http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/(view_mode)/rss fr Les actualités d'Inria Grenoble - Rhône-Alpes Retrouvez toutes les actualités du centre de recherche Inria Grenoble - Rhône-Alpes Sun, 25 Nov 2012 19:08:02 GMT Mon, 03 Dec 2012 00:09:07 +0100 L'émergence de la réalité augmentée, à la frontière du réel et du virtuel http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/l-emergence-de-la-realite-augmentee-a-la-frontiere-du-reel-et-du-virtuel Sun, 25 Nov 2012 19:08:02 GMT ]]> <p>La simulation interactive d’environnements réels ou imaginaires se développe depuis les années 1980. D’abord l’apanage des jeux vidéo, elle est désormais utilisée dans des simulateurs de toutes sortes (camion, super-tanker, train, avion), les visites de sites virtuels (musées, sites archéologiques) ou pour soigner (phobies, troubles de l’équilibre, etc.). Outre les progrès en matière d’images de synthèse, indispensables pour ces applications, c’est la miniaturisation qui a révolutionné les usages.</p> <p><strong>Témoignages de Jean-Dominique Gascuel et Jacques Lemordant</strong>, respectivement spécialistes de synthèse d’images pour la réalité virtuelle (équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/maverick" target="_blank">Maverick</a>) et des technologies web et de la création de contenus pour la réalité augmentée (équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/representation-et-traitement-des-donnees-et-des-connaissances/tyrex" target="_blank">Tyrex</a>).</p> <br class="clear" /> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/salle-prv-grenoble/584978-1-fre-FR/salle-prv-grenoble_medium.jpg" width="200" height="137" alt="Projection immersive, Inria à Grenoble en 1999" title="Projection immersive, Inria à Grenoble en 1999" /> </span> <span class="legende"> Immersion 3D avec lunettes stéréo actives et calculateur graphique haute performance - <cite>© Inria / Photo R. Lamoureux </cite> </span> </p></div> <p>En 1999, le centre Inria de Grenoble était un des premiers en France à s’équiper d’une salle de réalité virtuelle (un investissement de 1,5 million d’euros) dans laquelle les chercheurs inventaient le futur avec gants tactiles, bras à retour d’efforts et lunettes stéréoscopiques. </p> <p>Dix ans plus tard, on pouvait équiper un PC d’une carte graphique et atteindre une puissance de calcul qui permettait à tout un chacun d’interagir dans ces environnements, à moindre coût. </p> <br class="clear" /> <a name="eztoc584783_1" id="eztoc584783_1" class="anchor"></a><h3>De la réalité virtuelle à la réalité augmentée</h3><p>Parallèlement, à partir de 1990, les objets synthétiques 3D tentaient de s’intégrer au monde réel donnant naissance à ce qu’on appelle la réalité augmentée. </p> <p>Cette fois, on est dans notre environnement mais grâce à des images ou des sons de synthèse, on l’enrichit en temps réel, on y superpose des informations et des éléments virtuels. Par exemple, des informations peuvent être affichées sur l’écran d’un téléphone mobile, superposées à l’image fournie par sa caméra. Autre exemple : la loupe magique d’un chirurgien qui superpose des informations médicales sur l'image d'un organe pendant une opération.</p> <p>En fait, la technologie a fait un véritable bond en avant et les applications en situation de mobilité se sont multiplié grâce aux téléphones mobiles dont les chercheurs ont détourné les incroyables équipements. L’iPhone, en 2007, a créé la surprise en proposant un écran tactile ouvrant la voie à des applications graphique et audio. Puis, dès 2010, des gyroscopes (capteurs de mouvements angulaires) produits par ST Micro ont été intégrés permettant de connaître en 3D la position et les mouvements du mobile. </p> <p> Et aujourd’hui, tous les capteurs (magnétomètres, gyroscopes, accéléromètres, capteur de pression, caméra, micro, GPS) qui équipent les téléphones haut de gamme donnent une multitude d’informations sur l’environnement. <br /> On peut déterminer précisément dans quel contexte urbain on se trouve et y ajouter des éléments virtuels ou des données du web, géolocalisées, sonores ou visuelles, sur la ville, ses habitants, ses monuments, son passé, des directions de navigation... On peut par exemple remplacer un bâtiment pour imaginer une nouvelle construction en situation, donner des précisions sur un lieu, aider des déficients visuels à se déplacer en ville, etc. </p> <p>N’oublions pas néanmoins que ces progrès n’auraient pas été possibles sans les nombreux travaux menés depuis les années 1990 autour du web et des technologies XML, qu’utilise par exemple la cartographie OpenStreetMap, un des exemples phare du mouvement open data (données publiques ou privées, libres d’accès). Et l’avenir de la réalité augmentée passe par des outils de création du contenu web, nécessaires à toute application.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>La réalité augmentée audio pour aider les malvoyants</strong></p> <p>En exploitant les technologies du web et celles des téléphones mobiles, les chercheurs de l’équipe Tyrex d’Inria Grenoble ont développé une <a href="/centre/grenoble/actualites/guider-les-malvoyants-avec-la-realite-augmentee-audio" target="_blank">application mobile de réalité augmentée audio</a>&nbsp;pour guider les malvoyants lors de parcours dans des bâtiments. </p> <p>Des expérimentations ont été réalisées à Grenoble et à Osaka cette année. </p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/demo-wam-chapo/409327-1-fre-FR/demo-wam-chapo_medium.jpg" width="200" height="150" alt="Démonstration de l'équipe WAM à la Gare de Grenoble" title="Démonstration de l'équipe WAM à la Gare de Grenoble" /> </span> </p></div> <p>L’application développée initialement dans le cadre d’un projet du pôle de compétitivité <a href="http://www.minalogic.com/" target="_blank">Minalogic</a>&nbsp;est maintenant financée par l’Union européenne. Elle utilise un système de localisation de la personne en temps réel, avec une précision de l’ordre du pas, grâce aux différents capteurs d’un smartphone et à une cartographie <a href="http://openstreetmap.fr/" target="_blank">OpenStreetMap</a>&nbsp;embarquée. Le système s’adapte au rythme de la marche, recale la position et corrige l’orientation à l’aide de la carte. </p> <p>A la clé, des messages de guidage en temps réel sous forme vocale et audio sans couper l’utilisateur de l’environnement sonore réel. <a href="http://www.youtube.com/watch?v=h2b8yfCauZ8" target="_blank">Démonstration en vidéo</a>.</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc584783_1_1" id="eztoc584783_1_1" class="anchor"></a><h4><strong>ET DANS 20 ANS ?</strong></h4><p><strong>Jacques Lemordantt</strong>, enseignant-chercheur à l'université Joseph Fourier, Grenoble / équipe de recherche Inria <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/representation-et-traitement-des-donnees-et-des-connaissances/tyrex" target="_blank">Tyrex</a></p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:73px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/innovation/images-corps/jacques-lemordant-portrait/355257-2-fre-FR/jacques-lemordant-portrait_small.jpg" width="67" height="100" alt="Jacques Lemordant" title="Jacques Lemordant" /> </span> </p></div> <p>« La réalité augmentée est un marché très prometteur qui attise les convoitises de grands groupes comme Google, Apple, Sony et de jeunes pousses comme Wikitude, Layar, Metaio qui développent des navigateurs de type réalité augmentée pour téléphones mobiles.</p> <p>La navigation piétonne notamment dans les centres commerciaux est l’enjeu le plus important en raison des recettes publicitaires que cela pourrait générer : la connaissance de la proximité de tel ou tel magasin ou produit devient une information essentielle. Outre ces applications marketing, d’ici 5 ans, on peut espérer que la navigation en ville aussi bien en extérieur qu’en intérieur (gares, hôpitaux, aéroports) aura beaucoup progressé, intégrant par exemple la détection d’obstacles. </p> <p>Quelles que soient les applications, les deux principales difficultés à surmonter dans les années à venir concernent d’une part la localisation précise des objets, d’autre part, la création de contenu, notamment l’intégration fine de modèles synthétiques 3D et d’éclairages complexes. »</p> </div> </div> S’immerger dans les mondes virtuels devient accessible au grand public http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/s-immerger-dans-les-mondes-virtuels-devient-accessible-au-grand-public Wed, 21 Nov 2012 16:13:21 GMT ]]> <p>Au cours des 20 dernières années, le domaine de la réalité virtuelle a connu des progrès spectaculaires : immersion plus forte avec des capacités d’interaction plus variées et performantes. Aujourd’hui, les applications industrielles de ces recherches sont nombreuses dans le prototypage virtuel ou bien dans la simulation pour la formation. Ces technologies commencent également à pénétrer le secteur grand public avec, par exemple, l’offre de casques de réalité virtuelle permettant une immersion totale dans les univers virtuels des jeux.</p> <p><strong>Témoignage de Sabine Coquillart</strong>, directeur de recherche, équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/vision-perception-et-interpretation-multimedia/prima" target="_blank">Prima</a></p> <p>Les premiers périphériques de réalité virtuelle sont apparus dans les années 1980 avec les casques de réalité virtuelle et dans les années 1990 avec les dispositifs basés sur des projections en salle sur grand écran. Ces dispositifs étaient très chers et les casques, par exemple, étaient difficiles d’utilisation, avec de multiples câbles les reliant à un ordinateur. </p> <p> Même si ces équipements restent encore assez lourds aujourd’hui, les technologies sont relativement matures et de nombreuses applications industrielles ont vu le jour ces dix dernières années, notamment pour le prototypage industriel ou la simulation pour la formation à des gestes spécialisés. <br /> Aujourd’hui, grâce aux progrès réalisés dans la miniaturisation (capteurs, écrans OLED, processeurs, etc), certaines de ces technologies sont intégrées dans des produits plus accessibles au grand public, comme la Kinect, la télévision 3D ou les casques de visualisation pour les jeux vidéo. </p> <p>Les progrès réalisés dans les interfaces avec les mondes virtuels ont également permis d’élargir les modes d’interaction utilisés par le grand public : interfaces gestuelles, mais aussi, dans un futur proche, des technologies de retour d’effort et de perception tactilo-kinestésiques (haptiques), par exemple pour simuler la texture d’un tissu dans un magasin virtuel. </p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Mieux toucher et saisir dans le monde virtuel</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Une difficulté particulière réside dans le fait d’intégrer, de façon performante et intuitive, la visualisation immersive et la possibilité d’agir physiquement dans ce monde grâce à des interfaces tactiles à retour d’effort. L’équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/i3d" target="_blank">I3D</a>, que je dirigeais au début des années 2000, a notamment contribué à coupler ces deux domaines. </p> <p>En 2003 nous avons développé une technologie intégrant, pour la première fois, une interface à retour haptique filaire à un système de visualisation immersif à deux plans perpendiculaires, le plan de travail virtuel ou workbench. Le workbench a été l’une des toutes premières configurations de réalité virtuelle disponible en France avec le mur immersif d'Inria à Rennes. Ce système a été rapidement adopté par certains industriels comme PSA Peugeot Citroën. </p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>Tester des procédures sur des prototypes virtuels</strong></p> <p>Il y a une dizaine d’années, étudier la faisabilité de la pose d’un joint d’étanchéité sur une portière de voiture nécessitait de réaliser l’opération sur une maquette. </p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/simulation-haptique-sur-carosserie/584772-1-fre-FR/simulation-haptique-sur-carosserie_medium.jpg" width="200" height="150" alt="Réalité virtuelle avec retour haptique" title="Réalité virtuelle avec retour haptique" /> </span> <span class="legende"> Simulation de dépose de cordons d'étanchéité sur carrosserie avec outil et retour haptique (2004) - <cite>© Inria / Photo J. Wallace </cite> </span> </p></div> <p>Les industriels utilisent aujourd’hui le prototypage virtuel qui permet de réduire très fortement le coût de ces tests et le temps qui leur est dévolu. Pour certaines opérations comme la pose de joints, il est cependant essentiel d’avoir un retour d’effort suffisamment précis pour bien « sentir » la portière virtuelle sous la pression du pistolet à mastic. </p> <p>C’est ainsi que PSA Peugeot Citroën a adopté le Stiring haptic workbench, développé par l’équipe Inria I3D, qui intégrait pour la première fois un retour haptique performant dans une configuration de visualisation immersive. Suite à une collaboration entre l’équipe I3D et l’industriel, une application à la pose de joints d’étanchéité a été transférée chez PSA Peugeot Citroën en 2006. </p> <p>Les travaux sur les retours haptiques sont également essentiels dans beaucoup d’autres domaines, comme la formation à l’acte chirurgical pour lequel il faut reproduire la consistance et la résistance des organes sous le scalpel.</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc583288_0_1" id="eztoc583288_0_1" class="anchor"></a><h4><strong>ET DANS 20 ANS ?</strong></h4><p><strong>Sabine Coquillart</strong>, directeur de recherche, équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/vision-perception-et-interpretation-multimedia/prima" target="_blank">Prima</a></p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:81px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/portrait-sabine-coquillart/584768-1-fre-FR/portrait-sabine-coquillart_small.jpg" width="75" height="100" alt="Sabine Coquillart" title="Sabine Coquillart" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Photo J. Wallace </cite> </span> </p></div> <p>&nbsp;« On sait aujourd’hui donner la sensation de la pression exercée sur un objet. En revanche, on ne sait pas encore faire « sentir » une forme avec précision ou procurer les sensations associées au fait de saisir une bouteille et de la déplacer. Un autre aspect sur lequel il reste également beaucoup de développements à faire concerne la possibilité, pour des personnes situées dans des environnements virtuels différents, d’agir simultanément sur un prototype par exemple. »</p> </div> </div> Internet du futur : performances et respect de la vie privée http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/internet-du-futur-performances-et-respect-de-la-vie-privee Sat, 17 Nov 2012 22:34:48 GMT ]]> <p>Les internautes sont de plus en plus courtisés par un e-commerce fleurissant. S’ils bénéficient déjà, pour certains, de la télévision en <em>streaming</em>&nbsp;sur des terminaux mobiles comme les <em>Smartphones</em>, ils sont aussi activement profilés à des fins publicitaires. Impossible aujourd’hui de penser l’Internet et les terminaux mobiles sans se préoccuper de leur fiabilité, de leur sécurité et de la préservation de la vie privée.</p> <a name="eztoc582203_1" id="eztoc582203_1" class="anchor"></a><h3>Avec le développement de l’e-commerce sont nées les préoccupations sur les atteintes à la vie privée sur le Web</h3><p><strong>Témoignage de Claude Castelluccia</strong>, responsable de l’équipe Privatics</p> <p>L’essor de l’économie sur Internet a bouleversé le domaine de la protection de la vie privée. </p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:185px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/dogs-and-internet/582599-1-fre-FR/dogs-and-internet_medium.jpg" width="179" height="200" alt="&quot;On the Internet, nobody knows you're a dog&quot;" title="&quot;On the Internet, nobody knows you're a dog&quot;" /> </span> <span class="legende"> Source : Wikipedia - <cite>The New Yorker - Peter Steiner</cite> </span> </p></div> <p>Il y a 20 ans, on utilisait de façon anonyme Internet, ce qu’avait croqué un dessinateur satirique, Peter Steiner, dans le <em>New Yorker</em>, par un chien discutant avec un autre devant un ordinateur «&nbsp;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/On_the_Internet,_nobody_knows_you%27re_a_dog" target="_blank"><em>Ce qui est bien avec Internet, c’est que personne ne sait que nous sommes des chiens&nbsp;</em></a>».&nbsp;</p> <p>Aujourd’hui, c’est loin d’être le cas. Grâce à des systèmes de graphes et de recoupements de bases de données, des entreprises comme <em>Google</em>&nbsp;ou <em>FaceBook</em>, savent énormément de choses sur les internautes&nbsp;: leur âge, leur sexe, leur adresse, sur quels sites et à quels endroits réels (par géo-localisation) ils sont allés, avec quelles personnes ils ont eu des contacts, etc. Ces données sont vendues aux publicitaires&nbsp;; elles sont, soit disant, le prix payé à leur insu par les internautes pour obtenir des services gratuits.</p> <p>Depuis 5 à 6 ans, les chercheurs s’intéressent à ces questions, à la fois pour mieux comprendre comment fonctionnent ces systèmes d’extorsion de données privées et pour trouver des algorithmes d’anonymisation présentant de fortes garanties de sécurité, par exemple en ajoutant du bruit de fond dans les grandes bases de données. C’est un domaine émergent et difficile car il est éminemment pluridisciplinaire, nécessitant des compétences en réseaux, sécurité et cryptographie mais aussi en sciences juridiques et sociales, et avec de fortes implications politiques.</p> <p>L’équipe Privatics est la première dédiée à ce thème dans l’institut, à la fois pour alarmer en cas de dérive et pour proposer des solutions. Par exemple, afin de mieux gérer la production et la distribution d’électricité, EDF veut installer des compteurs intelligents qui relèvent la consommation électrique des ménages toutes les 5 minutes. De quoi tout connaître sur votre vie quotidienne ! Quand vous êtes là, quand vous vous levez ou prenez une douche, etc. Pourtant, même si cela est un peu plus compliqué à mettre en œuvre, le suivi de la consommation à l’échelle d’un quartier est suffisante. Nous avons par ailleurs élaboré avec la <a href="http://www.cnil.fr/" target="_blank">Cnil</a>&nbsp;une plateforme de test permettant de surveiller les applications sur <em>Smartphone</em>&nbsp;car nous nous sommes aperçus que beaucoup d’entre elles récupèrent des données personnelles, comme la liste des contacts. L’objectif est de développer des logiciels capables de prévenir l’utilisateur de qui cherche à obtenir quelles données et de lui donner la possibilité d’autoriser ou non ce transfert.</p> <a name="eztoc582203_2" id="eztoc582203_2" class="anchor"></a><h3>Internet&nbsp;: de l’échange point à point à la diffusion large échelle<strong>&nbsp;</strong></h3><p><strong>Témoignage de Vincent Roca</strong>, membre de l’équipe Privatics</p> <p>Si aujourd’hui, dans certains pays, on peut recevoir la télévision en <em>streaming,</em>&nbsp;ainsi que des guides de programmes et divers contenus multimédias sur un <em>Smartphone</em>, c’est grâce à des règles particulières de transmission définies par un protocole mis au point au cours de ces dix dernières années. Un tel système est indispensable car les réseaux ne sont pas parfaits&nbsp;: il y a des pertes d’information lors des transmissions. </p> <p>Jusqu’au début des années 2000, les protocoles permettaient d’assurer la fiabilité des transmissions sur Internet en instaurant un dialogue permanent entre émetteurs et récepteurs&nbsp;: chaque arrivée d’un paquet d’information était suivi d’un accusé de réception et une retransmission avait lieu en absence de confirmation de bonne réception. Mais avec l’essor des terminaux mobiles, de nouveaux besoins de transmission ont émergés, soutenus par de forts enjeux économiques&nbsp;: comment diffuser des contenus multimédias, souvent volumineux, à des millions d’utilisateurs simultanément&nbsp;? </p> <p>Impossible dans ce cas de s’appuyer sur un dialogue incessant entre récepteurs et émetteurs&nbsp;! Il fallait redéfinir les règles de transmission, un travail auquel nous avons largement contribué et qui a abouti à l’adoption du standard Flute par l’<a href="http://www.ietf.org/" target="_blank">IETF</a>, l’organisme de standardisation de l’Internet. </p> <p>Nous avons également travaillé sur un composant essentiel, le code correcteur d’erreur, qui ajoute un peu de redondance aux envois afin de permettre aux récepteurs de retrouver l’information perdue, évitant ainsi d’engorger le réseau avec des retransmissions. J’ai également développé la première implémentation de Flute qui a été commercialisée par la PME française Expway et déployée de façon opérationnelle pour la première fois à l’occasion du mondial de foot en Italie en 2006. </p> <p>Flute et codes correcteurs d’erreur ont été intégrés à d’autres standards par la suite, notamment en 2012 au Japon. C’est une reconnaissance de l’excellence française dans ce domaine.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc582203_2_1" id="eztoc582203_2_1" class="anchor"></a><h4><strong>ET DANS 20 ANS ?</strong></h4><p><strong>Claude Castelluccia</strong>, directeur de recherche, responsable de l'équipe Privatics</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:78px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/sophia-antipolis/innovation-images/autre-format/portrait-claude-castelluccia-corps/111021-1-fre-FR/portrait-claude-castelluccia-corps_small.jpg" width="72" height="100" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Photo Philippe Trannoy </span> </p></div> <p>&nbsp;« Je suis inquiet car les motivations économiques priment aujourd’hui largement sur la vie privée, et les motivations sécuritaires vont dans le même sens en justifiant une surveillance de plus en plus étroite des citoyens. Il faut espérer que des lois veilleront à protéger la vie privée sur le web. Je vois aussi avec inquiétude le déploiement de technologies informatiques présentant de faible niveau de sécurité&nbsp;: le réseau des voitures peut être attaqué, tout comme les implants médicaux du type <em>pacemakers</em>&nbsp;ou les télévisions. La recherche dans ce domaine est vital et, à mon avis, une mission importante pour un centre de recherche publique comme Inria, sans compter les implications géo-politiques qui sont considérables&nbsp;! L’équipe Privatics a largement de quoi s’occuper pour les 20 ans à venir…. Je propose que l’on refasse un point en 2032&nbsp;pour voir comment la situation aura évolué&nbsp;!&nbsp;»</p> <p><strong>Vincent Roca, </strong>chercheur, équipe Privatics</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:86px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/portrait-vincent-roca/582595-1-fre-FR/portrait-vincent-roca_small.jpg" width="80" height="100" alt="Portrait Vincent Roca" title="Portrait Vincent Roca" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Vincent Roca</cite> </span> </p></div> <p>«&nbsp;Mon rêve est d’arriver à imposer des solutions libres et ouvertes, afin que les recherches de la communauté scientifique puissent être exploitées et donner lieu à de nombreuses innovations. Un autre souhait est que nos solutions continuent à être déployées commercialement car les enjeux économiques sont énormes et porteurs d’emplois. Notre travail a été soutenu par l’état et par Inria, j’ai à cœur qu’en retour ce travail soit valorisé en France.&nbsp;»</p> </div> </div> La fiabilité des systèmes devient un défi majeur http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/la-fiabilite-des-systemes-devient-un-defi-majeur Wed, 14 Nov 2012 21:43:48 GMT ]]> <p>En 20 ans, les systèmes informatiques (ordinateurs, logiciels, réseaux) ont envahi notre vie courante et sont désormais au cœur d’applications de plus en plus vitales. Leur complexité technique augmente sans cesse, alors que leur contexte de production est de plus en plus tendu, réductions de coûts et de délais obligent. Quelles conséquences en termes de qualité, sûreté et sécurité&nbsp;? Eviter les défaillances informatiques représente un enjeu d'avenir, majeur pour l’industrie, sur la base des progrès scientifiques de ces dernières décennies.</p> <p><strong>Témoignage d’Hubert Garavel, </strong>lauréat du prix Gay-Lussac Humboldt en 2011, pionnier dans le développement de méthodes formelles et d’outils de vérification pour les systèmes industriels critiques.</p> <p>La prise de conscience des enjeux de la fiabilité logicielle a eu lieu dès 1968 lors d’une conférence consacrée à la «&nbsp;crise du logiciel&nbsp;» : comment répondre aux besoins en produisant en quantité des logiciels de qualité&nbsp;? De là est née la discipline du génie logiciel&nbsp;qui a considérablement amélioré la pratique industrielle. Mais le sujet a repris une nouvelle acuité ces vingt dernières années, car le paysage informatique a été profondément modifié par quatre changements majeurs :</p> <ul> <li>La diffusion massive des logiciels embarqués, devenus omniprésents dans les avions, les voitures, les téléphones, ou les télévisions, bien au delà de ce qu’on pouvait imaginer en 1968&nbsp;;</li> <li>La complexité croissante des systèmes informatiques, mesurée en nombre de lignes de code pour les programmes et en nombre de transistors pour les circuits électroniques&nbsp;;</li> <li>La montée en puissance de la programmation parallèle — plus performante mais beaucoup plus difficile que la programmation séquentielle classique — indispensable aussi bien pour exploiter les processeurs multi-cœurs des ordinateurs grand public que les centaines de milliers de processeurs des supercalculateurs ; </li> <li>La mise en réseau généralisée de tous les ordinateurs et équipements, désormais interconnectés par Internet, ce qui pose de redoutables défis en termes de sécurité.</li> </ul> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>On confie aux systèmes informatiques des missions de plus en plus critiques sans que leur sûreté et leur sécurité ne soient toujours à la hauteur</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Ainsi, le bulletin «&nbsp;<a href="http://www.risks.org" target="_blank">Risks Digest</a>&nbsp;» recense chaque mois la liste des défaillances informatiques, souvent coûteuses et parfois mortelles, survenues dans le monde. Au delà d’accidents industriels très médiatisés (comme le bug du processeur Pentium en 1994 ou l’échec d’Ariane 5 en 1996), ces problèmes s’installent de manière discrète, mais lancinante, dans notre vie quotidienne. On les retrouve, par exemple, dans les pannes automobiles dues à l’électronique et au logiciel, les fraudes et les attaques sur Internet, ainsi que les usurpations d’identité. Globalement, on estime que le coût annuel des pannes logicielles pour l’économie mondiale avoisine aujourd’hui la centaine de milliards d’euros.</p> <p>Pourtant, durant les 20 dernières années, les recherches en génie logiciel ont beaucoup progressé : les méthodologies se sont affinées, les langages se sont améliorés, les outils de vérification et de test sont devenus plus puissants, plus rapides et plus automatiques. Ces résultats sont déployés dans l’industrie, mais ils restent trop souvent réservés à certains domaines, soit lorsque des autorités de certification veillent à la sûreté publique (aviation civile, nucléaire, transports collectifs), soit lorsque la réparation d’éventuelles erreurs aurait un coût prohibitif (microprocesseurs et circuits électroniques à large diffusion). Malheureusement, trop de systèmes informatiques sont encore développés dans l’urgence sans mettre en œuvre les bonnes pratiques qui permettraient d’améliorer leur qualité.</p> <p>Dans ce vaste domaine de recherche où beaucoup de questions restent à résoudre, plusieurs équipes d’Inria à Grenoble (<a href="/domaines/algorithmique-programmation-logiciels-et-architectures/systemes-embarques-et-temps-reel/convecs" target="_blank">Convecs</a>, <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/calcul-distribue-et-applications-a-tres-haute-performance/mescal" target="_blank">Mescal</a>, <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/calcul-distribue-et-applications-a-tres-haute-performance/moais" target="_blank">Moais</a>, <a href="/domaines/algorithmique-programmation-logiciels-et-architectures/systemes-embarques-et-temps-reel/pop-art" target="_blank">Pop-art</a>, Privatics, <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/systemes-et-services-distribues/sardes" target="_blank">Sardes </a>et <a href="/domaines/algorithmique-programmation-logiciels-et-architectures/systemes-embarques-et-temps-reel/vasy" target="_blank">Vasy</a>) s’attaquent à des problèmes difficiles&nbsp;: systèmes distribués, systèmes embarqués, calcul parallèle, sûreté, sécurité et protection de la vie privée. Une attention particulière est portée aux systèmes embarqués qui doivent gérer en continu consommation énergétique, performance et disponibilité, ainsi qu’aux processeurs multi-cœurs, à la manière de les concevoir et de les programmer pour exploiter au mieux la puissance qu’ils fournissent. Depuis 20 ans, les progrès sont constants et ils sont transférés aux entreprises, souvent sous l’égide du pôle de compétitivité <a href="http://www.minalogic.com/" target="_blank">Minalogic</a>.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>CADP&nbsp;: des logiciels pour maîtriser le parallélisme</strong></p> <p>Les équipes Vasy et Convecs d’Inria et du LIG (Laboratoire d’Informatique de Grenoble) ont largement contribué au développement de la boîte à outils <a href="http://cadp.inria.fr/" target="_blank">CADP</a>&nbsp;(<em>Construction and Analysis of Distributed Processes</em>). Lancée il y a 25 ans, cette plateforme de recherche rassemble désormais une cinquantaine d’outils dédiés à la modélisation, la vérification, le test et l’évaluation de performances pour les systèmes distribués et parallèles. De nombreux universitaires l’utilisent dans le monde pour enseigner ces sujets. Plus de 150 publications scientifiques traitent de problèmes résolus avec CADP et plus de 60 outils de recherche sont connectés à CADP. </p> <p>Parmi les applications industrielles : la boîte à outils est reliée à la plate-forme de développement Topcased pilotée par Airbus, Bull s’est appuyé sur CADP pour valider l’architecture de ses supercalculateurs et STMicroelectronics et le CEA Leti l’ont utilisé pour vérifier des systèmes et réseaux sur puce et prédire leurs performances. Et de nouveaux partenariats ciblent les automates programmables, les interfaces graphiques et le cloud computing.</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc574285_0_1" id="eztoc574285_0_1" class="anchor"></a><h4><strong>ET DANS 20 ANS ?</strong></h4><p><strong>Hubert Garavel, </strong>directeur de recherche, équipe <a href="/domaines/algorithmique-programmation-logiciels-et-architectures/systemes-embarques-et-temps-reel/convecs" target="_blank">CONVECS</a></p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:106px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/hubert-garavel-chapo/354442-1-fre-FR/hubert-garavel-chapo_small.jpg" width="100" height="76" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Hubert Garavel - <cite>© Inria / Photo A.Eidelman </cite> </span> </p></div> <p>« Les tendances actuelles vont certainement s’accentuer&nbsp;: les systèmes informatiques gèreront une part croissante de notre vie sociale, s’étendant à de nouveaux domaines tels que la distribution d’énergie et l’aide à la conduite automobile. La complexité matérielle et logicielle des systèmes embarqués ira en augmentant avec l’ajout de nouvelles fonctionnalités et l’évolution des architectures&nbsp;: généralisation du calcul parallèle, regroupement de multiples fonctions sur des processeurs multi-cœurs, interconnexion systématique à Internet et optimisation de la consommation énergétique. De tels changements risquent de rendre le fonctionnement des systèmes beaucoup plus difficile à prévoir.</p> <p>Les scientifiques travaillent sur ces problématiques complexes pour lesquelles ils ont développé un vrai savoir-faire. Mais la diffusion de ces résultats et leur mise en œuvre par les industriels est un autre enjeu. Une prise de conscience aura-t-elle lieu à temps pour traiter en amont les problèmes de sûreté et de sécurité&nbsp;? Ou bien des accidents imposeront-ils une régulation plus drastique, avec une responsabilité accrue pour les concepteurs de systèmes et, par exemple, l’obligation d’employer des développeurs spécialement qualifiés à cet effet,&nbsp;comme cela est la règle dans d’autres corps de métiers ? La question reste ouverte.»</p> </div> </div> L’arrivée du WiFi, technologie de télécommunication radio http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/l-arrivee-du-wifi-technologie-de-telecommunication-radio Sat, 10 Nov 2012 13:50:07 GMT ]]> <p>La technologie radio 802.11, désormais bien connue sous le nom de Wi-Fi, est développée à la fin des années 1990, mais sa mise en œuvre est assez compliquée et il faudra attendre les années 2002-2003 pour que les vraies cartes Wi-Fi arrivent sur le marché et ouvrent le champ des applications d’objets mobiles communicants.</p> <p><strong>Témoignage de Stéphane Ubéda</strong>, Directeur du Développement Technologique à Inria.</p> <p>La problématique la plus importante était de faire communiquer les différentes cartes Wi-Fi entre elles. Au début des années 2000, la déréglementation des télécommunications battait son plein et les opérateurs historiques, partout en Europe, prenaient leur temps pour introduire ces nouvelles technologies radio.</p> <p>Mais chacun avait conscience que ces technologies seraient un levier pour de nouveaux usages et qu’il faudrait exploiter davantage d’ondes radio, mais également qu’elles bousculeraient un modèle économique bien établi.</p> <p>La technologie commence à envahir les objets du quotidien et la levée, en France, en 2002, des contraintes d’utilisation ouvre la voie aux opérateurs qui commence à offrir le Wi-Fi, moyennent un forfait, dans les «&nbsp;hotspots&nbsp;». A partir de 2004, ce marché du Wi-Fi explose littéralement, et la technologie ne tarde pas à s’imposer comme moyen d’accès à Internet depuis un terminal mobile.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>La physique a aidé l’avancement de la technologie Wi-Fi</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Les technologies de communication radio courte distance consomment peu d’énergie et peuvent être embarquées dans des objets de tous les jours, comme les ordinateurs ou téléphones portables. Dotés de capacités de communication, ces objets peuvent aussi servir de relai à d’autres objets qui ne sont pas à portée radio pour transmettre des messages. De tels réseaux spontanés et autonomes sont appelés «&nbsp;réseaux <em>ad hoc&nbsp;</em>».</p> <p>Dès le milieu des années 1990, Inria travaillait sur les technologies <em>ad hoc</em>, essentiellement dans le domaine des protocoles d’échange de messages entres différents systèmes. </p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/simulation-wifi/572554-1-fre-FR/simulation-wifi_medium.jpg" width="200" height="150" alt="Simulation de service WiFi" title="Simulation de service WiFi" /> </span> <span class="legende"> En 2004, simulation de la couverture WiFi en différents endroits d'un immeuble - <cite> © Inria - Equipe Ares</cite> </span> </p></div> <p>En 2003, nous avons créé l’équipe ARES – commune avec l’INSA de Lyon, qui avait l’originalité de combiner les approches d’experts en informatique et d’experts en traitement des signaux pour optimiser l’usage des ondes radio. En effet, nous voulions une approche plus basée sur la physique car ces ondes sont fragiles : leur qualité peut changer très facilement lorsqu’elles rencontrent un obstacle. Nous avons travaillé sur les vraies cartes Wi-Fi en mettant les objets réels en communication entre eux. Nous regardions comment les barrières, comme les murs et portes, affectent la propagation des ondes, et cela nous permettait d’optimiser nos algorithmes et logiciels. Nous pouvons même désormais prédire où mettre les antennes radios pour que les installations soient optimisées.</p> <p>Nous avons également mis au point un réseau de capteurs créés avec nos propres cartes de communication et l’an dernier, la start-up <a href="/www.hikob.com" target="_blank">HiKoB </a>a été créée par un ancien de l’équipe ARES. HiKoB s’occupe de la commercialisation de ce réseau.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc572159_0_1" id="eztoc572159_0_1" class="anchor"></a><h4><strong>ET DANS 20 ANS ?</strong></h4><p><strong>Stéphane Ubéda</strong>, directeur du Développement Technologique à Inria</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:76px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/stephane-ubeda-portrait-vertical/49732-1-fre-FR/stephane-ubeda-portrait-vertical_medium.jpg" width="70" height="110" alt="Stephane Ubeda © INRIA / Photo J.-M. Ramès " title="Stephane Ubeda © INRIA / Photo J.