http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/(view_mode)/rss fr Les actualités d'Inria Grenoble - Rhône-Alpes Retrouvez toutes les actualités du centre de recherche Inria Grenoble - Rhône-Alpes Marie-Paule Cani veut mettre la création virtuelle 3D à la portée de tous http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/marie-paule-cani-veut-mettre-la-creation-virtuelle-3d-a-la-portee-de-tous Mon, 23 Jan 2012 00:00:00 +0100 ]]> <p>Grâce à sa bourse <em>Advanced Grant</em>&nbsp;du conseil européen de la recherche (<em>European Research Council</em>, ERC) destinée aux chercheurs confirmés, Marie-Paule Cani, professeure d’université à l’INP de Grenoble, financera pendant 5 ans des recherches sur le design de formes virtuelles animées dans le cadre de son équipe IMAGINE commune à Inria Grenoble et au laboratoire Jean Kuntzmann (CNRS et Universités de Grenoble). Elle espère rendre l’outil numérique aussi intuitif à utiliser que le papier et le crayon, et bien plus performant.</p> <a name="eztoc432572_1" id="eztoc432572_1" class="anchor"></a><h3>Qu’est-ce que le design par ordinateur de formes animées&nbsp;?</h3><p><strong>Marie-Paule Cani&nbsp;</strong>: Cela consiste à utiliser l’ordinateur et l’informatique graphique pour concevoir des formes tridimensionnelles en mouvement, des personnages, des prototypes industriels, des modèles virtuels scientifiques ou tout autre type de maquette numérique. Rendre les outils de création numérique vraiment intuitifs est un domaine scientifique crucial. Car aussi étonnant que cela puisse paraitre à l’ère du numérique, le papier, le crayon ou l’argile restent les outils préalables privilégiés pour l’ébauche de nouvelles formes, même pour celles destinées à être peaufinées dans un logiciel.</p> <a name="eztoc432572_2" id="eztoc432572_2" class="anchor"></a><h3>Pourquoi est-ce hors de portée&nbsp;?</h3><p><strong>M.-P.C.&nbsp;:</strong>&nbsp;Créer ces nouveaux outils d’expression suppose de concevoir des méthodes centrées sur les utilisateurs, qui s’adaptent à leur capacité créative et non le contraire. Cela impose de nouveaux types de modèles pour les formes en mouvement, capables de répondre de manière intuitive aux gestes d’interaction.</p> <a name="eztoc432572_3" id="eztoc432572_3" class="anchor"></a><h3>Comment pensez-vous pouvoir y parvenir&nbsp;?</h3><p><strong>M.-P.C.&nbsp;:</strong>&nbsp;Nous avons déjà apporté une preuve du concept dans le cadre de mon ancienne équipe-projet Evasion (2003-2011). Nous avons conçu un modèle intelligent qui permet de dessiner rapidement des arbres réalistes dans des paysages virtuels&nbsp;: leur morphogenèse est imposée par leur silhouette, que l’utilisateur ébauche en 2D à plusieurs résolutions. Les détails, créés en 3D, sont automatiquement répliqués sur l’arbre. Mon but est d’appliquer ce type d’approche à une variété de domaines. Par exemple pour créer des vêtements&nbsp;: en partant de simples croquis 2D sur des images de personnages, il s’agira de générer leur surface développable 3D, de retrouver leur patron et de les adapter automatiquement à d’autres morphologies. Ma bourse ERC me permet de financer 5 doctorants, 5 post-doctorants, un ingénieur pendant 5 ans et 30 mois de séjours de professeurs invités.</p> <a name="eztoc432572_4" id="eztoc432572_4" class="anchor"></a><h3>Pourquoi vous intéressez-vous à cette créativité virtuelle&nbsp;?</h3><p><strong>M.-P.C.&nbsp;:</strong>&nbsp;Pour tout dire, en parallèle de mes études scientifiques, j’ai toujours été passionnée par le dessin et la sculpture. Après mon agrégation de mathématiques, j’ai fait une thèse en informatique graphique. Ce n’est donc pas un hasard si j’explore maintenant les possibilités de l’outil numérique pour offrir une plus grande créativité.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc432572_5" id="eztoc432572_5" class="anchor"></a><h3><strong>Créer un crayon virtuel expressif pour dessiner en 3D</strong></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/mp-cani-erc-informatique-graphique/432666-1-fre-FR/mp-cani-erc-informatique-graphique_medium.png" width="200" height="162" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Dans cet exemple, le créateur de vêtements esquisse un croquis qui est transformé pour habiller un mannequin en 3D - <cite>Inria/Evasion</cite> </span> </p></div> <p>Dans son projet ERC baptisé Expressive, Marie-Paule Cani propose d’utiliser les outils numériques, ordinateurs ou tablettes graphiques, pour ébaucher puis <strong>affiner des formes en trois dimensions avec plus de réalisme et de simplicité qu’avec un crayon</strong>. Au lieu de recourir aux techniques standards de l’informatique graphique conduisant à des logiciels requérant plusieurs années de formation, elle se propose de développer des modèles dynamiques de haut niveau&nbsp;: des représentations de formes et de mouvements capables de laisser le contrôle à l’utilisateur tout en l’aidant à obtenir le meilleur résultat possible. Pour cela, elle devra marier l’informatique graphique, sous ses composantes géométrie et simulation, avec l’interaction homme-machine et les sciences cognitives.</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc432572_5_0_0_0_0_1" id="eztoc432572_5_0_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6><strong>Lauréats 2011</strong></h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;,&nbsp;<strong>Remi Gribonval</strong>&nbsp;(Metiss, Rennes),&nbsp;<strong>Andreas Enge</strong>&nbsp;(Lfant, Bordeaux),&nbsp;<strong>Xavier Rival</strong>&nbsp;(Abstraction, Rocquencourt),&nbsp;<strong>Erwan Faou&nbsp;</strong>(Ipso, Rennes)&nbsp;ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;chercheurs confirmés&quot;, ce sont les projets de&nbsp;<strong>Marie-Paule Cani&nbsp;</strong>(Evasion, Grenoble),&nbsp;<strong>Nicholas Ayache&nbsp;</strong>(Asclepios, Sophia Antipolis)<strong>&nbsp;</strong>et&nbsp;<strong>Dale Miller</strong>(Parsifal, Saclay), qui ont été retenus par l'ERC.</p> </div> </div> Remise de prix aux Olympiades de Mathématiques 2011 http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/remise-prix-olympiades-mathematiques-2011 Thu, 08 Dec 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>François Sillion a remis le premier prix des Olympiades de mathématiques 2011 au lauréat de l'Académie de Grenoble.</p> <p>Pour cette édition 2011 des Olympiades de mathématiques, compétition nationale ouverte aux élèves des classes de première, le centre Inria Grenoble Rhône-Alpes s'est associé au Rectorat de Grenoble en remettant le 1er Prix de l'Académie de Grenoble au lauréat 2011.</p> <p>Ce jeudi 8 décembre, <strong>François Sillion</strong>, Directeur du Centre de Recherche, a ainsi remis en main propre un iPAD 2 à Camille Arnaudon, élève de première S au lycée Berthollet d’Annecy, qui a également été primée au niveau national en recevant à Paris le deuxième prix. Ils étaient 7 élèves des établissements de l'Académie de Grenoble à être récompensés pour leurs résultats : Camille Arnaudon, Théophile Allard, Julie pages, Olivier debray, Margot taupin, Nils burlat, Amel jakupovic.</p> <p><strong>Delphine Ropers </strong>(chargée de recherche de l’équipe-projet Ibis, Inria Grenoble - Rhône-Alpes) a donné une conférence sur le thème &quot;<em>Des mathématiques pleines de vie</em>&quot;.</p> <p>Pour rapprocher l'univers de la recherche en mathématiques de celui des lycées, Inria engage des actions vers les jeunes et développe les partenariats avec l'Éducation nationale notamment en s'associant aux Olympiades de mathématiques. Les objectifs des Olympiades trouvent en effet un écho particulier à l'institut puisque l''institut mène une politique active auprès des jeunes pour développer leur intérêt pour les sciences, leur faire connaître la recherche en informatique et en mathématiques et les innovations dont ces disciplines sont à l'origine telles que l'internet, le téléphone mobile, la carte à puce, etc.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc425545_1" id="eztoc425545_1" class="anchor"></a><h3>Les Olympiades de mathématiques</h3><p>Créé en novembre 2000 par le ministre chargé de l’Éducation nationale, ce concours a pour but de favoriser l’émergence d’une nouvelle culture scientifique et technique. Il s’adresse depuis la session 2005 à tous les élèves volontaires des classes de premières générales et technologiques. Une épreuve de quatre heures comportant quatre exercices permet de dresser un ou plusieurs palmarès par académie. Les meilleures copies sont transmises à la cellule nationale des Olympiades et font l’objet d’une sélection nationale destinée à proposer à une vingtaine d’élèves des bourses pour des universités d’été et à constituer un vivier d’élèves susceptibles d’être préparés puis présentés à des compétitions internationales.</p> </div> </div> Une équipe d’étudiants grenoblois a participé au concours iGEM de biologie synthétique http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/une-equipe-d-etudiants-grenoblois-au-concours-igem Mon, 21 Nov 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Après avoir décroché une médaille d’or au volet européen de la huitième édition du concours iGEM, les onze étudiants de master ont participé à la finale mondiale à Boston, face à 65 équipes de haut niveau. Le point d’orgue d’une expérience de neuf mois, fructueuse pour tous, même si leur système de détection et de dosage du mercure dans l’eau n’a finalement pas été récompensé.</p> <p><em>«&nbsp;Si c’était à refaire, je recommencerais&nbsp;»</em>&nbsp;affirment d’une seule voix Félix Cicéron, biologiste et Jean-Baptiste Lugagne, ingénieur, membres de l’équipe Mercuro-coli. Curieux de découvrir la biologie synthétique, ils ont saisi l’opportunité en janvier 2010 de participer à un concours international, et de travailler en équipe pour associer biologie et modélisation.</p> <p>A l’initiative d’Hans Geiselmann de l’Université Joseph Fourier (UJF), Franz Bruckert (INPG), Robert Baptist (CEA) et Hidde de Jong du centre Inria<strong>&nbsp;</strong>Grenoble-Rhône-Alpes, une équipe grenobloise participait pour la première fois au concours iGEM (<em>International Genetically Engineered Machines</em>) du Massachussetts Institute of Technology (MIT) destiné à promouvoir la biologie synthétique. Les équipes reçoivent des séquences génétiques avec lesquelles elles doivent concevoir des circuits génétiques fonctionnels.</p> <p><em>«&nbsp;On était 7 biologistes de l’UJF et 4 ingénieurs de l’INP Phelma (en biotechnologies et informatique), tous motivés</em>, résume Félix.<em>&nbsp;Autour de quelques bières et pizzas, on a appris à se connaître, cogité pour trouver un sujet commun, le faire valider par les professeurs, seuls capables d’évaluer la quantité de travail, on a aussi dû chercher des sponsors… »</em>&nbsp;Un point clé&nbsp;: il faut entre 40 et 50&nbsp;000 euros pour rémunérer ces stagiaires qui travaillent sur leur propre sujet, payer les réactifs biologiques et les transports : <em>«&nbsp;Un casse-tête !</em>&nbsp;<em>Nous n’aurions pas pu nous lancer si l’UJF et les autres partenaires n’avaient pas pris en charge les frais de stage&nbsp;»</em>&nbsp;reconnait-il.</p> <p>Pendant les deux premiers mois, répartis dans 7 laboratoires, les étudiants ont eu quelques difficultés pour parler le même langage, apprendre à manipuler le matériel biologique, se l’échanger d’un laboratoire à l’autre, comprendre finalement qu’il valait mieux travailler avec les protocoles et le kit de réactifs de l’iGEM... Sans compter que certains n’ont pu se consacrer à l’iGEM que le soir. A partir de juin, les résultats commençaient à être probants.</p> <p>Ils ont réellement pu travailler ensemble à partir de juillet dans une salle de TP de Phelma : 2 mois pour faire les manips et les modèles avec l’appui des professeurs, pour réfléchir aux implications sociétales, passer quelques nuits blanches, puis préparer les posters et la présentation du concours européen d’Amsterdam (début octobre) et celui de Boston (début novembre) tout en suivant&nbsp; les cours.</p> <p><em>«&nbsp;Après les encouragements reçus à Amsterdam, on était confiants pour Boston</em>, raconte Jean-Baptiste. <em>On avait même confirmé nos résultats. On a été un peu étonnés et déçus de ne rien ramener. Nos travaux étaient à la hauteur, peut-être pas la présentation qu’on en a faite.&nbsp;» </em>Il faut maintenant rattraper le retard scolaire. Mais la satisfaction d’avoir participé à cette expérience inédite est réelle. <em>«&nbsp;Je me demande même si je ne vais pas m’orienter vers la biologie synthétique plutôt que vers le traitement du signal&nbsp;»</em>&nbsp;avoue Jean-Baptiste. Eloquent.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc419693_1" id="eztoc419693_1" class="anchor"></a><h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/portrait-delphine-ropers/419702-1-fre-FR/portrait-delphine-ropers_vignette_resume.jpg" width="110" height="101" alt="Portrait Delphine Ropers" title="Portrait Delphine Ropers" /> </span> </p></div> <strong>Questions à Delphine Ropers, chargée de recherche dans l’équipe-projet Ibis (Inria Grenoble - Rhône-Alpes), co-encadrante de l’équipe Mercuro coli</strong></h3><br class="clear" /> <p><em>Qu’est-ce que la biologie synthétique&nbsp;?</em></p> <p><strong>Delphine Ropers&nbsp;:</strong>&nbsp;C’est une discipline récente de la biologie, qui connaît un engouement croissant depuis le début des années 2000. Elle consiste à concevoir,de façon rationnelle, de nouveaux systèmes biologiques artificiels, plus ou moins complexes (enzymes, bactéries, levures) que l’on programme pour les doter de fonctions qui n’existent pas dans la nature. Par exemple produire un médicament ou un biocarburant, détecter ou dégrader des substances toxiques,créer de nouveaux matériaux… Pluridisciplinaire par essence, la biologie synthétique tire parti des méthodes des sciences de l’ingénieur pour concevoir de nouveaux circuits génétiques - assemblage spécifique d’ADN choisi grâce à la modélisation numérique – synthétiser ces circuits, les implémenter dans des organismes vivants puis les valider. C’est une approche qui associe modélisation et expérimentation biologique.</p> <p><em>Quelle est la part de modélisation dans ces recherches&nbsp;?</em></p> <p><strong>Delphine Ropers&nbsp;:</strong>&nbsp;Elle est fondamentale. La modélisation permet de simuler les interactions complexes entre les différents composants clés des organismes vivants (cellules, gènes, protéines). On peut ainsi prédire le comportement de systèmes biologiques artificiels avant de les réaliser, s’assurer qu’ils développeront bien les fonctions prévues puis spécifier la conception des circuits. La modélisation permet aussi de mieux comprendre comment ces composants interagissent, de faire progresser la compréhension fondamentale des sciences du vivant. Inversement, les problèmes posés par la biologie nécessitent d’adapter les techniques de modélisation et de simulation.</p> <p><em>Quelles sont les applications actuelles et futures&nbsp;?</em></p> <p><strong>Delphine Ropers :</strong>&nbsp;Beaucoup d’applications potentielles concernent la santé&nbsp;: l’ingénierie des tissus en médecine régénérative, des outils diagnostics, curatifs, etc. Parmi les succès, un système de diagnostic qui permet de suivre 400&nbsp;000 patients atteints de Sida et d’hépatite&nbsp;; un médicament contre la malaria,l’artémisinine, désormais produit par une levure. Autres domaines : l’énergie(biocarburants avec de meilleurs rendements, hydrogène), les matériaux (polymères biodégradables), l’environnement (détection d’arsenic, de mercure…), l’agriculture(nouvelles plantes, substituts aux pesticides), autant de développements à mener sans oublier pour autant les questions d’éthique. Le projet Mercuro-Coli est bel et bien au cœur des thématiques clés.</p> </div> </div> Stage MathC2+ : Faire découvrir les mathématiques autrement aux collégiens http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/mathc2-des-mathematiques-autrement-pour-les-collegiens Thu, 10 Nov 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le centre Inria Grenoble Rhône-Alpes a accueilli dans ses locaux les 24, 25 et 26 octobre 2011 un stage de mathématiques labellisé MathC2+ organisé par l'académie de Grenoble. Durant ces 3 jours, un groupe de 34 collégiens a pu, au contact des chercheurs, découvrir les mathématiques autrement, de manière ludique et concrète.</p> <p>L'académie de Grenoble fait partie des 13 académies pilotes choisies pour la mise en place de stages de mathématiques MathC2+. Pour cette première édition, le centre a accueilli dans ses locaux un groupe de 34 élèves de quatrième venant de toute l'académie pour découvrir durant 3 jours le métier de chercheur et les mathématiques sous un nouveau jour. </p> <p>Inria a contribué au programme en proposant plusieurs ateliers et conférences ainsi qu'une visite des plateformes d'expérimentation :</p> <ul> <li>Conférence d’ouverture : Présentation d’Inria et du métier de chercheur par François Sillion</li> </ul> <ul> <li>Atelier <em>Jeux de Nim</em>&nbsp;animé par François Rechennman </li> </ul> <ul> <li>Atelier <a href="http://mobinet.imag.fr/" target="_blank"><em>Mobinet </em></a>animé par Eric Ragusi, Fabrice Neyret, Corine Touati et Jean-Marc Joseph</li> </ul> <ul> <li>Visite des plateformes expérimentales vision 3D et robotique</li> </ul> <ul> <li>Conférence de clôture <em>&quot;Des maths dans les cheveux</em>&quot; par Florence Bertails -Descoubes</li> </ul> <p>La satisfaction générale des élèves, des intervenants et des organisateurs promet un renouvellement de l'expérience en 2012.