences et Technologies, responsable financier du Laboratoire d'informatique fondamentale de Lille (LIFL) et membre de l'équipe-projet commune Adam (CNRS, Inria et Université Lille 1) est nommé à l'Institut universitaire de France (IUF) dans la promotion 2011.</p> <p>L’IUF a pour mission de favoriser le développement de la recherche de haut niveau dans les universités et de renforcer l’interdisciplinarité. Les enseignants-chercheurs qui y sont nommés sont distingués pour l’excellence de leur activité scientifique, attestée par leur rayonnement international.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc367391_0_1" id="eztoc367391_0_1" class="anchor"></a><h4>Ses travaux de recherche</h4><p>La thématique de recherche de l'équipe-projet Adam porte sur l'adaptation dans les intergiciels (middleware) et les applications répartis tout au long du cycle de vie des logiciels. Les travaux de recherche de Lionel Seinturier portent sur les intergiciels adaptatifs en fondant leur conception sur des concepts logiciels avancés tels que les approches par composants, par aspects et par services. Ces logiciels s'adaptent aussi bien à des environnements large échelle qu'à des environnements de petite taille tels que des téléphones mobiles ou des capteurs. </p> <p>Lionel Seinturier s'intéresse également aux modèles de composants pour le temps-réel. Il est l'un des acteurs principaux dans la conception et la réalisation des plates-formes JAC, Juliac, FAC, AOKell et FraSCAti visibles via la communauté open source OW2. Il est également membre de l'équipe de direction du LIFL et directeur des études de la spécialité E-Services du master mention Informatique.</p> </div> </div> Les rapports d'activité scientifique 2010 sont en ligne http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/rapports-d-activite-scientifique-2010 Mon, 06 Jun 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Les rapports d'activité 2010 des équipes-projets Inria sont en ligne.&nbsp;Cette année, la présentation de ces rapports en ligne (RAWeb) a été enrichie, au delà des versions statiques HTML et PDF.&nbsp;Vous pourrez ainsi tester une nouvelle interface d'exploration pour consulter les activités d'un chercheur, pour&nbsp;prendre connaissance des publications d'une personne ou d'une équipe, ou encore pour&nbsp;retrouver le nom d'un partenaire...&nbsp;L'outil permet également de partager des références bibliographiques sur les réseaux sociaux.</p> Des simulations informatiques au service du football http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/des-simulations-informatiques-au-service-du-football Mon, 23 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Fabien Torre, Maître de conférence à Lille 3, membre de l'équipe de recherche MOSTRARE et bloggeur, nous dévoile sa méthode dédiée aux prévisions et résultats des matchs de ligues 1 et 2 du championnat français de football.</p> <a name="eztoc362449_1" id="eztoc362449_1" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont vos centres d'intérêt scientifiques ?</strong></h3><p> <strong>Fabien Torre</strong>&nbsp;: Ce qui m’intéresse tourne particulièrement autour de l'apprentissage automatique. Dans ce domaine, on cherche à apprendre des règles générales à partir d'exemples. <br /> Certains exemples sont fournis par des experts humains. C’est le cas des diagnostics médicaux où il s'agit de découvrir des règles que les experts appliquent sans toutefois être capables de les exprimer.<br /> Dans d'autres cas, les exemples nous viennent de l'industrie (réacteurs d'avion défectueux ou non en sortie de chaîne de fabrication) ou d'autres domaines scientifiques (molécules déterminées comme&nbsp; cancérigènes ou non). S’il s'agit toujours d'obtenir des règles cohérentes à partir de ces exemples, on obtient dans ce cas une expertise qui n'est détenue par aucun humain, de véritables découvertes !<br /> &nbsp;</p> <a name="eztoc362449_2" id="eztoc362449_2" class="anchor"></a><h3><strong>Sur votre blog figurent les prévisions et résultats des matchs de ligues 1 et 2, </strong><strong>pouvez-vous nous en dire plus ?</strong></h3><p> <strong>Fabien Torre </strong>: Je sais qu'à chaque saison ces chiffres enflamment les forums de supporters des différentes équipes.&nbsp; C'est intéressant pour moi d’observer la façon dont ils s’approprient ces résultats ou comment d'autres sont braqués à l'idée que l'on puisse calculer quoi que ce soit sur le football.<br /> Les arguments que chacun développent en disent long sur la perception que les gens ont des probabilités, ainsi que sur l'interprétation qu'ils en font. Le plus amusant est que&nbsp; la méthode mise en œuvre est assez naïve et a des faiblesses bien identifiées.&nbsp;Ce sont cependant rarement elles qui sont mises en avant par les détracteurs.<br /> &nbsp;</p> <a name="eztoc362449_3" id="eztoc362449_3" class="anchor"></a><h3><strong>Sur quelle méthode reposent vos prévisions ?</strong>&nbsp;&nbsp;</h3><p> <strong>Fabien Torre </strong>: La méthode consiste, à partir du classement en cours d’un championnat, à&nbsp;tirer aléatoirement les résultats des matchs restants. On obtient un classement final possible. Et je recommence ce processus un grand nombre de fois, disons 1 milliard. Il reste à faire des statistiques sur ce milliard de classements finaux possibles, ainsi dans 97.03 % d'entre eux, Lille est à la première place (chiffre calculé après la 35ème journée). Cette technique est raisonnable car un championnat de football est&nbsp; finalement, en partie, aléatoire.<br /> Si l'on peut être convaincu que la première équipe est meilleure que la dernière, il est plus difficile de dire laquelle de deux équipes qui se suivent au classement est la meilleure. Cela tient au fait que beaucoup de matchs se terminent sur un score de 1-0&nbsp; (3 points&nbsp; pour le vainqueur dans le classement) et&nbsp; qu'un score peut être obtenu par erreur d'arbitrage, par but contre son camp, etc.&nbsp;&nbsp; <br /> Ce n'est pas le cas dans d'autres sports comme le basket ou le rugby dans lesquels un score de match traduit de manière plus réaliste la différence de niveau entre deux équipes.<br /> &nbsp;</p> <a name="eztoc362449_4" id="eztoc362449_4" class="anchor"></a><h3><strong>Cette méthode a t-elle un rapport avec vos travaux de recherche </strong><strong>?</strong></h3><p> <strong>Fabien Torre </strong>: Il y a bien l'idée de faire apparaître une connaissance par un processus aléatoire. Faire des prédictions (de préférence correctes !) en utilisant le hasard est un principe qui revient régulièrement dans mes travaux de recherche, mais hormis ce lien, la méthode n'est pas en rapport avec mes travaux de recherche.<br /> &nbsp;</p> <a name="eztoc362449_5" id="eztoc362449_5" class="anchor"></a><h3><strong>Avec cette méthode, vous pariez ? Vous gagnez ?</strong></h3><p> <strong>Fabien Torre </strong>: Il y a une dizaine d'années, j’ai remporté un concours organisé par un club de supporters lensois, il s'agissait de prédire la place finale et le nombre de points de Lens.Cela dit, la méthode donne des tendances générales sur la fin du championnat et aucune sur la fin d'un match en particulier. Elle n'est donc pas utilisable pour tous les jeux où il s'agit de parier sur les résultats des matchs.<br /> &nbsp;</p> <a name="eztoc362449_6" id="eztoc362449_6" class="anchor"></a><h3><strong>Quel est votre club de cœur ?</strong></h3><p> <strong>Fabien Torre </strong>: Les clubs corses ! C'est pour les suivre que j'ai mis cette méthode en place, c'était pour la saison 2000-2001 : Bastia était en ligue 1, Ajaccio en ligue 2. Pour information, Ajaccio a 28.47 % de chances de remonter en ligue 1 l'année prochaine et Bastia sera à coup sûr de retour en ligue 2.<br /> Après la 36ème journée, la méthode donne 99.8 % en faveur de Lille, les 0.2 % manquants correspondent aux cas où Lille perd ses deux derniers matchs, Marseille gagne les deux siens, et cela, avec des différences de buts telles, que Marseille rattrape ses 8 buts de retard sur Lille. Les questions auxquelles la méthode ne répond pas et sur lesquelles chacun peut prendre position sont : est-ce qu'un tel scénario à 0.2 % peut réellement se produire ? S'il se produit, faudra-t-il considérer que la méthode a fait défaut ?</p> L’échange et le traitement de données passent à la vitesse supérieure http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/technologie-quixproc Fri, 20 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>La technologie QuiXProc, développée par la société Innovimax en collaboration avec l’équipe de recherche MOSTRARE, permet de compiler et de restituer rapidement des données échangées par le web dans le standard XML.</p> <p>La technologie <a href="http://www.quixproc.com/quix/info?type=solution" target="_self">QuiXProc</a>, développée par la société <a href="http://www.innovimax.fr/" target="_self">Innovimax</a>&nbsp;en collaboration avec l’équipe de recherche MOSTRARE, permet de compiler et de restituer rapidement des données échangées par le web dans le standard XML.</p> <p>Le traitement de données et de documents dans des contextes d'échanges entre serveurs est un enjeu de taille dans les entreprises. En effet, leur activité est désormais centrée sur des échanges de données et tout ralentissement peut avoir des répercussions directes sur l’avancement de leur projet.</p> <p>Ces ralentissements s’expliquent par la multitude des opérations nécessaires lors des échanges et du traitement des données. Dans les cas les plus simples,&nbsp; les étapes sont les suivantes : valider que les données respectent le schéma attendu (XML Schema), extraire ensuite une partie des données (XPath et/ou XQuery) et les transformer dans un format cible (XSLT). Bien évidemment, les suites d’opération concernées par QuiXProc sont généralement beaucoup plus complexes. Il est alors nécessaire d’appliquer un processus d’organisation appelé orchestration. Cette orchestration est en l’occurrence décrite par le langage XProc recommandé par le W3C.</p> <p>Une autre contrainte importante réside dans le temps de traitement et la capacité mémoire des machines. Les traitements peuvent être effectués sur un arbre XML mais cela nécessite le chargement en mémoire et il faut que la mémoire puisse contenir cet arbre. Imaginez, par exemple, la taille en mémoire des millions de données diffusées par la banque mondiale.</p> <p>L’équipe de recherche Mostrare et Innovimax ont travaillé conjointement, en s’appuyant sur le langage XProc, pour proposer une solution d’implémentation efficace en partant du constat que toutes les données qui doivent être traitées, quelque soit le contexte, sont toujours diffusées dans un flux (appelé aussi streaming). Un flux est la traduction dans un fichier textuel d’un arbre XML. Il est constitué de données et de balises ouvrantes et fermantes qui décrivent la structure de l’arbre XML. QuiXProc propose donc de faire l’orchestration et d’effectuer toutes les opérations directement sur le flux, au lieu de manipuler ses données dans un arbre XML. Cette solution permet d’améliorer la rapidité des échanges et des traitements tout en considérant le volume des données à mémoriser.</p> <p>Les résultats prometteurs de ce transfert de technologie encouragent l’équipe de recherche Mostrare et Innovimax à poursuivre leurs travaux pour optimiser toujours plus l’efficacité du traitement et des échanges de données.