-M. Ramès " /> </span> </p></div> <p>«La communication radio courte portée va encore prendre de l’ampleur à l’avenir, bien que les ressources radio soient très limitées. Mais il sera nécessaire d’essayer d’émettre des messages radios avec des puissances encore plus faibles afin de limiter la pollution électromagnétique&nbsp;: tout le monde partage les ondes&nbsp;! Nous devons également améliorer la sécurité des réseaux radio qui sont, par nature, autonomes, sans contrôle centralisé (contrairement aux réseaux cellulaires) et accessibles à tous. J’aimerais que ce domaine continue à se développer pour faire avancer la recherche dans les télécommunications et garantir un espace de liberté dans le déploiement de réseaux autonomes accessibles à tous les citoyens du monde ».</p> </div> </div> L'émergence du Green-IT, pour une informatique plus verte http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/l-emergence-du-green-it-pour-une-informatique-plus-verte Fri, 9 Nov 2012 21:09:46 GMT ]]> <p>Le «&nbsp;Green IT&nbsp;» a pour but d’améliorer l’efficacité énergétique des systèmes distribués à grande échelle, comme les data-centers, les clouds et les réseaux de télécommunications. Ce domaine a pu se développer grâce aux modèles plus sophistiqués de l’usage énergétique des équipements informatiques. Et les enjeux écologiques et financiers sont devenus importants ces dernières années. Les plus gros data-centers au monde consomment énormément d’électricité : plus de 10 mégawatts. Et ce n’est que le début, car cette consommation pourrait atteindre 25 mégawatts avec la construction des futures machines exascale.</p> <p><strong>Témoignage de Laurent Lefevre, </strong>chercheur de l’équipe <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/reseaux-et-telecommunications/reso" target="_blank">RESO</a>, au LIP de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon.</p> <p>Le Green IT n’est devenu important que relativement récemment. En effet, par le passé, la prérogative résidait plutôt dans l’amélioration des performances des composants que dans l’économie d’électricité. Cependant, les récentes hausses de prix de l’électricité et l’impact environnemental des infrastructures ont rendu le Green IT indispensable pour toute création d’infrastructures distribuées à grande échelle.</p> <p>Mais, comment consommer moins d’énergie tout en fournissant autant, voire plus, de services&nbsp;? Pour répondre à cette question fondamentale de nos jours, nous élaborons des modèles informatiques et des algorithmes, des logiciels et des protocoles sensibles et optimisés en consommation énergétique, qui sont validés par la suite de manière théorique et expérimentale.</p> <p>Nous travaillons sur «&nbsp;l’adaptation intelligente des ressources&nbsp;» qui combat le sur-provisionnement de ressources physiques. </p> <p>Deux modèles peuvent être cités. Le premier est le modèle «&nbsp;shut-down&nbsp;» qui vise à éteindre, même pour de très courtes périodes, les équipements et périphériques inutiles. Le deuxième, le «&nbsp;slow-down&nbsp;», adapte la vitesse des ressources (processeur, réseaux, stockage) aux besoins réels des applications et des services.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Réduire la consommation électrique des réseaux de communications d’un facteur 1000 !</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Pour y arriver, les chercheurs ont d’abord analysé des infrastructures informatiques, telles que les clusters et data-centers.</p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:158px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/cluster-grid5000/572130-1-fre-FR/cluster-grid5000_medium.jpg" width="152" height="200" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Cluster de Grid5000 avec wattmètres de mesure haute vitesse - <cite>Inria / RESO</cite> </span> </p></div> <p>&nbsp;Ils se sont ensuite interrogés sur l’usage informatique et électrique de ces centres en utilisant des instruments de mesure (wattmètres haute précision).&nbsp;</p> <p>Notre équipe a ainsi analysé, par exemple, la plateforme Grid5000 avec cette technique.</p> <p>Nous avons constaté que la consommation électrique des équipements informatiques était en grande partie «&nbsp;statique&nbsp;» : les équipements consommaient presque autant d’énergie lorsqu’ils étaient utilisés et lorsqu’ils ne l’étaient pas. Un vrai gaspillage&nbsp;!</p> <p>Nous nous sommes aussi impliqués dans l’initiative GreenTouch, dont Inria est un des membres fondateurs. GreenTouch vise à réduire la consommation électrique des réseaux de communications d’un facteur 1000 à l’horizon 2015, tout en garantissant la même qualité d’usage. </p> <p>Un vrai challenge qui implique tous les acteurs industriels et académiques du monde des télécoms à tous les niveaux&nbsp;matériels et logiciels.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc571928_0_1" id="eztoc571928_0_1" class="anchor"></a><h4><strong>ET DANS 20 ANS ?</strong></h4><p><strong>Laurent Lefevre, </strong>chercheur de l’équipe <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/reseaux-et-telecommunications/reso" target="_blank">RESO</a>, au LIP de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:83px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/portrait-laurent-lefevre/572126-1-fre-FR/portrait-laurent-lefevre_small.jpg" width="77" height="100" alt="Portrait Laurent Lefèvre" title="Portrait Laurent Lefèvre" /> </span> </p></div> <p>«Il faut absolument continuer les collaborations entre les mondes académique et industriel pour avancer. Le graal serait de créer des équipements dits «&nbsp;proportionnels&nbsp;». Ces équipements ne consomment aucune énergie quand ils ne sont pas utilisés et en consomment intelligemment quand ils le sont. De tels équipements n’existent pas encore pour le moment.</p> <p>Un autre moteur d’évolution pour notre domaine est «&nbsp;l’eco-informatique&nbsp;». Travailler et prendre en compte tout le cycle de vie des produits et des machines pour en optimiser les aspects sociétaux et environnementaux.</p> <p>Notre leitmotiv&nbsp;: «&nbsp;Réduire l’empreinte écologique des infrastructures numériques et de communication pour un avenir plus vert pour tous&nbsp;».</p> </div> </div> Notre environnement s'est peuplé d'objets communicants http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/notre-environnement-s-est-peuple-d-objets-communicants Wed, 7 Nov 2012 17:39:03 GMT ]]> <p>C’est vraiment allé très vite. En 20 ans, notre environnement s’est peuplé d’une multitude d’objets intelligents - étiquettes, capteurs divers et bien sûr téléphones portables - qui détectent, activent et communiquent entre eux via les infrastructures de télécommunication, des réseaux de capteurs voire des mini réseaux personnels. Une révolution qui a su profiter des progrès constants de la microélectronique et des télécommunications sans fil.</p> <p><strong>Témoignage d’Eric Fleury</strong>, professeur ENS Lyon et responsable de l’équipe <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/reseaux-et-telecommunications/dnet" target="_self">DNET</a>, spécialiste des objets communicants embarqués.</p> <p>On dénombrait quelques 9 milliards d’objets communicants en 2011, 24 milliards sont prévus d’ici à 2020. En 20 ans, à l’image des téléphones cellulaires, qui à l’orée des réseaux GSM tenaient dans une valisette, ils se sont multipliés au fur et à mesure des progrès constants en miniaturisation, puissance des processeurs, optimisation des communications sans fil, production et gestion de l’énergie…</p> <p>Depuis les années 2000, sur moins d’1 cm3, on peut embarquer un objet capable de calculer, de stocker des données et communiquer, désormais avec une seule et même puce. Nos smartphones tiennent dans la main et sont multifonctions. Equipés de capteurs de température extérieure, d'accéléromètres, de position par GPS et d’une caméra, ils sont capables de surfer sur le web ou d’échanger des images avec un autre téléphone en créant un réseau spontané Bluetooth. Ils sont bien plus puissants qu’un ordinateur d’il y a 20 ans alors qu’ils ne pèsent pas plus de 100 grammes. Pourtant, ils sont tellement courants qu’ils ne nous étonnent même plus.</p> <a name="eztoc571443_1" id="eztoc571443_1" class="anchor"></a><h3>Miniaturisation et optimisation des communications</h3><p>Ces progrès époustouflants doivent aussi beaucoup aux technologies radio. </p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/mediacenter/images-chapo/hopital-maritime-de-berck/68107-1-fre-FR/hopital-maritime-de-berck_medium.jpg" width="200" height="150" alt="@ INRIA" title="@ INRIA" /> </span> </p></div> <p>Que ce soit le multiplexage qui, dans les années 1990, a permis de multiplier les informations transmises dans une même gamme de fréquence sur de tout petits composants ou à l’explosion des réseaux sans fil, du premier Aloha dans les îles Hawaï en 1971 aux incontournables réseaux WiFi depuis 1999. Ces évolutions ont été tellement rapides qu’on ne comprend pas aujourd’hui qu’il n’y ait pas une couverture réseau ici ou là.</p> <p>Miniaturisation oblige, les communications peuvent aussi être relayées par les objets eux-mêmes. Encore à l’état de prototype, ces réseaux sont principalement utilisés par les militaires. Ils pourraient bientôt assurer des communications d’urgence en cas de catastrophe naturelle via les téléphones.&nbsp;</p> <p>En 2009, notre équipe de recherche a participé au projet expérimental <a href="http://www.inria.fr/actualite/mediacenter/infections-nosocomiales" target="_blank">I-Bird</a>&nbsp;à l'Hôpital Maritime de Berck-Sur-Mer (photo ci-dessus). L'objectif était de mieux comprendre la dynamique de transmission des bactéries responsables d’infections nosocomiales, en équipant les patients et le personnel hospitalier de capteurs communicants.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Outre nos téléphones, nous sommes entourés d’objets communicants et intelligents</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Dans le commerce, ce sont des étiquettes RFID pour lutter contre la fraude, gérer les stocks ou, bientôt, pour contrôler le contenu de tout un caddy à la caisse. Dans notre voiture, ce sont les capteurs qui contrôlent freinage, trajectoire ou déclenchement des essuie-glaces. Dans nos immeubles, ce sont les capteurs de relevé de compteurs qui informent l’exploitant des consommations en temps réel. Lors de nos joggings, ce sont cardio-fréquencemètre à la poitrine et capteur de mouvement à la chaussure qui communiquent par Bluetooth ou ZigBee avec notre&nbsp;montre ou notre téléphone dans un mini réseau personnel.</p> <p>Une des conséquences de ce monde de réseau et de communication est que nous laissons de plus en plus de traces numériques. Au-delà des progrès technologiques, il s’agit désormais de parvenir à garantir l’anonymat des données&nbsp;: un tout autre challenge.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc571443_2" id="eztoc571443_2" class="anchor"></a><h3><strong>La société HiKoB, start-up Inria, commercialise des réseaux de capteurs sans fil</strong></h3><p>Créée en juillet 2011 par des chercheurs de l’équipe Inria DNET et un maître de conférence de l’INSA de Lyon, cette start-up compte une dizaine de personnes. Une de ses premières applications concerne le taux de remplissage des parkings routiers et autoroutiers pour poids lourds, dans le but d’informer les conducteurs au préalable de la disponibilité des différentes aires de stationnement. Le même principe pourrait être généralisé dans les rues de villes ou dans les parkings urbains, renseignant les automobilistes à distance. HiKoB propose aussi l’installation de réseaux de capteurs sans fil, autonomes dans des applications aussi variées que la mesure du trafic routier, la supervision du vieillissement de grands ouvrages, la mesure de performances environnementales, énergétiques, de sécurité ou de santé des bâtiments ou encore la capture du mouvement pour des sportifs, des patients voire d’animaux instrumentés.</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc571443_2_1" id="eztoc571443_2_1" class="anchor"></a><h4><strong>ET DANS 20 ANS ?</strong></h4><p><strong>Eric Fleury, </strong>professeur ENS Lyon et responsable de l’équipe <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/reseaux-et-telecommunications/dnet" target="_self">DNET</a></p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:73px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/eric-fleury-cartouche/124390-1-fre-FR/eric-fleury-cartouche_small.jpg" width="67" height="100" alt="Portrait de Eric Fleury" title="Portrait de Eric Fleury" /> </span> </p></div> <p>«La prochaine révolution pourrait être celle de l’Ultra Wide Band (UWB), une technologie qui permettrait de gagner un facteur 10 en débit de communications radio. Elle ne repose plus sur le multiplexage sur des bandes de fréquences limitées mais sur l’envoi d’impulsions très courtes (moins d’une nanoseconde) sur une très large bande de fréquences inutilisées jusque-là. Pour l’instant ces composants radio sont à l’état de prototypes et n’ont pas franchi le stade de l’industrialisation. »</p> </div> </div> Vers un robot humanoïde de compagnie http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/vers-un-robot-humanoide-de-compagnie Mon, 5 Nov 2012 10:06:44 GMT ]]> <p>En 1998, la présentation du robot humanoïde de Honda, après 10 ans de travaux secrets, marque un tournant dans la recherche sur les robots humanoïdes. Cette preuve de faisabilité motive une recherche qui peut désormais s’appuyer sur l’évolution fulgurante des technologies et des matériaux. L’enjeu aujourd’hui est de réussir à doter ces robots de suffisamment d’intelligence pour qu’ils puissent rendre des services.</p> <p>Témoignage de <strong>Bernard Espiau</strong>, responsable du&nbsp;projet BIP (robot bipède) à Grenoble, puis directeur du centre de recherche d’Inria Grenoble - Rhône-Alpes de 2001 à 2007.</p> <p>Depuis 5 à 10 ans, le grand public s’est familiarisé avec les petits robots humanoïdes. Il accepte aujourd’hui l’idée de partager sa vie avec de tels compagnons, que ce soit pour le jeu, la formation ou l’assistance aux personnes âgées ou handicapées, voire comme traitement thérapeutique dans certaines maladies psychiatriques. </p> <p>Mais jusqu’à la fin des années 1990, on n’avait jamais vu de robots humanoïdes autonomes de taille et de poids compatible avec une forme humaine et capable d’effectuer quelques tâches de base. Il existait des prototypes, des solutions partielles, pour les jambes par exemple, mais souvent alimentés et contrôlés de l'extérieur. La présentation par Honda de son robot Asimo en 1998, après 10 ans de recherches secrètes, a démontré la faisabilité de l’entreprise et crédibilisé la recherche dans ce domaine. </p> <p>C’était important car beaucoup de détracteurs jugeaient la chose impossible du fait de tous les problèmes qui devaient être résolus dans un tel robot&nbsp;: contrôle de l’équilibre de la marche, capteurs multiples performants et peu encombrants (de vision, de sons, de position, de mouvements,…), autonomie en énergie, structure légère, capacités de traitement très importantes et de petite taille, etc.&nbsp; Honda avait réussi à intégrer toutes ces difficultés technologiques dans un robot de taille raisonnable. </p> <p>A peu près à la même période, toutes ces technologies ont évolué de façon exponentielle comme en témoignent, par exemple, les processeurs graphiques et les capteurs de vision miniatures et performants qui équipent aujourd’hui nos téléphones portables. Cela réglait beaucoup de ces problèmes d’intégration.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Un défi important&nbsp;: tenir debout et marcher</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Un autre élément important, du point de vue scientifique cette fois-ci, pour la réalisation de ces robots, est que nous avions par ailleurs bien progressé sur le contrôle de la stabilité de la station debout et de la marche dans les conditions réelles. Les difficultés principales sont par exemple de monter les escaliers, de se rattraper en cas de risque de chute imminente, etc. </p> <p>Inria a beaucoup contribué à cet aspect et au contrôle du mouvement en général. Nous avons réalisé le premier prototype européen sur la marche qui a été présenté en 2000 à l’exposition universelle de Hanovre. </p> <p>Ces travaux sur la marche ont aussi des retombées intéressantes dans d’autres disciplines, notamment dans le domaine de la santé pour concevoir des prothèses, des exosquelettes ou bien faire marcher un paraplégique par électrostimulation fonctionnelle.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc570655_0_1" id="eztoc570655_0_1" class="anchor"></a><h4>Un petit robot compagnon</h4> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:139px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/robot-nao.jpg/570671-1-fre-FR/robot-nao.jpg_medium.jpg" width="133" height="200" alt="Robot Nao" title="Robot Nao" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Photo H. Raguet</cite> </span> </p></div> <p>Des progrès énormes ont été réalisés pour assurer une marche stable aux robots anthropomorphes mais il y a encore aujourd’hui beaucoup de recherches à faire pour obtenir des algorithmes de commande permettant d’améliorer la robustesse et la fiabilité des mouvements. </p> <p>Un chercheur de l’équipe <a href="/domaines/mathematiques-appliquees-calcul-et-simulation/modelisation-optimisation-et-controle-de-systemes-dynamiques/bipop" target="_self">Bipop</a>, <a href="http://www.inrialpes.fr/bipop/people/wieber/" target="_self">Pierre-Brice Wieber</a>, travaille depuis quelques années en étroite collaboration avec la société française Aldebaran dans le but d’améliorer la marche des petits robots Nao. Ces robots programmables de 58 cm de hauteur et d’apparence attrayante sont destinés, à terme, au grand public pour des activités ludiques ou de services. </p> <p>Aujourd’hui ils sont utilisés comme plateforme de recherche par plus de 450 laboratoires, notamment pour développer des compétences sur le comportement social indispensable à leur interaction avec les humains.</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc570655_0_2" id="eztoc570655_0_2" class="anchor"></a><h4><strong>Et dans 20 ans&nbsp;?</strong></h4><p><strong>Bernard Espiau, </strong>directeur scientifique adjoint de 2006 à 2011.</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:86px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/bernard-espiau-portrait.jpg/570675-1-fre-FR/bernard-espiau-portrait.jpg_medium.jpg" width="80" height="120" alt="Bernard Espiau" title="Bernard Espiau" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Photo R. Lamoureux</cite> </span> </p></div> <p>«&nbsp;Il est indispensable maintenant que les robots acquièrent de plus grandes capacités à comprendre le monde et à interagir avec lui. Ils sont actuellement moins efficaces qu’un enfant de trois ans, ce qui est tout à fait rédhibitoire pour en faire un compagnon utile. Mon espoir est que l’on progresse dans ce domaine très difficile de l’intelligence robotique. Il existe aujourd’hui deux écoles qui ne donnent satisfaction ni l’une ni l’autre. Une approche consiste à modéliser le monde extérieur, mais tout ne peut pas être modélisé&nbsp;! L’autre procède par apprentissage mais ce qui est appris est beaucoup trop sommaire et demande trop de temps. Il me semble que la progression en autonomie des humanoïdes proviendra de la combinaison de ces deux approches.&nbsp;»</p> </div> </div> De la bioinformatique à la cellule numérique http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/de-la-bioinformatique-a-la-cellule-numerique Mon, 29 Oct 2012 17:01:51 GMT ]]> <p>Les cellules vivantes sont le siège de nombreuses réactions biochimiques très complexes, interagissent entre elles et avec leur environnement. La modélisation numérique des cellules aide à mieux comprendre leur fonctionnement pour, éventuellement, mieux les contrôler dans des applications de l’industrie pharmaceutique, de la recherche biomédicale ou des biotechnologies.</p> <p>Témoignage d’<strong>Alain Viari</strong>, directeur de recherche, équipe-projet <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/biologie-numerique-et-bioinformatique/bamboo" target="_blank">Bamboo</a></p> <a name="eztoc570011_1" id="eztoc570011_1" class="anchor"></a><h3>De la modélisation des interactions entre gènes à la modélisation du développement des cellules&nbsp;</h3><p>Historiquement, la modélisation en biologie a démarré par la bioinformatique, avec la modélisation des séquences d’ADN des bactéries et, en particulier, en cataloguant leurs gènes. C'était la période de l’algorithmique des textes génomiques.</p> <p> La seconde étape historique a consisté à décrire les relations entre les produits de ces gènes, les protéines. C'était la période de l'algorithmique sur les réseaux de relations géniques, représentées par des graphes.<br /> Les premières études portaient sur des systèmes simples constitués de quelques gènes. Avec l’amélioration des performances informatiques et des algorithmes, il est désormais envisageable d'analyser des systèmes comportant des centaines voire des milliers de gènes. Ce changement d’échelle n'est pas sans difficulté en ce qui concerne les modèles mathématiques et numériques.</p> <p>Ces premiers réseaux d’interactions géniques étaient statiques, au sens où ils décrivaient les relations sans prendre en compte leurs modifications au cours du temps. L'étape suivante fut l'étude des réseaux dynamiques qui décrivent, simulent et prédisent cette évolution temporelle. Par exemple, comment l’expression des gènes dans une bactérie est-elle contrôlée lorsque la bactérie passe d’un état où elle dispose de nourriture à un état de carence ? De telles simulations permettent de mieux comprendre comment modifier les réseaux de régulation d’une bactérie pour la contraindre par exemple à produire les molécules d'intérêt économique, comme des biocarburants.</p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/modelisation-hematopoiese/353545-1-fre-FR/modelisation-hematopoiese_medium.jpg" width="200" height="166" alt="Modelisation de l'hématopoïèse par l'équipe Dracula" title="Modelisation de l'hématopoïèse par l'équipe Dracula" /> </span> <span class="legende"> Modélisation de la production des globules rouges - <cite>© EPI Dracula</cite> </span> </p></div> <p>Ce type de méthodes numériques permet aussi de modéliser d’autres types de cellules, telles que les cellules cancéreuses ou sanguines, pour mieux comprendre comment elles sont produites et prolifèrent dans le corps. Ces études permettent de construire des <a href="/centre/grenoble/actualites/un-modele-pour-les-tumeurs-a-croissance-lente" target="_blank">modèles mathématiques de croissance tumorale</a>, visant à aider les cliniciens dans la définition et l'adaptation de traitements anticancéreux.</p> <p>L’échelle de temps est cependant difficile à intégrer : les phénomènes cellulaires ne se déroulent pas tous à la même vitesse – certains (comme les réactions biochimiques) sont de courte durée tandis que d’autres (comme la régulation des gènes) sont plus longs. Les modèles mathématiques sont différents dans chaque cas et il faut les fusionner pour mieux comprendre l’ensemble du système.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Plus récemment, la notion d’interaction entre cellules devient prépondérante.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Par exemple, pour les bactéries, il est indispensable de comprendre ce qui se passe à l'échelle d'une population de bactéries et, surtout, comment elles interagissent avec l’homme ou avec d'autres espèces « hôtes ». Il faut intégrer la génétique de la bactérie, son métabolisme et celui de l’hôte dans ces nouveaux modèles. Un cas particulièrement important dans le domaine de la santé concerne la modélisation de la réponse immunitaire de l'hôte, en réaction à une infection bactérienne.</p> <p>De tels travaux impliquent les domaines de l’immunologie, de l'infectiologie, des mathématiques et de l'informatique (on parle &quot;d'immunologie computationnelle&quot;). Ces travaux visent autant l'avancée des connaissances académiques que leur transfert vers le milieu médical et industriel afin de détecter, diagnostiquer et, peut-être à terme, mieux traiter les infections pathogènes ou les dérèglements du système immunitaire.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc570011_1_0_1" id="eztoc570011_1_0_1" class="anchor"></a><h5>ET DANS 20 ANS ?</h5><p><strong>Alain Viari, </strong>Directeur Scientifique Adjoint, Sciences de la vie, de la santé et de l'environnement</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:76px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble2/presentation-images/autres-formats/alain-viari-portrait/38960-1-fre-FR/alain-viari-portrait_medium.jpg" width="70" height="106" alt="Alain VIARI" title="Alain VIARI" /> </span> </p></div> <p>&quot;A une échelle encore plus large et plus complexe, il va falloir aborder&nbsp; le niveau &quot;écologique&quot; c'est à dire, celui des communautés d'organismes vivants. Cette évolution est logique car les organismes ne vivent pas de manière isolée, mais, au contraire en collectivités, en permanentes interactions. Par exemple, nous abritons usuellement des bactéries, qui ne sont, en état normal, pas pathogènes, mais qui peuvent le devenir si les circonstances extérieures ou les équilibres écologiques internes changent. Étudier globalement ces &quot;méta-organismes&quot; va devenir un enjeu majeur.&quot;</p> </div> </div> Analyse de génomes: des avancées pour la biologie et le monde médical http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/analyse-de-genomes-des-avancees-pour-la-biologie-et-le-monde-medical Sun, 28 Oct 2012 15:56:59 GMT ]]> <p>Les premières séquences génomiques et les premières méthodes d’analyse de gènes sont apparues dans les années 70. Mais les progrès spectaculaires des techniques de séquençage des 20 dernières années, associés aux performances croissantes des technologies informatiques, ont ouvert un immense champ d’exploration de ces données aux bioinformaticiens. Un défi toujours d’actualité pour l’avancée des connaissances en biologie et en médecine.</p> <p>Témoignage de <strong>François Rechenmann</strong>, directeur de recherche, équipe-projet <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/biologie-numerique-et-bioinformatique/ibis" target="_blank">Ibis</a></p> <p>Dans les vingt ans qui ont suivi le lancement du projet « Génome Humain » en 1990, les technologies de séquençage des génomes ont progressé de six ordres de grandeur. Ainsi, là où plus de 40 laboratoires se sont mobilisés pendant plusieurs années pour obtenir en 1997 le génome complet de la bactérie B. subtilis, un résultat similaire peut aujourd’hui être obtenu en quelques jours à un coût inférieur à 1000 €.</p> <a name="eztoc569614_1" id="eztoc569614_1" class="anchor"></a><h3>Localiser les gènes, déterminer la fonction d’une protéine et interpréter les grandes quantités d’informations générées</h3><p>Connaître la séquence de génomes n’est qu’une première étape, l’interpréter en est une autre. C’est là qu’intervient la bioinformatique.</p> <p>Il s’agissait tout d’abord de prédire la localisation des gènes, c’est-à-dire les régions sur la séquence génomique qui portent l’information utilisée par la cellule pour synthétiser une ou plusieurs protéines. Le problème a trouvé de bonnes solutions algorithmiques pour les organismes bactériens, mais reste très imparfaitement résolu pour les génomes eucaryotes, tels que ceux des mammifères, dont les gènes, perdus dans la séquence génomique, sont de plus morcelés en sous-régions codantes et non-codantes.</p> <p>La prédiction des fonctions d’une protéine, dont la séquence en acides aminés a été déterminée à partir de la localisation et la structure d’un gène, ne possède pas de solution algorithmique. C’est essentiellement par comparaison directe ou indirecte avec des protéines dont la fonction est connue que les fonctions d’une protéine peuvent être inférées. Cette comparaison, du fait de la taille des séquences et des bases de référence utilisées, met en œuvre des heuristiques qui restent très gourmandes en puissance de calcul et sollicitent les infrastructures distribuées.</p> <p>Disposer de bases de données de référence est devenu un enjeu pour l’interprétation des séquences génomiques. Au sein de mon équipe de recherche Helix, en collaboration avec l’Université Joseph Fourier à Grenoble et l’Institut Suisse de Bioinformatique à Genève, nous avons conçu la base de données MicroB qui intègre les connaissances génomiques, protéiques et métaboliques sur plusieurs centaines d’organismes microbiens.</p> <p>Ces différents outils d’analyse, de gestion, mais aussi de visualisation, doivent être aisément accessibles et utilisables par les biologistes dont l’objectif est une meilleure compréhension des organismes dont le génome est séquencé. Le consortium Genostar, qui a associé de 1999 à fin 2003, Inria, Institut Pasteur et les deux sociétés de biotechnologies Genome Express et Hybrigenics, a ainsi développé un environnement intégré d’analyse et de gestion des génomes microbiens, qui est maintenant valorisé, étendu et distribué par la société Genostar.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Connaître et analyser les génomes ont des applications très diverses</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Connaître le génome de l’homme permet de mieux connaître l’organisme humain et ses pathologies ; connaître les génomes des bactéries et des virus est tout aussi fondamental. Outre la contribution à la conception de vaccins, d’antibiotiques ou d’antiviraux, la connaissance des micro-organismes a des retombées importantes dans le domaine des biotechnologies. Il s’agit là d’utiliser des bactéries, des levures ou encore des microalgues, adéquatement sélectionnées ou modifiées, pour leur faire produire des molécules d’intérêt, par exemple des précurseurs de biocarburants.</p> <a name="eztoc569614_2" id="eztoc569614_2" class="anchor"></a><h3>Les progrès du séquençage et des méthodes d’analyse sont en train de modifier profondément le monde médical</h3><p>Ainsi, on sait que tous les cancers trouvent leur origine dans des modifications du génome. Plusieurs projets, typiquement menés au sein de l’ICGG (International Cancer Genome Consortium), visent donc à séquencer, pour un même patient, les génomes de cellules cancéreuses et de cellules normales, et ce pour différents types de cancers. En comparant les deux génomes, et en utilisant également un génome de référence où les gènes ont été localisés et caractérisés, l’identification des différences et leur association à la pathologie devraient permettre de construire des « cartes d’identité » des tumeurs, ouvrant la voie à des diagnostics fins et des thérapies ciblées. À Lyon, la Fondation Synergie Lyon Cancer mène notamment un projet très ambitieux de cette nature.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc569614_2_1" id="eztoc569614_2_1" class="anchor"></a><h4>ET DANS 20 ANS ?</h4><p><strong>François Rechenmann</strong>, fondateur en 1999 de l’équipe-projet Inria Helix pour développer des outils informatiques d’analyse de séquences génomiques puis, en 2004, de la société Genostar pour en promouvoir l’usage au sein des laboratoires tant académiques qu’industriels.</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:86px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/francois-rechenmann_portrait.jpg/569977-1-fre-FR/francois-rechenmann_portrait.jpg_medium.jpg" width="80" height="120" alt="François Rechenmann" title="François Rechenmann" /> </span> <span class="legende"> <cite>© INRIA / Jim Wallace</cite> </span> </p></div> <p>&quot;Il faut s’attendre à ce que séquenceurs et logiciels bioinformatiques se multiplient en milieu clinique puis, à terme, dans de nombreux laboratoires d’analyses médicales. Il serait alors possible, par exemple, de suivre l’évolution de la résistance de l’agent pathogène chez des patients en cours de thérapies antivirales ou antibactériennes. Pour cela, les bioinformaticiens devront proposer des logiciels, simples d’usage, mais extrêmement fiables et pertinents, susceptibles d’être certifiés.</p> <p>Du côté des biotechnologies, la modification de souches par ajout de gènes et de leurs signaux de régulation nécessite que soient développés de véritables systèmes de conception assistée par ordinateur pour aider le microbiologiste à choisir et assembler des composants sous la forme de séquences. La suite du processus, à savoir la réalisation des vecteurs et leur évaluation, sera toujours plus automatisée, permettant de tester et de cribler rapidement de très nombreuses constructions.&quot;</p> </div> </div> L’apprentissage statistique de plus en plus performant http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/l-apprentissage-statistique-de-plus-en-plus-performant Wed, 24 Oct 2012 20:19:57 GMT ]]> <p>Les algorithmes d’apprentissage statistique sont aujourd’hui capables de fournir des outils très performants pour réaliser des tâches de reconnaissance sur de très grands ensembles de données complexes. De nombreux commerces ou services web, par exemple, utilisent aujourd’hui ces technologies pour ajuster leur offre de produits aux goûts de l’internaute ou fournir des traductions automatiques tout à fait honorables.</p> <p>Témoignages de <strong>Florence Forbes,</strong>&nbsp;équipe-projet <a href="/domaines/mathematiques-appliquees-calcul-et-simulation/optimisation-apprentissage-et-methodes-statistiques/mistis" target="_blank">Mistis </a>et de <strong>Zaid Harchaoui</strong>, équipe-projet <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/vision-perception-et-interpretation-multimedia/lear" target="_blank">Lear</a></p> <p> Jusqu’aux années 1990, l’apprentissage automatique, utilisé notamment pour reconnaître des caractères ou des images, s’appuyait sur un modèle dit «&nbsp;génératif&nbsp;» de ce qu’il fallait reconnaître. Ce fut un réel changement de vision que de s’affranchir de ce type de modélisation, souvent difficile à définir mathématiquement, et de lui préférer des méthodes statistiques s’attachant plutôt à optimiser un critère de performance. Ces dernières permettent, à partir d’exemples, d’identifier des éléments communs qu’il s’agira, ensuite, de reconnaître sur de nouveaux objets. <br /> L’approche s’est révélée très performante pour résoudre des tâches sur des données ou des phénomènes complexes, présentant une grande variabilité et susceptibles d’évoluer au cours du temps. Elle s’est particulièrement développée dans les années 1990, par exemple autour du problème de la reconnaissance automatique des codes postaux manuscrits grâce aux bases de données fournies par les services postaux américains. Par la suite, de nouvelles compétitions, académiques (comme les «&nbsp;Pascal challenges&nbsp;») ou lancées par des entreprises pour résoudre un problème particulier, ont contribué à stimuler la recherche dans ce domaine.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>De l’identification de spam au e-commerce, en passant par la bio-informatique</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/logiciel-popeye.jpg/568695-1-fre-FR/logiciel-popeye.jpg_medium.jpg" width="200" height="146" alt="Inria Mistis Perception" title="Inria Mistis Perception" /> </span> <span class="legende"> &quot;Détection et localisation, sur des images vidéo, d'objets mobiles émettant des sons par apprentissage non supervisé. Ici il s'agit de personnes ; celle qui parle est marquée d'un point blanc&quot; - <cite>© Inria / Mistis - Perception</cite> </span> </p></div> <p>La recherche dans ce domaine a longtemps été limitée par la très faible puissance des ordinateurs car les algorithmes d’apprentissage doivent s’entraîner sur un grand nombre d’exemples pour être performants.&nbsp;</p> <p>Avec le développement fulgurant de l’électronique, les applications ont explosé, autant pour les services grands publics que pour les usages scientifiques. Les algorithmes d’apprentissage sont couramment employés aujourd’hui dans le domaine de la reconnaissance d’images ou de vidéo, tout comme en bio-informatique qui utilise cette approche pour estimer, à partir de bases de données des molécules connues, la fonction chimique probable d’une nouvelle molécule. </p> <p>Cette approche a également été utilisée avec succès pour détecter les <em>spams</em>&nbsp;d’après le contenu des messages, et le web, avec ses immenses quantités de données complexes et non organisées, est un domaine d’application de choix. Les techniques statistiques permettent par exemple à des services d’e-commerce de proposer des produits selon les goûts de l’internaute, inférés par ses choix antérieurs et ceux des autres clients. Certains services en ligne, comme Deezer, permettent même d’assister en direct au processus d’apprentissage&nbsp;: ce service radio propose des airs similaires à la chanson choisie au départ et affine progressivement ses propositions en fonction du jugement de l’utilisateur.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc568435_0_1" id="eztoc568435_0_1" class="anchor"></a><h4>Et dans 20 ans&nbsp;?</h4><p><strong>Zaid Harchaoui</strong>, chercheur de l'équipe projet <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/vision-perception-et-interpretation-multimedia/lear" target="_self">Lear</a></p> <p>« J’espère que l’on arrivera un jour à développer des algorithmes capables de détecter l’information pertinente dans des jeux d’exemples extrêmement variables et avec un fort bruit de fond. Cela permettrait, par exemple, de concevoir des moyens efficaces pour interpréter l’activité électrique cérébrale et offrir ainsi à des personnes handicapées, par exemple ayant perdu l’usage de la parole, un moyen de recouvrer leur autonomie.»