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc418475_1" id="eztoc418475_1" class="anchor"></a><h3>Le projet MathC2+</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:166px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/logo-mathc2/418451-1-fre-FR/logo-mathc2_slider.jpg" width="160" height="108" alt="Logo MathC2+" title="Logo MathC2+" /> </span> </p></div> <p>Mis en place en partenariat avec la <a href="http://www.sciencesmaths-paris.fr/" target="_blank">fondation Sciences mathématiques de Paris</a> et l'association <a href="http://www.animath.fr/" target="_blank">Animath</a>, le projet MathC2+ s'inscrit dans les objectifs du <a href="http://eduscol.education.fr/cid54734/un-plan-pour-les-sciences-technologies.html" target="_blank">plan sciences et technologies à l'École</a>, présenté par le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative en janvier 2011. Il propose à des élèves volontaires des stages de mathématiques dans les universités et organismes de recherche durant leurs vacances. </p> <p>Ces stages qui présentent les mathématiques hors du contexte scolaire ont pour principal objectif d'encourager des vocations pour les carrières scientifiques en favorisant la rencontre avec le monde de la recherche et l'émergence d'une culture scientifique. lls s'adressent à des élèves de quatrième, troisième, seconde et première et ciblent plus particulièrement des élèves ne bénéficiant pas d'un cadre propice au développement d'un projet d'études scientifiques à long terme.</p> </div> </div> <br class="clear" /> Quelle compréhension les Français ont-ils du monde numérique ? http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/quelle-comprehension-les-francais-ont-ils-du-monde-numerique Tue, 08 Nov 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Santé, industrie, transports, agriculture, communication, environnement… pas un domaine qui n’ait radicalement évolué grâce aux sciences et aux technologies du numérique. Des inventions qui façonnent aujourd’hui les contours d’un « Nouveau Monde ». Ce quotidien, à la fois invisible, multiple et omniprésent, soulève une question fondamentale : quelle compréhension les Français ont-ils du monde numérique dans lequel ils évoluent ?</p> <p>Inria a initié avec TNS Sofres une grande enquête pour répondre à cette question et suivre au fil des années l’évolution de la population française face à ce monde en mutation.</p> <p>Retrouvez les résultats détaillés de l’enquête et découvrez à quel type de voyageur du numérique vous appartenez.</p> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:606px;"> <span class="visu"> <a href="http://www.inria.fr/lesfrancaisetlenumerique/appli" target="_blank"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-chapo/web-application-600px/417565-1-fre-FR/web-application-600px.jpg" width="600" height="380" alt="" title="" /> </a> </span> <span class="legende"> <cite>© 22 mars</cite> </span> </p></div> <a name="eztoc417581_1" id="eztoc417581_1" class="anchor"></a><h3>Les enseignements clés du baromètre</h3><a name="eztoc417581_1_1" id="eztoc417581_1_1" class="anchor"></a><h4>Des Français ouverts à ce Nouveau Monde</h4><p>Les Français sont en général plutôt confiants (<strong>64&nbsp;%</strong>&nbsp;des individus interrogés) et curieux (<strong>71&nbsp;%</strong>) quant aux avantages, aux bénéfices et à l’influence du numérique dans leur quotidien.</p> <a name="eztoc417581_1_2" id="eztoc417581_1_2" class="anchor"></a><h4>Six profils de voyageurs numériques</h4><p>Les Français n’ont pas tous la même façon d’appréhender ce monde façonné par les sciences du numérique. Certains ont déjà pris possession de ce Nouveau Monde, d’autres refusent le « tout-numérique »…&nbsp;</p> <ul> <li><strong>Les grands Explorateurs (18 %)</strong>&nbsp;<strong>: </strong>Pionniers du numérique et toujours en tête de file, ils sont les premiers spécimens de l’<em>homo numericus</em>. Ils prennent véritablement possession de ce Nouveau Monde et s’y déplacent aisément, toujours en quête de lieux insolites à découvrir.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les Baroudeurs pragmatiques (16 %)</strong>&nbsp;<strong>:</strong>&nbsp;Ils se déplacent rapidement sur ces territoires défrichés par les grands Explorateurs, dans une démarche avant tout pragmatique. Curieux et ouverts, lucides sur ses potentiels, ils ont également conscience de ce que le « monde d’avant » avait de structurant et mettent en avant la responsabilité dans leur exploration.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les apprentis Voyageurs (20 %) : </strong>Ils viennent tout juste de s’engager sur les sentiers du Nouveau Monde. Aventureux et enthousiastes, ils n’osent que rarement cependant emprunter ses chemins sauvages.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les Randonneurs vigilants (16 %) : </strong>Ils savent qu’ils font partie d’un monde en mutation, mais se méfient des territoires qu’ils découvrent et font un usage encore relativement modéré de leurs propres découvertes.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les Révoltés du numérique (10 %) : </strong>Observant les évolutions de ce Nouveau Monde d’un œil inquiet, ils utilisent les nouvelles technologies, mais n’apprécient pas les conséquences. Ces nouveaux espaces les rendent nostalgiques et ils rêvent de rembarquer dans le monde d’avant pour retrouver leur confort et leurs repères.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les bienheureux Sédentaires (16 %) : </strong>Le numérique est loin d’être indispensable pour eux. Ils ne s’y confrontent pas ou peu dans leur vie quotidienne et ne cherchent pas à s’informer des évolutions dans ce domaine. Ils ne sont pour autant pas opposés aux évolutions et peuvent réviser leur jugement avec des exemples concrets d’utilisation.</li> </ul> <p>Faites-vous aussi le test pour <a href="http://www.inria.fr/lesfrancaisetlenumerique/appli" target="_blank">découvrir votre profil</a>.</p> <a name="eztoc417581_2" id="eztoc417581_2" class="anchor"></a><h3>Une influence perçue comme étant plutôt positive sur soi et son entourage</h3><p> <strong>Des innovations devenues indispensables dans le quotidien</strong><br /> À la question : « Y a-t-il des innovations ayant changé votre vie et dont vous ne pourriez plus vous passez ? », les Français répondent en majorité « oui » pour leur équipement personnel :</p> <ul> <li>59 % ne peuvent plus se passer de leur téléphone mobile,</li> <li>56 % d’internet,</li> <li>52 % des moteurs de recherche,</li> <li>51 % de leur ordinateur personnel.</li> </ul> <p> <strong>Un gain sur le développement de l’individu</strong><br /> En matière d’épanouissement individuel et d’interactivité avec le monde, le numérique est perçu comme bénéfique :</p> <ul> <li>87 % des Français estiment que le numérique a eu des conséquences très positives sur l’accès à la connaissance,</li> <li>62 % sur la possibilité d’assouvir ses passions,</li> <li>56 % sur l’intérêt porté au travail.</li> </ul> <p><strong>Des avis plus mitigés sur l’aspect relationnel</strong></p> <ul> <li>31 % des Français déplorent les conséquences du numérique sur les relations familiales,</li> <li>34 % sur les relations amoureuses.</li> </ul> <a name="eztoc417581_3" id="eztoc417581_3" class="anchor"></a><h3>Une vision parcellaire du fait d’un vrai défaut d’information</h3><p>De la santé à la communication, les sciences du numérique ont eu un impact sur tous les domaines d’activités. Si les Français jugent de façon positive l’apport du numérique pour certains de ces secteurs, ils le considèrent parfois abstrait et ne voient pas toujours son utilité.</p> <p><strong>Des apports reconnus et jugés utiles dans des domaines orientés « grand public »</strong></p> <ul> <li>La santé : pour 88 % des Français, le numérique a été utile pour la santé. </li> <li>La communication : 87 % des Français reconnaissent les avancées en matière de numérique, d’objets intelligents et de communication via les réseaux sociaux.</li> <li>L’enseignement : pour 79 % des Français, le numérique est devenu indispensable en matière d’éducation. </li> <li>Les transports : 75 % des Français ont conscience de l’apport des sciences du numérique, notamment dans le domaine des technologies embarquées dans les avions, les voitures, les fusées ou les trains. </li> </ul> <p><strong>Une vision moins claire dans d’autres domaines où la technologie est pourtant très utile</strong></p> <ul> <li>L’environnement : seuls 16 % des Français jugent le numérique très utile dans ce secteur. </li> <li>L’agriculture : plus de 26 % des Français estiment que le numérique reste peu ou pas utile dans ce domaine.</li> </ul> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc417581_3_3" id="eztoc417581_3_3" class="anchor"></a><h4>L’agriculture et le numérique…</h4><p> De nombreux équipements à usages agricoles sont désormais munis de capteurs numériques.<br /> Par exemple, ceux installés dans des étables pour la surveillance des bêtes sur le point de vêler et reliés aux écrans de télévision ou de tablette numérique des exploitants. Ou encore les capteurs d’humidité intégrés sur une ensileuse qui mesurent précisément le taux de matière sèche du maïs, indicateur de la qualité de conservation de fourrage. Enfin, des capteurs de rendement peuvent équiper une moissonneuse ou des capteurs d’inclinaison corriger le système de guidage des véhicules sur un terrain en pente.</p> </div> </div> <p> <strong>Des avancées encore trop souvent méconnues…</strong><br /> Même si 59 % des Français se déclarent bien informés, les progrès liés au numérique semblent encore manquer de visibilité.</p> <ul> <li>55 % des Français pensent que l’on ne pourra jamais communiquer par la pensée.</li> <li>25 % des Français pensent qu’un chirurgien ne pourra jamais opérer à distance. </li> <li>25 % des Français pensent que les voitures ne se conduiront jamais toutes seules.</li> </ul> <a name="eztoc417581_4" id="eztoc417581_4" class="anchor"></a><h3>L’avenir du numérique ?</h3><p> <strong>Aller plus loin ou arrêter tout ? Entre les deux, leur cœur balance…</strong><br /> Les Français hésitent et sont plutôt divisés dès qu’il s’agit de « développement des technologies numériques », estimant à :</p> <ul> <li>43 % que les choses sont bien comme elles sont aujourd’hui,</li> <li>32 % qu’il faut aller plus loin,</li> <li>16 % que nous sommes déjà allés trop loin.</li> </ul> <p> <strong>Des enjeux importants</strong><br /> Si 80 % des Français sont favorables à un accès du plus grand nombre aux technologies numériques, ils se sentent inquiets quant aux impacts, notamment sur leur vie privée.</p> <ul> <li>92 % d’entre eux jugent important de mieux protéger la vie privée sur internet.</li> <li>89 % estiment nécessaire d’encadrer l’utilisation d’internet pour les plus jeunes.</li> <li>74 % souhaitent la mise en place d’un code d’éthique et de déontologie, surtout dans les secteurs de la robotique ou de la bioinformatique.</li> </ul> <p>Enfin, 80 % d’entre eux estiment qu’il serait intéressant et nécessaire de faire une place aux sciences du numérique à l’école, au même titre que la chimie ou la physique. Un premier pas bientôt franchi avec la mise en place d’une option « informatique et sciences du numérique » au lycée en 2012…</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc417581_4_4" id="eztoc417581_4_4" class="anchor"></a><h4>Le « Nouveau Monde numérique »</h4><p>Par ses travaux de recherche et ses relations avec le monde industriel, Inria participe au développement du nouveau monde numérique. Il souhaite aussi favoriser le débat public autour des questions de société liées au numérique et doter tous les « voyageurs du Monde numérique » des bons outils pour mieux appréhender ces nouveaux horizons.</p> </div> </div> Des étudiants grenoblois à Boston pour la grande finale du concours iGEM 2011 http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/igem-equipe-grenobloise-en-finale-au-mit Thu, 27 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>L'équipe iGEM de Grenoble s'est qualifiée pour la grande finale du concours internationale iGEM organisé par le MIT. Elle présentera son projet de biologie synthétique &quot;Mercuro-Coli&quot; le 5, 6 et 7 novembre 2011 à Boston. </p> <p>Après une première étape de sélection européenne les 1er et 2 octobre 2011 à Amsterdam, 18 équipes ont été sélectionnées pour participer à la grande finale à Boston, parmi lesquelles l'équipe grenobloise et son projet de <a href="/centre/grenoble/actualites/une-bacterie-de-synthese-pour-doser-le-mercure" target="_self">biosenseur pour détecter et doser le mercure</a>. </p> <p>Les 11 étudiants de l'Université Joseph Fourier et de Grenoble INP travaillent depuis plusieurs mois à la réalisation de ce projet, au sein de différents laboratoires et équipes de recherche dont l'équipe Inria <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/biologie-numerique-et-bioinformatique/ibis" target="_self">Ibis </a>pour les aspects modélisation. </p> Guider les malvoyants avec la réalité augmentée audio http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/guider-les-malvoyants-avec-la-realite-augmentee-audio Mon, 03 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>L’équipe-projet WAM a développé une application mobile de réalité augmentée audio pour guider les malvoyants lors de leur parcours en transport en commun. Une expérimentation réalisée en situation réelle à Grenoble et centrée sur l’amélioration de l’autonomie des personnes en situation de handicap.</p> <p>L'application développée par l’équipe-projet WAM a pour objectif de faciliter le déplacement des personnes malvoyantes à la fois à l’extérieur et l’intérieur des bâtiments, ainsi que leur accès aux transports publics, en exploitant les technologies du web et celles disponibles sur les téléphones mobiles.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Suivez la bande au sol tout droit pendant 45 mètres</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Attention, tramway sur votre droite</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Dans 5 mètres, tournez légèrement sur votre droite en suivant la bande au sol.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Cette application sur mobile plonge l’utilisateur dans un environnement sonore en réalité augmentée&nbsp; en mélangeant annonces vocales spatialisées et guidage par pointeur audio 3D. Elle lui permet aussi de mieux se repérer, en lui indiquant des points de repère localisés dans son environnement (POIs informatifs)&nbsp;:</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Restaurant Quick</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Gare ferrovière de Grenoble</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>De plus, ce dispositif accède en 3G aux services web des transports en commun et fournit ainsi en temps réel sous forme vocale les possibilités de correspondance à chaque arrêt et les temps d'attente estimés.</p> <p>L’application ne fait pas appel au GPS, mais utilise un système de localisation de la personne,&nbsp; basé sur la centrale d’inertie des smartphones qui intègre le chemin parcouru. Le système est adaptable au rythme de marche propre à chaque personne grâce à un calibrage dynamique et permet un recalage de sa position tout au long du parcours. La précision est de l'ordre du pas quelque soit la distance parcourue, pourvue que l'environnement soit structuré (trottoirs, passage piétons, coursives, corridors,...).</p> <p>Une première expérimentation s’est déroulée dans le cadre de la troisième édition du Mois de l’accessibilité organisé par la ville de Grenoble. Cette manifestation vise à sensibiliser le grand public au handicap à travers des événements variés organisés durant le mois d’octobre 2011&nbsp;: parcours urbains thématiques, expositions, animations, conférences et tables rondes sont au programme.</p> <p>La démonstration qui s’est tenue à la gare SNCF a clôturé le parcours n°7 en transports en commun sur le thème «&nbsp;s’orienter avec les hautes technologies&nbsp;».</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc409351_1" id="eztoc409351_1" class="anchor"></a><h3>Projet Autonomie&nbsp;: La haute technologie au service du handicap</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/logo-projet-autonomie/409335-1-fre-FR/logo-projet-autonomie_vignette_resume.jpg" width="110" height="52" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p>Cette application a été développée dans le cadre du <a href="http://autonomie.minalogic.net/" target="_blank">projet Autonomie</a>, labellisé par le pôle de compétitivité <a href="http://www.minalogic.com/" target="_blank">Minalogic </a>et cofinancé par l’Union européenne. Ce projet fait intervenir à la fois des chercheurs (Inria, <a href="http://www.ujf-grenoble.fr/" target="_blank">UJF</a>), des PME (<a href="http://www.raisonance.com/" target="_blank">Raisonance</a>, <a href="http://www.ives.fr/" target="_blank">Ivès</a>), des grands groupes (<a href="http://www.st.com/internet/com/home/home.jsp" target="_blank">STMicroelectronics</a>, <a href="http://www.stericsson.com/home/home.jsp" target="_blank">STEricsson</a>) et des acteurs locaux (<a href="http://www.semitag.com/" target="_blank">SEMITAG</a>, <a href="http://www.lametro.fr/" target="_blank">Grenoble Alpes Métro</a>).