</p> RFID, danger ? http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/la-rfid-c-est-dangereux Fri, 20 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Bien qu’elle apporte de nombreux services, la RFID inquiète le consommateur. Cette technologie utilise des ondes, est-ce dangereux ? Une étiquette RFID contient des informations pouvant être lues à distance. Est-ce que cela nuit à la vie privée ?</p> <a name="eztoc361514_1" id="eztoc361514_1" class="anchor"></a><h3>Qu’est-ce que la RFID ?</h3><p>La RFID, ou Identification par Radio Fréquence, est une technologie qui permet d’identifier de façon unique un objet au travers d’une étiquette RFID. Cette étiquette se compose d’une antenne et d’une puce électronique. Elle ne contient aucune source d’énergie et est totalement passive. Elle ne peut émettre une information – par défaut, son identifiant – que si elle est activée par le champ électromagnétique d’un lecteur, mais permet ainsi de communiquer à distance.</p> <p>Chaque étiquette a un identifiant unique, attribué par une organisation mondiale unique, qui s'appelle <a href="http://www.gs1.org/" target="_blank">GS1</a>. Les étiquettes de base ne stockent que cet identifiant. Les étiquettes les plus évoluées peuvent stocker jusqu’à un 1&nbsp;kilooctet de données, ce qui ouvre des perspectives d'utilisation dans de nombreux domaines. Chaque jour voit apparaître de nouvelles applications de la RFID, pour les transports en commun (à Bruxelles, Pékin, Shanghaï, Paris, etc.), pour les forfaits de ski (les plus grandes stations de ski des Alpes sont aujourd’hui équipées), comme puce pour les animaux, etc.</p> <p>Mais là où la technologie RFID s’impose en masse, c'est dans la grande distribution. En effet, de par l’unicité des identifiants qu’elle fournit et la lecture à distance, la RFID permet une meilleure logistique. Les inventaires des objets peuvent être obtenus en temps réel, sans manipulation de ceux-ci. Elle offre aussi une meilleure traçabilité. La vie d’un produit peut être suivie grâce à l’unicité de son identifiant. À ce sujet, voir le document <a href="http://interstices.info/rfid" target="_self">Étiquettes communicantes</a>.</p> <a name="eztoc361514_2" id="eztoc361514_2" class="anchor"></a><h3>La radio fréquence</h3><p>Une étiquette RFID est passive, dans la mesure où elle n’embarque aucune source d’énergie. Ainsi, une étiquette seule n’émet aucune onde et n’est donc absolument pas dangereuse.</p> <p>L’étiquette communique lorsqu’elle passe dans le champ d’un lecteur. C’est ce lecteur qui émet des ondes électromagnétiques à une certaine puissance. Suivant la technologie RFID, ces lecteurs peuvent émettre dans trois gammes de fréquences : 125&nbsp;kHz pour les très basses fréquences (LF), 13,56&nbsp;MHz pour les hautes fréquences (HF) et 900&nbsp;MHz pour les ultra hautes fréquences (UHF). Les impacts de ces ondes sur le corps humain dépendent donc de la gamme de fréquences utilisée. Les champs électromagnétiques générés par ces lecteurs ont été mesurés en laboratoire, comme en rend compte un <a href="http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/630148019705674025035610854841/Avis_RFID_260109.pdf" target="_self">rapport de l'AFSSET</a>, Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, devenue Anses en 2010. Le champ émis dans les gammes LF et HF s’évanouit rapidement et n’est prépondérant que localement autour d’un lecteur. En tout cas, ces rayonnements restent inférieurs aux valeurs limites d’exposition des personnes préconisées par l’ICNIRP, commission internationale pour la protection contre les radiations non-ionisantes (champ magnétique maximum autorisé de 400&nbsp;nT pour la technologie HF et 105&nbsp;nT pour l'UHF). Bien que, dans les gammes de fréquences UHF, les champs magnétiques portent à plus grande distance, les mesures ont établi que les rayonnements ne dépassaient pas les limites d’exposition.</p> <p>Ainsi, pour des individus n'étant exposés que sporadiquement aux ondes émises par des lecteurs RFID, le danger est faible. Cependant, dans le cadre d’une exposition continue, même à faible rayonnement, l’AFSSET préconise de respecter une distance minimale avec les lecteurs, de l'ordre de 20 cm.</p> <p>Des recherches sont aussi menées sur de possibles incompatibilités électromagnétiques avec des dispositifs médicaux implantés, comme les <em>pacemakers</em>. Certains risques d'interférences ont été identifiés en laboratoire, mais aucun cas pratique n'a été signalé.</p> <p>Une étiquette RFID, telle que décrite précédemment, est composée uniquement d’une antenne et d’une puce. Elle n’embarque aucune énergie propre et ne peut émettre que si elle est alimentée par le champ d’un lecteur. Si on équipe cette étiquette d’une batterie, elle devient active, et peut communiquer même en dehors du champ d’un lecteur. Les étiquettes communiquent ainsi de proche en proche et servent de relais pour acheminer les données lues jusqu’au lecteur distant. Ces étiquettes RFID actives rejoignent le concept des <a href="http://interstices.info/senslab" target="_blank">réseaux de capteurs</a>. La problématique est alors différente. La bande de fréquence utilisée va de 900&nbsp;Mhz à 2,4&nbsp;GHz et se superpose au spectre du wifi. Cependant, les ondes des étiquettes RFID actives sont émises à très faible puissance et à moindre portée. Leur impact est donc limité.</p> <a name="eztoc361514_3" id="eztoc361514_3" class="anchor"></a><h3>La vie privée</h3><p>L’étiquette RFID est également accusée de porter atteinte à la vie privée des personnes. En effet, chaque étiquette RFID a un identifiant unique. Si cet identifiant est couplé à l’identité d’une personne, cela permet de la tracer chaque fois que l'étiquette transmet son identifiant.</p> <p>Cela peut être le cas, par exemple, lorsque plusieurs étiquettes entrent dans le champ d’un lecteur. Si elles émettent toutes en même temps, le signal sera brouillé et aucune d’elles ne sera identifiée. Pour pallier ce problème, des protocoles d’anticollisions sont mis en place. Certains de ces protocoles nécessitent que l’étiquette envoie son identifiant, d'autres permettent de s'affranchir de cette contrainte, mais ils ne garantissent pas que l'identifiant n'est pas transmis.</p> <p>Lorsque l'étiquette est apposée sur un produit vendu dans un magasin, les recommandations de la CNIL et <a href="http://ec.europa.eu/information_society/policy/rfid/index_en.htm" target="_blank">de la commission européenne</a>&nbsp;sont de désactiver la puce RFID à la sortie du magasin, sauf en cas de demande explicite du consommateur. La plupart du temps, les gens ne savent même pas que les objets qu’ils achètent sont équipés d’étiquettes RFID, généralement anti-vol, et ces dernières sont détruites automatiquement en caisse, ce qui désactive l'anti-vol.</p> <p>Par ailleurs, les informations collectées ou stockées sur des RFID sont soumises aux règles établies dans la directive européenne de 1995 sur la protection des données. Ses principes de base sont clairs&nbsp;: la collecte doit avoir un objet précis et ne doit concerner que les informations pertinentes. Ensuite, la durée de conservation des données doit être justifiée par rapport à la réalisation de cet objet. Ainsi, il est interdit de coupler un identifiant RFID à l’identité d’une personne, sauf sur demande explicite de cette dernière.</p> <p>Lorsque des étiquettes RFID sont utilisées dans des badges pour le péage d’autoroutes ou des cartes de transport en commun, le propriétaire de la carte est associé à la carte elle-même, de la même façon qu’une carte bancaire. Il est donc possible de le tracer. Ces cas-là sont acceptés par la CNIL, car l'établissement de la carte a fait l'objet d'une demande explicite du consommateur. Les limites du consentement font toutefois toujours l'objet de débats. La Commission recommande une adaptation du niveau de détail des données en fonction des différents usages. Par exemple, dans le cas des transports en commun, la CNIL a décidé d’émettre une recommandation afin que la collecte et le traitement d'informations nominatives par les sociétés de transports collectifs dans le cadre des applications billettiques soient conformes aux principes de la loi «&nbsp;Informatique et libertés&nbsp;» du 6 janvier 1978. La CNIL préconise notamment que les données relatives aux déplacements des personnes ne soient utilisées sous une forme permettant d’identifier les usagers que dans le cadre de la lutte contre la fraude et uniquement pendant le temps nécessaire à la détection de la fraude, ce délai ne devant pas excéder deux jours consécutifs.</p> <p>La technologie RFID peut s’avérer dangereuse vis-à-vis du respect de la vie privée, c'est pourquoi des lois encadrent son usage. Sont-elles suffisantes et suffisamment appliquées pour permettre de protéger les individus&nbsp;? Les doutes exprimés à ce sujet restent un frein au déploiement de la technologie. En effet, ces dernières années, de nombreuses grandes entreprises (<em>Benetton</em>, <em>WalMart</em>, <em>Metro</em>, etc.) se sont équipées de RFID pour assurer une meilleure logistique, mais ont dû faire marche arrière face à l’opinion publique.</p> <a name="eztoc361514_4" id="eztoc361514_4" class="anchor"></a><h3>Des puces RFID implantées</h3><p>Comme chaque nouvelle technologie, la RFID a également connu ses dérives. Vous avez certainement entendu parler d’une discothèque à Barcelone qui a implanté des puces RFID sous la peau de ses habitués. L’idée était la suivante&nbsp;: à l’entrée ou lors de l’achat d’une consommation, plutôt que de sortir son porte-monnaie, le client présente sa peau. L’étiquette est lue, le client identifié et son compte en banque débité. Il va danser léger et ne risque pas de se faire voler son portefeuille. Cette pratique entrait dans le cadre légal, car seules les personnes demandant cette puce se la faisaient implanter. Le danger venait du fait que la puce n’a pas été placée sous la peau par des médecins. Dans certains cas, elle a endommagé les muscles.</p> <p>Résumons-nous&nbsp;: une étiquette RFID passive ne présente pas de danger pour la santé lorsqu'on la porte sur soi, car elle n'émet pas d'ondes en dehors du champ d'un lecteur. Les lecteurs, eux, en émettent, à faible portée. Il en va de même pour les étiquettes actives, peu répandues, qui s'apparentent à des réseaux de capteurs. La question du respect de la vie privée est plus délicate. Des dérives sont certes possibles, mais l'usage des RFID est encadré par des lois et des réglementations.</p> <p>Source : <a href="http://interstices.info/jcms/i_60963/la-rfid-cest-dangereux?hlText=rfid" target="_blank">Interstices</a></p> L'Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers Paris Tech recrute un attaché temporaire d'enseignement et de recherche http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/ensam-paris-tech-recrute-un-ater Tue, 17 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>L'ENSAM de Lille recrute un 1/2 poste d'attaché temporaire d'enseignement et de recherche en informatique-mathématiques pour septembre 2011.</p> <ul> <li>Les enseignements porteront &nbsp;sur la création et la gestion des bases de données en informatique et/ou d'exercices dirigés en probabilités et statistiques pour les élèves en 1ere et 2eme année du cycle ingénieur.</li> </ul> <ul> <li>Le candidat s'associera aux travaux du Laboratoire de Métrologie et de Mathématiques Appliquées (L2MA) et de l'équipe projet NON-A d'Inria Lille Nord - Europe. Il contribuera aux études en cours relatives au problème de planification-commande de trajectoires en robotique. L'application vise des problèmes de préhension d'objets par vision. Le candidat pourra utiliser un robot industriel admettant une architecture de commande numérique ouverte pour tester ses méthodes et algorithmes. Cette recherche s'appuiera sur les moyens matériels de la plateforme technologique USINE AGILE du centre de Lille.