http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/(view_mode)/rss fr Les actualités d'Inria Retrouvez toutes les actualités notre Institut Sun, 26 May 2013 04:33:55 +0200 Concours de directeurs de recherche de 2e classe : liste des candidats admissibles http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/concours-dr2-recevabilite2 <p>Les résultats d'admissibilité au concours de directeurs de recherche de 2e classe (DR2) viennent de paraitre. Découvrez la liste des candidats.</p> De l’avenir des accélérateurs pour l’efficacité énergétique http://www.inria.fr/centre/saclay/actualites/de-l-avenir-des-accelerateurs-pour-l-efficacite-energetique ]]> <p>Olivier Temam, directeur de recherche Inria et responsable de l'action exploratoire ByMoore, s’est vu décerner un Google Research Award pour ses recherches sur les architectures de calcul alternatives. La «&nbsp;tendance&nbsp;» est à la conception d'accélérateurs (circuits spécialisés) à base de réseaux de neurones destinés aux systèmes embarqués - tels les data centers - et au service du <em>machine-learnin</em>g.</p> <a name="eztoc660258_1" id="eztoc660258_1" class="anchor"></a><h3>Dans quel contexte se placent vos travaux ? </h3><p>Le contexte est celui de l’obsolescence de la <strong>loi de Moore</strong>*, qui prédisait dans les années 70 que la taille des transistors serait divisée par 2 tous les 18 à 24 mois environ… ce qui s’est vérifié pendant 40 ans mais a désormais <strong>atteint les limites</strong>. Grâce à deux bénéfices&nbsp;essentiels – l’augmentation du nombre de transistors par unité de surface d’une part et leur vitesse de commutation d’autre part - les performances des ordinateurs se sont améliorées durant 4 décennies. Or plusieurs chocs technologiques survenus depuis 2004 sont venus entraver l’amélioration continue de la puissance des architectures de processeurs, notamment à cause de la consommation énergétique, source de dissipation de chaleur. Effectivement, lorsque les transistors commutent ils dégagent davantage d’énergie thermique par unité de temps.</p> <a name="eztoc660258_2" id="eztoc660258_2" class="anchor"></a><h3>Quels sont alors les défis aujourd’hui&nbsp;et quelles sont les tendances ? </h3><p> Dès 2004 l’idée a été de s’orienter vers des <strong>processeurs multicœurs</strong>&nbsp;(constitués donc de plusieurs processeurs). Depuis 2010, de <strong>nouvelles contraintes énergétiques</strong>&nbsp;rendent impossible l’utilisation simultanée de tous les transistors, et forcent à s’éloigner des processeurs/multi-cœurs pour aller vers des circuits plus spécialisés, et donc plus efficaces énergétiquement.<br /> Toute la difficulté est actuellement de trouver un <strong>compromis entre la flexibilité des circuits et leur efficacité</strong>. Il s’agit donc d’un jeu délicat pour résoudre l’équation de la meilleure efficacité avec la moindre consommation.</p> <a name="eztoc660258_3" id="eztoc660258_3" class="anchor"></a><h3>Pourquoi ce Google Research Award ? <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:266px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/saclay/actualites-images/saclay_spider_layout/660239-1-fre-FR/saclay_spider_layout_large.jpg" width="260" height="241" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Architecture SPIDER, projet Arch2Neu </span> </p></div> </h3><p>Toute une panoplie d’applications (reconnaissance vocale, de musique, d’images, navigation GPS, etc.) sont concernées par la <strong>notion de circuits spécialisés</strong>, qui permet de gagner un facteur 100 environ en terme d’efficacité énergétique tout en allant plus vite. ByMoore s’est concentrée sur l’introduction d’<strong>accélérateurs à base de réseaux de neurones</strong>&nbsp;pour plusieurs raisons&nbsp;: d’abord le très grand nombre d’applications basées sur le <em>machine-learning</em>, l’existence de nouveaux algorithmes de <em>machine-learning</em>&nbsp;très performants (<em>Deep Neural Networks</em>), et la capacité des réseaux de neurones à tolérer les défauts de fabrication. L’Action Exploratoire ByMoore étant maintenant terminée, elle va devenir le projet NIAC (<em>Neuro Inspired Accelerators for Computing</em>) exprimant ce focus particulier.</p> <a name="eztoc660258_4" id="eztoc660258_4" class="anchor"></a><h3>Que vous apporte réellement ce soutien du géant Google ? </h3><p>Au-delà de l’aide financière, Google nous apporte deux éléments&nbsp;: d’abord une <strong>validation du potentiel de cette voie de recherche</strong>&nbsp;non conventionnelle, et ensuite un <strong>retour précieux sur les caractéristiques et fonctionnalités</strong>&nbsp;les plus importantes de ces accélérateurs.</p> <a name="eztoc660258_5" id="eztoc660258_5" class="anchor"></a><h3>Comment se dessine l’avenir ? </h3><p> Si nous parvenons à démontrer des gains suffisants en énergie et/ou performance avec ces accélérateurs à base de réseaux de neurones pour des <strong>applications réelles </strong>(telles que celles de Google), nous augmentons la probabilité qu’ils soient un jour intégrés dans les systèmes de calcul, et nous aidons à transformer ces systèmes du tout-processeur en une combinaison de processeurs et d’accélérateurs.&nbsp; &nbsp;<br /> * loi édictée par Gordon Moore, co-fondateur de la société Intel</p> Emmanuel Vincent : les mathématiques au service du son http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/emmanuel-vincent-maths-et-musique ]]> <p>Titulaire d’un&nbsp;DEA&nbsp;«&nbsp;Acoustique, Traitement du signal et Informatique Appliqués à la Musique&nbsp;» et d’un doctorat de l'Université Paris&nbsp;VI&nbsp;effectués à&nbsp;l'IRCAM,&nbsp;Emmanuel&nbsp;Vincent est recruté, comme chargé de recherche à&nbsp;Inria&nbsp;Rennes - Bretagne Atlantique, en 2006 après&nbsp;un post-doctorat effectué à&nbsp;Queen&nbsp;Mary, Université de&nbsp;Londres. </p> <p>C’est depuis le 1er&nbsp;janvier 2013&nbsp;qu’il a rejoint&nbsp;Inria&nbsp;Nancy&nbsp;– Grand Est et plus précisément l’équipe Parole dirigée par Yves&nbsp;Laprie.</p> <p>Musicien, pratiquant la harpe,&nbsp;Emmanuel&nbsp;veut mettre le traitement du signal et les mathématiques au service du son.&nbsp;Un axe central de ses recherches est la séparation de sources, qui consiste à extraire les différentes sources sonores présentes simultanément dans un enregistrement. Même si beaucoup de progrès ont été réalisés depuis vingt ans, cette question reste&nbsp;aujourd’hui un sujet de recherche prégnant. Au-delà de ses applications médiatisées au rehaussement et à la reconnaissance robuste de la parole pour les téléphones portables, la séparation des sources permet d’autres applications comme le rendu 3D et le remixage d'enregistrements musicaux ou de bandes son, des techniques&nbsp;aujourd’hui très attendues dans l’industrie de la musique et du cinéma.</p> <p>À l’inverse de l’image au cœur de la bataille entre fournisseurs de matériel et de contenus, le son est souvent perçu à tort comme secondaire (essayez d'écouter un film ou un débat télévisé sans le son!). Pour cette raison, la recherche amont sur le traitement du signal et de l'information sonore reste encore essentiellement académique et peu de&nbsp;PME&nbsp;se permettent d'investir dans ce secteur. Pour autant, cette industrie devrait exploser dans les années à venir. En effet, les besoins et applications en&nbsp;multimédia, en domotique, en téléphonie et en santé, avec l’accroissement des vidéos personnelles, des aides auditives et des interfaces de commande vocale à distance, ne vont cesser d'augmenter pour gagner en qualité.&nbsp;</p> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/nancy/actualites-images/2013_parole260/659170-1-fre-FR/2013_parole260_medium.jpg" width="200" height="150" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p><em>« Le traitement du signal audio nécessite une exigence de qualité hi-fi: l'oreille est capable de percevoir le moindre artefact de traitement.&nbsp;»</em></p> <p>À l'opposé de la séparation manuelle des sons effectuée par les ingénieurs du son, les techniques de séparation automatique ou semi-automatique conçues par&nbsp;Emmanuel&nbsp;et ses collègues du domaine permettent d'ores et déjà de gagner beaucoup de temps et, pour certaines d'entre elles, de séparer le flux audio en temps réel. Des contrats sont en cours avec le laboratoire de recherche de Canon, comme avec la PME Audionamix ou le studio d'ingénieurs du son MAIA, et un nouvel axe de recherche vient de débuter sur la reconnaissance de la parole&nbsp;dans un environnement bruité. Le logiciel&nbsp;FASST&nbsp;(<em>Flexible Audio Source Separation T</em><em>ool</em><em>box</em>) fournit par ailleurs un ensemble de briques logicielles permettant aux non-experts de développer rapidement un algorithme adapté aux caractéristiques des enregistrements à séparer.</p> <p>Emmanuel&nbsp;souhaite aussi explorer les problèmes émergents associés à l'exploitation des masses de données et au traitement du langage et des connaissances sonores. Ces questions, qui font&nbsp;aujourd'hui&nbsp;l'objet de nombreux travaux dans le domaine du langage naturel et de la parole, restent peu explorées en ce qui concerne la musique, les sons environnementaux ou les langues rares. Sur le plan scientifique, elles soulèvent le défi central de modéliser et d'exploiter les incertitudes sur les signaux, les modèles et les connaissances à tous les étages de traitement. Sur le plan applicatif, elles pourront permettre par exemple à tout un chacun de composer automatiquement de la musique associée à son humeur, ou aux entreprises d'améliorer leur communication grâce au&nbsp;<em>design sonore</em>&nbsp;(1).&nbsp;Nous n'en sommes qu'aux balbutiements de cette nouvelle forme de design qui est appelée à devenir une spécialité centrale&nbsp;dans le domaine du marketing, car tout objet, toute structure aura son identité sonore.</p> <p>(1) D'après la définition des chercheurs de l’IRCAM,&nbsp;le design sonore consiste à&nbsp;«&nbsp;faire entendre une intention&nbsp;».</p> <p><strong><em>Venez rencontrer Emmanuel Vincent et les chercheurs de l'équipe Parole à <a href="http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/les-scientifiques-presents-aux-moments-d-invention-a-nancy" target="_blank">&quot;Moments d'invention&quot;.</a></em></strong></p> Les sciences du numérique aux "Moments d'invention" http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/les-scientifiques-presents-aux-moments-d-invention-a-nancy Tue, 21 May 2013 17:24:53 GMT ]]> <p>Les équipes de recherche Inria participent à l'événement Renaissance organisé par la ville de Nancy et la Communauté Urbaine du Grand Nancy.</p> <a name="eztoc658209_0_1" id="eztoc658209_0_1" class="anchor"></a><h4>Du 23 mai au 16 juin, se succéderont les scientifiques des équipes de recherche sur les différents pavillons des &quot;moments d'invention&quot;, place Charles III à Nancy.&nbsp;</h4><p> C'est Laurent Bougrain, de l'équipe Neurosys, qui inaugure cette exposition avec une démonstration tout à fait étonnante : les interfaces cerveau-machine, ou BMI, interprètent l'activité du cerveau pour produire des commandes sur un ordinateur ou d'autres périphériques comme un bras robotisé. Une BMI permet donc à son utilisateur, et en particulier à une personne à mobilité réduite, d'interagir avec son environnement en utilisant uniquement son activité cérébrale.<br /> Comment est-il possible de décoder des signaux cérébraux (invasifs ou non invasifs) afin de contrôler un bras d'assistance robotisé ?</p> <p>Puis ce sont les membres de l'équipe Maia qui montreront des résultats de recherche en cours, avec une démonstration tout aussi bluffante : Que se passe-t-il quand des robots explorent un terrain en toute autonomie&nbsp;? Ils cartographient et restituent une carte 3 D après un partage de tâches et donc une communication, l'intelligence artificielle est au cœur de leurs travaux.</p> <p>Les membres de l'équipe Alice travaillent sur le traitement numérique de la géométrie et sur la visualisation 3 D, ils vous présenteront des outils et prototypes de recherche qu'ils ont développés, permettant des applications variées en santé, en géologie ou encore en vidéo.</p> <p> Pour l'équipe Parole, plusieurs scientifiques présenteront différents travaux autour du son et de la parole, allant de leur production à leur traitement et à leur perception. Que seront les téléphones, aides auditives et interfaces de&nbsp;<br /> reconnaissance vocale de demain ?</p> <a name="eztoc658209_0_2" id="eztoc658209_0_2" class="anchor"></a><h4>Programme&nbsp;</h4><a name="eztoc658209_0_3" id="eztoc658209_0_3" class="anchor"></a><h4>Des conférences débats</h4><p>Laurent Bougrain (Neurosys) et François Charpillet (Maia) interviendront le mardi 28 mai à 15h30.</p> <p>Bruno Lévy (Alice) interviendra le jeudi 13 juin à 15h30.</p> <a name="eztoc658209_0_4" id="eztoc658209_0_4" class="anchor"></a><h4>Présences des scientifiques</h4><p>Ouverture des pavillons de midi à minuit, tous les jours sauf le lundi, fermeture et le jeudi matin est réservé aux scolaires.</p> <a name="eztoc658209_0_4_1" id="eztoc658209_0_4_1" class="anchor"></a><h5>Neurosys pavillon 2C&nbsp;</h5><p>Vendredi 24 mai</p> <p>Mardi 28 mai</p> <p>Vendredi 31 mai</p> <a name="eztoc658209_0_4_2" id="eztoc658209_0_4_2" class="anchor"></a><h5>Maia pavillon 2C&nbsp;</h5><p>Samedi 25 mai</p> <p>Dimanche 26 mai</p> <p>Mercredi 29 mai</p> <p>Jeudi 30 mai</p> <p>Samedi 1 juin</p> <p>Dimanche 2 juin</p> <a name="eztoc658209_0_4_3" id="eztoc658209_0_4_3" class="anchor"></a><h5>Equipes Parole pavillon 2C et Alice pavillon 2A&nbsp;</h5><p>Du mardi 11 juin au dimanche 16 juin.</p> <a name="eztoc658209_0_4_4" id="eztoc658209_0_4_4" class="anchor"></a><h5>Exposition du 4 mai au 4 août au Musée Aquarium de Nancy</h5><p>L'équipe Magrit, sera aussi présente et propose un film sur la réalité augmentée en neuroradiologie interventionnelle, ou la radiographie en relief.</p> Chargé des partenariats et des projets d'innovation pour le plateau Inria - Euratechnologies http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/recrutement-un-charge-des-partenariats-et-des-projets-d-innovation-pour-le-plateau-inria Thu, 16 May 2013 16:45:41 GMT ]]> <p>Le service du transfert et de l’innovation (STI) du centre de recherche Inria Lille - Nord Europe accompagne les personnels scientifiques et les équipes dans l’ensemble de leurs démarches de partenariats et de transfert : relations contractuelles, protection de leurs travaux et transfert de technologies. Dans ce cadre, un poste de Chargé des partenariats et des projets d'innovation pour le plateau Inria - Euratechnologie est à pourvoir en septembre.</p> <p> Créé en 1967, Inria est le seul institut public de recherche entièrement dédié aux sciences du numérique. <br /> A l’interface des sciences informatiques et des mathématiques, les 3400 chercheurs d’Inria inventent les technologies numériques de demain. Issus des plus grandes universités internationales, ils croisent avec créativité recherche fondamentale et recherche appliquée. Ils se consacrent à des problèmes concrets, collaborent avec les acteurs de la recherche publique et privée en France et à l’étranger, et transfèrent le fruit de leurs travaux vers les entreprises innovantes. <br /> Les chercheurs des équipes Inria ont publié plus de 4800 articles en 2010. Ils sont à l'origine de plus de 270 brevets actifs et de 105 start-ups. Les 171 équipes-projets Inria sont réparties dans huit centres de recherche implantés en région.</p> <a name="eztoc656103_0_0_0_0_1" id="eztoc656103_0_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Le Plateau Inria : un espace unique de démonstrations de recherche</h6><p>Fruit du travail d’équipes de recherche communes avec nos partenaires que sont l’Université Lille 1, l’Université&nbsp;Lille 3, le CNRS, ainsi que l’Ecole Centrale de Lille, le Plateau Inria – EuraTechnologies présente les démonstrations et plateformes de&nbsp;recherche issues du centre de recherche Inria Lille - Nord Europe.</p> <p>La vocation du plateau Inria – EuraTechnologies est de favoriser les interactions entre recherche et industrie. Depuis le lancement de la saison 1 en 2010, le plateau s’est révélé être un réel outil de veille technologique et un espace d’échanges autour de l’innovation en matière de numérique. Des collaborations entre équipes de recherche Inria et des entreprises d’EuraTechnologies ont démarrées en 2010 suite à des contacts pris sur le plateau.</p> Liste des candidats admissibles suite aux auditions http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/liste-des-candidats-admissibles-suite-aux-auditions Thu, 16 May 2013 16:24:16 GMT <a name="eztoc656123_0_0_1" id="eztoc656123_0_0_1" class="anchor"></a><h5>Concours CR2 n°4 : centre de recherche Inria Sophia Antipolis – Méditerranée</h5><p>1er ex-aequo :</p> <ul> <li>BOMMES David</li> <li>WASSERMANN Demian</li> </ul> <p>3è ex-aequo :</p> <ul> <li>BENARD Pierre</li> <li>DEMANGEON Romain</li> </ul> <p>5è :</p> <ul> <li>BIELOVA Nataliia</li> </ul> <p>6è :</p> <ul> <li>SAUCEZ Damien</li> </ul> <p>7è :</p> <ul> <li>COHEN Cyril</li> </ul> <p>8è :</p> <ul> <li>ATENCIA Manuel</li> </ul> <p>9è :</p> <ul> <li>CABRIO Elena</li> </ul> Focus sur le langage open-source dynamique Pharo http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/focus-sur-le-langage-pharo Tue, 14 May 2013 16:36:33 GMT ]]> <p>Nicolas Petton, membre de l'équipe-projet Rmod&nbsp;(commune avec l'Université Lille1*) est le CEO d'Objectfusion, une société spécialisée dans le développement d'applications déployées sur le web. Il est également auteur et contributeur de plusieurs projets Opensource autour de Smalltalk et JavaScript, dont Amber Smalltalk. Il interviendra le 06 juin prochain sur le Plateau Inria à EuraTechnologies, dans le cadre de la conférence Pharo.</p> <a name="eztoc654259_1" id="eztoc654259_1" class="anchor"></a><h3>Pourquoi utiliser Pharo ?</h3><p> <strong>Nicolas Petton </strong>: Avec Pharo tout est objet (absolument tout) et les frameworks web comme Seaside ou Amber permettent de développer très rapidement des applications web. <br /> Pharo est un environnement agile et la communauté est très active et innovante. De plus, le langage lui-même est extrêmement consistant et simple, et les outils que Pharo fournit sont nettement en avance sur les autres environnements de développement. C'est un des atouts majeurs de Pharo selon moi. </p> <a name="eztoc654259_2" id="eztoc654259_2" class="anchor"></a><h3>Quel retour sur investissement peut-on espérer ?</h3><p><strong>Nicolas Petton </strong>: Le couple Seaside/Amber permet de développer sur serveur sur le client (browser web)&nbsp;; l'accès aux librairies comme JqueryMobile permettent de développer multicanal. On peut donc réutiliser le même modèle entre les différents modèles. La société NetStyle a réalisé des benchmarks et &nbsp;a rapporté un temps de production de 4 mois en seaside contre 11 mois en PHP.&nbsp; Ce gain de temps est vrai en cout de développement mais aussi et surtout quand il s'agit de maintenance logicielle.</p> <a name="eztoc654259_3" id="eztoc654259_3" class="anchor"></a><h3>Quel avantages pour Pharo&nbsp;? </h3><p><strong>Nicolas Petton </strong>: L'environnement de développement est vraiment puissant. Par exemple, il est possible de débugger des applications au vol et de modifier directement les applications dans leur contexte exact de développement. Cela offre un énorme avantage en termes de retour immédiat sur les problèmes. Il nous est ainsi possible de corriger d'éventuels problèmes avec une extrême réactivité, même lorsqu'il s'agit d'applications en déploiement.</p> <a name="eztoc654259_4" id="eztoc654259_4" class="anchor"></a><h3>Comment trouver des développeurs Pharo ?</h3><p> <strong>Nicolas Petton </strong>: Il existe bon nombre d’entreprises développant en Pharo . Il est également facile de trouver des cours sur le Web&nbsp; ou des personnes offrant des cours comme a Inria, par exemple. <br /> &nbsp;Mais notre expérience&nbsp; nous démontre qu’en règle générale,&nbsp; un ingénieur Java n’aura besoin que de deux/trois semaines pour être productif sous Pharo.&nbsp; Pour rappel, en Pharo tout est objet, il y a de l'héritage simple, les méthodes sont publiques et les attributs protégés. La syntaxe tient sur une carte postale. Donc vraiment plus simple et consistant que Java !</p> <p>* au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.</p> Inria participe à la plus importante conférence internationale dédiée aux interactions homme-machine http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/inria-chi-2013 Tue, 14 May 2013 16:29:02 GMT ]]> <p>Inria est partie prenante de l’organisation de l’édition 2013 de CHI, la plus importante conférence internationale dédiée aux interactions hommes machines, qui se tient du 27 avril au 2 mai au Palais des Congrès de Paris.&nbsp;Wendy Mackay, directrice de recherche Inria, responsable de l’équipe In-Situ (Inria Saclay Ile-de-France) préside la conférence. Michel Beaudouin-Lafon, Professeur à l’Université Paris-Sud et membre de l’équipe In-Situ copréside le programme technique. &nbsp;Nicolas Roussel, Directeur de recherche Inria, chercheur au sein de l’équipe Mint (Inria Lille Nord-Europe) est co-responsable de la vitrine vidéo de la manifestation. CHI 2013 rassemblera près de 3000 personnes autour de nombreux rendez-vous : exposés scientifiques, démonstrations, cours, ateliers...</p> <p>Au sein d’Inria, 5 équipes consacrent leurs travaux de recherche à l’étude de nouvelles interactions homme-machine (IHM) :&nbsp;</p> <a name="eztoc654314_0_1" id="eztoc654314_0_1" class="anchor"></a><h4>Aviz (Analyse Visuelle)</h4> <ul> <li>Responsable de l'équipe : <strong>Jean-Daniel Fekete</strong></li> <li>Expertise : méthodes d'analyse et de visualisation de grandes quantités de données pour faciliter la compréhension rapide de ces données</li> </ul> <a name="eztoc654314_0_2" id="eztoc654314_0_2" class="anchor"></a><h4>Hybrid (3D interaction with virtual environments using body and mind)</h4> <ul> <li>Responsable de l'équipe : <strong>Anatole Lécuyer&nbsp;</strong></li> <li>Expertise : interaction 3D avec des environnements virtuels, utilisant le corps et l’activité cérébrale</li> </ul> <a name="eztoc654314_0_3" id="eztoc654314_0_3" class="anchor"></a><h4>In-Situ (Interaction située)</h4> <ul> <li>Responsable de l'équipe : <strong>Wendy Mackay</strong></li> <li>Expertise : les interfaces situées, c'est-à-dire adaptées (ou adaptables) à leurs contextes d'usage et exploitant au mieux la complémentarité entre systèmes informatiques et utilisateurs humains</li> </ul> <a name="eztoc654314_0_4" id="eztoc654314_0_4" class="anchor"></a><h4>Mint (Méthodes et outils pour l'interaction à gestes)</h4> <ul> <li>Responsable de l'équipe : <strong>Laurent Grisoni</strong></li> <li>Expertise : méthodes et outils pour l’interaction tactile et gestuelle</li> </ul> <a name="eztoc654314_0_5" id="eztoc654314_0_5" class="anchor"></a><h4>Potioc (Popular interaction with 3d content)</h4> <ul> <li>Responsable de l'équipe : <strong>Martin Hachet</strong></li> <li>Expertise : rendre accessible à tous l'interaction avec des contenus 3D</li> </ul> <p>De nombreuses autres équipes Inria mènent des travaux proches des problématiques IHM, notamment en robotique, en web sémantique… C’est ainsi que des travaux menés au sein de l’équipe Wimmics seront présentés à CHI 2013 (cf infra).</p> <a name="eztoc654314_0_6" id="eztoc654314_0_6" class="anchor"></a><h4>Plusieurs travaux associant des chercheurs Inria sont sélectionnés et présentés au cours de la conférence. Au total 9 articles ou notes, 4 démonstrations, 2 « travaux en cours », 1 atelier, 1 cours et 1 &quot;special interest group&quot; qui placent Inria parmi les plus importants contributeurs français.</h4><p>Focus sur certains d’entre-eux.</p> <a name="eztoc654314_1" id="eztoc654314_1" class="anchor"></a><h3>Issus ou associant l’équipe Aviz</h3><p>Spécialisée dans la visualisation de données pour aider à leur compréhension, l’équipe s’est intéressée au potentiel de représentations sous forme d’objets physiques 3D.Les chercheurs sont partis du constat que les sculptures de données sont des formes de visualisation physique de plus en plus populaires, essentiellement utilisées à des fins artistiques, éducatives ou de communication. Ils ont alors mené la première étude qui compare des visualisations physiques sous forme d’histogrammes 3D à des visualisations sur écran.&nbsp;Leur conclusion : la visualisation de données sous forme d’objets physiques que l’on peut manipuler améliore significativement la capacité de l’utilisateur à comprendre ces données et représente une nouvelle voie à explorer.Dans un contexte de développement de fab labs et d’utilisation d’imprimante 3D plus large, ce type de représentations représente un potentiel certain.</p> <ul> <li>Titre de l’article : <em>Evaluating the Efficiency of Physical Visualizations</em></li> </ul> <p>Dans le cadre d'un autre travail, des chercheurs de l'équipe se sont intéressés aux techniques de représentations visuelles de données utilisées en neurosciences pour analyser les différentes formes de connexions dans le cerveau (connexions physiques et/ou fonctionnelles). A partir d’un travail de synthèse de travaux existants et d’entretiens avec des neuroscientifiques, ils ont étudié les méthodes d’analyse de connexions cérébrales qui nécessitent d’effectuer des comparaisons, pour voir les différences entre patients sains et malades ou suivre le développement d’une maladie par exemple. Toutes ces connexions peuvent être modélisées par un réseau dont les liens indiquent l’intensité de chaque connexion entre les régions du cerveau. Les auteurs de l'article ont créé et analysé plusieurs types de visualisations qui permettent une meilleure comparaison visuelle de deux réseaux. Ils ont étudié des visualisations des deux types de représentations généralement utilisées : l’une sous forme de matrice et l’autre sous forme de liens de nœuds. Leur conclusion basée sur une étude avec des utilisateurs potentiels : leur nouvelle visualisation sous forme de matrices est plus efficace pour permettre des comparaisons de données.&nbsp;Cet enseignement revêt toute son importance pour envisager le développement d’outils d’analyse autorisant la comparaison de données pondérées. Il est aussi utile pour le développement d’outils dans d’autres domaines tels que les réseaux sociaux ou les systèmes biologiques.</p> <ul> <li>Titre de l’article (best paper) : <em>Weighted Graph Comparison Techniques for Brain Connectivity Analysis</em></li> </ul> <a name="eztoc654314_2" id="eztoc654314_2" class="anchor"></a><h3>Issus de l'équipe Hybrid</h3><p>Anatole Lécuyer, directeur de recherche Inria, responsable de l’équipe Hybrid, est co-éditeur avec trois autres confrères d’un livre intitulé &nbsp;« <em>Interactive Walking in Virtual Environments </em>» qui paraît ce mois-ci chez Springer-Verlag.Ce livre propose un état de l’art des recherches et techniques permettant de se déplacer dans des univers virtuels. Il se présente comme une future référence pour tous les étudiants, chercheurs ou industriels qui s’intéressent à ce défi scientifique et technologique : « comment transposer la marche et la locomotion humaine dans des systèmes de réalité virtuelle ? »Au moment où ce livre sort dans le commerce, les auteurs proposent un cours sur ce sujet dans le cadre de CHI 2013.&nbsp;Dans l’espace « Interactivity », l’équipe Hybrid propose la démonstration d’un nouveau type de fauteuil, le « Hapseat » ou fauteuil haptique, fruit d’une collaboration avec Technicolor et l’Irisa.Toute personne installée dans ce fauteuil peut expérimenter de nouvelles sensations de mouvements générées au niveau des accoudoirs et de l’appui-tête. Nouveauté ? ce n’est pas le fauteuil qui bouge mais bien les accessoires pré-cités qui intègrent des technologies de retour d’effort.Cette innovation technologique s’inscrit notamment dans la poursuite de travaux menés précédemment avec Alain Berthoz, Professeur honoraire de la Chaire de physiologie de la perception et de l'action du Collège de France avec qui les chercheurs ont explicité un phénomène d'illusion sensorielle (un sentiment de mouvement de son corps) en présence de ces stimulations haptiques (ces forces appliquées sur le corps).