</p> </div> </div> Une bactérie de synthèse pour doser le mercure http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/une-bacterie-de-synthese-pour-doser-le-mercure Tue, 27 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Concevoir et produire un biosenseur permettant de détecter et de doser le mercure dans l’eau : un défi ambitieux pour les onze étudiants grenoblois qui participent à la 8ème édition de la compétition internationale de biologie synthétique iGEM.</p> <p>Plus de 150 équipes participent à cette édition 2011 de la compétition internationale iGEM (<em>International Genetically Engineered Machines</em>), parmi lesquelles pour la première fois une équipe grenobloise. Ces onze étudiants issus de disciplines différentes y présenteront un projet dans le domaine de l’environnement&nbsp;: concevoir et produire un biosenseur permettant de détecter et de doser un polluant dans l’eau, le mercure.</p> <p>Pour mener à bien leur projet, ils doivent utiliser des fragments d’ADN répertoriés dans une bibliothèque de standards, les «BioBricks», afin de construire un système avec de nouvelles fonctions biologiques. Après avoir conçu et testé leur système, ils doivent le produire et le faire fonctionner dans des cellules vivantes.</p> <p>Les bactéries ainsi construites à partir des «&nbsp;BioBricks&nbsp;» ont un comportement différent selon la concentration en Mercure. Intégré à une plaque de test, ce nouveau système biologique permettrait, après ajout d’un échantillon sur la plaque, une lecture visuelle de la quantité de Mercure dans l’échantillon.</p> <div class=""> <p class="illustration" style="width:606px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/biosenseur-igem-corps/407327-1-fre-FR/biosenseur-igem-corps_diapo.jpg" width="600" height="155" alt="schéma biosenseur iGEM 2011" title="schéma biosenseur iGEM 2011" /> </span> <span class="legende"> <cite>© iGEM Grenoble 2011</cite> </span> </p></div> <p>Les étudiants travaillent étroitement avec 7 laboratoires grenoblois dans lesquels ils reçoivent un encadrement de haut niveau. L’équipe Inria <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/biologie-numerique-et-bioinformatique/ibis" target="_self">Ibis </a>participe ainsi activement au projet en accompagnant les étudiants sur les aspects modélisation des systèmes bactériens. En biologie synthétique, la modélisation est essentielle car elle permet de tester l’évolution du système en prenant en compte tous les paramètres. Elle permet également de réaliser des constructions tests et donc de prédire le comportement du système avant sa fabrication.</p> <p>L’équipe grenobloise iGEM défendra son projet lors des présélections à Amsterdam les 1 et 2 octobre 2011. A l’issue de ces présélections, seules quelques équipes participeront à la finale à Boston, pour tenter de remporter le Grand Prix.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc407343_1" id="eztoc407343_1" class="anchor"></a><h3>iGEM - International Genetically Engineered Machines</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:166px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/logo-igem-chapo/407319-1-fre-FR/logo-igem-chapo_slider.jpg" width="160" height="117" alt="Logo iGEM 2011" title="Logo iGEM 2011" /> </span> </p></div> <p>Organisée à Boston par le MIT (<em>Massachusetts Institute of Technology</em>) depuis 2003, la compétition internationale iGEM (<em>International Genetically Engineered Machines</em>) réunit des étudiants de premier cycle universitaire autour de projets de biologie synthétique.</p> <p>Cette discipline à l’interface entre la biologie, l’ingénierie, la chimie et l’informatique a pour objectif d’utiliser les principes d’ingénierie pour concevoir, construire, synthétiser de nouveaux systèmes ou fonctions biologiques.</p> <p><em>Tous les travaux réalisés dans le cadre de la compétition sont disponibles en libre accès.</em></p> </div> </div> Joseph Paradiso : « Nous développons des capteurs dédiés à l'économie d'énergie » http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/interview-j.-paradiso-intelligence-ambiante Thu, 01 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Joseph Paradiso, directeur du groupe des environnements sensibles au MIT Media Lab, était invité au séminaire IN’tech sur l’intelligence ambiante, organisé au début de l'été à Grenoble. Il y a exposé les derniers travaux révolutionnaires du Media Lab. Il a été reçu par Joëlle Coutaz, professeur de l'équipe &quot;Ingénierie de l'Interaction Homme-Machine&quot; au laboratoire d'informatique de Grenoble. Des perspectives&nbsp;et une conception de l'innovation <em>made in USA</em>.</p> <a name="eztoc400471_1" id="eztoc400471_1" class="anchor"></a><h3>En quoi consistent les projets que vous avez présenté?</h3><p><strong>Joseph Paradiso : </strong>J'ai présenté le&nbsp;grand défi du Media Lab : connecter les systèmes nerveux humains aux systèmes nerveux de capteurs électroniques dont la présence s’accroît partout dans les villes, les habitations privées... Certains de mes collègues, comme Edward Boyden, travaillent sur des interfaces cerveau-machine, un sujet passionnant, mais qui reste un projet d'avenir. A l’heure actuelle, nous examinons les différents moyens de visualiser des réseaux de capteurs dans un monde virtuel. L’an dernier, nous avons créé un modèle détaillé du Media Lab dans un environnement de jeu, afin que les données des capteurs s’affichent sous forme d'animations dans ce &quot;Media Lab virtuel&quot;. Il est possible de rendre les murs transparents, d’observer la température de chaque bureau, les déplacements dans le Media Lab et d'avoir une idée des niveaux sonores. Si vous possédez un badge d’identification, vous pouvez voir les individus se déplacer dans le bâtiment.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Nous allons installer ce système à grande échelle au Media Lab, avec l’aide de Schneider...</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc400471_2" id="eztoc400471_2" class="anchor"></a><h3>Quels sont les perspectives ouvertes par ces technologies ?</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/portrait-joseph-paradiso-corps/402219-1-fre-FR/portrait-joseph-paradiso-corps.jpg" width="110" height="147" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>©Inria</cite> </span> </p></div> <p><strong>Joseph Paradiso : </strong>Nous commençons à voir le monde virtuel comme un intermédiaire avec les données de capteurs. C’est également un outil crucial pour les responsables de construction ou de gestion de site. Nous avons travaillé avec de grandes entreprises du secteur de l’énergie sur la sécurité des employés. Nous travaillons aussi sur des capteurs dédiés à l’économie d’énergie. Dans notre immeuble, nous avons installé une zone où l’air conditionné est contrôlé par un système relié à un appareil portatif qui mesure la température et vos déplacements, puis en déduit vos conditions de confort. Grâce à cela, nous avons réalisé environ 25&nbsp;% d’économies d’énergie. Nous allons installer ce système à grande échelle au Media Lab, avec l’aide de Schneider, et nous allons également contrôler l’éclairage de manière automatique. Nous développons en outre beaucoup de dispositifs électroniques portables. Nous avons placé des capteurs portables sur les joueurs d’une grande équipe sportive américaine afin d’évaluer leur performance et d’essayer de prévoir et d'empêcher les blessures.&nbsp;Nous travaillons sur des indicateurs portables utiles aux kinésithérapeutes et médecins sportifs.</p> <a name="eztoc400471_3" id="eztoc400471_3" class="anchor"></a><h3>Existe-t-il une différence culturelle entre l’Europe et les États-Unis dans l’adoption de ces technologies par les utilisateurs&nbsp;?</h3><p><strong>Joseph Paradiso : </strong>Les Américains adorent les nouveaux gadgets. Ils aiment adopter de nouvelles technologies, mais n’ont souvent pas conscience du but recherché. Les Européens privilégient les applications utiles à tous. Les économies d’énergie en sont un bon exemple. Mais je pense que les deux approches sont appréciables. L’idéal est de conserver le meilleur de chacune des approches.</p> <a name="eztoc400471_4" id="eztoc400471_4" class="anchor"></a><h3>Pensez-vous qu’un produit avec des capteurs portables serait accepté en Europe&nbsp;?</h3><p><strong>Joseph Paradiso : </strong>Oui, les Européens achèteraient ce genre de choses. Les équipes sportives du monde entier utilisent des technologies. Nike&nbsp;+ est un exemple d’utilisation non professionnelle, inspirée par le travail que nous avons fourni sur les chaussures avec capteurs. Les utilisateurs peuvent observer leur perte de poids, leur vitesse de course… Il existe d’ores et déjà des bribes de technologie, mais nous n’en sommes qu’aux prémices. Je distingue déjà des marchés qui plairont aux consommateurs. Et la musique générée par le mouvement fait partie des choses qui m’intriguent. En 1997, nous avons placé les premiers capteurs dans des chaussures de danseurs et avons laissé la musique naître de leur danse. Nous pouvons aujourd’hui reproduire l’expérience avec un téléphone portable.</p> <a name="eztoc400471_5" id="eztoc400471_5" class="anchor"></a><h3>A l’avenir, à quoi ressemblerait un monde où les écrans seraient omniprésents&nbsp;?</h3><p><strong>Joseph Paradiso : </strong>Nous posséderons probablement des écrans portables, comme des lunettes. Comment l’information viendra-t-elle à vous&nbsp;? Par de multiples vecteurs&nbsp;: votre avatar personnel pourrait s’adresser directement à vous, ou des mots apparaître alors que vous marchez. Mais avant ces lunettes, je pense que nous utiliserons les écrans déjà présents dans l’environnement.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc400471_6" id="eztoc400471_6" class="anchor"></a><h3><strong>Joëlle Coutaz&nbsp;: «&nbsp;Les applications de l’intelligence ambiante sont sans limite&nbsp;»</strong></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/portrait-joelle-coutaz/395997-1-fre-FR/portrait-joelle-coutaz_xml_vignette.jpg" width="110" height="148" alt="Portrait - Joelle Coutaz" title="Portrait - Joelle Coutaz" /> </span> </p></div> <p><strong>Co-animatrice du séminaire IN’Tech «&nbsp;Intelligence ambiante : évolution ou révolution&nbsp;», Joëlle Coutaz a orienté ses recherches à l’université Joseph Fourier de Grenoble sur les aspects logiciels de l’Interaction Homme-Machine. Etat des lieux.</strong></p> <p><strong>Comment s’est passé le séminaire IN’Tech sur l’intelligence ambiante&nbsp;?</strong></p> <p><strong>Joëlle Coutaz :&nbsp;</strong>&nbsp;Nous avons eu une centaine de participants. Les acteurs de la région qui travaillent dans ce domaine ou commencent à l’explorer ont trouvé cette journée intéressante et enrichissante. Il y avait aussi des professionnels curieux, qui voient bien un futur avec l’interconnexion de machines et de services numériques.</p> <p><strong>Quelle est votre vision des technologies de l’intelligence ambiante&nbsp;?</strong></p> <p> <strong>Joëlle Coutaz : </strong>Elles peuvent proposer des services adaptés en toutes circonstances à la personne, mais la réalisation technique suppose de relever de nombreux défis qui concernent divers métiers&nbsp;: l’informatique, les services, les réseaux... Il y a des dispositifs physiques à inventer, de grands logiciels à concevoir, des technologies à intégrer… Je voudrais que chacun puisse bientôt acheter des petits capteurs et composants que l’on assemblerait et programmerait soi-même, sans s’en rendre compte. <br /> Il faut prévoir des usages avec l’aide de sociologues. Au départ, nous pensions &quot;utile&quot;, mais dans nos sociétés on parle de plus en plus de &quot;bien-être&quot;, de &quot;désirable&quot;.</p> <p><strong>Quelles sont les applications actuelles de l’intelligence ambiante&nbsp;?</strong></p> <p><strong>Joëlle Coutaz : </strong>Des produits existent dans les domaines du maintien des personnes âgées à domicile, de l’économie d’énergie, de la sécurité et de l’immotique. Les applications à long terme sont sans limite&nbsp;! Pour y arriver, il convient que les gens aient confiance dans les technologies et que les technologies respectent cette confiance.</p> <p><strong>Quel regard portez-vous sur les chercheurs américains dans le domaine de l’intelligence ambiante&nbsp;?</strong></p> <p><strong>Joëlle Coutaz : </strong>Les Etats-Unis sont leaders dans le domaine de l’informatique appliquée à l’intelligence ambiante. Mark Weiser a inventé le terme <em>ubiquitous computing</em>&nbsp;en 1988, et l’Europe a suivi avec le projet <em>The Disappearing Computer</em>&nbsp; en… 1998&nbsp;! L’Europe n’est pas mauvaise dans les idées, mais les Américains sont toujours très en avance dans la réalisation. Parce qu’ils obtiennent de gros financements de la part des industriels et parce qu’ils ont une approche interdisciplinaire. En France, la prise de risque est trop rarement au rendez-vous.</p> </div> </div> Estimation de paramètres : comment utiliser des données biologiques incomplètes ? http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/estimation-de-parametres-et-donnees-biologiques-incompletes Wed, 06 Jul 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Modéliser des systèmes biologiques, notamment au niveau des dynamiques de processus cellulaires&nbsp;: voici l’objectif de l’équipe IBIS. Les données biologiques sont de plus en plus nombreuses mais leur exploitation pour estimer les paramètres mathématiques du modèle reste un problème particulièrement difficile. Sara Berthoumieux, doctorante de l’équipe IBIS, nous présente ses travaux sur le sujet, réalisés dans le cadre de sa thèse.</p> <a name="eztoc394988_1" id="eztoc394988_1" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont vos axes de recherche ?</strong></h3><p><strong>Sara Berthoumieux</strong>&nbsp;: Nous travaillons sur la modélisation de systèmes biologiques, et particulièrement des réseaux de gènes et réseaux métaboliques. Nous utilisons des modèles dynamiques qui expliquent l’évolution dans le temps de ces systèmes. Pour ma thèse, nous nous sommes particulièrement intéressés aux réseaux métaboliques. Le métabolisme correspond à l’ensemble des réactions chimiques permettant de produire de l’énergie à partir des nutriments du milieu, ainsi que toutes les protéines indispensables au développement et à la croissance des cellules. Nous nous sommes intéressés au métabolisme de la bactérie <em>Escherichia coli</em>. Cette bactérie est très étudiée en biologie car elle est facile à cultiver. Elle est donc bien connue ce qui facilite la modélisation. L’intérêt de ces recherches est d’étudier le métabolisme pour une meilleure compréhension des processus avec des perspectives notamment d'applications biotechnologiques chez <em>E. coli</em>.</p> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:606px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/reseau-metabolique/378554-1-fre-FR/reseau-metabolique_diapo.jpg" width="600" height="386" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Exemple de réseau métabolique - <cite>© LGCB, université Clermont Ferrand</cite> </span> </p></div> <a name="eztoc394988_2" id="eztoc394988_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quelles sont les difficultés rencontrées&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Sara Berthoumieux</strong>&nbsp;: La difficulté principale est d'obtenir des valeurs pour les paramètres mathématiques du modèle. Ceux-ci correspondent à des coefficients permettant de quantifier les réactions. Ils sont indispensables pour la construction du modèle. Or, ces paramètres ne sont pas directement mesurables car la plupart du temps ils ne sont pas liés à une entité biologique. Nous devons donc les estimer à partir de données biologiques sur les sorties du modèle, notamment ici les concentrations des métabolites, composants des réactions chimiques et les flux de ces réactions. Il faut mentionner qu'il est très difficile de mesurer précisément ces valeurs car les réactions métaboliques sont très rapides et les métabolites des composés instables. Cela nécessite des techniques de mesure sophistiquées, assez récentes, avec des appareils de mesure très puissants. Ces nouvelles techniques produisent de nombreuses informations mais elles contiennent beaucoup de bruit à cause des incertitudes expérimentales importantes. En outre, elles contiennent de nombreuses données manquantes ce qui est fortement problématique pour l’estimation des paramètres du modèle. Nos travaux ont donc consisté à proposer une méthode d’estimation des paramètres, adaptée au modèle que nous étudions, pour faciliter l’exploitation des grands jeux de données biologiques, même si ces données sont incomplètes et imprécises.