</li> </ul> David Simplot-Ryl, nommé directeur du centre de recherche Inria Lille Nord - Europe http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/david-simplot-ryl-directeur-inria-lille-nord-europe Wed, 11 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>A compter du 1er juin, David Simplot-Ryl succède à Max Dauchet à la direction du centre de recherche Inria Lille Nord - Europe.</p> <p>Conjointement enseignant-chercheur, responsable scientifique d’équipe-projet et délégué scientifique du centre de Lille, David Simplot-Ryl contribue depuis plusieurs années au développement des activités de recherche en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication en lien étroit avec le monde économique notamment via les pôles de compétitivité.</p> <p>David Simplot-Ryl, membre de l’Institut Universitaire de France depuis 2009, est responsable de l’<a href="http://www.inria.fr/domaines-epi/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/systemes-et-services-distribues/pops" target="_blank">équipe-projet POPS</a>&nbsp;(Projet conjoint entre l’<a href="http://www.inria.fr/" target="_self">Inria</a>, l’<a href="http://www.univ-lille1.fr/" target="_self">Université Lille 1</a>&nbsp;et le <a href="http://www.cnrs.fr/" target="_self">CNRS</a>) qui étudie des solutions pour rendre plus utilisables (en termes de programmation, d'adaptation ou d'insertion dans les systèmes informatiques classiques) des petits objets appelés &quot;POPS&quot; (Petits Objets Portables et Sécurisés) comme les cartes à microprocesseur, les étiquettes RFID ou les capteurs communicants.</p> <p>Après une thèse en informatique théorique obtenue en 1997, il rejoint l’Université de Lille 1 – Sciences et Technologies où il enseigna jusqu’en 2004. Ses travaux de recherche portent sur les systèmes et réseaux pour POPS et plus particulièrement sur les protocoles de communications pour les réseaux de capteurs. Il a contribué, avec son équipe, à la mise en place de la plate-forme de réseaux de capteurs SensLab qui a donné naissance à l’équipement d’excellence (EquipEx) FIT – Future Internet (of Things).</p> Disparition d'Anne-Françoise Le Meur http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/disparition-d-anne-francoise-le-meur Tue, 03 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Anne-Françoise Le Meur, maître de conférences de l’Université Lille 1 et membre de l’équipe-projet ADAM (commune au LIFL et à l’Inria) est décédée samedi 30 avril.</p> <p>Ses amis, les membres de son équipe de recherche ainsi que l’ensemble du personnel du centre de recherche Inria Lille - Nord Europe ont perdu une des leurs.</p> <p>Originaire de Vannes, Anne-Françoise a poursuivi de brillantes études à Rennes et aux USA, jusqu’à l’obtention de son doctorat sur le thème&nbsp;: &quot;Approche déclarative à la spécialisation de programmes C&quot; en 2002 dans le groupe COMPOSE dirigé par Charles Consel&nbsp; au <a href="http://www.labri.fr/" target="_self">LABRI</a>&nbsp;et au centre de recherche Inria Bordeaux - Sud Ouest.</p> <p>Après une année à l’<a href="http://www.enseirb-matmeca.fr/" target="_blank">ENSEIRB</a>&nbsp;et une année au Danemark, Anne-Françoise est accueillie à l’Université <a href="http://www.univ-lille1.fr/" target="_blank">Lille 1</a>&nbsp;en tant que maître de conférences en 2004. C’est à ce moment là qu’elle a intégrée l’équipe commune LIFL -Inria Jacquard devenue depuis <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/systemes-et-services-distribues/adam" target="_self">ADAM</a>. Elle était en délégation Inria depuis septembre 2009.</p> <p class=" text-justify"> Son domaine scientifique d’origine est donc la conception de langages et les systèmes d’exploitation. Elle a réorienté ses travaux vers l’évolution des architectures logicielles à base de composants. Dans le cadre de ses activités de recherche, elle a brillamment accompagné de jeunes scientifiques dans leurs parcours. Les résultats de ses travaux ont fait l’objet de publications dans les meilleurs journaux et conférences du domaine. Elle participait activement depuis quelques mois à l'ARC SERUS avec l'équipe Inria PHOENIX de Bordeaux et le Laas à Toulouse, au projet FUI Macchiato, et au projet ANR CONTINT MOANO. Elle était également membre du groupe IFIP WG 2.11 et présidente du comité d'organisation des journées GDR GPL qui auront lieu en juin 2011 à Lille en s'impliquant très fortement dans l’organisation de cet événement.<br /> &nbsp;<br /> &nbsp;En plus de ses activités scientifiques, Anne-Françoise était enseignante à l’<a href="http://ieea.univ-lille1.fr/" target="_blank">UFR IEEA</a>, responsable des stages de master LAGL et avait en charge l’animation de sessions vers des étudiants&nbsp; se destinant à la recherche. Agréable, disponible et rigoureuse, son enseignement était apprécié de tous.</p> <p>L’ensemble du personnel du centre de recherche Inria Lille Nord Europe a découvert en 2010 une autre facette d’Anne-Françoise. Naturellement ouverte et attentionnée vers son prochain, Anne-Françoise avait mis en place des ateliers de méditation ouverts à tous. Ces rendez-vous hebdomadaires réunissaient plus d’une dizaine de personnes qu’Anne-Françoise accompagnait pendant une heure. Son unique objectif était le partage comme elle nous l’avait si bien écrit&nbsp;:</p> <p><em>«&nbsp;J’aimerais vous faire partager des techniques que j’ai apprises pour détendre le corps et apaiser ce mental souvent un peu trop bruyant (!), afin de nous recentrer sur l’instant présent, loin de toute course contre le temps.&nbsp;»</em></p> <p>Les personnels de l’Inria, collègues, chercheurs souhaitent rendre hommage à cette belle personne disparue trop tôt et adressent à sa famille et à ses proches leurs plus sincères condoléances.</p> Informer pour féminiser le monde de la recherche http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/informer-pour-feminiser-le-monde-de-la-recherche Thu, 21 Apr 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Des élèves de seconde et de première S du Lycée Faidherbe ont découvert la semaine de l'innovation et le Plateau Inria à EuraTechnologies le 23 mars dernier. </p> <p>Juliette Maillard-Sobieski, chercheuse et membre de l'Union Régionale des Ingénieurs Scientifiques est ensuite intervenue pour leur faire partager le quotidien d'une chercheuse, et combattre ainsi les idées reçues.</p> <p>&nbsp;&nbsp;</p> <a name="eztoc346113_1" id="eztoc346113_1" class="anchor"></a><h3><strong>&nbsp;L'objectif ? </strong></h3> <ul> <li>Les sensibiliser aux métiers scientifiques et favoriser l’élargissement de leurs choix professionnels. </li> <li>Abolir les stéréotypes et élargir leur perception de cet univers &quot;masculinisé&quot;.</li> </ul> <p>Des initiations aux &quot;Kôlles&quot;, interrogations orales s'inscrivant dans le cursus des classes préparatoires aux grandes écoles, sont organisées chaque mercredi pour préparer et sensibiliser les élèves au cursus d'ingénieurs.</p> <p>Cet évènement - conduit par des élèves de l'École des Mines de Douai - était soutenu par l'<a href="http://www.femmes-ingenieurs.org/femmes-ingenieurs" target="_blank">association des femmes ingénieures</a>, l'<a href="http://npdc.centraliens.net/uris.html" target="_blank">Union régionale des ingénieurs scientifique</a>&nbsp;et le <a href="http://www4b.ac-lille.fr/%7Eecfg/" target="_blank">Rectorat de Lille</a>. </p> <p>Interrogées, les élèves ayant visité le showroom Inria ont confié&nbsp; qu'elles avaient trouvé cette visite<em>&nbsp;&quot;très intéressante et interactive. Voir en avant première les nouveaux systèmes qui révolutionneront leur quotidien d’ici quelques années a&nbsp; matérialisé leur vision des sciences, et confirmé leur attrait pour des études scientifiques&quot;. </em>Une première édition prometteuse pour l'an prochain.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc346113_2" id="eztoc346113_2" class="anchor"></a><h3><a href="http://www.femmesetsciences.fr/" target="_blank">Focus sur l'Association Femmes &amp; Sciences</a></h3><p>L' association Femmes &amp; Sciences, créée en 1987, compte actuellement 200 membres, principalement des chercheuses et des enseignantes du supérieur ou du secondaire. Ses objectifs sont : encourager les filles à s'orienter vers des études scientifiques et techniques, promouvoir les femmes dans le milieu scientifique, en particulier mathématique,être un lieu de rencontre entre mathématiciennes,coopérer avec les associations ayant un but analogue en France ou à l'étranger.</p> <ul> <li><a href="http://www.femmesetsciences.fr/bibliotheque/couvideesrecues2008.pdf" target="_blank">Rapport de l'association Femmes &amp; Sciences</a></li> <li><a href="http://s263176304.onlinehome.fr/wordpress/campus/2010/03/23/informer-pour-feminiser-le-metier-d%E2%80%99ingenieur/" target="_blank">Informer pour féminiser le métier d’ingénieur</a></li> <li><a href="http://www.rfi.fr/sciencefr/articles/114/article_82162.asp" target="_blank">&quot;Encore trop peu de femmes de Sciences&quot; - Article de Radio France Internationale </a></li> </ul> </div> </div> Futurs doctorants : l'Inria recrute ! http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/offres-de-theses Fri, 25 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Vous êtes intéressés par les sciences informatiques et&nbsp; mathématiques ? Vous souhaitez développer une activité de recherche au sein d'un environnement procurant qualité scientifique et travail collectif ?</p> <p>Inria vous propose d'intégrer une de ses équipes de recherche pour préparer votre thèse de doctorat. Dès à présent, un appel à candidatures est lancé pour plusieurs financements de thèse dans les domaines de recherche prioritaires de l'Institut.