</p> <ul> <li>Titre de la démonstration : “<em>HapSeat: A Novel Approach to Simulate Motion in a Consumer Environment</em>”</li> </ul> <a name="eztoc654314_3" id="eztoc654314_3" class="anchor"></a><h3>Issus ou associant l’équipe In-Situ</h3><p>Deux articles associant des chercheurs de l'équipe ont été sélectionnés à CHI 2013 :</p> <p>Dans le cadre plus général des environnements multi-surface, les chercheurs d'In-Situ ont aussi exploré une nouvelle méthodologie de modélisation et de conception des techniques d'interaction, basée sur l'engagement corporel des utilisateurs. En effet, les systèmes interactifs actuels se démarquent de plus en plus du simple ordinateur de bureau et sont composés de multiples dispositifs d'entrée et surfaces d'affichage utilisés conjointement : murs d'images, tables interactives, smartphones et tablettes, télévisions interactives et dispositifs de capture de mouvement. Dans ce cadre, l'utilisateur n'est plus installé devant un clavier et une souris en face d'un écran, mais peut se déplacer dans un environnement interactif, interagir avec un smartphone voir même sur son propre corps, tout en observant les résultats de ses actions sur une surface d'affichage déportée. Ces nouveaux modes d'interaction posent des problèmes de compatibilité des actions corporelles que ne prennent pas en compte les méthodes traditionnelles de description de l'interaction, centrées principalement sur la technologie employée et la tâche à réaliser. Les chercheurs d'In-Situ ont donc proposé un nouvel espace de conception centré sur les relations entre l'environnement interactif (entrée et sortie) et l'engagement corporel de l'utilisateur. Cet espace de conception permet de décrire les techniques d'interaction de la littérature, d'étudier leur combinaison, ainsi que d'en estimer l'impact sur l'engagement corporel de l'utilisateur. Cette nouvelle méthodologie est illustrée par l'étude approfondie d'une nouvelle combinaison de techniques d'interaction pour les environnements multi-surface, pour à terme en faire un outil prédictif d'aide à la conception.</p> <ul> <li>Titre de l'article :&nbsp;<em>Body-centric design space for multi-surface interaction</em> (mention honorable)</li> </ul> <p>Dans le cadre de ses recherches sur les murs d'écran très haute résolution, l'équipe s'est intéressée aux dispositifs permettant de sélectionner à distance mais avec une grande précision les objets graphiques affichés sur ce nouveau type de surface. En collaboration avec deux universités canadiennes, les chercheurs d'In-Situ ont conçu et évalué plusieurs techniques de pointage permettant d'effectuer ces tâches de manière efficace, tout en tenant compte du fait que la sélection d'objets à distance n'est qu'une des interactions entre le mur d'écran et l'utilisateur. Ces techniques utilisent des tablettes ou smartphones comme dispositifs d'entrée, couplés pour certaines d'entre elles à des données concernant l'orientation de la tête de l'utilisateur par rapport au mur d'écran. Savoir où l'utilisateur regarde permet en effet de prédire la zone dans laquelle se trouve l'objet qu'il souhaite sélectionner, information qui peut être utilisée pour faciliter ces opérations de pointage à distance. Alors que la plupart des travaux précédents dans le domaine se sont limités à l'étude du pointage seul, isolé des autres interactions, ce projet avait pour but de concevoir&nbsp;&nbsp;des techniques à la fois efficaces en termes de performance et peu consommatrices d'espace sur les dispositifs d'entrée (tablette ou smartphone), ce&nbsp;afin de disposer de suffisamment d'espace sur ces dispositifs pour y placer d'autres éléments de contrôle permettant d'interagir avec les données visualisées sur le mur d'écran.</p> <ul> <li>Titre de l'article :&nbsp;<em>High-precision pointing on large wall displays using small handheld devices</em></li> </ul> <p>Dans l’espace exposition, l’équipe présente trois démonstrations dont :</p> <p><em>PaperTonnetz</em>, une technologie qui permet de composer de la musique à partir de représentations de tonalité figurant sur du papier interactif. L’utilisateur est ainsi invité à créer des mélodies en dessinant sur l’interface de papier.</p> <ul> <li>Titre de la démonstration : <em>PaperTonnetz: Supporting Music Composition with Interactive Paper</em></li> </ul> <p>et deux démonstrations de travaux utilisés pour consolider, diffuser ou mettre à disposition le programme de la manifestation de manière interactive :</p> <ul> <li>la première &quot;<em>Cobi (pour Communitysourcing Large-Scale Conference Scheduling)</em>&quot; intègre des technologies de crowdsourcing et a permis à toute la communauté participant à CHI de planifier le programme de la conférence.</li> <li>la seconde, &quot;<em>The CHI’13 Interactive Schedule&quot;</em>&nbsp;permet aux participants de naviguer dans les vidéos de présentation des interventions pour les aider à choisir celles auxquelles ils souhaitent assister.</li> </ul> <a name="eztoc654314_4" id="eztoc654314_4" class="anchor"></a><h3>Issus ou associant l'équipe Mint</h3><p>Le geste d'interaction, s'il est au&nbsp;cœur&nbsp;de l'intérêt de Mint, adresse en tant que tel une gamme très large de problèmes, dans la mesure où toute action utilisateur, pour les systèmes d'interaction couramment utilisés, se concrétise le plus souvent par un geste, que celui-ci consiste en frapper la touche d'un clavier, prendre et bouger une souris, ou tracer un motif qui va être interprété par l'application pour exécuter une commande. Ces trois contextes soulèvent des questions spécifiques, et font tout trois l'objet d'étude de la part de Mint.</p> <p>À l’heure des smartphones et tablettes où un simple effleurement d’écran peut faire des miracles, des chercheurs en Interaction Homme-Machine dressent le constat que certaines interfaces plus anciennes restent parfaitement adaptées à certaines tâches. Ces chercheurs présentent ainsi deux travaux sur le clavier et la souris qui montrent qu’il reste des choses à apprendre sur ces périphériques et qu’ils ont encore de beaux jours devant eux !Les chercheurs de l’équipe Mint se sont intéressés au plus petit déplacement qu’une personne peut produire avec une souris donnée. L’objectif : déterminer la &quot;résolution utile&quot; de cette personne avec cette souris. Car à quoi sert de proposer des souris à très haute résolution si leurs utilisateurs sont incapables d’une telle précision ? La résolution utile mesurée dans cette étude est de fait bien inférieure à celle de la souris considérée. Elle est néanmoins supérieure à celle de la majorité des écrans actuels, ce qui permet à nos chercheurs de poursuivre leurs travaux sur &quot;l’interaction subpixel&quot;, afin de combiner au mieux les capacités humaines et celle des objets numériques.</p> <ul> <li>Titre de l’article : <em>How Low Can You Go? Human Limits in Small Unidirectional Mouse Movements</em></li> </ul> <p>Les chercheurs de Mint ont également étudié le potentiel d’interaction offert par les claviers. Ils ont constaté que les raccourcis clavier sont une méthode efficace pour choisir des commandes, mais qu’ils sont malgré tout sous-utilisés. Pour remédier à cela, ils ont mis au point un clavier d’un genre nouveau, &quot;Métamorphe&quot;, dont les touches peuvent être individuellement levées ou baissées et sont équipées de capteurs de force. Métamorphe augmente ainsi le clavier traditionnel avec des retours haptiques et visuels que les chercheurs ont pu exploiter avec succès pour faciliter l’utilisation des raccourcis clavier.&nbsp;</p> <ul> <li>Titre de l’article : <em>Métamorphe: Augmenting Hotkey Usage with Actuated Keys</em></li> </ul> <p>Lorsqu'on utilise le tracé de motif, soit le troisième type de geste précédemment évoqué, l'enjeu est de tirer parti de toutes ses potentialités, notamment avec des systèmes d'interaction multi-tactiles, qui sont de plus en plus couramment utilisés. Un article court a été accepté à CHI montrant que, &nbsp;pour les cas d'usages où le geste définit des symboles pour commander l'application, on peut de manière fiable utiliser la taille du symbole tracé &nbsp;comme élément signifiant. Nous montrons, sur le cas de trois tailles différentes, que la dimension d'un motif tracé est un paramètre du geste gérable par l'utilisateur, et discriminable de manière non-ambigüe par l'application. Un modèle, issu de l'expérience, est fourni pour cette catégorisation.&nbsp;A partir de ce résultat, on peut par exemple imaginer une application permettant à l'utilisateur d'accéder à trois commandes via un seul motif, simplement en changeant la taille de celui-ci.&nbsp;</p> <ul> <li>Titre de l'article: <em>Small, Medium, or Large? Estimating the User-Perceived Scale of Stroke Gestures</em></li> </ul> <a name="eztoc654314_5" id="eztoc654314_5" class="anchor"></a><h3>Issu de l’équipe Wimmics</h3><p>La modélisation des utilisateurs est une étape de la conception des Interfaces &nbsp;– et plus généralement – des Interactions Humain-Machine (IHM) indispensable si l’on veut adapter au mieux ces IHM aux utilisateurs. Modéliser les utilisateurs consiste à identifier et caractériser les types principaux d’utilisateurs potentiels des IHM et à élaborer des scénarii d’interaction impliquant ces utilisateurs. Cette caractérisation et cette scénarisation impacteront &nbsp;la conception des IHM. L’une des méthodes les plus connues de modélisation des utilisateurs est la méthode dite des personas (Cooper). Comme son nom l’indique, la méthode des personas vise la modélisation d’individus. Or certaines IHM (IHM de réseaux sociaux, de wikis ou de systèmes de travail collaboratif, par exemple) s’adressant à des collectifs (équipes de travail, groupes d’amis, familles, communautés), il est apparu nécessaire de modéliser ces collectifs et de se doter par conséquent de méthodes permettant de représenter des personas interagissant au sein de collectifs. L’une des méthodes proposées récemment est la méthode dite des personas collaboratifs (Matthews, Whittaker, Moran, &amp; Yuen, 2011). Une critique a cependant été émise par des praticiens à l’encontre de cette méthode : elle a tendance à produire des personas « trop optimistes » ; autrement dit, les personas élaborés ne rendent pas compte des dysfonctionnements (conflits par exemple) pouvant survenir au sein des collectifs. Or adapter les IHM aux utilisateurs, c’est aussi les adapter à ces dysfonctionnements potentiels. C’est pour être en mesure de réaliser cette adaptation qu’Alain Giboin propose une modification de la méthode des personas collaboratifs qui permettra d’identifier et de modéliser les dysfonctionnements potentiels des collectifs.</p> <ul> <li>Titre du travail en cours ou “work in progress” présenté : <em>Emphasizing Dysfunctional Group Dynamics in Collaboration Personas: Specification of an Approach</em></li> </ul> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc654314_6" id="eztoc654314_6" class="anchor"></a><h3>IHM 2013 du 12 au 15 novembre 2013 à Bordeaux :</h3><a name="eztoc654314_7" id="eztoc654314_7" class="anchor"></a><h3>Inria au cœur d’un prochain rendez-vous dédié aux Interactions Homme-Machine</h3><p>Inria s’associe à l’AFIHM (Association Francophone d’Interaction Homme-Machine) pour organiser IHM 2013, &nbsp;sa 25ème conférence annuelle, à Bordeaux du 12 au 15 novembre 2013. Martin Hachet, chercheur Inria qui dirige l’équipe Potioc du centre Inria Bordeaux – Sud Ouest et Nicolas Roussel, chercheur Inria au sein de l’équipe Mint du centre Inria Lille - Nord Europe président la conférence. IHM 2013 &nbsp;a la volonté de favoriser les synergies entre les domaines académiques et industriels, et est l’occasion annuelle de rassembler tous les représentants francophones de la discipline.</p> </div> </div> Des statistiques pour mettre les systèmes planétaires en équation http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/decouvrir-de-nouvelles-planetes-grace-aux-statistiques Mon, 6 May 2013 13:50:03 GMT ]]> <p>Jacky Cresson et Christophe Biernacki, respectivement chercheurs en mathématiques notamment appliquées à l’astronomie et en statistiques dévoileront, d’ici quelques mois, si la répartition des planètes autour de leur étoile suit ou non une loi universelle. Leurs travaux pourraient aussi révéler l’existence de nouvelles planètes.</p> <p>On sait depuis Galilée (début XVIIe siècle) que Copernic avait vu juste un siècle plus tôt&nbsp;: les planètes gravitent bien autour d’une étoile, le Soleil en l’occurrence dans notre système solaire. Au début du &nbsp;XVIIIe, deux mathématiciens (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Daniel_Titius" target="_self">Johann Daniel Titius</a>&nbsp;et Johann Elert Bode) mettent cela en équation : ils décrivent la position des planètes connues à cette époque par rapport au Soleil. La loi de Titius-Bode dépend d'une constante et du rang de chaque planète observée par rapport à son étoile.</p> <p>«&nbsp;Depuis que, dans les années 1990, grâce aux progrès en matière d’observation astronomique, on a découvert des centaines d’exoplanètes* - des planètes lointaines qui tournent autour d’une étoile - la question est de savoir si la constante de Titius-Bode est générique, valable pour tous les systèmes planétaires de l’Univers&nbsp;», explique Jacky Cresson. En d’autres termes, savoir si, à partir d’un nuage de poussières, la formation et la répartition des planètes autour d’une étoile suit une loi universelle. Les modèles actuels ne sont pas satisfaisants de ce point de vue.</p> <p>&nbsp;«&nbsp;En utilisant les travaux de différents chercheurs sur la dynamique des systèmes planétaires, j'ai démontré** en 2011 sous une hypothèse très simple, qu'il existait des zones privilégiées de formations de planètes ou d'orbites de planètes donnant lieu à une loi de type Titius-Bode, poursuit-il. Les méthodes statistiques nous permettent de déterminer la constante ainsi que le rang des planètes observées pour chacun des systèmes d'exoplanètes et ainsi de tester l’universalité éventuelle d’une telle loi.&nbsp;» «&nbsp;Nous connaissons - avec une précision très variable - les masses des planètes et leur distance avec leur étoile, mais pas leur rang car seules les plus grosses planètes sont en général observées, ajoute Christophe Biernacki. Nous avons adapté à ce problème à variable manquante un algorithme statistique d’estimation-maximisation (EM) largement étudié dans l’équipe-projet Modal (commune avec le CNRS, l'Université Lille1 et l'Université Lille 2***) dans d’autres cadres, notamment en marketing (cf. encadré).&nbsp;»</p> <p>Les deux chercheurs, qui se connaissent de longue date, ont déjà collaboré pour tenter de valider une loi de répartition des planètes, il y a une dizaine d’années. A la lumière de ce nouveau modèle et des données d’observation actuelles, ils ont relancé leurs travaux depuis 6 mois avec Damya Souami et Frédéric Pierret, respectivement docteur et doctorant à l’Observatoire de Paris.</p> <p>«&nbsp;Les statistiques nous permettront de vérifier la qualité du modèle et de révéler l’existence de planètes jusque-là insoupçonnées&nbsp;» poursuit Christophe Biernacki. Si les télescopes confirment leur présence, ce sera une validation du modèle, a posteriori... et de nouvelles découvertes en perspective. Pour l’heure, l’algorithme EM a été implémenté et doit être amélioré pour tenir compte de toutes les incertitudes liées aux données et aux estimateurs. Les chercheurs ont bon espoir d’aboutir d’ici 9 mois à un an… et qui sait, nous dévoiler une planète ignorée entre le Soleil et Mercure&nbsp;où, dit-on, il y aurait une place potentielle&nbsp;!</p> <p> * Catalogue des 884 exoplanètes référencées aujourd'hui : <a href="http://exoplanet.eu/" target="_blank"><em>The extrasolar Planets encyclopaedia</em></a><br /> ** J.Cresson, <a href="http://dx.doi.org/10.1063/1.3658279" target="_blank"><em>The stochastisation hypothesis and the spacing of planetary systems</em></a>, J. Math. Phys. <strong>52</strong>, 113502 (2011)<br /> *** au sein de l'UMR 8524 CNRS-Lille1, Laboratoire Paul Painlevé, et de l'EA 2694 &quot;Santé Publique : épidémiologie et qualité des soins&quot;&nbsp;de Lille 2.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc650386_0_1" id="eztoc650386_0_1" class="anchor"></a><h4>Modal&nbsp;: le défi des statistiques appliquées aux données complexes</h4><p>L’équipe-projet Modal, créée il y a 2 ans, rassemble une vingtaine de chercheurs, doctorants et ingénieurs qui développent des modèles probabilistes pour exploiter des données complexes, sans cesse plus nombreuses. Les résultats sont publiés et valorisés sous forme de logiciels libres comme Mixmod, téléchargé 200 à 250 fois chaque mois. Les principales applications de ces méthodes rigoureuses concernent la biologie, notamment la génomique où les variables se comptent par millions, et le marketing où des données de différentes natures sont par exemple utilisées pour segmenter la clientèle en vue de campagnes commerciales. L’astronomie est une application intéressante de par la complexité de ses données, qui tient cette fois aux multiples incertitudes.</p> </div> </div> Nombreuses publications prestigieuses sur les bases de données http://www.inria.fr/centre/saclay/actualites/nombreuses-publications-prestigieuses-sur-les-bases-de-donnees Mon, 6 May 2013 11:31:05 GMT <p>L'équipe Oak se distingue actuellement par un très haut niveau de publications acceptées dans les plus prestigieux supports dans leur domaine de recherche : les bases de données.</p> <p>Pour la 16th International Conference on Extending Database Technology (EDBT), les papiers suivants ont été acceptés :</p> <ul> <li><a href="http://hal.inria.fr/index.php?halsid=4jk33i4mc5369edk7aehqp4ad7&amp;view_this_doc=hal-00803597&amp;version=1" target="_blank">Web Data Indexing in the Cloud: Efficiency and Cost Reductions</a>, de Jesús Camacho-Rodríguez, Dario Colazzo and Ioana Manolescu (article long)</li> <li><a href="http://hal.inria.fr/index.php?halsid=6onidq1pdmoeb5d9ulbp0obpj2&amp;view_this_doc=hal-00804503&amp;version=1" target="_blank">Efficient Query Answering against Dynamic RDF Databases</a>, de François Goasdoué, Ioana Manolescu and Alexandra Roatiş (article long)</li> <li>Processing XML Queries and Updates on Map/Reduce Clusters de Nicole Bidoit, Dario Colazzo, Noor Malla, Maurizio Nolé, Carlo Sartiani and Federico Ulliana (démonstration)</li> </ul> <p>Pour l'ACM Transactions on Database Systems (TODS), les papiers suivants ont été acceptés :</p> <ul> <li>Algebraic Techniques for XML View Maintenance, de Angela Bonifati, Martin Goodfellow, Ioana Manolescu and Domenica Sileo</li> <li>Almost-Linear Inclusion for XML Regular Expression Types, de Dario Colazzo, Giorgio Ghelli, Luca Pardini and Carlo Sartiani</li> <li><a href="http://hal.inria.fr/index.php?halsid=4jk33i4mc5369edk7aehqp4ad7&amp;view_this_doc=hal-00798049&amp;version=1" target="_blank">Optimizing XML Querying using Type-Based XML Projection</a>, de Véronique Benzaken, Giuseppe Castagna, Dario Colazzo and Kim Nguyen</li> </ul> L'optimisation boîte noire en lumière http://www.inria.fr/centre/saclay/actualites/l-optimisation-boite-noire-en-lumiere Thu, 2 May 2013 14:48:06 GMT ]]> <p>Fin 2012 : premier kick-off qui marque le lancement du projet NumBBO. Rencontre avec Anne Auger, chargée de recherche dans l'équipe Tao, qui nous présente ce projet ANR qu’elle coordonne.</p> <a name="eztoc648724_1" id="eztoc648724_1" class="anchor"></a><h3>Pouvez-vous nous parler du projet NumBBO et de ses objectifs ?</h3><p> L'objectif de ce projet de recherche fondamentale est de développer des méthodes intelligentes pour trouver le plus rapidement possible des solutions à des problèmes d’optimisation donnés, et donc d’aider à la prise de décision. Notre but est donc de proposer de nouvelles méthodes génériques d'optimisation qui répondent aux problématiques actuelles de l'industrie.<br /> Prenons l’exemple de la mise au point d’un lanceur, c’est à dire d’une fusée capable d’envoyer une charge utile, comme un satellite, dans l’espace. De nombreux paramètres rentrent en jeu lors de sa conception, comme par exemple le diamètre de chaque étage du lanceur, la quantité de carburant que l’on peut stocker, d’autres paramètres liés à la trajectoire du lanceur lorsqu’il met en orbite une charge utile.<br /> Les méthodes que nous développons au sein du projet NumBBO sont capables d’optimiser au mieux les paramètres rentrant en jeu dans la conception afin de gagner en efficacité et surtout réduire le coût final du lanceur.</p> <a name="eztoc648724_2" id="eztoc648724_2" class="anchor"></a><h3>Qu'entendez-vous par optimisation « boîte noire&nbsp;»?</h3><p>Cela signifie que nous devons développer des algorithmes d'optimisation qui n’utilisent que peu d’information sur la fonction à optimiser. La fonction à optimiser est vue par l’algorithme comme une boîte noire et l’algorithme d’optimisation ne sait pas ce qu’il y a dans cette boîte noire : il peut y avoir un code de calcul dont la connaissance du modèle sous-jacent pourrait être utile pour l’optimisation, mais l’algorithme n’a pas accès à cette information. C’est le contexte typique des problèmes dans l’industrie pour lesquels les industriels ne nous donnent pas accès au code source, ne nous disent pas ce qu’il y a dans le modèle associé au code source mais nous donnent simplement un exécutable du code, c’est à dire de la fonction à optimiser.&nbsp;</p> <a name="eztoc648724_3" id="eztoc648724_3" class="anchor"></a><h3>Quels sont les enjeux de ce projet ?</h3><p>Ce projet s'inscrit d'abord dans une optique de recherche fondamentale. Cependant, ses résultats auront très probablement un impact sur l'industrie et son économie dans la mesure où les méthodes que nous cherchons ici à améliorer peuvent être directement appliquées à l'industrie : optimiser pour réduire les coûts, et donc gagner plus, avoir un meilleur rendement.&nbsp;</p> <a name="eztoc648724_4" id="eztoc648724_4" class="anchor"></a><h3>Concrètement, quels vont être les axes de recherche du projet ?</h3><p> L'avancement du projet NumBBO passe en fait essentiellement par le développement de la plateforme COCO. C'est une plateforme de comparaison de méthodes d'optimisation boîte noire qui a été conçue pour automatiser les tâches fastidieuses d'analyse comparative de la collecte, de traitement et de visualisation de données d’algorithmes d’optimisation.<br /> Nous avons commencé à travailler sur COCO en 2008, et dans le cadre du projet NumBBO, nous allons essentiellement travailler sur quatre nouvelles extensions de COCO. Ces extensions seront accompagnées du développement de nouvelles méthodes d’optimisation pour les quatre contextes associés aux extensions décrites ci-dessous.La première consiste à étendre COCO pour ce que l’on appelle l'optimisation chère, c’est à dire lorsque une évaluation de la fonction à optimiser peut prendre plusieurs minutes à plusieurs heures et que donc l’algorithme n’a accès qu’à un faible nombre d’évaluations.<br /> La seconde est une extension à l'aspect multi-objectifs : optimiser deux fonctions à la fois (et pas seulement une). Par exemple, minimiser à la fois les coûts et maximiser la qualité d'un produit.<br /> La troisième est l'optimisation sous contrainte : par exemple, si l'on considère une fusée, il s'agira de réduire son coût tout en tenant compte de contraintes telles que faire en sorte que les différents étages de la fusée retombent sur des parties inhabitées de la planète.<br /> Enfin, la dernière extension consiste en l'optimisation en grande dimension c’est à dire lorsque les problèmes à optimiser ont un grand nombre de variables.</p> Un déambulateur intelligent, pour un retour à la maison en confiance http://www.inria.fr/centre/saclay/actualites/un-deambulateur-intelligent-pour-un-retour-a-la-maison-en-confiance Thu, 2 May 2013 14:36:52 GMT ]]> <p>Les problèmes de chute sont la première cause d’hospitalisation des seniors. Une fois de retour à la maison, les personnes âgées se limitent souvent dans leurs mouvements, elles manquent de confiance en elles pour reprendre des activités normales. Le projet européen MOBOT a pour but de les accompagner une fois de retour à domicile en leur proposant un déambulateur intelligent, qui s’adapte à leur comportement. Iasonas Kokkinos, de l’équipe Galen, apporte son expertise en analyse des images pour l’interprétation des vidéos en direct dans ce projet.</p> <a name="eztoc648700_1" id="eztoc648700_1" class="anchor"></a><h3>Quel est l’objectif du projet européen MOBOT&nbsp;?</h3><p>Les équipes du projet MOBOT s’attaquent à un problème complexe&nbsp;: <strong>comment aider nos aînés à se déplacer en sécurité chez eux après une première chute&nbsp;?</strong>&nbsp;La solution sur laquelle nous allons travailler dans les trois prochaines années est un outil de soutien intelligent pour se déplacer, qui ne sera plus le déambulateur passif que l’on connaît, mais au contraire une sorte d’<strong>accompagnateur des gestes du quotidien</strong>. Pour réaliser ce nouvel outil plus adapté, plusieurs problématiques se posent. L’équipe allemande s’attelle aux aspects de biomécanique, de robotique et de traitement des données haptiques, c’est-à-dire des capteurs de pression sur la plate-forme robotique de soutien. Les chercheurs impliqués en Grèce vont travailler sur l’analyse des éléments fournis par les capteurs d’images et de son, si la personne appelle à l’aide par exemple. Enfin, notre équipe va travailler sur l’analyse d’images pour estimer la pose (c’est-à-dire position et mouvement en cours) pour détecter quand la personne est par exemple instable pour s’adapter et rectifier le soutien.
</p> <p>Nous allons définir une dizaine d’actions pour que l’outil comprenne ce que la personne âgée est en train de faire. <strong>L’outil serait donc adaptatif</strong>, et même dans l’idéal pro-actif car il doit comprendre instantanément qu’une personne souhaite se lever ou s’asseoir pour se bloquer dans une position qui aidera à prendre appui, se relever d’un côté pour compenser si la personne est en train de perdre l’équilibre, voire dans un futur lointain aider à relever des personnes qui sont tombées au sol.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>L’outil sera dans l’idéal pro-actif pour comprendre instantanément que la personne souhaite se lever, et pourra l’aider à s’équilibrer</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc648700_2" id="eztoc648700_2" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les problématiques posées au niveau technique&nbsp;?</h3><p>Pour l’aspect analyse visuelle, les personnes âgées seraient donc filmées depuis cette plate-forme robotique grâce à des caméras qui combineraient à la fois des informations de couleur, de mouvement, mais aussi de profondeur. Pour cette dernière information, il faudrait utiliser une caméra de type © Kinect, ce qui demande d’<strong>adapter le logiciel aux spécificités du problème</strong>. Nous avons en effet besoin d’une très grande précision dans la définition des mouvements.
</p> <p>Pour cela, nous combinons les bases de données de mouvements de personnes saines, et la connaissance de la dynamique de l’équilibre, qui permet de déduire à chaque instant la future position de la personne. Cet ensemble donne la possibilité d’affiner le modèle pour détecter tout changement d’équilibre ou aberration. <strong>La difficulté se situe dans le niveau de détails à analyser</strong>&nbsp;: l’analyse d’une image prend en compte la précédente et la suivante pour comprendre le mouvement au global et ne pas donner de fausses alertes, pour autant il est nécessaire de ne pas considérer comme du «&nbsp;bruit&nbsp;» un mouvement incohérent de la main qui peut signaler un autre souci.</p> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:406px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/saclay/actualites-images/saclay_reconnaissance_images_mobot/648737-1-fre-FR/saclay_reconnaissance_images_mobot_reference.jpg" width="400" height="195" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Analyse de l’image par l’algorithme pour détecter les différentes parties du corps (ici dans l’exemple uniquement les bras) </span> </p></div> <a name="eztoc648700_3" id="eztoc648700_3" class="anchor"></a><h3>Et au niveau algorithmique&nbsp;?</h3><p>Nous allons exploiter des avancées engrangées dans l’équipe, et les adapter à la problématique spécifique de cet outil d’aide aux personnes âgées. Tout d’abord, nous travaillerons sur la technique d’apprentissage statistique qui demande d’extraire et de mêler dans une décision globale des descripteurs de profondeur, couleur, intensité, mouvement pour chaque point d’une image. C’est un travail qui était déjà bien avancé dans l’équipe, mais le nouveau paramètre de la profondeur demande de retravailler les algorithmes. Ces caractéristiques permettront ainsi de <strong>déduire une estimation de pose optimale</strong>.
</p> <p>Ensuite, un autre point à travailler est la <strong>détection efficace d’objets</strong>. Dans ce projet, il est nécessaire de diviser les modélisations des parties du corps pour les traiter de façon plus fine, mais le problème ensuite est de «&nbsp;recoller les morceaux&nbsp;», de refaire un ensemble cohérent.