</p> <p><strong>Florence Forbes</strong>, responsable scientifique équipe projet <a href="/domaines/mathematiques-appliquees-calcul-et-simulation/optimisation-apprentissage-et-methodes-statistiques/mistis" target="_blank">Mistis</a></p> <p>«&nbsp;Jusqu’à présent, les chercheurs ont développé de l’apprentissage supervisé, c’est-à-dire que les exemples fournis à l’algorithme d’apprentissage sont accompagnés d’une description textuelle très précise de ce qu’ils représentent (annotations). Le défi des prochaines années est d’arriver à faire travailler un algorithme sur un flux de données non annotées ou partiellement annotées. C’est un domaine nouveau pour lequel les aspects théoriques sont très peu développés et qui est souvent décrit comme une limite indépassable. Nous commençons à explorer les marges de cette question en soumettant des exemples dont les annotations peuvent être manquantes ou comporter des erreurs, et avec parfois l’objectif moins ambitieux&nbsp;de regrouper les données selon leur similarité plutôt que de les identifier.&nbsp;»</p> </div> </div> De la prévision météo à la prévision environnementale http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/de-la-prevision-meteo-a-la-prevision-environnementale Mon, 22 Oct 2012 14:34:15 GMT ]]> <p>L’augmentation des capacités de calcul et la généralisation des satellites pour l’observation de l’atmosphère, de la terre et des océans ont permis le formidable essor de la prévision en météorologie et son extension à d’autres domaines&nbsp;: océanographie, prévision des crues, etc…</p> <p>Témoignages d’<strong>Eric Blayo</strong>&nbsp;et de <strong>François-Xavier Le-Dimet</strong>, équipe-projet <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/observation-et-modelisation-pour-les-sciences-de-l-environnement/moise" target="_self">Moïse</a></p> <a name="eztoc567098_1" id="eztoc567098_1" class="anchor"></a><h3>Une conjonction d’avancées scientifiques et de prise de conscience du changement climatique</h3><p><strong>Eric Blayo</strong></p> <p> En 20 ans la prévision météorologique a beaucoup progressé en fiabilité et en précision, permettant aujourd’hui des prévisions fiables à 3-4 jours avec une précision de quelques kilomètres. Le domaine d’application de la prévision s’est également étendu à d’autres disciplines. Il existe maintenant des centres de prévision opérationnelle pour l’océanographie, comme Mercator-Océan à Toulouse, ou en prévision des crues par exemple. Ces progrès fulgurants reposent notamment sur le développement des satellites d’observations de la Terre qui fournissent une part importante des données nécessaires à des prévisions de précision. Par exemple, le premier satellite dédié à l’observation des océans a été lancé en 1992 et a révolutionné cette science en fournissant des données couvrant tout l’océan, et pas seulement quelques observations rapportées par les bateaux sur les routes maritimes. Un deuxième élément essentiel réside dans l’augmentation exponentielle de la puissance des ordinateurs qui permet aujourd’hui de traiter ces données et d’effectuer les milliards de milliards de calculs nécessaires pour une seule prévision. Les centres opérationnels de prévisions sont ainsi parmi les plus gros utilisateurs de puissance de calcul, et l’augmentation de la précision des prévisions accompagne celles des capacités de calculs disponibles. <br /> Enfin, un troisième point qui me paraît essentiel a été la prise de conscience du changement climatique par le public et les politiques en 1990 avec le premier rapport du GIEC. Elle a constitué un moteur important pour organiser et coordonner les campagnes de mesures et les recherches des centres mondiaux, notamment pour réaliser des prévisions à plus long terme sur le climat, ce qui nécessite de coupler plusieurs modèles (atmosphère, sol, océan, glace…).</p> <a name="eztoc567098_2" id="eztoc567098_2" class="anchor"></a><h3>Une méthode pour renseigner le modèle sur le temps qu’il fait</h3><p><strong>François-Xavier Le Dimet&nbsp;</strong></p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:191px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/simulation-numerique.jpg/567230-1-fre-FR/simulation-numerique.jpg_medium.jpg" width="185" height="200" alt="Simulation numérique de la circulation océanique : mise en évidence du &quot;Niño&quot; " title="Simulation numérique de la circulation océanique : mise en évidence du &quot;Niño&quot; " /> </span> <span class="legende"> En 2003, mise en évidence du &quot;Niño&quot; par simulation numérique de la circulation océanique - <cite>© INRIA / Projet IDOPT </cite> </span> </p></div> <p>Nos travaux ont également contribué à améliorer les simulations météorologiques concernant des endroits particuliers, comme les zones côtières, en couplant des modèles locaux, régionaux et globaux. Cette approche permet par exemple de mieux prévoir les trajectoires des ouragans.</p> <p>Pour qu’un modèle soit capable de prédire correctement le temps de demain, il faut être capable de le renseigner aussi précisément que possible sur le temps qu’il fait aujourd’hui. Autrement dit, il s’agit de fixer les valeurs de toutes les variables du modèle à un instant donné, grâce à toutes les données provenant de l’observation de l’atmosphère au même moment. On appelle assimilation de données les méthodes permettant de rassembler toutes les sources d’information disponibles (modèle, statistiques, observations) pour reconstituer l’état de l’atmosphère et/ou de l’océan. Au début cette opération était réalisée par des interpolations, pondérées par des statistiques, entre les points d’observation, mais dès que les modèles se sont complexifiés ces méthodes sont devenues inopérantes car elles produisaient des champs non conformes à la physique. Dans les années 1980, j’ai proposé, une méthode fondée sur le contrôle optimal , pour réaliser l’assimilation de données, que notre équipe a beaucoup contribué à développer par la suite. Le contrôle optimal m’avait été enseigné par Jacques-Louis Lions qui fut président de l’INRIA puis du CNES. Cette méthode a tout d’abord été utilisée par Météo France, un des leaders mondiaux de la prévision, puis adoptée en océanographie et dans d’autres domaines. L’assimilation est une composante essentielle de la prévision&nbsp;; elle requiert un important pourcentage du temps de calcul. Malgré cela les incertitudes demeurent, dues tant au modèle qu’aux données, et un des problèmes principaux, à l’heure actuelle, est de quantifier cette incertitude afin de pouvoir fournir un indice de confiance associé à la prévision. Ces indices sont utilisés aujourd’hui dans les bulletins délivrés par Météo France, mais ces calculs sont encore réalisés de façon assez empirique sans une justification mathématique suffisante. C’est un défi scientifique actuel de quantifier ces incertitudes de prévision de façon fiable. </p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>La prévision environnementale est aussi une activité économique</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Depuis une dizaine d’années, des entreprises se sont développées dans le domaine des prévisions environnementales. Elles s’appuient sur des modèles de prévisions open-source et des données Météo France par exemple pour proposer des études d’impacts d’une construction sur l’écoulement des eaux ou déterminer le potentiel éolien d’un site. Des sociétés font appel à ces entreprises pour évaluer leur météo-sensibilité afin d’anticiper leurs besoins en production, en stock ou en logistique de livraisons par exemple. Un point important lorsque l’on sait que l’activité des entreprises météo-sensibles représenterait 20 à 25% du PIB&nbsp;!</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc567098_2_1" id="eztoc567098_2_1" class="anchor"></a><h4>Et dans 20 ans&nbsp;?</h4><p><strong>Eric Blayo</strong>, responsable scientifique équipe projet <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/observation-et-modelisation-pour-les-sciences-de-l-environnement/moise" target="_self">MOISE</a>&nbsp;Inria, professeur UJF</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:73px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/eric-blayo_portrait.jpg/567114-1-fre-FR/eric-blayo_portrait.jpg_small.jpg" width="67" height="100" alt="Eric Blayo" title="Eric Blayo" /> </span> </p></div> <p> «&nbsp;Il nous manque encore des modèles pour estimer l’impact du changement climatique sur la biobiversité et aussi ses conséquences socio-économiques afin d’anticiper de bonnes politiques en terme d’énergie ou d’aménagement du territoire. C’est un défi pour les mathématiciens car les difficultés sont énormes en terme de modélisation. Les méthodes d’apprentissage statistiques pourraient par exemple permettre d’extraire de grandes lois afin de combiner ces modèles au modèle climatique. Mais on en est encore aux balbutiements&nbsp;! <br /> Un autre défi sera de ne pas se noyer dans une masse d’informations toujours croissante et d’arriver à ne conserver que ce qui est pertinent pour la question posée.&nbsp;»</p> <p><strong>François-Xavier Le Dimet</strong>, professeur émérite à l'université Joseph Fourier de Grenoble et membre de l'équipe-projet Moise, qui a pris la suite de l'équipe-projet <a href="/domaines/equipes-non-classees/idopt" target="_self">Idopt </a>qu'il dirigeait. </p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:73px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/fx-ledimet_portrait.jpg/567110-1-fre-FR/fx-ledimet_portrait.jpg_small.jpg" width="67" height="100" alt="F-X Le Dimet" title="F-X Le Dimet" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Photo H. Raguet</cite> </span> </p></div> <p>«&nbsp;Je souhaiterais que les mathématiques jouent un plus grand rôle dans ce domaine. Par exemple, les travaux réalisés par les mathématiciens et les numériciens sur les écoulements fluides et tout ce qui est lié à la turbulence devraient permettre des progrès significatifs, tout comme les développements récents de l’analyse numérique sur des problèmes multi-échelles. Les prévisions sur le climat sont aussi un domaine difficile pour lequel les outils mathématiques pourraient faire une différence. Les prévisions à long terme nécessitent en effet des couplages entre les modèles des océans et de l’atmosphère, ce qui pose de nombreux problèmes de calcul.</p> </div> </div> De la reconnaissance de visages à l’interprétation de scènes complexes http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/de-la-reconnaissance-de-visages-a-l-interpretation-de-scenes-complexes Mon, 15 Oct 2012 10:31:06 GMT ]]> <p>Les recherches en reconnaissance automatique d’images ont connu un grand essor au début des années 2000. On peut citer par exemple le contrôle d’accès (visage, iris) ou la mise au point sur les visages détectés automatiquement au sein des appareils photos numériques. Dix ans plus tard, émergent des services permettant de rechercher des informations sur le web à partir d’images… </p> <p>Témoignage de <strong>Cordelia Schmid</strong>, responsable de l’équipe<a href="/domaines/perception-cognition-interaction/vision-perception-et-interpretation-multimedia/lear" target="_self">&nbsp;Lear</a></p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/lear2_vignette.jpg/563947-1-fre-FR/lear2_vignette.jpg_xml_vignette.jpg" width="110" height="83" alt="Lear" title="Lear" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Photo Kaksonen</cite> </span> </p></div> <p> Au début des années 1990, on commençait à appliquer des techniques de reconnaissance à des objets très simples, comme par exemple des outils noirs sur fond blanc, au sein d’ensembles très petits qui, même en 1996, ne comptaient pas plus de quelques milliers d’images. <br /> Aujourd’hui, nous travaillons sur la recherche d’images beaucoup plus complexes dans des bases pouvant contenir cent millions d’images&nbsp;! Cette progression résulte d’un ensemble de travaux permettant d’identifier les caractéristiques pertinentes pour représenter l’image, d’organiser ces caractéristiques et de les stocker de façon à faciliter leur recherche ultérieure. Nous avons contribué à ces avancées en développant des descripteurs discriminants, robustes aux changements de points de vue, et en élaborant des outils d’indexation d’images.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>L’apprentissage pour mieux identifier les contenus</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Ces approches sont cependant loin de pouvoir répondre à des requêtes du type « trouver des images d’enfants jouant dans un jardin&nbsp;». C’est en effet un problème très difficile à résoudre car cela suppose une machine capable d’interpréter la scène, c’est-à-dire de savoir reconnaître un enfant, une action dans l’image (jouer) et savoir ce qu’est un jardin. Nous avons progressé dans ce sens en nous appuyant, depuis une dizaine d’années, sur des techniques d’apprentissage&nbsp;: on fournit à l’ordinateur de très nombreuses images de jardins en le chargeant d’extraire des éléments pertinents pour la construction d’un modèle de jardin. Plus récemment, dans le cadre de l’identification du contenu des vidéos, nous avons complété cette approche par une exploitation des informations de mouvement.&nbsp;L’analyse du mouvement permet en effet l’obtention d’indications sur l’action en train de se faire. Ces techniques nous permettent aujourd’hui d’identifier rapidement des vidéos représentant par exemple une fête d’anniversaires ou une personne buvant du café.</p> <a name="eztoc563931_1" id="eztoc563931_1" class="anchor"></a><h3>&nbsp;Comment en savoir plus sur l’objet que vous venez de prendre&nbsp;en photo ?</h3><a name="eztoc563931_2" id="eztoc563931_2" class="anchor"></a><h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:106px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/innovation/images-divers/milpix110/544616-1-fre-FR/milpix110_multiuploadthumbnail.jpg" width="100" height="75" alt="" title="" /> </span> </p></div> </h3><p>Si des applications visant la reconnaissance de visages ont pu voir le jour au tournant des années 2000, il faudra en revanche attendre une dizaine d’années supplémentaires pour être en mesure d’identifier des objets plus complexes. Par exemple, la start-up Inria <a href="http://www.milpix.com/fr/" target="_self">Milpix</a>, créée en 2007, exploite des travaux précurseurs de l’équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/vision-perception-et-interpretation-multimedia/lear" target="_self">Lear</a>&nbsp;dans le domaine de la reconnaissance d’objets. Cette jeune société réalise des applications permettant, en prenant la photo d’un objet, livre ou affiche de cinéma, d’avoir accès sur le web à des informations complémentaires concernant l’objet, comme les boutiques où l’on peut acheter ce livre ou les cinémas jouant le film présenté sur l’affiche. Une application similaire est proposée depuis peu par Google Goggles.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc563931_2_1" id="eztoc563931_2_1" class="anchor"></a><h4>ET DANS 20 ANS ?</h4><p>«&nbsp;Il y a encore beaucoup à faire&nbsp;! C’est en effet un réel défi que de faire apprendre aux ordinateurs des modèles visuels pour l’ensemble des classes et catégories existantes à partir d’énormes quantités d’images et de vidéos disponibles aujourd’hui. En particulier, les techniques d’apprentissage doivent évoluer afin d’obtenir des outils capables de traiter de très grandes bases de données et ceci de façon faiblement supervisée. Il faut aussi développer des méthodes actives de recherche dans ces bases, afin de dégager des informations pertinentes pour la construction des modèles par apprentissage. Je suis convaincue que l’approche «&nbsp;apprentissage&nbsp;» doit progresser conjointement avec la modélisation visuelle des données.&nbsp;»</p> </div> </div> Des personnages virtuels de plus en plus réalistes http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/des-personnages-virtuels-de-plus-en-plus-realistes Fri, 12 Oct 2012 10:34:48 GMT ]]> <p>Le film d’animation traduit bien les avancées des recherches en informatique graphique. L’industrie du cinéma suit en effet de très près la conception des nouveaux outils dans ce domaine et participe aux mêmes conférences. Les innovations sont donc traduites immédiatement dans un film qui fait figure de démonstrateur. Très visibles dans l’animation, ces nouvelles technologies ont aussi une place de choix dans les simulateurs médicaux et le prototypage industriel.</p> <p>Témoignage de <strong>Marie-Paule Cani</strong>, responsable de l’équipe <a href="https://team.inria.fr/imagine/" target="_self">Imagine</a>.</p> <p>Le film d’animation Avatar illustre ce que l’on sait faire aujourd’hui de mieux en création de personnages de synthèse&nbsp;: ils sont tellement réalistes qu’ils interagissent avec des personnages réels sans qu’on puisse les en distinguer&nbsp;! Il y a vingt ans, il était tout simplement impossible de faire un film avec des personnages virtuels. Le premier personnage animé au cinéma a été produit par Pixar en 1986. Il s’agissait d’une lampe de bureau, et ce n’est pas un hasard&nbsp;! Pour animer un personnage 3D, il faut calculer une nouvelle géométrie tous les trentièmes de seconde pour donner l’illusion du mouvement, mais il est impossible d’agir directement sur les éléments qui composent la surface du personnage. Il faut passer par un modèle à couches (squelette, peau, éléments spécifiques comme le visage ou la chevelure, les vêtements) qui doivent chacune être crédibles ou expressives pour pouvoir être utilisées en animation, et qui soulèvent chacune des défis particuliers. Ces verrous ont suscité beaucoup de travaux depuis le début des années 1990 et n’ont pas tous été résolus simultanément.</p> <a name="eztoc563629_1" id="eztoc563629_1" class="anchor"></a><h3>Un réalisme qui progresse par petites touches.</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/real-virtual-dress_medium.jpg/563657-1-fre-FR/real-virtual-dress_medium.jpg_medium.jpg" width="200" height="150" alt="Real Virtual Dress" title="Real Virtual Dress" /> </span> <span class="legende"> Adaptation automatique d'un vêtement à une nouvelle morphologie. Confection-test sur une poupée par une ingénieure de l'équipe ! - <cite>© Inria/Imagine et Laboratoire Jean Kuntzmann</cite> </span> </p></div> <p>La reconstruction du mouvement du squelette a fait un grand bond en avant lorsque la technique de capture du mouvement sur de vrais acteurs a supplanté, à partir des années 2000, les techniques manuelles d’interpolation et les approches par simulation. Notre équipe a contribué pour sa part aux autres couches du personnage 3D. A partir de 2003, nous avons développé des logiciels permettant d’ajouter du réalisme à la peau en faisant en sorte qu’elle puisse bouger, se déformer et faire des plis. C’était un perfectionnement du procédé de smooth skinning, inventé au début des années 1990, qui permettait d’habiller le squelette d’une peau lisse, plutôt que par des volumes rigides liés aux os qui avaient cours jusqu’alors. Nous avons également réalisé les premiers modèles dynamiques permettant de restituer l’épaisseur d’une chevelure animée (2002, 2006) et contribué à la prise en compte des vêtements, dont les plis et les collisions sont très complexes à simuler. En particulier, nous avons permis la synthèse de vêtements 3D à partir de croquis 2D (2007), l’ajout de plis dynamiques en temps-réel (2010) et le transfert de vêtements d’un personnage à un autre, en s’adaptant automatiquement au nouveau gabarit (2012). Un autre aspect important en animation de personnages est la simulation de leur comportement, pour permettre l’animation de foules de plusieurs milliers de personnes, comme dans l’Attaque des clones. L’équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/bunraku" target="_self">Bunraku</a>, à Inria Rennes, s’est particulièrement illustrée sur cette question.</p> <p>Toutes ces avancées ont également bénéficié d’apports d’autres disciplines. Par exemple, des techniques sophistiquées d’animation ont été développées à partir de modèles anatomiques, mus selon des modèles bio-mécaniques. Cette approche, partagée avec les médecins, a été utilisée pour réaliser certains personnages d’Avatars.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Le graphisme et l’animation 3D ne servent pas qu’au cinéma&nbsp;!</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/real_vitual_hair-medium.jpg/563661-1-fre-FR/real_vitual_hair-medium.jpg_medium.jpg" width="200" height="150" alt="Modélisation de chevelure" title="Modélisation de chevelure" /> </span> <span class="legende"> Modélisation de chevelures. Les étudiantes de l'équipe ont aussi servi de modèle. - <cite>© Inria/Imagine et Laboratoire Jean Kunzmann</cite> </span> </p></div> <p>Durant les 10 dernières années, les besoins de l’industrie du cinéma en simulation de personnages 3D ont souvent rejoint ceux d’autres domaines et leurs travaux se sont mutuellement enrichis. C’est ainsi que les recherches sur la chevelure se sont développées à l’interface de l’animation et des besoins en prototypage de l’industrie de la cosmétique&nbsp;: le premier modèle de chevelure réaliste, dit en hélice, réalisé par Florence Bertails et Marie-Paule Cani, a bénéficié de nombreuses données sur la dynamique des cheveux grâce à un contrat avec L’Oréal pour mettre au point un modèle destiné au test virtuel de nouveaux produits. </p> <p> Les simulations poussées du corps humain trouvent pour leur part de nombreuses applications en médecine. La construction de modèles virtuels, dits patient-spécifiques, ouvre des perspectives, en particulier, dans la planification des opérations, dans l'assistance du geste opératoire et dans la formation à la chirurgie (dissection virtuelle). Inria développe la plateforme Sofa dans ce but. A Grenoble, le laboratoire d'Anatomie et l’Inria viennent de mettre en place une plateforme de capture des mouvements anatomiques destinée à la recherche clinique et à l’enseignement.<br /> De même les travaux sur les vêtements intéressent des entreprises de la mode, et les simulations de foule, proposées aujourd’hui par la Start-up Inria Golaem, peuvent intéresser des acteurs de domaines très variés, que ce soit&nbsp;pour simuler l’évacuation d’espaces publics (SNCF, architectes), ou pour s’entraîner en vue d’interventions dangereuses (pompiers, police, armée).</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc563629_1_1" id="eztoc563629_1_1" class="anchor"></a><h4>ET DANS 20 ANS ?</h4><p><strong>Marie-Paule Cani</strong>, ancien Director at Large au sein du comité exécutif d'ACM SIGGRAPH, la manifestation de référence du domaine.</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:86px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/mp_cani-portrait.jpg/563641-1-fre-FR/mp_cani-portrait.jpg_medium.jpg" width="80" height="120" alt="M-P Cani" title="M-P Cani" /> </span> </p></div> <p>«&nbsp;Mon rêve pour le loisir numérique serait que chacun soit capable de créer, d’habiller et d’animer sa propre créature virtuelle, pour la faire évoluer dans une histoire. Ce serait une façon très créative de jouer. Pour cela il faut développer notamment des outils capables de générer des personnages 3D habillés à partir de simples croquis et de déformations intuitives, sans avoir à apprendre le maniement complexe des interfaces actuelles. Nos travaux visent aujourd’hui la conception de ces outils intuitifs permettant de créer de la géométrie, du mouvement et du contenu narratif. Je pense que c’est un domaine qui est amené à se développer.&nbsp;»</p> </div> </div> L'essor et l'accessibilité du calcul distribué http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/l-essor-et-l-accessibilite-du-calcul-distribue Mon, 1 Oct 2012 17:52:03 GMT ]]> <p>En 10 ans, le calcul distribué sur plusieurs processeurs, c'est à dire le calcul parallèle en général, a pu se développer avec les avancées de l'algorithmique pour ce domaine. Le calcul distribué est en effet aujourd’hui utilisé dans les applications touchant la physique, la bio-informatique ou la recherche de données par des moteurs de recherche de type Google pour améliorer leurs performances. Il se loge également dans les Ipad qui, avec leurs quatre cœurs, constituent déjà une machine parallèle.</p> <p><strong>Témoignage de Frédéric Desprez</strong>&nbsp;<strong>et Yves Robert</strong>, chercheurs en algorithmique et intergiciels de calcul réparti. </p> <p>Le but de nos recherches est de trouver des algorithmiques suffisamment génériques pour effectuer des caculs sur des modèles d’architectures variés, non spécifiques à un type de réseau ou à un nombre de processeurs.</p> <p>Aujourd’hui, nous atteignons la limite des performances des ordinateurs car il devient trop difficile d'améliorer les composants sans que cela soit très coûteux. Une solution consiste donc à faire travailler les processeurs en parallèle pour les appllications qui nécessitent des calculs complexes et performants.</p> <p>Dans cette démarche, le défi principal de la fin des années 1980, a d'abord consisté à montrer qu’un assemblage de plusieurs ordinateurs pouvait fonctionner ensemble. La progression vers cette démonstration de l’algorithmique pour le calcul distribué n'a pas été rapide et régulière ! Toutes les sociétés impliquées dans ce domaine dans les années 1990 ont fait faillite, car le marché de l’époque n’était qu’une niche. Les réseaux n’étaient pas aussi performants pour permettre des calculs à distance et, surtout, le parallélisme était réservé à la simulation numérique dans des grands centres de calculs nationaux. C'était vraiment une démarche de précurseur car, à l’époque, les composants continuaient de s’améliorer.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Le cloud computing et les machines Exascale prennent le relai.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/grappe-pc/561344-1-fre-FR/grappe-pc_medium.jpg" width="200" height="133" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> La grappe de PC conçue par HPLaboratories Grenoble et Inria en 2001 - <cite>© Inria / Photo R. Lamoureux </cite> </span> </p></div> <p>Une des voies de développement du calcul distribué réside dans le cloud computing. Certes très commercial aujourd’hui, il soulève toutefois de nombreux axes fondamentaux de recherche. Nous y travaillons depuis quelques années au sein d’Inria, particulièrement sur la gestion dynamique des ressources, la virtualisation, le stockage, et la gestion de l’énergie car des centaines de milliers de processeurs multi-cœurs doivent travailler efficacement et simultanément ensemble. Ce modèle va plus loin que la simulation numérique «&nbsp;classique&nbsp;» avec des applications dans tous les domaines. Il faut cependant être capable de gérer l’échelle de ces plateformes, leur dynamique et enfin les quantités de données à traiter.</p> <p>Un autre axe de recherche réside dans les machines Exascale (10^18 opérations/seconde) qui devraient voir le jour d’ici 2020. Nous disposons déjà de systèmes dans lesquels plusieurs milliers de processeurs réalisent chacun un milliard d’opérations/seconde. Mais nous voyons encore plus grand et souhaiterions atteindre un milliard de milliards d’opérations/seconde, voire plus. Cependant de nombreuses problématiques seront à résoudre&nbsp;car le développement de nouveaux algorithmes pouvant fonctionner pour ces processeurs en parallèle, requiert de tolérer les pannes inexorables de certains composants, et accroît mécaniquement la consommation d’énergie.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>ET DANS 20 ANS ? </strong></p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:73px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/frederic-desprez-portrait_small.jpg/560294-1-fre-FR/frederic-desprez-portrait_small.jpg_small.jpg" width="67" height="100" alt="Frédéric Desprez" title="Frédéric Desprez" /> </span> </p></div> <p><strong>Frédéric Desprez, </strong>directeur de Recherche Inria, équipe <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/calcul-distribue-et-applications-a-tres-haute-performance/avalon" target="_self">Avalon </a></p> <p>« Mon rêve reste de collaborer avec des chercheurs d’autres disciplines, de participer à des transferts vers l’industrie et comme toujours d’explorer des nouvelles voies et algorithmes qui auront peut être des applications dans un futur lointain » </p> <br class="clear" /> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:73px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/yves-robert-portrait_small.jpg/560298-1-fre-FR/yves-robert-portrait_small.jpg_small.jpg" width="67" height="100" alt="Yves Robert" title="Yves Robert" /> </span> </p></div> <p><strong>Yves Robert, </strong>professeur à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, équipe <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/calcul-distribue-et-applications-a-tres-haute-performance/roma" target="_self">Roma</a></p> <p>« C'est une chance de pouvoir travailler dans un domaine dont les avancées ont un réel impact. Ceci dit, j'aimais autant l'algorithmique parallèle quand elle ne servait à rien&nbsp;! Mon plus grand espoir est que la recherche fondamentale continue à être soutenue et financée par Inria et les autres institutions.» </p> </div> </div> Les calculs sur ordinateurs de plus en plus fiables et sûrs http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/les-calculs-sur-ordinateurs-de-plus-en-plus-fiables-et-surs Mon, 1 Oct 2012 16:58:07 GMT ]]> <p>Il est devenu indispensable aujourd’hui d’étudier la façon dont on représente les nombres sur les ordinateurs, la façon dont on effectue les opérations arithmétiques et tous les problèmes qui en découlent. Nous devons maîtriser les erreurs provoquées par ces calculs et réaliser les opérations le plus rapidement possible et avec une fiabilité extrême. Ceci est important parce que tous les calculs numériques sur ordinateur sont construits à partir de quelques opérations mathématiques et toute erreur dans ces opérations peut agir sur l’ensemble des calculs.</p> <p><strong>Témoignage de Jean-Michel Muller,</strong>&nbsp;directeur de recherche au CNRS et membre de l’équipe <a href="/domaines/algorithmique-programmation-logiciels-et-architectures/algorithmique-calcul-certifie-et-cryptographie/aric" target="_blank">Aric</a>.</p> <p>La manière dont on représente les nombres sur les ordinateurs a une importance primordiale pour des applications critiques comme les avions, car toute erreur peut agir sur l’ensemble des calculs avec des répercutions qui peuvent être catastrophiques. Le travail des 20 dernières années sur ce sujet aboutit aujourd’hui à des applications de plus en plus fiables et sûres.</p> <p> Même lorsqu'on se contente de jouer sur un ordinateur ou une console de jeux, la machine effectue de très nombreuses opérations arithmétiques. Une erreur, dans ces cas là, ne sera pas forcément bien grave. Par contre, le calculateur de bord d'un avion ou le système de pilotage d'un métro automatique, qui eux aussi effectuent de nombreuses opérations, n'ont pas droit à l'erreur. C’est un problème qui s’est révélé crucial (ou dont on a pris pleinement conscience) en 1994 avec le bug de Pentium. C'est probablement cette erreur dans un algorithme de division qui a conduit Intel et d'autres constructeurs à proposer des preuves formelles des algorithmes arithmétiques des processeurs qui ont suivi, comme par exemple l'Itanium). </p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/iphone/560410-1-fre-FR/iphone_medium.jpg" width="200" height="150" alt="IPhone" title="IPhone" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Photo H. Raguet</cite> </span> </p></div> <p>En collaboration avec des collègues du monde entier, l'équipe <a href="/domaines/algorithmique-programmation-logiciels-et-architectures/algorithmique-calcul-certifie-et-cryptographie/arenaire" target="_self">Arénaire</a>&nbsp;a construit des algorithmes et des preuves montrant qu'il était possible de faire facilement certains calculs (par exemple les calculs de fonctions trigonométriques) avec une précision qu'on ne pensait auparavant pas pouvoir atteindre sans perdre beaucoup de temps. Cette collaboration internationale a débouché sur des recommandations, émises dans une norme qui devra maintenant être respectée par les constructeurs.</p> <p>Je suis assez satisfait du chemin que nous avons parcouru dans ce domaine, même si on espère toujours aller plus vite&nbsp;! En ce qui me concerne, mon but serait d’arriver à prédire et à garantir le comportement de programmes mathématiques complexes avec encore plus de fiabilité. C’est un travail qui requiert des équipes pluridisciplinaires. Car, au-delà de notre expertise dans la recherche arithmétique, nous avons besoin de chercheurs d’autres disciplines, en logique notamment. </p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Les algorithmes arithmétiques se trouvent désormais partout</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Un des défis majeurs de ces 20 dernières années a consisté à mettre au point des algorithmes arithmétiques - par exemple des algorithmes de division, ou de calcul de fonctions trigonométriques - plus fiables, désormais déployés dans des applications quotidiennes. Par exemple, dans le cadre d’une collaboration avec le géant ST Microelectronics, certains de nos algorithmes ont été introduits dans le «&nbsp;compilateur&nbsp;» de leurs circuits. Ils sont invisibles pour l’utilisateur mais on les trouve partout, dans les lecteurs de DVD et dans les téléphones portables notamment.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc560103_0_1" id="eztoc560103_0_1" class="anchor"></a><h4>ET DANS 20 ANS ?</h4><p><strong>Jean-Michel Muller,</strong>&nbsp;directeur de recherche au CNRS et membre de l’équipe <a href="/domaines/algorithmique-programmation-logiciels-et-architectures/algorithmique-calcul-certifie-et-cryptographie/aric" target="_blank">Aric</a>.</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:73px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/jean-michel-muller-portrait_small.jpg/560115-1-fre-FR/jean-michel-muller-portrait_small.jpg_small.jpg" width="67" height="100" alt="Jean-Michel Müller" title="Jean-Michel Müller" /> </span> </p></div> <p>Notre domaine va devoir s'intéresser à des calculs de plus en plus complexes, et à leur vérification. Il faudra être capable d'introduire de la rigueur là ou parfois des «&nbsp;recettes de cuisine&nbsp;» sont appliquées. Pour pouvoir s'adapter très vite (à un nouveau processeur, à de nouvelles contraintes en termes de vitesse, de précision, et de consommation d'énergie), on ne cherche plus à concevoir des «&nbsp;opérateurs arithmétiques&nbsp;», mais plutôt des «&nbsp;générateurs d'opérateurs&nbsp;», c'est-à-dire des programmes qui fabriquent des opérateurs spécialement adaptés au problème traité. Dans 20 ans, j'aimerais pouvoir monter dans un train, un avion, ou une automobile, dont l'informatique est complètement validée, du transistor au programme le plus complexe.</p> </div> </div> Le développement des services en ligne http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/le-developpement-des-services-en-ligne Fri, 28 Sep 2012 12:18:39 GMT ]]> <p>La recherche des 20 dernières années en infrastructure de serveur a permis l’émergence d’une activité économique intense bâtie sur le web, dont Amazon est un exemple de réussite avec un chiffre d’affaire dépassant 30 milliards de dollars. Elle a permis également l’essor actuel des sites d’information comme Wikipédia et les réseaux sociaux.</p> <p><strong>Témoignage de Jean-Bernard Stefani</strong>, responsable de l’équipe Sardes et co-fondateur du consortium ObjectWeb.</p> <p>L’avènement du web a permis d’envisager le développement de nombreuses applications web, notamment le commerce en ligne. Les services les plus populaires comptent aujourd’hui un très grand nombre d’utilisateurs et peuvent faire face à des pics importants de requêtes. Un site comme celui d’Amazon, par exemple, peut atteindre plusieurs dizaines de millions de sessions d’utilisateurs par jour&nbsp;à la période de Noël ! Traiter un tel trafic sans entraîner l’écroulement des systèmes ne va pas sans poser de nombreuses questions de recherche. Je dirais qu’au cours de ces 20 dernières années nous avons commencé à comprendre les problèmes liés à la gestion de ces très grands serveurs web et donc à savoir comment bâtir de telles infrastructures pour gérer les ressources de façon performante et évolutive. Aujourd’hui, ces serveurs sont distribués, c’est-à-dire que les différentes tâches sont effectuées sur des machines séparées, et une infrastructure logicielle permet de répartir les charges en fonction des besoins, de contrôler l’admission des requêtes pour les refuser le cas échéant, d’assurer la fiabilité du systèmes en prévoyant de basculer sur une autre machine en cas de panne, et d’exploiter les mémoires cache pour limiter le coût calcul de l’accès aux bases de données.