</p> <p>Découvrez nos offres de thèses : </p> <ul> <li><a href="http://www.inria.fr/institut/recrutement-metiers/offres/theses/campagne-2011/(view)/details.html?id=PGTFK026203F3VBQB6G68LONZ&amp;LOV5=4509&amp;LOV2=4486&amp;LG=FR&amp;Resultsperpage=20&amp;nPostingID=5291&amp;nPostingTargetID=10342&amp;option=52&amp;sort=DESC&amp;nDepartmentID=28" title="Click here to see the job description" target="_self">Development of index data structures for RNA pattern retrieval</a></li> <li><a href="http://www.inria.fr/institut/recrutement-metiers/offres/theses/campagne-2011/(view)/details.html?id=PGTFK026203F3VBQB6G68LONZ&amp;LOV5=4509&amp;LOV2=4486&amp;LG=FR&amp;Resultsperpage=20&amp;nPostingID=5289&amp;nPostingTargetID=10338&amp;option=52&amp;sort=DESC&amp;nDepartmentID=28" title="Click here to see the job description" target="_self">Energy Pricing Problems in a Competitive Environment : a Bilevel Approach</a></li> <li><a href="http://www.inria.fr/institut/recrutement-metiers/offres/theses/campagne-2011/(view)/details.html?id=PGTFK026203F3VBQB6G68LONZ&amp;LOV5=4509&amp;LOV2=4486&amp;LG=FR&amp;Resultsperpage=20&amp;nPostingID=5275&amp;nPostingTargetID=10316&amp;option=52&amp;sort=DESC&amp;nDepartmentID=28" title="Click here to see the job description" target="_self">Adaptive Metaheuristics applied to Multi-objective and Bi-level Transportation Problems</a></li> <li><a href="http://www.inria.fr/institut/recrutement-metiers/offres/theses/campagne-2011/(view)/details.html?id=PGTFK026203F3VBQB6G68LONZ&amp;LOV5=4509&amp;LOV2=4486&amp;LG=FR&amp;Resultsperpage=20&amp;nPostingID=5277&amp;nPostingTargetID=10320&amp;option=52&amp;sort=DESC&amp;nDepartmentID=28" title="Click here to see the job description" target="_self">Designing the ubiquitous desktop</a></li> <li><a href="http://www.inria.fr/institut/recrutement-metiers/offres/theses/campagne-2011/(view)/details.html?id=PGTFK026203F3VBQB6G68LONZ&amp;LOV5=4509&amp;LOV2=4486&amp;LG=FR&amp;Resultsperpage=20&amp;nPostingID=5278&amp;nPostingTargetID=10322&amp;option=52&amp;sort=DESC&amp;nDepartmentID=28" title="Click here to see the job description" target="_self">Efficient Resource Allocation for Decision-Making under Uncertainty</a></li> <li><a href="http://www.inria.fr/institut/recrutement-metiers/offres/theses/campagne-2011/(view)/details.html?id=PGTFK026203F3VBQB6G68LONZ&amp;LOV5=4509&amp;LOV2=4486&amp;LG=FR&amp;Resultsperpage=20&amp;nPostingID=5276&amp;nPostingTargetID=10318&amp;option=52&amp;sort=DESC&amp;nDepartmentID=28" title="Click here to see the job description" target="_self">Energy Pricing Problems in a Competitive Environment : a Bilevel Approach</a></li> <li><a href="http://www.inria.fr/institut/recrutement-metiers/offres/theses/campagne-2011/(view)/details.html?id=PGTFK026203F3VBQB6G68LONZ&amp;LOV5=4509&amp;LOV2=4486&amp;LG=FR&amp;Resultsperpage=20&amp;nPostingID=5261&amp;nPostingTargetID=10291&amp;option=52&amp;sort=DESC&amp;nDepartmentID=28" title="Click here to see the job description" target="_self">Towards Multi-scale Dynamic Software Product Lines</a></li> <li><a href="http://www.inria.fr/institut/recrutement-metiers/offres/theses/campagne-2011/(view)/details.html?id=PGTFK026203F3VBQB6G68LONZ&amp;LOV5=4509&amp;LOV2=4486&amp;LG=FR&amp;Resultsperpage=20&amp;nPostingID=5197&amp;nPostingTargetID=10228&amp;option=52&amp;sort=DESC&amp;nDepartmentID=28" title="Click here to see the job description" target="_self">Coordination Issues in wireless sensor and robot networks</a></li> <li><a href="http://www.inria.fr/institut/recrutement-metiers/offres/theses/campagne-2011/(view)/details.html?id=PGTFK026203F3VBQB6G68LONZ&amp;LOV5=4509&amp;LOV2=4486&amp;LG=FR&amp;Resultsperpage=20&amp;nPostingID=5193&amp;nPostingTargetID=10225&amp;option=52&amp;sort=DESC&amp;nDepartmentID=28" title="Click here to see the job description" target="_self">Parallel reconfiguration model for next generation FPGA</a></li> <li><a href="http://www.inria.fr/institut/recrutement-metiers/offres/theses/campagne-2011/(view)/details.html?id=PGTFK026203F3VBQB6G68LONZ&amp;LOV5=4509&amp;LOV2=4486&amp;LG=FR&amp;Resultsperpage=20&amp;nPostingID=4640&amp;nPostingTargetID=9580&amp;option=52&amp;sort=DESC&amp;nDepartmentID=28" title="Click here to see the job description" target="_self">PhD Postion in the topic of scalable machine learning algorithms for dynamic structured data</a></li> </ul> Sebastien Bubeck lauréat du prix Jacques Neveu http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/prix-de-these-jacques-neveu Wed, 16 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Déjà lauréat du second prix de thèse Gilles Khan, Sébastien Bubeck a obtenu le prix Jacques Neveu qui récompense sa thèse « Jeux de bandits et fondations du clustering » (co-encadrée par Rémi Munos de l’équipe de recherche Inria SEQUEL et Cristina Butucea professeure au Laboratoire Paul Painlevé de l'Université de Lille 1).</p> <p>Ce prix récompense une thèse en probabilités ou statistiques.</p> <a name="eztoc64335_1" id="eztoc64335_1" class="anchor"></a><h3><strong>Quelle est la particularité du prix Jacques Neveu ?</strong></h3><p><strong>Sébastien Bubeck </strong>: Ce prix récompense une thèse en probabilités ou statistiques. Or, ma thèse se situe à l'interface entre l'informatique théorique et les statistiques. Le prix Gilles Kahn récompensait le point de vue &quot;informatique&quot; de ma thèse alors que le prix Jacques Neveu récompense l'aspect &quot;statistique théorique&quot; de mon travail (et peut être aussi le fait que j'applique des outils modernes de la théorie des probabilités vers l'informatique).</p> <a name="eztoc64335_2" id="eztoc64335_2" class="anchor"></a><h3><strong>Que vous apportent ces prix ?</strong></h3><p><strong>Sébastien Bubeck : </strong>Ces prix me permettent d’être reconnu par la communauté des informaticiens. Je suis mathématicien et, en faisant ma thèse à l’Inria, j’avais ce regard de mathématicien sur un domaine qui est à la frontière entre l’informatique théorique, les mathématiques et la statistique. Cela me plaît d’être à la croisée des chemins, d’avoir conscience que les algorithmes doivent être implémentés sur un ordinateur, appliqués dans le domaine réel. Le point clé du jeu du bandit consiste à modéliser toutes les situations où un compromis doit être trouvé entre la prise de nouvelles décisions et l’exploitation de décisions que l’on sait être bonnes. Par exemple, dans un centre d’appel, quelle question doit poser l’opérateur en premier&nbsp;? Quelle offre faire d’abord au client en ligne&nbsp;? Nos recherches apportent de véritables solutions à ces problèmes.</p> <a name="eztoc64335_3" id="eztoc64335_3" class="anchor"></a><h3>Quelles sont vos projets ?</h3><p><strong>Sébastien Bubeck :</strong>&nbsp;A partir de septembre je vais essayer de créer mon groupe de recherche à Princeton. Mon objectif est de travailler avec un groupe de quelques étudiants en thèses, pour développer les pistes les plus prometteuses de la théorie des bandits. De façon plus générale, j'aspire à rester durablement dans le monde académique !</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc64335_3_0_0_0_0_1" id="eztoc64335_3_0_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Le sujet de Sébastien Bubeck</h6><p> <a name='eztoc92799_2_0_0_0_3'></a> </p> <a name="eztoc64335_3_0_0_0_0_2" id="eztoc64335_3_0_0_0_0_2" class="anchor"></a><h6>Le jeu du bandit</h6><p>Le jeu du bandit,&nbsp;basé sur le principe de l’action-récompense, a été développé dans les années 50. Il modélise de nombreux problèmes concrets en mathématiques appliquées, comme la prise de décision répétée en milieu incertain. Ses algorithmes interviennent dans des phénomènes aléatoires qu’on ne maîtrise pas, comme, par exemple, le placement de bandeaux publicitaires sur une page Internet. Quelle publicité va attirer l’attention de l’utilisateur en premier&nbsp;? Qu'est ce qui se serait passé si on avait présenté au visiteur une publicité différente ? C’est à ce type de questions que les algorithmes de jeu du bandit tentent de répondre. Cette application est déjà utilisée par des entreprises comme Google depuis les années 2000. Le jeu du bandit va permettre d’autres applications non encore disponibles telles que la gestion intelligente des stocks, la recherche efficace d'une fréquence radio ou d’une fréquence de communication pour un dialogue entre téléphones mobiles.</p> </div> </div> <p>La seconde partie de la thèse de Sébastien Bubeck est dédiée au problème de la recherche de «&nbsp;groupes&nbsp;», ou clustering, dans un ensemble de données. En définissant de nouvelles méthodes de classement de données, les travaux de Sébastien Bubeck apportent un nouveau point de vue théorique sur la façon d’analyser les algorithmes de clustering.</p> 8e Colloque Francophone sur la Modélisation des Systèmes Réactifs http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/8e-colloque-francophone-sur-la-modelisation-des-systemes-reactifs Wed, 16 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>MSR est un colloque en langue française qui se situe dans le cadre général de la modélisation, l'analyse et la commande des systèmes réactifs et temps réel. Plus particulièrement il concerne les chercheurs et industriels intéressés par la conception d'applications qui sont basées sur des systèmes de type soit continu, soit discret, soit hybride. Il se tiendra à Lille, du 16 au 18 novembre 2011.</p> <p>MSR est un lieu de rencontre où les automaticiens et les informaticiens se rassemblent pour confronter les techniques et les problèmes abordés par les deux communautés. Ainsi, le colloque MSR a pour rôle d'affirmer l'apport des chercheurs francophones dans ces domaines et de favoriser les échanges entre universitaires et industriels. MSR'11 se tient à Lille et fait suite à la série des colloques MSR'96 à Brest, MSR'99 à Cachan, MSR'01 à Toulouse, MSR'03 à Metz, MSR'05 à Autrans, MSR'07 à Lyon et MSR'09 à Nantes. Les contributions sont les bienvenues dans les thèmes et domaines d'application suivants, qui ne sont pas pour autant exhaustifs.</p> <a name="eztoc319387_1" id="eztoc319387_1" class="anchor"></a><h3>Thèmes</h3> <ul> <li>Modèles (qualitatifs et/ou quantitatifs) pour la spécification de comportement et/ou propriétés : automates, réseaux de Petri, Grafcet, algèbres de processus, équations différentielles, chaînes de Markov, Inférence bayesienne, files d'attente, algèbre maxplus, logique linéaire, logique temporelle, logique temporelle probabilisée et/ou temporisée, ... </li> <li>Aspects méthodologiques : composition, raffinement, orientation objet, approches multi-modèles, apprentissage séquentiel...</li> <li>Analyse : vérification, évaluation (performances, sûreté de fonctionnement), test...</li> <li>Commande : synthèse de contrôleur, supervision, surveillance.</li> </ul> <a name="eztoc319387_2" id="eztoc319387_2" class="anchor"></a><h3>Domaines d'applications</h3> <ul> <li>Bio-informatique </li> <li>Circuits, systèmes sur puce </li> <li>Énergie</li> <li>Industries du commerce </li> <li>Intelligence ambiante (internet des objets) </li> <li>Robotique </li> <li>Sécurité des systèmes </li> <li>Systèmes embarqués, enfouis </li> <li>Systèmes industriels </li> <li>Systèmes Temps-réel </li> <li>Systèmes mobiles </li> <li>Transports </li> </ul> <p> &nbsp;<br /> &nbsp;<br /> &nbsp;<br /> &nbsp;<br /> &nbsp;</p> Technologie eGo : votre corps communique http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/technologie-ego Tue, 08 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Gemalto, leader mondial de la sécurité numérique a développé la technologie eGo, dans laquelle votre corps devient un média de communication. Ainsi, un simple contact suffit pour ouvrir une porte, engendrer un paiement électronique ou démarrer un ordinateur. Ce projet de recherche européen compte notamment Atos Origin, Continental, St Microélectronics et l'équipe de recherche POPS du centre Inria Lille - Nord Europe.</p> <p> Cette technologie sans fil permet la transmission de données sans utiliser de câbles électriques. <br /> &quot;La technologie BAN repose sur l’utilisation du champ magnétique créé autour du corps humain quand on touche un objet polarisé électriquement. Pas besoin de faire transiter le signal électrique par le corps. Il suffit d’utiliser ce champs électrique comme ondes porteuses pour transmettre les données. Le signal de communication, par ailleurs très faible, ne fait qu’effleurer le corps.&quot;</p> <a name="eztoc317454_1" id="eztoc317454_1" class="anchor"></a><h3>Comment ?</h3><p> Gemalto a élaboré un module électronique qui comprend un capteur, un circuit similaire à celui d'une carte à puce et un émetteur/récepteur. Ce module n’a pas besoin d’être en contact direct avec le corps pour que le système fonctionne. Il suffit qu’il soit à moins d'1 cm de la peau, intégré par exemple dans une montre, un bijou, un vêtement, une ceinture, etc.<br /> &nbsp;<br /> Lorsque vous touchez un objet compatible avec eGo (clavier d’ordinateur, poignée de portière de voiture, terminal de paiement électronique, etc), un mécanisme d’authentification se met spontanément en place entre le module porté et celui présent dans l’objet touché. Les données de sécurité sont ainsi transmises par la technologie radio UWB (<em>Ultra Wide Band</em>).