</p> <p>Le projet débute, il y a donc beaucoup de choses à mettre en place, et <strong>nous recherchons des doctorants motivés et enthousiastes</strong>&nbsp;pour l'avancement de ce projet autant utile pour la société que passionnant.</p> Distribution d'une clé cryptographique quantique sur 80 km : Anthony Leverrier de l'équipe SECRET répond à nos questions http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/anthony-leverrier-distribution-cle-cryptographique-quantique Thu, 2 May 2013 14:24:54 GMT ]]> <p>Permettre à deux interlocuteurs de se mettre d'accord à distance sur une clé de sécurité (suite aléatoire de bits) qui soit connue d'eux seuls est un problème fondamental pour la protection des communications privées. En collaboration avec des chercheurs du CNRS, de l’Institut d’optique Graduate School, de Télécom ParisTech et de la start-up SeQureNet, Anthony Leverrier, chercheur de l’équipe-projet SECRET au centre de recherche Inria Paris - Rocquencoura a participé à la mise au point d’une technique de distribution quantique de clés de chiffrement sur une distance record de 80 km. En toute sécurité !</p> <a name="eztoc648665_0_1" id="eztoc648665_0_1" class="anchor"></a><h4>Qu'est-ce que la physique quantique ? Qu'est-ce que les propriétés quantiques apportent de plus par rapport à la distribution classique ? </h4><p>Anthony Leverrier : La physique quantique est une théorie qui décrit les phénomènes physiques à très petite échelle, comme le comportement des atomes et des photons, qui sont des grains de lumière. Ces particules obéissent à des lois qui défient notre intuition : par exemple, la mesure d'un système quantique dans un état inconnu perturbe nécessairement ce dernier et introduit du bruit. Ce principe fondamental permet de mettre au point un protocole de distribution de clés dont la sécurité repose exclusivement sur les lois de la physique, et non pas sur des hypothèses portant sur la difficulté présumée de certains problèmes mathématiques. </p> <a name="eztoc648665_0_2" id="eztoc648665_0_2" class="anchor"></a><h4>Quel a été ton rôle dans la mise au point de cette technique ?</h4><p>Anthony Leverrier : Le protocole que nous avons développé et mis en œuvre présente un intérêt majeur par rapport aux techniques concurrentes dans le sens où il ne nécessite que des composants télécoms standards. Cet avantage est au prix de complications sur le plan théorique : la sécurité du protocole est plus difficile à analyser, et l'extraction de la clé nécessite l'emploi de codes correcteurs d'erreurs très efficaces. Mes contributions ont été d'élaborer théoriquement des méthodes pour traiter ces deux points, tandis que les aspects expérimentaux et la mise œuvre pratique des codes ont été traités par mes collègues physiciens et ingénieurs.</p> <a name="eztoc648665_0_3" id="eztoc648665_0_3" class="anchor"></a><h4>Quelles seront les prochaines étapes de ces recherches ? </h4><p>Anthony Leverrier : La démonstration d’un système capable d’opérer sur des distances de 80 km ouvre des perspectives pour la sécurisation des liaisons métropolitaines. Les prochaines étapes de ces recherches visent à accroître la portée du protocole et à l'intégrer aux réseaux de télécommunication. Aujourd'hui, les deux interlocuteurs doivent communiquer grâce à une fibre optique privée, mais des techniques de multiplexages en longueur d'onde, compatibles avec notre protocole, devraient permettre de lever cette limitation.</p> <p>D'autres informations sur <a href="http://www.cnrs.fr/inp/spip.php?article1675" target="_blank">http://www.cnrs.fr/inp</a>.</p> Les robots font leur show à Cervorama ! http://www.inria.fr/centre/bordeaux/actualites/les-robots-font-leur-show-a-cervorama-! Thu, 2 May 2013 12:11:57 GMT ]]> <p>Depuis le 2 mars, au cœur de l’exposition Cervorama à Cap Sciences, petits et grands peuvent jouer avec Odo et Ada, deux petits robots sur roues que l’on doit piloter à l’aveugle pour comprendre les mécanismes du cerveau… </p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/bordeaux/actualites-images/cervorama-flowers_image-corps/645133-1-fre-FR/cervorama-flowers_image-corps_vignette_resume.jpg" width="110" height="146" alt="Deux personnes en train de tester la démo d'Oda et Ada à Cervorama" title="Deux personnes en train de tester la démo d'Oda et Ada à Cervorama" /> </span> </p></div> <p>Armé de 2 joysticks, le visiteur doit faire avancer son robot sans qu’il ne percute les obstacles. Pas si simple quand on ne voit pas le dit robot&nbsp;! Face à un écran, le pilote a seulement accès aux données brutes renvoyées par les capteurs du robot (dont certaines ne sont pas utiles à sa mission). Constat&nbsp;: c’est très complexe de se substituer au cerveau du robot et beaucoup moins intuitif comparé à lorsque nous pouvons utiliser nos propres sens directement (par exemple en regardant le robot).</p> <p>Cette démonstration, Paul et Thomas - respectivement ingénieur et post-doctorant au sein de l’équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/robotique/flowers" target="_self">Flowers</a> - l’ont conçu pour faire comprendre que notre cerveau construit de façon inconsciente des abstractions à partir d’information sensorielle brute. Si, par exemple, vous pouette badaboum. La fin de la phrase &quot;pouette badaboum&quot; est surprenante, non ? Aviez-vous conscience de vos prédictions concernant ce texte générant votre surprise à la lecture de ses mots ? Notre cerveau utilise continuellement de telles prédictions, et autres abstractions, pour prendre les décisions de la vie de tous les jours. La compréhension des mécanismes d’abstraction du cerveau est un défi scientifique majeur en psychologie et en neurosciences.</p> <a name="eztoc645385_1" id="eztoc645385_1" class="anchor"></a><h3>L’abstraction au cœur de l’intelligence artificielle</h3><p>La construction d’abstraction à partir de données brutes est aussi une question importante en intelligence artificielle, une question à laquelle s’intéresse notamment l’équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/robotique/flowers" target="_self">Flowers</a>. En effet, l’équipe cherche à concevoir des robots capables d’apprendre en interagissant avec leur environnement, à l’image des humains. Ainsi, des questions telles que <em>comment les enfants organisent leur apprentissage et leur compréhension du monde&nbsp;? </em>et <em>comment implémenter ses mécanismes sur des robots&nbsp;?</em>&nbsp;sont au cœur des problématiques de l’équipe.</p> <a name="eztoc645385_2" id="eztoc645385_2" class="anchor"></a><h3>Collecter des données pour de futures expérimentations </h3><p>Cette démonstration, qui devrait tourner durant 10 mois, va également permettre aux chercheurs de récupérer un jeu de données très important. Pendant ces 10 mois, deux robots auront observé un monde et collecté des données brutes sur lesquelles l’équipe pourra s’appuyer pour de futures expérimentations. La quantité importante de données brutes traitées avec des algorithmes d’apprentissage automatique permettra peut-être au robot de se construire ses propres prédictions et abstractions, spécifique à ses capteurs. Cependant, il est certain que pour les chercheurs en robotique, programmer un robot de façon à le rendre intelligent n’est pas chose triviale&nbsp;!</p> "Le logiciel est présent partout... excepté dans les technologies européennes clés !" http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/tribune-de-michel-cosnard-avril-2013 Tue, 30 Apr 2013 16:21:26 GMT <p>Depuis le début de l'année, Michel Cosnard tient une tribune dans le magazine <em>01Business</em>. Découvrez la tribune du mois d'avril intitulée &quot;Le logiciel est présent partout... excepté dans les technologies européennes clés !&quot;.</p> <ul> <li><a href="http://pro.01net.com/editorial/594071/le-logiciel-est-pre-and-769-sent-partout-excepte-and-769-dans-les-technologies-europe-and-769-ennes-cle-and-769-s/" target="_blank">Le logiciel est présent partout... excepté dans les technologies européennes clés !</a></li> </ul> Un nouveau partenariat pour le centre Bordeaux - Sud-Ouest, au service de la médecine du futur http://www.inria.fr/centre/bordeaux/actualites/partenariat-inria-bordeaux-interaction-healthcare Mon, 29 Apr 2013 18:21:45 GMT ]]> <p>Le 12 avril dernier, Inria Bordeaux – Sud-Ouest a signé une convention de partenariat avec la PME Interaction Healthcare du Groupe Interaction. Celle-ci va collaborer avec l’équipe de recherche CARMEN, spécialisée dans la modélisation et les calculs pour l’électrophysiologie cardiaque. Il s’agit de développer une plateforme de Serious Game appelée Medic ActiV, à destination des professionnels de santé. L’Institut hospitalo-universitaire LYRIC (Institut Hospitalo-Universitaire, de recherche, de soin et de transfert sur les troubles du rythme cardiaque) et le Centre hospitalo-universitaire (CHU) sont des partenaires scientifiques du projet. </p> <br class="clear" /> <p>Ce nouveau projet de transfert de technologies est une réussite pour le Centre. Pendant plus d’un an, la société Interaction Healthcare et nos chercheurs de l’équipe CARMEN vont collaborer, soutenus par le co-financement du Conseil Régional d’Aquitaine, de l’AMIES (Agence pour les mathématiques en interaction avec l’entreprise et la société) et d’Inria. Grâce à cela, un ingénieur va pouvoir travailler sur le projet aux côtés de l’équipe.</p> <a name="eztoc647055_1" id="eztoc647055_1" class="anchor"></a><h3>La simulation numérique au service de la médecine du futur</h3><p> L'entité <a href="http://www.interaction-healthcare.com/" target="_blank"><strong>Interaction Healthcare</strong></a>&nbsp;a été créée en 2008 et est membre de Oseo Excellence depuis 2010. Implantée en région parisienne et en Normandie, elle s’est installée en 2012 vers Bordeaux. <strong>Jérôme Leleu, le président du Groupe Interaction</strong>, a en effet souhaité se rapprocher des laboratoires en région très actifs, en particulier sur le territoire aquitain. Spécialisée dans le développement d’outils numériques, la société a une compétence à la fois médicale et de développement des outils numériques de formation interactifs en santé, reposant sur le concept de Serious Game. Une interaction forte s’est donc établie avec plusieurs centres hospitaliers afin de comprendre les besoins des médecins dans le suivi des pathologies cardiaques et tester ce qui fonctionne ou non, en lien aussi avec des laboratoires pharmaceutiques. <br /> <em>« Avec Medic ActiV, il est nécessaire de travailler sur un prototype et de pouvoir l’industrialiser. L’accessibilité à l’outil et le coût sont aussi des questions importantes dans le développement de ce type de plateforme innovante. L’intérêt est qu’elle peut toucher tous les acteurs de santé (nutritionniste, infirmière, médecin…). C’est un projet passionnant que nous allons mener, accompagnés par Inria »</em>. <br /> &nbsp;<br /> Une forte envie commune permet aujourd’hui d’engager cette collaboration. <strong>L’équipe de recherche CARMEN</strong>, sous la responsabilité de l'enseignant-chercheur <strong>Yves Coudière</strong>, a des connaissances très pointues en matière d’<strong>électrophysiologie cardiaque</strong>. Comme le souligne <strong>Nejib Zemzemi</strong>, chercheur expérimenté qui suit de près le projet aux côté d’Yves Coudière :<br /> <em>&quot;C’est un projet particulièrement motivant pour l’équipe. La 1ère étape sera de créer des cas pathologiques numériques pour aider les médecins à voir et comprendre l’onde électrique cardiaque. Ensuite nous fournirons à l’utilisateur des paramètres qu'il pourra modifier pour explorer le fonctionnement du modèle. Pour cela, nous prévoyons de créer des modèles de propagation rapides, utilisables par exemple sur des tablettes. » </em>En tant qu’enseignant Yves Coudière a été interpellé par l’importance de la pédagogie sur ce projet :<em>&nbsp;« le rôle pédagogique a toute sa place car il facilite l’appropriation de l’outil par le personnel soignant»</em>.</p> <a name="eztoc647055_2" id="eztoc647055_2" class="anchor"></a><h3>Un bel exemple de partenariat public/privé</h3><p>Une telle collaboration est un bel exemple de partenariat public/privé, au service des citoyens, la santé touchant chacun d’entre nous. La valeur ajoutée est <strong>la coordination des acteurs économiques, médicaux et de recherche qui donne toute une cohérence au projet</strong>. Ce partenariat illustre aussi que la simulation numérique, souvent utilisée dans le domaine industriel (aéronautique et spatial, pétrolier…) a de nombreuses autres applications possibles, comme ici dans la santé. La diffusion de ces nouveaux outils innovants en santé doit se faire à la fois vers le corps médical et le grand public. Ainsi que le souligne <strong>Isabelle Terrasse, directrice du Centre de Recherche Inria Bordeaux – Sud-Ouest</strong>, <em>« Le travail de démocratisation est très important. De tels projets démontrent que la simulation numérique n’est pas qu’au service des ingénieurs et qu’elle peut contribuer à réduire les fractures sociales. Nous sommes fiers de pouvoir entamer ce projet, d’avoir reçu un soutien favorable pour son développement et d’y apporter toute l’expertise de nos chercheurs »</em>.</p> Concours externes 2013 : Inria recrute 38 ingénieurs et techniciens de la recherche http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/concours-it-2013 Mon, 29 Apr 2013 10:39:19 GMT <p>Le 29 avril, Inria ouvre les concours externes 2013 de recrutement d'ingénieurs et de techniciens de la recherche. Cette année 38 postes sont ouverts à concours. Vous avez jusqu'au 28 mai pour déposer vos dossiers de candidature.</p> <ul> <li><a href="/institut/recrutement-metiers/offres/concours-externes/concours-2013" target="_self">consultez la liste des postes</a></li> </ul> Trois questions à Atau Tanaka http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/chi-2013 Fri, 26 Apr 2013 17:43:22 GMT ]]> <p>Atau Tanaka,&nbsp;Professeur de Media Computing au sein de&nbsp;Goldsmiths, Université de Londres, est&nbsp;co-responsable du programme de démonstrations proposé dans l'espace &quot;Interactivity&quot; de CHI 2013. Il nous donne son point de vue.</p> <a name="eztoc645152_1" id="eztoc645152_1" class="anchor"></a><h3>Vous avez été invité à sélectionner des démonstrations pour le programme « interactivité » de la conférence CHI 2013 en qualité d'artiste et expert dans le domaine de la technologie et de la musique. Cette conférence est-elle également réputée dans la sphère artistique ? Pour quelles raisons ?</h3><p>En tant que conférence scientifique, CHI a toujours été à la jonction entre la créativité et la recherche en interaction homme-machine. Dans la sphère artistique, l'art médiatique interactif est un domaine apparenté, mais il ne faut pas les confondre. Parfois, cet amalgame peut engendrer de faux espoirs. En revanche, lorsqu'il est fructueux, les frontières s'estompent et sont source d'innovation dans les deux domaines. Toutefois, très peu de chercheurs ou d'artistes franchissent ces limites et sont capables de présenter leur travail dans les deux contextes. Hiroshi Ishii, éminence de la recherche en interaction contextuelle, me vient à l'esprit. Son œuvre a été exposée dans le cadre du festival Ars Electronica. Autre exemple : Thecla Schiphorst est chorégraphe et pionnière de la danse interactive. Elle publie régulièrement des articles scientifiques dans le cadre de la CHI.</p> <a name="eztoc645152_2" id="eztoc645152_2" class="anchor"></a><h3>Pour cette édition, avez-vous découvert de nouvelles tendances ou des projets de recherche susceptibles de révolutionner l'interface homme-machine ? Dans le domaine de l'art ? Voyez-vous des défis particuliers ?</h3><p>Je pense que cette année, la sensation du toucher – ou son absence – est un thème émergeant. Deux projets impliquent une interaction par pression, notamment avec des objets familiers tels qu'un ours en peluche. Un autre projet présente l’étreinte sous forme d'interaction intuitive comme une interface efficace pour les enfants handicapés. Dans d'autres projets qui traitent de la mode interactive, la proximité de quelqu'un peut changer les caractéristiques des vêtements intelligents, de façon subtile par modification de l'éclairage, ou de façon violente par des mouvements brusques. La dynamique d'interaction intègre jusqu’à la simple éventualité d'un contact réel ou non.</p> <a name="eztoc645152_3" id="eztoc645152_3" class="anchor"></a><h3>D'après vous, comment les liens entre la recherche sur l'interface homme-machine et la création artistique vont-ils évoluer ?</h3><p>L'IHM et les œuvres en nouveaux médias vont poursuivre leur évolution parallèle et se chevaucher de temps à autre. Dans les deux domaines, la véritable évolution consiste à assimiler de plus en plus tous les aspects de la vie en général. De nos jours, la conception interactive est intégrée à tous les produits commerciaux. Ce qui était jusqu'alors un domaine de recherche scientifique passe de la théorie à la pratique en un temps record grâce aux applications industrielles. Il en va de même pour les nouveaux médias. Ils n'existent plus en tant que branche isolée de l'art. Les éléments médiatiques, qu'il s'agisse de vidéo, d'Internet ou de programmation, infiltrent de plus en plus la pratique de l'art contemporain. Dans le même temps, les usages créatifs de la technologie se sont démocratisés, comme le montre le mouvement DIY (Do-It-Yourself, « faites-le vous-même ») qui regroupe des individus explorant la puissance créative des technologies sans prétention artistique aucune. Dans tous ces domaines, j'ai le sentiment que la rigueur de la méthode scientifique est essentielle pour libérer originalité et créativité.&nbsp;</p> Inria participe à la plus importante conférence internationale dédiée aux interactions homme-machine http://www.inria.fr/centre/saclay/actualites/inria-a-chi-2013 Fri, 26 Apr 2013 17:36:26 GMT ]]> <p>Inria est partie prenante de l’organisation de l’édition 2013 de CHI, la plus importante conférence internationale dédiée aux interactions hommes machines, qui se tient du 27 avril au 2 mai au Palais des Congrès de Paris.&nbsp;Wendy Mackay, directrice de recherche Inria, responsable de l’équipe In-Situ (Inria Saclay Ile-de-France) préside la conférence. Michel Beaudouin-Lafon, Professeur à l’Université Paris-Sud et membre de l’équipe In-Situ copréside le programme technique. &nbsp;Nicolas Roussel, Directeur de recherche Inria, chercheur au sein de l’équipe Mint (Inria Lille Nord-Europe) est co-responsable de la vitrine vidéo de la manifestation.CHI 2013 rassemblera près de 3000 personnes autour de nombreux rendez-vous : exposés scientifiques, démonstrations, cours, ateliers...</p> <p>TEST</p> <p>Au sein d’Inria, 5 équipes consacrent leurs travaux de recherche à l’élaboration de nouvelles interactions homme-machine (IHM) :&nbsp;</p> <ul> <li>Aviz, dirigée par Jean-Daniel Fekete</li> </ul> <p>Expertise : méthodes d'analyse et de visualisation de grandes quantités de données pour faciliter la compréhension rapide de ces données</p> <ul> <li>Hybrid, dirigée par Anatole Lécuyer&nbsp;</li> </ul> <p>Expertise : interaction 3D avec des environnements virtuels, utilisant le corps et l’activité cérébrale</p> <ul> <li>In-Situ, dirigée par Wendy Mackay</li> </ul> <p>Expertise : les interfaces situées, c'est-à-dire adaptées (ou adaptables) à leurs contextes d'usage et exploitant au mieux la complémentarité entre systèmes informatiques et utilisateurs humains</p> <ul> <li>Mint, dirigée par Laurent Grisoni</li> </ul> <p>Expertise : méthodes et outils pour l’interaction tactile et gestuelle</p> <ul> <li>Potioc, dirigée par Martin Hachet</li> </ul> <p> Expertise : Rendre accessible à tous l'interaction avec des contenus 3D<br /> De nombreuses autres équipes Inria mènent des travaux proches des problématiques IHM, notamment en robotique, en web sémantique… C’est ainsi que des travaux menés au sein de l’équipe Wimmics seront présentés à CHI 2013 (cf intra).</p> <a name="eztoc645054_1" id="eztoc645054_1" class="anchor"></a><h3>Plusieurs travaux associant des chercheurs Inria sont sélectionnés et présentés au cours de la conférence. Au total 9 articles ou notes, 4 démonstrations, 2 « travaux en cours », 1 atelier, 1 cours et 1 &quot;special interest group&quot; qui placent Inria parmi les plus importants contributeurs français.</h3><p>Focus sur certains d’entre-eux :</p> <ul> <li>Issu ou associant l’équipe Aviz</li> </ul> <p>Spécialisée dans la visualisation de données pour aider à leur compréhension, l’équipe s’est intéressée au potentiel de représentations sous forme d’objets physiques 3D.Les chercheurs sont partis du constat que les sculptures de données sont des formes de visualisation physique de plus en plus populaires, essentiellement utilisées à des fins artistiques, éducatives ou de communication. Ils ont alors mené la première étude qui compare des visualisations physiques sous forme d’histogrammes 3D à des visualisations sur écran.&nbsp;Leur conclusion : la visualisation de données sous forme d’objets physiques que l’on peut manipuler améliore significativement la capacité de l’utilisateur à comprendre ces données et représente une nouvelle voie à explorer.Dans un contexte de développement de fab labs et d’utilisation d’imprimante 3D plus large, ce type de représentations représente un potentiel certain.</p> <p>Titre de l’article : <em>Evaluating the Efficiency of Physical Visualizations</em></p> <p>Dans le cadre d'un autre travail, des chercheurs de l'équipe se sont intéressés aux techniques de représentations visuelles de données utilisées en neurosciences pour analyser les différentes formes de connexions dans le cerveau (connexions physiques et/ou fonctionnelles). A partir d’un travail de synthèse de travaux existants et d’entretiens avec des neuroscientifiques, ils ont étudié les méthodes d’analyse de connexions cérébrales qui nécessitent d’effectuer des comparaisons, pour voir les différences entre patients sains et malades ou suivre le développement d’une maladie par exemple. Toutes ces connexions peuvent être modélisées par un réseau dont les liens indiquent l’intensité de chaque connexion entre les régions du cerveau. Les auteurs de l'article ont créé et analysé plusieurs types de visualisations qui permettent une meilleure comparaison visuelle de deux réseaux. Ils ont étudié deux types de représentations généralement utilisées : l’une sous forme de matrice et l’autre sous forme de liens de nœuds. Leur conclusion basée sur une étude avec des utilisateurs potentiels : leur nouvelle visualisation sous forme de matrices est plus efficace pour permettre des comparaisons de données.&nbsp;Cet enseignement revêt toute son importance pour envisager le développement d’outils d’analyse autorisant la comparaison de données pondérées. Il est aussi utile pour le développement d’outils dans d’autres domaines tels que les réseaux sociaux ou les systèmes biologiques.</p> <p>Titre de l’article (best paper) : <em>Weighted Graph Comparison Techniques for Brain Connectivity Analysis</em></p> <ul> <li>Issus de l'équipe Hybrid</li> </ul> <p>Anatole Lécuyer, directeur de recherche Inria, responsable de l’équipe Hybrid, est co-éditeur avec trois autres confrères d’un livre intitulé &nbsp;« <em>Interactive Walking in Virtual Environments </em>» qui paraît ce mois-ci chez Springer-Verlag.Ce livre propose un état de l’art des recherches et techniques permettant de se déplacer dans des univers virtuels. Il se présente comme une future référence pour tous les étudiants, chercheurs ou industriels qui s’intéressent à ce défi scientifique et technologique : « comment transposer la marche et la locomotion humaine dans des systèmes de réalité virtuelle ? »Au moment où ce livre sort dans le commerce, les auteurs proposent un cours sur ce sujet dans le cadre de CHI 2013.&nbsp;Dans l’espace « Interactivity », l’équipe Hybrid propose la démonstration d’un nouveau type de fauteuil, le « Hapseat » ou fauteuil haptique, fruit d’une collaboration avec Technicolor et l’Irisa.Toute personne installée dans ce fauteuil peut expérimenter de nouvelles sensations de mouvements générées au niveau des accoudoirs et de l’appui-tête. Nouveauté ? ce n’est pas le fauteuil qui bouge mais bien les accessoires pré-cités qui intègrent des technologies de retour d’effort.Cette innovation technologique s’inscrit notamment dans la poursuite de travaux menés précédemment avec Alain Berthoz, Professeur honoraire de la Chaire de physiologie de la perception et de l'action du Collège de France avec qui les chercheurs ont explicité un phénomène d'illusion sensorielle (un sentiment de mouvement de son corps) en présence de ces stimulations haptiques (ces forces appliquées sur le corps).</p> <p>Titre de la démonstration : “<em>HapSeat: A Novel Approach to Simulate Motion in a Consumer Environment</em>”</p> <ul> <li>Issus ou associant l’équipe In-Situ</li> </ul> <p>Dans l’espace exposition, l’équipe présente trois démonstrations dont :</p> <p>PaperTonnetz, une technologie qui permet de composer de la musique à partir de représentations de tonalité figurant sur du papier interactif. L’utilisateur est ainsi invité à créer des mélodies en dessinant sur l’interface de papier.</p> <p>Titre de la démonstration : <em>PaperTonnetz: Supporting Music Composition with Interactive Paper</em></p> <p>et deux démonstrations de travaux utilisés pour consolider, diffuser ou mettre à disposition le programme de la manifestation de manière interactive :</p> <p>- la première &quot;<em>Cobi (pour Communitysourcing Large-Scale Conference Scheduling)</em>&quot; intègre des technologies de crowdsourcing et a permis à toute la communauté participant à CHI de planifier le programme de la conférence.</p> <p>- la seconde, &quot;<em>The CHI’13 Interactive Schedule&quot;</em>&nbsp;permet aux participants de naviguer dans les vidéos de présentation des interventions pour les aider à choisir celles auxquelles ils souhaitent assister.</p> <ul> <li>Issus ou associant l'équipe Mint</li> </ul> <p>Le geste d'interaction, s'il est au coeur de l'intérêt de Mint, adresse en tant que tel une gamme très large de problèmes, dans la mesure où toute action utilisateur, pour les systèmes d'interaction couramment utilisés, se concrétise le plus souvent par un geste, que celui-ci consiste en frapper la touche d'un clavier, prendre et bouger une souris, ou tracer un motif qui va être interprété par l'application pour exécuter une commande. Ces trois contextes soulèvent des questions spécifiques, et font tout trois l'objet d'étude de la part de Mint.</p> <p>À l’heure des smartphones et tablettes où un simple effleurement d’écran peut faire des miracles, des chercheurs en Interaction Homme-Machine dressent le constat que certaines interfaces plus anciennes restent parfaitement adaptées à certaines tâches. Ces chercheurs présentent ainsi deux travaux sur le clavier et la souris qui montrent qu’il reste des choses à apprendre sur ces périphériques et qu’ils ont encore de beaux jours devant eux !Les chercheurs de l’équipe Mint se sont intéressés au plus petit déplacement qu’une personne peut produire avec une souris donnée. L’objectif : déterminer la &quot;résolution utile&quot; de cette personne avec cette souris. Car à quoi sert de proposer des souris à très haute résolution si leurs utilisateurs sont incapables d’une telle précision ? La résolution utile mesurée dans cette étude est de fait bien inférieure à celle de la souris considérée. Elle est néanmoins supérieure à celle de la majorité des écrans actuels, ce qui permet à nos chercheurs de poursuivre leurs travaux sur &quot;l’interaction subpixel&quot;, afin de combiner au mieux les capacités humaines et celle des objets numériques.</p> <p>Titre de l’article : <em>How Low Can You Go? Human Limits in Small Unidirectional Mouse Movements</em></p> <p>Les chercheurs de Mint ont également étudié le potentiel d’interaction offert par les claviers. Ils ont constaté que les raccourcis clavier sont une méthode efficace pour choisir des commandes, mais qu’ils sont malgré tout sous-utilisés. Pour remédier à cela, ils ont mis au point un clavier d’un genre nouveau, &quot;Métamorphe&quot;, dont les touches peuvent être individuellement levées ou baissées et sont équipées de capteurs de force. Métamorphe augmente ainsi le clavier traditionnel avec des retours haptiques et visuels que les chercheurs ont pu exploiter avec succès pour faciliter l’utilisation des raccourcis clavier.</p> <p>Titre de l’article : <em>Métamorphe: Augmenting Hotkey Usage with Actuated Keys</em></p> <p>Lorsqu'on utilise le tracé de motif, soit le troisième type de geste précédemment évoqué, l'enjeu est de tirer parti de toutes ses potentialités, notamment avec des systèmes d'interaction multi-tactiles, qui sont de plus en plus couramment utilisés. Un article court a été accepté à CHI montrant que, &nbsp;pour les cas d'usages où le geste définit des symboles pour commander l'application, on peut de manière fiable utiliser la taille du symbole tracé &nbsp;comme élément signifiant. Nous montrons, sur le cas de trois tailles différentes, que la dimension d'un motif tracé est un paramètre du geste gérable par l'utilisateur, et discriminable de manière non-ambigüe par l'application. Un modèle, issu de l'expérience, est fourni pour cette catégorisation.&nbsp;A partir de ce résultat, on peut par exemple imaginer une application permettant à l'utilisateur d'accéder à trois commandes via un seul motif, simplement en changeant la taille de celui-ci.