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Mettre en commun les ressources pour améliorer la performance des services</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Depuis une dizaine d’années a émergé un autre concept, le Cloud Computing&nbsp;ou «&nbsp;calcul en nuages&nbsp;». Cela consiste à mettre à disposition (par exemple à la location) des machines sur le réseau et d’allouer ces ressources aux applications selon leur besoins, et ce de façon dynamique et automatique. Là, comme pour les serveurs distribués, la question est de savoir comment administrer de très grands ensembles de machines avec leurs applications en assurant disponibilité, fiabilité et sécurité. Le Cloud Computing&nbsp;est une approche doublement intéressante pour les entreprises qui veulent créer leur site web. Elles externalisent ainsi les coûts de gestion des machines et elles sont par ailleurs assurées de disposer de ressources qui s’ajusteront à la popularité croissante de leur site. Il est clair aujourd’hui que les infrastructures délocalisées sont amenées à se développer car elles permettent de mobiliser de grandes ressources à moindre coût. Amazon l’a très bien compris, qui a initié depuis 5 ans une offre de service Cloud, EC2.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Des outils pour construire des serveurs web</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:106px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/logo_objectweb/554146-1-fre-FR/logo_objectweb_small.jpg" width="100" height="41" alt="Logo_ObjectWeb" title="Logo_ObjectWeb" /> </span> </p></div> <p>L’équipe Sardes a beaucoup contribué au développement des infrastructures de web distribuées, notamment en créant en 2002 avec Bull et Télécom R&amp;D, le consortium international Objectweb, hébergé au centre de recherche Inria de Grenoble. Aujourd’hui le consortium accueille de nombreux partenaires académiques et industriels et a été rebaptisé OW2 suite à sa fusion avec son homologue chinois Orientware. L’objectif du consortium est de constituer un ensemble de logiciels sous licence libre permettant de construire ces grands serveurs web ainsi que des infrastructures de type Cloud. C’est une très grande satisfaction de voir des réalisations du consortium comme le serveur Jonas utilisées mondialement aujourd’hui. France Telecom / Orange, par exemple, est un grand utilisateur de&nbsp;Jonas, que ce soit pour ses plateformes de services ou son portail web notamment.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc559275_0_1" id="eztoc559275_0_1" class="anchor"></a><h4>ET DANS 20 ANS ?</h4><p><em>Jean-Bernard Stefani</em>: &quot;Le développement du Cloud Computing pose des problèmes d’administration et de gestion de ressources sans précédent par leur ampleur et qui nécessiteront de mobiliser d’autres domaines que l’informatique, comme l’automatique ou même la physique.&quot;</p> </div> </div> L’apparition de systèmes informatiques autorégulés et plus verts http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/l-apparition-de-systemes-informatiques-autoregules-et-plus-verts Tue, 25 Sep 2012 10:06:31 GMT ]]> <p>La conception intégrée de l’automatique avec l’informatique temps réel a renouvelé la science de la régulation des systèmes,&nbsp;qu’il s’agisse d’avions, de machines outils ou d’ordinateurs. Elle est à l’origine d’une technologie invisible aux utilisateurs mais qui permet d’améliorer le contrôle, les performances et la consommation énergétique des dispositifs informatisés.</p> <p><strong>Témoignage de Daniel Simon</strong>, chercheur de l'équipe <a href="/domaines/mathematiques-appliquees-calcul-et-simulation/modelisation-optimisation-et-controle-de-systemes-dynamiques/necs" target="_self">Necs</a>, l’une des rares équipes dans le monde à travailler sur cette thématique.</p> <p>Le passage au 21e siècle s’est accompagné pour moi d’un changement radical dans la manière d’aborder la commande automatique de systèmes dynamiques. À cette époque une équipe suédoise a publié plusieurs articles précurseurs démontrant l’intérêt d’une co-conception de ces lois de commande par l’automaticien et l’informaticien temps réel. Jusqu’alors les activités de l’automaticien, pour la conception, et de l’informaticien, pour l’implémentation, étaient distinctes. L’intérêt de la nouvelle approche était de pouvoir prendre en compte très tôt les contraintes contradictoires suscitées par l’évolution de la microélectronique et de l’informatique en réseau. En particulier, les systèmes embarqués doivent être économes en énergie mais ils doivent également être fiables et robustes aux incertitudes du système et de son environnement. La co-conception permettait à la fois d’améliorer les performances de ces systèmes et de diminuer leur consommation énergétique. Comment&nbsp;? En ajustant les vitesses de calcul à la charge de travail et à la qualité des composants de silicium.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>La conception conjointe est à l’origine de solutions originales dans des domaines d’application nouveaux</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>La co-conception s’est avérée très fructueuse. Les commandes par rétroaction ont été introduites dans des domaines où elles n’étaient pas utilisées jusqu’à présent, par exemple pour contrôler le fonctionnement de certaines parties d’un système informatique ou encore, en électronique, pour contrôler le fonctionnement d'une puce en coordonnant les variations de la tension d’alimentation, des fréquences d'horloge et la cadence d’exécution de tâches répétitives. C’est ainsi que dans le cadre du projet Aravis coordonné par ST Microelectronics (2007-2010) — un des premiers projets industriels sur le sujet—, notre collaboration avec l’équipe Inria Sardes, TIMA et le CEA/Leti a permis de réduire jusqu'à 25% la consommation énergétique d’un décodeur vidéo. Cette prouesse a été réalisée en adaptant en temps-réel la fréquence de calcul du décodeur, et ce pour un coût négligeable&nbsp;!</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Réguler la circulation ou les centres de données avec des lois de commande</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/le-saviez-vous/images-chapo/autoroute/527285-1-fre-FR/autoroute_medium.png" width="200" height="150" alt="embouteillage sur l'autoroute" title="embouteillage sur l'autoroute" /> </span> <span class="legende"> <cite>© digitalstock - Fotolia.com</cite> </span> </p></div> <p>L’approche intégrée automatique/informatique a donné naissance à une nouvelle génération de modèles, dits fluides, s’inspirant des modèles de mécanique des fluides utilisés, par exemple, pour modéliser l’écoulement d’une rivière. Le trafic automobile peut ainsi être modélisé comme un flux et les feux et signalisations comme des robinets qui peuvent s’ouvrir ou se fermer pour réguler le flux. La start-up Inria Karrus, créée en 2010, utilise cette approche pour proposer des systèmes de régulation de vitesse sur la rocade sud à Grenoble. Ces modèles sont également appliqués à la gestion du flot de requêtes en entrée d’un serveur informatique pour éviter son écroulement en cas de surcharge.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>ET DANS 20 ANS ?</strong></p> <p><strong>Daniel Simon,</strong>&nbsp;chargé de recherche, équipe <a href="/domaines/mathematiques-appliquees-calcul-et-simulation/modelisation-optimisation-et-controle-de-systemes-dynamiques/necs" target="_self">Necs</a></p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:86px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/daniel_simon-portrait/554959-1-fre-FR/daniel_simon-portrait_medium.jpg" width="80" height="120" alt="Daniel Simon" title="Daniel Simon" /> </span> </p></div> <p>&quot;L’idée de relâcher les contraintes temps-réel dans les boucles de rétroaction rencontre encore des résistances culturelles, mais c’est une voie d’avenir et de plus en plus d’acteurs s'y intéressent. Il y a deux ans encore je ne pouvais pas imaginer que des techniques de commande robuste aux variations d'horloges puissent être acceptées en avionique, notamment du fait des problèmes de certification et d’industrialisation. Cela a été un grand bonheur pour moi de constater que des ingénieurs d’Airbus sont maintenant convaincus de leur importance pour optimiser l'informatique embarquée dans les avions, et que des applications pourraient naître dans ce domaine d’ici une dizaine d’années.&quot;</p> </div> </div> Les robots apparaissent dans l’espace de vie des humains http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/les-robots-apparaissent-dans-l-espace-de-vie-des-humains Tue, 25 Sep 2012 10:01:39 GMT ]]> <p>Les robots industriels feront bientôt figure de dinosaures devant les systèmes autonomes et «&nbsp;intelligents&nbsp;» en préparation. Certains, comme les systèmes d’assistance à la conduite, les métros automatiques ou encore les robots pour les blocs opératoires sont déjà familiers&nbsp;; beaucoup d’autres sont dans les cartons, notamment dans le domaine des services et dans celui de l’assistance aux personnes âgées ou handicapées. Ces premières réalisations marquent le début d’une ère où les robots seront capables de partager l’espace de vie des humains et d’interagir avec eux d’une manière sûre et socialement acceptable.</p> <p><strong>Témoignage de Christian Laugier</strong>, responsable de l’équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/robotique/e-motion" target="_self">E-Motion</a></p> <p>Je pense qu’un changement radical s’est opéré en robotique au cours des 20 dernières années&nbsp;: nous avons dépassé le stade de la machine outils dédiée à une tâche précise dans un environnement fixe pour concevoir de plus en plus d’applications en environnement dynamique et en interaction avec des humains. C’était un objectif inenvisageable il y a vingt ans car les technologies nécessaires au niveau de l’électronique, des capteurs, de l’automatique, de la miniaturisation des composants et de l’informatique n’étaient pas suffisamment avancées. Il était en particulier utopique d’envisager la conception de systèmes de perception permettant aux robots d’appréhender en temps réel les caractéristiques essentielles de leur environnement. Il aurait été dangereux de laisser un robot fonctionner dans un environnement humain&nbsp;!</p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/robot-assistance/562158-1-fre-FR/robot-assistance_medium.jpg" width="200" height="150" alt="Robot pour assistance à la personne" title="Robot pour assistance à la personne" /> </span> <span class="legende"> Faire naviguer un robot dans un environnement réel en tenant compte de contraintes &quot;humaines&quot; - <cite>© Inria / Photo Kaksonen </cite> </span> </p></div> <p>Aujourd’hui, les systèmes autonomes ont fait leur apparition dans le quotidien avec par exemple des systèmes d’assistance à la conduite automobile de plus en plus sophistiqués, des métros automatiques, ou encore des robots dans les blocs opératoires. De nombreux travaux visent par ailleurs à concevoir des systèmes en forte interaction avec les humains, par exemple pour l’assistance aux personnes âgées ou handicapées. Je pense que ce saut qualitatif, couplé à de grandes avancées en matière de miniaturisation et d’intégration du logiciel et du matériel, ouvre la voie à l’ère de la robotique&nbsp;: les robots vont entrer dans notre quotidien de la même manière que l’ont fait les ordinateurs par le passé.</p> <br class="clear" /> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Des systèmes qui s’inspirent aussi des modes de fonctionnement des humains</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Cette nouvelle perspective s’appuie sur des innovations datant de moins d’une dizaine d’années. Tout d’abord, les systèmes de perception combinent maintenant plusieurs sortes de capteurs&nbsp;(caméra, lidar, ultrasons, centrales inertielles, …), à la manière dont l’humain intègre les informations provenant de l’ensemble de ses sens. L’avantage d’un tel système (fusion des données hétérogènes) est qu’il est beaucoup moins sensible aux informations bruitées, ambiguës, voire erronées. </p> <p>Cependant, pour prendre une décision, le robot doit également considérer que le monde dans lequel il évolue est dynamique car c’est précisément l’évolution de ce monde qui va déterminer l’action. Une manière de faire est d’utiliser ce qui s’est produit juste avant, afin de prédire avec une bonne chance de ne pas se tromper ce qui va se produire ensuite. Le calcul probabiliste est à la base de ce mode de raisonnement. Cette approche permet, par exemple, de faire des prédictions relativement fiables à 3 secondes à partir des informations fournies par des capteurs fixés sur un véhicule et de quelques connaissances antérieures portant notamment sur les comportements typiques des acteurs routiers (véhicules, cyclistes, piétons). Il est alors possible de calculer en continu la probabilité que le véhicule puisse entrer en collision dans un proche futur et de lancer une alerte au conducteur ou d’opérer un freinage d’urgence le cas échéant. </p> <p>Mon équipe de recherche est l’une des pionnières de cette approche qui a débuté il y a 5-6 ans et qui a conduit à un brevet commun avec Toyota en 2010. Pour aller plus loin, il est nécessaire de peaufiner les modèles de comportement auxquels se réfère le système pour anticiper l’action. Les chercheurs tablent aujourd’hui sur les méthodes d’apprentissage automatique qui permettraient au système de s’adapter en continu à son environnement, autant physique que humain. Il reste beaucoup à faire sur le sujet&nbsp;!</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Une conduite assistée pour un créneau assuré&nbsp;!</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/praxicar/562154-1-fre-FR/praxicar_medium.jpg" width="200" height="150" alt="Véhicule autonome Praxicar - 1996" title="Véhicule autonome Praxicar - 1996" /> </span> <span class="legende"> Véhicule autonome Praxicar en 1996 pour manoeuvres de parking automatique - <cite>© Inria / Photo A. Eidelman </cite> </span> </p></div> <p>L’équipe e-Motion est à l’origine du <a href="http://videotheque.inria.fr/videotheque/doc/408" target="_blank">premier système de parking automatique</a>&nbsp;pour voiture fondée sur le couplage de données perceptives embarquées avec un système de contrôle automatique des manœuvres nécessaires. Une démonstration sur un véhicule Ligier électrique instrumenté a été présentée à la principale conférence internationale de robotique IROS organisée en 1997 à Grenoble. </p> <p>Toyota est le premier constructeur automobile à avoir dans les années 2000 commencé à équiper ses véhicules haut de gamme avec ce type de technologie permettant de proposer une fonction évoluée d’assistance au parking. Dans cette configuration, la manœuvre est enclenchée par le conducteur et arrêtée dès qu’il lâche l’accélérateur. </p> <p>Aujourd’hui, de nombreuses voitures sont équipées de capteurs de recul ultra-sons pour prévenir d’une collision imminente lors d’une manœuvre, et les modèles haut de gamme offrent également des fonctions d’assistance active au parking.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>ET DANS 20 ANS ?</strong></p> <p><strong>Christian Laugier,</strong>&nbsp;responsable de l’équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/robotique/e-motion" target="_self">E-Motion</a></p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:73px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/christian-laugier-portrait.jpg/559781-1-fre-FR/christian-laugier-portrait.jpg_small.jpg" width="67" height="100" alt="Christian Laugier" title="Christian Laugier" /> </span> </p></div> <p>La prochaine étape pour les dispositifs mobiles est d’intégrer le matériel et le logiciel car, aujourd’hui, les équipements nécessaires pour une voiture autonome prennent toute la place dans le coffre&nbsp;! A l’horizon 2020, on devrait réussir à produire des dispositifs à la fois plus performants et ayant un faible encombrement, faible poids, faible coût et étant économe en énergie. Ces avancées permettront d’envisager toutes sortes d’applications, notamment pour la sécurité dans les&nbsp; transports, la robotique domestique, l’assistance à la personne, ou encore les robots d’intervention après des accidents ou des désastres naturels.</p> <p>Par ailleurs, pour que les robots trouvent réellement leur place dans la vie quotidienne, il faut que leur comportement soit conforme aux attentes sociales et qu’il y ait une sorte de compréhension mutuelle entre le robot et l’humain&nbsp;: l’humain doit être en mesure de comprendre ce que le robot est en train de faire, et inversement le robot doit être capable d’interpréter ce que font les humains afin de pouvoir décider de quelle manière agir. Ces deux pans de l’interaction avec l’humain reposent en grande partie sur l’apprentissage et sur la modélisation des comportements et activités humaines. </p> <p>Je pense que d’ici 2020, on devrait être capable de prendre en compte certaines normes sociales, comme faire en sorte que le fauteuil roulant autonome ne passe pas entre deux personnes qui discutent ou ne pénètre pas l’espace personnel d’un humain.</p> </div> </div> Le web devient un outil universel aux fonctionnalités croissantes http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/le-web-devient-un-outil-universel Tue, 25 Sep 2012 09:42:44 GMT ]]> <p>Le web a beaucoup évolué depuis l’époque où l’on pouvait consulter quelques pages écrites sans aucun contenu graphique à partir de son ordinateur. Aujourd’hui, il est possible d’éditer facilement des pages riches en style et en iconographie et d’y accéder au travers de multiples dispositifs, comme les mobiles, les tablettes ou les smart TV. Grâce à cette diversité de contenus et de terminaux d’accès, le web est devenu une véritable plateforme pour toutes sortes d’applications nouvelles.</p> <p><strong>Témoignage de Vincent Quint, </strong>coordonnateur des travaux du W3C&nbsp;sur les langages de représentation d’informations et de documents (1996-2003) et&nbsp;co-animateur du W3C TAG de 2005 à 2007.</p> <p>L’idée géniale du web était de relier le domaine des documents électroniques avec liens hypertextes et celui de l’Internet qui se développait parallèlement. Dès 1990, Tim Berners-Lee avait posé les bases du web que l’on connaît aujourd’hui avec trois apports originaux&nbsp;: un système d’adressage unique permettant de faire le pont entre des documents (url), un langage qui assure un format de document commun et accessible par toutes sortes de terminaux (html) et un protocole de transmission (http). Depuis, le travail du W3C, créé en 1994 pour fédérer les efforts de développement des technologies web, a permis d’enrichir et d’étendre le web pour créer toutes sortes de contenus et y accéder à partir de terminaux de plus en plus divers.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Des affichages de plus en plus riches et performants</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Dans ce contexte, mon équipe a largement contribué au développement d’outils permettant de créer du contenu sur le web. En particulier nous avons réalisé, dès le début des années 1990, le navigateur et éditeur Amaya qui a longtemps servi de banc d’essai et de démonstrateur pour les développements du W3C.</p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/smile_vignette.jpg/554791-1-fre-FR/smile_vignette.jpg_medium.jpg" width="200" height="150" alt="SMILE" title="SMILE" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Photo S. Ephraim </cite> </span> </p></div> <p> Mais la réalisation dont je suis le plus fier est sans doute notre contribution, impulsée par Nabil Layaïda, au langage SMIL dont la première version a été publiée en 1998. SMIL permet l’affichage de graphismes, de vidéos et de documents multimédia. Il a eu un fort impact sur le passage des documents statiques aux documents dynamiques et, même s’il n’est pas très visible aujourd’hui sur le web, nombreuses sont les fonctionnalités qui ont été intégrées dans d’autres langages très populaires, comme&nbsp;HTML5, SVG ou CSS3.&nbsp; <br /> Nous avons également contribué aux développements autour d’XML, un langage destiné à traiter des informations très spécialisées et complexes (des 
_données_ financi_ères_ ou _des __documents_ techniques par exemple). Ce langage et les technologies associées ont trouvé un domaine d’application important&nbsp;: ils sont utilisés par les serveurs web pour transformer en HTML, de façon simple et efficace, des données conçues en XML, dans les bases de données notamment.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc556648_0_1" id="eztoc556648_0_1" class="anchor"></a><h4>ET DANS 20 ANS ?</h4><p><strong>Vincent Quint</strong>, coordonnateur des travaux du W3C sur les langages de représentation d’informations et de documents (1996-2003) et&nbsp;co-animateur du W3C TAG de 2005 à 2007.</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:73px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/vincent_quint-portrait/554955-2-fre-FR/vincent_quint-portrait_small.jpg" width="67" height="100" alt="Vincent Quint" title="Vincent Quint" /> </span> </p></div> <p>&quot; C’est impossible à dire. Il y a seulement dix ans, on n’aurait pas su imaginer les réseaux sociaux par exemple&nbsp;! En revanche, il me semble qu’il faut anticiper les dangers déjà perceptibles qui pèsent sur l’évolution du web. Des acteurs majeurs comme Facebook, Google ou Apple sont tentés de développer des systèmes propriétaires et autonomes qui créent des enclaves et risquent de mener à une balkanisation du web. De telles menaces sur l’universalité du web ont déjà eu lieu par le passé, par exemple avec la guerre des navigateurs (Netscape contre Internet Explorer) ou la technologie WAP proposée par l’industrie des télécommunications pour les téléphones portables. Ces tentatives ont pu être déjouées, mais il faut rester vigilants&nbsp;! &quot;</p> </div> </div> L’émergence d’un web des connaissances http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/l-emergence-d-un-web-des-connaissances Tue, 25 Sep 2012 09:16:33 GMT ]]> <p>L’idée d’un web sémantique qui permettrait une recherche plus précise et pertinente dans l’immense quantité d’informations disponibles sur le web a été lancée par Tim Berners-Lee en 1998. Sur cette voie, le web des données, qui applique les outils du Web sémantique, est en pleine expansion grâce, notamment, à l’ouverture des données publiques à la consultation.</p> <p><strong>Témoignage de Jérôme Euzenat</strong>, responsable de l’équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/representation-et-traitement-des-donnees-et-des-connaissances/exmo" target="_self">Exmo</a></p> <p>Le Web sémantique est l’idée de créer un web où la connaissance est représentée formellement, de manière manipulable par une machine, de telle sorte que l’utilisateur puisse obtenir des réponses plus pertinentes à ses requêtes. Autrement dit, l’ordinateur dispose de connaissances précises, comme «&nbsp;Hercule Poirot est un personnage de roman&nbsp;», «&nbsp;Agatha Christie est un auteur&nbsp;» et «&nbsp;Poirot est une création d’Agatha Christie&nbsp;». L’ensemble de ces relations constitue un gigantesque graphe, une sorte de réseau semblable à celui formé par les liens hypertextes du web, qui autorise des raisonnements et des appariements plus pertinents entre requêtes et réponses.</p> <p>Dès le début des années 1990,&nbsp; au sein de l’équipe Sherpa d’Inria, j’utilisais le web pour rendre accessibles les bases de connaissances que je développais, par exemple pour des biologistes. A l’instar de nos collègues de Karlsruhe et de College Park notamment, nous avions créé des outils collaboratifs qui permettaient aux contributeurs de naviguer, d’éditer, de confronter et d’intégrer des données dans des bases de connaissances sur le web. Le web sémantique était, en quelque sorte, un prolongement de cette approche et je m’y suis naturellement associé pour participer à son élaboration.</p> <p>Aujourd’hui, la représentation de connaissance est intégrée dans l’infrastructure du web&nbsp;; les pages web peuvent héberger des fragments de graphes représentant leur contenu. Mon équipe a largement contribué au développement de certains des outils permettant d’élaborer ces graphes, y compris indirectement en organisant la communauté du web sémantique. Je dirige notamment les travaux sur l’alignement d’ontologies, c’est à dire la mise en correspondance des vocabulaires utilisés dans les graphes, par exemple reconnaître qu’un auteur est une personne qui écrit des livres. Cette activité est indispensable aujourd’hui pour assurer l’universalité du web sémantique.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Première application d’ampleur&nbsp;: le web des données</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Donner des indications sur le sens des documents reste cependant difficile à réaliser et la première application de ces outils a concerné les données plutôt que les documents, en partie grâce au mouvement OpenData qui encourage les gouvernements à mettre leurs données à la disposition du public. Des acteurs privés ont également pris la mesure de ce qu’apportent les technologies sémantiques. Facebook par exemple a développé l’Opendata graph à partir du langage de description RDF, une démarche qui lui procure des moyens efficaces de profilage des utilisateurs et donc la possibilité d’afficher des propositions commerciales mieux ciblées. De même, les moteurs de recherche Google, Yahoo et Bing se sont groupés pour créer schema.org avec le même objectif.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc556547_0_1" id="eztoc556547_0_1" class="anchor"></a><h4>ET DANS 20 ANS ?</h4><p><strong>Jérôme Euzenat,</strong>&nbsp;responsable de l’équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/representation-et-traitement-des-donnees-et-des-connaissances/exmo" target="_self">Exmo</a>, principal acteur français du domaine avec les équipes Accacia et Orpailleur.</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:73px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/jerome_euzenat-portrait/554951-1-fre-FR/jerome_euzenat-portrait_small.jpg" width="67" height="100" alt="Jérôme Euzenat" title="Jérôme Euzenat" /> </span> </p></div> <p>&quot; Le nouveau défi est de faire en sorte que tout marche ensemble&nbsp;! Non seulement que les données soient liées et les ontologies alignées, mais aussi que ces outils soient utilisés pour découvrir l’inconsistance entre sources d’information (données erronées, évolutives, etc.) et gérer cette inconsistance en révisant les ontologies, les alignements ou les liens, afin d’améliorer la qualité des réponses aux requêtes.&quot;</p> </div> </div> Ambition logicielle Grenoble : un programme dédié à l'innovation dans la filière logicielle http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/lancement-du-programme-ambition-logicielle-grenoble Fri, 7 Sep 2012 10:37:10 GMT ]]> <p><strong>Ambition Logicielle Grenoble</strong>&nbsp;s'adresse aux entreprises du secteur du logiciel ayant un projet d'innovation basé sur des technologies logicielles. Ce programme est porté par Inria, OSEO, Minalogic, l’institut Carnot LSI et Grenoble Ecole de Management, avec le soutien des collectivités locales et des acteurs nationaux de l’innovation.</p> <p>Ambition Logicielle est un programme d'accompagnement à l'innovation conçu pour répondre aux enjeux spécifiques de l’innovation de la filière logicielle :</p> <ul> <li>réactivité à l’évolution constante et rapide de la demande</li> <li>valeur des entreprises essentiellement portée par les hommes</li> <li>faiblesse de la propriété intellectuelle</li> <li>importance des besoins en capitaux dans des phases précoces du développement.</li> </ul> <p>Concrètement, une entreprise accompagnée par Ambition Logicielle Grenoble, peut bénéficier d’intervention multiples, par exemple :</p> <ul> <li>accès à des technologies logicielles issues de laboratoires académiques, au travers d’actions de développement et de transfert de logiciels et brevets,</li> <li>transfert de connaissances et de compétences</li> <li>expertises scientifiques</li> <li>accès à des plateformes d’expérimentation</li> <li>formation continue d’ingénieurs et «product managers»</li> <li>développement, développement international</li> <li>accompagnement des dirigeants</li> <li>recrutement de personnels et d’experts</li> <li>accompagnement dans la recherche d’aides financières, subventions, financements, levées de fonds publics ou privés</li> </ul> <p>Le programme Ambition Logicielle Grenoble est une initiative conjointe de partenaires économiques et académiques dont les fondateurs sont Inria, OSEO, Minalogic, Carnot LSI, et Grenoble Ecole de Management. </p> <p>Le programme Ambition Logicielle Grenoble est porté opérationnellement par Inria pour l’ensemble des partenaires et s’inscrit dans le cadre du dispositif en faveur de la croissance des PME animé par le pôle de compétitivité Minalogic. </p> <a name="eztoc552610_0_1" id="eztoc552610_0_1" class="anchor"></a><h4>Partenaires</h4> <ul> <li>Fondateurs et permanents : Grenoble Ecole de Management, Inria, Institut Carnot LSI, Minalogic, OSEO Rhône Alpes </li> </ul> <ul> <li>Acteurs des réseaux régionaux de l’innovation : Chambre de commerce et d’industrie de Grenoble, ARDI, UJF, Grenoble INP, CNRS, GRAIN/GRAVIT/PETALE,&nbsp; Cluster Edit, GRILOG, GREX, Réseau entreprendre Isère, Grenoble Business Angels, Rhône-Alpes Création.</li> </ul> Stéphane Redon : Inventer l’ingénierie à l’échelle atomique http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/stephane-redon-inventer-l-ingenierie-a-l-echelle-atomique Mon, 30 Jul 2012 14:37:07 GMT ]]> <p>Stéphane Redon fait partie des quatre candidats Inria sélectionnés dans la catégorie jeune chercheur de l'appel à projet européen ERC 2012. Son projet, baptisé ADAPT, consiste à développer des méthodes mathématiques et algorithmiques <em>adaptatives</em>&nbsp;pour réaliser un logiciel de conception assistée par ordinateur de nanosystèmes aussi générique que l’est, pour les objets macroscopiques, le logiciel de référence de conception par ordinateur &quot;Catia&quot; développé par Dassault Systèmes.</p> <a name="eztoc537894_1" id="eztoc537894_1" class="anchor"></a><h3>D’où vous vient cette passion pour le monde nano&nbsp;?</h3><p><strong>Stéphane Redon : </strong>Je me suis toujours intéressé à beaucoup de domaines en même temps. C’est d’ailleurs ce qui m’intéressait à l’Ecole Polytechnique&nbsp;: avoir l’opportunité d’apprendre autant en maths qu’en économie, en physique ou en biologie. C’est aussi ce qui m’attire dans les nanosciences,&nbsp;auxquelles je m’intéresse depuis 2005 : cette possibilité d’interagir autant avec des biologistes, des physiciens que des chimistes, des spécialistes de l’industrie pharmaceutique comme des matériaux.</p> <a name="eztoc537894_2" id="eztoc537894_2" class="anchor"></a><h3>Vous insistez sur le fait que votre logiciel de prototypage virtuel d’objets nanoscopiques sera générique, adapté à toutes ces disciplines. Comment est-ce possible&nbsp;?</h3><p><strong>S.R :</strong>&nbsp;Cela peut effectivement sembler paradoxal&nbsp;: contrairement aux logiciels de prototypage d’avions, de voiture ou de tout objet manufacturé, nous sommes beaucoup moins libres de choisir tel ou tel design à l’échelle nano, car les contraintes imposées par la physique&nbsp;sont beaucoup plus prégnantes: les distances entre atomes ne peuvent être arbitraires, les conformations moléculaires sont régies par des lois complexes, etc. Malgré tout, la simulation dynamique moléculaire permet de représenter protéines, polymères et matériaux de manière unifiée&nbsp;: comme un ensemble de particules en interaction.</p> <a name="eztoc537894_3" id="eztoc537894_3" class="anchor"></a><h3>Comment êtes-vous parvenu à simplifier cette approche rigoureuse&nbsp;?</h3><p><strong>S.R : </strong>En utilisant une simulation dite adaptative, qui permet de concentrer les calculs sur une partie seulement du système, la plus importante, &nbsp;là où les atomes bougent le plus. En 2008, nous avons commencé à développer notre propre logiciel, SAMSON, dans le cadre d’un projet ANR. SAMSON permet de mener des expérimentations virtuelles, par exemple en modifiant la géométrie d’une molécule et en visualisant directement sa nouvelle configuration stable, en temps réel.</p> <a name="eztoc537894_4" id="eztoc537894_4" class="anchor"></a><h3>Que proposez-vous de faire avec votre bourse ERC&nbsp;?</h3><p><strong>S.R : </strong>Début 2011, nous avons introduit la théorie du «&nbsp;Hamiltonien adaptatif&nbsp;», qui permet de formaliser rigoureusement les simulations adaptatives de particules. En particulier, cette théorie prouve que ces simulations, bien qu’adaptatives, permettent de prédire des propriétés qui intéressent les biologistes, les physiciens, etc. La bourse ERC va nous permettre de développer cette théorie, et de concevoir un ensemble d’algorithmes de simulation associés. Il nous faudra par exemple identifier quels paramètres de simplification choisir pour accélérer le plus les calculs, vérifier sur quelles tailles de molécules notre méthode fonctionne, etc. Nous intègrerons tous les algorithmes développés dans SAMSON. Mon objectif est que SAMSON devienne un environnement de développement ouvert pour la conception de nanosystèmes, et fédère une communauté d’utilisateurs et de développeurs. Ma bourse me permet de disposer des ressources nécessaires. Avec 1,5 million d’euros, je compte consolider mon équipe et recruter 3 doctorants, 2 post-doctorants et un ingénieur sur cinq ans. Un cadre de travail serein.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc537894_5" id="eztoc537894_5" class="anchor"></a><h3>La preuve par le Hamiltonien, une idée riche de simplicité </h3><p>Le Hamiltonien est un opérateur mathématique pouvant décrire un système de particules. C’est la somme de l’énergie cinétique (l’énergie liée au mouvement des particules) et de l’énergie potentielle (l’énergie liée à l’interaction entre les particules). L’idée géniale de Stéphane Redon est de modifier le Hamiltonien – le transformer en un Hamiltonien <em>adaptatif</em>&nbsp;– pour que la masse de chaque particule soit fonction de son énergie cinétique. Dans la version la plus simple, plus une particule se déplace lentement, et plus on lui attribue une masse élevée, bientôt infinie – bloquant ainsi le mouvement de la particule en question. Une façon élégante et rigoureuse de déterminer où et comment les calculs doivent être concentrés.</p> </div> </div> Un modèle pour les tumeurs à croissance lente http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/un-modele-pour-les-tumeurs-a-croissance-lente Thu, 19 Jul 2012 10:27:57 GMT ]]> <p>Benjamin Ribba, de l’équipe Numed, et François Ducray, neuro-oncologue aux hospices civils de Lyon, ont développé un modèle d’évolution des tumeurs cérébrales de type gliomes de bas grade qui rend bien compte des effets de la radiothérapie et de la chimiothérapie. Ce modèle ouvre des perspectives pour l’amélioration des traitements et leur personnalisation. Un travail publié dans la revue de référence Clinical Cancer Research.</p> <a name="eztoc533432_1" id="eztoc533432_1" class="anchor"></a><h3>Comment a débuté votre collaboration avec Benjamin Ribba sur la modélisation des gliomes de bas grade&nbsp;?</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:81px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/francois-ducray_small/533501-1-fre-FR/francois-ducray_small_small.jpg" width="75" height="100" alt="François Ducray" title="François Ducray" /> </span> <span class="legende"> François Ducray </span> </p></div> <p><strong>François Ducray&nbsp;:</strong>&nbsp;Les gliomes de bas grade sont des tumeurs cérébrales à croissance lente qui touchent des sujets jeunes. Comme pour beaucoup d’autres cancers, nous ne sommes pas capables d’anticiper l’effet des traitements, qu’ils impliquent la chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie. Beaucoup d’efforts sont déployés pour modéliser l’évolution des cancers cérébraux afin, à terme, d’être en mesure de choisir le traitement le mieux adapté à chaque cas. Dans le cas des gliomes de bas grade, les patients traités par chimiothérapie PCV présentent un phénomène particulier. Le traitement entraîne une diminution de la tumeur, mais cette diminution se prolonge après l’arrêt du traitement, parfois pendant plusieurs années. C’est un phénomène reproductible que les modèles existants se révèlent incapables d’expliquer. J’ai discuté de cette question avec Benjamin Ribba, avec qui je collaborais par ailleurs sur un projet concernant un autre type de tumeur cérébrale, les glioblastomes, et nous avons décidé de créer un nouveau modèle qui rendrait compte de ce phénomène.</p> <a name="eztoc533432_2" id="eztoc533432_2" class="anchor"></a><h3>Quelle a été votre démarche&nbsp;? </h3><p><strong>François Ducray&nbsp;: </strong>Nous nous sommes appuyés sur l’hypothèse que l’effet retard du traitement est du à une réponse différenciée des tissus qui composent la tumeur. En effet, ces tumeurs sont constituées d’une majorité de cellules quiescentes et de 2 à 8 % de cellules proliférantes. La chimiothérapie pourrait avoir une action rapide sur les cellules proliférantes et lente sur les autres. Ces dernières, en mourant petit à petit au fur et à mesure qu’elles sortent de leur état de quiescence, seraient à l’origine de la réponse prolongée au traitement. Nous avons donc pris en compte, dans le modèle, l’existence de ces deux types de tissus biologiques. Ensuite, Benjamin Ribba a pu disposer, pour créer un modèle robuste, de très nombreuses données grâce à une collaboration avec le professeur Jean-Yves Delattre, chef du service de neuro-oncologie de la Pitié-Salpêtrière. C’est le premier modèle qui décrit bien les effets des deux types de chimiothérapie (temozolomide ou PCV) et de traitement par radiothérapie que nous faisons. </p> <a name="eztoc533432_3" id="eztoc533432_3" class="anchor"></a><h3>Quelles perspectives peut-on envisager dans la suite de ces travaux&nbsp;?