</p> <a name="eztoc317454_2" id="eztoc317454_2" class="anchor"></a><h3>Quel est l'apport de POPS au sein du projet ?</h3><p>Afin de répondre aux dérives éventuelles, l'équipe de recherche POPS travaille sur&nbsp; la création de &quot;verrous technologiques&quot;. La technologie sans contact induit un rapport différent de l'homme à l'objet : on subit des communications, des actions, sans les avoir forcément initiées. Empêcher l'usurpation, l'utilisation frauduleuse qui pourrait découler de cette technologie est au cœur de la réflexion de POPS.</p> <a name="eztoc317454_2_0_0_0_0_1" id="eztoc317454_2_0_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Source : IT Industrie et Technologies, janvier 2011</h6> Cru 2010 du prix de thèse Gilles Kahn http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/prix-specif Mon, 31 Jan 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le 3 février prochain à Grenoble, trois jeunes chercheurs seront à l’honneur. Ils recevront officiellement, au cours d'une cérémonie associant l'Académie des Sciences, le prix de thèse Gilles Kahn 2010 décerné par la Société des personnels enseignants et chercheurs en informatique de France (Specif). Le premier prix, Xavier Allamigeon, vient d’être recruté dans l’équipe MAXPLUS à Saclay. Les deux lauréats du deuxième prix, Sébastien Bubeck et Stanley Durrleman, ont préparé leur thèse à l'institut avant de poursuivre un post-doc à l’étranger. Coup de projecteur sur ces trois « révélations » 2010. </p> <a name="eztoc92799_1" id="eztoc92799_1" class="anchor"></a><h3>&nbsp;Xavier Allamigeon, lauréat du premier prix</h3><p>&nbsp;</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/scientifiques/images-chapo/portrait-xavier-allamigeon/93512-1-fre-FR/portrait-xavier-allamigeon.jpg" width="110" height="165" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p>Le premier prix Gilles Kahn a été attribué à <strong>Xavier Allamigeon</strong>&nbsp;pour sa thèse&nbsp; intitulée « Analyse statique de manipulations de mémoire par interprétation abstraite - Algorithmique des polyèdres tropicaux, et application à l'interprétation abstraite ». Elle a été effectuée au sein du laboratoire Modélisation et analyse des systèmes en interaction et de l'équipe de recherche SE/IS d'EADS Innovation Works. Xavier Allamigeon a été recruté en septembre à l'institut Saclay – Ile-de-France pour un détachement de trois ans en tant que chargé de recherche dans l’équipe-projet MAXPLUS. &nbsp;</p> <p>«&nbsp;<em>Ce prix Gilles Kahn représente pour moi avant tout une reconnaissance&nbsp;: quand on fait de la recherche, on est un peu «&nbsp;la tête dans le guidon&nbsp;»&nbsp;; on espère que notre travail a de la valeur sans avoir forcément de vision objective. Etre lauréat est d’autant plus satisfaisant que cet événement a suivi l’acceptation de mon dossier par l’Inria pour un détachement. L’informatique est une discipline qui réalise un bon compromis entre théorie et pratique. Il est possible d’appliquer les résultats qu’on a pu découvrir en créant des logiciels et des outils de vérification&nbsp;: c’est ce que j’ai fait au cours de ma thèse chez EADS. C’est pourquoi j’ai souhaité continuer à l’Inria qui est pour moi un institut de référence en mathématiques appliquées et en informatique, et intègre des valeurs importantes à mes yeux : le dynamisme et l’ouverture d’esprit.&nbsp;Les chercheurs y sont encouragés à découvrir d’autres applications de leurs travaux, à ouvrir les perspectives. Je vois mon avenir proche dans la recherche académique, que je trouve très excitante intellectuellement. Pour la suite, en tant qu’ingénieur du corps des Mines, la décision ne dépendra pas que de moi, mais je reste ouvert à toutes les opportunités de carrière&nbsp;</em>» <strong>- Xavier Allamigeon</strong>.</p> <br class="clear" /> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc92799_1_0_0_0_1" id="eztoc92799_1_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Le sujet de Xavier Allamigeon</h6><p class=" text-left"> &nbsp;<strong>Un outil de vérification de logiciel contre les pirates informatiques</strong><br /> Les bugs liés à de mauvaises manipulations de la mémoire d’un logiciel peuvent avoir de graves conséquences, permettant par exemple à un pirate informatique de prendre le contrôle d’une machine. Les conséquences sont d’autant plus dramatiques que le système est critique, comme c’est le cas des avions, des fusées ou des centrales nucléaires. D’où l’importance des travaux comme ceux de Xavier Allamigeon. Ce dernier s’est attaché à développer une approche originale permettant de vérifier automatiquement et de façon exhaustive l’absence de ce type de bugs au cours de la phase test d’un logiciel. Pour ce faire il a établi un lien entre des sujets qui paraissent a priori éloignés&nbsp;: l’algèbre max-plus ou tropicale, pour laquelle l'addition et la multiplication sont remplacées par les opérations comme &quot;2 et 2 font 2&quot; ou &quot;2 fois 3 font 5&quot;, et des techniques avancées de vérification automatique de logiciels. Le point essentiel a été de démontrer l’efficacité des polyèdres tropicaux pour déterminer les propriétés numériques complexes faisant intervenir les opérations min et max sur les données manipulées par les logiciels. Puis, pour automatiser cette approche, il a fallu trouver une manière efficace de faire des calculs sur les polyèdres tropicaux. Xavier Allamigeon a ainsi proposé une meilleure compréhension de leurs propriétés mathématiques et conçu des algorithmes performants pour réaliser des opérations géométriques sur ces objets. Selon le souhait du jeune chercheur, cet outil de vérification est public et sous licence libre. Il est destiné à toute personne créant des logiciels&nbsp;: ingénieur, chercheur, industriels, etc.</p> </div> </div> <a name="eztoc92799_2" id="eztoc92799_2" class="anchor"></a><h3>&nbsp;Sébastien Bubeck,&nbsp; lauréat du deuxième prix</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/scientifiques/images-chapo/portrait-sebastien-bubeck/93509-1-fre-FR/portrait-sebastien-bubeck.jpg" width="110" height="164" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p><strong>Sébastien Bubeck </strong>a obtenu le 2ème prix Gilles Kahn pour l’aspect prometteur de sa thèse « Jeux de bandits et fondations du clustering » (co-encadrée par Rémi Munos de l’équipe de recherche Inria SEQUEL et Cristina Butucea professeure au Laboratoire Paul Painlevé de l'Université de Lille 1). Deux sujets très différents reliant les mathématiques, l’informatique théorique et la statistique.</p> <p>«&nbsp;<em>Ce prix me permet d’être reconnu par la communauté des informaticiens. Je suis mathématicien et, en faisant ma thèse à l’Inria, j’avais ce regard de mathématicien sur un domaine qui est à la frontière entre l’informatique théorique, les mathématiques et la statistique. Cela me plaît d’être à la croisée des chemins, d’avoir conscience que les algorithmes doivent être implémentés sur un ordinateur, appliqués dans le domaine réel. Le point clé du jeu du bandit consiste à modéliser toutes les situations où un compromis doit être trouvé entre la prise de nouvelles décisions et l’exploitation de décisions que l’on sait être bonnes. Par exemple, dans un centre d’appel, quelle question doit poser l’opérateur en premier&nbsp;? Quelle offre faire d’abord au client en ligne&nbsp;? Nos recherches apportent de véritables solutions à ces problèmes&nbsp;</em>» - <strong>Sébastien Bubeck</strong>.</p> <br class="clear" /> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc92799_2_0_0_0_2" id="eztoc92799_2_0_0_0_2" class="anchor"></a><h6>Le sujet de Sébastien Bubeck</h6><a name="eztoc92799_2_0_0_0_3" id="eztoc92799_2_0_0_0_3" class="anchor"></a><h6>Le jeu du bandit</h6><p>Le jeu du bandit,&nbsp;basé sur le principe de l’action-récompense, a été développé dans les années 50. Il modélise de nombreux problèmes concrets en mathématiques appliquées, comme la prise de décision répétée en milieu incertain. Ses algorithmes interviennent dans des phénomènes aléatoires qu’on ne maîtrise pas, comme, par exemple, le placement de bandeaux publicitaires sur une page Internet. Quelle publicité va attirer l’attention de l’utilisateur en premier&nbsp;? Qu'est ce qui se serait passé si on avait présenté au visiteur une publicité différente ? C’est à ce type de questions que les algorithmes de jeu du bandit tentent de répondre. Cette application est déjà utilisée par des entreprises comme Google depuis les années 2000. Le jeu du bandit va permettre d’autres applications non encore disponibles telles que la gestion intelligente des stocks, la recherche efficace d'une fréquence radio ou d’une fréquence de communication pour un dialogue entre téléphones mobiles.</p> </div> </div> <p>La seconde partie de la thèse de Sébastien Bubeck est dédiée au problème de la recherche de «&nbsp;groupes&nbsp;», ou clustering, dans un ensemble de données. En définissant de nouvelles méthodes de classement de données, les travaux de Sébastien Bubeck apportent un nouveau point de vue théorique sur la façon d’analyser les algorithmes de clustering.</p> <a name="eztoc92799_3" id="eztoc92799_3" class="anchor"></a><h3>Stanley Durrleman, lauréat du deuxième prix</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/scientifiques/images-chapo/portrrait-stanley-durrleman/93515-1-fre-FR/portrrait-stanley-durrleman.jpg" width="110" height="163" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p><strong>Stanley Durrleman</strong>&nbsp;a obtenu le 2ème prix Gilles Kahn pour sa thèse intitulée &quot;<em>Statistical models of currents for measuring the variability of anatomical curves, surfaces and their evolution</em>&quot; sous la direction de Nicholas Ayache, Xavier Pennec et Alain Trouvé. C’est à l’université de Nice - Sophia Antipolis, en co-tutelle avec l'ENS Cachan dans l'EPI ASCLEPIOS, qu’il a été doctorant avant de rejoindre l'université d'Utah (USA) en post-doctorat.</p> <p>«&nbsp;<em>Ce prix est d’abord une reconnaissance du travail fourni, même si beaucoup d’autres thèses ont aussi beaucoup de valeur. En termes de visibilité, l’impact est important&nbsp;: ce prix est une aide pour les dossiers de candidatures et les opportunités de collaboration. Il donne un label de qualité et facilite les contacts. Je l’apprécie d’autant plus qu’il porte le nom de Gilles Kahn. C’est un symbole car cet ancien directeur de l’Inria a beaucoup œuvré au rapprochement de l’informatique et des domaines de la biologie et de la santé. Il n’aurait pas renié l’état d’esprit dans lequel j’ai conduit ces travaux avec mes encadrants. Nous avons développé un outil indispensable pour une meilleure compréhension de la variabilité des structures anatomiques au sein de populations. Et pour comprendre l’impact d’une pathologie sur ces structures, il faut faire tourner des algorithmes très sophistiqués afin d’extraire et traiter le volume considérable des informations tirées d’images médicales. </em>» - <strong>Stanley Durrleman</strong>.