&nbsp;</p> <p>Titre de l'article<em>&nbsp;: Small, Medium, or Large? Estimating the User-Perceived Scale of Stroke Gestures</em></p> <ul> <li>Issu de l’équipe Wimmics</li> </ul> <p>La modélisation des utilisateurs est une étape de la conception des Interfaces &nbsp;– et plus généralement – des Interactions Humain-Machine (IHM) indispensable si l’on veut adapter au mieux ces IHM aux utilisateurs. Modéliser les utilisateurs consiste à identifier et caractériser les types principaux d’utilisateurs potentiels des IHM et à élaborer des scénarii d’interaction impliquant ces utilisateurs. Cette caractérisation et cette scénarisation impacteront &nbsp;la conception des IHM. L’une des méthodes les plus connues de modélisation des utilisateurs est la méthode dite des personas (Cooper). Comme son nom l’indique, la méthode des personas vise la modélisation d’individus. Or certaines IHM (IHM de réseaux sociaux, de wikis ou de systèmes de travail collaboratif, par exemple) s’adressant à des collectifs (équipes de travail, groupes d’amis, familles, communautés), il est apparu nécessaire de modéliser ces collectifs et de se doter par conséquent de méthodes permettant de représenter des personas interagissant au sein de collectifs. L’une des méthodes proposées récemment est la méthode dite des personas collaboratifs (Matthews, Whittaker, Moran, &amp; Yuen, 2011). Une critique a cependant été émise par des praticiens à l’encontre de cette méthode : elle a tendance à produire des personas « trop optimistes » ; autrement dit, les personas élaborés ne rendent pas compte des dysfonctionnements (conflits par exemple) pouvant survenir au sein des collectifs. Or adapter les IHM aux utilisateurs, c’est aussi les adapter à ces dysfonctionnements potentiels. C’est pour être en mesure de réaliser cette adaptation qu’Alain Giboin propose une modification de la méthode des personas collaboratifs qui permettra d’identifier et de modéliser les dysfonctionnements potentiels des collectifs.</p> <p>Titre du travail en cours ou “work in progress” présenté : <em>Emphasizing Dysfunctional Group Dynamics in Collaboration Personas: Specification of an Approach</em></p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc645054_2" id="eztoc645054_2" class="anchor"></a><h3>Inria au cœur d’un prochain rendez-vous dédié aux Interactions Homme-Machine : IHM 2013, du 12 au 15 novembre 2013, à Bordeaux</h3><p> Inria s’associe à &nbsp;l’AFIHM (Association Francophone d’Interaction Homme-Machine) pour organiser IHM 2013, &nbsp;sa 25ème conférence annuelle, à Bordeaux du 12 au 15 novembre 2013.<br /> Martin Hachet, chercheur Inria qui dirige l’équipe Potioc du centre Inria Bordeaux – Sud Ouest et Nicolas Roussel, chercheur Inria au sein de l’équipe Mint du centre Inria Lille – Nord Europe président la conférence.<br /> IHM 2013 &nbsp;a la volonté de favoriser les synergies entre les domaines académiques et industriels, et est l’occasion annuelle de rassembler tous les représentants francophones de la discipline.</p> </div> </div> A propos de l'interaction homme-machine http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/interaction-homme-machine Fri, 26 Apr 2013 14:52:05 GMT ]]> <p>Le clavier et la souris ont encore de l’avenir ! Tel est l’avis de Nicolas Roussel, chercheur en interaction homme-machine et membre de l'équipe-projet Mint (commune avec le CNRS et l'Université Lille1*). Pourquoi ? Il nous l’explique dans cet épisode du podcast audio.</p> <p>Smartphones, tablettes tactiles, consoles de jeux... les objets numériques ont bel et bien envahi notre quotidien. Présents dans nos vies personnelles et professionnelles, ils bouleversent nos habitudes et parfois même, en créent des nouvelles. Ces interactions entre l'humain et les systèmes informatiques sont au cœur de l'interaction homme-machine (ou IHM). Car comme le précise Nicolas Roussel, l'interaction homme-machine n'est pas la science des interfaces, mais bien celle des interactions&nbsp;!</p> <p>Pourtant, selon le chercheur, on est trop souvent dans le fantasme, dans une projection dans le futur, alors que la réalité est plus complexe dans ce domaine. Avec le numérique, beaucoup de promesses ont été faites — «&nbsp;avec ce nouveau dispositif, vous pourrez interagir plus facilement, plus rapidement, de manière plus naturelle ou plus intuitive, etc.&nbsp;» — mais sont-elles tenues&nbsp;? Ces dispositifs numériques répondent-ils vraiment aux besoins, aux envies et aux attentes de leurs utilisateurs&nbsp;? Quels sont les défis auxquels l'IHM devra faire face demain&nbsp;? Nicolas Roussel nous donne un point de vue éclairé sur ces questions.</p> <p>* au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL et de l'EA 2697 L2EP</p> Portrait d’une ingénieure, informaticienne entre autres http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/portrait-d-une-ingenieure-informaticienne-entre-autres Thu, 25 Apr 2013 18:27:45 GMT ]]> <p>Anne-Sophie Tonneau, jeune ingénieure de l’équipe de recherche Fun, n’est pas une geek&nbsp;: coder, programmer lui plait, mais elle aime surtout apprendre, rencontrer des gens, bouger. Bien loin de l’image erronée de l’informaticien (souvent au masculin), rivé à son écran et «&nbsp;branché&nbsp;» informatique, elle trouve son bonheur dans le monde de la recherche et sa variété de sujets d’intérêts.</p> <p><em>«&nbsp;Je ne suis pas passionnée d’informatique, j’ai juste compris au fil de mes études que j’avais l’esprit logique et que j’étais plutôt douée en maths »</em>&nbsp;reconnait simplement Anne-Sophie Tonneau, originaire d’Arras (Pas-de-Calais). Son bac scientifique en poche en 2003, intéressée par la biologie, elle choisit médecine mais se rend vite compte qu’elle a besoin de comprendre plutôt que d’apprendre par cœur. Elle bifurque vers la biologie à l’Université de Lille I et découvre surtout son intérêt pour les maths. Au second semestre, elle se réoriente vers une licence de mathématiques… dont une partie des cours concerne l’informatique. <em>«&nbsp;C’est à ce moment-là que j’ai compris que j’aimais aussi la programmation, l’implémentation »</em>, se rappelle-t-elle.</p> <p>En troisième année de licence, elle choisit l’informatique, alors que la plupart des filles s’orientent en mathématiques&nbsp;: <em>«&nbsp;Je n’étais pas plus fan que ça, pas du tout mordue de jeux comme la plupart des garçons (on était 7 filles sur une promotion de 120 élèves) mais l’informatique m’amusait&nbsp;»</em>, avoue-t-elle.&nbsp;Les filles se faisaient rare aussi en master&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;La seconde année, j’étais la seule sur 12 élèves. C’est la seule année où ça m’a pesé, reconnait-elle. J’avais choisi un Master MIAGE<a href="#_ftn1" target="_self">[1]</a>&nbsp;: mais ce n’était pas des geeks ! ».</p> <p>Au cours de ses stages, elle découvre aussi le monde de l’entreprise, via deux grosses sociétés de service en ingénierie informatique (SSII)&nbsp;: Atos où elle fait du développement, ce qui ne la passionne pas puis Alten où elle profite d’une grande autonomie mais comprend qu’il lui faut un métier plus polyvalent. <em>«&nbsp;J’ai cherché côté start-up mais je n’ai pas trouvé, précise-t-elle. J’avais aussi postulé &nbsp;au centre Inria de Lille, où mon tuteur de stage de fin d’études pensait que le cadre de travail me conviendrait bien, mais le poste n’a pas été ouvert&nbsp;»</em>. Elle commence sans conviction à travailler chez Sopra, une autre SSII. Quand elle entend parler de l’ouverture d’un nouveau poste d’ingénieur, dans l’équipe-projet Fun, elle fonce, passe un entretien avec Nathalie Mitton, la responsable de l’équipe et décroche le poste en décembre 2011.</p> <p>A l’entendre, on comprend vite qu’elle est comme un poisson dans l’eau dans ce milieu très ouvert, très divers culturellement où la pratique de l'anglais est omniprésente, où ses missions, variées, l’amènent à se déplacer régulièrement, où elle apprend sans cesse, dans son travail, lors de soutenances de thèses, de conférences... Aucun doute qu’elle a trouvé son élément. «&nbsp;L’informatique n’est pas une fin en soi mais offre de multiples débouchés surtout dans la recherche où je fais le métier d’ingénieur tel que je l’imaginais&nbsp;: chercher des solutions à des problèmes concrets&nbsp;» résume-t-elle. Elle compte poursuivre dans la recherche pour l’enrichissement que la diversité de ce milieu lui apporte. <em>«&nbsp;Le métier d’ingénieur est unisexe, ajoute-t-elle. Surtout dans la recherche, un tiers de mon équipe est féminine. Et il y a de plus en plus de filles en études d’informatique. Il faut casser les idées reçues : ce n’est pas un milieu de geeks&nbsp;!&nbsp;»</em></p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc644478_0_1" id="eztoc644478_0_1" class="anchor"></a><h4><strong>L’informatique, c’est Fun&nbsp;!</strong></h4><p>L’équipe Fun s’intéresse à l’Internet des objets ou comment faire communiquer entre eux, de façon efficace, des objets communicants mobiles, embarqués dans des véhicules, des colis, des robots, etc. Les applications sont multiples, de la domotique, à la santé en passant par l’environnement. « Je participe à la mise en place du réseau de capteurs de la future plateforme d’expérimentation de Villeneuve d’Ascq&nbsp;», précise Anne-Sophie Tonneau. Un développement mené dans le cadre de l’équipement d’excellence FIT&nbsp;(<em>Future Internet of Things</em>) qui réunira, à terme, plusieurs plateformes de recherche, des milliers de capteurs et des dizaines de robots. Un véritable défi technologique dans la continuité de SensLAB, un réseau français de plateformes qui permet déjà à des chercheurs du monde entier d’expérimenter sur des réseaux de capteurs. «&nbsp;Outre les aspects informatiques, je découvre la robotique, je travaille aussi sur les aspects logistiques et rencontre les nombreux acteurs du projet FIT en France… bref j’apprends beaucoup&nbsp;», conclue-t-elle.</p> </div> </div> <p><a href="#_ftnref1" target="_self">[1]</a>&nbsp;Méthodes informatique appliquées à la gestion d’entreprise</p> Ismael Figuera, lauréat de la 2013 Student research competition http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/ismael-figuera-laureat-de-la-2013-student-research-competition Thu, 25 Apr 2013 11:45:42 GMT <p>Ismael Figuera, un doctorant co-encadré par Éric Tanter (Université du Chili) et Nicolas Tabareau (chercheur Inria, équipe commune Ascola), a gagné la 2013 Student research competition (catégorie Graduate), organisée dans le cadre de la conférence MODULARITY aosd2013</p> <p>Ismael, est membre de REAL, une équipe associée entre ASCOLA du centre Inria Rennes - Bretagne Atlantique et PLEIAD de l'<a href="http://www.uchile.cl/" target="_blank">Université du Chili.</a></p> <p>Il a été récompensé pour son travail intitulé : « Towards Control of Aspect Interference using Membranes and Monads »</p> <p>La manifestation, qui est sponsorisée par Microsoft, fait partie de la « <a href="http://src.acm.org/" target="_blank">ACM Student Research competition</a>&nbsp;».</p> Chercheurs d'ici et d'ailleurs : rencontre Bénin / Roumanie http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/chercheurs-d-ici-et-d-ailleurs-benin-roumanie Wed, 24 Apr 2013 15:36:58 GMT ]]> <p>Deux chercheurs qui ont quitté leurs pays d’origine pour venir étudier puis travailler en France, désormais au centre Inria Lille - Nord Europe. Chacun d'entre eux nous présente son parcours et leurs regards croisés sur une recherche multiculturelle.</p> <p>Entretien avec Fawaz Paraiso de l'équipe-projet Adam (commune avec l'Université Lille1*) et Vlad Rusu de l'équipe Dreampal (commune avec le CNRS et l'Université Lille1**).</p> <a name="eztoc643535_1" id="eztoc643535_1" class="anchor"></a><h3><strong>Fawaz Paraiso, vous êtes chercheur dans l’équipe-projet Adam. Qu’est-ce qui vous a amené en France&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Fawaz Paraiso :</strong>&nbsp;Au Bénin, mon &nbsp;BTS en génie informatique en poche, j’ai d’abord travaillé quelques années chez un fournisseur d’accès Internet. J’ai ensuite eu envie de venir en France pour acquérir un meilleur niveau technique, dans un pays francophone. J'ai postulé dans plusieurs facultés, à Bordeaux, Toulouse et Lens qui a retenu ma candidature. J’y ai fait une licence en sécurité informatique, puis j’ai enchaîné avec un master en informatique à Lille. J’ignorais alors que mon père était lui-même venu faire ses études d'architecture à Lille, dans les années 1950. Depuis, lorsque je l'ai au téléphone, nous parlons de la citadelle de Vauban ou du boulevard de la Liberté qu'il a arpenté avant moi&nbsp;! Après avoir travaillé quelques années dans une société informatique (ProxiAD), j’ai été tenté par le monde de la recherche&nbsp;: j’ai réussi à intégrer Inria.</p> <a name="eztoc643535_2" id="eztoc643535_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quant à vous Vlad Rusu, responsable de l’équipe Dreampal, racontez-nous&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Vlad Rusu :</strong>&nbsp;Je suis né en Roumanie, où je faisais des études en informatique. Le cursus durait normalement 5 ans mais en 1990, la Roumanie a traversé une période de grande violence et d’instabilités. J’étais inquiet, il y avait beaucoup d’attaques contre les intellectuels, les étudiants. J’ai interrompu mes études pour rejoindre la France où des amis de mes parents étaient prêts à m’accueillir, près de Nantes&nbsp;: j’avais le sentiment d’avoir échappé au pire. A Nantes, j’ai fait une licence en informatique, une maitrise (ex-master) puis un doctorat. Mes parents m’aidaient financièrement, je travaillais l’été, certaines années, j’ai bénéficié d’une bourse. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de faire de la recherche. &nbsp;Je suis parti 18 mois à l’université de Stanford en Californie faire un post-doctorat (97-98). J’y serai bien resté: les conditions de travail étaient idylliques, le laboratoire avait des moyens considérables, il n’y avait pas de concours à passer. Mais ma convention avec l’Etat français m’obligeait à rentrer. J’ai donc tenté le concours Inria à Rennes, en 1999, que j’ai réussi. Anecdote qui n’en est pas une&nbsp;: j’ai bien failli perdre toutes mes économies en quittant les Etats-Unis. Ma banque américaine a tenu à me les envoyer par chèque, sauf que l’adresse qu’ils ont mentionnée était des plus succinctes&nbsp;: Vlad Rusu, cedex, France (!). La Poste m'a retrouvé parce que mon nom est peu commun. Heureusement que je ne m'appelle pas Jean Martin ! En France, j’ai été très bien accueilli et avec le recul, la stabilité des postes de chercheurs est un gage de sécurité appréciable. En 2008, je suis venu à Lille.</p> <a name="eztoc643535_3" id="eztoc643535_3" class="anchor"></a><h3><strong>Conservez-vous des liens professionnels avec vos pays d’origine&nbsp;?</strong></h3><p><strong>F. P.&nbsp;:</strong>&nbsp;J’ai quelques contacts avec des professeurs béninois. Là-bas, il y a une véritable idolâtrie pour le monde de la recherche mais très peu de moyens financiers et humains. On y fait surtout de la recherche fondamentale.</p> <p><strong>V. R.&nbsp;: </strong>Je collabore étroitement depuis 3 ans avec une équipe roumaine, dans mon université d’origine, suite à une rencontre fortuite avec un de mes anciens profs lors d’une conférence au Brésil&nbsp;! On échange plusieurs fois par semaine. Malgré des conditions de travail difficiles et des recherches sous-financées, l’équipe est au meilleur niveau théorique, elle collabore aussi avec des universités américaines. Mes compatriotes ont énormément de mérite. Même si cette collaboration me donne l’occasion de les aider un peu financièrement,&nbsp; je ne travaille pas avec eux pour le principe&nbsp;: notre collaboration est vraiment très productive.</p> <a name="eztoc643535_4" id="eztoc643535_4" class="anchor"></a><h3><strong>Auriez-vous envie de retourner travailler dans vos pays respectifs&nbsp;?</strong></h3><p><strong>F. P.&nbsp;:</strong>&nbsp;J’ai construit ma famille en France, ma femme et &nbsp;mon fils &nbsp;sont&nbsp; français et j’ai beaucoup de famille ici. Mais à terme, j’aimerais apporter mes compétences à mon pays, contribuer à faire décoller le Bénin, aider les jeunes générations. On me propose déjà de donner des cours sur place, sur mon temps de vacances. A terme, j’envisage d’y retourner même si&nbsp; je sais que le niveau de vie local est très bas.</p> <p><strong>V. R.&nbsp;:</strong>&nbsp;Je n’ai aucune envie d’aller travailler en Roumanie. Même si je suis écartelé, une partie de ma famille étant toujours là-bas, les évènements politiques passés et présents ne m’inspirent pas confiance quant à la stabilité à moyen terme du pays.</p> <a name="eztoc643535_5" id="eztoc643535_5" class="anchor"></a><h3><strong>Quels conseils donneriez-vous à de jeunes chercheurs projetant de s’installer en France&nbsp;?</strong></h3><p><strong>F. P.&nbsp;:</strong>&nbsp;D’avoir un bon projet scientifique. De se renseigner auprès de personnes qui ont déjà sauté le pas. De préparer minutieusement son voyage, du point de vue financier notamment&nbsp;: le logement, les livres, l’alimentation coûtent plus ou moins cher&nbsp; selon les villes. C’est très enrichissant du point de vue personnel mais très dur. Il faut avoir les reins vraiment solides. Le pire est d’abandonner ses attaches familiales, se retrouver seul, livré à soi-même, ne pas se décourager, se lever tous les jours, sans aucun soutien. Je pense qu’il faut s’intégrer coûte que coûte plutôt que de s’enfermer dans sa communauté. Enfin, il faut savoir que les aspects administratifs sont un véritable chemin de croix, psychologiquement insupportables. Les titres de séjours sont délivrés au compte-goutte malgré des montagnes de justificatifs, les attentes aux préfectures interminables, les rendez-vous à des heures impossibles: c’est humiliant, on est clairement pas désiré&nbsp;! Pour autant, je n’ai pas choisi de faire une demande de nationalité française, pour le moment ça ne m’intéresse pas, je continue donc, tous les ans à renouveler mon titre de séjour.</p> <p><strong>V.R.&nbsp;:</strong>&nbsp;Je partage l’avis de Fawaz à ceci près que j’ai adopté la nationalité française en 1994. J’ai, moi aussi été confronté à ce risque d’isolement, d’autant plus que la recherche est une activité très solitaire&nbsp;: il faut être ouvert, s’intéresser à la culture locale, sortir, faire du sport, pas que de la recherche&nbsp;! Du point de vue administratif, aujourd’hui, tous les pays de l’Union européenne sont accessibles à un roumain, ainsi que beaucoup d’autres destinations. C’est à eux de très bien choisir du point de vue scientifique.</p> <p>* au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.</p> <p>** au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.</p> La nouvelle équipe Orchestron collabore à l'élaboration de nouveaux traitements de maladies neurologiques http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/orchestron-nouvelle-equipe-de-recherche-lilloise Mon, 22 Apr 2013 16:08:53 GMT ]]> <p>Orchestron, nouvelle équipe de recherche lilloise commune avec l'Université de Liège a été créée le 1er octobre 2012. Rodolphe Sepulchre, responsable de l'équipe nous la présente en quelques mots.</p> <a name="eztoc642368_1" id="eztoc642368_1" class="anchor"></a><h3>Quels types de recherches vont être menées par l'équipe ? </h3><p><strong>Rodolphe Sepulchre :</strong>&nbsp;le projet Orchestron vise à mieux comprendre les mécanismes physiologiques de régulation des circuits neuronaux impliqués dans des fonctions cérébrales qui transforment des stimuli sensoriels en actions motrices. L'objectif à long terme est que les outils mathématiques développés dans le cadre du projet contribuent à la recherche de nouveaux traitements de maladies neurologiques comme par exemple la maladie de Parkinson. </p> <p>La spécificité du projet est de se focaliser sur des fonctions neurologiques particulières (comme l'inititation de mouvements) mais en intégrant plusieurs niveaux de modélisation (depuis le niveau cellulaire jusqu'au niveau fonctionnel) avec des outils mathématiques distincts et des collaborations expérimentales pour chacun des niveaux étudiés.</p> <a name="eztoc642368_2" id="eztoc642368_2" class="anchor"></a><h3>Est-ce plutôt un sujet de recherche fondamentale ou appliquée ?</h3><p><strong>Rodolphe Sepulchre : </strong>le sujet est de nature fondamentale dans la mesure où il cherche à développer de nouveaux outils de modélisation. Il a cependant une portée appliquée dans la mesure où tous les outils développés sont motivés par une question médicale spécifique.</p> <a name="eztoc642368_3" id="eztoc642368_3" class="anchor"></a><h3>Avez-vous des partenaires académiques ou industriels ?</h3><p><strong>Rodolphe Sepulchre : </strong>le projet a plusieurs partenaires académiques dans le monde médical: des pharmacologues au niveau cellulaire, des neurochirurgiens au niveau circuits neuronaux, et des neurologues au niveau de l'imagerie cérébrale. De belles collaborations en perspective...</p> Inria lance iCOMMUNITY, galerie de services et réseau social destinés aux entreprises innovantes http://www.inria.fr/innovation/actualites/lancement-icommunity Mon, 22 Apr 2013 14:30:10 GMT ]]> <p>Depuis sa création, l'Etat a confié à Inria une mission de recherche mais aussi de transfert de ses technologies vers les entreprises. Dans un contexte économique où l'innovation est clé, Inria entend jouer un rôle à son niveau en stimulant par le transfert la création de valeur économique et donc d'emploi dans la société française. Pour ce faire, l'institut a le plaisir d'ouvrir aujourd'hui la plateforme web iCOMMUNITY destinée aux entreprises du numérique qui veulent innover avec la recherche publique.</p> <div id="amiando1" class="amiando"> <p><iframe width="592" height="333" src="http://www.youtube.com/embed/x8_yl2X131g" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p> </div> <script type="text/javascript"> resize_amiando('amiando1', '590'); </script> <br class="clear" /> <br class="clear" /> <p>Cette plateforme propose une galerie de services&nbsp;dont un réseau social thématisé :</p> <ul> <li>présentation de l’expertise et des process d’Inria en matière de transfert</li> <li>accès à la présentation du patrimoine technologique d’Inria&nbsp;: technologies, logiciels et brevets</li> <li>communautés thématiques pour dialoguer entre entreprises et chercheurs, mais aussi experts du transfert et partenaires de l’écosystème innovation français</li> <li>veille media sur l’innovation numérique</li> <li>agenda des grands rendez-vous du numérique et d’Inria en particulier</li> <li>partages d’expériences de transfert de chercheurs ou d’entrepreneurs</li> </ul> <p>Que vous soyez une entreprise, un chercheur dans le domaine du numérique, un pôle de compétitivité, un partenaire d'innovation, vous êtes les bienvenus pour dialoguer en direct sur la plateforme. Pour ce faire, il vous suffira de vous inscrire au préalable, vous pourrez alors commenter ou lancer des discussions, publiques ou privées.</p> <p>Bienvenue sur <a href="http://www.icommunity.fr" target="_blank">iCOMMUNITY</a>&nbsp;!</p> Distribuer une clé cryptographique quantique à une distance de 80 km http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/distribuer-une-cle-cryptographique-quantique Thu, 18 Apr 2013 18:14:11 GMT ]]> <p>Des chercheurs du CNRS, de l’Institut d’optique Graduate School, de Télécom ParisTech, d'Inria et de la start-up SeQureNet ont transmis une clé cryptographique en toute sécurité sur une distance de 80 kilomètres grâce à un protocole quantique dont la mise en oeuvre ne nécessite que des composants télécom standards. Ces travaux sont publiés le 14 avril 2013 sur le site de la revue<em>Nature Photonics</em>.</p> <p><a href="http://www.cnrs.fr/inp/spip.php?article1675" target="_self">Lire la suite de l'article</a></p> Une chercheuse de l’équipe de recherche Ateams, Floor Sietsma, devient la plus jeune docteure des Pays-Bas http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/floor-sietslma-plus-jeune-docteure-des-pays-bas Mon, 15 Apr 2013 16:12:22 GMT ]]> <p>Floor Sietsma, chercheuse au CWI (Centrum Wiskunde &amp; Informatica) d’Amsterdam, est la plus jeune docteure de l’histoire académique néerlandaise. Rattachée au centre de recherche Inria Lille - Nord Europe, l’équipe de recherche Ateams est la première équipe créée pour Inria hors du territoire français.</p> <p>Récemment élue «&nbsp;Scientifique de l’année&nbsp;» par les lecteurs du magazine Quest et du haut de ses 20 ans, Floor Sietsma a soutenu sa thèse «&nbsp;Logics of Communication and Knowledge&nbsp;» (Logique de la communication et des connaissances) le 13 décembre 2012 à l’université d’Amsterdam (UvA).</p> <p>Les recherches de Floor Sietsma portent sur le transfert des connaissances dans la communication et font appel à la logique épistémique, une logique de connaissances. Elle met en pratique cette logique, entre autres, afin d’analyser les connaissances partagées dans le cadre des échanges complexes de courriers électroniques avec des destinataires visibles (cc) et cachés (cci). Elle développe également une logique complète de communication manipulatrice, par exemple dans le jeu Liar's Dice, dans lequel tous les joueurs acceptent de se mentir et de se duper mutuellement.</p> <p>F. Sietsma a commencé ses travaux de recherches de doctorat au CWI début 2010, alors qu’elle n’avait que 17 ans. Aujourd’hui titulaire d’une licence en sciences informatiques et d’un Master en logique, elle a été, à 12 ans, la plus jeune étudiante d’une université néerlandaise. </p> <p>Pour ses recherches au CWI, l’Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique (NWO) lui a attribué une bourse personnelle spéciale en raison de ses talents peu communs. Cette bourse lui a permis de rassembler suffisamment de matière pour soutenir sa thèse au bout de deux ans et demi. Ces dix-huit prochains mois, F. Sietsma restera rattachée au CWI en tant que chercheuse. Elle a également commencé une licence en pédagogie pour pouvoir aider les enfants surdoués.</p> Programme VRIκα ! 2013-2014 - Bourses cofinancées Ambassade de France en Grèce - Inria http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/bourses-cofinancees-grece-inria Mon, 15 Apr 2013 11:14:56 GMT ]]> <p>L'Ambassade de France en Grèce et le centre Inria Sophia Antipolis - Méditerranée offrent deux bourses pour des étudiants grecs souhaitant préparer un Master 2 à l'Université Nice Sophia Antipolis. </p> <p>Les étudiants pourront suivre un des deux parcours internationaux en anglais : </p> <ul> <li>Sciences informatiques : <a href="http://ubinet.unice.fr/" target="_blank">Ubinet</a>&nbsp;(Ubiquitous Networking and Computing)</li> <li>Bio Informatique : <a href="http://cbb.unice.fr/public/web/presentation.shtml" target="_blank">CBB</a>&nbsp;(Computational Biology and Biomedecine)</li> </ul> <p>Pour candidater, vous devez compléter le <strong>formulaire du candidat</strong>&nbsp;pour l'Ambassade de France ainsi que les dossiers de candidature correspondant au parcours choisi :</p> <ul> <li><a href="http://ubinet.unice.fr/toapply.html" target="_blank">Candidater pour Ubinet</a>&nbsp;(Ubiquitous Networking and Computing) : </li> <li><a href="http://cbb.unice.fr/public/web/apply.shtml" target="_blank">Candidater pour CBB</a>&nbsp;(Computational Biology and Biomedecine)</li> </ul> <p>Il est conseillé d'envoyer aussi un mail au comité correspondant à votre choix : <script type="text/javascript">uncrypt_emails['#1000'] = new Array('114:','46:f','99:e','110:i','64:u','101:t','105:n','117:b');</script><a href="#1000" target="_blank" class=" uncrypt">ubinet@unice.fr </a>ou <script type="text/javascript">uncrypt_emails['#1001'] = new Array('102:r','101:.','105:c','117:n','98:@','99:b');</script><a href="#1001" target="_blank" class=" uncrypt">cbb@unice.fr</a>&nbsp;mentionnant que vous candidatez aux bourses. </p> <p><strong>Vous pouvez candidater aux 2 parcours, mais dans ce cas-là veuillez indiquer votre préférence.</strong></p> <p>Si vous avez des questions spécifiques, veuillez contacter le comité du parcours choisi.</p> Leap Motion, rendre plus humaine la gestuelle robotique http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/leap-motion-rendre-plus-humaine-la-gestuelle-robotique Fri, 12 Apr 2013 18:31:01 GMT ]]> <p>L'équipe-projet Non-A, en partenariat avec le LSIS (Ensam-Paristech) et la plate-forme technologique Usine Agile, dévoilent leurs travaux sur Leap Motion, un capteur de mouvement à bas prix. L'enjeu : développer la coactivité entre un robot et un opérateur, en mettant l'accent sur la sécurité.</p> <p>Afin d'augmenter la compétitivité des entreprises, les lignes de production nécessitent une flexibilité croissante. Les tâches effectuées par les automates sont de plus en plus complexes et précises. Dans le cadre de ce projet, les chercheurs ont travaillé sur un robot de la société danoise Universal Robots, associé au capteur leap motion. Ce périphérique capture les mouvements des doigts de l'opérateur pour les retranscrire en temps réel sur un robot. Cette technique permet notamment à l'opérateur de travailler en sécurité à proximité du robot. Elle provoque également une gestuelle naturelle, un détail important pour faciliter le travail d'un humain avec une machine.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>Ces travaux ont été réalisés lors d'un partenariat entre l'équipe-projet Non-A (commune avec Centrale Lille, le CNRS et l'Université Lille1*), le LSIS (<a href="http://www.ensam.fr/fr" target="_blank">Ensam-Paristech</a>) la plate-forme technologique <a href="http://www.usine-agile.fr/" target="_blank">Usine Agile</a>, avec le soutien de <a href="http://www.eads.com/eads/int/en/our-innovation/innovation-works.html" target="_blank">EADS Innovation Works</a>, <a href="http://www.citc-eurarfid.com/" target="_blank">CITC EuraRFID</a>&nbsp;et <a href="http://geomnia.eu/" target="_blank">GEOMNIA</a>.