</p> <a name="eztoc394988_3" id="eztoc394988_3" class="anchor"></a><h3><strong>Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette méthode d’estimation des paramètres&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Sara Berthoumieux</strong>&nbsp;: Nous avons recherché dans la littérature des données biologiques sur les métabolites et nous avons sélectionné le plus gros jeu de données existant, paru dans un article de la revue Science en 2007. Pour l’estimation de paramètres, nous considérons les données manquantes comme des variables aléatoires dont la distribution est définie à partir des données observées. Pour estimer les&nbsp; valeurs de paramètres à partir de ces données , nous avons adapté une méthode standard dans la littérature. Nous calculons en plus une marge d'erreur pour chaque paramètre, appelée intervalle de confiance. Cependant nous avons pu nous rendre compte que même en utilisant le plus grand jeu de données existant et une méthode validée, les intervalles de confiances obtenus ne permettent pas toujours d'obtenir des estimations précises des valeurs de paramètres. A l'heure actuelle,&nbsp; il est encore très difficile d'obtenir des données expérimentales suffisamment précises et nombreuses pour calibrer les modèles quantitatifs de grands réseaux métaboliques!</p> <p>Ces travaux ont été réalisés conjointement avec le Laboratoire de Biométrie et de Biologie Evolutive (<a href="http://lbbe.univ-lyon1.fr/" target="_blank">LBBE</a>). Le modèle étudié a été conçu spécialement pour l’article par Matteo Brilli, actuellement post-doctorant au sein de <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/biologie-numerique-et-bioinformatique/bamboo" target="_self">l'équipe-projet Bamboo</a>&nbsp;d'Inria.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc394988_4" id="eztoc394988_4" class="anchor"></a><h3>Sara Berthoumieux remporte le prix <em>Ian Lawson Van Toch</em>&nbsp;à la conférence ISMB / ECCB 2011.</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/logo-ismb-eccb-2011/378614-1-fre-FR/logo-ismb-eccb-2011_medium.jpg" width="200" height="150" alt="Logo ISMB - ECCB" title="Logo ISMB - ECCB" /> </span> </p></div> <p>La conférence ISMB/ECCB 2011, se déroulant du 15 au 19 juillet 2011 à Vienne, en Autriche, est l’un des plus importants rassemblements en bioinformatique. Pour cette édition 2011, la 19ème&nbsp;conférence mondiale <em>Intelligent Systems for Molecular Biology</em>&nbsp;(ISMB), est organisée conjointement à la 10ème&nbsp;conférence européenne <em>European Congress of Conservation Biology</em>&nbsp;(ECCB). Le principal objectif est le développement et l'application de méthodes avancées de calcul pour des problèmes biologiques. La conférence réunit des scientifiques de l'informatique, de la biologie moléculaire, des mathématiques, des statistiques et autres domaines connexes pour proposer un programme répondant à la diversité des disciplines au sein de la bioinformatique et de la biologie computationnelle.</p> <ul> <li>Sara Berthoumieux y a reçu le<a href="http://www.iscb.org/ismbeccb2011-general-info/awards" target="_blank">&nbsp;prix<em>&nbsp;Ian Lawson Van Toch</em></a>&nbsp;pour la présentation de ses travaux sur : <a href="https://www.iscb.org/cms_addon/conferences/ismbeccb2011/proceedings.php?id=PT27#link_PT27" target="_blank"><em>«&nbsp;Identification of metabolic network models from incomplete high-throughput datasets »</em></a>. </li> </ul> <ul> <li>Le deuxième français présent à cette conférence est également un chargé de recherche Inria : <a href="http://lbbe.univ-lyon1.fr/-Tannier-Eric-.html?lang=en" target="_blank">Eric Tanier</a>, membre de l'équipe <a href="http://lbbe.univ-lyon1.fr/-Equipe-Baobab-.html" target="_blank">Baobab </a>du <a href="http://lbbe.univ-lyon1.fr/" target="_blank">Laboratoire de Biométrie et de Biologie évolutive</a>&nbsp;: <a href="https://www.iscb.org/cms_addon/conferences/ismbeccb2011/proceedings.php?id=PT28#link_PT28" target="_blank">«&nbsp;<em>Mapping ancestral genomes with massive gene loss : a matrix sandwich problem</em>&nbsp;»</a></li> </ul> </div> </div> Des figurants virtuels 4D pour le documentaire « Le Destin de Rome » http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/figurants-virtuels-4d-pour-le-cinema Sat, 18 Jun 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>En utilisant les technologies de la plateforme Grimage, 4D View Solutions, start-up issue d'Inria, permet l'intégration de figurants et acteurs virtuels 4D pour le documentaire &quot;Le Destin de Rome&quot;, diffusé sur Arte, le samedi 18 juin 2011.</p> <p> La start-up 4D View Solutions, issue des technologies de la plateforme Grimage (équipes de recherche <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/vision-perception-et-interpretation-multimedia/perception" target="_self">Perception</a>, <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/calcul-distribue-et-applications-a-tres-haute-performance/moais" target="_self">Moais</a>), commercialise un système calculant en temps réel une représentation 3D d'une scène filmée par plusieurs caméras.<br /> Pour la production du documentaire fiction &quot;Le Destin de Rome&quot;, 4D View Solutions a permis l'intégration de figurants 3D réels dans une production réelle et la reconstitution spectaculaire des batailles qui opposèrent les héritiers de Jules César.</p> <a name="eztoc368575_1" id="eztoc368575_1" class="anchor"></a><h3>Les préparatifs du tournage</h3><p>Le tournage a tout d'abord commencé en extérieur lors de 5 jours en Corse durant lesquels ont été réalisées des prises de vue aériennes en hélicoptère mais également sous-marines avec des plongeurs professionnels. Deux plateaux sur fond vert ont ensuite été créés dans les locaux de la société de production permettant de faire une capture à 360° d'acteurs en costumes dans différentes postures : statique, marche, course, fléchi, combat. </p> <p>Les sujets filmés ont ensuite été reconstruits en un modèle en 3 dimensions avec toutes les données textures et couleurs associées. Avec cette technique, il fut non seulement possible de positionner les légionnaires dans un décor réel, mais également de les dupliquer en les désynchronisant légèrement pour obtenir des variations, et ainsi reconstituer les scènes de bataille notamment.</p> <p>Ce documentaire fiction a été coproduit par Arte, Docside Production et la société Indigènes Productions, spécialisée en images de synthèse 3D, effets spéciaux et tournage sur fond vert.</p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/le-destin-de-rome-4dview/368559-1-fre-FR/le-destin-de-rome-4dview_medium.jpg" width="200" height="112" alt="Acteur en tenue romaine sur fond vert lors du tournage du 'Destin de Rome'" title="Acteur en tenue romaine sur fond vert lors du tournage du 'Destin de Rome'" /> </span> <span class="legende"> Création d'un figurant 3D - <cite>© 4D View Solutions</cite> </span> </p></div> <a name="eztoc368575_2" id="eztoc368575_2" class="anchor"></a><h3>La diffusion sur Arte</h3><p>Le 1er épisode <strong>&quot;Venger César&quot; </strong>a été diffusé le Samedi 18 Juin à 20h40</p> <p>Le 2nd épisode<strong>&nbsp;&quot;Rêves d'empire&quot;</strong>&nbsp;a été diffusé le Samedi 18 Juin à 21h35</p> <p> Dans le <strong>&quot;Making of&quot;</strong>, diffusé le 18 Juin à 22h25 et disponible sur le site Internet d'Arte, sont présentées les techniques utilisées par 4D View Solutions pour créer des personnages 3D virtuels et les insérer dans des scènes réelles.<br /> La plupart des scènes ont été tournées en studio vert, sans décor ; les personnages virtuels ont ensuite été replacés dans leur décor romain ou dupliqués pour reproduire les effets de batailles.</p> Marie–Paule Cani, lauréate du prix Eurographics 2011 http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/m.-p.-cani-eurographics-2011 Fri, 10 Jun 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Marie-Paule Cani vient d’obtenir le prix Eurographics, dans la catégorie « contributions techniques ». Cette distinction de renommée internationale vient récompenser ses travaux sur la modélisation et l’animation de scènes et d’objets naturels, et sur la modélisation interactive de formes. Marie-Paule Cani, Professeure d’université à Grenoble, dirige l'équipe EVASION, équipe commune à l’Inria Grenoble et au laboratoire Jean Kuntzmann (CNRS et Universités de Grenoble). </p> <p>Le prix Eurographics récompense des contributions majeures en informatique graphique, des réalisations techniques remarquables empreintes de créativité. C'est le cas des travaux de Marie-Paule Cani sur les surfaces implicites et sur les modèles déformables multi-résolution.&nbsp;Elle a par exemple développé plusieurs solutions pour l’<strong>animation de scènes naturelles</strong>&nbsp;et, plus récemment, <strong>pour les chevelures</strong>&nbsp;et les vêtements des personnages. Ses travaux sur la conception de formes interactives sont également très novateurs. «&nbsp;<em>Nous avons mis au point un modèle d’argile virtuelle temps-réel manipulable à main nue grâce à un nouveau dispositif d’interaction, le <strong>handnavigator</strong>, ainsi que des systèmes de modélisation 3D de formes complexes à partir d’un seul croquis</em>&nbsp;», indique la chercheuse.</p> <p>Fondées sur des contributions théoriques, ses recherches ont été appliquées à de nombreux domaines : loisirs numériques (jeux et films d’animation), simulateurs d’entraînement (opérations chirurgicales), prototypage virtuel industriel (cosmétiques testés sur une chevelure virtuelle, etc.)... Autant de réalisations techniques aujourd’hui primées et reconnues. &quot; <em>J’espère que le prix sera un argument pour convaincre les meilleurs étudiants d'intégrer ma nouvelle équipe de recherche </em>».</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Aujourd’hui, le grand défi est de rendre les outils de création transparents</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:201px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/innovation/images-chapo/image-de-synthese/367058-1-fre-FR/image-de-synthese.jpg" width="195" height="260" alt="Image de synthèse" title="Image de synthèse" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Laboratoire Jean Kuntzmann-Inria/EPI Evasion</cite> </span> </p></div> <p>« <em>Les immenses avancées réalisées en modélisation, animation et rendu des images font que le public ne se rend plus trop compte de ce qui est réel et virtuel </em>», poursuit Marie-Paule Cani. « <em>Reste que les logiciels imposent aux artistes infographistes sinon de connaître les modèles mathématiques, au moins de maîtriser des interfaces particulières. Alors que de nos jours, de nombreux utilisateurs – professionnels ou grand public - aimeraient pouvoir créer simplement les éléments d’un monde virtuel, par exemple à partir de croquis 2D </em>». D’où la nécessité de simplifier les outils de création d'univers &nbsp;virtuels, de les rendre intuitifs et accessibles aux non initiés.</p> <p>Pour cela, il faut répondre à l’intuition des utilisateurs et développer des modèles 3D « intelligents » de formes et de mouvements, capables de « comprendre » à partir d’un simple croquis. Comprendre par exemple qu’un vêtement est une surface développable. Une approche originale, encore peu étudiée en Europe, que Marie-Paule Cani entend développer prochainement en créant une nouvelle équipe-projet Inria, appelée <strong>IMAGINE</strong>.</p> <br class="clear" /> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/marie-paule-cani/367024-1-fre-FR/marie-paule-cani_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Marie-Paule Cani, professeure d’université à Grenoble, responsable de l'équipe-projet EVASION" title="Marie-Paule Cani, professeure d’université à Grenoble, responsable de l'équipe-projet EVASION" /> </span> </p></div> <p><strong>Marie-Paule Cani </strong>est diplômée de l’Ecole Normale Supérieure de Paris. Agrégée de mathématiques, elle a découvert le monde de l’infographie dès son doctorat sous la direction de Claude Puech à l’ENS de 1987 à 1990. « <em>A l’époque, je mettais déjà en place des outils pour la création de formes 3D et de contenu animé en utilisant des modèles géométriques de haut niveau</em>&nbsp;», se souvient la chercheuse. Mais l'intérêt pour le travail de la forme est plus ancien et plus profond : «<em>&nbsp;Dans ma vie personnelle, j’aimais beaucoup dessiner, sculpter. J’ai retrouvé ce côté créatif dans l’informatique graphique</em>&nbsp;» .</p> <p>Nommée maître de conférences en 1991 à l’ENS, la chercheuse quitte Paris en 1993 à l’occasion du déménagement de son équipe iMAGIS à Grenoble. En 1997, tout juste âgée de 32 ans, elle est nommée professeur d’université à l’INP de Grenoble. Elle crée EVASION en 2003, une équipe qui compte près de 30 personnes (chercheurs, post-doctorants, thésards, ingénieurs...).</p> </div> </div> Hubert Garavel reçoit le prix scientifique Gay-Lussac Humboldt http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/hubert-garavel-laureat-prix-humboldt Mon, 16 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Hubert Garavel, responsable de l'équipe-projet VASY, est le quatrième Français à recevoir le prix scientifique Gay-Lussac Humboldt dans le domaine de l’informatique. Avant lui, Alain Bensoussan, ancien président de l’Inria, avait reçu ce prix en 1983. A l’occasion de ce prix, Hubert Garavel est invité en Allemagne où il sera accueilli par le professeur Holger Hermanns, doyen de la faculté de mathématiques et informatique de l’université de la Sarre, avec lequel il collabore depuis 10 ans. </p> <a name="eztoc354242_1" id="eztoc354242_1" class="anchor"></a><h3><strong>En quoi consiste le prix Gay Lussac Humboldt ?</strong></h3><p><strong>Holger Hermanns :</strong>&nbsp;Le prix Humboldt est décerné par la fondation Alexandre de Humboldt, une fondation allemande initialement créée en 1860 et rétablie en 1953 par la République fédérale d’Allemagne. Elle encourage l’excellence scientifique, la liberté académique et la coopération au travers d’un réseau de scientifiques de haut niveau, qui compte pas moins de quarante-quatre prix Nobel. Selon la politique de la fondation, le prix Humboldt distingue d’éminents chercheurs étrangers dont les travaux théoriques ou les découvertes ont influencé significativement et durablement leur domaine, voire d’autres champs scientifiques, et dont on attend encore des résultats de tout premier plan. Avec ce prix, la fondation Humboldt soutient des personnalités et non des projets. La sélection se fait uniquement sur des critères d’excellence personnelle, sans quota par pays ni par discipline. Suite à un accord signé en 1981 entre les gouvernements allemands et français visant à renforcer la coopération scientifique franco-allemande, le prix porte le nom Gay-Lussac Humboldt lorsqu’il est décerné à un Français.</p> <a name="eztoc354242_2" id="eztoc354242_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont les caractéristiques des recherches menées par Hubert Garavel&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Holger Hermanns :</strong>&nbsp;Hubert Garavel est un pionnier dans le développement de méthodes formelles et d’outils de vérification pour les systèmes industriels critiques. Sa carrière scientifique a débuté en 1986 par un doctorat dans l’équipe de Joseph Sifakis où il a développé une méthode très innovante pour la compilation et l’exécution efficace des algèbres de processus par traduction vers des réseaux de Petri étendus. Depuis 1996, Hubert Garavel dirige l’équipe-projet VASY de l’Inria Grenoble Rhône-Alpes, une des meilleures en Europe pour les logiciels et algorithmes d’analyse des systèmes parallèles par énumération d’états accessibles. Ce domaine de recherche fondé sur la théorie du parallélisme s’applique remarquablement à la vérification de systèmes embarqués ainsi qu’à la conception logicielle et matérielle. Hubert Garavel est à la pointe des travaux sur la vérification, utilisable concrètement, mais toujours fondée sur des principes algébriques rigoureux. Sa contribution reste centrale aujourd’hui, notamment à travers CADP, une boîte à outils logicielle dans le domaine de la théorie, de l’application et de l’implémentation de la vérification formelle. La boîte à outils CADP est diffusée à des centaines d’universités et instituts de recherche dans le monde, ainsi qu’à de grands industriels comme Airbus, Bull et STMicroelectronics. Elle trouve de multiples applications, depuis l’enseignement des concepts théoriques du parallélisme jusqu’aux problèmes industriels complexes. L’architecture ouverte et extensible de CADP a permis d’y connecter de nombreux autres outils d’analyse. Ces travaux font d’Hubert Garavel une personnalité scientifique d’exception, ayant su marier recherche sur la vérification assistée par ordinateur et pratiques de vérification à l’échelle industrielle.</p> <p><strong>Hubert Garavel :</strong>&nbsp;Mon objectif constant a été de rendre la théorie du parallélisme applicable aux problèmes réels. En quête d’une vision unifiée du parallélisme, j’ai toujours été fasciné que les concepts abstraits développés par Tony Hoare, Robin Milner et beaucoup d’autres, trouvent autant d’applications, depuis le niveau microscopique des portes logiques dans les circuits asynchrones, jusqu’au niveau macroscopique de l’informatique «&nbsp;dans le nuage&nbsp;». Grâce au modèle d’équipe-projet de l’Inria, j’ai pu composer un groupe de recherche de premier plan rassemblant des personnalités aussi douées en&nbsp; recherche fondamentale qu’en développement logiciel, avec lesquelles je partage motivation et objectifs communs. L’équipe VASY s’est progressivement construite, avec Radu Mateescu, Frédéric Lang, Wendelin Serwe, et récemment Gwen Salaün, ainsi que de nombreux doctorants, post-doctorants et ingénieurs.