</p> <br class="clear" /> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc92799_3_0_0_0_4" id="eztoc92799_3_0_0_0_4" class="anchor"></a><h6>Le sujet de Stanley Durrleman</h6><a name="eztoc92799_3_0_0_0_5" id="eztoc92799_3_0_0_0_5" class="anchor"></a><h6>Mieux comprendre les formes anatomiques</h6><p>Cette thèse propose une approche pour analyser et comprendre l’immense variété des formes anatomiques observées dans les images médicales. Ce qui permet, notamment, d’appréhender ce qui distingue une structure saine d’une structure pathologique. Basée sur des outils méthodologiques, numériques et algorithmiques, cette méthode générique - et non plus fonction de chaque pathologie - permet l’analyse systématique de structures anatomiques quelles que&nbsp;soient leur forme&nbsp;(courbes, surfaces, volumes, ensemble de points) et leur topologie. Autre innovation résultant des travaux de Stanley Durrleman&nbsp;: l'analyse statistique de l'évolution de formes à partir de données longitudinales où chaque sujet est observé plusieurs fois dans le temps. Un moyen, par exemple, de détecter de façon systématique les retards de développement liés à l’autisme. Suite à cette thèse, l’outil d’investigation <strong>exoShape</strong>&nbsp;a été mis à la disposition de la communauté scientifique.</p> </div> </div> La 7ème Conférence Internationale IEEE MASS 2010 récompense des chercheurs de l'équipe de recherche POPS http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/conference-ieee-mass-2010 Tue, 18 Jan 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>La 7ème Conférence Internationale d'IEEE MASS sur les systèmes mobiles s'est tenue à San Francisco du 8-12 novembre 2010.</p> <p>Quatre membres de l'équipe de recherche POPS y présentaient une démonstration qui a obtenu le Best Demo Award 2010.</p> <p>L'équipe de recherche POPS étudie des solutions pour rendre plus utilisables (en termes de programmation, d'adaptation ou d'insertion dans les systèmes informatiques classiques) des petits objets appelés <strong>&quot;POPS&quot;</strong>&nbsp;(Petits Objets Portables et Sécurisés). Les réseaux de capteurs sans fils répondent aux besoins croissants d’observations et de contrôle de phénomènes physiques et biologiques de nombreux domaines&nbsp;: industrie, écologie,&nbsp; santé, sécurité,&nbsp; transports ou encore domotique.</p> <p>C'est dans ce contexte que Tony Ducrocq, Julien Vandaele, Nathalie Mitton et David Simplot-Ryl ont présenté une illustration de l’utilisation de SENSLAB, une plateforme d'expérimentation à grande échelle pour les réseaux de capteurs.</p> <a name="eztoc93084_1" id="eztoc93084_1" class="anchor"></a><h3>Qu'est-ce que les réseaux de capteurs sans fil ?</h3><p><strong>Julien Vandaele :</strong>&nbsp;Pour surveiller notre environnement, nous pouvons nous baser sur l'utilisation de capteurs. Il peut s'agir par exemple de capteurs de luminosité, de température, de mouvement, d'accélération, etc. Associés à un microcontrôleur, à une puce radio et à une batterie, ils deviennent un nœud-capteur capable de récolter et de transmettre des données environnementales de manière autonome. Organisés en réseau, un ensemble de nœuds-capteurs est alors capable de surveiller une zone donnée (appelée zone de surveillance), et de remonter l'information par message radio de proche en proche jusqu'à une entité qui traitera cette information.</p> <p>La diminution des coûts matériels ainsi que l’élargissement de la gamme des capteurs disponibles permettent d’étendre le champ d’application des réseaux de capteurs sans fils. </p> <a name="eztoc93084_2" id="eztoc93084_2" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les caractéristiques de la plateforme Senslab ?</h3><p><strong>Julien Vandaele : </strong>Cette plateforme met à disposition 1024 nœuds-capteurs, répartis sur 4 sites en France&nbsp;: Grenoble, Lille, Rennes et Strasbourg. Chacun des sites propose des particularités au niveau du matériel et de la topologie du réseau. Les sites de Lille et Strasbourg disposent d’un certain nombre de nœuds embarqués sur des trains électriques, ce qui permet aux utilisateurs de tester des applications mettant en œuvre des nœuds mobiles.</p> <p>Son utilisation repose principalement sur un portail web permettant de configurer de nouvelles expériences très simplement. Pour cela, l’utilisateur choisit les ressources qu’il souhaite utiliser, fournit les programmes qui s’exécuteront sur les nœuds et peut paramétrer un relevé automatique de données qu’ils lui permettront d’analyser le comportement de son application, comme la consommation d’énergie par exemple.</p> <p>Après avoir planifié sa nouvelle expérimentation, l’utilisateur n’a plus rien à faire. Le déploiement des programmes sur les nœuds-capteurs et leur configuration se fait automatiquement au démarrage de l’expérimentation. À la fin de l’expérimentation, les programmes sont effacés pour assurer la confidentialité des expérimentations et les nœuds sont libérés. Les données relevées automatiquement restent disponibles <em>a posteriori</em>.</p> <a name="eztoc93084_3" id="eztoc93084_3" class="anchor"></a><h3>Quelle application avez-vous choisie pour la conférence ?</h3><p><strong>Julien Vandaele : </strong>L'idée était de soumettre une démonstration d'un cas concret d'utilisation des réseaux de capteurs. L'objectif était de montrer que Senslab permettait d’évaluer des applications de réseaux de capteurs à grande échelle. Nous avons développé une application de géolocalisation que nous avons faite tourner &nbsp;sur la plateforme de Lille. On a pris l'exemple de coyotes qu'on voudrait traquer dans le parc national du Yosemite. On utilise pour cela des capteurs dits &quot;ancres&quot; déployés sur une zone pré-définie. Puis on équipe les coyotes d'un nœud-capteur, de façon à tracer leur mobilité. Une des &quot;ancres&quot; a pour rôle de récupérer les données captées par le réseau et de les transmettre à une unité de collecte ou de calcul. Cela permet, en temps réel ou a posteriori, d'analyser le chemin emprunté par le coyote, de savoir s'il a rencontré d'autres coyotes... De cette manière, nous avons pu expérimenter les algorithmes utilisés dans cette application sur le site de Lille en utilisant les nœuds fixes de la grille comme &quot;ancres&quot;, et en simulant le déplacement des coyotes grâce aux nœuds embarqués sur les trains.</p> <a name="eztoc93084_4" id="eztoc93084_4" class="anchor"></a><h3>Quelles perspectives pour Senslab ?</h3><p><strong>Julien Vandaele : </strong>La plateforme SensLab n’est à ce jour ouverte qu’aux bêta-testeurs mais suscite déjà un grand intérêt auprès de la communauté internationale. De nombreuses personnes ont aujourd’hui assisté aux tutoriaux menés sur la plateforme. Beaucoup d’autres sont inscrites sur les listes pour les tutoriaux à venir. Bien que n’étant pas complètement ouverte, SensLab comptabilise déjà 53 comptes utilisateurs, intéressant aussi bien des académiques (de nombreuses écoles et universités souhaitent faire faire des TP sur la plateforme&nbsp;: HEI, université de Berkeley, université de Strasbourg, Université de Lille1, etc) que des industriels. L’objectif est de faire de Senslab un outil de référence dans la communauté des réseaux de capteurs.</p> L'Academie Royale d'Ingenierie récompense un chercheur Inria http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/un-chercheur-inria-a-la-york-university Thu, 13 Jan 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Stéphane Ducasse, Directeur des recherches pour l'équipe Rmod, s'est vu attribué le Distinguished Visiting Fellowship Award<strong>. </strong></p> <p>L'objectif de cet Award est multiple : </p> <ul> <li>Favoriser des initiatives communes et complémentaires qui pourraient former la base pour de futures collaborations et alliance stratégique de recherches</li> <li>Permettre le partage des derniers développements, expériences et&nbsp;connaissances diverses du secteur de l'ingénierie et de la technologie</li> </ul> <p>C'est dans ce contexte d'échanges et de collaborations internationales que Stéphane Ducasse s'est vu discerné un prix de visiteur émérite, par l'Academie Royale d'Ingenierie (<a href="http://www.raeng.org.uk/research/researcher/dvfs/default.htm" target="_blank">Distinguished Visiting Fellowship Award</a>). </p> <p>Comme appui d'une équipe de recherche anglaise à la York University, il partagera pendant trois semaines le quotidien de l'équipe de <a href="http://www-users.cs.york.ac.uk/%7Emanuel/Manuel_Oriols_Website/Profile.html" target="_blank">Manuel Oriol</a>, dont les recherches portent sur le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nie_logiciel" target="_blank">génie logiciel</a>&nbsp;et les tests automatiques en génie logiciel.</p> l’IEEE Communication Magazine dédie un numéro spécial à l'Internet des objets http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/l-internet-des-objets Thu, 09 Dec 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>David Simplot-Ryl, responsable scientifique de l'équipe de recherche POPS et délégué scientifique du centre de recherche Inria Lille - Nord Europe est co-rédacteur et invité d'un numéro spécial de <em>IEEE Communications Magazine</em>&nbsp;sur le thème &quot;Internet des objets&quot;.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>&quot;Avec l’Internet des objets, c'est un nouveau monde qui s'offre à nous : tout objet est susceptible d'être «&nbsp;identifié&nbsp;», de communiquer entre eux et de faire partie intégrante de l’Internet&quot;. </p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>La finalité fonctionnelle de ce sujet&nbsp; vise à fournir un aperçu global sur l'état de l'art en matière de technologie, d'applications et de normalisation dans le domaine de l'Internet des objets ; et à présenter un aperçu des possibilités de recherche et des défis futurs dans ce domaine. Le numéro spécial examinera l'enquête initiale et les articles de recherche rédigés dans un style tutoriel.&quot; <a href="http://dl.comsoc.org/ci1/info/cfp/cfpcommag1111.htm" target="_blank">Lire l'article&nbsp;</a></p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>Selon &quot;the Journal Citation Report&quot; (édition 2004) publié par &quot;the Institute for Scientific Information&quot;<em>IEEE, Communications Magazine</em>&nbsp;est le troisième journal le plus cité dans les télécommunications, et le dix huitième en génie électrique et électronique. </p> </div> </div> Le prix de la meilleure thèse en biométrie décerné à une chercheuse du centre de recherche Inria Lille – Nord Europe http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/prix-de-these-en-biometrie Thu, 09 Dec 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Les données d’expression de gènes représentent actuellement un enjeu essentiel aussi bien en génétique humaine qu’animale. L’analyse statistique de ces données représente un point clé pour leur interprétation biologique. Guillemette Marot, maître de conférences sur un poste de chaire entre l’université Lille 2 et le centre de recherche Inria Lille - Nord Europe, s’est penchée sur cette problématique durant sa thèse. Un travail récompensé par le prix de meilleure thèse 2010 en biométrie, le 18 novembre dernier.</p> <a name="eztoc66710_1" id="eztoc66710_1" class="anchor"></a><h3>Dans quel cadre avez-vous reçu ce prix&nbsp;?</h3><p><strong>Guillemette Marot :</strong>&nbsp;La Société Française de Biométrie lance tous les deux ans un appel aux jeunes docteurs biostatisticiens à envoyer deux exemplaires de leur thèse et quelques rapporteurs sélectionnent la meilleure thèse dans le domaine. La remise du prix se fait à la fin de la journée Jeunes Chercheurs, consacrée à la présentation des travaux réalisés par de jeunes biométriciens et biométriciennes dans le cadre de leur thèse.</p> <a name="eztoc66710_2" id="eztoc66710_2" class="anchor"></a><h3>Où avez-vous réalisé votre thèse&nbsp;?