</p> <p><em>* </em>au sein de l'UMR 8146 CNRS-Centrale Lille-Lille1, LAGIS.</p> </div> </div> Concours directeurs de recherche de 2e classe : liste des candidats recevables http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/concours-dr2-recevabilite Thu, 11 Apr 2013 18:56:01 GMT <p>La liste des candidats déclarés recevables au concours de directeurs de recherche de 2e classe (DR2) est disponible. Vous pouvez télécharger et consulter la liste, ci-contre.</p> Concours de chargés de recherche de 2e classe : liste des candidats recevables http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/concours-cr2-recevabilite Thu, 11 Apr 2013 18:04:04 GMT <p>La liste des candidats déclarés recevables au concours de chargés de recherche de 2e classe (CR2) est disponible. Vous pouvez télécharger et consulter la liste, ci-contre. </p> CNIL et Inria : voyage au cœur des smartphones et des applications mobiles http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/cnil-et-inria-smartphones-et-applications-mobiles Thu, 11 Apr 2013 11:15:15 GMT <p>Aujourd'hui, 24 millions de français possèdent un smartphone, près d' 1 million d'applications sont disponibles et font partie de leur quotidien. Pourtant, les utilisateurs savent très peu de choses sur ce qui se passe à l'intérieur de ces &quot; boites noires &quot; qui contiennent de nombreuses informations personnelles et sont des ordinateurs très performants. Depuis un an, la CNIL et Inria travaillent ensemble pour analyser les données enregistrées, stockées et diffusées par les smartphones. Michel Cosnard, Président directeur général d’Inria, Isabelle Falque Pierrotin, présidente de la CNIL ont présenté le 9 avril les premiers résultats de ce travail. La CNIL s'est appuyée sur son laboratoire interne d'innovation et Inria sur son équipe de recherche <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/systemes-et-services-distribues/privatics" target="_self">Privatics</a>&nbsp;pour mener à bien ce projet expérimental dénommé Mobilitics.</p> Web social : Anne-Marie Kermarrec, directrice de recherche Inria, reçoit le « Google Focused Award » http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/web-social-anne-marie-kermarrec-recoit-le-google-focused-award Fri, 5 Apr 2013 14:39:13 GMT ]]> <p>Anne-Marie Kermarrec, directrice de recherche au centre Inria Rennes – Bretagne Atlantique, est lauréate 2013 du «Google Focused Award». Ce prix vient récompenser le projet&nbsp; Web Alter-ego, qu’elle mène en collaboration avec l’EPFL (l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne), et qui s’intéresse à la mise en place d’une architecture originale pour&nbsp; la personnalisation de services Web. Ces travaux sont menés au sein de l’équipe projet ASAP, qu’elle dirige. Ce projet ambitieux, bénéficiera des résultats qu’elle a obtenus dans le cadre de l’ERC SG GOSSPLE.</p> <a name="eztoc633993_1" id="eztoc633993_1" class="anchor"></a><h3>«&nbsp;Google Focused Award&nbsp;», un prix prestigieux</h3><p>Le «&nbsp;Google Focused Award&nbsp;» soutient des travaux ambitieux en informatique dans des domaines clés tant pour Google que pour la communauté de recherche des réseaux&nbsp; sociaux et des systèmes distribués. Anne-Marie Kermarrec est, pour l’année 2013, l’une des deux seuls lauréats de ce prix prestigieux, en Europe.</p> <a name="eztoc633993_2" id="eztoc633993_2" class="anchor"></a><h3>Un projet autour du web social récompensé</h3><p> Le projet Web-Alter Ego vise à identifier les alter-egos d’un utilisateur sur le Web social, c’est–à-dire les&nbsp; profils d’utilisateurs&nbsp; exhibant des intérêts similaires dans leur navigation Internet en temps réel et en présence de très forte&nbsp; dynamique. L’objectif est d’identifier une « tranche » personnalisée du Web associée à chaque utilisateur permettant&nbsp; de personnaliser de nombreux services, de la recommandation à la navigation et la recherche d’information.<br /> Les défis, tant pratiques que théoriques, sont nombreux et le projet se concentre en particulier sur :</p> <ul> <li>la gestion et la représentation d’intérêt hétérogènes&nbsp; permettant de calculer les similarités entre profils utilisateurs dans un cadre multi-applications.</li> <li>le passage à l’échelle de l’infrastructure sous-jacente, impliquant potentiellement des serveurs du Cloud et les machines utilisateurs pour gérer des intérêts et des flux de contenus toujours plus dynamiques.</li> <li>le contrôle par l’utilisateur de ses propres données, permettant de prendre en compte les contraintes de respect de la vie privée et d’anonymat.</li> </ul> <p><a href="http://www.irisa.fr/asap/?page_id=179" target="_blank">Anne-Marie Kermarrec</a>, <a href="http://lpdwww.epfl.ch/rachid/" target="_blank">Rachid Guerraoui</a>, Professeur à l'<a href="http://www.epfl.ch/" target="_blank">École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL)</a>&nbsp;et directeur du LPD (Laboratoire de programmation distribuée), et leurs équipes respectives s’attacheront à&nbsp; attaquer ces nombreux défis,&nbsp; sous les angles pratiques et théoriques,&nbsp; au travers des algorithmes épidémiques randomisés, de techniques d’obfuscation de profils pour l’aspect respect de la vie privée et enfin d’architecture hybrides, conjuguant les bénéfices des infrastructures décentralisées et client-serveur afin d’exploiter l’infrastructure du Cloud tout en délégant certains calculs complexes sur les machines des utilisateurs, autant de domaines sur lesquels leurs équipes ont une forte expérience.</p> Axellience lance l’éditeur GenMyModel http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/start-up-axellience Tue, 2 Apr 2013 17:26:18 GMT ]]> <p>Axellience, qui est l'éditeur du logiciel GenMyModel, est une start-up créée en avril 2012 après trois ans de Recherche et Développement chez Inria.</p> <p>C'est fin 2010 qu'Alexis réalise que ses travaux de recherche intéressent de près les développeurs et architectes au sein des entreprises qu'il côtoie. Il approfondit les échanges avec quelques uns d'entre eux et en effet, les gains de productivités apportés par la technologie se révèlent très prometteurs. En parallèle, Alexis rencontre Thomas, ingénieur de recherche chez Inria, lequel est rapidement convaincu par l'idée de contribuer à un projet technologiquement innovant dans le cadre d'une création d'entreprise.</p> <p>Le projet est lancé avec le soutien du centre de recherche Inria Lille - Nord Europe et l'équipe fondatrice est complétée avec l'arrivée de Stéphane, pour renforcer, dès le démarrage, les volets marketing et commerciaux.</p> <p>Un an après, une version de GenMyModel est en beta test, le projet a obtenu le soutien d'Inria, du Ministère de la Recherche, d'Oseo, de LMI (Lille Métropole Innovation) et Réseau Entreprendre Nord, l'accueil du produit est très encourageant et l'équipe s'est élargie avec trois développeurs passionnés.</p> Campagne 2013 : Inria propose 60 postes pour les ingénieurs http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/campagne-ingenieurs-2013 Tue, 2 Apr 2013 12:11:25 GMT <p>Le 3 avril, Inria lance sa campagne 2013 de recrutement d'ingénieurs. Ainsi l'institut recrute une trentaine d'ingénieurs jeunes diplômés, et une vingtaine d'ingénieurs confirmés &amp; spécialistes. La campagne est ouverte jusqu'au 27 septembre 2013.</p> Intel collabore avec Inria sur la reconnaissance faciale http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/intel-collabore-avec-inria Fri, 29 Mar 2013 15:06:20 GMT ]]> <p>Michal Valko est membre de l’équipe-projet Sequel (commune avec Centrale Lille, et l'Université Lille 3*) de l’Inria depuis septembre 2012 et a collaboré avec Intel sur une application de détection faciale. Ce projet est dorénavant utilisé chez Intel dans son nouveau projet «&nbsp;Smart Cars&nbsp;», conduit par la chercheuse Jennifer Healey.</p> <a name="eztoc630799_1" id="eztoc630799_1" class="anchor"></a><h3><strong>Le projet</strong></h3><p>L’algorithme développé par Michal est basé sur l’apprentissage automatique qui s’adapte à des environnements changeants. Il requiert un feedback minimal et très peu d’intervention de la part de l’utilisateur. Dans le cas de la reconnaissance faciale, il n’a besoin que de quelques exemples de visage pour commencer à apprendre, et à partir de ces observations, reconnaître les visages différents. Ce type d’apprentissage est séquentiel et s’appuie sur le même processus que l’apprentissage que développe les enfants : ils n’ont en effet pas besoin d’identifier et d’enregistrer &nbsp;plusieurs objets (des tables ou des chaises, par exemple) pour les différencier. Le facteur clé est la similarité entre les objets.</p> <a name="eztoc630799_2" id="eztoc630799_2" class="anchor"></a><h3><strong>La collaboration entre Intel et Inria</strong></h3><p>La collaboration entre Michal Valko et Jennifer Healey a débuté en 2010 et est le fruit d’un projet que Michal a entrepris avec Branislav Kveton (chercheur chez Technicolor). Jennifer, qui élaborait le plan stratégique d’Intel dans le domaine du <em>in-vehicle sensing</em>, a distingué immédiatement le potentiel que l’algorithme de Michal pouvait présenter pour les applications automobiles.&nbsp;</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/lille/actualites-images/autres-formats/jennifer-healey/630863-2-fre-FR/jennifer-healey_xml_vignette.jpg" width="110" height="83" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Jennifer Healey - <cite>© Intel</cite> </span> </p></div> <p>«&nbsp;Un des plus grands défis pour l’automobile concerne la personnalisation et ce grâce aux détecteurs&nbsp;» explique-t-elle. «&nbsp;Actuellement seuls des boutons pré- programmés ou des clés «&nbsp;magiques&nbsp;» sont disponibles pour le conducteur. Grâce au &nbsp;système de Michal qui reconnait les visages, les passagers peuvent désormais être identifiés et la voiture customisée – personnalisée à souhait.&nbsp;»</p> <p>Le gamme des fonctionnalités est vaste&nbsp;: la fréquence radio peut être personnalisée et correspondre aux sensibilités du passager; les compagnies d’assurances peuvent proposer un service <em>pay-as-you-drive</em>&nbsp;en fonction du statut de l’automobiliste (conducteur ou passager) ; la voiture elle-même peut devenir intelligente et s’appuyer sur le comportement de l’automobiliste qu’elle aura enregistré pour l’avertir en cas d’anomalies qu’il commettrait.</p> <p>«&nbsp;Un des avantages que présente l’algorithme de Michal est qu’il apprend vite avec le temps et avec peu de données,&nbsp;» indique Jennifer. «&nbsp;Il fonctionne aussi très efficacement dans le processeur </p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/lille/actualites-images/autres-formats/michal-valko/630859-1-fre-FR/michal-valko_xml_vignette.jpg" width="110" height="83" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Michal Valko - <cite>© Inria</cite> </span> </p></div> <p><em>Atom</em>&nbsp;d’Intel et ne consomme pas beaucoup de mémoire. Enfin, il a été très bien reçu par les fabricants de voitures avec qui nous travaillons. De belles perspectives en vue&nbsp;! »</p> <p>«&nbsp;La caractéristique importante de ce type d’algorithme d’apprentissage réside dans la faible intervention humaine qu’il nécessite» ajoute Michal.&nbsp; « L’apprentissage semi-supervisé requiert un faible retour d’expérience. À SequeL, j’étudie également l'utilisation de similarités pour les prises de décisions par exemple, dans les algorithmes dits de bandit».</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc630799_2_1" id="eztoc630799_2_1" class="anchor"></a><h4>Et après ?</h4><p>Ce genre d’algorithme fondamental constitue la prochaine étape dans l’apprentissage des machines et peut se révéler utile pour de nombreuses applications et secteurs&nbsp;: les diagnostiques médicaux, la logistique, la publicité. Les téléviseurs du futur, par exemple, pourraient nous reconnaître et proposer des produits adaptés à notre personnalité, nos âges. Notre visage deviendra notre carte d’identité en quelque sorte» conclut Michal.</p> </div> </div> <p>* au sein de l'UMR&nbsp;8146&nbsp;CNRS-Centrale Lille-Lille1, LAGIS et de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.</p> EAPLS Best PhD Dissertation Award 2012 pour Delphine Demange http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/eapls-best-phd-dissertation-award-2012-pour-delphine-demange Thu, 28 Mar 2013 17:05:53 GMT ]]> <p>Delphine Demange vient d'obtenir le prix &quot;EAPLS Best PhD Dissertation Award 2012&quot; dans le cadre de sa thèse effectuée au sein de l'équipe de recherche CELTIQUE&quot;. Rencontre</p> <a name="eztoc630174_1" id="eztoc630174_1" class="anchor"></a><h3>Pourriez-vous nous raconter en quelques mots de votre parcours?</h3><p>J'ai repris mes études en 2004, en Licence d'Informatique à l'Université de Rennes 1.&nbsp; La programmation m'amusait beaucoup, mais j'étais curieuse de comprendre ce qu'était vraiment un programme. Le déclic s'est vraiment produit lorsqu'on m'a présenté les fondements des langages de programmation: les programmes devenaient alors des objets d'études en eux-mêmes. J'ai intégré en 2006 le Magistère Informatique et Télécommunication (co-habilité par l'Université de Rennes 1 et l'ENS Cachan, Antenne Bretagne). Son slogan &quot;Formation à la recherche, par la recherche&quot; m'a tout de suite convaincue. Les stages de recherche offerts par cette formation ont été un élément très important. J'ai ensuite fait le Master de recherche en Informatique de Rennes 1 en 2008. Mon stage de Master s'est déroulé dans l'équipe CELTIQUE, dans laquelle j'ai aussi eu le plaisir de faire ma thèse, sous la direction de Thomas Jensen et David Pichardie.</p> <a name="eztoc630174_2" id="eztoc630174_2" class="anchor"></a><h3>Vous venez d'obtenir le prix &quot;EAPLS Best PHD Dissertation award 2012&quot; pour votre thèse &quot;Semantic Foundations of Intermediate Program Representations&quot; effectuée au sein de l'équipe CELTIQUE. Pourriez-vous nous raconter ces trois années de doctorat?</h3><p>Ce furent trois années intenses, car passionnantes. L'équipe Celtique était depuis longtemps celle que j'envisageais d'intégrer pour ma thèse. Ses thèmes de recherche, en langages de programmation et vérification, mêlent résultats théoriques et applications pratiques, un des défis actuels. Mes travaux de thèse portent sur les fondements sémantiques des représentations intermédiaires (IR) de programmes. Ce sont des langages utilisés notamment dans les compilateurs, car ils sont à la fois plus simples que les langages sources, plus abstraits que les langages machine, et plus faciles à analyser et à transformer que les langages sources et machine. J'ai d'abord travaillé sur une IR de type 3-adresses pour le bytecode Java, qui est souvent utilisée dans les analyses statiques, sans pour autant être bien caractérisée sémantiquement. J'ai pu appliquer les résultats de ces travaux à Sawja, une plateforme d'analyse statique pour Java, développée dans CELTIQUE, une occasion formidable d'intéragir avec plusieurs chercheurs, doctorants et ingénieurs. Nous nous sommes ensuite attaqués, en collaboration avec Gilles Barthe (IMDEA Software, Madrid), à une IR extrêmement populaire, utilisée dans les compilateurs modernes comme LLVM et GCC, la forme SSA. Le but de ce travail était d'être enfin capable de formaliser cette IR, et d'en identifier les propriété sémantiques très fortes, tout en appliquant ces résultats de manière réaliste à&nbsp; la compilation vérifiée. Enfin, lors de ma visite à l'Université de Purdue (Indiana, USA), nous nous sommes lancés, avec Jan Vitek et Suresh Jagannathan, dans un projet visant la compilation vérifiée de programmes Java concurrents, dont la sémantique est extraordinairement complexe. Dans ce contexte, de nouvelles stratégies et méthodologies de preuve doivent être inventées, et notre travail sur le modèle de mémoire Java cherche à construire les briques de bases dans le but de bâtir ces nouvelles techniques. Ces trois années ont été passionantes, et riches en collaborations, grâce à Thomas Jensen et David Pichardie. Ils m'ont aussi donné beaucoup d'autres opportunités (écoles jeunes chercheurs, groupes de recherche, actions européennes) pour aller à la rencontre de toute la communauté Langages de Programmation. Autant d'occasions et de rencontres qui m'ont permis de mettre en perspective mes sujets de recherche.</p> <a name="eztoc630174_3" id="eztoc630174_3" class="anchor"></a><h3>Aujourd'hui heureuse lauréate de ce prix, comment voyez-vous la suite de votre carrière?</h3><p>Je suis en ce moment chercheur post-doctorant à l'Université de Pennsylvanie, dans le groupe Programming Languages de Benjamin C. Pierce. Je travaille sur le projet DARPA CRASH/SAFE, un projet ambitieux visant à concevoir, implémenter et vérifier une nouvelle pile allant de l'architecture matérielle au langage, en passant par la couche système, sans souci de rétro-compatibilité, et offrant des garanties de sécurité fortes (confidentialité et intégrité).&nbsp; Je travaille plus particulièrement sur la vérification formelle de l'architecture bas niveau qui empèche, nativement, et à run-time, les flots d'information illicites.&nbsp; Ce nouveau sujet est pour moi l'occasion d'ouvrir encore mes horizons. Là encore, l'aspect applicatif est capital, et source de nombreux défis. A long terme, je souhaite continuer en recherche académique, et continuer d'étendre le rayon d'action des techniques de vérification, pour un logiciel plus sûr. Et le prix EAPLS est aussi un signe fort qui montre que ces sujets sont actuels et importants.</p> La neutralité du net ne suffit pas http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/la-neutralite-ne-suffit-pas Tue, 26 Mar 2013 12:36:33 GMT ]]> <p>Serge Abiteboul, directeur de recherche Inria a été nommé en janvier 2013 au Conseil National du Numérique. Il revient pour nous sur la première missions à laquelle s'est attelé le CNNum : la neutralité du net.</p> <a name="eztoc628577_1" id="eztoc628577_1" class="anchor"></a><h3><strong>Dans quel contexte le Conseil National du Numérique a-t-il été saisi par le gouvernement d’une recommandation concernant la neutralité du net ?</strong></h3><p class=" text-JUSTIFY">Fleur Pellerin a demandé au CNNum d’émettre un avis sur la protection de la liberté d’expression dans les réseaux. Cette question s’inscrit dans celle, plus générale, de la neutralité du net. Notre avis a été remis à Fleur Pellerin le 12 mars. Il est <a href="http://www.cnnumerique.fr/neutralite/" target="_blank">public</a>&nbsp;et est expliqué dans le «&nbsp;<a href="http://www.cnnumerique.fr/wp-content/uploads/2013/03/130311-rapport-net-neutralite-VFINALE.pdf" target="_blank">Rapport relatif à l’avis net neutralité</a>&nbsp;».</p> <p class=" text-JUSTIFY">Le CNNum fonctionne sur des saisines du gouvernement, avec la possibilité de s’auto-saisir s’il le souhaite. La première saisine que nous ayons eu à traiter concernait la neutralité du net. Au sein du CNNum, le groupe de travail dirigé par <a href="http://www.christine-balague.com/" target="_blank">Christine Balagué</a>&nbsp;était composé de Tristan Nitot, Marc Tessier, Jean-Baptiste Rudelle, Jean-Baptiste Soufron, Bernard Stiegler et de moi-même. L’avis a été voté par l’ensemble du CNNum.</p> <a name="eztoc628577_2" id="eztoc628577_2" class="anchor"></a><h3><strong>Que préconise le Conseil National du Numérique ?</strong></h3><p class=" text-JUSTIFY">L’avis du CNNum souligne l’importance de défendre le principe de neutralité du net. C’était bien sûr assez attendu... Mais nous avons aussi tenu à élargir cette question. Pour nous, il ne suffit pas de garantir la neutralité des «&nbsp;tuyaux&nbsp;» d’Internet même si cette neutralité est un aspect essentiel de la philosophie d’Internet. Mais il faut considérer de façon plus large l’écosystème de communication dont Internet est devenu le cœur.</p> <p class=" text-JUSTIFY">Si un fournisseur d’accès à Internet qui offre aussi un service de vidéo décide de bloquer ou de ralentir les vidéos d’un concurrent, c’est en contradiction avec la neutralité du réseau. De la même façon, si un réseau social choisit de bloquer certains contenus, par exemple pour leurs opinions politiques, c’est aussi une violation du principe de neutralité. Il faut bien réaliser qu’on est sorti du cadre simple de l’internaute qui se connecte sur le web depuis un PC. C’est à partir d’un réseau de téléphonie mobile que, de plus en plus, on accède à Internet. Et c’est à partir d’un réseau social que très souvent on envoie des courriels, qu’on publie des photos, des vidéos. Il faut que les services qui permettent l’accès à Internet soient neutres eux-aussi. Ça n’a que peu de sens de protéger uniquement le tuyau, il faut que tout l’écosystème soit neutre.</p> <p class=" text-JUSTIFY">C’est pourquoi, au-delà de la neutralité d’Internet, nous recommandons que : « la neutralité des réseaux de communication, des infrastructures et des services d’accès et de communication ouverts au public par voie électronique garantisse l’accès à l’information et aux moyens d’expression à des conditions non-discriminatoires, équitables et transparentes ».</p> <a name="eztoc628577_3" id="eztoc628577_3" class="anchor"></a><h3><strong>On pourrait rétorquer que cet élargissement rend les choses encore plus difficiles, voire impossibles, ce qui finalement nuit à la cause de la neutralité. Qu’en pensez-vous ?</strong></h3><p class=" text-JUSTIFY">J’avoue être très sensible à cet argument. C’est un questionnement que nous avons eu au sein du Conseil. Il faut être vigilant pour cela ne gène pas un chemin vers plus de neutralité&nbsp;; il faut notamment éviter de tomber dans un système qui multiplierait les exceptions. Oui, c’est complexe, mais il faut essayer de régler les problèmes plutôt que les déplacer.</p> <a name="eztoc628577_4" id="eztoc628577_4" class="anchor"></a><h3><strong>Vous insistez sur la neutralité des moteurs de recherche. Pourquoi ?</strong></h3><p class=" text-JUSTIFY">Parce que les moteurs de recherche sont un point d’entrée essentiel sur le web. La plupart des internautes « voient » ce qui est sur le web au travers des résultats de leur moteur de recherche. Si celui-ci leur cache complètement un contenu, ou le déclasse dans les résultats, l’internaute perd, de fait, la neutralité qu’il attend. Ceci n’est pas acceptable ni du point de vue de l’accès à l’information, ni de celui la liberté d’expression. Aujourd’hui, ce problème de liberté d’expression individuelle est d’autant plus préoccupant que l’on peut détecter automatiquement – sur le web ou sur des réseaux sociaux comme Facebook – les internautes qui expriment un point de vue particulier : la critique d’une marque ou d’un parti politique, par exemple. Un moteur de recherche ou un réseau social pourrait donc choisir de faire disparaître ou de réduire la visibilité de cette personne et de ses propos. Encore une fois, de telles atteintes ne seraient pas liées au tuyau Internet lui-même... mais le résultat est le même : priver de la liberté d’expression ou de choix de service.</p> <a name="eztoc628577_5" id="eztoc628577_5" class="anchor"></a><h3><strong>Existe t-il des problèmes scientifiques intéressants ?</strong></h3><p class=" text-JUSTIFY">Il y a des tas de problèmes passionnants du fait des volumes d’information disponibles ou de ceux des échanges de communications. Par exemple, vous avez le problème de mesurer la qualité des communications sur Internet ou de la qualité des services. Qu’est-ce qu’on veut mesurer et comment ? C’est loin d’être simple. Il faut aussi préciser comment on peut vérifier et garantir la neutralité des réseaux de télécommunication. Et les choses se compliquent encore plus quand on passe au niveau des services ! Dans le cas d’un moteur de recherche, comment détecter s’il est biaisé ? Comment le démontrer&nbsp;? Les algorithmes de ranking sont complexes et de plus en plus, ils s’adaptent au profil de l’internaute. Du coup, deux internautes vont voir un classement différent des résultats de recherche, alors qu’ils ont émis la même requête. Quelles sont les formes acceptables de la personnalisation ? Pour ma part, je considère que les moteurs de recherche devraient publier leurs algorithmes et laisser le choix entre un mode « neutre » de recherche et un mode « personnalisé ». Cela rendrait plus transparentes leurs méthodes de classement. On est aujourd’hui très loin de tout ça !</p> Un chercheur d'Inria Lille remporte un prestigieux tournoi de jeu de Go à Tokyo http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/jeu-de-go-une-victoire-de-plus-a-tokyo Mon, 25 Mar 2013 17:49:06 GMT ]]> <p>Rémi Coulom, membre de l'équipe-projet Inria Sequel, vient de remporter le sixième tournoi UEC de jeu de Go à Tokyo.&nbsp;</p> <p>Rémi Coulom a commencé à jouer au Jeu de Go un peu par hasard. Il a développé un programme informatique de Jeu de Go &quot;<a href="http://remi.coulom.free.fr/CrazyStone/" target="_blank">CrazyStone</a>&quot;&nbsp; qui a été récompensé par une médaille d'or aux Olympiades des jeux de programmes à Turin en 2006 et qui a participé avec succès&nbsp; à des tournois en remportant (en 2007 et 2008) l'<a href="http://remi.coulom.free.fr/reports/ICGAJ-UECCup.pdf" target="_blank">UEC Cup</a>. Ces victoires lui ont apporté beaucoup de notoriété ainsi qu'une collaboration commerciale avec un éditeur Japonais qui a souhaité y commercialiser ce programme.</p> <p>Si tout le monde considère actuellement que les programmes joueurs d’échecs sont beaucoup plus forts que la plupart des humains, on ne peut pas en dire autant pour un jeu comme le Go. Les programmes joueurs de Go peinent à atteindre un niveau moyen, très loin des amateurs forts et encore plus des professionnels&nbsp;! Pourquoi&nbsp;? Deux raisons à cela&nbsp;: tout d’abord, il y a beaucoup plus de coups possibles au Go qu'aux échecs. </p> <p>Le jeu de Go se joue traditionnellement sur un plateau de jeu (<em>goban</em>&nbsp;en japonais) de 19 lignes et 19 colonnes, ce qui fait plus de 200 coups possibles dans une position typique, contre une quarantaine aux échecs. La combinatoire est donc beaucoup plus grande au Go. Ensuite, la taille de l’arbre des possibilités du jeu de Go est de l’ordre de 10<sup>170</sup> &nbsp;positions possibles (c'est-à-dire beaucoup plus grande que le nombre d’atomes dans l’univers) tandis que celle du jeu d’échecs n’est «&nbsp;que&nbsp;» de 10<sup>50</sup> &nbsp;environ.</p> <p>Pour les informaticiens en général et les chercheurs —&nbsp;en modélisation statistique et en intelligence artificielle&nbsp;— en particulier, le jeu de Go est un problème très intéressant, qui soulève des problématiques difficiles dont les solutions pourraient s'appliquer dans d'autres domaines. C’est un défi de s’attaquer à un tel problème, d’autant plus que les techniques utilisées sont très proches de leurs domaines de recherche. Ainsi, ces travaux de recherche sont appliqués à un problème concret, difficile et ludique.</p> <p>Dans la foulée de cette première victoire, Rémi Coulom a également vaincu avec brio le joueur professionnel Yoshio Ishida.</p> <p> <em>L'équipe-projet Sequel est commune avec Centrale Lille, et l'Université Lille 3*. </em><br /> <em>*au sein de l'UMR&nbsp;8146&nbsp;CNRS-Centrale Lille-Lille1, LAGIS et de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.</em></p> Les mathématiques et l’informatique au service des sciences de l’environnement http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/les-mathematiques-et-l-informatique-au-service-des-sciences-de-l-environnement Fri, 22 Mar 2013 20:04:36 GMT ]]> <p>Rencontre avec Jean-Raynald de Dreuzy chargé de recherche en géosciences au CNRS (Université de Rennes 1)</p> <p><em>Indispensable au maintien de la vie, l’eau est un des composés chimiques les plus essentiels à notre planète. Notre alimentation en eau potable dépendant en grande partie des ressources souterraines, il est donc devenu désormais crucial de réduire leur dégradation. </em></p> <p>Aujourd’hui, de nombreuses recherches sont menées sur le milieu souterrain dans l’objectif d’exploiter ses ressources au maximum : énergie, eau, stockage de déchets. Si le sous-sol dispose encore de ressources en énergie, elles sont pour autant difficiles à exploiter compte tenu de leur profondeur. Ainsi, tirer profit des milieux naturels est donc devenu une problématique sociétale très forte.</p> <p>L’évolution des nouvelles technologies a permis aux chercheurs de disposer de nouvelles connaissances et d’accroitre la quantité d’informations disponible sur le sujet. Conséquemment,&nbsp; de plus en plus d’observations sont faites mais leur traduction devient tout aussi complexes. Le traitement de ce nombre croissant de données sophistiquées est devenu la première raison du recours à la modélisation. La seconde est due à la complexité du milieu naturel observé. En effet, les couches géologiques possèdent des propriétés différentes (perméables ou imperméables) et présentent des variations fortes dans leurs propriétés physiques, ce qui rend difficile la compréhension du fonctionnement de ces milieux – comme nous l’explique Jean-Raynald de Dreuzy, chargé de recherche au CNRS au laboratoire Géosciences de l’Université de Rennes 1.</p> <p>En langage mathématique, on parle de paramètres à variations discontinues ou «&nbsp;Comment prendre en compte les discontinuités ?