</p> <a name="eztoc354242_3" id="eztoc354242_3" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont vos projets aujourd’hui ?</strong></h3><p><strong>Hubert Garavel :</strong>&nbsp;Je souhaite me pencher sur les nombreux outils permettant l’analyse quantitative de systèmes temporisés, probabilistes et stochastiques. Actuellement, ces outils sont fragmentés. Je voudrais prendre le temps de les étudier un par un, afin de concevoir une architecture commune permettant d’améliorer l’interopérabilité&nbsp;et de développer plus facilement de nouveaux outils. Pour cela, j’irai souvent en Allemagne, à Sarrebruck bien sûr, peut-être aussi dans d’autres universités. Mes liens avec l’Allemagne vont d’ailleurs se renforcer puisque je travaille désormais à temps partiel avec l’agence fédérale allemande pour la sécurité des systèmes d’information (BSI).</p> <p><strong>Holger Hermanns :</strong>&nbsp;Nous accueillerons Hubert Garavel à l’Université de la Sarre, à Sarrebruck. Nous entretenons des liens étroits avec de nombreuses institutions académiques allemandes et étrangères. Nos collaborations avec l’Inria vont indéniablement être renforcées par ce prix. Hubert Garavel va jouer un rôle clé dans plusieurs activités visant à rapprocher la vérification formelle et l’évaluation de performance pour les systèmes distribués et embarqués. C’est un sujet difficile car nous devons combiner, d’une part, une recherche amont, en évolution rapide, autour de nouveaux modèles sémantiques et d’autre part, les développements logiciels qui demandent davantage de stabilité.&nbsp; Un défi passionnant&nbsp;!</p> Modéliser les dynamiques temporelles, spatiales et évolutives des cellules biologiques http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/beagle-sur-les-traces-de-darwin Fri, 13 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>A l’interface entre l’informatique et les sciences du vivant, l’équipe Beagle s’intéresse à la modélisation des propriétés des cellules vivantes pour comprendre l’évolution de ces propriétés et leur rôle dans l’interaction des cellules avec leur environnement. Guillaume Beslon, professeur à l’INSA de Lyon et responsable de l'équipe en présente les axes de recherche et les enjeux scientifiques.</p> <a name="eztoc394954_1" id="eztoc394954_1" class="anchor"></a><h3>Quels sont les axes de recherche de l'équipe Beagle&nbsp;?</h3><p><strong>Guillaume Beslon</strong>&nbsp;: D’une manière générale, nous nous intéressons à la façon dont une cellule réagit à son environnement. La cellule est considérée comme un réseau d’entités qui traitent de l’information. Nous cherchons à comprendre par quels mécanismes elle reçoit ces informations, les intègre, y réagit et comment ces mécanismes se sont mis en place au cours de l’évolution. En quelques mots il s’agit d’approcher les racines fonctionnelles et historiques de la complexité des systèmes biologiques.&nbsp;Notre analyse intervient donc à plusieurs échelles&nbsp;: celle de la vie des cellules et celle de leur évolution.</p> <p>Notre premier axe de recherche concerne «&nbsp;l’évolution numérique&nbsp;». Nos logiciels de simulation permettent de construire un modèle d’organisme, avec son génome, ses protéines et ses conditions d’évolution - dont les paramètres de compétition et de variation (mutations). Une boucle évolutive permet ensuite de «&nbsp;produire&nbsp;» de nombreuses générations de ces «&nbsp;bactéries virtuelles&nbsp;» et d’observer les structures qui émergent. En faisant ensuite varier les conditions, nous pouvons attribuer telle ou telle structure à telle ou telle condition évolutive. Notre <a href="http://majecstic2010.labri.fr/Version_Finale2/Bioinformatique_et_Systeme_d_information/Parsons_Knibbe_Beslon.pdf" target="_blank">logiciel AEVOL</a>&nbsp;nous permet par exemple de simuler l’évolution des génomes et de comprendre pourquoi on observe une telle diversité dans les structures génétiques.</p> <p>Un second axe de recherche, avec une approche plus fonctionnelle, se consacre à «&nbsp;la biologie numérique&nbsp; cellulaire&nbsp;». Nous nous intéressons particulièrement à l’impact des contraintes spatiales sur l’organisation, les déplacements et les réactions chimiques des composants cellulaires et membranaires. La modélisation et la simulation nous permettent de tester l’influence de certaines caractéristiques de la cellule, comme la localisation des récepteurs ou les contraintes de diffusion, sur la manière de recevoir, de traiter et de réagir à de l’information.</p> <a name="eztoc394954_2" id="eztoc394954_2" class="anchor"></a><h3>Quels sont les enjeux scientifiques liés à ces travaux&nbsp;?</h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/representation-artistique-d-une-cellule/353575-1-fre-FR/representation-artistique-d-une-cellule_medium.gif" width="200" height="198" alt="Représentation artistique d'une cellule par D. Goodsell" title="Représentation artistique d'une cellule par D. Goodsell" /> </span> <span class="legende"> Vue artistique des composants d'une cellule - <cite>© David Goodsell</cite> </span> </p></div> <p><strong>Guillaume Beslon</strong>&nbsp;: Cette thématique est commune à d’autres disciplines mais les méthodes informatiques restent encore à développer. En effet, si les questions sont celles des sciences du vivant, on ne sait pas encore bien représenter la cellule informatiquement et utiliser ces modèles pour répondre à des questions biologiques. Les verrous pour y parvenir relèvent principalement de l’informatique.</p> <p>Les modèles sur lesquels travaille Beagle proposent une simplification de la réalité pour tenter d’apporter des réponses. Ces modèles sont donc par nature toujours une réduction de l’objet. Ils ne sont pas faux pour autant s’ils sont construits pour répondre à une problématique précise et s’ils sont interprétés en fonction de ces spécificités – idéalement donc par les personnes qui les ont construits. Ce qui est important c’est que le modèle soit utile pour porter un nouveau regard sur l’objet, et faire émerger de nouvelles questions. Le modèle n’est alors qu’un outil pour construire une théorie.</p> <a name="eztoc394954_3" id="eztoc394954_3" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les motivations de ces recherches&nbsp;?</h3><p><strong>Guillaume Beslon</strong>&nbsp;: Nous effectuons des recherches fondamentales à l’interface entre plusieurs disciplines. Bien sûr, pour certaines de nos études des répercussions sont envisagées en médecine (l’obésité, l’insulino-résistance, les maladies nosocomiales par exemple), mais ce n’est pas un objectif immédiat. L’équipe Beagle souhaite avant tout travailler sur des questions de biologie fondamentale. Ainsi, pour prendre exemple sur nos travaux en évolution, ceux-ci s’inscrivent dans la lignée de la théorie de Darwin. Nous cherchons à comprendre ce qu’implique cette théorie. Il s’agit d’une certaine manière d’essayer de percer le mystère du vivant, d’approcher la question des origines et de l’évolution.</p> <p>Du point de vue des sciences numériques, les nouvelles méthodes de modélisation pourraient déboucher sur de nouveaux algorithmes génétiques. Enfin, à plus long terme, les recherches que nous souhaitons mener pourraient faire émerger de nouvelles méthodes de calcul, inspirées du modèle biologique.</p> Comprendre la production de cellules sanguines pour mieux traiter leur dysfonctionnement http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/modelisation-mathematique-de-l-hematopoiese Fri, 13 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>L’équipe Dracula, créée en janvier 2011 en partenariat avec le CNRS et l'université Claude Bernard de Lyon, est la première équipe installée à la nouvelle antenne Inria Lyon La Doua. A l’interface entre les mathématiques et les sciences du vivant, l’équipe rassemble des mathématiciens et des biologistes pour modéliser la production des cellules sanguines. Mostafa Adimy, directeur de recherche Inria et responsable de l’équipe Dracula en présente les enjeux scientifiques et domaines d’applications.</p> <a name="eztoc394920_1" id="eztoc394920_1" class="anchor"></a><h3><strong>Quelle est la thématique de recherche de l’équipe Dracula ?</strong></h3><p><strong>Mostafa Adimy :</strong>&nbsp;L'objectif de l'équipe Dracula est d'explorer différentes approches de modélisation multi-échelle pour mieux comprendre les phénomènes à l'œuvre dans l'hématopoïèse. L'hématopoïèse correspond au processus de fabrication et de régulation dans la moelle osseuse des cellules du sang (globules rouges, globules blancs et plaquettes) à partir de cellules souches. Grâce à des interactions avec des protéines, ces cellules se renouvellent et se différencient, et ce n'est qu'une fois parvenues à maturité qu'elles sont libérées dans le sang. Nos approches sont multi-échelles car elles prennent en compte simultanément des réseaux intracellulaires et extra-cellulaires, mais aussi la dynamique des populations de cellules.</p> <p>Nous nous concentrons dans un premier temps sur la production des globules rouges, dont les mécanismes sont mieux connus des biologistes, mais cette modélisation multi-échelle s’applique également au système immunitaire dont les principaux acteurs sont des globules blancs. Dans le cadre de la fondation FINOVI notamment, nous menons un travail de modélisation de la réponse immunitaire décrivant à la fois les mécanismes de régulations permettant l’activation des cellules du système immunitaire, et la dynamique des populations de cellules réagissant à une infection.</p> <a name="eztoc394920_2" id="eztoc394920_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont les enjeux scientifiques liés à ces travaux ?</strong></h3><p><strong>Mostafa Adimy :</strong>&nbsp;Nous situant à l’interface entre mathématiques et biologie, nous nous trouvons confrontés à deux types de difficultés. D’une part, les données biologiques évoluent constamment et les nouvelles connaissances viennent remettre en cause ou modifier les modèles établis. D’autre part, la modélisation nous contraint à simplifier un processus très complexe, s’éloignant ainsi de la réalité, mais permet d’accéder à une certaine compréhension du processus.</p> <p>L’enjeu est donc de mêler les deux approches, biologiques et numériques, pour avoir une meilleure compréhension des mécanismes à l’œuvre dans le cas de l’hématopoïèse normale et de l’hématopoïèse pathologique. Ainsi, nous testons différents types de modèles, basés principalement sur des équations aux dérivées partielles, pour une meilleure appréhension des causes de la déstabilisation de ces populations cellulaires. Les partenaires biologistes de l’équipe réalisent les expériences nécessaires pour affiner la modélisation.</p> <a name="eztoc394920_3" id="eztoc394920_3" class="anchor"></a><h3><strong>Quelles sont les perspectives d’applications ?</strong></h3><a name="eztoc394920_4" id="eztoc394920_4" class="anchor"></a><h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/modelisation-hematopoiese/353545-1-fre-FR/modelisation-hematopoiese_medium.jpg" width="200" height="166" alt="Modelisation de l'hématopoïèse par l'équipe Dracula" title="Modelisation de l'hématopoïèse par l'équipe Dracula" /> </span> <span class="legende"> Modélisation de la production des globules rouges - <cite>© EPI Dracula</cite> </span> </p></div> </h3><p><strong>Mostafa Adimy :</strong>&nbsp;L’hématopoïèse est un des processus biologiques les plus stables. Néanmoins, il arrive que son fonctionnement soit altéré menant à des anomalies sanguines telles que les leucémies. Nos travaux trouvent une application directe pour une meilleure compréhension de ces maladies et donc un meilleur traitement. Nous travaillons en collaboration directe avec des cancérologues spécialistes de la leucémie à l’hôpital Edouard Herriot de Lyon.</p> <p>Nos modèles sont physiologiques: nous analysons les conséquences de la maladie et non ses origines. C’est une approche plus qualitative que quantitative. Nous cherchons à comprendre comment les anomalies sont générées. A partir des observations, nous essayons de construire un modèle qui reproduit ces anomalies et nous cherchons à identifier les paramètres responsables.</p> <a name="eztoc394920_5" id="eztoc394920_5" class="anchor"></a><h3><strong>Quelles sont vos motivations pour ce sujet de recherche ?</strong></h3><p><strong>Mostafa Adimy :</strong>&nbsp;Cet axe de recherche a débuté un peu par hasard à l’université de Pau avec deux étudiants en DEA (master 2), Laurent Pujo-Menjouet et Fabien Crauste, aujourd’hui membre de l’équipe Dracula. De fil en aiguille, ils ont poursuivi en thèse, travaillé avec des équipes initiatrices de la thématique comme l’équipe de M. Mackey de l’université McGill au Canada et celle de G. Webb de l’université Vanderbilt aux USA puis ils ont été recrutés à Lyon.</p> <p>J’ai ensuite initié une action de recherche collaborative (ARC ModLMC) pour la modélisation d’un type de leucémie, en impliquant des équipes Inria de Bordeaux et de Rocquencourt, ainsi que des équipes du CNRS et de l’INSERM de Lyon. La création&nbsp; d’une équipe de recherche sur la modélisation de l’hématopoïèse s’est alors rapidement imposée de par la forte dynamique sur le sujet, la concentration de spécialistes à Lyon et l’intérêt des enjeux pour la société.</p> <p>Par rapport à mes activités précédentes, je me concentre davantage sur les applications de mes recherches en mathématiques. Nous faisons cependant encore souvent des mathématiques fondamentales, lorsque nous nous concentrons sur l’analyse qualitative des équations obtenues. Etude mathématique permettant de poser les modèles sur des solides bases théoriques.</p> L’Inria Grenoble – Rhône-Alpes conforte son ancrage à Lyon et installe une antenne Inria sur le campus de La Doua. http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/inauguration-antenne-inria-lyon-la-doua Thu, 12 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>L’Inria Grenoble – Rhône-Alpes franchit une nouvelle étape de son implantation à Lyon avec la création d’une antenne sur le Campus de Lyon La Doua&nbsp;, inaugurée le 12 mai 2011. L’institut entend ainsi renforcer son implication auprès de ses partenaires lyonnais et amplifier ses activités de recherche en informatique pour les sciences du vivant conformément à l’Opération Campus « Lyon Cité Campus ».</p> <p>Avec 11 équipes de recherche et près de 200 scientifiques et doctorants à Lyon, l’Inria Grenoble Rhône-Alpes est présent, depuis sa création, au sein des laboratoires de l’<a href="http://www.univ-lyon1.fr/" target="_blank">Université de Lyon</a>, du <a href="http://www.cnrs.fr/" target="_blank">CNRS</a>, de l’<a href="http://www.insa-lyon.fr/" target="_blank">INSA </a>et de l’<a href="http://www.ens-lyon.eu/41589846/0/fiche___pagelibre/" target="_blank">ENS</a>. La toute nouvelle antenne Inria Lyon - La Doua est installée au Centre d’Entreprise et d’Innovation (CEI) de La Doua depuis le 10 janvier 2011. Avec la présence de nombreux organismes de recherche et d’enseignement supérieur sur ce site, l’Inria souhaite amplifier ses interactions avec les partenaires académiques et favoriser le développement d’activités de recherche à l’interface entre les sciences du numérique et les autres disciplines, en particulier les sciences du vivant.</p> <p>Deux nouvelles équipes de recherche Inria travaillent dans le domaine de la « biologie numérique » à l’antenne Inria Lyon La Doua. L’équipe Beagle mène des recherches en modélisation dynamique et spatiale de structures cellulaires, en particulier chez les bactéries. L’objectif est de modéliser le système biologique multi-échelle de ces cellules pour mieux comprendre leur dynamique de fonctionnement. L’équipe Dracula est spécialisée en modélisation de la production de cellules, en particulier les cellules sanguines. Ces recherches ouvrent des perspectives d’applications dans le traitement des maladies sanguines telles que la leucémie. Comme pour la plupart des équipes de recherche Inria, ces équipes ont été créées en partenariat avec des acteurs de recherche lyonnais, soit le CNRS, l’Université Claude Bernard Lyon 1 ou l’INSA.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>« <em>L’Inria est partie prenante de l’opération Campus « Lyon Cité Campus » ; la création de l’antenne Inria Lyon La Doua initie la contribution que l’institut souhaite apporter au futur quartier informatique de La Doua. En collaboration étroite avec les biologistes, médecins, chimistes ou physiciens, les chercheurs de l’Inria aborderont en particulier les problèmes pluridisciplinaires de modélisation et de simulation en biologie et en médecine pour mieux comprendre la biologie humaine, mais aussi pour diagnostiquer, concevoir, mettre en œuvre et optimiser de nouveaux moyens thérapeutiques</em>».</p> <p><strong>François Sillion, directeur Inria Grenoble - Rhône-Alpes.