</h3><p> <strong>Guillemette </strong><strong>Marot </strong><strong>:</strong>&nbsp; J'ai principalement réalisé ma thèse à l'INRA de Jouy-en-Josas, sous la direction de Jean-Louis Foulley et Florence Jaffrézic. J' ai également passé six mois à Biomathematics and Statistics Scotland en Ecosse au début de ma deuxième année de thèse. J'y ai travaillé avec Claus-Dieter Mayer avec qui j'ai continué à collaborer à mon retour en France. Je tiens à remercier ces trois directeurs de thèse car une grande partie du mérite de ce prix leur revient. <br /> &nbsp;</p> <a name="eztoc66710_3" id="eztoc66710_3" class="anchor"></a><h3>Quel était le sujet de recherche&nbsp;?</h3><p> <strong>Guillemette </strong><strong>Marot </strong><strong>:</strong>&nbsp; La modélisation statistique pour l’analyse de données d’expression de gènes. Les puces à ADN&nbsp; permettent d’étudier simultanément l’expression de plusieurs milliers de gènes. Ces expériences sont de plus en plus utilisées pour comprendre le fonctionnement des cellules et permettent par exemple de rechercher des gènes impliqués dans certaines maladies. L'analyse de ces expériences pose de véritables problèmes statistiques car on recherche des résultats sur plusieurs milliers de gènes simultanément à partir d'un tout petit nombre d'individus. <br /> &nbsp;</p> <a name="eztoc66710_4" id="eztoc66710_4" class="anchor"></a><h3>Comment avez-vous valorisé vos résultats de recherche ?</h3><p> <strong>Guillemette </strong><strong>Marot </strong><strong>:</strong>&nbsp;Je les ai valorisé via des articles dans des revues internationales mais aussi des packages diffusés sur le site officiel du logiciel R. L'implémentation de ces packages encourage l'utilisation de modèles qui peuvent paraître parfois compliqués, mais sont très utiles pour l'analyse des données. <br /> &nbsp;</p> <a name="eztoc66710_5" id="eztoc66710_5" class="anchor"></a><h3>Votre travail est à la confluence entre les mathématiques et la biologie…</h3><p><strong>Guillemette </strong><strong>Marot </strong><strong>:</strong>&nbsp;Oui, et l’une des difficultés de la biostatistique est justement de converger vers un langage commun entre des mathématiciens appliqués et des biologistes. C'est cependant très enrichissant et j'espère continuer à développer cette interface entre biologie et statistique au sein de mon nouveau poste, ce qui devrait être facilité par ma double appartenance, d'une part à l'équipe MODAL d'Inria, d'autre part à l'équipe de Santé Publique à la faculté de médecine.</p> Inria acteur et partenaire actif du PICOM http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/pole-de-competitivite-des-industries-et-du-commerce Mon, 06 Dec 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Créé en 2006, le pôle de compétitivité des Industries du Commerce (PICOM) associe entreprises de la distribution, PME innovantes, Universités, écoles d’ingénieur et organismes de recherche. Résolument orienté ‘usages', son ambition est de devenir une référence mondiale pour le commerce du futur.&nbsp;</p> <div class="object-left xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://static.inria.fr/www/videos/Lille/itw_arnaud_mulliez.flv&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> <p>Depuis sa création, le centre de recherche Inria Lille - Nord Europe participe de manière active à la vie du PICOM, que ce soit par la participation au Conseil de Gouvernance, au Conseil Scientifique et Technique, par la présence des équipes de recherche de l’Inria dans plusieurs projets collaboratifs labélisés par le pôle (citons les projets <a href="/" target="_self">Cappucino</a>, <a href="/centre/lille/innovation/rii/les-industries-du-commerce/demos/icom-inventaire-efficace-en-magasin" target="_self">ICOM</a>, <a href="/centre/lille/innovation/rii/les-industries-du-commerce/demos/colivad-modelisation-et-optimisation-de-la-chaine-logistique" target="_self">Colivad</a>&nbsp;…), ou encore par l’organisation de manifestations communes comme par exemple les rencontres Inria - Industries sur le thème ‘Industries du commerce’ organisées en 2009.</p> <p>En adéquation avec sa première priorité scientifique (infrastructure logicielle pour l’intelligence ambiante), le centre de recherche Inria Lille - Nord Europe est plus que jamais partenaire du PICOM pour inventer aujourd’hui le commerce de demain.</p> Les nouveaux enjeux des systèmes sur puce http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/enjeux-des-systemes-sur-puce Fri, 26 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Peu connus du grand public, les&nbsp;systèmes embarqués sur puce jouent un rôle important dans le quotidien des hommes. Il suffit de regarder autour de soi pour comprendre l’importance qu’ils revêtent : Téléphone portable, GPS, console multimédia...Trois chercheurs de l'équipe de recherche DART ont reçu le &quot;Best paper Award&quot;, lors de la conférence &quot;System on chip 2010&quot;. L'un d'entre eux, Abdoulaye Gamatié nous éclaire sur les enjeux&nbsp;de ce domaine.</p> <a name="eztoc61816_1" id="eztoc61816_1" class="anchor"></a><h3>Abdoulaye, pouvez-vous vous présenter&nbsp;en quelques mots&nbsp;?</h3><p class=" text-justify"><strong>Abdoulaye Gamatié :</strong>&nbsp;Je suis chargé de recherche au CNRS et membre de l'équipe-projet DART. Mon activité de recherche porte sur les méthodologies et les outils ayant pour but de faciliter la conception fiable des systèmes embarqués en général.</p> <a name="eztoc61816_2" id="eztoc61816_2" class="anchor"></a><h3>Quel est votre parcours dans la recherche ? </h3><p class=" text-justify"><strong>Abdoulaye Gamatié :</strong>&nbsp;Après avoir préparé un doctorat en informatique à l'institut Rennes Bretagne Atlantique, j'ai travaillé à l'Université de Rennes 1 comme ATER (Attaché temporaire d’enseignant recherche). Ensuite, j'ai effectué un post-doctorat au sein de l’Inria Futurs à Lille. Je suis aujourd’hui chargé de recherche CNRS, et membre de l’équipe DART à Lille.</p> <a name="eztoc61816_3" id="eztoc61816_3" class="anchor"></a><h3>Que fait l'équipe DART ?</h3><p class=" text-justify"><strong>Abdoulaye Gamatié :</strong>&nbsp;Notre équipe-projet s'intéresse à la direction novatrice suivante : utiliser un paradigme de programmation à parallélisme de données pour les applications TSI. Celles-ci sont principalement développées sur des systèmes embarqués avec des unités de calcul à hautes performances telles que des processeurs de traitement de signal (DSP) ou des unités parallèles SIMD. &nbsp;Les systèmes embarqués sur puce sont aujourd'hui largement présents dans les appareils &nbsp;électroniques que nous utilisons quotidiennement. Un exemple emblématique est la téléphonie mobile qui propose une riche palette&nbsp;d’applications (musique, vidéo, photographie, internet, etc.). Ces applications partagent un support commun d’exécution&nbsp;: une puce électronique. L’enjeu pour nous est de répondre aux exigences de performance tout en réduisant la consommation d'énergie d'un système, et cela pour un coût réduit. Pour répondre à ce paradoxe, l'équipe de recherche DART fait usage et contribue aux technologies d'ingénierie dirigée par les modèles.</p> <a name="eztoc61816_4" id="eztoc61816_4" class="anchor"></a><h3>Avec qui avez-vous&nbsp;écrit ce papier ?</h3><p><strong>Abdoulaye Gamatié : </strong>Adolf Abdallah, doctorant qui a réalisé sa thèse sur ce sujet, et Jean-Luc Dekeyser, reponsable de l'équipe&nbsp;de recherche DART.</p> <a name="eztoc61816_5" id="eztoc61816_5" class="anchor"></a><h3>Sur quel environnement travaillez-vous&nbsp;?</h3><p class=" text-justify"><strong>Abdoulaye Gamatié : </strong>Notre solution est définie au sein de l'environnement Gaspard2.&nbsp;C’est une plateforme <em>open-source</em>&nbsp;de co-<em>design</em>&nbsp;: elle permet de modéliser simultanément une application et l’architecture sur laquelle elle va s'exécuter. C’est une approche de conception basée sur des modèles abstraits reflétant certaines caractéristiques d'un système. Cela comprend les fonctionnalités et informations de la plateforme&nbsp;matérielle et logicielle.&nbsp;Cet environnement, créé par DART permet au concepteur de faire le design du système en intégrant toutes les exigences. Thalès, le Commissariat à l’énergie Atomique et Valéo figurent parmi nos collaborateurs.</p> <a name="eztoc61816_6" id="eztoc61816_6" class="anchor"></a><h3>Quelle est la difficulté majeure&nbsp;?</h3><p class=" text-justify"><strong>Abdoulaye Gamatié : </strong>Les systèmes embarqués et plus particulièrement les systèmes de traitement de signal intensifs (traitement audio/vidéo, reconnaissance vocale, télécommunications...) doivent fournir des performances de plus en plus importantes, consommer moins d'énergie et dans un coût réduit. Ces besoins contradictoires augmentent la complexité des systèmes, bien que les délais de mise sur le marché soient de plus en plus courts.</p> Le parcours Recherche, Innovation et Créativité se poursuit à EuraTechnologies http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/les-masters-informatique-a-euratechnologies Thu, 18 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p> Dans le cadre d'une initiation &quot;Recherche et Innovation&quot; 130 étudiants en Master Informatique à l'<a href="http://www.univ-lille1.fr/" target="_self">Université Lille 1</a>&nbsp;ont découvert&nbsp;le monde de la recherche le 12 octobre dernier.&nbsp;<br /> Dans la continuité de cette journée, l'Inria propose à ces étudiants de poursuivre cette découverte à EuraTechnologies.</p> <p>Durant la journée du 12 octobre,&nbsp;les étudiants ont&nbsp;rencontré des chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs de recherche, directeurs de laboratoires de recherche, doctorants et post doctorants, français et étrangers. </p> <p>Dix-sept démonstrations leur étaient proposées.&nbsp;Afin de compléter cette première journée, les étudiants poursuivront ce parcours découverte à <a href="http://www.euratechnologies.com/" target="_blank">EuraTechnologies</a>.&nbsp;</p> <p>Pôle d’excellence économique dédié aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), EuraTechnologies a pour ambition de rassembler en un même lieu des entreprises, de la jeune pousse à l'entreprise internationale, et de leur offrir un panel de services innovants.</p> <p>L'objectif de cette visite est&nbsp;de permettre aux étudiants&nbsp;d'appréhender la confrontation des chercheurs aux enjeux industriels majeurs du moment. Découverte des dernières innovations, recontres et échanges avec des entrepreneurs seront au&nbsp;cœur de cet après-midi.</p> Sécurité des systèmes d'information http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/securite-des-systemes-d-information Mon, 15 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Digiport, en partenariat avec l'Inria et les observatoires zonaux de la sécurité des systèmes d'information (OZSSI), ont organisé le 8 novembre dernier sur le plateau Inria d'EuraTechnologies une conférence sur la sécurité des systèmes d'informations avec l'intervention de Jean-Yves Marion, directeur du Laboratoire Haute Sécurité de Nancy. </p> <p>Devant le succès de l'événement, une prochaine conférence sur le thème de la sécurité informatique est en préparation. Si vous souhaitez qu'un sujet particulier soit abordé durant cette conférence, n'hésitez pas à le soumettre au service relations industrielles et valorisation&nbsp;d'Inria. </p> Bavardages et applications web dynamiques sont plébiscités http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/les-travaux-de-l-equipe-rmod-primes-par-l-esug Mon, 08 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le livre <em>Dynamic Web Development with Seaside</em>&nbsp;sur les travaux de l’équipe RMOD a été primé par le groupe d’utilisateurs Smalltalk (bavardage en français). Au cœur de la plateforme Seaside pour le développement d’applications web dynamiques, se trouve Pharo, un des «&nbsp;logiciels phares&nbsp;» du centre.