&nbsp;». C’est dans ce cadre qu’intervient la collaboration de Jean-Raynald de Dreuzy avec Pomdapi. Cette équipe-projet, encadrée par Jérôme Jaffré,&nbsp; élabore des méthodes qui permettent la prise en compte de structures dont l’une des dimensions est très petite (fracture), sans les modéliser directement.</p> <p>Les interfaces restent aussi un sujet très porteur face au travail qu’il reste à apporter sur ce terrain –par exemple, sur l’interface entre l’atmosphère et le milieu souterrain. L'hétérogénéité et la complexité du milieu souterrain ont longtemps été considérées comme un handicap à l'exploitation des ressources ou au stockage de déchets. Elles sont sources d'incertitude et entraîne une très forte variabilité des prédictions. Cet handicap peut devenir un avantage pour faire cohabiter des usages et différents du milieu souterrain. Les fortes variations de perméabilité de couches géologiques propres est un atout pour exploiter des ressources en eau dans les couches perméables, stocker dans les zones moins perméables. L'enjeu dans ce nouveau mode d'interaction avec le milieu souterrain est de pouvoir estimer et prédire l'indépendance de certains compartiments: un enjeu commun pour l'observation et la modélisation.</p> <p>Cette complexité, à condition de pouvoir l’observer, la modéliser, la comprendre et la gérer peut-être un réel atout. L’enjeu, désormais, est de comprendre la relation entre les compartiments souterrains&nbsp;:&nbsp;est-il possible de stocker du gaz, ou des déchets, à une certaines profondeur, sans pour autant risquer de polluer des aquifères proches de ces sites ? Cette question est particulièrement difficile dans la mesure ou les durées à prendre en compte peuvent atteindre plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines, et milliers d’années, ce qui rend encore une fois indispensable le recours à la simulation.</p> <p>La collaboration – qu’il qualifie lui-même de très riche et durable –&nbsp; et qui existe depuis 15 années entre Jean-Raynald de Dreuzy et des équipes Inria (<a href="http://www.inria.fr/equipes/sage" target="_blank">Sage</a>, <a href="http://www.inria.fr/equipes/modemic" target="_blank">Modemic </a>et <a href="http://www.inria.fr/equipes/pomdapi" target="_self">Pomdapi</a>) permet de véritables échanges dans la mesure où ses observations sont indispensables au travail de recherche de nos équipes.</p> <p>Aujourd’hui, et plus que jamais à cause des pressions sur les ressources naturelles, le chercheur confie avoir besoin davantage de modèles. Ses collaborations avec nos équipes vont donc durer encore longtemps…</p> Ville Intelligente : Inria et le Citris choisis par les villes de Paris et San Francisco pour mener des recherches sur ce sujet. http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/inria-et-le-citris-choisis-par-les-villes-de-paris-et-san-francisco Thu, 21 Mar 2013 15:35:33 GMT <p>Les villes de Paris et de San Francisco ont respectivement choisi Inria (centre de recherche Paris - Rocquencourt) et l’Université de Berkley en Californie (Citris)&nbsp; pour développer des collaborations de recherche autour de la ville intelligente.</p> <p>Partageant la volonté de devenir leaders mondiaux dans la création de villes intelligentes et durables, les maires de ces deux villes ont signé un accord de coopération, le <strong>mercredi 20 mars</strong>, portant sur deux thèmes dont le soutien aux programmes de recherche sur la ville intelligente.</p> <p><strong>Inria</strong>&nbsp;et le <strong>Citris </strong>ont donc lancé des collaborations de recherches et d’expérimentation autour des problématiques actuelles et futures des grands ensembles urbains. Les équipes de recherche travailleront plus particulièrement sur des thèmes aussi divers que la qualité de l’air, la maîtrise des dépenses énergétiques, la gestion de l’eau, la sécurité, les flux de citoyens et des transports...</p> <p>Dans le cadre de leur accord, et afin d’aider ce programme de recherche à aboutir, Paris et San Francisco se sont engagées à :</p> <ul> <li>être terrain d'étude et d'expérimentation pour ces recherches&nbsp;;</li> <li>soutenir au mieux ces programmes de recherche&nbsp;;</li> <li>partager leurs données et leurs expériences, en organisant un bilan annuel entre les deux villes et leurs partenaires.</li> </ul> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>Inria et le Citris seront présents au «&nbsp;<strong>village des innovations</strong>&nbsp;» de <strong>&nbsp;Futur en Seine du 13 au 16 juin</strong>, au 104 Paris, pour présenter aux industriels et au grand public, l’avancée de leurs recherches sur le sujet.</p> </div> </div> Chercheurs d'ici et d'ailleurs : rencontre Italie / Pakistan http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/chercheurs-d-ici-et-d-ailleurs Wed, 20 Mar 2013 16:48:18 GMT ]]> <p>Angela Bonifati est enseignante chercheuse au sein de l'équipe de recherche Links (commune avec l'Université Lille1 et l'Université Lille 3) et Muhammad Usman Bhatti, ingénieur transfert et innovation dans l'équipe-projet Rmod (commune avec l'Université Lille1). Chacun d'entre eux nous présente son parcours et leurs regards croisés sur une recherche multiculturelle.</p> <a name="eztoc624633_1" id="eztoc624633_1" class="anchor"></a><h3><strong>Pouvez-vous nous parler de vous, et nous dire pourquoi vous avez choisi Inria&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Angela Bonifati</strong>&nbsp;:&nbsp;J'ai obtenu mon Doctorat à l'École polytechnique de Milan (Politecnico di Milano) en 2002, puis j'ai fait mon post-doctorat chez Inria. Mon projet de recherche pour le doctorat traitait du format XML qui était un nouveau modèle de données à l'époque, et j'ai fait ma thèse sur la définition de règles actives pour les documents XML. Ensuite, j'ai travaillé pendant quelques années en Italie, avant de commencer à chercher un poste de professeur à temps complet que j'ai réussi à trouver en France, au centre Inria de Lille. J'ai été particulièrement chanceuse, car Inria avait un projet (au sein de l'équipe-projet Mostrare) qui était directement lié à mon travail sur le format XML. Inria est un lieu de travail intéressant, car c'est un organisme qui valorise à la fois les recherches fondamentales et appliquées. Je souhaitais faire partie d'une équipe Inria, car l'application de mes recherches au monde réel m'intéresse.</p> <p><strong>Usman Bhatti</strong>&nbsp;: J'ai passé une licence en informatique au Pakistan, et j'ai ensuite été sélectionné dans un programme pour faire un Master puis un Doctorat à l'Université Paris-Sud (Orsay). Pendant ma thèse, j'ai travaillé dans une entreprise appelée Diagnostica Stago, qui fabrique des machines d'analyse de plasma sanguin. J'ai axé mes recherches sur la maintenance des programmes et les logiciels patrimoniaux. Je suis retourné travailler au Pakistan après mon Doctorat, mais je suis revenu, grâce aux contacts que j'avais ici, en postulant pour un emploi de post-doctorant dans la maintenance des programmes, chez Inria. Ensemble, nous avons mis en place un projet basé sur une plateforme technologique pouvant être industrialisée.</p> <a name="eztoc624633_2" id="eztoc624633_2" class="anchor"></a><h3><strong>Sur quels projets travaillez-vous actuellement&nbsp;?</strong></h3><p><strong>AB</strong>&nbsp;: J'ai travaillé sur l'interaction des paradigmes relationnels et de données XML, et surtout sur la mise en correspondance de schémas et l'échange de données, le traitement des requêtes distribuées, les bases de données P2P, la maintenance de vues ainsi que les langages de requête et de mise à jour pour le format XML. Maintenant, je veux me pencher sur les problèmes de traduction des données, par exemple pour le Web 2.0 qui regroupe beaucoup de formats de données nouveaux et hétérogènes, y compris des formats basés sur des graphes dans lesquels il faut utiliser des langages de requête spécifiques et de nouveaux types de modèles de données. Les utilisateurs aimeraient dans l'idéal traduire les requêtes dans tous les formats de données, et la mise en correspondance (qui est une relation sémantique entre deux formats de données différents) est utile dans ce domaine.</p> <p><strong>UB</strong>&nbsp;: Je travaille actuellement sur l'outil MOOSE, en collaboration avec plusieurs équipes en France, en Suisse et en Belgique. Je m'occupe également d'un projet appelé Synectique, qui deviendra, dans un futur proche, une start-up du même nom. L'idée est de fournir des outils spécialisés dans l'analyse de logiciels pour aider les entreprises à maintenir leurs logiciels patrimoniaux. Ce projet est financé par Inria et le gouvernement français.</p> <a name="eztoc624633_3" id="eztoc624633_3" class="anchor"></a><h3><strong>En quoi le domaine de la recherche en France est-il différent de celui de votre pays&nbsp;?</strong></h3><p><strong>AB</strong>&nbsp;: L'Italie a un système académique complètement différent, dirigé par quelques responsables qui attribuent les projets aux étudiants, aux post-doctorants et même aux professeurs adjoints. En ce qui concerne l'investissement, les choses sont assez compliquées à l'heure actuelle, car j'ai l'impression que les gouvernements (de gauche ou de droite) n'ont pas l'air de considérer la recherche comme une priorité. Il semble également qu'il n'existe pas ou presque pas de financement privé. Nous passons également beaucoup de temps à rédiger des propositions de recherches. Le temps de réponse est long et les projets rarement acceptés. L'égalité entre les hommes et les femmes pose également un problème&nbsp;; les femmes étant toujours moins nombreuses que les hommes dans le domaine de l'informatique. La situation est cependant la même dans beaucoup de pays européens.</p> <p><strong>UB</strong>&nbsp;: Au Pakistan, il existe des financements publics destinés à la recherche, mais il faut faire équipe avec des scientifiques réputés pour en obtenir. De plus, le processus d'évaluation des projets de recherche semble être beaucoup plus long qu'en France et peut s'étendre sur quelques années. Chez moi, les entreprises privées sont souvent plus axées sur les projets. En règle générale, elles ne financent donc pas beaucoup la recherche fondamentale. Néanmoins, étant donné que le Pakistan connaît actuellement une sorte d'explosion des télécommunications, le gouvernement réinvestit une partie des bénéfices de ce secteur dans la recherche. La recherche est également organisée différemment au Pakistan, puisqu'il n'existe pas de véritables institutions spécialisées dans le domaine. Il est difficile pour un professeur adjoint, par exemple, de concilier l'enseignement et la recherche. Les étudiants-chercheurs ne sont pas non plus très bien payés. En France, un étudiant peut vivre plus ou moins normalement, payer son loyer, etc. mais il est plus difficile de joindre les deux bouts avec les revenus d'un étudiant au Pakistan. L'égalité entre les hommes et les femmes est évidemment un problème, car généralement, trop peu de femmes font des études. Il ne faut cependant pas rejeter la faute sur la science, mais sur la société. Beaucoup d'établissements d'enseignement proposent toutefois un service de garde d'enfants, ce qui est une bonne chose.</p> <a name="eztoc624633_4" id="eztoc624633_4" class="anchor"></a><h3><strong>Quels conseils donneriez-vous à de jeunes chercheurs qui souhaitent venir en France&nbsp;?</strong></h3><p><strong>AB</strong>&nbsp;: Apprenez le français&nbsp;! Et familiarisez-vous avec l'administration française, qui peut être compliquée et vous faire perdre du temps.</p> <p><strong>UB</strong>&nbsp;: Je suis d'accord avec Angela. Mais il faut souligner qu'Inria aide beaucoup les étudiants pour les démarches administratives, ce qui nous permet de nous concentrer uniquement sur la recherche.</p> <p> Equipe Links (commune avec l'Université Lille1 et l'Université Lille 3) au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.<br /> Equipe-projet Rmod&nbsp;(commune avec l'Université Lille1) au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.</p> Synectique, une solution clé en main pour la maintenance logicielle http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/synectique-la-nouvelle-start-up-d-inria-lille Wed, 20 Mar 2013 11:46:53 GMT ]]> <p>Issue des travaux de recherche de l’équipe-projet Rmod, Synectique apporte des solutions ciblées et personnalisées aux entreprises souhaitant mettre fin au traitement manuel de leur maintenance logicielle. Entretien avec&nbsp;Muhammad Usman Bhatti, responsable technique de Synectique et ingénieur transfert et innovation au sein de l’équipe-projet Rmod.</p> <a name="eztoc624557_1" id="eztoc624557_1" class="anchor"></a><h3><strong>Synectique, c’est quoi&nbsp;?</strong></h3><p>C’est d’abord une idée, un projet qui a germé dans la tête de plusieurs personnes. Jusqu'à présent, la maintenance informatique se faisait soit manuellement, soit en exécutant des analyses trop génériques pour capturer des points importants dans les applications. C’est du moins le constat que j’ai fait durant mon doctorat en thèse Cifre chez Diagnostica Tago et lors de mon retour au Pakistan en tant que consultant indépendant auprès d'entreprises. De son côté, l'équipe-projet Rmod (commune avec l'Université Lille1*) ayant observé la même situation, travaille depuis une quinzaine d’années à la construction d’une plate-forme d’analyses de logiciels et de données, nommée Moose, qui permet de construire des outils adaptés aux différents défis de la maintenance. De ma rencontre avec Stéphane Ducasse, responsable de l’équipe-projet, est né le projet Synectique. Il s'agit d’une start-up qui étend la plateforme Moose. Son objectif est de proposer des solutions clés en main pour fournir des informations cruciales à la prise de décisions adaptées à chaque problème.</p> <a name="eztoc624557_2" id="eztoc624557_2" class="anchor"></a><h3><strong>Qui seront les clients de Synectique&nbsp;?</strong></h3><p>L’ambition de Synectique est de fournir des outils adaptés à toute entreprise souhaitant analyser son patrimoine logiciel. Ces informations permettront à l’entreprise de faire un choix concernant la réingénierie et la maintenance de ses logiciels. Dans un premier temps, Synectique concentrera ses forces et son offre sur les secteurs des banques et assurances, en raison de leurs besoins importants de maintenance et réingénierie liés à des codes volumineux.</p> <a name="eztoc624557_3" id="eztoc624557_3" class="anchor"></a><h3><strong>Quel est le rôle d’Inria dans le développement de Synectique&nbsp;?</strong></h3><p>Inria met à notre disposition les moyens humains et physiques afin de mener le projet et la technologie à maturation. Cela représente l'hébergement dans les bureaux de l’équipe-projet Rmod ainsi qu'un poste d’ingénieur transfert et innovation, mais également la participation des ingénieurs et chercheurs de l'équipe. Inria nous épaule dans notre projet de création d’entreprise, nous aide à préparer certains dossiers de financement, de concours et nous fait profiter de son réseau. Même si Synectique n’est pas encore créée, la future entreprise est déjà en relation avec de grands groupes d’assurances. Nous travaillons sur la maturation du produit afin d’offrir une solution sur mesure à nos futurs clients.</p> <a name="eztoc624557_4" id="eztoc624557_4" class="anchor"></a><h3><strong>Quel est l’état d’avancement du projet&nbsp; aujourd’hui&nbsp;?</strong></h3><p>Nous prévoyons la création juridique de la société pour juillet 2013 et aimerions être incubé à EuraTechnologies. Il s’agit d’un travail de longue haleine : nous avons commencé à construire notre offre lors de différentes rencontres, notamment lors de salons, de séminaires et d’un barcamp création d’entreprise organisé par Inria et IT-Translation, en faisant le parallèle entre ce que nous avons à offrir et le besoin du consommateur. Depuis décembre, la démonstration de Synectique sur le plateau Inria à EuraTechnologies met en scène l'offre et les technologies que propose Synectique. Cela nous permet d’être visibles auprès des entreprises.</p> <p><em>*au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.</em></p> Le développement durable en effet secondaire http://www.inria.fr/centre/saclay/actualites/le-developpement-durable-en-effet-secondaire Tue, 19 Mar 2013 10:25:58 GMT ]]> <p> Pour la deuxième Semaine des mathématiques, du 18 au 24 mars 2013, la thématique choisie est « Mathématiques pour la planète Terre ».<br /> Certains projets des mathématiques et des sciences du numérique sont consacrés à l’enjeu majeur du développement durable. Mais ce souci du respect de notre planète peut être également un effet conjoint, sans être le but recherché. Illustrations à travers plusieurs exemples.</p> <a name="eztoc624066_1" id="eztoc624066_1" class="anchor"></a><h3>De la redondance pour mieux émettre</h3><p>Que ce soit pour téléphoner depuis votre portable, capter le wifi dans votre maison, ou pour toute autre communication sans-fil, le message transmis peut être perturbé par différentes sortes d’intempéries, et <strong>contenir des erreurs</strong>. Dès lors il existe deux solutions pour contourner le problème. La première est d’augmenter la puissance d’émission et l’amplitude du signal, depuis une antenne relais par exemple, selon le principe que si on crie plus fort, on se fera entendre de façon certaine, mais ce qui demande donc de consommer plus d’énergie. La seconde s’appelle le <strong>codage</strong>&nbsp;et se retrouve dans à peu près <strong>tous les processus de communication autour de vous</strong>. À ne pas confondre avec la cryptographie, qui se concentre sur la protection du message contre des personnes mal intentionnées, le codage sert à corriger les petites erreurs qui peuvent se glisser dans un message lors de son «&nbsp;transport&nbsp;», afin d’en assurer l’intégrité à l’arrivée. Pour cela, le codage rajoute du message… au message, c’est-à-dire de la <strong>redondance</strong>&nbsp;pour pouvoir <em>a posteriori</em>&nbsp;corriger les erreurs glissées dans le contenu selon un protocole de décodage adapté. «&nbsp;En ajoutant de la redondance, on pense qu’on émet un plus long message, et que donc ça consomme plus, nous explique Alain Couvreur, chargé de recherche dans l’équipe Grace. Mais comme on peut émettre moins fort en ayant un résultat tout aussi efficace, <strong>on peut réduire de façon significative la quantité d’énergie nécessaire pour cette émission</strong>.&nbsp;»</p> <a name="eztoc624066_2" id="eztoc624066_2" class="anchor"></a><h3>Le challenge des batteries dans les réseaux de capteurs</h3><p>Les communications sans-fil sont aussi présentes dans les <strong>réseaux de capteurs</strong>. Dans ce type de réseau composé d’objets communicants de très petite taille, les batteries ne peuvent pas être très importantes, <strong>l’autonomie est donc un facteur très problématique</strong>. Or, il est difficile de changer régulièrement les batteries sur des capteurs de température disséminés dans une forêt pour alerter lors d’un incendie, ou sur des capteurs de mouvement dans un site sensible pour prévenir d’une intrusion. «&nbsp;Ce qui est le plus consommateur d’énergie, nous précise Aline Carneiro Viana, chargée de recherche, ce n’est pas la captation d’informations sur l’environnement, ni même le fait de fonctionner ensemble, mais la communication. <strong>Les protocoles de communication doivent donc minimiser le message échangé</strong>, dans un souci de réduire les dépenses énergétiques.&nbsp;»</p> <a name="eztoc624066_3" id="eztoc624066_3" class="anchor"></a><h3>Et dans l’avenir&nbsp;?</h3><p>Ces <strong>réseaux intelligents</strong>&nbsp;ne sont que des prémisses. Nous aurons de plus en plus des objets autour de nous qui vont capter de l’information, communiquer entre eux tout en étant assez petits pour ne pas être intrusifs, et ainsi se distribuer facilement dans notre environnement. Ces objets pourront avoir accès à internet (le fameux «&nbsp;internet des objets&nbsp;»), et avoir des rôles indépendants pour nous faciliter la vie&nbsp;: capter notre présence à l’entrée de la maison pour déverrouiller notre porte, mettre une musique d’ambiance, et avoir préchauffé notre salon… Ces relations <em>machine-to-machine</em>&nbsp;vont donc demander encore beaucoup de travail pour consommer le moins possible.</p> <p>Les <strong>«&nbsp;SmartGrids&nbsp;»</strong>, ces grilles qui vont communiquer entre elles pour <strong>distribuer l’électricité de façon équilibrée</strong>&nbsp;dans une ville ou une surface plus vaste, sont un autre sujet d’avenir. Elles permettront ainsi l’ajustement de la consommation chez les petites entreprises et les particuliers. Il sera ainsi possible par exemple de commander automatiquement à tous les ordinateurs portables de ne plus être alimentés pendant 30 min pour dégager une masse d’énergie disponible en cas de demande exceptionnelle, ou encore choisir de façon intelligente quand on recharge sa voiture électrique, et que ce ne soit plus l’utilisateur qui puisse consommer tout de suite, mais le réseau qui choisit la manière la plus performante de le faire. <strong>Pour ainsi consommer l’énergie de façon plus intelligente tous ensemble</strong>.</p> Accueil de 140 lycéens et d'une quinzaine d'enseignants ; les coulisses de la recherche en sciences du numérique http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/decouverte-des-sciences-du-numerique Tue, 19 Mar 2013 00:03:09 GMT ]]> <p>Inria est fortement impliqué dans des actions de médiation scientifique destinées aux scolaires et étudiants. Dans ce cadre, le centre de Nancy - Grand Est accueille jeudi 21 mars à partir de 13h30, quelques 140 élèves lorrains et leurs enseignants.</p> <p>Plusieurs chercheurs et enseignants-chercheurs des équipes du centre montrent la variété des recherches et des travaux menés au sein du centre nancéien.&nbsp;</p> <p>Après un accueil par Erwan Kerrien, chercheur Inria et animateur de la commission médiation scientifique, les élèves et enseignants pourront évoluer de stand en stand, 16 en tout, aussi attractifs qu'étonnants : l'informatique...débranchée, l'appartement intelligent, des virus dans les réseaux, de l'intelligence artificielle dans les jeux vidéos...Un programme varié pour tout savoir sur les métiers qui gravitent autour de la recherche en sciences du numérique.</p> 5ème Conférence Internationale Mobicase sur les services et applications mobiles http://www.inria.fr/innovation/actualites/conference-mobicase-2013 Mon, 18 Mar 2013 12:02:17 GMT ]]> <p>MobiCASE, the International Conference on Mobile Computing, Applications, and Services, is dedicated to cutting edge research on mobile applications and services.&nbsp;</p> <p>In its 5th edition, MobiCASE has become the premier scientific forum bringing together academic researchers and industrial professionals to jointly advance research in the area of Mobile Computing, Applications, and Services.&nbsp;</p> <p>As in previous years, MobiCASE 2013 is scheduled to include high-quality paper presentation sessions revealing the latest in mobile computing research, to demo industry's most exciting mobile applications and services, and to engage participants in hands-on projects and tutorials.&nbsp;</p> <p>We seek novel submissions in mobile applications, services and mobile systems research topics above the OSI transport layer with an emphasis on complete end-to-end systems &amp; their components. The conference will be organized into two broad categories, with topics including, but not limited to Mobile Applications and Mobile Services and Platforms.</p> <p>Mobicase will take place in Paris on november the 7th and 8th.</p> Habilitation à diriger les recherches d'Erwan Le Pennec : "Some (statistical) applications of Ockham's principle" http://www.inria.fr/centre/saclay/actualites/habilitation-a-diriger-les-recherches-d-erwan-le-pennec-some-statistical-applications-of-ockham-s-principle Mon, 18 Mar 2013 09:49:47 GMT <p>Erwan le Pennec, de l'équipe Select, soutiendra son habilitation à diriger les recherches (HDR) &quot;Some (statistical) applications of Ockham's principle&quot; le 19 mars 2013 à 15h dans le petit amphithéâtre du bâtiment 425 de l'Université Paris-Sud.</p> <p>Texte de la HDR : <a href="http://dl.dropbox.com/u/19156706//Preprint/HdR/2013-HdR-LP.pdf" target="_blank">&quot;Some (statistical) applications of Ockham's principle&quot;</a></p> <p>Devant le jury composé de :</p> <ul> <li>Gilles Celeux, Directeur de Recherche, Inria Saclay - Île-de-France</li> <li>Anatoli Juditsky, Professeur, Université Joseph Fourier</li> <li>Pascal Massart, Professeur, Université Paris Sud</li> <li>Stéphane Mallat, Professeur, ENS Ulm</li> <li>Dominique Picard, Professeur, Université Paris Diderot</li> <li>Alain Trouvé, Professeur, ENS Cachan</li> </ul> Optimiser l’énergie pour l’avenir http://www.inria.fr/centre/saclay/actualites/optimiser-l-energie-pour-l-avenir Fri, 15 Mar 2013 15:00:37 GMT ]]> <p> Pour la deuxième Semaine des mathématiques, du 18 au 24 mars 2013, la thématique choisie est « Mathématiques pour la planète Terre ». L’occasion pour nous de mettre en avant les projets de recherche qui travaillent sur cette thématique.<br /> Rencontre avec Olivier Teytaud, de l’équipe-projet Tao, qui démarre le projet POST ayant pour but de produire une plateforme logicielle permettant l’optimisation des investissements dans le système électrique à l’échelle continentale.</p> <a name="eztoc621794_1" id="eztoc621794_1" class="anchor"></a><h3>Quel est l’objectif&nbsp;du projet POST ?</h3><p>Avec la société Artelys, PME spécialisée en optimisation, nous venons d’obtenir un financement de l’ADEME pour travailler pendant quatre ans sur <strong>la simulation et l’optimisation dans le domaine de la production et du transport de l’électricité</strong>. Les récentes innovations technologiques dans le domaine du transport en courant continu haute tension, ouvrent la possibilité auparavant extrêmement limitée, d’envisager la construction de grands réseaux à courant continu dans les décennies qui viennent. Il s’agit là d’une opportunité nouvelle pour le développement de ces «&nbsp;Supergrids&nbsp;» reliant les centres de productions d’électricité d’origine renouvelable et les centres de consommations. Nous nous posons trois grandes questions&nbsp;: <strong>avec quoi on produit, avec quoi on transporte, et avec quoi on stocke</strong>, car qui dit énergies renouvelables, où on ne choisit pas le moment de sa production, dit stockage d’énergie. Au final, on doit pouvoir livrer un outil qui permet de voir clairement comment est produite et circule l’énergie en fonction de très nombreux critères, pour orienter les investissements à long terme.</p> <a name="eztoc621794_2" id="eztoc621794_2" class="anchor"></a><h3>Comment se déroule le projet&nbsp;?</h3><p>Ce simulateur va être alimenté par trois types d’entrées.</p> <ul> <li>Tout d’abord des <strong>données</strong>, ce qui nous oblige à comprendre assez finement le fonctionnement de chaque technique pour le transcrire informatiquement, et le mettre dans un modèle. Nous ajoutons également des informations obtenues dans la littérature scientifique sur le sujet sur la façon dont réagissent les différents éléments de production, de transport et de stockage.</li> <li>Ensuite, nous établissons <strong>différents scénarios</strong>, avec un aspect <strong>économique</strong>&nbsp;(s’il y a du développement qui appelle la consommation, ou au contraire une crise où on ne consomme plus) et <strong>géopolitique</strong>&nbsp;(volonté plus ou moins aigüe d’autonomie énergétique dans chaque pays), la possibilité de pénalisations <strong>écologiques</strong>&nbsp;(sur la consommation d’essence ou du charbon, ou le choix d’arrêter le nucléaire), mais aussi en intégrant des hypothèses <strong>technologiques</strong>. Sur ce point, nous établissons des hypothèses pour chaque mode de production et de stockage.</li> <li>Enfin, nous intégrons et comparons <strong>différents scénarios d’investissements</strong>, sur les centrales de production électrique comme sur le réseau.</li> </ul> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:606px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/saclay/actualites-images/saclay_schema_post_600/621779-1-fre-FR/saclay_schema_post_600_reference.jpg" width="600" height="262" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p>Ces trois grands types d’information permettent au simulateur d’établir des coûts. L’intérêt de notre approche est que pour permettre un ajustement, c’est-à-dire une boucle fermée de rétroaction, nous intégrons un optimiseur. Celui-ci apporte de nouvelles informations et fournit de nouvelles stratégies d’investissement pour améliorer les coûts (coûts qui s'entendent à la fois économiques et écologiques).</p> <a name="eztoc621794_3" id="eztoc621794_3" class="anchor"></a><h3>Au niveau de la simulation, quelles sont les difficultés&nbsp;?</h3><p>L’avantage de la simulation, c’est de pouvoir <strong>mieux appréhender le système</strong>, notamment pour les énergies renouvelables qui sont difficiles à gérer dans un réseau. En effet, il n’y a pas forcément de vent au moment des pointes de consommation, ni assez de soleil en fin d’après-midi quand tout le monde rentre chez soi&nbsp;! I<strong>l faut donc quelque chose pour éponger la variabilité</strong>, et que nous soyons capables de simuler suffisamment finement cette compensation. Un autre exemple est la grosse production éolienne dans le nord de l’Europe, qui pose la question du transport car la production a lieu loin de là où on consomme l’énergie. Nous devons donc prendre en compte la perte d’énergie sur les lignes de transport. <strong>Ces deux aspects, d'adéquation de la production dans le temps et dans l'espace, doivent être simulés</strong>. On modélise le stockage d’électricité, notamment hydraulique. Les&nbsp; stations de transfert d'énergie par pompage (STEP) par exemple, permettent de faire remonter de l’eau dans un barrage pour produire de nouveau de l’électricité au moment adéquat.