</strong></p> </div> </div> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:519px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/inauguration-antenne-lyon-la-doua/353400-1-fre-FR/inauguration-antenne-lyon-la-doua_diapo.jpg" width="513" height="400" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> De gauche à droite : Mostafa Adimy, responsable de l'équipe Dracula, Guillaume Beslon, responsable de l'équipe Beagle, Antoine Petit, directeur général adjoint Inria, François Sillion, directeur du centre Inria Grenoble - Rhône-Alpes, Alain Viari, chercheur Inria, Alain Storck, Directeur de l'INSA de Lyon </span> </p></div> Cinq technologies Inria présentées à l’ESC Silicon Valley 2011 http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/esc-silicon-valley Thu, 21 Apr 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Cinq technologies Inria seront présentées sur le stand MINALOGIC à l’ESC Silicon Valley (Embedded Systems Conférence) du 2 au 5 Mai 2011. Une occasion unique de nouer et développer des partenariats technologiques et industriels dans le secteur des systèmes embarqués aux Etats-Unis.</p> <p>L’<a href="http://esc.eetimes.com/siliconvalley/" target="_blank">ESC Silicon Valley</a>&nbsp;est un événement mondial majeur dans le domaine des systèmes embarqués, qui rassemble des intervenants et visiteurs de haut niveau autour d'un cycle de conférences et d'un espace d'exposition. Durant 3 jours, les entreprises et laboratoires exposants font des démonstrations de leurs technologies et participent à des rendez-vous ciblés avec les acteurs-clés du secteur.</p> <p>Pour la seconde fois, <a href="http://www.minalogic.com/" target="_blank">Minalogic</a>, <a href="http://www.ubifrance.fr/partenaires/poles-de-competitivite.html" target="_blank">Ubifrance-DGCIS</a>, la mission économique de San Francisco et l’agence d’études et de promotion de l’Isère (<a href="http://www.grenoble-isere.com/" target="_blank">AEPI</a>) organisent une mission partenariale à l’occasion de ce salon. En partenariat avec <a href="http://www.gravit-innovation.org/" target="_blank">GRAVIT</a>, 5 technologies issues des EPI du centre Inria Grenoble – Rhône-Alpes seront présentées sur ce stand. Il s’agit de technologies actuellement soutenues par l’Inria et GRAVIT dans le cadre de projets de maturation technico-économique et en recherche de partenaires R&amp;D et/ou transfert.</p> <a name="eztoc346160_1" id="eztoc346160_1" class="anchor"></a><h3>Les technologies présentées&nbsp;:</h3> <ul> <li><strong>HandNavigator</strong>&nbsp;(<a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/evasion_hidden" target="_self">Équipe EVASION</a>)&nbsp;: <strong>manipulation d’objets virtuels, robotique, multimedia.</strong></li> </ul> <p>Ce périphérique permet à un utilisateur de contrôler une main virtuelle dans un environnement virtuel avec sa main réelle, en utilisant un grand nombre de degrés de liberté pour réaliser des mouvements avec une grande précision, tout en ayant un retour haptique passif.</p> <ul> <li><strong>LOCUS </strong>(<a href="/domaines/mathematiques-appliquees-calcul-et-simulation/optimisation-apprentissage-et-methodes-statistiques/mistis" target="_self">Équipe MISTIS</a>)<strong>&nbsp;: reconstruction 3D d’organes/structures à partir de coupes IRM)</strong></li> </ul> <p>Ce logiciel permet la segmentation automatisé des différents composants du cerveau sur une image IRM 3D. En moins de 15 minutes, une modélisation statistique des structures et des tissus est visible en 3D permettant une morphométrie, un suivi de pathologies et une planification d’interventions neurochirurgicales.</p> <ul> <li><strong>METEODC </strong>(<a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/observation-et-modelisation-pour-les-sciences-de-l-environnement/moise" target="_self">Équipe MOISE</a>)<strong>&nbsp;: logiciel de calcul distribué sur cluster hétérogènes pour les applications météo</strong></li> </ul> <p>Ce logiciel a pour vocation d’optimiser l’utilisation des ressources informatiques existantes pour effectuer des simulations numériques en météorologie.</p> <ul> <li><strong>PROLAND </strong>(<a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/evasion_hidden" target="_self">Équipes EVASION</a>&nbsp;&amp; <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/artis_hidden" target="_self">ARTIS</a>)&nbsp;<strong>: Géovisualisation en temps réel</strong></li> </ul> <p>Cette plateforme permet l’exploration interactive de paysages naturels de très grande taille par visulalisation 3D temps réel et la représentation multirésolution réaliste.</p> <ul> <li><strong>SAMSON </strong>(<a href="/domaines/mathematiques-appliquees-calcul-et-simulation/modelisation-simulation-et-analyse-numerique/nano-d" target="_self">Équipe NanoD</a>)&nbsp;<strong>: Système Adaptatif pour la Modélisation et la Simulation d’Objets Nanoscopiques</strong></li> </ul> <p>Il s’agit d’une plateforme logicielle pour la modélisation et la simulation de nanosystèmes complexes, naturels ou artificiels. Elle permet la simulation d’interactions moléculaires pour les applications matériaux, chimie et biologie/santé.</p> <p>Ces projets sont actuellement suivis en coordination avec les EPI concernées, REV, les responsables sectoriels du transfert et le Comité de Suivi des Actions de Transfert de l’Inria.</p> Grimage : une plateforme de réalité virtuelle d’envergure internationale http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/grimage-plateforme-envergure-internationale Mon, 14 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Après 7 années de développement et d’amélioration, GRIMAGE est aujourd’hui devenue une plateforme de classe internationale pouvant être mise à disposition pour conduire une recherche de pointe. La plateforme fait en effet partie du projet européen VISIONAIR dont le lancement a eu lieu les 9-10-11 mars à Grenoble.</p> <a name="eztoc318494_1" id="eztoc318494_1" class="anchor"></a><h3>Grimage&nbsp;: interactions 3D sans marqueur</h3><p>La plateforme expérimentale <a href="http://grimage.inrialpes.fr/" target="_blank">Grimage</a>&nbsp;a pour vocation d’explorer de nouvelles formes d’interactions 3D entre le réel et le virtuel et de développer des approches innovantes pour l’immersion 3D. Elle combine les dernières technologies de vision par ordinateur, simulation physique et calcul parallèle pour mettre en place de nouvelles applications 3D immersives permettant des interactions naturelles avec un monde virtuel. La particularité de la plateforme est l’absence de système de marquage. L’utilisateur n’a pas besoin de s’équiper de capteurs : il interagit directement avec les objets virtuels par le biais de son modèle 3D, c’est-à-dire son double numérique. Les applications de cette technologie sont nombreuses dans la production de contenu 3D pour le cinéma (Exemple de la Start-up <a href="http://www.4dviews.com/" target="_blank">4D View Solutions</a>), mais également la chirurgie, la formation ou encore la télé-présence.</p> <a name="eztoc318494_2" id="eztoc318494_2" class="anchor"></a><h3>Le projet VISIONAIR</h3><p>Ce projet VISIONAIR (VISION Advanced Infrastructure for Research), réalisé avec l’Union Européenne, regroupe des installations de visualisation et d’interaction de haut niveau, pour les rendre accessibles aux chercheurs de la communauté européenne et du monde entier. Piloté par le laboratoire <a href="http://www.g-scop.inpg.fr/index.php?option=com_frontpage&amp;Itemid=1" target="_blank">G-SCOP</a>&nbsp;de <a href="http://www.grenoble-inp.fr/index.jsp" target="_blank">Grenoble INP</a>, il regroupe 25 partenaires issus de 12 pays différents. L’infrastructure intègre des outils techniques (caves de réalité virtuelles, dispositifs sensoriels haptiques, réseaux de transport de très haute qualité d’image, systèmes holographiques, etc…) parfois extrêmement coûteux. Elle propose alors des services virtuels, accès libre et total aux logiciels de visualisation, mais également un accès physique gratuit aux plateformes de haut niveau pour les scientifiques dont les projets auront été retenus. Le projet contribue ainsi à l’attrait et à la visibilité de la communauté de recherche européenne.</p> Lancement de l’expérience « Grenoble Ville Augmentée » : visiter Grenoble autrement ! http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/lancement-experience-grenoble-ville-augmentee Fri, 11 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Dans le cadre de l’exposition «&nbsp;<em>Tous connectés&nbsp;!</em>&nbsp;», l'équipe-projet WAM a développé une technologie innovante pour la visite touristique de Grenoble en réalité mixte. Expérimentez cette application unique : marcher dans les rues de Grenoble et observer à travers l’écran d’un i-phone des informations virtuelles, sonores ou visuelles, en superposition du monde réel. Une visite touristique de la ville où se croisent patrimoine, innovation et sensations.</p> <a name="eztoc318208_1" id="eztoc318208_1" class="anchor"></a><h3>&quot;Grenoble, ville augmentée&quot;, technologie innovante de réalité mixte</h3><p>La réalité mixte consiste à faire usage de données web géolocalisées, sonores ou visuelles, pour apporter tout type d’informations complémentaires à l’utilisateur (sur la ville, ses habitants, ses espaces constitutifs, les directions à suivre,...) en superposant modèle virtuel et réalité, en temps réel.</p> <p>L’application de réalité mixte <em>«&nbsp;Grenoble Ville Augmentée&nbsp;»</em>, développée par l’<a href="/domaines/perception-cognition-interaction/representation-et-traitement-des-donnees-et-des-connaissances/wam" target="_self">équipe WAM</a>, repose sur un couplage entre un gestionnaire de positionnement&nbsp; (centrale d’inertie et GPS des mobiles), un gestionnaire de rendu audio et une cartographie précise intérieure comme extérieure.</p> <p>À partir de cela, l’application propose une visite libre à distance en réalité virtuelle, ou une visite guidée sur place, en interrogeant directement l’environnement. Des points d’intérêts apparaissent à l’écran en fonction de la position de l’usager et lui donnent accès à des informations complémentaires sous forme de son, de texte ou de vidéo.</p> <a name="eztoc318208_2" id="eztoc318208_2" class="anchor"></a><h3>Une enquête sur les enjeux autour de ces technologies</h3><p>À travers cette expérience, le <a href="http://www.ccsti-grenoble.org/" target="_blank">CCSTI </a>de Grenoble souhaite questionner les usages et les enjeux de cette nouvelle technologie en pleine expansion. Des commentaires permanents sur la réalité ne viennent-ils pas suppléer à nos sens déjà mobilisés par l’environnement immédiat&nbsp;? Quels peuvent être les usages pour le public&nbsp;? Pour tenter de répondre à ces questions, le CCSTI a choisi de mobiliser directement les usagers en les impliquant dans cette expérience unique. Tout au long du parcours, des étudiants et chercheurs de l’<a href="http://w3.u-grenoble3.fr/gresec/" target="_blank">Université Stendhal</a>&nbsp;observeront les pratiques des participants puis discuteront avec eux sur leur expérience.</p> <a name="eztoc318208_3" id="eztoc318208_3" class="anchor"></a><h3>Comment participer à l’expérimentation</h3><p>Pour participer à l’expérimentation, quatre dates sont proposées :</p> <ul> <li>Mercredi 16 mars à 14h</li> <li>Samedi 19 mars à 14h</li> <li>Mercredi 23 mars à 14h</li> <li>Samedi 26 mars à 14h</li> </ul> <p>Inscrivez-vous à l’expérimentation en remplissant et envoyant le <a href="http://www.ccsti-grenoble.org/03_expotek_popup.php?id=10336" target="_blank">formulaire </a>puis le jour de votre réservation, rendez-vous à l’<a href="http://www.grenoble-tourisme.com/" target="_blank">Office de Tourisme</a>&nbsp;de Grenoble et retirez un i-phone sur lequel aura été uploadée la nouvelle application <em>« Grenoble Ville augmentée »</em>. À l’issue de cette visite du patrimoine culturel de Grenoble en réalité augmentée, partagez vos impressions sur cette expérience unique.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>Ce projet, piloté par le CCSTI de Grenoble, associe l’université Stendhal, l’Office de tourisme de Grenoble et l’Inria Grenoble - Rhône-Alpes. L’application de réalité mixte a été développée par l’équipe-projet WAM de l’Inria.</p> </div> </div> Architectures distribuées : Denis Trystram reçoit le prix «Google Research Award» http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/denis-trystram-prix-google-research-award Thu, 17 Feb 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Denis Trystram est lauréat du «&nbsp;Google Research Award&nbsp;» pour ses travaux concernant la gestion efficace de ressources distribuées sur nouvelles plateformes parallèles, menés au sein de l’équipe-projet MOAIS.</p> <p>Ce prix, attribué par la société Google, soutient des travaux destinés à améliorer l’accès et la manipulation de l’information par les utilisateurs du net. Le projet retenu consiste à développer une approche multi-objectifs, centrée sur les utilisateurs. Il s’agit de déterminer les meilleurs compromis pour l’exécution des requêtes d’utilisateurs sur des serveurs de calcul et de données via Internet. On cherche à identifier les meilleures solutions&nbsp; possibles en fonction de la vitesse d'accès aux données, d'une répartition équilibrée des calculs, résistantes aux fautes, avec faible consommation énergétique, etc… Ces recherches de nature plutôt théorique sont destinées à être implémentées dans un vrai système de &quot;batch scheduler&quot; en s'appuyant sur les autres productions logicielles de l'équipe. La difficulté est de proposer des solutions algorithmiques rapides avec garanties de performances sur tous les objectifs simultanément.</p> <p>Denis Trystram, professeur à <a href="http://www.grenoble-inp.fr/" target="_blank">Grenoble INP</a>, membre senior de l'Institut Universitaire de France, travaille dans l’équipe-projet Inria <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/calcul-distribue-et-applications-a-tres-haute-performance/moais" target="_self">MOAIS</a>, commune avec le <a href="http://www.liglab.fr/" target="_blank">Laboratoire d’Informatique de Grenoble</a>&nbsp;(LIG). Il est l’un des 5 lauréats à avoir reçu le prix «&nbsp;Google Research Award&nbsp;» en Optimisation cette année.</p> L'équipe DNET lance une expérimentation sur le réseau social Facebook http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/experimentation-fellows-sur-facebook Wed, 16 Feb 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>L’équipe DNET lance l’expérience <em>fellows</em>&nbsp;sur Facebook avec pour objectif d’identifier des communautés à partir des &nbsp;«&nbsp;amis&nbsp;» Facebook. L’occasion de faire avancer les recherches sur les réseaux sociaux tout en favorisant la maîtrise de la diffusion des informations.</p> <a name="eztoc111055_1" id="eztoc111055_1" class="anchor"></a><h3>Le but de l'expérimentation <em>fellows</em></h3><p>L'équipe <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/reseaux-et-telecommunications/dnet" target="_self">DNET</a>&nbsp;mène des recherches théoriques et expérimentales sur les réseaux sociaux afin d'obtenir une meilleure compréhension de leur structure et de la dynamique de diffusion de l'information sur de tels réseaux. L’objectif de l’expérience <a href="http://fellows-exp.com/" target="_self"><em>fellows</em>&nbsp;</a>est de valider le modèle de description des communautés proposé par l’équipe. Elle devrait permettre d'acquérir une meilleure compréhension des mécanismes de structuration des groupes sociaux en évaluant la méthode et la qualité des algorithmes sous-jacents&nbsp;: décomposition en communautés recouvrantes, mesure de qualité d'un ensemble de nœuds.&nbsp;Ces travaux consistent à identifier des groupes uniquement en analysant les réseaux d'amis sur Facebook. Aucune information personnelle (nom, écoles fréquentées,…) présente sur le site n’est utilisée.</p> <a name="eztoc111055_2" id="eztoc111055_2" class="anchor"></a><h3>Participer à l'expérience</h3><p>L'application proposée a pour but de tester la validité du modèle. Elle propose aux personnes acceptant de participer à l’expérience différentes communautés de personnes, générées automatiquement à partir de leurs amis. Elle leur demande ensuite d’évaluer la pertinence de ces communautés, puis leur offre la possibilité de créer instantanément, dans Facebook, des groupes d'amis correspondant à ces communautés. Ainsi, elles pourront maîtriser de manière plus simple la diffusion des informations qu’elles publient sur Facebook en fonction de leurs différents types d’amis.</p> <p>En utilisant l'API mise à disposition par Facebook, les membres de l’équipe DNET peuvent s’interfacer avec les comptes des personnes qui acceptent de participer à l’expérience. Ils ont alors accès aux informations du compte, qu’ils peuvent utiliser pour leurs recherches, tout en respectant leur confidentialité, les identifiants des comptes étant anonymisés.</p> Trois questions à Eric Fleury, coordonnateur de l'expérience Fellows http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/interview-eric-fleury-fellows Wed, 16 Feb 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Dans le cadre de ses activités de recherche, l’équipe DNET lance Fellows, une expérience sociale sur Facebook. Le but : améliorer la confidentialité et la diffusion d'informations sur les réseaux sociaux. Eric Fleury, coordonnateur de Fellows, explique son fonctionnement et ses objectifs.