</h3><p><strong>François Ducray&nbsp;:</strong>&nbsp;L’objectif est d’utiliser ensuite ce modèle pour prédire, à l’inverse, l’effet d’un traitement, voire même pour pouvoir personnaliser le traitement. On pourrait également envisager d’utiliser ce modèle pour imaginer et tester par simulation des protocoles de traitement potentiellement plus efficaces que ceux dont nous disposons actuellement. Nous espérons également pouvoir l’appliquer à d’autres types de cancer. Pour le moment, nous avons un modèle qui décrit l’évolution de façon suffisamment pertinente pour intéresser une revue de référence en clinique comme Clinical Cancer Research. Les premières simulations réalisées avec ce modèle nous font penser qu’en évaluant la croissance pré-traitement de la tumeur d’un patient, il pourrait être possible de prédire l’effet du traitement. Mais le modèle doit encore être validé sur un grand nombre de patients avant d’espérer pouvoir un jour adopter un traitement sur la base de paramètres de croissance de la tumeur mesurables sur l’IRM. </p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:71px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/autres-formats/benjamin-ribba_small/533497-1-fre-FR/benjamin-ribba_small_small.jpg" width="65" height="100" alt="Benjamin Ribba" title="Benjamin Ribba" /> </span> <span class="legende"> Benjamin Ribba </span> </p></div> <p><strong>Benjamin Ribba&nbsp;: «&nbsp;Combiner un modèle mathématique complexe et une approche statistique d’estimation des paramètres&nbsp;»</strong></p> <p>«&nbsp;Le modèle d’inhibition de la croissance des tumeurs que nous avons développé est plus complexe que les modèles existants car il introduit une réponse différentiée des cellules proliférantes et quiescentes aux traitements. Il est construit à partir des données patients qui, contrairement aux cancers à évolution rapide, sont beaucoup plus riches. En effet, les patients atteints de gliome de bas grade sont suivis pendant de nombreuses années, avant le traitement, pendant le traitement, et après. Cela permet de travailler sur de longues séries temporelles, uniques par leur nombre et leur qualité. Ces données nous permettent de capturer les caractéristiques de la croissance des gliomes de bas grade dans les différentes conditions (avant pendant et après traitement) et sous l’effet de différents traitements (radiothérapie, chimiothérapie par témozolomide ou par PCV). Il a ainsi été possible, bien qu’on ne prenne en compte que la taille de la tumeur, de définir les paramètres du modèle relatifs aux différentes populations de cellules grâce à une approche statistique sophistiquée utilisée en pharmacométrie. Nous avons pour cela utilisé Monolix, un logiciel issu des travaux de Marc Lavielle et l’équipe POPIX au centre INRIA de Saclay, et qui permet d’analyser des données sur une population plutôt que sur des individus.&nbsp;En fin de compte, ce qui distingue ce modèle des autres est qu’il couple un modèle mathématique assez complexe et représentatif de la biologie des tumeurs avec une approche statistique très performante d’estimation des paramètres, ce qui est assez rare.&nbsp;»</p> </div> </div> MathC2+ : des mathématiques autrement pour les lycéens http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/mathc2-des-mathematiques-autrement-pour-les-lyceens Thu, 28 Jun 2012 15:45:19 GMT ]]> <p>Pour la deuxième fois de l’année, Inria Grenoble - Rhône-Alpes a participé à l’organisation d’un stage intensif de mathématiques pour des élèves de seconde de la région Rhône-Alpes, en collaboration avec le Rectorat de Grenoble, l'université Joseph Fourier et l'École des Pupilles de l'Air. Ce stage labellisé MathC2+ s’adressait à des élèves de classes de seconde, sélectionnés par leurs professeurs pour leur motivation et leurs aptitudes.</p> <p>38 lycéens ont ainsi bénéficié le 18 et 19 juin 2012 de cette opportunité, qui leur a permis de découvrir les mathématiques de manière ludique et concrète.</p> <ul> <li>Le 18 juin, les élèves ont été accueillis au centre Inria Montbonnot.&nbsp; Au programme de ce premier jour, des chercheurs d’Inria ont animé des ateliers sur les jeux vidéo, les effets spéciaux et le cinéma en 3D et ont accueilli les élèves pour des visites guidées nos plates-formes de recherches : réalité virtuelle, maison intelligente et robotique.</li> </ul> <ul> <li>Le second jour, les élèves ont été pris en charge par l’UJF autour d’un programme comprenant courbes de Bézier, mathématiques appliquées aux avalanches, situation de recherche et démonstration de robotique.</li> </ul> <p>Pour compléter ce stage, les lycéens ont assisté à deux conférences&nbsp;qui ont eu lieu respectivement à Inria et à l’UJF : la première présentait le métier de chercheur, la seconde exposait la place des mathématiques dans la société.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc524520_1" id="eztoc524520_1" class="anchor"></a><h3>Le programme MathC2+</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:106px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/logo-mathc2/418451-1-fre-FR/logo-mathc2_small.jpg" width="100" height="68" alt="Logo MathC2+" title="Logo MathC2+" /> </span> </p></div> <p>Mis en place en partenariat avec la fondation Sciences mathématiques de Paris et l'association Animath, il s'inscrit dans le «&nbsp;Plan sciences et technologies à l'école&nbsp;» et bénéficie du soutien de partenaires industriels et académiques locaux (CNRS, UJF, Armée de l’Air, la Région Rhône-Alpes, Casio, EADS, Crédit Mutuel Enseignant).</p> </div> </div> L'équation de Schrödinger en action ! http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/l-equation-de-schroedinger-en-action Mon, 18 Jun 2012 11:11:19 GMT ]]> <p>L’équipe Nano-D développe SAMSON, un logiciel de modélisation à l'échelle atomique permettant, entre autre, de visualiser la géométrie des molécules. Maël Bosson, doctorant de l’équipe, explique le principe de ce logiciel et de son travail sur la chimie quantique interactive.</p> <p>S’il existe de nombreux logiciels de modélisation pour la construction macroscopique, ce n'est pas le cas à l'échelle atomique. En effet, il est très difficile de dessiner une molécule de manière plausible, dont la configuration est proche de la réalité et respecte les contraintes physiques&nbsp;: la plupart des configurations géométriques sont impossibles. SAMSON, le logiciel développé par l’équipe Nano-D, y parvient en calculant en temps réel l'énergie potentielle, dont dépend la forme d’une molécule : plus elle est faible, plus la configuration étudiée a de probabilités d'exister.</p> <p>Dans le logiciel de modélisation interactive développé par l’équipe, la nouveauté est que l'énergie potentielle est calculée selon les principes de la physique quantique et les forces agissant sur les noyaux sont calculées en temps réel. L’utilisateur peut modifier la géométrie d’une molécule en visualisant immédiatement l’impact sur la structure chimique (l’ordre des liaisons, la densité électronique, les orbitales moléculaires, etc.) pour des molécules contenant jusqu’à plusieurs centaines d’atomes. Les forces «&nbsp;quantiques&nbsp;» agissant sur les noyaux sont calculées en temps réel. L’opérateur peut ainsi visualiser la dynamique du système moléculaire, ou construire des configurations stables en minimisant son énergie potentielle.</p> <p>Les enjeux nano-technologiques associés au logiciel SAMSON&nbsp;incluent l'industrie pharmaceutique, l'industrie électronique, la chimie des matériaux… En éducation aussi, les perspectives sont intéressantes&nbsp;: les images créées par SAMSON sont plus précises que les représentations boules/bâtons utilisées par les étudiants, et permettent en outre de visualiser en direct les conséquences des modifications.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc518720_1" id="eztoc518720_1" class="anchor"></a><h3>Diviser pour mieux régner</h3><p>Dans le cadre du modèle de chimie quantique simulé par SAMSON, on appelle système un ensemble de noyaux et d'électrons. Dans un système, on traite :</p> <ul> <li>les noyaux selon les principes de la physique classique, en considérant le noyau comme un point de l'espace doté d'une charge et d'une masse, à une position et une vitesse données. </li> </ul> <ul> <li>les électrons à l'échelle quantique : on ne sait pas où ils se trouvent autour du noyau, mais on connait leur probabilité de localisation&nbsp;; elle dépend de la fonction d'onde, solution de l'équation de Schrödinger. </li> </ul> <p>La chimie quantique interactive est basée sur un algorithme de type diviser-pour-régner : il divise les gros problèmes en plusieurs petits problèmes plus faciles à résoudre, qui pourront éventuellement être traités en parallèle. Ce type d'algorithme permet d'exploiter toute la puissance des processeurs modernes (il est très difficile de dépasser la vitesse séquentielle des processeurs d'aujourd'hui, mais on peut plus facilement augmenter le nombre de cœurs travaillant en parallèle). Plutôt que de résoudre les gros problèmes d'un coup, on résout plusieurs petits problèmes en même temps. La difficulté est de trouver une division qui n'altère pas le sens global lors de l'agrégation des solutions.</p> <p>La complexité de cet algorithme est linéaire : lorsque la taille du système augmente - c'est à dire quand le nombre d'atomes augmente - le temps de résolution du problème augmente de manière proportionnelle. Si on calcule la structure en un temps T, on calculera la structure d'un système deux fois plus grand en un temps deux fois plus long (2T). Les algorithmes de type diviser-pour-régner permettent donc de traiter efficacement un grand nombre d'atomes simultanément.</p> <p>Pour prouver que la méthode diviser-pour-régner fonctionne sans erreur sur les grands systèmes, Maël a comparé les méthodes de calcul classiques avec sa méthode. Pour certaines grandes molécules, il a utilisé le calcul analytique (formules mathématiques) car les délais auraient été trop longs en calcul numérique.</p> </div> </div> « Je sais avec qui tu vas passer la soirée ! » http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/je-sais-avec-qui-tu-vas-passer-la-soiree Tue, 29 May 2012 14:44:33 GMT ]]> <p>C’est le titre de la présentation que fera Mathieu Cunche, post-doctorant dans l’équipe Planete, à la conférence WoWMoM à San Francisco fin juin. Ses travaux menés avec Mohamed Ali Kaafar de cette même équipe et Roksana Boreli (NICTA), montrent comment, à partir de données concernant les connexions aux réseaux WiFi d’un terminal mobile, il est facile de recueillir des informations personnelles et d’en déduire des liens sociaux. Explications avec Mathieu Cunche.</p> <a name="eztoc508364_1" id="eztoc508364_1" class="anchor"></a><h3>Comment avez-vous pressenti cette faille de protection de la vie privée&nbsp;?</h3><p>J’étais en post doc à Sydney (Australie). L’outil avec lequel je travaillais pour préparer mon cours sur le WiFi me permettait de récupérer les&nbsp; noms de réseaux WiFi auxquels tentaient de se connecter les terminaux autour de moi. Parmi eux est apparu le nom d’un réseau personnel auquel je me connectais en France&nbsp;! Il provenait en fait de l’ordinateur de ma compagne. J’ai compris que chaque terminal gardait en mémoire la liste des réseaux auxquels il s’était déjà connecté, et la diffusait en clair lorsqu'il n'était pas connecté. Cette «&nbsp;empreinte WiFi&nbsp;» est propre à chaque terminal, autrement dit à chaque individu... Quelques chercheurs avaient pointé du doigt cette faille. Mais n’étaient pas allés plus loin.</p> <a name="eztoc508364_2" id="eztoc508364_2" class="anchor"></a><h3>Que peuvent révéler ces adresses WiFi&nbsp;?</h3><p>Plus qu’on imagine&nbsp;! Certaines contiennent le nom des utilisateurs par exemple par défaut lors de la création d’un hotspot personnel avec un terminal Apple. D’autres contiennent des informations sur les adresses postales, sur les noms des entreprises, sur les aéroports fréquentés, les hôtels, les restaurants… J’ai voulu savoir ce qu’on pouvait en déduire. Notamment en termes de liens entre individus comme je l’avais mis en évidence. Mon hypothèse était que l’on devait pouvoir mesurer un indice de relation en tirant parti des noms de réseaux les plus spécifiques comme ceux des box à domicile, exploitées par un nombre limité d’utilisateurs, en général la famille et des amis de passage, ou les noms de réseaux professionnels partagés entre collègues. D’autant plus qu’ils constituent la majorité des noms de réseau en mémoire.</p> <a name="eztoc508364_3" id="eztoc508364_3" class="anchor"></a><h3>Quels développements avez-vous dû faire&nbsp;?</h3><p>Nous avons développé des «&nbsp;métriques de similarité&nbsp;». Ce type d’outil est couramment utilisé par exemple dans Facebook ou LinkedIn pour suggérer des liens entre des personnes à partir de leurs profils ou sur les sites d’achat pour proposer des produits sur la base de similarité de goûts. Nous avons modifié ces métriques pour mieux prendre en compte les noms de réseau très spécifiques partagés par un petit nombre d’utilisateurs, ceux qui contiennent le plus d’informations. Nous avons testé 4 métriques.</p> <a name="eztoc508364_4" id="eztoc508364_4" class="anchor"></a><h3>Conclusions&nbsp;?</h3><p>A partir d’un calcul de similarité entre paires d’empreintes et de la probabilité de lien social, nous avons pu détecter 80 % des liens avec 7 % d’erreur, autrement dit un lien social erroné. Un résultat concluant. Nous poursuivons pour tenter d’évaluer la nature du lien (personnel, professionnel) et les habitudes de vie des utilisateurs des réseaux.</p> <a name="eztoc508364_5" id="eztoc508364_5" class="anchor"></a><h3>Y a-t-il des solutions pour supprimer cette faille&nbsp;?</h3><p>Il n'existe pas encore de solution satisfaisante. Côté recherche, des systèmes ont été proposés pour rechercher les connexions WiFi sans révéler en clair le nom des réseaux. Mais cela suppose une mise à jour de l’ensemble des terminaux et points d’accès WiFi, ce qui risque d’être difficile à implémenter. Côté industriels, les solutions proposées supposent une déclaration de tous les points d’accès au voisinage d’un terminal. Mais dans les environnements les plus denses, cela risque de surcharger la ressource WiFi. Nous travaillons à des solutions, confidentielles pour l’instant.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>Un espion pour la bonne cause </strong></p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:81px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/mathieu-cunche/509119-1-fre-FR/mathieu-cunche_small.jpg" width="75" height="100" alt="Photo Mathieu Cunche" title="Photo Mathieu Cunche" /> </span> <span class="legende"> Mathieu Cunche - <cite>© C.Cunche</cite> </span> </p></div> <p>«&nbsp;Je me suis d’abord promené pendant 5 mois à Sydney avec un ordinateur portable allumé dans mon sac à dos. Je l’avais configuré à partir d’outils disponibles sur Internet pour qu’il collecte les empreintes WiFi des gens que je croisais. J’ai ainsi recueilli les empreintes WiFi de 30&nbsp;000 terminaux, soit 24&nbsp;000 noms de réseaux. En moyenne, chaque terminal avait 5&nbsp; noms de réseau, la plus grosse empreinte étant de 80 réseaux. Outre quelques noms communs comme ceux attachés aux restaurants, aéroports, ferries, la majorité des noms était unique. En utilisant des «&nbsp;métriques de similarité&nbsp;», j’ai analysé ces empreintes et mis en évidence des liens sociaux probables entre les personnes sans pour autant pouvoir les vérifier. Pour cela, j’ai travaillé sur les empreintes WiFi et les liens sociaux d’une vingtaine de volontaires. Et le résultat a conforté notre hypothèse…&nbsp;»</p> </div> </div> La reconnaissance d'images vaut à Cordelia Schmid la reconnaissance de l’IEEE http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/cordelia-schmid-reconnue-fellow-ieee-pour-ses-travaux-sur-l-image Tue, 10 Apr 2012 16:24:03 GMT ]]> <p>Responsable de l'équipe-projet LEAR, au centre Inria Grenoble Rhône – Alpes, Cordelia Schmid vient de se voir décerner la distinction de Fellow de l’IEEE par cette prestigieuse association professionnelle pour ses travaux sur la reconnaissance d'images par leur contenu. Rencontre.</p> <a name="eztoc484856_1" id="eztoc484856_1" class="anchor"></a><h3>Depuis votre Doctorat, vous travaillez sur la reconnaissance d'images.De quoi s'agit-il&nbsp;?</h3><p><strong>Cordelia Schmid&nbsp;:</strong>&nbsp;Nous cherchons à extraire des descripteurs des images, à voir ce qui caractérise une image afin d'effectuer des recherches à l'aide d'un ordinateur. Pour un être humain, c'est évident, chacun sait reconnaître une personne ou une voiture dans une image. Pour une machine, ce n'est pas évident du tout&nbsp;! Nous utilisons les techniques de vision par ordinateur et cherchons à automatiser l'apprentissage de la reconnaissance par une machine.</p> <a name="eztoc484856_2" id="eztoc484856_2" class="anchor"></a><h3>C'est le sujet de recherche de l'équipe-projet LEAR dont vous êtes responsable&nbsp;?</h3><p><strong>C. S.&nbsp;:</strong>&nbsp;Oui, nous cherchons à faire en sorte que la machine apprenne à interpréter les images et les vidéos et arrive ainsi à reconnaître automatiquement des objets, des personnes, des actions, des lieux, des monuments, etc, et à les indéxer. L'idée est que vous puissiez effectuer&nbsp;la recherche dans une base d’un milliard d'images. Pour cela, il faut pouvoir indexer les images, mais également apprendre des concepts pour pouvoir les détecter.</p> <p>L'équipe travaille aujourd’hui en apprentissage et indexation à large échelle, en interprétation du contenu vidéo, notamment en reconnaissance d’actions, et en apprentissage faiblement supervisé, pour construire des modèles avec peu d’annotations manuelles. Notre rêve à long terme est de développer une approche qui apprenne en continu une représentation du monde visuel. </p> <a name="eztoc484856_3" id="eztoc484856_3" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les applications de vos travaux de recherche&nbsp;?</h3><p><strong>C. S.&nbsp;:</strong>&nbsp;L’équipe a développé un logiciel de reconnaissance de visages dans des bases d’images. Elle a également transféré à la société MilPix un logiciel de recherche d’images spécifiques pour intégration sur téléphone portable. L'équipe travaille actuellement sur un projet européen de recherche d'informations visuelles pour la BBC, Sound &amp; Vision et pour la Deutsche Welle.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>Dates clés</strong></p> <p> 1996&nbsp;: Doctorat en Informatique à l'Institut National Polytechnique de Grenoble (INPG), prix de la meilleure thèse INPG<br /> 1996 – 1997&nbsp;: post-doctorat au Robotics Research Group de l'université d'Oxford<br /> 1997&nbsp;: chercheuse au centre Inria Grenoble Rhône – Alpes<br /> 2003&nbsp;: création de l'équipe-projet LEAR (Learning and Recognition in Vision)<br /> 2006&nbsp;: Prix Longuet-Higgins pour sa contribution à la vision par ordinateur<br /> 2012&nbsp;: reconnue «&nbsp;Fellow IEEE&nbsp;» pour ses travaux sur la reconnaissance d'images par leur contenu</p> </div> </div> François-Xavier Le Dimet : les prévisions météo ont gagné en précision http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/f.-x.-le-dimet-les-previsions-meteo-ont-gagne-en-precision Tue, 10 Apr 2012 09:52:41 GMT ]]> <p>François-Xavier Le Dimet est professeur émérite à l'université Joseph Fourier de Grenoble et membre de l'équipe-projet Moise, qui a pris la suite de l'équipe-projet Idopt qu'il dirigeait. Il vient d'être distingué «&nbsp;Fellow&nbsp;» de l'American Meteorological Society. Cette distinction récompense une carrière entière consacrée à la méthode de l'assimilation de données pour les fluides géophysiques, qui a permis à de nombreux centres météorologiques d'améliorer leurs prévisions.</p> <a name="eztoc484230_1" id="eztoc484230_1" class="anchor"></a><h3>Vous avez élaboré une méthode qui améliore sensiblement la qualité des prévisions météorologiques. Pourquoi a-t-il fallu près de 20 ans pour que cette méthode soit reconnue&nbsp;?</h3><p><strong>F.-X. Le Dimet</strong>&nbsp;: Même si j'ai eu, dès le début, l'idée que la méthode d'assimilation de données s'appliquerait à la prévision météo, il y avait des doutes dans la communauté scientifique. A l'époque, au début des années 80, je faisais des mathématiques appliquées, pas de la météorologie&nbsp;! De plus, cette méthode n'aurait pas pris un tel essor sans les progrès accomplis par l'informatique dans les années 90. Les calculateurs d'aujourd'hui nous permettent de traiter un milliard de variables dans un délai acceptable. Même si on est toujours à la limite des capacités de calcul de la machine&nbsp;!</p> <a name="eztoc484230_2" id="eztoc484230_2" class="anchor"></a><h3>Qui utilise aujourd'hui cette méthode et comment&nbsp;?</h3><p><strong>F.-X. Le Dimet</strong>&nbsp;: La méthode d'assimilation de données «&nbsp;tourne&nbsp;» plusieurs fois par jour dans les centres de prévisions météorologiques de nombreux pays, parmi lesquels la France, la Grande-Bretagne, le Japon, l'Allemagne…</p> <a name="eztoc484230_3" id="eztoc484230_3" class="anchor"></a><h3>Vous poursuivez actuellement vos travaux de recherche, dans quelles directions&nbsp;?</h3><p><strong>F.-X. Le Dimet</strong>&nbsp;: Nous travaillons sur l'assimilation d'images, c'est-à-dire que nous voudrions intégrer les images aux modèles numériques. Pour l'instant les prévisions météo ne tiennent pas compte de l'évolution des images comme, par exemple l’évolution des structures nuageuses. D'autres thèmes vont se développer, le couplage océan / atmosphère ou avec la terre solide, l'effet de la végétation sur le climat ou l'évolution des eaux souterraines. Ces sujets d'avenir nécessiteront d'importantes ressources en calcul et beaucoup de données d'observation&nbsp;!</p> <div class=""> <p class="illustration" style="width:606px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/carte-de-vents-et-pressions-meteo/484213-1-fre-FR/carte-de-vents-et-pressions-meteo_xml_medium.png" width="600" height="450" alt="Cartes de prévisons de vents et pressions " title="Cartes de prévisons de vents et pressions " /> </span> <span class="legende"> Calculs prévisionnels de champs de vents et pressions météorologiques - <cite>© Inria / Equipe-pojet MOISE</cite> </span> </p></div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>L'assimilation de données au service de la prévision météo</strong></p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/previsions-meteo/484217-1-fre-FR/previsions-meteo_medium.jpg" width="200" height="162" alt="Carte de prévisions météo" title="Carte de prévisions météo" /> </span> <span class="legende"> Prévisions météo montrant une dépression sur l'Europe de l'ouest </span> </p></div> <p>La prévision météo s'appuie sur deux éléments&nbsp;: des modèles numériques d'évolution des fluides géophysiques et des données d'observation, relevées par des sondes, des avions, des satellites. Pour les modèles numériques, l'atmosphère a été «&nbsp;découpée», sur toute son épaisseur en «&nbsp;cubes&nbsp;»&nbsp;de 20 km de côté et de hauteur variable et les variables, le vent, la pression, etc, sont appliquées à chaque cube. Ce qui représente un milliard de variables environ. Pour prévoir l'évolution de la météo, comme pour celle d'un compte en banque, il faut connaître une condition initiale, c'est-à-dire connaître l'état de l'atmosphère à un instant t, à l'aide des données d'observations, puis résoudre des équations non linéaires. Le problème est que l'on ne dispose que de 10 millions de données par jour pour un milliard de variables. Il faut donc reconstruire la condition initiale à l'aide des données d'observation et de statistiques. C'est ce que fait la méthode d'assimilation des données.</p> </div> </div> RII « Sciences numériques et efficacité énergétique » : retour en images http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/sciences-numeriques-et-efficacite-energetique-retour-en-images Tue, 13 Mar 2012 17:50:51 GMT ]]> <p>Le 8 mars dernier à Grenoble s'est déroulée la dernière édition des Rencontres Inria - Industrie. Organisée en partenariat avec Oséo et les pôles de compétitivité Minalogic et Tenerrdis, elle était consacrée aux problématiques d’efficacité énergétique dans le domaine des sciences numériques. Pendant une journée, les participants, dont une majorité d'industriels, ont apprécié les exposés laissant la part belle à des professionnels du domaine et pu profiter du showroom d'une quinzaine de démonstrations. </p> <p>Retour en images sur les moments forts de cette journée.</p> Un espace « Transfert » pour Inria Grenoble - Rhône-Alpes http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/inauguration-de-l-espace-transfert-inria-grenoble-rhone-alpes Tue, 13 Mar 2012 13:51:12 GMT ]]> <p>Le 8 mars 2012, Inria Grenoble - Rhône-Alpes a inauguré son « Espace Transfert », 1200 m² dédiés au transfert pour l’innovation en sciences du numérique, en présence des collectivités territoriales et des partenaires de l’Institut.</p> <p>L'Espace Transfert a été inauguré par<strong>&nbsp;Eric Le Douaron</strong>, préfet de l’Isère, en présence de<strong>&nbsp;Belkacem Lounes</strong>, Conseiller régional, Vice Président de la commission Enseignement supérieur et recherche, <strong>Geneviève Fioraso</strong>, 1ère Vice-présidente chargée du Développement économique, universitaire, scientifique et de l’Innovation, Adjointe au Maire de Grenoble, et <strong>Pierre Béguery</strong>, Maire de Montbonnot St-Martin.</p> <p> Pour l'occasion une symbolique d’inauguration avait été organisée avec le dévoilement de l’espace transfert à partir de la <a href="http://grimage.inrialpes.fr/" target="_blank">plateforme de réalité virtuelle Grimage</a>. <br /> L'Espace Transfert a progressivement émergé du modèle virtuel du bâtiment par les actions successives des représentants officiels (cf. diaporama ci-dessous et vidéo ci-contre).</p> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:606px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/inauguration_espace_transfert/473324-1-fre-FR/inauguration_espace_transfert_reference.jpg" width="600" height="450" alt="Inauguration Espace Transfert Inria Grenoble - Rhône-Alpes" title="Inauguration Espace Transfert Inria Grenoble - Rhône-Alpes" /> </span> <span class="legende"> Inauguration de l''Espace Transfert&quot; dans la salle de réalité virtuelle Grimage par le Préfet de l'Isère - <cite>© Inria/ Ilan GINZBURG</cite> </span> </p></div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc471604_0_0_1" id="eztoc471604_0_0_1" class="anchor"></a><h5>Espace Transfert Inria Grenoble - Rhône-Alpes</h5><p>Il occupe l'une des 6 ailes du bâtiment Inria de Montbonnot sur une surface d'environ 1 200 m². Sa construction a été co-financée par les collectivités territoriales et Inria dans le cadre du Contrat de Projet Etat-Région 2007-2013. Il accueille des start-up et structures de valorisation et représente une nouvelle phase du développement du centre de Grenoble pour favoriser le transfert de technologies et l’innovation. 
Cette inauguration a aussi donné l’occasion de retracer le développement historique du centre en même temps que sa contribution aux recherches et innovations en sciences du numérique depuis sa création, il y a 20 ans sous les directions successives de <strong>Jean-Pierre Verjus</strong>, <strong>Bernard Espiau</strong> et <strong>François Sillion</strong>.</p> </div> </div> <a name="eztoc471604_1" id="eztoc471604_1" class="anchor"></a><h3>Diaporama de l'inauguration de l'Espace Transfert en réalité virtuelle</h3> Marie-Paule Cani veut mettre la création virtuelle 3D à la portée de tous http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/marie-paule-cani-veut-mettre-la-creation-virtuelle-3d-a-la-portee-de-tous Mon, 23 Jan 2012 15:19:54 GMT ]]> <p>Grâce à sa bourse <em>Advanced Grant</em>&nbsp;du conseil européen de la recherche (<em>European Research Council</em>, ERC) destinée aux chercheurs confirmés, Marie-Paule Cani, professeure d’université à l’INP de Grenoble, financera pendant 5 ans des recherches sur le design de formes virtuelles animées dans le cadre de son équipe IMAGINE commune à Inria Grenoble et au laboratoire Jean Kuntzmann (CNRS et Universités de Grenoble). Elle espère rendre l’outil numérique aussi intuitif à utiliser que le papier et le crayon, et bien plus performant.</p> <a name="eztoc432572_1" id="eztoc432572_1" class="anchor"></a><h3>Qu’est-ce que le design par ordinateur de formes animées&nbsp;?</h3><p><strong>Marie-Paule Cani&nbsp;</strong>: Cela consiste à utiliser l’ordinateur et l’informatique graphique pour concevoir des formes tridimensionnelles en mouvement, des personnages, des prototypes industriels, des modèles virtuels scientifiques ou tout autre type de maquette numérique. Rendre les outils de création numérique vraiment intuitifs est un domaine scientifique crucial. Car aussi étonnant que cela puisse paraitre à l’ère du numérique, le papier, le crayon ou l’argile restent les outils préalables privilégiés pour l’ébauche de nouvelles formes, même pour celles destinées à être peaufinées dans un logiciel.</p> <a name="eztoc432572_2" id="eztoc432572_2" class="anchor"></a><h3>Pourquoi est-ce hors de portée&nbsp;?</h3><p><strong>M.-P.C.&nbsp;:</strong>&nbsp;Créer ces nouveaux outils d’expression suppose de concevoir des méthodes centrées sur les utilisateurs, qui s’adaptent à leur capacité créative et non le contraire. Cela impose de nouveaux types de modèles pour les formes en mouvement, capables de répondre de manière intuitive aux gestes d’interaction.</p> <a name="eztoc432572_3" id="eztoc432572_3" class="anchor"></a><h3>Comment pensez-vous pouvoir y parvenir&nbsp;?</h3><p><strong>M.-P.C.&nbsp;:</strong>&nbsp;Nous avons déjà apporté une preuve du concept dans le cadre de mon ancienne équipe-projet Evasion (2003-2011). Nous avons conçu un modèle intelligent qui permet de dessiner rapidement des arbres réalistes dans des paysages virtuels&nbsp;: leur morphogenèse est imposée par leur silhouette, que l’utilisateur ébauche en 2D à plusieurs résolutions. Les détails, créés en 3D, sont automatiquement répliqués sur l’arbre. Mon but est d’appliquer ce type d’approche à une variété de domaines. Par exemple pour créer des vêtements&nbsp;: en partant de simples croquis 2D sur des images de personnages, il s’agira de générer leur surface développable 3D, de retrouver leur patron et de les adapter automatiquement à d’autres morphologies. Ma bourse ERC me permet de financer 5 doctorants, 5 post-doctorants, un ingénieur pendant 5 ans et 30 mois de séjours de professeurs invités.</p> <a name="eztoc432572_4" id="eztoc432572_4" class="anchor"></a><h3>Pourquoi vous intéressez-vous à cette créativité virtuelle&nbsp;?</h3><p><strong>M.-P.C.&nbsp;:</strong>&nbsp;Pour tout dire, en parallèle de mes études scientifiques, j’ai toujours été passionnée par le dessin et la sculpture. Après mon agrégation de mathématiques, j’ai fait une thèse en informatique graphique. Ce n’est donc pas un hasard si j’explore maintenant les possibilités de l’outil numérique pour offrir une plus grande créativité.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc432572_5" id="eztoc432572_5" class="anchor"></a><h3><strong>Créer un crayon virtuel expressif pour dessiner en 3D</strong></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/mp-cani-erc-informatique-graphique/432666-1-fre-FR/mp-cani-erc-informatique-graphique_medium.png" width="200" height="162" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Dans cet exemple, le créateur de vêtements esquisse un croquis qui est transformé pour habiller un mannequin en 3D - <cite>Inria/Evasion</cite> </span> </p></div> <p>Dans son projet ERC baptisé Expressive, Marie-Paule Cani propose d’utiliser les outils numériques, ordinateurs ou tablettes graphiques, pour ébaucher puis <strong>affiner des formes en trois dimensions avec plus de réalisme et de simplicité qu’avec un crayon</strong>. Au lieu de recourir aux techniques standards de l’informatique graphique conduisant à des logiciels requérant plusieurs années de formation, elle se propose de développer des modèles dynamiques de haut niveau&nbsp;: des représentations de formes et de mouvements capables de laisser le contrôle à l’utilisateur tout en l’aidant à obtenir le meilleur résultat possible. Pour cela, elle devra marier l’informatique graphique, sous ses composantes géométrie et simulation, avec l’interaction homme-machine et les sciences cognitives.</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc432572_5_0_0_0_0_1" id="eztoc432572_5_0_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6><strong>Lauréats 2011</strong></h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;,&nbsp;<strong>Remi Gribonval</strong>&nbsp;(Metiss, Rennes),&nbsp;<strong>Andreas Enge</strong>&nbsp;(Lfant, Bordeaux),&nbsp;<strong>Xavier Rival</strong>&nbsp;(Abstraction, Rocquencourt),&nbsp;<strong>Erwan Faou&nbsp;</strong>(Ipso, Rennes)&nbsp;ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;chercheurs confirmés&quot;, ce sont les projets de&nbsp;<strong>Marie-Paule Cani&nbsp;</strong>(Evasion, Grenoble),&nbsp;<strong>Nicholas Ayache&nbsp;</strong>(Asclepios, Sophia Antipolis)<strong>&nbsp;</strong>et&nbsp;<strong>Dale Miller</strong>(Parsifal, Saclay), qui ont été retenus par l'ERC.</p> </div> </div> Remise de prix aux Olympiades de Mathématiques 2011 http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/remise-prix-olympiades-mathematiques-2011 Thu, 15 Dec 2011 11:18:41 GMT ]]> <p>François Sillion a remis le premier prix des Olympiades de mathématiques 2011 au lauréat de l'Académie de Grenoble.</p> <p>Pour cette édition 2011 des Olympiades de mathématiques, compétition nationale ouverte aux élèves des classes de première, le centre Inria Grenoble Rhône-Alpes s'est associé au Rectorat de Grenoble en remettant le 1er Prix de l'Académie de Grenoble au lauréat 2011.</p> <p>Ce jeudi 8 décembre, <strong>François Sillion</strong>, Directeur du Centre de Recherche, a ainsi remis en main propre un iPAD 2 à Camille Arnaudon, élève de première S au lycée Berthollet d’Annecy, qui a également été primée au niveau national en recevant à Paris le deuxième prix. Ils étaient 7 élèves des établissements de l'Académie de Grenoble à être récompensés pour leurs résultats : Camille Arnaudon, Théophile Allard, Julie pages, Olivier debray, Margot taupin, Nils burlat, Amel jakupovic.</p> <p><strong>Delphine Ropers </strong>(chargée de recherche de l’équipe-projet Ibis, Inria Grenoble - Rhône-Alpes) a donné une conférence sur le thème &quot;<em>Des mathématiques pleines de vie</em>&quot;.</p> <p>Pour rapprocher l'univers de la recherche en mathématiques de celui des lycées, Inria engage des actions vers les jeunes et développe les partenariats avec l'Éducation nationale notamment en s'associant aux Olympiades de mathématiques. Les objectifs des Olympiades trouvent en effet un écho particulier à l'institut puisque l''institut mène une politique active auprès des jeunes pour développer leur intérêt pour les sciences, leur faire connaître la recherche en informatique et en mathématiques et les innovations dont ces disciplines sont à l'origine telles que l'internet, le téléphone mobile, la carte à puce, etc.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc425545_1" id="eztoc425545_1" class="anchor"></a><h3>Les Olympiades de mathématiques</h3><p>Créé en novembre 2000 par le ministre chargé de l’Éducation nationale, ce concours a pour but de favoriser l’émergence d’une nouvelle culture scientifique et technique. Il s’adresse depuis la session 2005 à tous les élèves volontaires des classes de premières générales et technologiques. Une épreuve de quatre heures comportant quatre exercices permet de dresser un ou plusieurs palmarès par académie. Les meilleures copies sont transmises à la cellule nationale des Olympiades et font l’objet d’une sélection nationale destinée à proposer à une vingtaine d’élèves des bourses pour des universités d’été et à constituer un vivier d’élèves susceptibles d’être préparés puis présentés à des compétitions internationales.</p> </div> </div> Une équipe d’étudiants grenoblois a participé au concours iGEM de biologie synthétique http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/une-equipe-d-etudiants-grenoblois-au-concours-igem Mon, 21 Nov 2011 09:06:27 GMT ]]> <p>Après avoir décroché une médaille d’or au volet européen de la huitième édition du concours iGEM, les onze étudiants de master ont participé à la finale mondiale à Boston, face à 65 équipes de haut niveau. Le point d’orgue d’une expérience de neuf mois, fructueuse pour tous, même si leur système de détection et de dosage du mercure dans l’eau n’a finalement pas été récompensé.</p> <p><em>«&nbsp;Si c’était à refaire, je recommencerais&nbsp;»</em>&nbsp;affirment d’une seule voix Félix Cicéron, biologiste et Jean-Baptiste Lugagne, ingénieur, membres de l’équipe Mercuro-coli. Curieux de découvrir la biologie synthétique, ils ont saisi l’opportunité en janvier 2010 de participer à un concours international, et de travailler en équipe pour associer biologie et modélisation.