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>L’énergie est le plus important problème d’optimisation du siècle</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc621794_4" id="eztoc621794_4" class="anchor"></a><h3>Et par rapport à l’optimisation, quels sont les défis&nbsp;?</h3><p>Le but d’une optimisation est d’<strong>obtenir un résultat optimal selon différents critères</strong>. Nos outils de base sont l'optimisation dynamique stochastique et l’apprentissage par renforcement. Ces techniques d'optimisation sont adéquates pour des problèmes ayant une composante de temps. Mais cette optimisation est également multi-objectifs, via la multiplicité des scénarios possibles et les différents critères.</p> <a name="eztoc621794_5" id="eztoc621794_5" class="anchor"></a><h3>En quoi ce projet vous a-t-il intéressé&nbsp;?</h3><p>Déjà au niveau de la méthode de travail, nous nous différencions des autres équipes. Par exemple, d'autres études ont une approche «&nbsp;plaque de cuivre&nbsp;», c’est-à-dire qu’elles font l'approximation que l’électricité circule parfaitement et sans coût, ou que le stockage journalier n'est pas un problème. Dans notre modèle, <strong>nous souhaitons allez loin en terme de finesse du modèle</strong>. Nous avons choisi de t<strong>ravailler sur ce projet de façon la plus ouverte possible</strong>. Ainsi, des personnes extérieures pourront réagir durant toute la durée du projet, et nous pourrons prendre en compte les critiques pour améliorer le modèle et limiter le risque. Enfin, une bonne énergie est un gros atout pour l'industrie et pour les particuliers ; on sait que le paysage va beaucoup changer dans le domaine de l'énergie, donc les décisions prises dans les décennies qui viennent auront une grande importance. J’ai vraiment pris goût à avoir une application de mon travail, et plutôt que d’avoir 10 petits projets, je préfère avoir une grosse problématique qui débouchera sur quelque chose de réel. Je pense que ça va être une source de problèmes monstrueux, mais <strong>s’il n’y avait pas d’enjeux, il n’y aurait pas d’intérêt</strong>.</p> La simulation médicale au service de l'aide humanitaire http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/la-simulation-medicale-au-service-de-l-aide-humanitaire Fri, 15 Mar 2013 11:28:08 GMT ]]> <p>L'équipe-projet Shacra et InSimo ont présenté la semaine dernière un prototype de simulation médicale, en présence notamment du Premier Ministre Français. Dans la continuité de cette annonce, HelpMeSee présente son programme de formation à l'opération de la cataracte. </p> <p>Développé grâce aux fonds du programme de donation HelpMeSee, et en partenariat avec des médecins lillois et strasbourgeois, le prototype utilise les logiciels de simulation médicale d'InSimo, qui découlent des travaux de l'équipe-projet <a href="http://www.inria.fr/equipes/shacra" target="_blank">Shacra</a>&nbsp;(commune avec l'Université Lille1*). Ce programme humanitaire vise à former les chirurgiens des pays en voie de développement. L'objectif du simulateur est de faciliter le développement des compétences motrices nécessaires à cette opération rapide, efficace et peu coûteuse. Il devrait permettre de former 30 000 chirurgiens d'ici à 2030.</p> <p><em>*au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.</em></p> Retour en image sur la conférence "Data et Big Data : le nouvel or noir ?" http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/retour-sur-data-et-big-data Thu, 14 Mar 2013 16:53:55 GMT ]]> <p>L’exploitation des données amène des défis technologiques importants auxquels la recherche scientifique peut apporter des solutions. Pour illustrer le sujet, trois équipes du centre Inria Lille - Nord Europe sont intervenues le mercredi 13 mars à EuraTechnologies.</p> <p>Trois thèmes ont été abordés :</p> <ul> <li>« Small or big (data), make it sequentially! » par Philippe Preux et Jérémie Mary, équipe-projet Sequel (commune avec Centrale Lille, et l'Université Lille 3*)</li> <li>« Modélisation et optimisation multi-objectif pour l'extraction de connaissances » par Lætitia Jourdan et Clarisse Dhaenens, équipe-projet Dolphin (commune avec l'Université Lille1**) </li> <li>« Classification probabiliste : générez automatiquement les règles de classement de vos données en classes homogènes » par Christophe Biernacki, équipe-projet Modal (commune avec le CNRS, l'Université Lille1 et l'Université Lille 2***)</li> </ul> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p> <em>* au sein de l'UMR&nbsp;8146&nbsp;CNRS-Centrale Lille-Lille1, LAGIS et de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.</em><br /> <em>** au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.</em><br /> <em>*** au sein de l'UMR 8524 CNRS-Lille1, Laboratoire Paul Painlevé, et de l'EA 2694 « Santé Publique : épidémiologie et qualité des soins » de Lille 2.</em></p> </div> </div> Wendy Mackay : L’interaction homme-machine en ligne de mire http://www.inria.fr/centre/saclay/actualites/wendy-mackay-l-interaction-homme-machine-en-ligne-de-mire Mon, 11 Mar 2013 17:09:36 GMT ]]> <p>Avec son prix de l’European Research Council (ERC), Wendy Mackay se réjouit de pouvoir explorer des innovations radicales dans le domaine des interfaces ordinateur-utilisateur.</p> <p>Nom de code du projet : CREATIV, au cœur duquel figurent <strong>la créativité et la co-adaptation homme-machine</strong>&nbsp;(<em>Creating Co-Adaptative Human-Computer</em>). <em>« Cette bourse de l’ERC est attribuée à un chercheur pour mener des recherches à risque » </em>rappelle Wendy Mackay, soulignant que ce financement donne la possibilité de mener des travaux dont les résultats ne sont pas assurés et permet ainsi au chercheur de mener à bien un «&nbsp;vrai projet&nbsp;» sans se préoccuper perpétuellement de son financement.</p> <a name="eztoc617994_1" id="eztoc617994_1" class="anchor"></a><h3>L’interface graphique utilisateur (GUI)</h3><p>Travaillant depuis 25 ans sur le sujet de l’interaction homme-machine, Wendy affiche sa conception&nbsp;: <strong><em>«&nbsp;il faut exploiter les capacités des ordinateurs tout en les rendant plus cohérents avec les modes de fonctionnement des êtres humains&nbsp;»</em></strong>. Selon elle, les interfaces actuelles sont très efficaces si l’on a peu d’informations à gérer (comme c’était le cas il y a 30 ans), mais elles deviennent chaotiques lorsque le nombre de ces informations devient trop abondant. De plus les interfaces des logiciels sont en permanence en train de changer, et ne sont pas adaptées aux usages actuels. <em>«L’idée est de <strong>personnaliser l’interaction pour pouvoir utiliser une même fonction dans différentes situations</strong>&nbsp;même lorsque cela n’est pas prévu par le logiciel&nbsp;» </em>explique-t-elle. Par exemple, pour changer la couleur d’un objet (texte, dessin, photo, etc.) il faut actuellement utiliser le système inhérent à chaque application. L’objectif est d’aboutir à une fonctionnalité beaucoup plus universelle qui permettrait à chaque utilisateur de choisir son sélecteur de couleur préféré et de l’utiliser dans n’importe quel logiciel. Chaque utilisateur peut ainsi adapter l’interaction à ses besoins, à l’instar de l’artiste graphiste professionnel qui tantôt souhaite utiliser peu de couleurs pour colorier rapidement ou au contraire doit disposer pour certaines réalisations d’une large gamme de possibilités.</p> <p><em>«&nbsp;In fine, nous cherchons à séparer les données (telles que les photos ou les vidéos) des applications en tant que telles, pour aboutir à un système d’interaction avec des données partagées&nbsp;»</em>&nbsp;précise Wendy, notant que cela donnera une plus grande liberté à la créativité des utilisateurs.</p> <p>Grâce à la bourse ERC, elle va pouvoir s’entourer de thésards, post-docs et chercheurs senior pour un démarrage en mai 2013. Au-delà du projet scientifique lui-même, la bourse lui permettra de donner une meilleure visibilité au domaine de l’interaction homme-machine, en France et en Europe.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc617994_2" id="eztoc617994_2" class="anchor"></a><h3>Techniquement parlant…</h3><p>Pour pouvoir changer une interface afin de permettre à l’utilisateur de perdre moins de temps tout en bénéficiant de davantage de simplicité, Wendy propose les instruments co-adaptatifs&nbsp;! <em>«&nbsp;Il s’agit de fournir des outils informatiques adaptés au comportement de l’être humain&nbsp;» </em>explique-t-elle. Le travail est actuellement d’explorer comment le concept de co-adaptation peut révolutionner le design et l’usage des logiciels interactifs. La co-adaptation est le double phénomène par lequel les utilisateurs adaptent leur comportement aux contraintes du système tout en apprenant ses possibilités et s’approprient le système pour le détourner de son usage et l’adapter à leurs propres besoins.</p> <p>Le but initial du projet CREATIV est d’améliorer fondamentalement l’apprentissage et les capacités d’expression des utilisateurs de logiciels créatifs, en leur offrant des méthodes significativement améliorées pour exprimer et explorer leurs idées. Le but ultime est de transformer radicalement les systèmes interactifs en créant un partenariat à la fois puissant et flexible entre les utilisateurs humains et les technologies interactives.</p> </div> </div> InSimo & Inria, vers une nouvelle génération de simulateurs médicaux http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/insimo-et-inria Thu, 7 Mar 2013 17:34:50 GMT <p>L’éditeur de logiciels pour la simulation médicale, InSimo, issu de l'équipe-projet Shacra, propose une plateforme logicielle développée entre autre par Inria. Celle-ci permet d’introduire sur le marché une nouvelle génération de simulateurs médicaux. Plus précis, plus rapides à développer, ces simulateurs donneront la possibilité d’étendre les champs d’applications pour répondre aux nouveaux besoins d’aide à la planification et à la réalisation d’opérations chirurgicales de plus en plus complexes…</p> Michel Féret, directeur du transfert et de l’innovation http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/nomination-de-michel-feret Thu, 7 Mar 2013 12:13:53 GMT ]]> <p>En provenance de la société Sogeti High Tech, Michel Féret est nommé directeur du transfert technologique et de l’innovation d’Inria à compter du 1er mars 2013.</p> Femmes, sciences et numérique, 365 jours par an http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/femmes-sciences-du-numerique Thu, 7 Mar 2013 12:01:13 GMT ]]> <p>La journée internationale des droits des femmes est célébrée depuis 1977. Elle trouve son origine dans les manifestations de femmes réclamant l'égalité des droits, de meilleures conditions de travail et le droit de vote au début du XXe siècle. A l’occasion de cette 36ème journée, Inria vous propose de redécouvrir celles qui travaillent au quotidien pour les sciences du numérique.&nbsp; </p> <a name="eztoc615619_1" id="eztoc615619_1" class="anchor"></a><h3><a href="/institut/recrutement-metiers/diversite-de-nos-metiers/luce-brotcorne-chargee-de-recherche-grade-1" target="_self">Luce Brotcorne : « La mobilité forme l’esprit »</a></h3><a name="eztoc615619_2" id="eztoc615619_2" class="anchor"></a><h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/inria/images-chapo/portaitsmetiers/luce-brotcorne-metier-chapo/31547-1-fre-FR/luce-brotcorne-metier-chapo_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Luce Brotcorn" title="Luce Brotcorn" /> </span> </p></div> </h3><p>Luce Brotcorne est chargée de recherche à Lille. Un choix de vie après 10 années d’enseignement pour cette jeune femme qui attend son deuxième enfant.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc615619_3" id="eztoc615619_3" class="anchor"></a><h3><a href="/actualite/actualites-inria/m.-p.-cani-eurographics-2011" target="_self">Marie–Paule Cani, lauréate du prix Eurographics 2011</a></h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <a href="/actualite/actualites-inria/m.-p.-cani-eurographics-2011" target="_self"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/lille/actualites-images/chapo/marie-paule-cani/429040-4-fre-FR/marie-paule-cani_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Marie-Paule Cani © Inria / Kaksonen" title="Marie-Paule Cani © Inria / Kaksonen" /> </a> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Kaksonen</cite> </span> </p></div> <p><strong>Marie-Paule Cani </strong>vient d’obtenir le prix Eurographics, dans la catégorie « contributions techniques ». Cette distinction de renommée internationale vient récompenser ses travaux sur la modélisation et l’animation de scènes et d’objets naturels, et sur la modélisation interactive de formes. Marie-Paule Cani, Professeure d’université à Grenoble, dirige l'équipe EVASION, équipe commune à l’Inria Grenoble et au laboratoire Jean Kuntzmann (CNRS et Universités de Grenoble).</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc615619_4" id="eztoc615619_4" class="anchor"></a><h3><a href="/centre/nancy/actualites/veronique-cortier-securiser-les-protocoles" target="_self">Véronique Cortier : sécuriser les protocoles</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/nancy/actualites-images/veronique-cortier/62005-2-fre-FR/veronique-cortier_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Véronique Cortier" title="Véronique Cortier" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Kaksonen </cite> </span> </p></div> <p>En septembre 2010, Véronique Cortier, directrice de recherche CNRS au sein de l'EPI CASSIS d'Inria Nancy-Grand Est a obtenu la bourse ERC dans le cadre de son projet de sécuriser les protocoles de communication et les moduler afin de les rendre fiables. Rencontre avec la chercheuse.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc615619_5" id="eztoc615619_5" class="anchor"></a><h3><a href="/centre/paris-rocquencourt/actualites/marie-doumic-jauffret-modeliser-les-maladies-amyloides" target="_self">Marie Doumic-Jauffret : modéliser les maladies amyloïdesa</a></h3><a name="eztoc615619_6" id="eztoc615619_6" class="anchor"></a><h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/rocquencourt/actualites-images/marie-doumic-jauffret/552330-1-fre-FR/marie-doumic-jauffret_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Marie Doumic-Jauffret © Inria" title="Marie Doumic-Jauffret © Inria" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria</cite> </span> </p></div> </h3><p><strong>Marie Doumic-Jauffret </strong>fait partie des 4 candidats Inria sélectionnés dans la catégorie jeune chercheur de l’appel à projet européen ERC 2012. Son projet, baptisé Skipper, vise à mieux comprendre les maladies amyloïdes, dont font partie les maladies à prions et l’Alzheimer, afin d’aider les biologistes à identifier des solutions thérapeutiques.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc615619_7" id="eztoc615619_7" class="anchor"></a><h3><a href="/centre/grenoble/actualites/l-apprentissage-statistique-de-plus-en-plus-performant" target="_self">Florence Forbes : l’apprentissage statistique de plus en plus performant</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/logiciel-locus-mistis_vignette.jpg/568691-1-fre-FR/logiciel-locus-mistis_vignette.jpg_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Logiciel Locus Mistis vignette © Mistis" title="Logiciel Locus Mistis vignette © Mistis" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Mistis</cite> </span> </p></div> <p>Les algorithmes d’apprentissage statistique sont aujourd’hui capables de fournir des outils très performants pour réaliser des tâches de reconnaissance sur de très grands ensembles de données complexes. De nombreux commerces ou services web, par exemple, utilisent aujourd’hui ces technologies pour ajuster leur offre de produits aux goûts de l’internaute ou fournir des traductions automatiques tout à fait honorables.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc615619_8" id="eztoc615619_8" class="anchor"></a><h3><a href="/centre/rennes/actualites/anne-marie-kermarrec-prix-montpetit" target="_self">Anne-Marie Kermarrec lauréate 2011 du prix Michel Montpetit</a></h3><a name="eztoc615619_9" id="eztoc615619_9" class="anchor"></a><h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/recherche/images-chapo/anne-marie-kermarrec-chapo/56154-1-fre-FR/anne-marie-kermarrec-chapo_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Anne-Marie Kermarrec © Inria / Photo C. Lebedinsky " title="Anne-Marie Kermarrec © Inria / Photo C. Lebedinsky " /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria/Lebedinsky </cite> </span> </p></div> </h3><p>Anne Marie Kermarrec, directrice de recherche Inria, responsable du projet ERC Gossple et de l'équipe rennaise ASAP, est lauréate 2011 du prix Michel Montpetit. Décerné par l'Académie des sciences, ce prix récompense tous ses travaux de recherche en systèmes distribués. Entretien.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc615619_10" id="eztoc615619_10" class="anchor"></a><h3><a href="/centre/lille/actualites/des-objets-capables-de-communiquer" target="_self">Nathalie Mitton : des objets capables de communiquer</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <a href="/centre/lille/actualites/des-objets-capables-de-communiquer" target="_self"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/lille/actualites-images/chapo/nathalie-mitton/421324-1-fre-FR/nathalie-mitton_vignette_resume.png" width="110" height="83" alt="Nathalie Mitton, responsable scientifique de l’équipe-projet Pops au centre Inria Lille – Nord Europe © Inria / Kaksonen " title="Nathalie Mitton, responsable scientifique de l’équipe-projet Pops au centre Inria Lille – Nord Europe © Inria / Kaksonen " /> </a> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Kaksonen </cite> </span> </p></div> <p>Nathalie Mitton est responsable scientifique de l’équipe-projet Pops au centre Inria Lille – Nord Europe. Elle a soutenu son habilitation à diriger les recherches dans un domaine en pleine expansion : l’internet des objets. Etiquettes radio-fréquences et réseaux de capteurs, sur quoi se portent les efforts des chercheurs aujourd’hui ?</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc615619_11" id="eztoc615619_11" class="anchor"></a><h3><a href="/centre/saclay/actualites/mireille-regnier-participer-a-la-connaissance-du-genome-humain" target="_self">Mireille Régnier : &quot;Participer à la connaissance du génome humain grâce à l’informatique me fascinait&quot;</a></h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <a href="/centre/saclay/actualites/mireille-regnier-participer-a-la-connaissance-du-genome-humain" target="_self"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/saclay/actualites-images/saclay_mireille_regnier_260x195/475148-1-fre-FR/saclay_mireille_regnier_260x195_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="" title="" /> </a> </span> <span class="legende"> © Inria / Kaksonen </span> </p></div> <p>Pour la première Semaine des mathématiques, du 12 au 18 mars, la thématique choisie est « Femmes et maths ». L’occasion pour nous de mettre en avant trois chercheuses responsables d’une équipe dans le centre de Saclay, trois profils et parcours différents mais où chacune vient nous parler de son choix de travailler dans les sciences et dans la recherche. Cette semaine, rencontre avec Mireille Régnier, responsable de l’équipe-projet Amib.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc615619_12" id="eztoc615619_12" class="anchor"></a><h3><a href="/centre/sophia/actualites/la-precision-des-ordinateurs-au-service-des-mathematiques" target="_self">Laurence Rideau : la précision des ordinateurs au service des mathématiques</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <a href="/centre/sophia/actualites/la-precision-des-ordinateurs-au-service-des-mathematiques" target="_self"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/sophia-antipolis/actualites-images/chapo/chapo-laurence-rideau/590270-1-fre-FR/chapo-laurence-rideau_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Laurence Rideau © Bernard Lachaud" title="Laurence Rideau © Bernard Lachaud" /> </a> </span> <span class="legende"> <cite>© Bernard Lachaud</cite> </span> </p></div> <p>Avec l’équipe Typical d’Inria Saclay - Ile-de-France, l’équipe Marelle de Sophia Antipolis a largement participé à l’aventure du projet Mathematical Components, sous la houlette de Georges Gonthier, dans le cadre du laboratoire commun Inria Microsoft Research. Retour sur une expérience passionnante avec l’une des chercheuses de Marelle, Laurence Rideau.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc615619_13" id="eztoc615619_13" class="anchor"></a><h3><a href="/innovation/actualites/lyatiss-pour-construire-l-internet-de-demain" target="_self">Pascale Vicat-Blanc Primet : LYaTiss, pour construire l’internet de demain</a></h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <a href="/innovation/actualites/lyatiss-pour-construire-l-internet-de-demain" target="_self"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/innovation/images-chapo/portrait-zoom-pascale-vicat-blanc-primet-lyatiss/32676-1-fre-FR/portrait-zoom-pascale-vicat-blanc-primet-lyatiss_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Pascale Vicat-Blanc Primet © Inria - Photo C. Lebedinsky" title="Pascale Vicat-Blanc Primet © Inria - Photo C. Lebedinsky" /> </a> </span> <span class="legende"> © Inria / Lebedinsky </span> </p></div> <p>L’Inria est fier d’annoncer la création de sa 100e start up, il s’agit de Lyatiss. Rencontre avec Pascale Vicat-Blanc Primet,&nbsp; Directrice de Recherches à l'institut, fondatrice et PDG de la société Lyatiss.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc615619_14" id="eztoc615619_14" class="anchor"></a><h3><a href="/institut/inria-en-bref/prix-inria/laureats-2011/service-support" target="_self">Prix du service de support à la recherche</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/mediacenter/images-chapo/prix-inria-2011/381956-1-fre-FR/prix-inria-2011_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Prix Inria 2011" title="Prix Inria 2011" /> </span> </p></div> <p>Luc d’Archimbaud, directeur administratif et financier, se réjouit de la nomination des dix lauréats du Prix du service de support à la recherche qui récompense l’action préalable et déterminante d’une équipe dans la réussite du chantier de certification des comptes de l’Institut.</p> <br class="clear" /> Séminaire intergouvernemental : retour en images http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/seminaire-intergouvernemental-sur-le-numerique-retour-en-images Wed, 6 Mar 2013 15:23:11 GMT ]]> <p>Le séminaire intergouvernemental sur le numérique s'est déroulé jeudi 28 février à l’Université de Cergy-Pontoise. L'équipe de recherche Inria Shacra (commune avec l'Université Lille1*) était présente pour faire une démonstration de simulation médicale, en présence de Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre, de Geneviève Fioraso, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et de Fleur Pellerin, Ministre déléguée au PME, à l’Innovation et à l’Économie numérique. A cette occasion, ils ont eu l'occasion de tester la démonstration.</p> <p>*au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.</p> « Boostez » votre code ! http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/boost-your-code-2013 Wed, 6 Mar 2013 10:08:12 GMT ]]> <p>Vous êtes étudiant ? Ingénieur jeune diplômé ? Le développement logiciel open source vous passionne ? Cette année encore, inria vous donne l'opportunité avec le concours <em>Boost Your Code </em>de présenter votre projet à un jury de scientifiques et de professionnels. Et toujours à la clé, un contrat d'un an pour développer votre projet &nbsp;au sein de notre Institut.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Ne vous creusez plus la tête tout seul. Soumettez votre logiciel libre et développez votre projet pendant un an à l'institut !</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc614207_1" id="eztoc614207_1" class="anchor"></a><h3>Comment participer ?</h3><p>Chaque candidat doit présenter un logiciel libre déjà engagé ou en cours (maquette, preuve de concept, existence d’une communauté, etc.) dont il est le créateur. Il peut également tenter de convaincre le Jury qu’un démarrage <em>from scratch</em>&nbsp;ne l’empêchera pas de le mener à bien dans la durée impartie. Le projet présenté sera évalué par le jury qui prendra en compte sa valeur technique, son utilité sociale, son originalité et son caractère innovant. Le jury tiendra compte également de la motivation du candidat exprimée dans le dossier de présentation. Le concours, sous la forme d’un appel à projets, concerne exclusivement les jeunes étudiants de niveau ingénieur ou master 2, diplômés en 2012 ou inscrits en dernière année d’école ou en deuxième année de master en 2012-2013.</p> <p>Nos deux partenaires, <strong>CDEFI </strong>(Conférence des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs) et <strong>Sif </strong>(Société informatique de France) se mobilisent aux côtés d’Inria pour <em>booster</em>&nbsp;le concours et le rendre plus visible grâce à leurs larges réseaux d’étudiants.</p> <p>Pour en savoir plus, reportez-vous au <a href="https://boostyourcode.inria.fr/download/BoostYourCode_reglement.pdf" target="_blank">règlement complet du concours (pdf)</a>.</p> <a name="eztoc614207_2" id="eztoc614207_2" class="anchor"></a><h3>Vous êtes intéressé(e) ? Inscrivez-vous !&nbsp;</h3> <ol> <li>Téléchargez et complétez votre <a href="https://boostyourcode.inria.fr/download/BoostYourCode_documents.zip" target="_self">dossier de candidature (pdf)</a>.</li> <li>Joignez votre dossier au formulaire en ligne ci-dessous.</li> </ol> <div id="amiando2" class="amiando"> <p><iframe src="https://boostyourcode.inria.fr/submit.php" width="580" height="750" frameborder="0" marginheight="0" marginwidth="0">Chargement en cours...</iframe></p> </div> <script type="text/javascript"> resize_amiando('amiando2', '590'); </script> <br class="clear" /> Retour en images sur le lancement du Consortium ns-3 http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/retour-en-images-lancement-consortium-ns-3 Tue, 5 Mar 2013 14:01:46 GMT ]]> <p>La première rencontre technique annuelle du Consortium ns-3 s'est tenue au centre Inria à Sophia Antipolis le 4 mars dernier. Retour en images....</p> Un nouveau consortium pour le logiciel Pharo http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/lancement-du-consortium-pharo Mon, 4 Mar 2013 13:28:41 GMT ]]> <p> Le langage open-source dynamique Pharo voit plus grand. Un consortium vient ainsi d'être mis en place. De nombreux collaborateurs tels que VMWare, Yesplan ou encore le <br /> Software Composition Group s'associent à l'équipe-projet Inria Rmod pour mobiliser plus de moyens sur le logiciel Pharo.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc613042_0_1" id="eztoc613042_0_1" class="anchor"></a><h4>Pharo en quelques mots</h4><p>Pharo est un langage dynamique open-source. L'objectif de la conférence de mai 2012 était de rassembler les entreprises, développeurs et utilisateurs afin de partager leur expérience sur les thématiques suivantes :</p> <ul> <li>Présentations de produits développés en Pharo (Beta Nine, Yesplan)</li> <li>Présentations techniques: Phriak (pharo Riak), Amber (un smalltalk pour javascript, Fuel (le serialiseur le plus rapide de l'ouest), développement d'application web avec seaside...</li> </ul> </div> </div> <p>La conférence annuelle aura lieu a l'<a href="http://www.unibe.ch/fra/" target="_blank">Université de Berne</a>&nbsp;du 2 au 3 Avril 2013. <a href="http://www.jarober.com/blog/blogView?showComments=true&amp;printTitle=Pharo_in_Bern&amp;entry=3538906287" target="_blank">En savoir plus</a></p> Des chercheurs d’Inria au cœur de l’aventure d’ALMA, le plus grand radiotélescope du monde, au Chili http://www.inria.fr/centre/saclay/actualites/au-caeur-de-l-aventure-d-alma-le-plus-grand-radiotelescope-du-monde Mon, 4 Mar 2013 10:23:57 GMT ]]> <p>En projet depuis 1995, en partenariat entre l’Europe, l’Amérique du nord, le Japon et le Chili, ALMA a été inauguré ce mercredi 13 mars 2013 après 10 ans de construction. Grâce à ses images radio inédites, les astronomes espèrent découvrir des galaxies très lointaines et mieux comprendre les processus de formation des étoiles. Le bon fonctionnement du télescope géant suppose d’interpréter des milliers de paramètres en temps réel. Emmanuel Pietriga, avec des membres de l'équipe Massive Data à Inria Chile, développe depuis deux ans les interfaces de la salle de contrôle de cet instrument. Il est sur place pendant deux ans.