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10/12/2009
Sciences de l’environnement
L’INRIA et le CEMAGREF analysent les courants
Le centre de recherche INRIA de Rennes accueille cette année FLUMINANCE, une nouvelle équipe-projet commune à l’INRIA et au CEMAGREF. Son originalité : allier les compétences des chercheurs de l’INRIA en analyse et traitement d’images avec celles des chercheurs en mécanique des fluides du CEMAGREF. Les courants polluants et les tornades n’ont qu’à bien se tenir !
L'idée est simple : coupler des techniques innovantes d'analyse
d'images aux modèles physiques afin d'observer des écoulements
fluides d’eau ou d’air. Depuis 5 ans, l'INRIA et le CEMAGREF collaborent dans la continuité du projet FLUID. Ce projet est financé par la Commission européenne et coordonné par Etienne Mémin, chercheur à l'INRIA. "À l'époque, le CEMAGREF venait de se doter d’une soufflerie des plus innovantes sur son centre rennais"
se remémore Etienne Mémin. "Ils cherchaient de meilleures méthodes d'analyse d'images afin d'analyser leurs écoulements expérimentaux et industriels. Une problématique des plus intéressantes par rapport à nos propres recherches". Cette collaboration dans FLUID et dans d’autres projets soutenus par l’Etat et la Région Bretagne devient en
2009, FLUMINANCE, une équipe de recherche à part entière commune, aux deux organismes et dirigée par Etienne Mémin.
Turbulences atmosphériques
L’équipe FLUMINANCE souffle un vent nouveau sur les méthodes d’analyse du mouvement fluide par l’image. Les techniques classiques s'appuient sur des hypothèses générales décorrélées du phénomène observé. Au contraire, celles de l’équipe FLUMINANCE visent à analyser la séquence dans son ensemble en la couplant avec un modèle de la dynamique de l'écoulement. Il s’agit d’extraire le plus fidèlement possible, à partir de l’information contenue dans l’image, des mouvements qui respectent les lois de la mécanique des fluides et de la turbulence. "À la fin, nous obtenons des champs de vitesses décrivant précisément l'évolution de l'écoulement observé," explique le chercheur. " Cela s’applique aux expériences en soufflerie, aux images de nuages, de rivières, ou encore de courants océaniques. Ces techniques, très fiables s'adaptent en particulier aux images satellites et pourront être utilisées en complément de mesures plus traditionnelles dans les endroits du monde où il n’y a pas de stations météorologiques.