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Laboratoire Inria-Urbana Champaign

Françoise Monfort - 30/09/2011

Un prix américain pour une collaboration franco-américaine

Matthieu Dorrier © Matthieu Dorier

Matthieu Dorier, étudiant à l'ENS Cachan, a reçu le 2e prix à l’ACM (Association for Computing Machinery Student Research Competition) organisée en marge de l’International Conference on Supercomputing, à Tucson (Arizona) en juin dernier. Un prix attribué pour des travaux réalisées dans le cadre d'une collaboration entre l'équipe KerData et le Joint Laboratory for Petascale Computing (JLPC), laboratoire commun Inria - Urbana-Champaign.

Sur quel domaine de recherche portait le travail qui vous a valu ce prix ?

Matthieu Dorier  : Mon travail se concentre sur l’interaction entre les simulations à larges échelles et les systèmes de stockage. L’approche que je propose permet de limiter l’impact de l’écriture de données sur les calculs effectués par la simulation. En l’occurrence je travaille avec une simulation de tornades, qui génère énormément de données, et ces données doivent être stockés efficacement. Cette approche pourrait également être adaptée à d’autres domaines, comme des simulations en astrophysique ou en fusion nucléaire.

Comment s’est déroulé votre séjour de 3 mois au laboratoire commun Inria-Urbana Champain ?

Matthieu Dorier  : C’est un contexte optimal pour travailler dans un environnement très agréable où j’ai pu rencontrer des personnes qui m’ont soutenu, parmi lesquelles Franck Cappello, l’un de mes maîtres de stage. A priori, pendant ma thèse que je démarre en septembre, je vais poursuivre mon travail de recherche dans le cadre de cette collaboration, et donc me rendre souvent à l' Université d’Illinois à Urbana-Champaign pour des stages. Cela me permettra notamment d’avoir accès à des plateformes de calcul haute performance américaines et d’être souvent en contact avec le monde de la recherche aux Etats-Unis, sans être gêné par le décalage horaire…

Que représente pour vous cette collaboration entre Inria et l’Université d’Urbana Champaign ?

Matthieu Dorier  : L'un des objectifs du labo commun est de fournir des solutions pour l'exploitation efficace du prochain supercalculateur du NCSA (National Center for Supercomputing Applications), Blue Waters. La France dispose d’un bon candidat, placé dans le top10 mondial, mais les Etats-Unis disposent de nombreux superlcalculateurs très puissants. L’impact de nos papiers sera toujours moins important que celui de papiers présentant des expériences sur plusieurs centaines de milliers de cœurs de calcul. C’est dommage et c’est ce qui fait que nous avons besoin de collaborer avec des équipes américaines comme nous le faisons dans le cadre du « joint lab ».

Mots-clés : ACM Urbana-Champaign Astrophysique Fusion nucléaire Blue Waters JLPC Tornades HPC Supercalculateur

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