</p> <p>A l’initiative d’Hans Geiselmann de l’Université Joseph Fourier (UJF), Franz Bruckert (INPG), Robert Baptist (CEA) et Hidde de Jong du centre Inria<strong>&nbsp;</strong>Grenoble-Rhône-Alpes, une équipe grenobloise participait pour la première fois au concours iGEM (<em>International Genetically Engineered Machines</em>) du Massachussetts Institute of Technology (MIT) destiné à promouvoir la biologie synthétique. Les équipes reçoivent des séquences génétiques avec lesquelles elles doivent concevoir des circuits génétiques fonctionnels.</p> <p><em>«&nbsp;On était 7 biologistes de l’UJF et 4 ingénieurs de l’INP Phelma (en biotechnologies et informatique), tous motivés</em>, résume Félix.<em>&nbsp;Autour de quelques bières et pizzas, on a appris à se connaître, cogité pour trouver un sujet commun, le faire valider par les professeurs, seuls capables d’évaluer la quantité de travail, on a aussi dû chercher des sponsors… »</em>&nbsp;Un point clé&nbsp;: il faut entre 40 et 50&nbsp;000 euros pour rémunérer ces stagiaires qui travaillent sur leur propre sujet, payer les réactifs biologiques et les transports : <em>«&nbsp;Un casse-tête !</em>&nbsp;<em>Nous n’aurions pas pu nous lancer si l’UJF et les autres partenaires n’avaient pas pris en charge les frais de stage&nbsp;»</em>&nbsp;reconnait-il.</p> <p>Pendant les deux premiers mois, répartis dans 7 laboratoires, les étudiants ont eu quelques difficultés pour parler le même langage, apprendre à manipuler le matériel biologique, se l’échanger d’un laboratoire à l’autre, comprendre finalement qu’il valait mieux travailler avec les protocoles et le kit de réactifs de l’iGEM... Sans compter que certains n’ont pu se consacrer à l’iGEM que le soir. A partir de juin, les résultats commençaient à être probants.</p> <p>Ils ont réellement pu travailler ensemble à partir de juillet dans une salle de TP de Phelma : 2 mois pour faire les manips et les modèles avec l’appui des professeurs, pour réfléchir aux implications sociétales, passer quelques nuits blanches, puis préparer les posters et la présentation du concours européen d’Amsterdam (début octobre) et celui de Boston (début novembre) tout en suivant&nbsp; les cours.</p> <p><em>«&nbsp;Après les encouragements reçus à Amsterdam, on était confiants pour Boston</em>, raconte Jean-Baptiste. <em>On avait même confirmé nos résultats. On a été un peu étonnés et déçus de ne rien ramener. Nos travaux étaient à la hauteur, peut-être pas la présentation qu’on en a faite.&nbsp;» </em>Il faut maintenant rattraper le retard scolaire. Mais la satisfaction d’avoir participé à cette expérience inédite est réelle. <em>«&nbsp;Je me demande même si je ne vais pas m’orienter vers la biologie synthétique plutôt que vers le traitement du signal&nbsp;»</em>&nbsp;avoue Jean-Baptiste. Eloquent.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc419693_1" id="eztoc419693_1" class="anchor"></a><h3><strong>Trois questions à...</strong></h3><a name="eztoc419693_2" id="eztoc419693_2" class="anchor"></a><h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/portrait-delphine-ropers/419702-1-fre-FR/portrait-delphine-ropers_vignette_resume.jpg" width="110" height="101" alt="Portrait Delphine Ropers" title="Portrait Delphine Ropers" /> </span> </p></div> </h3><p><strong>Delphine Ropers, chargée de recherche dans l’équipe-projet Ibis (Inria Grenoble - Rhône-Alpes), co-encadrante de l’équipe Mercuro coli</strong></p> <br class="clear" /> <a name="eztoc419693_2_1" id="eztoc419693_2_1" class="anchor"></a><h4>Qu’est-ce que la biologie synthétique&nbsp;?</h4><p><strong>Delphine Ropers&nbsp;:</strong>&nbsp;C’est une discipline récente de la biologie, qui connaît un engouement croissant depuis le début des années 2000. Elle consiste à concevoir,de façon rationnelle, de nouveaux systèmes biologiques artificiels, plus ou moins complexes (enzymes, bactéries, levures) que l’on programme pour les doter de fonctions qui n’existent pas dans la nature. Par exemple produire un médicament ou un biocarburant, détecter ou dégrader des substances toxiques,créer de nouveaux matériaux… Pluridisciplinaire par essence, la biologie synthétique tire parti des méthodes des sciences de l’ingénieur pour concevoir de nouveaux circuits génétiques - assemblage spécifique d’ADN choisi grâce à la modélisation numérique – synthétiser ces circuits, les implémenter dans des organismes vivants puis les valider. C’est une approche qui associe modélisation et expérimentation biologique.</p> <a name="eztoc419693_2_2" id="eztoc419693_2_2" class="anchor"></a><h4>Quelle est la part de modélisation dans ces recherches&nbsp;?</h4><p><strong>Delphine Ropers&nbsp;:</strong>&nbsp;Elle est fondamentale. La modélisation permet de simuler les interactions complexes entre les différents composants clés des organismes vivants (cellules, gènes, protéines). On peut ainsi prédire le comportement de systèmes biologiques artificiels avant de les réaliser, s’assurer qu’ils développeront bien les fonctions prévues puis spécifier la conception des circuits. La modélisation permet aussi de mieux comprendre comment ces composants interagissent, de faire progresser la compréhension fondamentale des sciences du vivant. Inversement, les problèmes posés par la biologie nécessitent d’adapter les techniques de modélisation et de simulation.</p> <a name="eztoc419693_2_3" id="eztoc419693_2_3" class="anchor"></a><h4>Quelles sont les applications actuelles et futures&nbsp;?</h4><p><strong>Delphine Ropers :</strong>&nbsp;Beaucoup d’applications potentielles concernent la santé&nbsp;: l’ingénierie des tissus en médecine régénérative, des outils diagnostics, curatifs, etc. Parmi les succès, un système de diagnostic qui permet de suivre 400&nbsp;000 patients atteints de Sida et d’hépatite&nbsp;; un médicament contre la malaria,l’artémisinine, désormais produit par une levure. Autres domaines : l’énergie(biocarburants avec de meilleurs rendements, hydrogène), les matériaux (polymères biodégradables), l’environnement (détection d’arsenic, de mercure…), l’agriculture(nouvelles plantes, substituts aux pesticides), autant de développements à mener sans oublier pour autant les questions d’éthique. Le projet Mercuro-Coli est bel et bien au cœur des thématiques clés.</p> </div> </div> Stage MathC2+ : Faire découvrir les mathématiques autrement aux collégiens http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/mathc2-des-mathematiques-autrement-pour-les-collegiens Thu, 10 Nov 2011 14:10:03 GMT ]]> <p>Le centre Inria Grenoble Rhône-Alpes a accueilli dans ses locaux les 24, 25 et 26 octobre 2011 un stage de mathématiques labellisé MathC2+ organisé par l'académie de Grenoble. Durant ces 3 jours, un groupe de 34 collégiens a pu, au contact des chercheurs, découvrir les mathématiques autrement, de manière ludique et concrète.</p> <p>L'académie de Grenoble fait partie des 13 académies pilotes choisies pour la mise en place de stages de mathématiques MathC2+. Pour cette première édition, le centre a accueilli dans ses locaux un groupe de 34 élèves de quatrième venant de toute l'académie pour découvrir durant 3 jours le métier de chercheur et les mathématiques sous un nouveau jour. </p> <p>Inria a contribué au programme en proposant plusieurs ateliers et conférences ainsi qu'une visite des plateformes d'expérimentation :</p> <ul> <li>Conférence d’ouverture : Présentation d’Inria et du métier de chercheur par François Sillion</li> </ul> <ul> <li>Atelier <em>Jeux de Nim</em>&nbsp;animé par François Rechennman </li> </ul> <ul> <li>Atelier <a href="http://mobinet.imag.fr/" target="_blank"><em>Mobinet </em></a>animé par Eric Ragusi, Fabrice Neyret, Corine Touati et Jean-Marc Joseph</li> </ul> <ul> <li>Visite des plateformes expérimentales vision 3D et robotique</li> </ul> <ul> <li>Conférence de clôture <em>&quot;Des maths dans les cheveux</em>&quot; par Florence Bertails -Descoubes</li> </ul> <p>La satisfaction générale des élèves, des intervenants et des organisateurs promet un renouvellement de l'expérience en 2012.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc418475_1" id="eztoc418475_1" class="anchor"></a><h3>Le projet MathC2+</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:166px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/logo-mathc2/418451-1-fre-FR/logo-mathc2_slider.jpg" width="160" height="108" alt="Logo MathC2+" title="Logo MathC2+" /> </span> </p></div> <p>Mis en place en partenariat avec la <a href="http://www.sciencesmaths-paris.fr/" target="_blank">fondation Sciences mathématiques de Paris</a> et l'association <a href="http://www.animath.fr/" target="_blank">Animath</a>, le projet MathC2+ s'inscrit dans les objectifs du <a href="http://eduscol.education.fr/cid54734/un-plan-pour-les-sciences-technologies.html" target="_blank">plan sciences et technologies à l'École</a>, présenté par le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative en janvier 2011. Il propose à des élèves volontaires des stages de mathématiques dans les universités et organismes de recherche durant leurs vacances. </p> <p>Ces stages qui présentent les mathématiques hors du contexte scolaire ont pour principal objectif d'encourager des vocations pour les carrières scientifiques en favorisant la rencontre avec le monde de la recherche et l'émergence d'une culture scientifique. lls s'adressent à des élèves de quatrième, troisième, seconde et première et ciblent plus particulièrement des élèves ne bénéficiant pas d'un cadre propice au développement d'un projet d'études scientifiques à long terme.</p> </div> </div> <br class="clear" /> Des étudiants grenoblois à Boston pour la grande finale du concours iGEM 2011 http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/igem-equipe-grenobloise-en-finale-au-mit Thu, 27 Oct 2011 15:18:42 GMT ]]> <p>L'équipe iGEM de Grenoble s'est qualifiée pour la grande finale du concours internationale iGEM organisé par le MIT. Elle présentera son projet de biologie synthétique &quot;Mercuro-Coli&quot; le 5, 6 et 7 novembre 2011 à Boston. </p> <p>Après une première étape de sélection européenne les 1er et 2 octobre 2011 à Amsterdam, 18 équipes ont été sélectionnées pour participer à la grande finale à Boston, parmi lesquelles l'équipe grenobloise et son projet de <a href="/centre/grenoble/actualites/une-bacterie-de-synthese-pour-doser-le-mercure" target="_self">biosenseur pour détecter et doser le mercure</a>. </p> <p>Les 11 étudiants de l'Université Joseph Fourier et de Grenoble INP travaillent depuis plusieurs mois à la réalisation de ce projet, au sein de différents laboratoires et équipes de recherche dont l'équipe Inria <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/biologie-numerique-et-bioinformatique/ibis" target="_self">Ibis </a>pour les aspects modélisation. </p> Guider les malvoyants avec la réalité augmentée audio http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/guider-les-malvoyants-avec-la-realite-augmentee-audio Mon, 3 Oct 2011 11:17:27 GMT ]]> <p>L’équipe-projet WAM a développé une application mobile de réalité augmentée audio pour guider les malvoyants lors de leur parcours en transport en commun. Une expérimentation réalisée en situation réelle à Grenoble et centrée sur l’amélioration de l’autonomie des personnes en situation de handicap.</p> <p>L'application développée par l’équipe-projet WAM a pour objectif de faciliter le déplacement des personnes malvoyantes à la fois à l’extérieur et l’intérieur des bâtiments, ainsi que leur accès aux transports publics, en exploitant les technologies du web et celles disponibles sur les téléphones mobiles.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Suivez la bande au sol tout droit pendant 45 mètres</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Attention, tramway sur votre droite</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Dans 5 mètres, tournez légèrement sur votre droite en suivant la bande au sol.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Cette application sur mobile plonge l’utilisateur dans un environnement sonore en réalité augmentée&nbsp; en mélangeant annonces vocales spatialisées et guidage par pointeur audio 3D. Elle lui permet aussi de mieux se repérer, en lui indiquant des points de repère localisés dans son environnement (POIs informatifs)&nbsp;:</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Restaurant Quick</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Gare ferrovière de Grenoble</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>De plus, ce dispositif accède en 3G aux services web des transports en commun et fournit ainsi en temps réel sous forme vocale les possibilités de correspondance à chaque arrêt et les temps d'attente estimés.</p> <p>L’application ne fait pas appel au GPS, mais utilise un système de localisation de la personne,&nbsp; basé sur la centrale d’inertie des smartphones qui intègre le chemin parcouru. Le système est adaptable au rythme de marche propre à chaque personne grâce à un calibrage dynamique et permet un recalage de sa position tout au long du parcours. La précision est de l'ordre du pas quelque soit la distance parcourue, pourvue que l'environnement soit structuré (trottoirs, passage piétons, coursives, corridors,...).</p> <p>Une première expérimentation s’est déroulée dans le cadre de la troisième édition du Mois de l’accessibilité organisé par la ville de Grenoble. Cette manifestation vise à sensibiliser le grand public au handicap à travers des événements variés organisés durant le mois d’octobre 2011&nbsp;: parcours urbains thématiques, expositions, animations, conférences et tables rondes sont au programme.</p> <p>La démonstration qui s’est tenue à la gare SNCF a clôturé le parcours n°7 en transports en commun sur le thème «&nbsp;s’orienter avec les hautes technologies&nbsp;».</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc409351_1" id="eztoc409351_1" class="anchor"></a><h3>Projet Autonomie&nbsp;: La haute technologie au service du handicap</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/logo-projet-autonomie/409335-1-fre-FR/logo-projet-autonomie_vignette_resume.jpg" width="110" height="52" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p>Cette application a été développée dans le cadre du <a href="http://autonomie.minalogic.net/" target="_blank">projet Autonomie</a>, labellisé par le pôle de compétitivité <a href="http://www.minalogic.com/" target="_blank">Minalogic </a>et cofinancé par l’Union européenne. Ce projet fait intervenir à la fois des chercheurs (Inria, <a href="http://www.ujf-grenoble.fr/" target="_blank">UJF</a>), des PME (<a href="http://www.raisonance.com/" target="_blank">Raisonance</a>, <a href="http://www.ives.fr/" target="_blank">Ivès</a>), des grands groupes (<a href="http://www.st.com/internet/com/home/home.jsp" target="_blank">STMicroelectronics</a>, <a href="http://www.stericsson.com/home/home.jsp" target="_blank">STEricsson</a>) et des acteurs locaux (<a href="http://www.semitag.com/" target="_blank">SEMITAG</a>, <a href="http://www.lametro.fr/" target="_blank">Grenoble Alpes Métro</a>).</p> </div> </div> Une bactérie de synthèse pour doser le mercure http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/une-bacterie-de-synthese-pour-doser-le-mercure Tue, 27 Sep 2011 10:48:31 GMT ]]> <p>Concevoir et produire un biosenseur permettant de détecter et de doser le mercure dans l’eau : un défi ambitieux pour les onze étudiants grenoblois qui participent à la 8ème édition de la compétition internationale de biologie synthétique iGEM.</p> <p>Plus de 150 équipes participent à cette édition 2011 de la compétition internationale iGEM (<em>International Genetically Engineered Machines</em>), parmi lesquelles pour la première fois une équipe grenobloise. Ces onze étudiants issus de disciplines différentes y présenteront un projet dans le domaine de l’environnement&nbsp;: concevoir et produire un biosenseur permettant de détecter et de doser un polluant dans l’eau, le mercure.</p> <p>Pour mener à bien leur projet, ils doivent utiliser des fragments d’ADN répertoriés dans une bibliothèque de standards, les «BioBricks», afin de construire un système avec de nouvelles fonctions biologiques. Après avoir conçu et testé leur système, ils doivent le produire et le faire fonctionner dans des cellules vivantes.</p> <p>Les bactéries ainsi construites à partir des «&nbsp;BioBricks&nbsp;» ont un comportement différent selon la concentration en Mercure. Intégré à une plaque de test, ce nouveau système biologique permettrait, après ajout d’un échantillon sur la plaque, une lecture visuelle de la quantité de Mercure dans l’échantillon.</p> <div class=""> <p class="illustration" style="width:606px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/biosenseur-igem-corps/407327-1-fre-FR/biosenseur-igem-corps_diapo.jpg" width="600" height="155" alt="schéma biosenseur iGEM 2011" title="schéma biosenseur iGEM 2011" /> </span> <span class="legende"> <cite>© iGEM Grenoble 2011</cite> </span> </p></div> <p>Les étudiants travaillent étroitement avec 7 laboratoires grenoblois dans lesquels ils reçoivent un encadrement de haut niveau. L’équipe Inria <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/biologie-numerique-et-bioinformatique/ibis" target="_self">Ibis </a>participe ainsi activement au projet en accompagnant les étudiants sur les aspects modélisation des systèmes bactériens. En biologie synthétique, la modélisation est essentielle car elle permet de tester l’évolution du système en prenant en compte tous les paramètres. Elle permet également de réaliser des constructions tests et donc de prédire le comportement du système avant sa fabrication.</p> <p>L’équipe grenobloise iGEM défendra son projet lors des présélections à Amsterdam les 1 et 2 octobre 2011. A l’issue de ces présélections, seules quelques équipes participeront à la finale à Boston, pour tenter de remporter le Grand Prix.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc407343_1" id="eztoc407343_1" class="anchor"></a><h3>iGEM - International Genetically Engineered Machines</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:166px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/logo-igem-chapo/407319-1-fre-FR/logo-igem-chapo_slider.jpg" width="160" height="117" alt="Logo iGEM 2011" title="Logo iGEM 2011" /> </span> </p></div> <p>Organisée à Boston par le MIT (<em>Massachusetts Institute of Technology</em>) depuis 2003, la compétition internationale iGEM (<em>International Genetically Engineered Machines</em>) réunit des étudiants de premier cycle universitaire autour de projets de biologie synthétique.</p> <p>Cette discipline à l’interface entre la biologie, l’ingénierie, la chimie et l’informatique a pour objectif d’utiliser les principes d’ingénierie pour concevoir, construire, synthétiser de nouveaux systèmes ou fonctions biologiques.</p> <p><em>Tous les travaux réalisés dans le cadre de la compétition sont disponibles en libre accès.</em></p> </div> </div> Joseph Paradiso : « Nous développons des capteurs dédiés à l'économie d'énergie » http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/interview-j.-paradiso-intelligence-ambiante Wed, 14 Sep 2011 18:00:11 GMT ]]> <p>Joseph Paradiso, directeur du groupe des environnements sensibles au MIT Media Lab, était invité au séminaire IN’tech sur l’intelligence ambiante, organisé au début de l'été à Grenoble. Il y a exposé les derniers travaux révolutionnaires du Media Lab. Il a été reçu par Joëlle Coutaz, professeur de l'équipe &quot;Ingénierie de l'Interaction Homme-Machine&quot; au laboratoire d'informatique de Grenoble. Des perspectives&nbsp;et une conception de l'innovation <em>made in USA</em>.</p> <a name="eztoc400471_1" id="eztoc400471_1" class="anchor"></a><h3>En quoi consistent les projets que vous avez présenté?</h3><p><strong>Joseph Paradiso : </strong>J'ai présenté le&nbsp;grand défi du Media Lab : connecter les systèmes nerveux humains aux systèmes nerveux de capteurs électroniques dont la présence s’accroît partout dans les villes, les habitations privées... Certains de mes collègues, comme Edward Boyden, travaillent sur des interfaces cerveau-machine, un sujet passionnant, mais qui reste un projet d'avenir. A l’heure actuelle, nous examinons les différents moyens de visualiser des réseaux de capteurs dans un monde virtuel. L’an dernier, nous avons créé un modèle détaillé du Media Lab dans un environnement de jeu, afin que les données des capteurs s’affichent sous forme d'animations dans ce &quot;Media Lab virtuel&quot;. Il est possible de rendre les murs transparents, d’observer la température de chaque bureau, les déplacements dans le Media Lab et d'avoir une idée des niveaux sonores. Si vous possédez un badge d’identification, vous pouvez voir les individus se déplacer dans le bâtiment.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Nous allons installer ce système à grande échelle au Media Lab, avec l’aide de Schneider...</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc400471_2" id="eztoc400471_2" class="anchor"></a><h3>Quels sont les perspectives ouvertes par ces technologies ?</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/portrait-joseph-paradiso-corps/402219-1-fre-FR/portrait-joseph-paradiso-corps.jpg" width="110" height="147" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>©Inria</cite> </span> </p></div> <p><strong>Joseph Paradiso : </strong>Nous commençons à voir le monde virtuel comme un intermédiaire avec les données de capteurs. C’est également un outil crucial pour les responsables de construction ou de gestion de site. Nous avons travaillé avec de grandes entreprises du secteur de l’énergie sur la sécurité des employés. Nous travaillons aussi sur des capteurs dédiés à l’économie d’énergie. Dans notre immeuble, nous avons installé une zone où l’air conditionné est contrôlé par un système relié à un appareil portatif qui mesure la température et vos déplacements, puis en déduit vos conditions de confort. Grâce à cela, nous avons réalisé environ 25&nbsp;% d’économies d’énergie. Nous allons installer ce système à grande échelle au Media Lab, avec l’aide de Schneider, et nous allons également contrôler l’éclairage de manière automatique. Nous développons en outre beaucoup de dispositifs électroniques portables. Nous avons placé des capteurs portables sur les joueurs d’une grande équipe sportive américaine afin d’évaluer leur performance et d’essayer de prévoir et d'empêcher les blessures.&nbsp;Nous travaillons sur des indicateurs portables utiles aux kinésithérapeutes et médecins sportifs.</p> <a name="eztoc400471_3" id="eztoc400471_3" class="anchor"></a><h3>Existe-t-il une différence culturelle entre l’Europe et les États-Unis dans l’adoption de ces technologies par les utilisateurs&nbsp;?</h3><p><strong>Joseph Paradiso : </strong>Les Américains adorent les nouveaux gadgets. Ils aiment adopter de nouvelles technologies, mais n’ont souvent pas conscience du but recherché. Les Européens privilégient les applications utiles à tous. Les économies d’énergie en sont un bon exemple. Mais je pense que les deux approches sont appréciables. L’idéal est de conserver le meilleur de chacune des approches.</p> <a name="eztoc400471_4" id="eztoc400471_4" class="anchor"></a><h3>Pensez-vous qu’un produit avec des capteurs portables serait accepté en Europe&nbsp;?</h3><p><strong>Joseph Paradiso : </strong>Oui, les Européens achèteraient ce genre de choses. Les équipes sportives du monde entier utilisent des technologies. Nike&nbsp;+ est un exemple d’utilisation non professionnelle, inspirée par le travail que nous avons fourni sur les chaussures avec capteurs. Les utilisateurs peuvent observer leur perte de poids, leur vitesse de course… Il existe d’ores et déjà des bribes de technologie, mais nous n’en sommes qu’aux prémices. Je distingue déjà des marchés qui plairont aux consommateurs. Et la musique générée par le mouvement fait partie des choses qui m’intriguent. En 1997, nous avons placé les premiers capteurs dans des chaussures de danseurs et avons laissé la musique naître de leur danse. Nous pouvons aujourd’hui reproduire l’expérience avec un téléphone portable.</p> <a name="eztoc400471_5" id="eztoc400471_5" class="anchor"></a><h3>A l’avenir, à quoi ressemblerait un monde où les écrans seraient omniprésents&nbsp;?</h3><p><strong>Joseph Paradiso : </strong>Nous posséderons probablement des écrans portables, comme des lunettes. Comment l’information viendra-t-elle à vous&nbsp;? Par de multiples vecteurs&nbsp;: votre avatar personnel pourrait s’adresser directement à vous, ou des mots apparaître alors que vous marchez. Mais avant ces lunettes, je pense que nous utiliserons les écrans déjà présents dans l’environnement.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc400471_6" id="eztoc400471_6" class="anchor"></a><h3><strong>Joëlle Coutaz&nbsp;: «&nbsp;Les applications de l’intelligence ambiante sont sans limite&nbsp;»</strong></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/portrait-joelle-coutaz/395997-1-fre-FR/portrait-joelle-coutaz_xml_vignette.jpg" width="110" height="148" alt="Portrait - Joelle Coutaz" title="Portrait - Joelle Coutaz" /> </span> </p></div> <p><strong>Co-animatrice du séminaire IN’Tech «&nbsp;Intelligence ambiante : évolution ou révolution&nbsp;», Joëlle Coutaz a orienté ses recherches à l’université Joseph Fourier de Grenoble sur les aspects logiciels de l’Interaction Homme-Machine. Etat des lieux.</strong></p> <p><strong>Comment s’est passé le séminaire IN’Tech sur l’intelligence ambiante&nbsp;?</strong></p> <p><strong>Joëlle Coutaz :&nbsp;</strong>&nbsp;Nous avons eu une centaine de participants. Les acteurs de la région qui travaillent dans ce domaine ou commencent à l’explorer ont trouvé cette journée intéressante et enrichissante. Il y avait aussi des professionnels curieux, qui voient bien un futur avec l’interconnexion de machines et de services numériques.</p> <p><strong>Quelle est votre vision des technologies de l’intelligence ambiante&nbsp;?</strong></p> <p> <strong>Joëlle Coutaz : </strong>Elles peuvent proposer des services adaptés en toutes circonstances à la personne, mais la réalisation technique suppose de relever de nombreux défis qui concernent divers métiers&nbsp;: l’informatique, les services, les réseaux... Il y a des dispositifs physiques à inventer, de grands logiciels à concevoir, des technologies à intégrer… Je voudrais que chacun puisse bientôt acheter des petits capteurs et composants que l’on assemblerait et programmerait soi-même, sans s’en rendre compte. <br /> Il faut prévoir des usages avec l’aide de sociologues. Au départ, nous pensions &quot;utile&quot;, mais dans nos sociétés on parle de plus en plus de &quot;bien-être&quot;, de &quot;désirable&quot;.</p> <p><strong>Quelles sont les applications actuelles de l’intelligence ambiante&nbsp;?</strong></p> <p><strong>Joëlle Coutaz : </strong>Des produits existent dans les domaines du maintien des personnes âgées à domicile, de l’économie d’énergie, de la sécurité et de l’immotique. Les applications à long terme sont sans limite&nbsp;! Pour y arriver, il convient que les gens aient confiance dans les technologies et que les technologies respectent cette confiance.</p> <p><strong>Quel regard portez-vous sur les chercheurs américains dans le domaine de l’intelligence ambiante&nbsp;?</strong></p> <p><strong>Joëlle Coutaz : </strong>Les Etats-Unis sont leaders dans le domaine de l’informatique appliquée à l’intelligence ambiante. Mark Weiser a inventé le terme <em>ubiquitous computing</em>&nbsp;en 1988, et l’Europe a suivi avec le projet <em>The Disappearing Computer</em>&nbsp; en… 1998&nbsp;! L’Europe n’est pas mauvaise dans les idées, mais les Américains sont toujours très en avance dans la réalisation. Parce qu’ils obtiennent de gros financements de la part des industriels et parce qu’ils ont une approche interdisciplinaire. En France, la prise de risque est trop rarement au rendez-vous.</p> </div> </div> Estimation de paramètres : comment utiliser des données biologiques incomplètes ? http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/estimation-de-parametres-et-donnees-biologiques-incompletes Tue, 30 Aug 2011 09:36:07 GMT ]]> <p>Modéliser des systèmes biologiques, notamment au niveau des dynamiques de processus cellulaires&nbsp;: voici l’objectif de l’équipe IBIS. Les données biologiques sont de plus en plus nombreuses mais leur exploitation pour estimer les paramètres mathématiques du modèle reste un problème particulièrement difficile. Sara Berthoumieux, doctorante de l’équipe IBIS, nous présente ses travaux sur le sujet, réalisés dans le cadre de sa thèse.</p> <a name="eztoc394988_1" id="eztoc394988_1" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont vos axes de recherche ?</strong></h3><p><strong>Sara Berthoumieux</strong>&nbsp;: Nous travaillons sur la modélisation de systèmes biologiques, et particulièrement des réseaux de gènes et réseaux métaboliques. Nous utilisons des modèles dynamiques qui expliquent l’évolution dans le temps de ces systèmes. Pour ma thèse, nous nous sommes particulièrement intéressés aux réseaux métaboliques. Le métabolisme correspond à l’ensemble des réactions chimiques permettant de produire de l’énergie à partir des nutriments du milieu, ainsi que toutes les protéines indispensables au développement et à la croissance des cellules. Nous nous sommes intéressés au métabolisme de la bactérie <em>Escherichia coli</em>. Cette bactérie est très étudiée en biologie car elle est facile à cultiver. Elle est donc bien connue ce qui facilite la modélisation. L’intérêt de ces recherches est d’étudier le métabolisme pour une meilleure compréhension des processus avec des perspectives notamment d'applications biotechnologiques chez <em>E. coli</em>.</p> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:606px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/reseau-metabolique/378554-1-fre-FR/reseau-metabolique_diapo.jpg" width="600" height="386" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Exemple de réseau métabolique - <cite>© LGCB, université Clermont Ferrand</cite> </span> </p></div> <a name="eztoc394988_2" id="eztoc394988_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quelles sont les difficultés rencontrées&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Sara Berthoumieux</strong>&nbsp;: La difficulté principale est d'obtenir des valeurs pour les paramètres mathématiques du modèle. Ceux-ci correspondent à des coefficients permettant de quantifier les réactions. Ils sont indispensables pour la construction du modèle. Or, ces paramètres ne sont pas directement mesurables car la plupart du temps ils ne sont pas liés à une entité biologique. Nous devons donc les estimer à partir de données biologiques sur les sorties du modèle, notamment ici les concentrations des métabolites, composants des réactions chimiques et les flux de ces réactions. Il faut mentionner qu'il est très difficile de mesurer précisément ces valeurs car les réactions métaboliques sont très rapides et les métabolites des composés instables. Cela nécessite des techniques de mesure sophistiquées, assez récentes, avec des appareils de mesure très puissants. Ces nouvelles techniques produisent de nombreuses informations mais elles contiennent beaucoup de bruit à cause des incertitudes expérimentales importantes. En outre, elles contiennent de nombreuses données manquantes ce qui est fortement problématique pour l’estimation des paramètres du modèle. Nos travaux ont donc consisté à proposer une méthode d’estimation des paramètres, adaptée au modèle que nous étudions, pour faciliter l’exploitation des grands jeux de données biologiques, même si ces données sont incomplètes et imprécises.</p> <a name="eztoc394988_3" id="eztoc394988_3" class="anchor"></a><h3><strong>Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette méthode d’estimation des paramètres&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Sara Berthoumieux</strong>&nbsp;: Nous avons recherché dans la littérature des données biologiques sur les métabolites et nous avons sélectionné le plus gros jeu de données existant, paru dans un article de la revue Science en 2007. Pour l’estimation de paramètres, nous considérons les données manquantes comme des variables aléatoires dont la distribution est définie à partir des données observées. Pour estimer les&nbsp; valeurs de paramètres à partir de ces données , nous avons adapté une méthode standard dans la littérature. Nous calculons en plus une marge d'erreur pour chaque paramètre, appelée intervalle de confiance. Cependant nous avons pu nous rendre compte que même en utilisant le plus grand jeu de données existant et une méthode validée, les intervalles de confiances obtenus ne permettent pas toujours d'obtenir des estimations précises des valeurs de paramètres. A l'heure actuelle,&nbsp; il est encore très difficile d'obtenir des données expérimentales suffisamment précises et nombreuses pour calibrer les modèles quantitatifs de grands réseaux métaboliques!</p> <p>Ces travaux ont été réalisés conjointement avec le Laboratoire de Biométrie et de Biologie Evolutive (<a href="http://lbbe.univ-lyon1.fr/" target="_blank">LBBE</a>). Le modèle étudié a été conçu spécialement pour l’article par Matteo Brilli, actuellement post-doctorant au sein de <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/biologie-numerique-et-bioinformatique/bamboo_hidden2" target="_self">l'équipe-projet Bamboo</a>&nbsp;d'Inria.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc394988_4" id="eztoc394988_4" class="anchor"></a><h3>Sara Berthoumieux remporte le prix <em>Ian Lawson Van Toch</em>&nbsp;à la conférence ISMB / ECCB 2011.</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/logo-ismb-eccb-2011/378614-1-fre-FR/logo-ismb-eccb-2011_medium.jpg" width="200" height="150" alt="Logo ISMB - ECCB" title="Logo ISMB - ECCB" /> </span> </p></div> <p>La conférence ISMB/ECCB 2011, se déroulant du 15 au 19 juillet 2011 à Vienne, en Autriche, est l’un des plus importants rassemblements en bioinformatique. Pour cette édition 2011, la 19ème&nbsp;conférence mondiale <em>Intelligent Systems for Molecular Biology</em>&nbsp;(ISMB), est organisée conjointement à la 10ème&nbsp;conférence européenne <em>European Congress of Conservation Biology</em>&nbsp;(ECCB). Le principal objectif est le développement et l'application de méthodes avancées de calcul pour des problèmes biologiques. La conférence réunit des scientifiques de l'informatique, de la biologie moléculaire, des mathématiques, des statistiques et autres domaines connexes pour proposer un programme répondant à la diversité des disciplines au sein de la bioinformatique et de la biologie computationnelle.</p> <ul> <li>Sara Berthoumieux y a reçu le<a href="http://www.iscb.org/ismbeccb2011-general-info/awards" target="_blank">&nbsp;prix<em>&nbsp;Ian Lawson Van Toch</em></a>&nbsp;pour la présentation de ses travaux sur : <a href="https://www.iscb.org/cms_addon/conferences/ismbeccb2011/proceedings.php?id=PT27#link_PT27" target="_blank"><em>«&nbsp;Identification of metabolic network models from incomplete high-throughput datasets »</em></a>. </li> </ul> <ul> <li>Le deuxième français présent à cette conférence est également un chargé de recherche Inria : <a href="http://lbbe.univ-lyon1.fr/-Tannier-Eric-.html?lang=en" target="_blank">Eric Tanier</a>, membre de l'équipe <a href="http://lbbe.univ-lyon1.fr/-Equipe-Baobab-.html" target="_blank">Baobab </a>du <a href="http://lbbe.univ-lyon1.fr/" target="_blank">Laboratoire de Biométrie et de Biologie évolutive</a>&nbsp;: <a href="https://www.iscb.org/cms_addon/conferences/ismbeccb2011/proceedings.php?id=PT28#link_PT28" target="_blank">«&nbsp;<em>Mapping ancestral genomes with massive gene loss : a matrix sandwich problem</em>&nbsp;»</a></li> </ul> </div> </div> Modéliser les dynamiques temporelles, spatiales et évolutives des cellules biologiques http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/beagle-sur-les-traces-de-darwin Tue, 30 Aug 2011 09:13:37 GMT ]]> <p>A l’interface entre l’informatique et les sciences du vivant, l’équipe Beagle s’intéresse à la modélisation des propriétés des cellules vivantes pour comprendre l’évolution de ces propriétés et leur rôle dans l’interaction des cellules avec leur environnement. Guillaume Beslon, professeur à l’INSA de Lyon et responsable de l'équipe en présente les axes de recherche et les enjeux scientifiques.</p> <a name="eztoc394954_1" id="eztoc394954_1" class="anchor"></a><h3>Quels sont les axes de recherche de l'équipe Beagle&nbsp;?</h3><p><strong>Guillaume Beslon</strong>&nbsp;: D’une manière générale, nous nous intéressons à la façon dont une cellule réagit à son environnement. La cellule est considérée comme un réseau d’entités qui traitent de l’information. Nous cherchons à comprendre par quels mécanismes elle reçoit ces informations, les intègre, y réagit et comment ces mécanismes se sont mis en place au cours de l’évolution. En quelques mots il s’agit d’approcher les racines fonctionnelles et historiques de la complexité des systèmes biologiques.&nbsp;Notre analyse intervient donc à plusieurs échelles&nbsp;: celle de la vie des cellules et celle de leur évolution.