</p> <a name="eztoc130324_1" id="eztoc130324_1" class="anchor"></a><h3>Quel est l'intérêt de cette expérience pour l'utilisateur ?</h3><p><strong>Eric Fleury :</strong>&nbsp;La dernière décennie a été le témoin de l’émergence des réseaux sociaux en ligne, <a href="http://www.facebook.com/" target="_blank">Facebook </a>étant le plus omniprésent. Si ces services sur internet ont amorcé un changement profond dans les modes de communication, ils ne sont pas encore à l’image de la réalité. En particulier, alors que les interactions sociales se partagent entre plusieurs groupes - famille, amis proches, collègues, etc.- sur Facebook tous les liens entre individus sont similaires : tout le monde est «ami». Cette granularité grossière entraîne pour l’utilisateur une impossibilité de séparer ces différents groupes, ce qui soulève d’importantes problématiques de confidentialité. Ces derniers mois, la presse généraliste s’est fait écho de faits divers en lien avec la publication d’informations sur Facebook. Qu’il s’agisse de <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/11/19/un-licenciement-pour-des-propos-tenus-sur-facebook-juge-legal_1442142_651865.html" target="_blank">licenciements </a>ou de <a href="http://www.slate.fr/lien/33157/facebook-preuve-divorce" target="_blank">divorces</a>, la plupart sont provoqués par la publication d’un statut, d’une photo, d’un lien, etc. visible de tous les amis de son auteur. Malgré ce que pourraient laisser penser ces événements, il existe des moyens de contrôler les destinataires d’un message publié sur Facebook en créant des listes d'amis. Cependant, ceux ci sont peu mis en avant et prennent du temps à créer, car il est nécessaire d’ajouter un par un chacun des membres à la liste. Dans ce contexte, il est nécessaire de pouvoir consolider la structure sociale en ligne de manière transparente. C’est pourquoi nous proposons aujourd’hui <a href="http://fellows-exp.com/" target="_blank">Fellows</a>, une méthode permettant de générer automatiquement les différents groupes sociaux auxquels un individu appartient.</p> <a name="eztoc130324_2" id="eztoc130324_2" class="anchor"></a><h3>Comment fonctionne Fellows ?</h3><p><strong>Eric Fleury</strong>&nbsp;: Pour ce faire, nous exploitons uniquement les informations de connexions entre individus,&nbsp; i.e. « qui est ami avec qui », et nous nous appuyons sur des résultats établis de la sociologie que nous introduisons dans le domaine de l’analyse des réseaux au sens large sous la forme d’une mesure, la cohésion, qui quantifie à quel point un ensemble de personnes forme un groupe au sens social du terme. Cette mesure sert de pierre angulaire à un algorithme de génération de groupes. De manière à valider le modèle de groupes sociaux que nous avons établi, il est nécessaire que nous le confrontions à la réalité. C’est pourquoi nous avons développé une expérience consistant à présenter à un utilisateur de Facebook la liste des groupes que nous calculons et à lui demander d’évaluer la pertinence de chacun d’eux. Par ailleurs, nous proposons — si l’utilisateur le souhaite — de créer automatiquement des listes d’amis dans Facebook, réduisant ainsi le temps nécessaire à la configuration de cette fonctionnalité.</p> <a name="eztoc130324_3" id="eztoc130324_3" class="anchor"></a><h3>Quels sont les premiers résultats de l'expérience ?</h3><p><strong>Eric Fleury</strong>&nbsp;: Lancée le 14 février 2011, Fellows fournit des résultats préliminaires encourageants. Les 850 premiers participants ont généré presque 20 000 groupes, en ont noté plus des trois quarts et ont créé plus de 4 000 listes sur Facebook. Presque deux tiers des groupes notés ont été jugés pertinents ou très pertinents. Pour finir, on observe qu’il existe une corrélation entre la cohésion et les notes données à chaque groupe. Nous sommes donc confiants dans la qualité de la mesure que nous avons introduite. Néanmoins, nous avons besoin d’un grand nombre de participants à cette expérience de manière à affiner nos résultats. Nous vous invitons donc à la diffuser au plus grand nombre.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>L'equipe DNET</strong>&nbsp;est commune à l'institut et à l'<a href="http://www.ens-lyon.eu/41589846/0/fiche___pagelibre/" target="_blank">École Normale Supérieure de Lyon</a>, au sein du <a href="http://www.ens-lyon.fr/LIP/web/" target="_blank">laboratoire LIP</a>&nbsp;(Laboratoire de l'Informatique du Parallélisme). Elle conduit des recherches théoriques et expérimentales sur les réseaux sociaux afin de mieux appréhender leur structuration et la dynamique des processus de diffusion d'information en leur sein. Elle est dirigée par <a href="http://perso.ens-lyon.fr/eric.fleury/" target="_blank">Eric Fleury</a>, professeur ENS Lyon. Les travaux de recherche liés à fellows et l'expérimentation associée sont menés par <a href="http://www.ens-lyon.fr/LIP/D-NET/2010/adrien-friggeri/" target="_blank">Adrien Friggeri</a>, doctorant dans l'équipe DNET.</p> </div> </div> FIT : un équipement d'excellence pour l'Internet du futur http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/fit-pour-l-internet-du-futur Fri, 21 Jan 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le centre de recherche Inria Grenoble - Rhône-Alpes est associé à &quot;l'Équipement d'Excellence&quot; FIT (Future Internet of Things), l'un des 5 projets d'avenir en Sciences informatiques, financé par le grand emprunt du Ministère de la Recherche. Porté à l'institut par l'équipe DNET, ce projet vise à constituer un réseau national matériel et logiciel afin de tester en grandeur réelle les futures technologies de l’Internet.</p> <p>Les enjeux scientifiques dans le domaine de l’internet peuvent se décliner par une utilisation des ressources du réseau dynamique, par une interopérabilité totale et par une capacité d’extension quasi infinie.</p> <p>L'équipement d'excellence FIT a pour objectif de développer sur différents sites et tester en grandeur réelle un ensemble de plateformes expérimentales incluant des réseaux filaires et sans fil, des objets communicants, des capteurs, et de gérer la mobilité. Ces plateformes permettront l’évaluation et le développement des protocoles et algorithmes préparant l’Internet des objets. L’originalité est d’offrir un système d’accès unifié à l’ensemble des plateformes, ouvert à la communauté scientifique. </p> <p>FIT est l'un des lauréats de l'appel à projet ministériel &quot;Equipex&quot; lancé en juin 2010. Il est conduit par le Laboratoire d'Informatique de Paris 6 (LIP6-UPMC) en partenariat avec le CNRS, l'Université de Strasbourg et l'Institut Télécom. Porté à l'institut par l'équipe-projet DNET, il implique aussi les équipes-projets Inria HIPERCOM, POPS, PLANETE et SWING.</p> Bernard Tourancheau : Vers un monde d’objets interconnectés http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/interview-b.-tourancheau-internet-du-futur Sun, 16 Jan 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Internet du futur : objets intelligents interconnectés, c’est le sujet du séminaire IN'Tech qui se déroulera le 20 janvier 2011 à Grenoble. Bernard Tourancheau, professeur à l’université de Lyon1 et membre de l’équipe SWING, organise cet événement qui permettra de mettre en contact les acteurs régionaux d’un domaine éminemment prometteur. </p> <a name="eztoc68840_1" id="eztoc68840_1" class="anchor"></a><h3>Pourquoi une rencontre sur l’internet des objets aujourd’hui ?</h3><p><strong>Bernard Tourancheau :</strong>&nbsp;Nous sommes clairement dans une configuration technologique, économique et sociale favorable au déploiement de l’internet des objets. Première raison : la conjonction de la miniaturisation toujours plus poussée des systèmes et du passage d’un seuil dans leurs coûts de production. Il est aujourd’hui possible de mettre un système de calcul, de mémoire et de communication sur une puce produite en masse à un coût extrêmement bas et de l’utiliser de façon efficace pour réaliser l’interconnexion d’objets. </p> <p>Un autre changement contribue à mon sens à rendre effectif un marché convoité depuis une dizaine d’année par la domotique sans réel succès industriel. C’est la priorité dévolue aujourd’hui à la maîtrise de la consommation énergétique dans les bâtiments, ces derniers étant responsables de la moitié de la consommation énergétique au sein de l’OCDE. Là encore, il y a conjonction entre l’évolution de l’électronique qui permet de fournir à très bas coût les capteurs et actionneurs permettant les mesures de consommation énergétique et leur contrôle automatique, et le déploiement des connexions réseaux chez les particuliers (orangebox, freebox, etc.) qui fournissent un point de connexion aisé pour tous les objets de la domotique et des réseaux de distribution d’électricité intelligents (smart-grid).</p> <a name="eztoc68840_2" id="eztoc68840_2" class="anchor"></a><h3>Les industriels sont-ils très présents sur ce créneau ?</h3><p><strong>Bernard Tourancheau :</strong>&nbsp;Oui, l’internet des objets est aujourd’hui une vraie problématique pour la gestion technique des bâtiments (GTB) par exemple, mais également de façon très large pour les télécommunications, l’électronique, l’industrie du contrôle, les opérateurs fournissant des services à distance mais aussi le secteur bancaire, avec la sécurisation des transactions et l’authentification indispensable à l’essor de l’internet des objets. Preuve de cet engouement : le nombre de partenaires industriels (télécoms, électronique, réseaux, équipementiers, services, etc.) impliqués dans l’alliance Ipso (IP for smart objects) pour la promotion de l’internet des objets, alliance à laquelle participe également l’Inria. Un autre exemple est fourni par le gros projet industriel financé par Oséo, Homes (Habitat et bâtiment optimisé pour la maîtrise de l'énergie et les services), piloté par Schneider Electric et regroupant de nombreux partenaires. Son ambition est de réduire la consommation énergétique des bâtiments de 20%. Les aspects de ce projet concernant les objets communicants seront présentés au cours de notre journée du 20 janvier.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;</p> <a name="eztoc68840_3" id="eztoc68840_3" class="anchor"></a><h3>Quel est l’objectif du séminaire IN’Tech du 20 janvier à Grenoble ?</h3><p><strong>Bernard Tourancheau :</strong>&nbsp;Les rencontres sont destinées à mettre en réseau les acteurs de la région Rhône-Alpes autour de cette problématique. Les possibilités de nouvelles applications sont innombrables et les applications existant aujourd’hui, consistant par exemple à proposer des restaurants géolocalisés sur iphone, étaient inimaginables il y a seulement un an. De grandes firmes comme Cisco ou Schneider Electric participent au séminaire, mais aussi des PME très dynamiques dans le secteur : Watteco, qui travaille sur l’interconnexion des objets sur le courant porteur ; Karrus, start-up issue de l’Inria qui développe des systèmes de régulation du trafic routier basés sur des réseaux de capteurs ; ou encore HiKoB dont l’exposé portera sur l’enregistrement des données physiologiques d’un coureur de marathon pour un retour technico-médical. Les technologies développées par ces start-up peuvent très facilement être mises à profit pour concevoir, par exemple, un système de suivi permanent de malade en ville ou pour proposer de nouveaux services aux automobilistes. </p> <a name="eztoc68840_4" id="eztoc68840_4" class="anchor"></a><h3>Quels sont les défis scientifiques à relever pour concrétiser l’internet des objets ? &nbsp;</h3><p><strong>Bernard Tourancheau :</strong>&nbsp;Un élément incontournable pour que l’internet des objets tienne ses promesses est d’assurer l’interopérabilité des objets, c’est-à-dire de faire en sorte que les centaines de milliards d’objets connectés par internet soient capables de dialoguer. Pour cela, il est impératif de dépasser les solutions propriétaires et de définir des standards. Deux équipes de l’Inria contribuent à ce volet « certification » d’IPv6 et au moins 8 autres équipes contribuent aux autres aspects indissociables de la technologie : le développement de systèmes de communication sans fil ou sur le courant porteur, l’optimisation du routage, l’amélioration de la durée de vie des systèmes et l’accroissement de leur performance par des techniques d’agrégation de données, la sécurité, les middleware et les services associés.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc68840_5" id="eztoc68840_5" class="anchor"></a><h3><strong>« Avoir des retours d'expérience sur les nouveaux standards »</strong></h3><p>&quot;J'espère en particulier avoir l'occasion durant le séminaire de savoir comment les gens ont utilisé le nouveau standard de routage RPL. Ce standard a été officialisé récemment et nous souhaitons l'utiliser pour changer de « support » de communication (de couche physique) de façon transparente. C'est important pour nous car nous développons des systèmes utilisant le courant porteur et les radio-fréquences. Nos systèmes s’appliquent entre autres aux objets communicants et nous visons en premier lieu la domotique. Ce domaine - très en retard du point de vue standardisation - est en train de se connecter au monde informatique, ce qui permet d'utiliser IP, le protocole de communication d'internet, facilitant ainsi la création des systèmes et leur maintenance. La couche IP et le système de routage RPL vont nous permettre de combiner, dans la maison, des systèmes de commande sur courant porteur (pour la chaudière au sous-sol) et par radio-fréquence (pour la télécommande ou le capteur de température), de façon transparente pour les utilisateurs et les développeurs. C'est pourquoi le retour d'expérience des chercheurs et des autres industriels m'intéresse.&quot;</p> <p><strong>Michel Gaeta, </strong>directeur technique de <a href="http://www.watteco.com/" target="_blank">Watteco</a><strong>&nbsp;</strong></p> </div> </div> Remise de prix aux Olympiades de Mathématiques 2010 http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/remise-prix-olympiades-mathematiques-2010 Fri, 10 Dec 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>François Sillion a remis le premier prix des Olympiades de Mathématiques 2010 au lauréat de l'académie de Grenoble.</p> <p>Pour cette nouvelle édition des Olympiades de mathématiques, compétition nationale ouverte aux élèves des classes de Première, l'Inria Grenoble Rhône-Alpes s'est associé au Rectorat de Grenoble en remettant le 1er Prix de l'Académie de Grenoble au lauréat 2010.</p> <p>

Ce vendredi 10 décembre, <strong>François Sillion</strong>, Directeur du Centre de Recherche, a ainsi remis en main propre un ordinateur portable de qualité professionnelle à Sergio Vega, élève de 1<sup>ère</sup> &nbsp;S du Lycée Europole. Ils étaient 5 élèves des établissements de l'Académie de Grenoble à être récompensés pour leurs résultats : Sergio Vega, Sophie Zang, Nicolas Tollenaere, Cédric Vignal et Aude Casejuane.</p> <p><strong>Marie-Paule Cani</strong> (professeure à l’institut polytechnique de Grenoble, responsable de l’équipe-projet «&nbsp;Evasion&nbsp;» commune au LJK et Inria) a donné une conférence sur le thème «&nbsp;les Mathématiques&nbsp; cachées des mondes virtuels&nbsp;». </p> <p>Pour rapprocher l'univers de la recherche en mathématiques de celui des lycées, l'Inria engage des actions vers les jeunes et développe les partenariats avec l'Éducation nationale notamment en s'associant aux Olympiades de mathématiques. Les objectifs des Olympiades trouvent en effet un écho particulier à l'institut puisque l''institut mène une politique active auprès des jeunes pour développer leur intérêt pour les sciences, leur faire connaître la recherche en informatique et en mathématiques et les innovations dont ces disciplines sont à l'origine telles que l'internet, le téléphone mobile, la carte à puce, etc.</p> Une puce qui circulerait dans les vaisseaux sanguins pour prévenir les maladies cardio-vasculaires http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/jeu-concours-imaginez-une-technologie-du-futur Wed, 08 Dec 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Les résultats du Jeu-concours &quot;Imaginez une technologie du futur&quot; Fête de la science 2010. Guillaume Berthier en classe de 5ème au collège du Grésivaudan a obtenu le 1er prix du jeu-concours &quot;Imaginez une technologie du futur&quot; organisé lors de la Fête de la science 2010. Son prix (un iPod touch) lui a été remis mercredi 8 décembre.</p> <a name="eztoc66726_1" id="eztoc66726_1" class="anchor"></a><h3>Quelle est ta technologie du futur ?</h3><p><strong>Guillaume Berthier</strong><strong>: </strong>Une puce qui circulerait dans les vaisseaux sanguins pour prévenir les maladies cardio-vasculaires (détection des caillots) pour les personnes âgées.</p> <a name="eztoc66726_2" id="eztoc66726_2" class="anchor"></a><h3>Peux-tu nous expliquer ce choix ?</h3><p> <strong>Guillaume Berthier</strong> <strong>: </strong>J'ai participé à l'atelier &quot;Nanotechnologies : comment simuler l'infiniment petit ?