</p> <p><a href="/centre/lille/recherche/plates-formes-et-logiciels-phares/logiciels-phares" target="_self">Pharo</a>, développé par l’équipe RMOD de l’Inria, commune avec l’Université Lille 1 – Sciences et Technologies et le CNRS, est un langage inspiré de Smalltalk (bavardage en français), un des langages fondateurs de la programmation orientée objet dans la ligne de Simula qui fût le tout premier langage objet.</p> <p>Utilisé par plusieurs groupes de recherche, des universités et des sociétés au niveau mondial, Pharo est l’environnement de développement employé pour Seaside, une plateforme en logiciel libre pour développer des applications dynamiques pour le Web. Co-écrit par Stéphane Ducasse, directeur de recherche Inria et responsable de l’équipe RMOD, le livre «&nbsp;Dynamic Web Development with Seaside&nbsp;» a été élu meilleur livre par l’ESUG, le groupe européen des utilisateurs de Smalltalk. </p> Parcours de chercheurs, parcours d'entrepreneurs http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/fete-science-2010-lille Thu, 21 Oct 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Le centre de recherche Inria Lille – Nord Europe et EuraTechnologies s’associent à l’occasion de la Fête de la Science pour offrir aux élèves de 1ère S une approche des sciences numériques conviviale et interactive.</p> <p>Les 21 et 22 octobre à EuraTechnologies, pôle d’excellence économique dédié aux Technologies de l’Information et de la Communication.</p> <a name="eztoc16875_1" id="eztoc16875_1" class="anchor"></a><h3>Les objectifs de cette opération :</h3> <ul> <li>Sensibiliser les lycéens de 1ère S aux enjeux des sciences informatiques en échangeant avec les acteurs de la recherche (Inria) et les acteurs économiques (sociétés implantées à EuraTechnologies).</li> <li>Leur montrer des exemples concrets d’applications. </li> <li>Leur faire connaître la palette des métiers dans le domaine des sciences informatiques.</li> <li>Leur faire rencontrer de jeunes entrepreneurs présents à EuraTechnologies qui ont créé leur société dans ce domaine.</li> </ul> <a name="eztoc16875_2" id="eztoc16875_2" class="anchor"></a><h3>Le parcours de 2 heures :</h3> <ul> <li>Plateau de démonstrations Inria </li> <li>Espace échanges avec des entrepreneurs</li> <li>Espace échanges avec des chercheurs</li> </ul> <p>Et une conclusion dans l’auditorium par Raouti Chehih, directeur d’EuraTechnologies et Akim Oural, président du conseil de quartier des Bois-Blancs.</p> Parcours Recherche, Innovation et Créativité http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/parcours-ric Tue, 12 Oct 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>130 étudiants de Master de l'Université de Lille 1 partent à la découverte de la recherche.</p> <p> Dans le cadre d'une initiation &quot;Recherche et Innovation&quot; 130 étudiants Master à l'<a href="http://www.univ-lille1.fr/" target="_self">Université Lille 1</a>&nbsp;découvriront, le 12 octobre, le monde de la recherche grâce à une journée dédiée. <br /> &nbsp;Au programme : échanges avec chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs de recherche, directeurs de laboratoires de recherche, doctorants et post doctorants, français et étrangers et un parcours de démonstrations, 17 au total. Nos chercheurs sont impliqués dans ce parcours ainsi que notre centre qui accueillera ces étudiants tout comme l'IRCICA, TELECOM Lille 1 et le LIFL.</p> Des modèles mathématiques pour vendre le bon produit, au bon prix, au bon moment... et au bon client http://www.inria.fr/recherches/actualites/modeles-mathematiques-pour-mieux-vendre Tue, 28 Sep 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Luce Brotcorne, chargée de recherches à l’Inria depuis 2009, est membre de l’équipe-projet DOLPHIN. Son domaine est la gestion de revenu, et notamment la détermination des tarifs, discipline pour laquelle elle propose une approche novatrice prenant en compte explicitement le comportement des consommateurs.&nbsp;</p> <a name="eztoc36898_1" id="eztoc36898_1" class="anchor"></a><h3>Sur quelles problématiques portent vos recherches&nbsp;?</h3><p><strong>Luce Brotcorne :</strong>&nbsp;C’est la gestion de revenu, plus connue sous le terme <em>yield management</em>. Une problématique sur laquelle travaillent essentiellement les chercheurs anglo-saxons. Elle consiste à développer une stratégie permettant de vendre le bon produit, au bon client, au bon prix et au bon moment. Soit, pour une compagnie aérienne par exemple, savoir combien de sièges proposer, à quel tarif, durant une période donnée. Le lien avec l’aviation n’est pas fortuit car cette discipline est née dans les années quatre-vingt, au moment de la dérégulation du transport aérien. On la subdivise en quatre axes&nbsp;: l’estimation de la demande, la surréservation (<em>overbooking</em>), l’allocation de la capacité et enfin la tarification. C’est sur ce dernier point que je me suis plus particulièrement spécialisée.</p> <a name="eztoc36898_2" id="eztoc36898_2" class="anchor"></a><h3>Sur quoi porte votre effort&nbsp;?</h3><p><strong>L. B. :&nbsp;</strong>Sur une approche nouvelle de la tarification, élaborée initialement avec des collègues de Bruxelles et de Montréal mais que je poursuis aujourd’hui à l’Inria. Classiquement, dans une logique économique, c’est à partir des données historiques d’une compagnie que l’on estimait la demande, ce qui amenait à déterminer un tarif. Cette approche est devenue obsolète car, avec internet, le client a la possibilité de comparer les prix, de voir l’incidence d’un départ avancé ou plus tardif, etc. Bref, il développe une stratégie qui peut dépendre, en plus du tarif lui-même, des horaires, de l’attente entre les correspondances ou de sa fidélité à une compagnie. L’originalité de notre démarche consiste à intégrer explicitement ce comportement-là dans la problématique de la détermination des tarifs. Nous sommes les seuls à travailler sur cette logique actuellement. Elle nous a conduits à considérer des problèmes d’optimisation mathématique à deux niveaux.</p> <a name="eztoc36898_3" id="eztoc36898_3" class="anchor"></a><h3>Pourquoi deux niveaux&nbsp;?</h3><p><strong>L. B. :&nbsp;</strong>Parce que, en ce qui concerne le problème de la maximisation du revenu d'une compagnie, la demande est calculée en résolvant un deuxième problème : celui de l’optimisation des clients qui maximisent leurs fonctions d'utilité. D'où les deux niveaux. C’est le sujet principal de mon HRD. Utiliser ce type d’outil complexe permet aux décisionnaires de voir des interactions là où elles n’auraient, auparavant, pas été aussi apparentes.</p> <a name="eztoc36898_4" id="eztoc36898_4" class="anchor"></a><h3>Qui utilise cette approche de la tarification aujourd’hui&nbsp;?</h3><p><strong>L. B. :&nbsp;</strong>A l’heure actuelle, principalement Thalys, <em>via</em>&nbsp;la <em>start-up</em><a href="http://www.expretio.com/" target="_blank">&nbsp;Expretio</a>, créée à Montréal. On a des contacts avec des compagnies aériennes mais il leur faudra du temps pour changer de pratiques à ce point, surtout chez les poids lourds du secteur. C’est un domaine où l’offre logicielle est déjà très importante, contrairement à ce qui existait dans le rail. C’est pourquoi il nous a été plus facile d’imposer notre approche d’optimisation mathématique à deux niveaux sur ce marché du ferroviaire.</p> <a name="eztoc36898_5" id="eztoc36898_5" class="anchor"></a><h3>Peut-on dire que vous avez transposé au rail un outil conçu pour l’aérien&nbsp;?</h3><p><strong>L. B. :&nbsp;</strong>Non, c’est un nouvel outil car on a dû s’adapter aux particularités du ferroviaire. Le paradigme en soi est assez généraliste, ce qui signifie qu’il pourra convenir à nombre de contextes mais il faudra toujours passer par une adaptation aux spécificités et contraintes de chaque domaine. Un réseau ferré est très différent de celui d’une compagnie aérienne, les contraintes liées au taux de remplissage n’ont rien à voir, les tarifs changent moins souvent, etc. C’est encore plus évident dans le domaine de l’énergie dont les spécificités sont très marquées. La maximisation du revenu y est importante, mais les sociétés sont également confrontées à la congestion potentielle de leur réseau&nbsp;si tous les clients consomment au même moment. Etaler les pics est donc un objectif qu’elles doivent prendre en compte dans la détermination des tarifs. Pour l’heure, nous n’en sommes qu’au stade exploratoire mais cela suppose d’élaborer un outil à la fois bi-niveau et multiobjectif, ce qui entre totalement dans l’axe de l’équipe Dolphin de l’Inria.&nbsp;</p> David Simplot-Ryl nommé auditeur à l'Institut des Hautes études pour la science et la technologie http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/david-simplot-ryl-a-l-ihest Fri, 10 Sep 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Depuis juillet 2010, David Simplot-Ryl est auditeur à l'Institut des Hautes études pour la science et la technologie.</p> <p>David Simplot-Ryl est professeur en informatique à l'Université des Sciences et Technologies de Lille, responsable de l'équipe-projet POPS à l'institut. Ses travaux portent sur les systèmes et réseaux pour petits objets portables et sécurisés comme les cartes à microprocesseur, les étiquettes RFID ou les capteurs communicants.</p> Découvrez les photos étonnantes prises par le personnel de notre centre de recherche… http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/photographes-de-talent Wed, 01 Sep 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>A l'occasion du rendez-vous interne estival qui réunit chaque année l'ensemble du personnel du centre lillois, un concours photo a été organisé intitulé &quot;Instantanés du Centre Inria Lille - Nord Europe&quot;.</p> <a name="eztoc17149_1" id="eztoc17149_1" class="anchor"></a><h3>Trois catégories&nbsp; :</h3> <ul> <li>Art et Recherche,</li> <li>Informatique ; passé, présent, futur</li> <li>Vie quotidienne.</li> </ul> <p>Devant le talent de nos photographes, nous avons souhaité faire partager avec le plus grand nombre les photos sélectionnées par le jury composé de chercheurs et personnels administratifs.</p> UbInnov primée au concours OSEO http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/ubinnov-primee Thu, 08 Jul 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>A l'occasion de la 12e édition du concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes, UbInnov a été distingué dans la catégorie &quot;Projets en émergence&quot;.</p> <p class=" text-justify">UbInnov, projet de start-up en incubation, est issue des travaux de l'<a href="http://adam.lille.inria.fr/" target="_blank">équipe ADAM</a>&nbsp;et portée par Nicolas Dolet. Le concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes est une pièce majeure du dispositif de soutien à l'innovation. Il est organisé par le ministère de l’<a href="http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/" target="_blank">Enseignement supérieur et de la Recherche</a>, en partenariat avec <a href="http://www.oseo.fr/" target="_blank">OSEO</a>. Sa vocation est de détecter et faire émerger des projets de création d’entreprises de technologies innovantes et soutenir les meilleurs d’entre eux grâce à une aide financière et un accompagnement adapté.</p>