</p> <p>Notre premier axe de recherche concerne «&nbsp;l’évolution numérique&nbsp;». Nos logiciels de simulation permettent de construire un modèle d’organisme, avec son génome, ses protéines et ses conditions d’évolution - dont les paramètres de compétition et de variation (mutations). Une boucle évolutive permet ensuite de «&nbsp;produire&nbsp;» de nombreuses générations de ces «&nbsp;bactéries virtuelles&nbsp;» et d’observer les structures qui émergent. En faisant ensuite varier les conditions, nous pouvons attribuer telle ou telle structure à telle ou telle condition évolutive. Notre <a href="http://majecstic2010.labri.fr/Version_Finale2/Bioinformatique_et_Systeme_d_information/Parsons_Knibbe_Beslon.pdf" target="_blank">logiciel AEVOL</a>&nbsp;nous permet par exemple de simuler l’évolution des génomes et de comprendre pourquoi on observe une telle diversité dans les structures génétiques.</p> <p>Un second axe de recherche, avec une approche plus fonctionnelle, se consacre à «&nbsp;la biologie numérique&nbsp; cellulaire&nbsp;». Nous nous intéressons particulièrement à l’impact des contraintes spatiales sur l’organisation, les déplacements et les réactions chimiques des composants cellulaires et membranaires. La modélisation et la simulation nous permettent de tester l’influence de certaines caractéristiques de la cellule, comme la localisation des récepteurs ou les contraintes de diffusion, sur la manière de recevoir, de traiter et de réagir à de l’information.</p> <a name="eztoc394954_2" id="eztoc394954_2" class="anchor"></a><h3>Quels sont les enjeux scientifiques liés à ces travaux&nbsp;?</h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/representation-artistique-d-une-cellule/353575-1-fre-FR/representation-artistique-d-une-cellule_medium.gif" width="200" height="198" alt="Représentation artistique d'une cellule par D. Goodsell" title="Représentation artistique d'une cellule par D. Goodsell" /> </span> <span class="legende"> Vue artistique des composants d'une cellule - <cite>© David Goodsell</cite> </span> </p></div> <p><strong>Guillaume Beslon</strong>&nbsp;: Cette thématique est commune à d’autres disciplines mais les méthodes informatiques restent encore à développer. En effet, si les questions sont celles des sciences du vivant, on ne sait pas encore bien représenter la cellule informatiquement et utiliser ces modèles pour répondre à des questions biologiques. Les verrous pour y parvenir relèvent principalement de l’informatique.</p> <p>Les modèles sur lesquels travaille Beagle proposent une simplification de la réalité pour tenter d’apporter des réponses. Ces modèles sont donc par nature toujours une réduction de l’objet. Ils ne sont pas faux pour autant s’ils sont construits pour répondre à une problématique précise et s’ils sont interprétés en fonction de ces spécificités – idéalement donc par les personnes qui les ont construits. Ce qui est important c’est que le modèle soit utile pour porter un nouveau regard sur l’objet, et faire émerger de nouvelles questions. Le modèle n’est alors qu’un outil pour construire une théorie.</p> <a name="eztoc394954_3" id="eztoc394954_3" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les motivations de ces recherches&nbsp;?</h3><p><strong>Guillaume Beslon</strong>&nbsp;: Nous effectuons des recherches fondamentales à l’interface entre plusieurs disciplines. Bien sûr, pour certaines de nos études des répercussions sont envisagées en médecine (l’obésité, l’insulino-résistance, les maladies nosocomiales par exemple), mais ce n’est pas un objectif immédiat. L’équipe Beagle souhaite avant tout travailler sur des questions de biologie fondamentale. Ainsi, pour prendre exemple sur nos travaux en évolution, ceux-ci s’inscrivent dans la lignée de la théorie de Darwin. Nous cherchons à comprendre ce qu’implique cette théorie. Il s’agit d’une certaine manière d’essayer de percer le mystère du vivant, d’approcher la question des origines et de l’évolution.</p> <p>Du point de vue des sciences numériques, les nouvelles méthodes de modélisation pourraient déboucher sur de nouveaux algorithmes génétiques. Enfin, à plus long terme, les recherches que nous souhaitons mener pourraient faire émerger de nouvelles méthodes de calcul, inspirées du modèle biologique.</p> Comprendre la production de cellules sanguines pour mieux traiter leur dysfonctionnement http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/modelisation-mathematique-de-l-hematopoiese Tue, 30 Aug 2011 08:58:58 GMT ]]> <p>L’équipe Dracula, créée en janvier 2011 en partenariat avec le CNRS et l'université Claude Bernard de Lyon, est la première équipe installée à la nouvelle antenne Inria Lyon La Doua. A l’interface entre les mathématiques et les sciences du vivant, l’équipe rassemble des mathématiciens et des biologistes pour modéliser la production des cellules sanguines. Mostafa Adimy, directeur de recherche Inria et responsable de l’équipe Dracula en présente les enjeux scientifiques et domaines d’applications.</p> <a name="eztoc394920_1" id="eztoc394920_1" class="anchor"></a><h3><strong>Quelle est la thématique de recherche de l’équipe Dracula ?</strong></h3><p><strong>Mostafa Adimy :</strong>&nbsp;L'objectif de l'équipe Dracula est d'explorer différentes approches de modélisation multi-échelle pour mieux comprendre les phénomènes à l'œuvre dans l'hématopoïèse. L'hématopoïèse correspond au processus de fabrication et de régulation dans la moelle osseuse des cellules du sang (globules rouges, globules blancs et plaquettes) à partir de cellules souches. Grâce à des interactions avec des protéines, ces cellules se renouvellent et se différencient, et ce n'est qu'une fois parvenues à maturité qu'elles sont libérées dans le sang. Nos approches sont multi-échelles car elles prennent en compte simultanément des réseaux intracellulaires et extra-cellulaires, mais aussi la dynamique des populations de cellules.</p> <p>Nous nous concentrons dans un premier temps sur la production des globules rouges, dont les mécanismes sont mieux connus des biologistes, mais cette modélisation multi-échelle s’applique également au système immunitaire dont les principaux acteurs sont des globules blancs. Dans le cadre de la fondation FINOVI notamment, nous menons un travail de modélisation de la réponse immunitaire décrivant à la fois les mécanismes de régulations permettant l’activation des cellules du système immunitaire, et la dynamique des populations de cellules réagissant à une infection.</p> <a name="eztoc394920_2" id="eztoc394920_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont les enjeux scientifiques liés à ces travaux ?</strong></h3><p><strong>Mostafa Adimy :</strong>&nbsp;Nous situant à l’interface entre mathématiques et biologie, nous nous trouvons confrontés à deux types de difficultés. D’une part, les données biologiques évoluent constamment et les nouvelles connaissances viennent remettre en cause ou modifier les modèles établis. D’autre part, la modélisation nous contraint à simplifier un processus très complexe, s’éloignant ainsi de la réalité, mais permet d’accéder à une certaine compréhension du processus.</p> <p>L’enjeu est donc de mêler les deux approches, biologiques et numériques, pour avoir une meilleure compréhension des mécanismes à l’œuvre dans le cas de l’hématopoïèse normale et de l’hématopoïèse pathologique. Ainsi, nous testons différents types de modèles, basés principalement sur des équations aux dérivées partielles, pour une meilleure appréhension des causes de la déstabilisation de ces populations cellulaires. Les partenaires biologistes de l’équipe réalisent les expériences nécessaires pour affiner la modélisation.</p> <a name="eztoc394920_3" id="eztoc394920_3" class="anchor"></a><h3><strong>Quelles sont les perspectives d’applications ?</strong></h3><a name="eztoc394920_4" id="eztoc394920_4" class="anchor"></a><h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/modelisation-hematopoiese/353545-1-fre-FR/modelisation-hematopoiese_medium.jpg" width="200" height="166" alt="Modelisation de l'hématopoïèse par l'équipe Dracula" title="Modelisation de l'hématopoïèse par l'équipe Dracula" /> </span> <span class="legende"> Modélisation de la production des globules rouges - <cite>© EPI Dracula</cite> </span> </p></div> </h3><p><strong>Mostafa Adimy :</strong>&nbsp;L’hématopoïèse est un des processus biologiques les plus stables. Néanmoins, il arrive que son fonctionnement soit altéré menant à des anomalies sanguines telles que les leucémies. Nos travaux trouvent une application directe pour une meilleure compréhension de ces maladies et donc un meilleur traitement. Nous travaillons en collaboration directe avec des cancérologues spécialistes de la leucémie à l’hôpital Edouard Herriot de Lyon.</p> <p>Nos modèles sont physiologiques: nous analysons les conséquences de la maladie et non ses origines. C’est une approche plus qualitative que quantitative. Nous cherchons à comprendre comment les anomalies sont générées. A partir des observations, nous essayons de construire un modèle qui reproduit ces anomalies et nous cherchons à identifier les paramètres responsables.</p> <a name="eztoc394920_5" id="eztoc394920_5" class="anchor"></a><h3><strong>Quelles sont vos motivations pour ce sujet de recherche ?</strong></h3><p><strong>Mostafa Adimy :</strong>&nbsp;Cet axe de recherche a débuté un peu par hasard à l’université de Pau avec deux étudiants en DEA (master 2), Laurent Pujo-Menjouet et Fabien Crauste, aujourd’hui membre de l’équipe Dracula. De fil en aiguille, ils ont poursuivi en thèse, travaillé avec des équipes initiatrices de la thématique comme l’équipe de M. Mackey de l’université McGill au Canada et celle de G. Webb de l’université Vanderbilt aux USA puis ils ont été recrutés à Lyon.</p> <p>J’ai ensuite initié une action de recherche collaborative (ARC ModLMC) pour la modélisation d’un type de leucémie, en impliquant des équipes Inria de Bordeaux et de Rocquencourt, ainsi que des équipes du CNRS et de l’INSERM de Lyon. La création&nbsp; d’une équipe de recherche sur la modélisation de l’hématopoïèse s’est alors rapidement imposée de par la forte dynamique sur le sujet, la concentration de spécialistes à Lyon et l’intérêt des enjeux pour la société.</p> <p>Par rapport à mes activités précédentes, je me concentre davantage sur les applications de mes recherches en mathématiques. Nous faisons cependant encore souvent des mathématiques fondamentales, lorsque nous nous concentrons sur l’analyse qualitative des équations obtenues. Etude mathématique permettant de poser les modèles sur des solides bases théoriques.</p> Des figurants virtuels 4D pour le documentaire « Le Destin de Rome » http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/figurants-virtuels-4d-pour-le-cinema Thu, 23 Jun 2011 12:01:55 GMT ]]> <p>En utilisant les technologies de la plateforme Grimage, 4D View Solutions, start-up issue d'Inria, permet l'intégration de figurants et acteurs virtuels 4D pour le documentaire &quot;Le Destin de Rome&quot;, diffusé sur Arte, le samedi 18 juin 2011.</p> <p> La start-up 4D View Solutions, issue des technologies de la plateforme Grimage (équipes de recherche <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/vision-perception-et-interpretation-multimedia/perception" target="_self">Perception</a>, <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/calcul-distribue-et-applications-a-tres-haute-performance/moais" target="_self">Moais</a>), commercialise un système calculant en temps réel une représentation 3D d'une scène filmée par plusieurs caméras.<br /> Pour la production du documentaire fiction &quot;Le Destin de Rome&quot;, 4D View Solutions a permis l'intégration de figurants 3D réels dans une production réelle et la reconstitution spectaculaire des batailles qui opposèrent les héritiers de Jules César.</p> <a name="eztoc368575_1" id="eztoc368575_1" class="anchor"></a><h3>Les préparatifs du tournage</h3><p>Le tournage a tout d'abord commencé en extérieur lors de 5 jours en Corse durant lesquels ont été réalisées des prises de vue aériennes en hélicoptère mais également sous-marines avec des plongeurs professionnels. Deux plateaux sur fond vert ont ensuite été créés dans les locaux de la société de production permettant de faire une capture à 360° d'acteurs en costumes dans différentes postures : statique, marche, course, fléchi, combat. </p> <p>Les sujets filmés ont ensuite été reconstruits en un modèle en 3 dimensions avec toutes les données textures et couleurs associées. Avec cette technique, il fut non seulement possible de positionner les légionnaires dans un décor réel, mais également de les dupliquer en les désynchronisant légèrement pour obtenir des variations, et ainsi reconstituer les scènes de bataille notamment.</p> <p>Ce documentaire fiction a été coproduit par Arte, Docside Production et la société Indigènes Productions, spécialisée en images de synthèse 3D, effets spéciaux et tournage sur fond vert.</p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/le-destin-de-rome-4dview/368559-1-fre-FR/le-destin-de-rome-4dview_medium.jpg" width="200" height="112" alt="Acteur en tenue romaine sur fond vert lors du tournage du 'Destin de Rome'" title="Acteur en tenue romaine sur fond vert lors du tournage du 'Destin de Rome'" /> </span> <span class="legende"> Création d'un figurant 3D - <cite>© 4D View Solutions</cite> </span> </p></div> <a name="eztoc368575_2" id="eztoc368575_2" class="anchor"></a><h3>La diffusion sur Arte</h3><p>Le 1er épisode <strong>&quot;Venger César&quot; </strong>a été diffusé le Samedi 18 Juin à 20h40</p> <p>Le 2nd épisode<strong>&nbsp;&quot;Rêves d'empire&quot;</strong>&nbsp;a été diffusé le Samedi 18 Juin à 21h35</p> <p> Dans le <strong>&quot;Making of&quot;</strong>, diffusé le 18 Juin à 22h25 et disponible sur le site Internet d'Arte, sont présentées les techniques utilisées par 4D View Solutions pour créer des personnages 3D virtuels et les insérer dans des scènes réelles.<br /> La plupart des scènes ont été tournées en studio vert, sans décor ; les personnages virtuels ont ensuite été replacés dans leur décor romain ou dupliqués pour reproduire les effets de batailles.</p> Hubert Garavel reçoit le prix scientifique Gay-Lussac Humboldt http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/hubert-garavel-laureat-prix-humboldt Mon, 16 May 2011 12:44:54 GMT ]]> <p>Hubert Garavel, responsable de l'équipe-projet VASY, est le quatrième Français à recevoir le prix scientifique Gay-Lussac Humboldt dans le domaine de l’informatique. Avant lui, Alain Bensoussan, ancien président de l’Inria, avait reçu ce prix en 1983. A l’occasion de ce prix, Hubert Garavel est invité en Allemagne où il sera accueilli par le professeur Holger Hermanns, doyen de la faculté de mathématiques et informatique de l’université de la Sarre, avec lequel il collabore depuis 10 ans. </p> <a name="eztoc354242_1" id="eztoc354242_1" class="anchor"></a><h3><strong>En quoi consiste le prix Gay Lussac Humboldt ?</strong></h3><p><strong>Holger Hermanns :</strong>&nbsp;Le prix Humboldt est décerné par la fondation Alexandre de Humboldt, une fondation allemande initialement créée en 1860 et rétablie en 1953 par la République fédérale d’Allemagne. Elle encourage l’excellence scientifique, la liberté académique et la coopération au travers d’un réseau de scientifiques de haut niveau, qui compte pas moins de quarante-quatre prix Nobel. Selon la politique de la fondation, le prix Humboldt distingue d’éminents chercheurs étrangers dont les travaux théoriques ou les découvertes ont influencé significativement et durablement leur domaine, voire d’autres champs scientifiques, et dont on attend encore des résultats de tout premier plan. Avec ce prix, la fondation Humboldt soutient des personnalités et non des projets. La sélection se fait uniquement sur des critères d’excellence personnelle, sans quota par pays ni par discipline. Suite à un accord signé en 1981 entre les gouvernements allemands et français visant à renforcer la coopération scientifique franco-allemande, le prix porte le nom Gay-Lussac Humboldt lorsqu’il est décerné à un Français.</p> <a name="eztoc354242_2" id="eztoc354242_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont les caractéristiques des recherches menées par Hubert Garavel&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Holger Hermanns :</strong>&nbsp;Hubert Garavel est un pionnier dans le développement de méthodes formelles et d’outils de vérification pour les systèmes industriels critiques. Sa carrière scientifique a débuté en 1986 par un doctorat dans l’équipe de Joseph Sifakis où il a développé une méthode très innovante pour la compilation et l’exécution efficace des algèbres de processus par traduction vers des réseaux de Petri étendus. Depuis 1996, Hubert Garavel dirige l’équipe-projet VASY de l’Inria Grenoble Rhône-Alpes, une des meilleures en Europe pour les logiciels et algorithmes d’analyse des systèmes parallèles par énumération d’états accessibles. Ce domaine de recherche fondé sur la théorie du parallélisme s’applique remarquablement à la vérification de systèmes embarqués ainsi qu’à la conception logicielle et matérielle. Hubert Garavel est à la pointe des travaux sur la vérification, utilisable concrètement, mais toujours fondée sur des principes algébriques rigoureux. Sa contribution reste centrale aujourd’hui, notamment à travers CADP, une boîte à outils logicielle dans le domaine de la théorie, de l’application et de l’implémentation de la vérification formelle. La boîte à outils CADP est diffusée à des centaines d’universités et instituts de recherche dans le monde, ainsi qu’à de grands industriels comme Airbus, Bull et STMicroelectronics. Elle trouve de multiples applications, depuis l’enseignement des concepts théoriques du parallélisme jusqu’aux problèmes industriels complexes. L’architecture ouverte et extensible de CADP a permis d’y connecter de nombreux autres outils d’analyse. Ces travaux font d’Hubert Garavel une personnalité scientifique d’exception, ayant su marier recherche sur la vérification assistée par ordinateur et pratiques de vérification à l’échelle industrielle.</p> <p><strong>Hubert Garavel :</strong>&nbsp;Mon objectif constant a été de rendre la théorie du parallélisme applicable aux problèmes réels. En quête d’une vision unifiée du parallélisme, j’ai toujours été fasciné que les concepts abstraits développés par Tony Hoare, Robin Milner et beaucoup d’autres, trouvent autant d’applications, depuis le niveau microscopique des portes logiques dans les circuits asynchrones, jusqu’au niveau macroscopique de l’informatique «&nbsp;dans le nuage&nbsp;». Grâce au modèle d’équipe-projet de l’Inria, j’ai pu composer un groupe de recherche de premier plan rassemblant des personnalités aussi douées en&nbsp; recherche fondamentale qu’en développement logiciel, avec lesquelles je partage motivation et objectifs communs. L’équipe VASY s’est progressivement construite, avec Radu Mateescu, Frédéric Lang, Wendelin Serwe, et récemment Gwen Salaün, ainsi que de nombreux doctorants, post-doctorants et ingénieurs.</p> <a name="eztoc354242_3" id="eztoc354242_3" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont vos projets aujourd’hui ?</strong></h3><p><strong>Hubert Garavel :</strong>&nbsp;Je souhaite me pencher sur les nombreux outils permettant l’analyse quantitative de systèmes temporisés, probabilistes et stochastiques. Actuellement, ces outils sont fragmentés. Je voudrais prendre le temps de les étudier un par un, afin de concevoir une architecture commune permettant d’améliorer l’interopérabilité&nbsp;et de développer plus facilement de nouveaux outils. Pour cela, j’irai souvent en Allemagne, à Sarrebruck bien sûr, peut-être aussi dans d’autres universités. Mes liens avec l’Allemagne vont d’ailleurs se renforcer puisque je travaille désormais à temps partiel avec l’agence fédérale allemande pour la sécurité des systèmes d’information (BSI).</p> <p><strong>Holger Hermanns :</strong>&nbsp;Nous accueillerons Hubert Garavel à l’Université de la Sarre, à Sarrebruck. Nous entretenons des liens étroits avec de nombreuses institutions académiques allemandes et étrangères. Nos collaborations avec l’Inria vont indéniablement être renforcées par ce prix. Hubert Garavel va jouer un rôle clé dans plusieurs activités visant à rapprocher la vérification formelle et l’évaluation de performance pour les systèmes distribués et embarqués. C’est un sujet difficile car nous devons combiner, d’une part, une recherche amont, en évolution rapide, autour de nouveaux modèles sémantiques et d’autre part, les développements logiciels qui demandent davantage de stabilité.&nbsp; Un défi passionnant&nbsp;!</p> L’Inria Grenoble – Rhône-Alpes conforte son ancrage à Lyon et installe une antenne Inria sur le campus de La Doua. http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/inauguration-antenne-inria-lyon-la-doua Fri, 13 May 2011 13:45:19 GMT ]]> <p>L’Inria Grenoble – Rhône-Alpes franchit une nouvelle étape de son implantation à Lyon avec la création d’une antenne sur le Campus de Lyon La Doua&nbsp;, inaugurée le 12 mai 2011. L’institut entend ainsi renforcer son implication auprès de ses partenaires lyonnais et amplifier ses activités de recherche en informatique pour les sciences du vivant conformément à l’Opération Campus « Lyon Cité Campus ».</p> <p>Avec 11 équipes de recherche et près de 200 scientifiques et doctorants à Lyon, l’Inria Grenoble Rhône-Alpes est présent, depuis sa création, au sein des laboratoires de l’<a href="http://www.univ-lyon1.fr/" target="_blank">Université de Lyon</a>, du <a href="http://www.cnrs.fr/" target="_blank">CNRS</a>, de l’<a href="http://www.insa-lyon.fr/" target="_blank">INSA </a>et de l’<a href="http://www.ens-lyon.eu/41589846/0/fiche___pagelibre/" target="_blank">ENS</a>. La toute nouvelle antenne Inria Lyon - La Doua est installée au Centre d’Entreprise et d’Innovation (CEI) de La Doua depuis le 10 janvier 2011. Avec la présence de nombreux organismes de recherche et d’enseignement supérieur sur ce site, l’Inria souhaite amplifier ses interactions avec les partenaires académiques et favoriser le développement d’activités de recherche à l’interface entre les sciences du numérique et les autres disciplines, en particulier les sciences du vivant.</p> <p>Deux nouvelles équipes de recherche Inria travaillent dans le domaine de la « biologie numérique » à l’antenne Inria Lyon La Doua. L’équipe Beagle mène des recherches en modélisation dynamique et spatiale de structures cellulaires, en particulier chez les bactéries. L’objectif est de modéliser le système biologique multi-échelle de ces cellules pour mieux comprendre leur dynamique de fonctionnement. L’équipe Dracula est spécialisée en modélisation de la production de cellules, en particulier les cellules sanguines. Ces recherches ouvrent des perspectives d’applications dans le traitement des maladies sanguines telles que la leucémie. Comme pour la plupart des équipes de recherche Inria, ces équipes ont été créées en partenariat avec des acteurs de recherche lyonnais, soit le CNRS, l’Université Claude Bernard Lyon 1 ou l’INSA.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>« <em>L’Inria est partie prenante de l’opération Campus « Lyon Cité Campus » ; la création de l’antenne Inria Lyon La Doua initie la contribution que l’institut souhaite apporter au futur quartier informatique de La Doua. En collaboration étroite avec les biologistes, médecins, chimistes ou physiciens, les chercheurs de l’Inria aborderont en particulier les problèmes pluridisciplinaires de modélisation et de simulation en biologie et en médecine pour mieux comprendre la biologie humaine, mais aussi pour diagnostiquer, concevoir, mettre en œuvre et optimiser de nouveaux moyens thérapeutiques</em>».</p> <p><strong>François Sillion, directeur Inria Grenoble - Rhône-Alpes.</strong></p> </div> </div> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:519px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/inauguration-antenne-lyon-la-doua/353400-1-fre-FR/inauguration-antenne-lyon-la-doua_diapo.jpg" width="513" height="400" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> De gauche à droite : Mostafa Adimy, responsable de l'équipe Dracula, Guillaume Beslon, responsable de l'équipe Beagle, Antoine Petit, directeur général adjoint Inria, François Sillion, directeur du centre Inria Grenoble - Rhône-Alpes, Alain Viari, chercheur Inria, Alain Storck, Directeur de l'INSA de Lyon </span> </p></div> Cinq technologies Inria présentées à l’ESC Silicon Valley 2011 http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/esc-silicon-valley Thu, 21 Apr 2011 14:04:46 GMT ]]> <p>Cinq technologies Inria seront présentées sur le stand MINALOGIC à l’ESC Silicon Valley (Embedded Systems Conférence) du 2 au 5 Mai 2011. Une occasion unique de nouer et développer des partenariats technologiques et industriels dans le secteur des systèmes embarqués aux Etats-Unis.</p> <p>L’<a href="http://esc.eetimes.com/siliconvalley/" target="_blank">ESC Silicon Valley</a>&nbsp;est un événement mondial majeur dans le domaine des systèmes embarqués, qui rassemble des intervenants et visiteurs de haut niveau autour d'un cycle de conférences et d'un espace d'exposition. Durant 3 jours, les entreprises et laboratoires exposants font des démonstrations de leurs technologies et participent à des rendez-vous ciblés avec les acteurs-clés du secteur.</p> <p>Pour la seconde fois, <a href="http://www.minalogic.com/" target="_blank">Minalogic</a>, <a href="http://www.ubifrance.fr/partenaires/poles-de-competitivite.html" target="_blank">Ubifrance-DGCIS</a>, la mission économique de San Francisco et l’agence d’études et de promotion de l’Isère (<a href="http://www.grenoble-isere.com/" target="_blank">AEPI</a>) organisent une mission partenariale à l’occasion de ce salon. En partenariat avec <a href="http://www.gravit-innovation.org/" target="_blank">GRAVIT</a>, 5 technologies issues des EPI du centre Inria Grenoble – Rhône-Alpes seront présentées sur ce stand. Il s’agit de technologies actuellement soutenues par l’Inria et GRAVIT dans le cadre de projets de maturation technico-économique et en recherche de partenaires R&amp;D et/ou transfert.</p> <a name="eztoc346160_1" id="eztoc346160_1" class="anchor"></a><h3>Les technologies présentées&nbsp;:</h3> <ul> <li><strong>HandNavigator</strong>&nbsp;(<a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/evasion_hidden" target="_self">Équipe EVASION</a>)&nbsp;: <strong>manipulation d’objets virtuels, robotique, multimedia.</strong></li> </ul> <p>Ce périphérique permet à un utilisateur de contrôler une main virtuelle dans un environnement virtuel avec sa main réelle, en utilisant un grand nombre de degrés de liberté pour réaliser des mouvements avec une grande précision, tout en ayant un retour haptique passif.</p> <ul> <li><strong>LOCUS </strong>(<a href="/domaines/mathematiques-appliquees-calcul-et-simulation/optimisation-apprentissage-et-methodes-statistiques/mistis" target="_self">Équipe MISTIS</a>)<strong>&nbsp;: reconstruction 3D d’organes/structures à partir de coupes IRM)</strong></li> </ul> <p>Ce logiciel permet la segmentation automatisé des différents composants du cerveau sur une image IRM 3D. En moins de 15 minutes, une modélisation statistique des structures et des tissus est visible en 3D permettant une morphométrie, un suivi de pathologies et une planification d’interventions neurochirurgicales.</p> <ul> <li><strong>METEODC </strong>(<a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/observation-et-modelisation-pour-les-sciences-de-l-environnement/moise" target="_self">Équipe MOISE</a>)<strong>&nbsp;: logiciel de calcul distribué sur cluster hétérogènes pour les applications météo</strong></li> </ul> <p>Ce logiciel a pour vocation d’optimiser l’utilisation des ressources informatiques existantes pour effectuer des simulations numériques en météorologie.</p> <ul> <li><strong>PROLAND </strong>(<a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/evasion_hidden" target="_self">Équipes EVASION</a>&nbsp;&amp; <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/artis_hidden" target="_self">ARTIS</a>)&nbsp;<strong>: Géovisualisation en temps réel</strong></li> </ul> <p>Cette plateforme permet l’exploration interactive de paysages naturels de très grande taille par visulalisation 3D temps réel et la représentation multirésolution réaliste.</p> <ul> <li><strong>SAMSON </strong>(<a href="/domaines/mathematiques-appliquees-calcul-et-simulation/modelisation-simulation-et-analyse-numerique/nano-d" target="_self">Équipe NanoD</a>)&nbsp;<strong>: Système Adaptatif pour la Modélisation et la Simulation d’Objets Nanoscopiques</strong></li> </ul> <p>Il s’agit d’une plateforme logicielle pour la modélisation et la simulation de nanosystèmes complexes, naturels ou artificiels. Elle permet la simulation d’interactions moléculaires pour les applications matériaux, chimie et biologie/santé.</p> <p>Ces projets sont actuellement suivis en coordination avec les EPI concernées, REV, les responsables sectoriels du transfert et le Comité de Suivi des Actions de Transfert de l’Inria.</p> Grimage : une plateforme de réalité virtuelle d’envergure internationale http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/grimage-plateforme-envergure-internationale Mon, 14 Mar 2011 09:46:50 GMT ]]> <p>Après 7 années de développement et d’amélioration, GRIMAGE est aujourd’hui devenue une plateforme de classe internationale pouvant être mise à disposition pour conduire une recherche de pointe. La plateforme fait en effet partie du projet européen VISIONAIR dont le lancement a eu lieu les 9-10-11 mars à Grenoble.</p> <a name="eztoc318494_1" id="eztoc318494_1" class="anchor"></a><h3>Grimage&nbsp;: interactions 3D sans marqueur</h3><p>La plateforme expérimentale <a href="http://grimage.inrialpes.fr/" target="_blank">Grimage</a>&nbsp;a pour vocation d’explorer de nouvelles formes d’interactions 3D entre le réel et le virtuel et de développer des approches innovantes pour l’immersion 3D. Elle combine les dernières technologies de vision par ordinateur, simulation physique et calcul parallèle pour mettre en place de nouvelles applications 3D immersives permettant des interactions naturelles avec un monde virtuel. La particularité de la plateforme est l’absence de système de marquage. L’utilisateur n’a pas besoin de s’équiper de capteurs : il interagit directement avec les objets virtuels par le biais de son modèle 3D, c’est-à-dire son double numérique. Les applications de cette technologie sont nombreuses dans la production de contenu 3D pour le cinéma (Exemple de la Start-up <a href="http://www.4dviews.com/" target="_blank">4D View Solutions</a>), mais également la chirurgie, la formation ou encore la télé-présence.</p> <a name="eztoc318494_2" id="eztoc318494_2" class="anchor"></a><h3>Le projet VISIONAIR</h3><p>Ce projet VISIONAIR (VISION Advanced Infrastructure for Research), réalisé avec l’Union Européenne, regroupe des installations de visualisation et d’interaction de haut niveau, pour les rendre accessibles aux chercheurs de la communauté européenne et du monde entier. Piloté par le laboratoire <a href="http://www.g-scop.inpg.fr/index.php?option=com_frontpage&amp;Itemid=1" target="_blank">G-SCOP</a>&nbsp;de <a href="http://www.grenoble-inp.fr/index.jsp" target="_blank">Grenoble INP</a>, il regroupe 25 partenaires issus de 12 pays différents. L’infrastructure intègre des outils techniques (caves de réalité virtuelles, dispositifs sensoriels haptiques, réseaux de transport de très haute qualité d’image, systèmes holographiques, etc…) parfois extrêmement coûteux. Elle propose alors des services virtuels, accès libre et total aux logiciels de visualisation, mais également un accès physique gratuit aux plateformes de haut niveau pour les scientifiques dont les projets auront été retenus. Le projet contribue ainsi à l’attrait et à la visibilité de la communauté de recherche européenne.</p> Lancement de l’expérience « Grenoble Ville Augmentée » : visiter Grenoble autrement ! http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/lancement-experience-grenoble-ville-augmentee Fri, 11 Mar 2011 10:39:59 GMT ]]> <p>Dans le cadre de l’exposition «&nbsp;<em>Tous connectés&nbsp;!</em>&nbsp;», l'équipe-projet WAM a développé une technologie innovante pour la visite touristique de Grenoble en réalité mixte. Expérimentez cette application unique : marcher dans les rues de Grenoble et observer à travers l’écran d’un i-phone des informations virtuelles, sonores ou visuelles, en superposition du monde réel. Une visite touristique de la ville où se croisent patrimoine, innovation et sensations.</p> <a name="eztoc318208_1" id="eztoc318208_1" class="anchor"></a><h3>&quot;Grenoble, ville augmentée&quot;, technologie innovante de réalité mixte</h3><p>La réalité mixte consiste à faire usage de données web géolocalisées, sonores ou visuelles, pour apporter tout type d’informations complémentaires à l’utilisateur (sur la ville, ses habitants, ses espaces constitutifs, les directions à suivre,...) en superposant modèle virtuel et réalité, en temps réel.</p> <p>L’application de réalité mixte <em>«&nbsp;Grenoble Ville Augmentée&nbsp;»</em>, développée par l’<a href="/domaines/perception-cognition-interaction/representation-et-traitement-des-donnees-et-des-connaissances/wam" target="_self">équipe WAM</a>, repose sur un couplage entre un gestionnaire de positionnement&nbsp; (centrale d’inertie et GPS des mobiles), un gestionnaire de rendu audio et une cartographie précise intérieure comme extérieure.</p> <p>À partir de cela, l’application propose une visite libre à distance en réalité virtuelle, ou une visite guidée sur place, en interrogeant directement l’environnement. Des points d’intérêts apparaissent à l’écran en fonction de la position de l’usager et lui donnent accès à des informations complémentaires sous forme de son, de texte ou de vidéo.</p> <a name="eztoc318208_2" id="eztoc318208_2" class="anchor"></a><h3>Une enquête sur les enjeux autour de ces technologies</h3><p>À travers cette expérience, le <a href="http://www.ccsti-grenoble.org/" target="_blank">CCSTI </a>de Grenoble souhaite questionner les usages et les enjeux de cette nouvelle technologie en pleine expansion. Des commentaires permanents sur la réalité ne viennent-ils pas suppléer à nos sens déjà mobilisés par l’environnement immédiat&nbsp;? Quels peuvent être les usages pour le public&nbsp;? Pour tenter de répondre à ces questions, le CCSTI a choisi de mobiliser directement les usagers en les impliquant dans cette expérience unique. Tout au long du parcours, des étudiants et chercheurs de l’<a href="http://w3.u-grenoble3.fr/gresec/" target="_blank">Université Stendhal</a>&nbsp;observeront les pratiques des participants puis discuteront avec eux sur leur expérience.</p> <a name="eztoc318208_3" id="eztoc318208_3" class="anchor"></a><h3>Comment participer à l’expérimentation</h3><p>Pour participer à l’expérimentation, quatre dates sont proposées :</p> <ul> <li>Mercredi 16 mars à 14h</li> <li>Samedi 19 mars à 14h</li> <li>Mercredi 23 mars à 14h</li> <li>Samedi 26 mars à 14h</li> </ul> <p>Inscrivez-vous à l’expérimentation en remplissant et envoyant le <a href="http://www.ccsti-grenoble.org/03_expotek_popup.php?id=10336" target="_blank">formulaire </a>puis le jour de votre réservation, rendez-vous à l’<a href="http://www.grenoble-tourisme.com/" target="_blank">Office de Tourisme</a>&nbsp;de Grenoble et retirez un i-phone sur lequel aura été uploadée la nouvelle application <em>« Grenoble Ville augmentée »</em>. À l’issue de cette visite du patrimoine culturel de Grenoble en réalité augmentée, partagez vos impressions sur cette expérience unique.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>Ce projet, piloté par le CCSTI de Grenoble, associe l’université Stendhal, l’Office de tourisme de Grenoble et l’Inria Grenoble - Rhône-Alpes. L’application de réalité mixte a été développée par l’équipe-projet WAM de l’Inria.</p> </div> </div> Trois questions à Eric Fleury, coordonnateur de l'expérience Fellows http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/interview-eric-fleury-fellows Fri, 25 Feb 2011 15:32:56 GMT ]]> <p>Dans le cadre de ses activités de recherche, l’équipe DNET lance Fellows, une expérience sociale sur Facebook. Le but : améliorer la confidentialité et la diffusion d'informations sur les réseaux sociaux. Eric Fleury, coordonnateur de Fellows, explique son fonctionnement et ses objectifs.</p> <a name="eztoc130324_1" id="eztoc130324_1" class="anchor"></a><h3>Quel est l'intérêt de cette expérience pour l'utilisateur ?</h3><p><strong>Eric Fleury :</strong>&nbsp;La dernière décennie a été le témoin de l’émergence des réseaux sociaux en ligne, <a href="http://www.facebook.com/" target="_blank">Facebook </a>étant le plus omniprésent. Si ces services sur internet ont amorcé un changement profond dans les modes de communication, ils ne sont pas encore à l’image de la réalité. En particulier, alors que les interactions sociales se partagent entre plusieurs groupes - famille, amis proches, collègues, etc.