&quot; lors de la fête de la science et cet atelier m'a inspiré. Un proche de mes amis a du être immobilisé suite à un accident durant quelque temps; il s'était cassé la jambe. Un caillot de sang a failli remonter jusqu'au cœur, ceci aurait pu le tuer.<br /> Je me suis dit qu'on pourrait inventer une puce miniature sur laquelle il y aurait une caméra qui circulerait dans le corps et avertirait d'un potentiel danger (caillots, organe bouché...).</p> <a name="eztoc66726_3" id="eztoc66726_3" class="anchor"></a><h3>As-tu des passions ?</h3><p><strong>Guillaume Berthier</strong><strong>: </strong>J'aime savoir comment fonctionne un ordinateur mais aussi une voiture (moteur à explosion) et j'aime les matières scientifiques en général !</p> <a name="eztoc66726_3_0_1" id="eztoc66726_3_0_1" class="anchor"></a><h5>Découvrez les propositions de tous les participants.</h5> <div class="object-center xml_medium"> <p> <object width="480" height="270" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://static.inria.fr/www/videos/grenoble/Ma technologie du futur.flv&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Aurelien Francillon - Prix de thèse 2009 Grenoble INP http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/aurelien-francillon-prix-these-2009-grenoble-inp Tue, 30 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Aurélien Francillon, ancien doctorant de l'équipe-projet Planète est l'un des lauréats du prix de thèse 2009 Grenoble INP.</p> <p>La remise du prix aura lieu le 30 novembre 2010 a Grenoble INP. Sa thèse, effectuée sous la direction de Claude Castelluccia, étudie les attaques logicielles dans le contexte des systèmes embarques communicants de type réseaux de capteurs et propose des architectures mémoires modifiées et des méthodes logicielles pour éviter ces attaques (y compris sur les protocoles d'attestation de codes).</p> Jean-Pierre Verjus, conseiller de l’Inria, reçoit le diplôme d’honneur de Grenoble Ecole de Management http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/jean-pierre-verjus-diplome-honneur-grenoble-ecole-management Tue, 09 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>L’Inria Grenoble - Rhône-Alpes et l’École de Management des Systèmes d’Information (Grenoble École de Management) ont organisé un workshop scientifique le 9 novembre 2010, en l’honneur de Jean-Pierre Verjus, pour célébrer son parcours exceptionnel depuis plus de 40 ans au service de l’enseignement et de la recherche. A cette occasion, il a reçu le &quot;Diplôme d'Honneur&quot; de Grenoble École de Management.</p> <a name="eztoc59595_1" id="eztoc59595_1" class="anchor"></a><h3>Une personnalité grenobloise distinguée</h3><p><em>« Un diplôme d’honneur est décerné à une personne emblématique, qui nous a aidés à bâtir notre institution et à accroître sa visibilité professionnelle et / ou géographique. Cette personne se doit d’incarner une fonction académique et / ou économique compatible avec notre domaine d’activité et délimitée par nos quatre bornes historiques : MANAGEMENT - TECHNOLOGIE - INNOVATION – ENTREPRENEURIAT»</em>, explique Thierry Grange directeur de Grenoble Ecole de Management. </p> <p>Il poursuit : <em>« Jean-Pierre Verjus est le premier de ceux à qui nous remettons un Diplôme d’honneur qui peut se féliciter d’avoir une double expérience de réussite&nbsp; économique et académique. Nous avons eu une longe « fréquentation » avec Jean-Pierre Verjus mais c’est surtout depuis 2004 que nous avons un parcours commun grâce à son aide pour lancer la 4ème école de Grenoble Ecole de Management : l’Ecole de Management des Systèmes d’Information. (EMSI Grenoble) »</em></p> <p><em>«&nbsp;La carrière de Jean-Pierre Verjus est un modèle de ce qui s’appelle savamment l’entrepreneuriat académique et que nous connaissons bien à Grenoble Ecole de Management. Il a fondé deux laboratoires de recherche, il a été un dirigeant chevronné à l’Inria mais il a surtout été un innovateur dans la formation en management des Systèmes d’Information.&nbsp;»</em></p> <a name="eztoc59595_2" id="eztoc59595_2" class="anchor"></a><h3>Toute une journée dédiée à Jean-Pierre Verjus</h3><p> Le workshop &quot;Concurrence et parallélisme : des modèles aux systèmes&quot; a rassemblé des orateurs sur les thèmes de recherche abordés par Jean-Pierre Verjus au cours de sa carrière, à savoir : les systèmes et compilateurs conversationnels, l'adressage et la synchronisation dans les systèmes distribués et les réseaux informatiques, la spécification, la conception et la preuve de programmes parallèles et distribués.<br /> Cette journée est organisée pour Inria et Grenoble Ecole de Management, à l'occasion de la conférence « Free Open Source Software for Academia » (fOSSa 2010).</p> Une fête de la Science 2010 réussie ! http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/fete-de-la-science-2010-reussie Wed, 03 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>A l'occasion de la 5ème édition des portes ouvertes d'Inria Grenoble-Rhône-Alpes, le centre de recherche a ouvert ses portes au public les vendredi 22 et samedi&nbsp;23 octobre afin de lui faire découvrir les sciences numériques. </p> <p>Plus de 750 personnes dont environ 180 scolaires ont été accueillis sur les deux jours.</p> <p>9 ateliers, démonstrations ou conférences ont été proposés par les équipes de recherche IBIS, D-NET, E-MOTION, MESCAL, NANO-D, PLANETE, POP-ART, WAM et le club de robotique CRAP :</p> <ul> <li>Robot collecteur d'objets </li> <li>Vérifier la fiabilité des logiciels </li> <li>Comment simuler l'infiniment petit </li> <li>L'aide au déplacement des malvoyants </li> <li>Informatique et génomes (samedi uniquement) </li> <li>Comment se déplace un robot ? </li> <li>Fermez les rues, vous irez plus vite au travail ! </li> <li>Expérience inédite d'un marathonien au cœur du désert marocain (vendredi uniquement) </li> <li>A l'attaque des codes secrets (vendredi uniquement)</li> </ul> <a name="eztoc58608_1" id="eztoc58608_1" class="anchor"></a><h3>Jeu-concours &quot;Imaginez une technologie du futur&quot;</h3><div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>Découvrez les idées de technologies du futur qui ont été suggérées à l'occasion du jeu &quot;Imaginez une technologie du futur&quot; pour les visiteurs de 8 à 25 ans<em>.</em></strong></p> <a name="eztoc58608_1_1" id="eztoc58608_1_1" class="anchor"></a><h4>Les bonnes réponses :</h4><a name="eztoc58608_1_1_1" id="eztoc58608_1_1_1" class="anchor"></a><h5>1. Quels sont les dispositifs utilisés par BIP pour “voir” et se déplacer dans son environnement ?</h5><p>Pour “voir” et se déplacer dans son environnement, sans tomber ni trébucher, <strong>des dispositifs sensoriels (capteurs) </strong>lui transmettent les informations nécessaires pour savoir à chaque instant dans quel état il se trouve et quelle est sa situation par rapport à l’environnement extérieur</p> <a name="eztoc58608_1_1_2" id="eztoc58608_1_1_2" class="anchor"></a><h5>2. Quel est le nombre total de degrés de liberté des articulations de BIP ?</h5><p> <strong>15 degrés de liberté</strong><br /> Il fallait compter : 3 degrés de liberté sur le bassin + 3 degrés de liberté sur chaque hanche (6) + 1 degré de liberté sur chaque genou (2) + 2 degrés de liberté par cheville (4)</p> <a name="eztoc58608_1_1_3" id="eztoc58608_1_1_3" class="anchor"></a><h5>3. Dans quelle ville se trouve le jumeau de BIP ?</h5><p><strong>A Poitiers</strong></p> <a name="eztoc58608_1_1_4" id="eztoc58608_1_1_4" class="anchor"></a><h5>4. Combien de start-up ont été créées par l’Inria Grenoble Rhône-Alpes ?</h5><p><strong>20 start-up</strong>&nbsp;créées depuis 1998</p> <a name="eztoc58608_1_1_5" id="eztoc58608_1_1_5" class="anchor"></a><h5>5. Quels sont les domaines d’application des technologies du numérique développées par l’Inria ?</h5><p> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Ordinateurs de bord</strong><br /> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Réseaux auto-organisés</strong><br /> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Systèmes biologiques</strong><br /> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Évolutions climatiques</strong><br /> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Nano-objets</strong><br /> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Assistance aux personnes à autonomie réduite</strong></p> <a name="eztoc58608_1_1_6" id="eztoc58608_1_1_6" class="anchor"></a><h5>6. Trouvez l’intrus parmi les rubriques « Interstices »(cochez l'intrus)</h5><p> &nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Ludique<br /> <strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Expérimenter</strong><br /> &nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Découvrir<br /> &nbsp;&nbsp; &nbsp;•&nbsp;&nbsp; &nbsp;Débattre</p> </div> </div> L'équipe PLANETE obtient le premier prix de la compétition SAT Race 2010 http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/verification-systemes-complexes Tue, 28 Sep 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>CryptoMiniSat, logiciel de vérification de logiciels ou d'architectures matérielles complexes, remporte le premier prix de la compétition internationale SAT Race 2010.</p> <p>Vérifier la fiabilité ou le bon fonctionnement d'un logiciel, d'un process ou d'un composant matériel est primordial dans de nombreuses applications industrielles. </p> <p>Ces vérifications sont parfois complexes lorsque le système comporte des millions de paramètres ou états possibles pour l'ensemble des différents éléments qui le composent. Une technique de vérification de ces systèmes complexes consiste à décrire le système sous forme de contraintes et propriétés de fonctionnement&nbsp; (description CNF) puis à vérifier la cohérence ou &quot;satisfaisabilité&quot; de toutes ces contraintes. Il s'agit de la résolution de problèmes SAT (Satisfaibility problem). </p> <p> Pour contribuer aux recherches sur ce sujet, l'équipe <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/reseaux-et-telecommunications/planete" target="_self">Planète</a>&nbsp;de Grenoble, a développé le logiciel de vérification : CryptoMiniSat. <br /> Ce logiciel (de type SAT solver) a été spécialement développé pour les vérifications en cryptographie mais il est applicable à tout problème SAT. <br /> En juillet 2010, CryptoMiniSat&nbsp; a remporté le &quot;<a href="http://baldur.iti.uka.de/sat-race-2010/results.html" target="_self">SAT Race 2010</a>&quot;, challenge international organisé à l'occasion de la conférence internationale annuelle dédiée aux problèmes SAT.</p> <p>Parmi les 20 logiciels, industriels ou académiques, participants au challenge, CryptoMiniSAT a obtenu les meilleures performances de résolution et de vitesse d'exécution sur un corpus de 100 applications-tests, issues des domaines de la cryptographie et de la vérification matérielle et logicielle. </p> <p>Avec ses 10 000 lignes de code spécifiques, en complément du coeur logciel de base des logiciels SAT, CryptoMiniSat prend en compte 15 critères de vérification mathématique supplémentaires dont :</p> <ul> <li>des clauses XOR pour traiter plus rapidement les problèmes de vérifications logicielles et de cryptographie</li> <li>des algorithmes plus élaborés pour forcer des variables à des valeurs fixes</li> <li>un arbre de recherche plus aléatoire pour trouver des solutions&quot;satisfiables&quot; plus rapidement</li> <li>une estimation hybride de valeur des clauses pour une approximation plus fine des solutions</li> </ul> Fête de la Science 2010 - L'Informatique partout pour tous ! http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/fete-de-la-science-2010 Mon, 13 Sep 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Inria Grenoble - Rhône-Alpes ouvrira ses portes au public à l'occasion de de la Fête de la Science 2010, du 22 au 23 octobre 2010.</p> <p>Le centre de recherche Inria Grenoble - Rhône-Alpes ouvre ses portes au public et propose des démonstrations et échanges avec les scientifiques. Inria apporte des technologies numériques répondant aux besoins de la société pour la santé, l'environnement, la communication, la sécurité informatique ou les transports.</p> <p>Découvrez les technologies de demain : robots autonomes pour la maison, environnement augmenté de sources sonores virtuelles, capteurs de mesure de performances de marathonien, simulation de molécules biologiques pour la santé, sécurité des échanges informatisés.</p> <a name="eztoc20922_1" id="eztoc20922_1" class="anchor"></a><h3>Vendredi 22 octobre - Scolaire (sur inscription)</h3><a name="eztoc20922_1_1" id="eztoc20922_1_1" class="anchor"></a><h4>Organisation des ateliers</h4><p>Les ateliers sont proposés aux classes de Première et Terminale scientifiques, aux classes préparatoires scientifiques et aux écoles d'ingénieur.</p> <ul> <li>1 classe choisit 1 atelier,</li> <li>1 atelier contient 4 démonstrations,</li> <li>durée d'un atelier : environ 2h30</li> </ul> <a name="eztoc20922_1_2" id="eztoc20922_1_2" class="anchor"></a><h4>Programme des ateliers</h4><a name="eztoc20922_1_2_1" id="eztoc20922_1_2_1" class="anchor"></a><h5>Atelier n°1</h5> <ul> <li>Comment se déplace un robot ?</li> <li>Fermez les rues, vous irez plus vite au travail ! </li> <li>&nbsp;Expérience inédite d'un marathonien au cœur du désert marocain</li> <li>Robot collecteur d'objets</li> </ul> <a name="eztoc20922_1_2_2" id="eztoc20922_1_2_2" class="anchor"></a><h5>Atelier n°2</h5> <ul> <li>A l'attaque des codes secrets</li> <li>L'aide au déplacement des malvoyants</li> <li>Expérience inédite d'un marathonien au cœur du désert marocain</li> <li>Robot collecteur d'objets</li> </ul> <a name="eztoc20922_1_2_3" id="eztoc20922_1_2_3" class="anchor"></a><h5>Atelier n°3</h5> <ul> <li>Nanotechnologies : comment simuler l'infiniment petit</li> <li>Vérifier le fiabilité des logiciels</li> <li>Expérience inédite d'un marathonien au cœur du désert marocain</li> <li>Robot collecteur d'objets</li> </ul> <a name="eztoc20922_1_2_3_0_1" id="eztoc20922_1_2_3_0_1" class="anchor"></a><h6>Inscription obligatoire avant le vendredi 8 octobre 2010</h6><a name="eztoc20922_2" id="eztoc20922_2" class="anchor"></a><h3>Samedi 23 octobre - Grand public (Inscription sur place<em>)</em></h3><p>Préparez votre visite et consultez le programme.</p> Innovations technologiques présentées à GIF - Grenoble Innovation Fair 2010 http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/grenoble-innovation-fair-2010 Fri, 10 Sep 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Inria présente ses dernières innovations technologiques lors de &quot;Grenoble Innovation Fair&quot;, 5-6 octobre 2010. Conception de nano-systèmes, calculs en prévisions météorologiques, analyse d' image IRM 3D d'un cerveau, gestion de trafic routier, .... Découvrez les 7 technologies innovantes présentées pour Inria.</p> <p>GIF10 - <a href="http://www.grenoble-innovation-fair.com/" target="_self">Grenoble Innovation Fair</a>&nbsp;est un événement international, unique en France, qui rassemblera pendant 2 jours, jeunes sociétés à fort potentiel de croissance, laboratoires de recherche et groupes industriels.</p> <a name="eztoc16890_1" id="eztoc16890_1" class="anchor"></a><h3><a href="/centre/grenoble/innovation/nos-technologies/logiciels" target="_self">Les 7 technologies présentées pour Inria</a></h3> <ul> <li> LOCUS : Identification et localisation de structures et tissus dans des IRM cérébrales<br /> Florence Forbes, équipe-projet MISTIS</li> <li> METEODC : Calculs sur clusters hétérogènes - Application aux prévisions météorologiques<br /> Laurent Debreu, équipe-projet MOISE / Laboratoire jean Kuntzmann</li> <li> SAMSON: La conception de nanosystèmes assistée par ordinateur<br /> Stéphane REDON, équipe-projet Inria NANO-D</li> <li> KARRUS : Systèmes de gestion avancée du trafic routier<br /> Carlos Canudas de Wit, équipe-projet Necs<br /> Denis Jacquet, société Karrus</li> <li> MOSIC : Simulation of switching electronic circuits and of mechatronic systems with impacts and friction<br /> Bernard Brogliato, équipe-projet BIPOP</li> <li> SYSFERA : Edition de logiciels et conseil pour l'optimisation de l'usage des infrastructures informatiques et de cloud Computing pour des applications intensives<br /> Frédéric Desprez, équipe-projet GRAAL<br /> David Loureiro, société SysFera</li> <li> HIKoB : Dispositif innovant de capteurs communicants - Solution utilisée lors du Marathon des Sables 2010 (X-trem-log)<br /> Guillaume Chelius, équipe-projet DNET</li> </ul> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc16890_1_1" id="eztoc16890_1_1" class="anchor"></a><h4>Les rencontres GIF</h4> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble2/actualites-images/grenoble-innovation-fair-2010-poster/16942-1-fre-FR/grenoble-innovation-fair-2010-poster_vignette_resume.gif" width="110" height="130" alt="Grenoble Innovation Fair 2010" title="Grenoble Innovation Fair 2010" /> </span> </p></div> <p>L'objectif des rencontres GIF : stimuler et développer de nouvelles collaborations ainsi que des transferts de technologie, autour du concept de l'innovation partagée.</p> <p>Les temps forts de GIF 2010 : démonstration de plus de 100 technologies innovantes labellisées issues de l'arc alpin, conférences autour du thème Innovation et croissance durable, échanges et rendez vous d'affaires, Networking au travers du réseau GIF et Trophée GIF10.</p> </div> </div>