- sur Facebook tous les liens entre individus sont similaires : tout le monde est «ami». Cette granularité grossière entraîne pour l’utilisateur une impossibilité de séparer ces différents groupes, ce qui soulève d’importantes problématiques de confidentialité. Ces derniers mois, la presse généraliste s’est fait écho de faits divers en lien avec la publication d’informations sur Facebook. Qu’il s’agisse de <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/11/19/un-licenciement-pour-des-propos-tenus-sur-facebook-juge-legal_1442142_651865.html" target="_blank">licenciements </a>ou de <a href="http://www.slate.fr/lien/33157/facebook-preuve-divorce" target="_blank">divorces</a>, la plupart sont provoqués par la publication d’un statut, d’une photo, d’un lien, etc. visible de tous les amis de son auteur. Malgré ce que pourraient laisser penser ces événements, il existe des moyens de contrôler les destinataires d’un message publié sur Facebook en créant des listes d'amis. Cependant, ceux ci sont peu mis en avant et prennent du temps à créer, car il est nécessaire d’ajouter un par un chacun des membres à la liste. Dans ce contexte, il est nécessaire de pouvoir consolider la structure sociale en ligne de manière transparente. C’est pourquoi nous proposons aujourd’hui <a href="http://fellows-exp.com/" target="_blank">Fellows</a>, une méthode permettant de générer automatiquement les différents groupes sociaux auxquels un individu appartient.</p> <a name="eztoc130324_2" id="eztoc130324_2" class="anchor"></a><h3>Comment fonctionne Fellows ?</h3><p><strong>Eric Fleury</strong>&nbsp;: Pour ce faire, nous exploitons uniquement les informations de connexions entre individus,&nbsp; i.e. « qui est ami avec qui », et nous nous appuyons sur des résultats établis de la sociologie que nous introduisons dans le domaine de l’analyse des réseaux au sens large sous la forme d’une mesure, la cohésion, qui quantifie à quel point un ensemble de personnes forme un groupe au sens social du terme. Cette mesure sert de pierre angulaire à un algorithme de génération de groupes. De manière à valider le modèle de groupes sociaux que nous avons établi, il est nécessaire que nous le confrontions à la réalité. C’est pourquoi nous avons développé une expérience consistant à présenter à un utilisateur de Facebook la liste des groupes que nous calculons et à lui demander d’évaluer la pertinence de chacun d’eux. Par ailleurs, nous proposons — si l’utilisateur le souhaite — de créer automatiquement des listes d’amis dans Facebook, réduisant ainsi le temps nécessaire à la configuration de cette fonctionnalité.</p> <a name="eztoc130324_3" id="eztoc130324_3" class="anchor"></a><h3>Quels sont les premiers résultats de l'expérience ?</h3><p><strong>Eric Fleury</strong>&nbsp;: Lancée le 14 février 2011, Fellows fournit des résultats préliminaires encourageants. Les 850 premiers participants ont généré presque 20 000 groupes, en ont noté plus des trois quarts et ont créé plus de 4 000 listes sur Facebook. Presque deux tiers des groupes notés ont été jugés pertinents ou très pertinents. Pour finir, on observe qu’il existe une corrélation entre la cohésion et les notes données à chaque groupe. Nous sommes donc confiants dans la qualité de la mesure que nous avons introduite. Néanmoins, nous avons besoin d’un grand nombre de participants à cette expérience de manière à affiner nos résultats. Nous vous invitons donc à la diffuser au plus grand nombre.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>L'equipe DNET</strong>&nbsp;est commune à l'institut et à l'<a href="http://www.ens-lyon.eu/41589846/0/fiche___pagelibre/" target="_blank">École Normale Supérieure de Lyon</a>, au sein du <a href="http://www.ens-lyon.fr/LIP/web/" target="_blank">laboratoire LIP</a>&nbsp;(Laboratoire de l'Informatique du Parallélisme). Elle conduit des recherches théoriques et expérimentales sur les réseaux sociaux afin de mieux appréhender leur structuration et la dynamique des processus de diffusion d'information en leur sein. Elle est dirigée par <a href="http://perso.ens-lyon.fr/eric.fleury/" target="_blank">Eric Fleury</a>, professeur ENS Lyon. Les travaux de recherche liés à fellows et l'expérimentation associée sont menés par <a href="http://www.ens-lyon.fr/LIP/D-NET/2010/adrien-friggeri/" target="_blank">Adrien Friggeri</a>, doctorant dans l'équipe DNET.</p> </div> </div> Architectures distribuées : Denis Trystram reçoit le prix «Google Research Award» http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/denis-trystram-prix-google-research-award Thu, 17 Feb 2011 10:10:35 GMT ]]> <p>Denis Trystram est lauréat du «&nbsp;Google Research Award&nbsp;» pour ses travaux concernant la gestion efficace de ressources distribuées sur nouvelles plateformes parallèles, menés au sein de l’équipe-projet MOAIS.</p> <p>Ce prix, attribué par la société Google, soutient des travaux destinés à améliorer l’accès et la manipulation de l’information par les utilisateurs du net. Le projet retenu consiste à développer une approche multi-objectifs, centrée sur les utilisateurs. Il s’agit de déterminer les meilleurs compromis pour l’exécution des requêtes d’utilisateurs sur des serveurs de calcul et de données via Internet. On cherche à identifier les meilleures solutions&nbsp; possibles en fonction de la vitesse d'accès aux données, d'une répartition équilibrée des calculs, résistantes aux fautes, avec faible consommation énergétique, etc… Ces recherches de nature plutôt théorique sont destinées à être implémentées dans un vrai système de &quot;batch scheduler&quot; en s'appuyant sur les autres productions logicielles de l'équipe. La difficulté est de proposer des solutions algorithmiques rapides avec garanties de performances sur tous les objectifs simultanément.</p> <p>Denis Trystram, professeur à <a href="http://www.grenoble-inp.fr/" target="_blank">Grenoble INP</a>, membre senior de l'Institut Universitaire de France, travaille dans l’équipe-projet Inria <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/calcul-distribue-et-applications-a-tres-haute-performance/moais" target="_self">MOAIS</a>, commune avec le <a href="http://www.liglab.fr/" target="_blank">Laboratoire d’Informatique de Grenoble</a>&nbsp;(LIG). Il est l’un des 5 lauréats à avoir reçu le prix «&nbsp;Google Research Award&nbsp;» en Optimisation cette année.</p> L'équipe DNET lance une expérimentation sur le réseau social Facebook http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/experimentation-fellows-sur-facebook Wed, 16 Feb 2011 14:41:23 GMT ]]> <p>L’équipe DNET lance l’expérience <em>fellows</em>&nbsp;sur Facebook avec pour objectif d’identifier des communautés à partir des &nbsp;«&nbsp;amis&nbsp;» Facebook. L’occasion de faire avancer les recherches sur les réseaux sociaux tout en favorisant la maîtrise de la diffusion des informations.</p> <a name="eztoc111055_1" id="eztoc111055_1" class="anchor"></a><h3>Le but de l'expérimentation <em>fellows</em></h3><p>L'équipe <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/reseaux-et-telecommunications/dnet" target="_self">DNET</a>&nbsp;mène des recherches théoriques et expérimentales sur les réseaux sociaux afin d'obtenir une meilleure compréhension de leur structure et de la dynamique de diffusion de l'information sur de tels réseaux. L’objectif de l’expérience <a href="http://fellows-exp.com/" target="_self"><em>fellows</em>&nbsp;</a>est de valider le modèle de description des communautés proposé par l’équipe. Elle devrait permettre d'acquérir une meilleure compréhension des mécanismes de structuration des groupes sociaux en évaluant la méthode et la qualité des algorithmes sous-jacents&nbsp;: décomposition en communautés recouvrantes, mesure de qualité d'un ensemble de nœuds.&nbsp;Ces travaux consistent à identifier des groupes uniquement en analysant les réseaux d'amis sur Facebook. Aucune information personnelle (nom, écoles fréquentées,…) présente sur le site n’est utilisée.</p> <a name="eztoc111055_2" id="eztoc111055_2" class="anchor"></a><h3>Participer à l'expérience</h3><p>L'application proposée a pour but de tester la validité du modèle. Elle propose aux personnes acceptant de participer à l’expérience différentes communautés de personnes, générées automatiquement à partir de leurs amis. Elle leur demande ensuite d’évaluer la pertinence de ces communautés, puis leur offre la possibilité de créer instantanément, dans Facebook, des groupes d'amis correspondant à ces communautés. Ainsi, elles pourront maîtriser de manière plus simple la diffusion des informations qu’elles publient sur Facebook en fonction de leurs différents types d’amis.</p> <p>En utilisant l'API mise à disposition par Facebook, les membres de l’équipe DNET peuvent s’interfacer avec les comptes des personnes qui acceptent de participer à l’expérience. Ils ont alors accès aux informations du compte, qu’ils peuvent utiliser pour leurs recherches, tout en respectant leur confidentialité, les identifiants des comptes étant anonymisés.</p> FIT : un équipement d'excellence pour l'Internet du futur http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/fit-pour-l-internet-du-futur Tue, 15 Feb 2011 11:53:14 GMT ]]> <p>Le centre de recherche Inria Grenoble - Rhône-Alpes est associé à &quot;l'Équipement d'Excellence&quot; FIT (Future Internet of Things), l'un des 5 projets d'avenir en Sciences informatiques, financé par le grand emprunt du Ministère de la Recherche. Porté à l'institut par l'équipe DNET, ce projet vise à constituer un réseau national matériel et logiciel afin de tester en grandeur réelle les futures technologies de l’Internet.</p> <p>Les enjeux scientifiques dans le domaine de l’internet peuvent se décliner par une utilisation des ressources du réseau dynamique, par une interopérabilité totale et par une capacité d’extension quasi infinie.</p> <p>L'équipement d'excellence FIT a pour objectif de développer sur différents sites et tester en grandeur réelle un ensemble de plateformes expérimentales incluant des réseaux filaires et sans fil, des objets communicants, des capteurs, et de gérer la mobilité. Ces plateformes permettront l’évaluation et le développement des protocoles et algorithmes préparant l’Internet des objets. L’originalité est d’offrir un système d’accès unifié à l’ensemble des plateformes, ouvert à la communauté scientifique. </p> <p>FIT est l'un des lauréats de l'appel à projet ministériel &quot;Equipex&quot; lancé en juin 2010. Il est conduit par le Laboratoire d'Informatique de Paris 6 (LIP6-UPMC) en partenariat avec le CNRS, l'Université de Strasbourg et l'Institut Télécom. Porté à l'institut par l'équipe-projet DNET, il implique aussi les équipes-projets Inria HIPERCOM, POPS, PLANETE et SWING.</p> Bernard Tourancheau : Vers un monde d’objets interconnectés http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/interview-b.-tourancheau-internet-du-futur Fri, 17 Dec 2010 17:03:51 GMT ]]> <p>Internet du futur : objets intelligents interconnectés, c’est le sujet du séminaire IN'Tech qui se déroulera le 20 janvier 2011 à Grenoble. Bernard Tourancheau, professeur à l’université de Lyon1 et membre de l’équipe SWING, organise cet événement qui permettra de mettre en contact les acteurs régionaux d’un domaine éminemment prometteur. </p> <a name="eztoc68840_1" id="eztoc68840_1" class="anchor"></a><h3>Pourquoi une rencontre sur l’internet des objets aujourd’hui ?</h3><p><strong>Bernard Tourancheau :</strong>&nbsp;Nous sommes clairement dans une configuration technologique, économique et sociale favorable au déploiement de l’internet des objets. Première raison : la conjonction de la miniaturisation toujours plus poussée des systèmes et du passage d’un seuil dans leurs coûts de production. Il est aujourd’hui possible de mettre un système de calcul, de mémoire et de communication sur une puce produite en masse à un coût extrêmement bas et de l’utiliser de façon efficace pour réaliser l’interconnexion d’objets. </p> <p>Un autre changement contribue à mon sens à rendre effectif un marché convoité depuis une dizaine d’année par la domotique sans réel succès industriel. C’est la priorité dévolue aujourd’hui à la maîtrise de la consommation énergétique dans les bâtiments, ces derniers étant responsables de la moitié de la consommation énergétique au sein de l’OCDE. Là encore, il y a conjonction entre l’évolution de l’électronique qui permet de fournir à très bas coût les capteurs et actionneurs permettant les mesures de consommation énergétique et leur contrôle automatique, et le déploiement des connexions réseaux chez les particuliers (orangebox, freebox, etc.) qui fournissent un point de connexion aisé pour tous les objets de la domotique et des réseaux de distribution d’électricité intelligents (smart-grid).</p> <a name="eztoc68840_2" id="eztoc68840_2" class="anchor"></a><h3>Les industriels sont-ils très présents sur ce créneau ?</h3><p><strong>Bernard Tourancheau :</strong>&nbsp;Oui, l’internet des objets est aujourd’hui une vraie problématique pour la gestion technique des bâtiments (GTB) par exemple, mais également de façon très large pour les télécommunications, l’électronique, l’industrie du contrôle, les opérateurs fournissant des services à distance mais aussi le secteur bancaire, avec la sécurisation des transactions et l’authentification indispensable à l’essor de l’internet des objets. Preuve de cet engouement : le nombre de partenaires industriels (télécoms, électronique, réseaux, équipementiers, services, etc.) impliqués dans l’alliance Ipso (IP for smart objects) pour la promotion de l’internet des objets, alliance à laquelle participe également l’Inria. Un autre exemple est fourni par le gros projet industriel financé par Oséo, Homes (Habitat et bâtiment optimisé pour la maîtrise de l'énergie et les services), piloté par Schneider Electric et regroupant de nombreux partenaires. Son ambition est de réduire la consommation énergétique des bâtiments de 20%. Les aspects de ce projet concernant les objets communicants seront présentés au cours de notre journée du 20 janvier.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;</p> <a name="eztoc68840_3" id="eztoc68840_3" class="anchor"></a><h3>Quel est l’objectif du séminaire IN’Tech du 20 janvier à Grenoble ?</h3><p><strong>Bernard Tourancheau :</strong>&nbsp;Les rencontres sont destinées à mettre en réseau les acteurs de la région Rhône-Alpes autour de cette problématique. Les possibilités de nouvelles applications sont innombrables et les applications existant aujourd’hui, consistant par exemple à proposer des restaurants géolocalisés sur iphone, étaient inimaginables il y a seulement un an. De grandes firmes comme Cisco ou Schneider Electric participent au séminaire, mais aussi des PME très dynamiques dans le secteur : Watteco, qui travaille sur l’interconnexion des objets sur le courant porteur ; Karrus, start-up issue de l’Inria qui développe des systèmes de régulation du trafic routier basés sur des réseaux de capteurs ; ou encore HiKoB dont l’exposé portera sur l’enregistrement des données physiologiques d’un coureur de marathon pour un retour technico-médical. Les technologies développées par ces start-up peuvent très facilement être mises à profit pour concevoir, par exemple, un système de suivi permanent de malade en ville ou pour proposer de nouveaux services aux automobilistes. </p> <a name="eztoc68840_4" id="eztoc68840_4" class="anchor"></a><h3>Quels sont les défis scientifiques à relever pour concrétiser l’internet des objets ? &nbsp;</h3><p><strong>Bernard Tourancheau :</strong>&nbsp;Un élément incontournable pour que l’internet des objets tienne ses promesses est d’assurer l’interopérabilité des objets, c’est-à-dire de faire en sorte que les centaines de milliards d’objets connectés par internet soient capables de dialoguer. Pour cela, il est impératif de dépasser les solutions propriétaires et de définir des standards. Deux équipes de l’Inria contribuent à ce volet « certification » d’IPv6 et au moins 8 autres équipes contribuent aux autres aspects indissociables de la technologie : le développement de systèmes de communication sans fil ou sur le courant porteur, l’optimisation du routage, l’amélioration de la durée de vie des systèmes et l’accroissement de leur performance par des techniques d’agrégation de données, la sécurité, les middleware et les services associés.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc68840_5" id="eztoc68840_5" class="anchor"></a><h3><strong>« Avoir des retours d'expérience sur les nouveaux standards »</strong></h3><p>&quot;J'espère en particulier avoir l'occasion durant le séminaire de savoir comment les gens ont utilisé le nouveau standard de routage RPL. Ce standard a été officialisé récemment et nous souhaitons l'utiliser pour changer de « support » de communication (de couche physique) de façon transparente. C'est important pour nous car nous développons des systèmes utilisant le courant porteur et les radio-fréquences. Nos systèmes s’appliquent entre autres aux objets communicants et nous visons en premier lieu la domotique. Ce domaine - très en retard du point de vue standardisation - est en train de se connecter au monde informatique, ce qui permet d'utiliser IP, le protocole de communication d'internet, facilitant ainsi la création des systèmes et leur maintenance. La couche IP et le système de routage RPL vont nous permettre de combiner, dans la maison, des systèmes de commande sur courant porteur (pour la chaudière au sous-sol) et par radio-fréquence (pour la télécommande ou le capteur de température), de façon transparente pour les utilisateurs et les développeurs. C'est pourquoi le retour d'expérience des chercheurs et des autres industriels m'intéresse.&quot;</p> <p><strong>Michel Gaeta, </strong>directeur technique de <a href="http://www.watteco.com/" target="_blank">Watteco</a><strong>&nbsp;</strong></p> </div> </div> Remise de prix aux Olympiades de Mathématiques 2010 http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/remise-prix-olympiades-mathematiques-2010 Mon, 13 Dec 2010 10:03:27 GMT ]]> <p>François Sillion a remis le premier prix des Olympiades de Mathématiques 2010 au lauréat de l'académie de Grenoble.</p> <p>Pour cette nouvelle édition des Olympiades de mathématiques, compétition nationale ouverte aux élèves des classes de Première, l'Inria Grenoble Rhône-Alpes s'est associé au Rectorat de Grenoble en remettant le 1er Prix de l'Académie de Grenoble au lauréat 2010.</p> <p>

Ce vendredi 10 décembre, <strong>François Sillion</strong>, Directeur du Centre de Recherche, a ainsi remis en main propre un ordinateur portable de qualité professionnelle à Sergio Vega, élève de 1<sup>ère</sup> &nbsp;S du Lycée Europole. Ils étaient 5 élèves des établissements de l'Académie de Grenoble à être récompensés pour leurs résultats : Sergio Vega, Sophie Zang, Nicolas Tollenaere, Cédric Vignal et Aude Casejuane.</p> <p><strong>Marie-Paule Cani</strong> (professeure à l’institut polytechnique de Grenoble, responsable de l’équipe-projet «&nbsp;Evasion&nbsp;» commune au LJK et Inria) a donné une conférence sur le thème «&nbsp;les Mathématiques&nbsp; cachées des mondes virtuels&nbsp;». </p> <p>Pour rapprocher l'univers de la recherche en mathématiques de celui des lycées, l'Inria engage des actions vers les jeunes et développe les partenariats avec l'Éducation nationale notamment en s'associant aux Olympiades de mathématiques. Les objectifs des Olympiades trouvent en effet un écho particulier à l'institut puisque l''institut mène une politique active auprès des jeunes pour développer leur intérêt pour les sciences, leur faire connaître la recherche en informatique et en mathématiques et les innovations dont ces disciplines sont à l'origine telles que l'internet, le téléphone mobile, la carte à puce, etc.</p> Une puce qui circulerait dans les vaisseaux sanguins pour prévenir les maladies cardio-vasculaires http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/jeu-concours-imaginez-une-technologie-du-futur Thu, 9 Dec 2010 11:39:56 GMT ]]> <p>Les résultats du Jeu-concours &quot;Imaginez une technologie du futur&quot; Fête de la science 2010. Guillaume Berthier en classe de 5ème au collège du Grésivaudan a obtenu le 1er prix du jeu-concours &quot;Imaginez une technologie du futur&quot; organisé lors de la Fête de la science 2010. Son prix (un iPod touch) lui a été remis mercredi 8 décembre.</p> <a name="eztoc66726_1" id="eztoc66726_1" class="anchor"></a><h3>Quelle est ta technologie du futur ?</h3><p><strong>Guillaume Berthier</strong><strong>: </strong>Une puce qui circulerait dans les vaisseaux sanguins pour prévenir les maladies cardio-vasculaires (détection des caillots) pour les personnes âgées.</p> <a name="eztoc66726_2" id="eztoc66726_2" class="anchor"></a><h3>Peux-tu nous expliquer ce choix ?</h3><p> <strong>Guillaume Berthier</strong> <strong>: </strong>J'ai participé à l'atelier &quot;Nanotechnologies : comment simuler l'infiniment petit ?&quot; lors de la fête de la science et cet atelier m'a inspiré. Un proche de mes amis a du être immobilisé suite à un accident durant quelque temps; il s'était cassé la jambe. Un caillot de sang a failli remonter jusqu'au cœur, ceci aurait pu le tuer.<br /> Je me suis dit qu'on pourrait inventer une puce miniature sur laquelle il y aurait une caméra qui circulerait dans le corps et avertirait d'un potentiel danger (caillots, organe bouché...).</p> <a name="eztoc66726_3" id="eztoc66726_3" class="anchor"></a><h3>As-tu des passions ?</h3><p><strong>Guillaume Berthier</strong><strong>: </strong>J'aime savoir comment fonctionne un ordinateur mais aussi une voiture (moteur à explosion) et j'aime les matières scientifiques en général !</p> <a name="eztoc66726_3_0_1" id="eztoc66726_3_0_1" class="anchor"></a><h5>Découvrez les propositions de tous les participants.</h5> <div class="object-center xml_medium"> <p> <object width="480" height="270" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://static.inria.fr/www/videos/grenoble/Ma technologie du futur.flv&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Aurelien Francillon - Prix de thèse 2009 Grenoble INP http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/aurelien-francillon-prix-these-2009-grenoble-inp Tue, 30 Nov 2010 10:29:04 GMT ]]> <p>Aurélien Francillon, ancien doctorant de l'équipe-projet Planète est l'un des lauréats du prix de thèse 2009 Grenoble INP.</p> <p>La remise du prix aura lieu le 30 novembre 2010 a Grenoble INP. Sa thèse, effectuée sous la direction de Claude Castelluccia, étudie les attaques logicielles dans le contexte des systèmes embarques communicants de type réseaux de capteurs et propose des architectures mémoires modifiées et des méthodes logicielles pour éviter ces attaques (y compris sur les protocoles d'attestation de codes).</p> Jean-Pierre Verjus, conseiller de l’Inria, reçoit le diplôme d’honneur de Grenoble Ecole de Management http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/jean-pierre-verjus-diplome-honneur-grenoble-ecole-management Wed, 10 Nov 2010 11:22:50 GMT ]]> <p>L’Inria Grenoble - Rhône-Alpes et l’École de Management des Systèmes d’Information (Grenoble École de Management) ont organisé un workshop scientifique le 9 novembre 2010, en l’honneur de Jean-Pierre Verjus, pour célébrer son parcours exceptionnel depuis plus de 40 ans au service de l’enseignement et de la recherche. A cette occasion, il a reçu le &quot;Diplôme d'Honneur&quot; de Grenoble École de Management.</p> <a name="eztoc59595_1" id="eztoc59595_1" class="anchor"></a><h3>Une personnalité grenobloise distinguée</h3><p><em>« Un diplôme d’honneur est décerné à une personne emblématique, qui nous a aidés à bâtir notre institution et à accroître sa visibilité professionnelle et / ou géographique. Cette personne se doit d’incarner une fonction académique et / ou économique compatible avec notre domaine d’activité et délimitée par nos quatre bornes historiques : MANAGEMENT - TECHNOLOGIE - INNOVATION – ENTREPRENEURIAT»</em>, explique Thierry Grange directeur de Grenoble Ecole de Management. </p> <p>Il poursuit : <em>« Jean-Pierre Verjus est le premier de ceux à qui nous remettons un Diplôme d’honneur qui peut se féliciter d’avoir une double expérience de réussite&nbsp; économique et académique. Nous avons eu une longe « fréquentation » avec Jean-Pierre Verjus mais c’est surtout depuis 2004 que nous avons un parcours commun grâce à son aide pour lancer la 4ème école de Grenoble Ecole de Management : l’Ecole de Management des Systèmes d’Information. (EMSI Grenoble) »</em></p> <p><em>«&nbsp;La carrière de Jean-Pierre Verjus est un modèle de ce qui s’appelle savamment l’entrepreneuriat académique et que nous connaissons bien à Grenoble Ecole de Management. Il a fondé deux laboratoires de recherche, il a été un dirigeant chevronné à l’Inria mais il a surtout été un innovateur dans la formation en management des Systèmes d’Information.&nbsp;»</em></p> <a name="eztoc59595_2" id="eztoc59595_2" class="anchor"></a><h3>Toute une journée dédiée à Jean-Pierre Verjus</h3><p> Le workshop &quot;Concurrence et parallélisme : des modèles aux systèmes&quot; a rassemblé des orateurs sur les thèmes de recherche abordés par Jean-Pierre Verjus au cours de sa carrière, à savoir : les systèmes et compilateurs conversationnels, l'adressage et la synchronisation dans les systèmes distribués et les réseaux informatiques, la spécification, la conception et la preuve de programmes parallèles et distribués.<br /> Cette journée est organisée pour Inria et Grenoble Ecole de Management, à l'occasion de la conférence « Free Open Source Software for Academia » (fOSSa 2010).</p> Une fête de la Science 2010 réussie ! http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/fete-de-la-science-2010-reussie Wed, 3 Nov 2010 11:17:29 GMT ]]> <p>A l'occasion de la 5ème édition des portes ouvertes d'Inria Grenoble-Rhône-Alpes, le centre de recherche a ouvert ses portes au public les vendredi 22 et samedi&nbsp;23 octobre afin de lui faire découvrir les sciences numériques. </p> <p>Plus de 750 personnes dont environ 180 scolaires ont été accueillis sur les deux jours.</p> <p>9 ateliers, démonstrations ou conférences ont été proposés par les équipes de recherche IBIS, D-NET, E-MOTION, MESCAL, NANO-D, PLANETE, POP-ART, WAM et le club de robotique CRAP :</p> <ul> <li>Robot collecteur d'objets </li> <li>Vérifier la fiabilité des logiciels </li> <li>Comment simuler l'infiniment petit </li> <li>L'aide au déplacement des malvoyants </li> <li>Informatique et génomes (samedi uniquement) </li> <li>Comment se déplace un robot ? </li> <li>Fermez les rues, vous irez plus vite au travail ! </li> <li>Expérience inédite d'un marathonien au cœur du désert marocain (vendredi uniquement) </li> <li>A l'attaque des codes secrets (vendredi uniquement)</li> </ul> <a name="eztoc58608_1" id="eztoc58608_1" class="anchor"></a><h3>Jeu-concours &quot;Imaginez une technologie du futur&quot;</h3><div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>Découvrez les idées de technologies du futur qui ont été suggérées à l'occasion du jeu &quot;Imaginez une technologie du futur&quot; pour les visiteurs de 8 à 25 ans<em>.</em></strong></p> <a name="eztoc58608_1_1" id="eztoc58608_1_1" class="anchor"></a><h4>Les bonnes réponses :</h4><a name="eztoc58608_1_1_1" id="eztoc58608_1_1_1" class="anchor"></a><h5>1. Quels sont les dispositifs utilisés par BIP pour “voir” et se déplacer dans son environnement ?</h5><p>Pour “voir” et se déplacer dans son environnement, sans tomber ni trébucher, <strong>des dispositifs sensoriels (capteurs) </strong>lui transmettent les informations nécessaires pour savoir à chaque instant dans quel état il se trouve et quelle est sa situation par rapport à l’environnement extérieur</p> <a name="eztoc58608_1_1_2" id="eztoc58608_1_1_2" class="anchor"></a><h5>2. Quel est le nombre total de degrés de liberté des articulations de BIP ?</h5><p> <strong>15 degrés de liberté</strong><br /> Il fallait compter : 3 degrés de liberté sur le bassin + 3 degrés de liberté sur chaque hanche (6) + 1 degré de liberté sur chaque genou (2) + 2 degrés de liberté par cheville (4)</p> <a name="eztoc58608_1_1_3" id="eztoc58608_1_1_3" class="anchor"></a><h5>3. Dans quelle ville se trouve le jumeau de BIP ?</h5><p><strong>A Poitiers</strong></p> <a name="eztoc58608_1_1_4" id="eztoc58608_1_1_4" class="anchor"></a><h5>4. Combien de start-up ont été créées par l’Inria Grenoble Rhône-Alpes ?</h5><p><strong>20 start-up</strong>&nbsp;créées depuis 1998</p> <a name="eztoc58608_1_1_5" id="eztoc58608_1_1_5" class="anchor"></a><h5>5. Quels sont les domaines d’application des technologies du numérique développées par l’Inria ?</h5><p> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Ordinateurs de bord</strong><br /> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Réseaux auto-organisés</strong><br /> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Systèmes biologiques</strong><br /> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Évolutions climatiques</strong><br /> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Nano-objets</strong><br /> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Assistance aux personnes à autonomie réduite</strong></p> <a name="eztoc58608_1_1_6" id="eztoc58608_1_1_6" class="anchor"></a><h5>6. Trouvez l’intrus parmi les rubriques « Interstices »(cochez l'intrus)</h5><p> &nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Ludique<br /> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Expérimenter</strong><br /> &nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Découvrir<br /> &nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Débattre</p> </div> </div> L'équipe PLANETE obtient le premier prix de la compétition SAT Race 2010 http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/verification-systemes-complexes Tue, 28 Sep 2010 12:12:59 GMT ]]> <p>CryptoMiniSat, logiciel de vérification de logiciels ou d'architectures matérielles complexes, remporte le premier prix de la compétition internationale SAT Race 2010.</p> <p>Vérifier la fiabilité ou le bon fonctionnement d'un logiciel, d'un process ou d'un composant matériel est primordial dans de nombreuses applications industrielles. </p> <p>Ces vérifications sont parfois complexes lorsque le système comporte des millions de paramètres ou états possibles pour l'ensemble des différents éléments qui le composent. Une technique de vérification de ces systèmes complexes consiste à décrire le système sous forme de contraintes et propriétés de fonctionnement&nbsp; (description CNF) puis à vérifier la cohérence ou &quot;satisfaisabilité&quot; de toutes ces contraintes. Il s'agit de la résolution de problèmes SAT (Satisfaibility problem). </p> <p> Pour contribuer aux recherches sur ce sujet, l'équipe <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/reseaux-et-telecommunications/planete" target="_self">Planète</a>&nbsp;de Grenoble, a développé le logiciel de vérification : CryptoMiniSat. <br /> Ce logiciel (de type SAT solver) a été spécialement développé pour les vérifications en cryptographie mais il est applicable à tout problème SAT. <br /> En juillet 2010, CryptoMiniSat&nbsp; a remporté le &quot;<a href="http://baldur.iti.uka.de/sat-race-2010/results.html" target="_self">SAT Race 2010</a>&quot;, challenge international organisé à l'occasion de la conférence internationale annuelle dédiée aux problèmes SAT.</p> <p>Parmi les 20 logiciels, industriels ou académiques, participants au challenge, CryptoMiniSAT a obtenu les meilleures performances de résolution et de vitesse d'exécution sur un corpus de 100 applications-tests, issues des domaines de la cryptographie et de la vérification matérielle et logicielle. </p> <p>Avec ses 10 000 lignes de code spécifiques, en complément du coeur logciel de base des logiciels SAT, CryptoMiniSat prend en compte 15 critères de vérification mathématique supplémentaires dont :</p> <ul> <li>des clauses XOR pour traiter plus rapidement les problèmes de vérifications logicielles et de cryptographie</li> <li>des algorithmes plus élaborés pour forcer des variables à des valeurs fixes</li> <li>un arbre de recherche plus aléatoire pour trouver des solutions&quot;satisfiables&quot; plus rapidement</li> <li>une estimation hybride de valeur des clauses pour une approximation plus fine des solutions</li> </ul> Fête de la Science 2010 - L'Informatique partout pour tous ! http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/fete-de-la-science-2010 Mon, 13 Sep 2010 16:00:16 GMT ]]> <p>Inria Grenoble - Rhône-Alpes ouvrira ses portes au public à l'occasion de de la Fête de la Science 2010, du 22 au 23 octobre 2010.</p> <p>Le centre de recherche Inria Grenoble - Rhône-Alpes ouvre ses portes au public et propose des démonstrations et échanges avec les scientifiques. Inria apporte des technologies numériques répondant aux besoins de la société pour la santé, l'environnement, la communication, la sécurité informatique ou les transports.</p> <p>Découvrez les technologies de demain : robots autonomes pour la maison, environnement augmenté de sources sonores virtuelles, capteurs de mesure de performances de marathonien, simulation de molécules biologiques pour la santé, sécurité des échanges informatisés.</p> <a name="eztoc20922_1" id="eztoc20922_1" class="anchor"></a><h3>Vendredi 22 octobre - Scolaire (sur inscription)</h3><a name="eztoc20922_1_1" id="eztoc20922_1_1" class="anchor"></a><h4>Organisation des ateliers</h4><p>Les ateliers sont proposés aux classes de Première et Terminale scientifiques, aux classes préparatoires scientifiques et aux écoles d'ingénieur.</p> <ul> <li>1 classe choisit 1 atelier,</li> <li>1 atelier contient 4 démonstrations,</li> <li>durée d'un atelier : environ 2h30</li> </ul> <a name="eztoc20922_1_2" id="eztoc20922_1_2" class="anchor"></a><h4>Programme des ateliers</h4><a name="eztoc20922_1_2_1" id="eztoc20922_1_2_1" class="anchor"></a><h5>Atelier n°1</h5> <ul> <li>Comment se déplace un robot ?</li> <li>Fermez les rues, vous irez plus vite au travail ! </li> <li>&nbsp;Expérience inédite d'un marathonien au cœur du désert marocain</li> <li>Robot collecteur d'objets</li> </ul> <a name="eztoc20922_1_2_2" id="eztoc20922_1_2_2" class="anchor"></a><h5>Atelier n°2</h5> <ul> <li>A l'attaque des codes secrets</li> <li>L'aide au déplacement des malvoyants</li> <li>Expérience inédite d'un marathonien au cœur du désert marocain</li> <li>Robot collecteur d'objets</li> </ul> <a name="eztoc20922_1_2_3" id="eztoc20922_1_2_3" class="anchor"></a><h5>Atelier n°3</h5> <ul> <li>Nanotechnologies : comment simuler l'infiniment petit</li> <li>Vérifier le fiabilité des logiciels</li> <li>Expérience inédite d'un marathonien au cœur du désert marocain</li> <li>Robot collecteur d'objets</li> </ul> <a name="eztoc20922_1_2_3_0_1" id="eztoc20922_1_2_3_0_1" class="anchor"></a><h6>Inscription obligatoire avant le vendredi 8 octobre 2010</h6><a name="eztoc20922_2" id="eztoc20922_2" class="anchor"></a><h3>Samedi 23 octobre - Grand public (Inscription sur place<em>)</em></h3><p>Préparez votre visite et consultez le programme.</p> Innovations technologiques présentées à GIF - Grenoble Innovation Fair 2010 http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/grenoble-innovation-fair-2010 Fri, 10 Sep 2010 09:52:48 GMT ]]> <p>Inria présente ses dernières innovations technologiques lors de &quot;Grenoble Innovation Fair&quot;, 5-6 octobre 2010. Conception de nano-systèmes, calculs en prévisions météorologiques, analyse d' image IRM 3D d'un cerveau, gestion de trafic routier, .... Découvrez les 7 technologies innovantes présentées pour Inria.</p> <p>GIF10 - <a href="http://www.grenoble-innovation-fair.com/" target="_self">Grenoble Innovation Fair</a>&nbsp;est un événement international, unique en France, qui rassemblera pendant 2 jours, jeunes sociétés à fort potentiel de croissance, laboratoires de recherche et groupes industriels.</p> <a name="eztoc16890_1" id="eztoc16890_1" class="anchor"></a><h3><a href="/centre/grenoble/innovation/nos-technologies/logiciels" target="_self">Les 7 technologies présentées pour Inria</a></h3> <ul> <li> LOCUS : Identification et localisation de structures et tissus dans des IRM cérébrales<br /> Florence Forbes, équipe-projet MISTIS</li> <li> METEODC : Calculs sur clusters hétérogènes - Application aux prévisions météorologiques<br /> Laurent Debreu, équipe-projet MOISE / Laboratoire jean Kuntzmann</li> <li> SAMSON: La conception de nanosystèmes assistée par ordinateur<br /> Stéphane REDON, équipe-projet Inria NANO-D</li> <li> KARRUS : Systèmes de gestion avancée du trafic routier<br /> Carlos Canudas de Wit, équipe-projet Necs<br /> Denis Jacquet, société Karrus</li> <li> MOSIC : Simulation of switching electronic circuits and of mechatronic systems with impacts and friction<br /> Bernard Brogliato, équipe-projet BIPOP</li> <li> SYSFERA : Edition de logiciels et conseil pour l'optimisation de l'usage des infrastructures informatiques et de cloud Computing pour des applications intensives<br /> Frédéric Desprez, équipe-projet GRAAL<br /> David Loureiro, société SysFera</li> <li> HIKoB : Dispositif innovant de capteurs communicants - Solution utilisée lors du Marathon des Sables 2010 (X-trem-log)<br /> Guillaume Chelius, équipe-projet DNET</li> </ul> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc16890_1_1" id="eztoc16890_1_1" class="anchor"></a><h4>Les rencontres GIF</h4> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble2/actualites-images/grenoble-innovation-fair-2010-poster/16942-1-fre-FR/grenoble-innovation-fair-2010-poster_vignette_resume.gif" width="110" height="130" alt="Grenoble Innovation Fair 2010" title="Grenoble Innovation Fair 2010" /> </span> </p></div> <p>L'objectif des rencontres GIF : stimuler et développer de nouvelles collaborations ainsi que des transferts de technologie, autour du concept de l'innovation partagée.</p> <p>Les temps forts de GIF 2010 : démonstration de plus de 100 technologies innovantes labellisées issues de l'arc alpin, conférences autour du thème Innovation et croissance durable, échanges et rendez vous d'affaires, Networking au travers du réseau GIF et Trophée GIF10.</p> </div> </div>