</p> <p>Au nord du Chili, bordé par la cordillère des Andes, à 5&nbsp;000 mètres&nbsp;d’altitude : le plateau de Chajnantor dans le <strong>désert d'Atacama</strong>, une des zones les plus arides de la planète, pratiquement sans couverture nuageuse, ni pollution lumineuse ou interférence radio. Un univers austère et grandiose entouré de volcans enneigés, où les températures oscillent entre -20&nbsp;°C et 20&nbsp;°C. C’est là qu’a été construit le radiotélescope ALMA. Cet équipement d’envergure rassemblera à terme <strong>66 antennes</strong>, des paraboles métalliques de plus de 100 tonnes chacune et pour la plupart de 12 mètres de diamètre. À 15 km de distance pour les plus éloignées, ces antennes travaillent en cohérence, comme une seule immense <strong>parabole virtuelle de 15 km de diamètre</strong>. C’est la plus grande installation de ce type&nbsp;: elle permettra d'obtenir des images radio d’excellente résolution à partir des <strong>ondes millimétriques et submillimètriques</strong>&nbsp;(au lieu de la lumière visible ou infrarouge que captent les télescopes optiques). L’intérêt&nbsp;? Ces ondes émises par le milieu interstellaire dans les zones froides ou obscures de l’Univers permettront d’observer des galaxies plus anciennes, de connaître la composition du milieu interstellaire et d’en savoir plus sur la formation de l’Univers et de systèmes solaires.</p> <p>Comment traduire ce rayonnement électromagnétique en images&nbsp;? En réalisant <strong>de fausses images en assignant des couleurs à chaque fréquence</strong>&nbsp;et une brillance selon l’intensité du rayonnement. Plusieurs fréquences sont combinées pour faire une image.&nbsp; Au final, les astronomes peuvent comparer ces images radio avec des images en lumière visible. Les premières observations scientifiques d’ALMA ont été faites fin 2011. Tout ce travail de reconstitution d’images est réalisé grâce au supercalculateur conçu pour ALMA, aussi puissant que le plus performant des supercalculateurs généralistes. Son rôle est de synchroniser les données fournies par toutes les antennes, en fonction de leur position et du décalage du signal reçu, selon le principe de l’interférométrie utilisé pour les radiotélescopes.</p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:266px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/saclay/actualites-images/saclay_antennae_galaxies_260x195.jpg/612857-1-fre-FR/saclay_antennae_galaxies_260x195.jpg_large.jpg" width="260" height="195" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Image composite des galaxies Antennae à partir des observations d'ALMA et de Hubble - <cite>©ALMA</cite> </span> </p></div> <p> &quot;Pour que ce système infiniment plus complexe que les télescopes optiques fonctionne correctement, il faut <strong>surveiller tous les équipements et interpréter en temps réel la multitude de données récoltées</strong>&nbsp;pour réagir rapidement en cas de dysfonctionnement&nbsp;ou de mauvaise qualité des données observées&quot; précise Emmanuel Pietriga, chercheur d’Inria Chile, l’organisation qui gère les partenariats d’Inria avec le Chili. Cela suppose de contrôler des milliers de variables pour chaque antenne&nbsp;: des mesures de phase, d’amplitude, de température, de quantité de vapeur d’eau, etc. Même si le temps d’acquisition pour chaque image est de l’ordre de quelques dizaines de minutes, chacune doit être de la meilleure qualité possible<br /> &quot;Depuis trois ans, nous développons des <strong>interfaces utilisateur spécifiques</strong>, ajoute le chercheur. Nous avons adapté nos concepts d’interface homme-machine et nos outils de visualisation de grande quantité de données aux problématiques d’ALMA.&nbsp;Dès le début, nous avons travaillé main dans la main avec les astronomes et les opérateurs du télescope, pour <strong>transférer nos solutions à l’échelle démesurée d’ALMA</strong>.&quot; À terme, Emmanuel Pietriga espère optimiser l'affichage de l'information sur la multitude d'écrans de la salle de contrôle afin de mieux la partager, avec un affichage plus ou moins détaillé des milliers de courbes, cartes, diagrammes à surveiller. Avec les chercheurs d’ALMA, il travaille au camp de base, là où sont recueillies les données des antennes pilotées à distance, à 2&nbsp;900&nbsp;mètres d’altitude dans un environnement plus accueillant que le plateau de Chajnantor.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:76px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/saclay/actualites-images/saclay_denis_barkats_70x110.jpg/612904-1-fre-FR/saclay_denis_barkats_70x110.jpg_vignette_list.jpg" width="70" height="110" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p><strong>Denis Barkats</strong>, astrophysicien, fait partie de l’équipe de mise en service d’ALMA</p> <a name="eztoc612745_0_0_1" id="eztoc612745_0_0_1" class="anchor"></a><h5>&quot;La qualité des interfaces développées par Inria garantit le bon fonctionnement d’ALMA&quot;</h5><p>C’est bien simple, sans l’intervention d’Emmanuel Pietriga et de son équipe, on avait tellement d’informations à visualiser en même temps qu’il nous devenait impossible de contrôler tous les télescopes, d’estimer la qualité des données, de diagnostiquer les dysfonctionnements. On aurait perdu beaucoup de temps et probablement beaucoup de données. Nous n’avions pas anticipé ce problème d’interfaces. Il est apparu au fur et à mesure lorsqu’une dizaine de télescopes a été installée sur le site et synchronisée. Tout simplement parce que les logiciels développés pour ALMA sont dimensionnés comme pour les autres radiotéléscopes, pour une dizaine de télescopes au maximum. Or ALMA en compte 66&nbsp;! À cette échelle, les informations fournies deviennent ingérables&nbsp;: on se retrouve avec une matrice de plus de 2&nbsp;000 points, une dizaine d’écrans à surveiller, trop de couleurs, trop de texte à lire. La coopération avec Emmanuel et son équipe n’était pas prévue dans le planning d’ALMA. Il est d’abord intervenu sur un point très précis. Mais on s’est vite rendu compte qu’il pouvait apporter à ALMA la garantie d’efficacité et de stabilité de fonctionnement. Sa méthode et son savoir-faire sont complémentaires avec les nôtres : il passe plusieurs jours à voir comment on travaille, ensuite on discute et il nous montre de suite les améliorations qu’il peut apporter, sur la base d’autres exemples&nbsp;: comme remplacer un long texte par un graphique ou hiérarchiser les informations pour aller à l’essentiel. Pour nous, c’est magique, inespéré&nbsp;! En parallèle, il collabore aussi avec les développeurs pour faire évoluer leurs logiciels. Ce travail d’optimisation est déjà bien avancé, ça devrait être fini fin 2013.</p> </div> </div> Pl@ntNet, une application mobile pour identifier les plantes sur le terrain http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/plannet Wed, 27 Feb 2013 17:53:33 GMT <p>Identifier les plantes directement sur le terrain et partager en temps réel ses observations à travers un outil simple et intuitif ? C’est ce que propose la nouvelle application mobile Pl@ntNet présentée au salon international de l’agriculture 2013.</p> <p>L’ initiative portée par un consortium impliquant Inria et ses partenaires le Cirad, l’INRA , l’IRD et le réseau Tela Botanica, avec le soutien d’Agropolis Fondation présente sa nouvelle application mobile au salon international de l’agriculture.</p> <p>Le suivi des plantes rares ou menacées, exotiques ou à caractère envahissant, ou des milliers d’autres espèces végétales qui peuplent notre planète, nécessite la mobilisation d’un grand nombre de ressources humaines, matérielles et documentaires. Les photos réalisées à partir d’un smartphone sont comparées à plusieurs dizaines de milliers d’autres images identifiées par un réseau humain, afin de proposer les espèces les plus similaires sur le plan visuel. Ce système de recherche visuel appelé de manière distante par l'application a bénéficié de nombreuses années de développement du logiciel IKONA/MAESTRO développé par l’équipe projet <strong>Imedia</strong>. Des membres de l’équipe projet <strong>Zenith</strong>&nbsp;d’Inria collaborent également à ce projet. Pl@ntNet s'améliore progressivement grâce aux contributions de ses utilisateurs et constitue déjà une porte d'entrée vers la plus grande communauté de botanistes francophones (avec près de 19000 membres).</p> En 2013, la Terre se met aux maths http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/en-2013-la-terre-se-met-aux-maths Wed, 27 Feb 2013 17:39:51 GMT ]]> <p>La Terre est notre planète, une planète complexe et riche tant sur le plan physique que biologique, façonnée par la civilisation. Mais elle est aussi une planète en danger. Comment les sciences mathématiques et informatiques contribuent-elles à mieux l'étudier ? À comprendre les phénomènes qui s'y passent ? À anticiper ses évolutions ? À proposer des solutions lorsque c'est possible ? Autour de ces questions qui nous interpellent tous, les chercheurs se mobilisent partout dans le monde.</p> <p>L'Unesco a décidé de faire de 2013 l'année des <a href="http://mpe2013.org/fr/" target="_blank">Mathématiques de la planète Terre</a>. Dans ce cadre sont organisés &nbsp;des événements scientifiques et des actions à destination d'un large public.</p> <p>Inria participe à une <a href="http://mpe2013.org/fr/mpe-day-at-UNESCO/" target="_blank">exposition virtuelle internationale</a>, inaugurée au siège de l'Unesco à Paris le 5 mars 2013. Par l'intermédiaire de la revue de culture scientifique en ligne <a href="http://interstices.info" target="_blank">Interstices</a>, Inria a proposé deux vidéos pour cette exposition, qui ont été retenues :</p> <ul> <li>avec les équipes-projets <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/observation-et-modelisation-pour-les-sciences-de-l-environnement/moise" target="_self">Moïse</a>&nbsp;et <a href="/domaines/mathematiques-appliquees-calcul-et-simulation/modelisation-simulation-et-analyse-numerique/castor" target="_self">Castor</a>&nbsp;: Bouteilles et océanographie, en relation avec le document Interstices <a href="http://interstices.info/circulation-oceanique" target="_blank">Comprendre la circulation océanographique</a>.</li> <li>avec l'équipe-projet <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/observation-et-modelisation-pour-les-sciences-de-l-environnement/magique-3d" target="_self">Magique 3D</a>&nbsp;: <a href="http://interstices.info/modele-seisme" target="_blank">Sonder l'invisible, du séisme au modèle</a>, en relation avec le document Interstices&nbsp;du même nom.</li> </ul> <p> Sur Interstices, un portail spécifique&nbsp;met en valeur tous les documents qui se rapportent à cette thématique.<br /> Enfin, Inria est partenaire de l'initiative &quot;<a href="http://mpt2013.fr/" target="_blank">Un jour, une brève</a>&quot;, qui relève le défi de publier chaque jour ouvrable une nouvelle facette des recherches dans ce domaine.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc610248_1" id="eztoc610248_1" class="anchor"></a><h3>2013, année des mathématiques de la planète Terre</h3><p><strong>Témoignage d'un chercheur : Antoine Rousseau</strong></p> <p>L'action de médiation &quot;Un jour, une brève&quot; est issue d'une idée de Martin Andler, président de l'association Animath, au printemps 2012. L'initiative de l'Unesco avait été annoncée et Martin a eu cette idée un peu folle de publier une brève par jour pour dire au grand public combien les mathématiques pouvaient être utiles à notre planète. Quelques semaines plus tard, après avoir estimé les (nombreux) auteurs potentiels au sein de notre communauté, nous sommes six à nous être lancés dans l'organisation de cette aventure, avec le soutien d'instituts de recherche et de sociétés savantes.</p> <p>MPT2013 est évidemment un sujet qui concerne particulièrement l'Inria et de nombreuses équipes-projet seront sollicitées tout au long de l'année. La modélisation numérique est en effet un outil précieux pour reproduire, comprendre et anticiper des processus aussi divers que la circulation océanique à grande échelle, la propagation d'une onde sismique ou la formation de bouchons sur une autoroute… Cette année particulière sera l'occasion de faire le point sur la recherche dans ces domaines, mais également de communiquer avec le grand public.</p> </div> </div> Prix Inria 2013 : proposez vos candidats jusqu’au 11 avril http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/prix-inria-2013 Wed, 27 Feb 2013 17:33:36 GMT ]]> <p>Inria et l’Académie des sciences s’associent désormais pour distinguer les futurs lauréats des trois catégories de prix Inria scientifiques : le Grand prix, le prix Jeune Chercheur et le prix de l’Innovation. </p> <p> Ce partenariat donne un nouvel élan au dispositif des Prix Inria en renforçant leur vocation première : promouvoir les contributions et succès de celles et ceux qui font avancer les sciences informatiques et mathématiques, qui participent ainsi au développement de notre monde numérique.<br /> Cette nouvelle dimension s’accompagne d’une évolution des principes de sélection des lauréats des prix scientifiques. Ces derniers seront désormais choisis par un jury d’une quinzaine de personnes, présidé par un académicien et composé de personnalités désignées par l’Académie et par Inria respectivement. En qualité de partenaire industriel du prix de l’innovation, Dassault systèmes, demeure bien évidemment associé à la sélection du lauréat de ce prix.</p> <p>Après Pierre-Louis Lions, Francis Bach et Paul-Louis George, lauréats 2012, quels seront les lauréats 2013 ? Résultats avant l’été !</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc610208_1" id="eztoc610208_1" class="anchor"></a><h3>Informations pratiques</h3><p> Vous souhaitez distinguer un chercheur ou une équipe en sciences informatiques ou mathématiques ?<br /> Déposez un dossier à l’Académie des sciences avant le 11 avril 2013</p> <p>Les informations concernant les conditions de nominations au Grand Prix Inria – Académie des sciences, Prix Inria – Académie des sciences du jeune chercheur et prix de l’innovation Inria – Académie des sciences – Dassault Systèmes peuvent être téléchargées sur le <a href="http://www.academie-sciences.fr/activite/prix.htm" target="_blank">site Internet de l’Académie des sciences</a>.</p> </div> </div> Les sciences du numérique s'exposent au séminaire intergouvernemental http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/seminaire-intergouvernemental-sur-le-numerique Wed, 27 Feb 2013 16:32:08 GMT ]]> <p>Le séminaire intergouvernemental sur le numérique se déroule aujourd'hui à l’Université de Cergy-Pontoise. Dans ce cadre, l'équipe de recherche Inria Shacra fera une démonstration de simulation médicale, en présence de Geneviève Fioraso, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et de Fleur Pellerin, Ministre déléguée au PME, à l’Innovation et à l'Economie numérique.</p> <p>La diversité et la complexité de la médecine, ainsi que l'importance de l'éthique de la médecine dans nos sociétés, ont été un levier important pour nombre de disciplines scientifiques et techniques. Le domaine médical a déjà fait bénéficié des contributions de l'informatique et des outils, tels que le traitement d'images, font désormais partie intégrante de la médecine moderne. Ceci dit, il ne fait aucun doute que l'intégration de nouvelles technologies dans la médecine va se poursuivre dans les années à venir. Dans ce contexte, la simulation d'opérations chirurgicales à visée pédagogiques, d'entraînement voire de guidage pour les chirurgiens sera un élément fondamental de la médecine du 21ième siècle. </p> <p>Le rôle de l'équipe de recherche Shacra est de mener des recherches sur quelques uns des problèmes scientifiques issus de la simulation médicale numérique. Des travaux sont menés dans certains domaines clés tels que: la modélisation anatomique, bio-mécanique, physiologique, les modèles mécanique d'interaction ou le calcul parallèle sur GPU. Par le biais d'une plate-forme logicielle commune ainsi que des collaborations cliniques, ces travaux permettent de développer des simulations médicales avancées, dont l'objectif à terme est le guidage per-opératoire.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc610110_0_1" id="eztoc610110_0_1" class="anchor"></a><h4>Équipe de recherche Shacra</h4><p>L'équipe de recherche Shacra est bilocalisée, centre de recherche Inria Lille - Nord Europe et centre de recherche Nancy - Grand Est. Elle est commune avec l'Université Lille1, au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille3-Inria, LIFL.</p> </div> </div> Un nouveau standard pour l'Internet des Objets http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/un-nouveau-standard-pour-l-internet-des-objets Tue, 26 Feb 2013 15:31:22 GMT ]]> <p>GS1 vient d'officialiser le standard EPC Global ONS 2.0, standard mondial en matière d'Internet des Objets. Son but est de répondre aux enjeux géopolitiques qui sous-tendent le secteur. L'équipe Inria Fun, du centre de recherche Lille – Nord Europe, a participé aux études qui ont abouti à sa définition.</p> <p>GS1, le &quot;global language of business&quot;, vient d'officialiser un nouveau standard en matière d'Internet des Objets. Il s'agit de l'ONS, pour Object Name Service (qu'on pourrait traduire par système de noms d'objets). Il est calqué sur le modèle du DNS (Domain Name Service), le service qui permet d'appeler les sites Internet grâce à leur URL.</p> <p>A partir d'un identifiant lu sur le tag RFID d'un objet, l'ONS permet d'aller chercher sur Internet les informations qui lui correspondent. Grâce aux éléments contenus dans cet identifiant (le code de la société et le code de la classe du produit par exemple), l'ONS redirige une requête sur le serveur de la société qui a émis le tag. </p> <p>Jusqu'à présent, toutes les informations permettant ces redirections étaient stockées sur un serveur centralisé et unique, géré aux États Unis. Le nouveau standard est une fédération, c'est-à-dire que plusieurs serveurs, administrés par des sociétés de différents pays, communiquent entre eux pour échanger les informations demandées. Cette spécificité est capitale pour résoudre les problématiques géopolitiques. En effet, celui qui contrôle le serveur racine en contrôle les informations et le trafic. Par conséquent, le serveur racine ne doit pas être unique. </p> <p>Le nouveau standard ONS permet de distribuer l'ensemble des informations sur plusieurs serveurs dont aucun n'a de rôle prépondérant sur les autres. Il définit aussi la manière dont les requêtes doivent être redirigées vers la racine concernée. Cette nouvelle infrastructure apporte également plus de flexibilité et de robustesse : la présence de plusieurs serveurs autorise un plus grand nombre de requêtes simultanées et diminue le risque de saturation. Elle permet en outre de répondre à des problématiques de sécurité et de fiabilité. En effet, une racine ONS peut être ajoutée ou retirée du système sans impact sur l'ensemble des informations. </p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>L'évolution de l'ONS vers le standard 2.0 est issue du projet ANR VERSO <a href="http://www.wings-project.fr/" target="_blank">WINGS</a>&nbsp;(2009-2012), une collaboration entre <a href="http://www.gs1.fr/" target="_blank">GS1 France</a>, l'<a href="http://www.afnic.fr/" target="_blank">AFNIC</a>, <a href="http://www.orange.com/fr/innovation" target="_blank">Orange Labs</a>, l'<a href="http://www.upmc.fr/" target="_blank">Université Pierre et Marie Curie</a>, le <a href="https://www.greyc.fr/" target="_blank">GREYC</a>&nbsp;et <a href="http://www.inria.fr/" target="_blank">Inria</a>.</p> </div> </div> Best Paper Award pour un ancien doctorant de l'équipe PANAMA http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/best-paper-award-pour-un-ancien-doctorant-de-l-equipe-panama Mon, 25 Feb 2013 15:52:33 GMT <p>Ngoc Q. K. Duong, ancien doctorant de l'équipe PANAMA, a obtenu ce mois-ci le Young Author Best Paper Award 2012 de la IEEE Signal Processing Society pour l'article &quot;Under-Determined Reverberant Audio Source Separation Using a Full-Rank Spatial Covariance Model&quot;, IEEE Transactions on Audio, Speech, and Language Processing, vol. 18, no. 7, Sept. 2010, co-écrit avec Emmanuel Vincent et Rémi Gribonval au cours de sa thèse.</p> Les flâneries de l'œil à la loupe http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/les-flaneries-de-l-aeil-a-la-loupe Mon, 25 Feb 2013 15:20:21 GMT ]]> <p>De nombreuses lois régissent l'attention visuelle. Cependant, il est possible, dans une certaine mesure, de prédire le parcours du regard. Comme l'explique le chercheur Olivier Le Meur, cette technique trouve des applications dans des domaines allant de la compression vidéo sélective à l'optimisation publicitaire.</p> <p>Quand il enseigne à l'<a href="http://esir.univ-rennes1.fr/" target="_blank">Esir de Rennes</a>, Olivier Le Meur se plaît à montrer la vidéo ci-dessous à ses étudiants. Dans cette pétillante parodie de film policier à la Hercule Poirot, pratiquement tout le décorum change en moins d'une minute sans que quiconque ne s'en aperçoive.&nbsp; Difficile d'imaginer meilleure illustration de ce qu'est l'attention visuelle... et de ce qu'elle n'est pas.</p> <div class="object-left"> <p> <object width="600" height="480" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://www.youtube.com/watch?v=ubNF9QNEQLA&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> <p>&quot;<em>Effectivement, l'œil humain s'avère parfois très sélectif</em>, constate Olivier Le Meur. <em>Sirocco, notre équipe de recherche, étudie comment prédire le parcours oculaire. Détecter automatiquement où se porte le regard peut présenter de l'intérêt.</em>” Exemple ? “<em>Pour économiser de la bande passante durant une transmission vidéo, on peut appliquer un taux de compression moins élevé à une partie de l'image qui attire l'attention et, inversement, compresser d'avantage les zones non regardées.</em>” Autrement dit : garder la meilleure qualité pour les footballeurs dribblant leurs adversaires mais dégrader les recoins de pelouse où il ne se passe rien. Le secteur de la publicité utilise de plus en plus des modèles de prédiction non seulement pour estimer l'impact des spots mais aussi pour évaluer le meilleur positionnement des encarts. Cette technique coûte moins cher que de recourir à des tests utilisateurs (expérimentation de suivi de regards).</p> <a name="eztoc609753_1" id="eztoc609753_1" class="anchor"></a><h3>Proies et prédateurs</h3><p> “<em>L'attention visuelle est un mécanisme biologique qui permet à tout un chacun de sélectionner des informations pertinentes dans son champ visuel. Ce mécanisme est piloté par deux aspects. Dans les toutes premières secondes, intervient ce que l'on appelle l'attention bottom-up. Cela relève du réflexe. Au début de la visualisation, la plupart des gens regardent aux mêmes endroits. L'oeil est attiré par des éléments contrastant avec les autres. Un point noir sur des points blancs par exemple. Cette singularité porte le plus d'information et s'avère fondamentale pour comprendre l'image. Ce peut être une couleur différente, un mouvement ou tout autre élément qui permet de rapidement détecter quelque chose d'incongru dans l'environnement. Ce balayage rapide est de nature ancestrale.</em>”&nbsp; Un lointain héritage où notre ancêtre devait guetter proies et prédateurs.<br /> D'autres facteurs de plus haut niveau prennent ensuite le relais. “<em>Ces mécanismes top-down font appel à la partie cognitive du cerveau ainsi qu'à notre a priori sur le monde. Exemple : 'Je distingue une rue dans la photo. Je connais ce quartier. J'y ai déjà visité un magasin. Tiens, je vais essayer de le repérer.’ L'observateur se fixe une tâche. À partir de cet instant, c'est fini. On ne peut plus modéliser. Cela devient trop spécifique.</em>” Pour cette raison, les chercheurs se bornent aux premiers coups d'œil. “<em>Habituellement, nous travaillons sur les 8 premières secondes. Durant cette période, ce sont les informations contenues dans la scène qui ‘imposent’ le parcours visuel. Cette étape est très rapide. Elle s'effectue inconsciemment.</em>”</p> <a name="eztoc609753_2" id="eztoc609753_2" class="anchor"></a><h3>Des modèles plus performants</h3><p> Cela dit, même durant cette fenêtre d'opportunité, la prédiction du regard reste parsemée d'embûches. “<em>Quand on leur présente des scènes de plein air, les observateurs ont tendance à regarder l'horizon. Si on opère une rotation de l'image, les fixations se retrouvent... sur la même ligne ! Inconsciemment, l'oeil sait qu'à cet endroit, il peut espérer voir quelque chose d'intéressant. Dans le même ordre d'idée, le visage humain constitue un autre attracteur visuel bottom-up. Pour réaliser des modèles de prédiction plus performants, il faut prendre en compte ces biais et bien d'autres.</em>”<br /> Reste ensuite à évaluer ces modèles. Ce qui en soit “<em>constitue déjà un challenge. Il faut comparer les prédictions à une vérité terrain.</em>”&nbsp; Celle-ci s'acquiert par des panels durant lesquels des tests oculométriques mesurent les déplacements du regard. Mais “<em>ces expériences exigent des protocoles très bien définis</em>” pour faire le tri entre ce qui relève du réflexe (bottom-up) et ce qui appartient au cognitif (top-down).</p> <a name="eztoc609753_3" id="eztoc609753_3" class="anchor"></a><h3>Quid de la 3D ?</h3><p>S'attelant à un nouveau défi, Olivier Le Meur lorgne désormais vers la 3D. “<em>Nous nous intéressons aux changements de comportements induits par la stéréoscopie. Face à ces images, les observateurs s'attardent d'avantage sur le premier plan.</em>”&nbsp; Mais dans quelle mesure l'information 3D modifie-t-elle l'attention, cela reste à voir...</p> Publication de l'ouvrage "Concurrent Programming: Algorithms, Principles, and Foundations" http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/publication-de-l-ouvrage-concurrent-programming-algorithms-principles-and-foundations Fri, 22 Feb 2013 10:17:22 GMT ]]> <p> Michel Raynal (Professeur à l'ISTIC/IRISA et membre senior de l'Institut Universitaire de France)&nbsp; vient de publier l'ouvrage&nbsp;&nbsp; &quot;Concurrent Programming: Algorithms, Principles, and Foundations&quot;. Ce livre,&nbsp; qui jette un regard nouveau sur le sujet, est consacré à la synchronsation de processus <br /> asynchrones et à&nbsp; la mise en oeuvre d'objets partagés. </p> <p>L'ouvrage&nbsp;&nbsp; &quot;Concurrent Programming: Algorithms, Principles, and Foundations&quot; est publié par Springer (515 pages, ISBN&nbsp; ISBN 978-3-642-32026-2).</p> <p> <strong>Résumé : </strong><br /> The advent of new architectures and computing platforms means that synchronization and concurrent computing are among the most important topics in computing science. Concurrent programs are made up of cooperating entities -- processors, processes, agents, peers, sensors -- and synchronization is the set of concepts, rules and mechanisms that allow them to coordinate their local computations in order to realize a common task. This book is devoted to the most difficult part of concurrent programming, namely synchronization concepts, techniques and principles when the cooperating entities are asynchronous, communicate through a shared memory, and may experience failures. Synchronization is no longer a set of tricks but, due to research results in recent decades, it relies today on sane scientific foundations as explained in this book.In this book the author explains synchronization and the implementation of concurrent objects, presenting in a uniform and comprehensive way the major theoretical and practical results of the past 30 years. Among the key features of the book are a new look at lock-based synchronization (mutual exclusion, semaphores, monitors, path expressions); an introduction to the atomicity consistency criterion and its properties and a specific chapter on transactional memory; an introduction to mutex-freedom and associated progress conditions such as obstruction-freedom and wait-freedom; a presentation of Lamport's hierarchy of safe, regular and atomic registers and associated wait-free constructions; a description of numerous wait-free constructions of concurrent objects (queues, stacks, weak counters, snapshot objects, renaming objects, etc.); a presentation of the computability power of concurrent objects including the notions of universal construction, consensus number and the associated Herlihy's hierarchy; and a survey of failure detector-based constructions of consensus objects.<br /> The book is suitable for advanced undergraduate students and graduate students in computer science or c
omputer engineering, graduate students in mathematics interested in the foundations of process synchronization, 
and practitioners and engineers who need to produce correct concurrent software. The reader should have a basic 
knowledge of algorithms and operating systems.</p> Voyage au cœur des sciences et technologies du numérique pour les lycéens de la CUB http://www.inria.fr/centre/bordeaux/actualites/rencontre-avec-les-terminales-s-option-isn Thu, 21 Feb 2013 13:49:45 GMT ]]> <p>Dans le cadre du projet académique «&nbsp;Objectif 2015&nbsp;», l’académie de Bordeaux conduit une politique volontariste en matière d’orientation des élèves vers les filières scientifiques et les métiers de la recherche tout en oeuvrant à la mise en place effective d’un continuum bac – 3 / bac + 3.</p> <p><strong>C’est dans ce contexte que le Centre de Recherche Inria Bordeaux – Sud-Ouest et le rectorat de l’académie de Bordeaux organisent pour la première fois une journée de découverte des sciences du numérique pour les lycéens de terminale ISN (Informatique et Sciences du Numérique) de la CUB et leurs professeurs&nbsp;:</strong></p> <p>Lundi 25 février 2013, de 14h00 à 18h00, le centre Inria Bordeaux – Sud-Ouest accueillera dans ses locaux une cinquantaine d’élèves de terminale S option informatique et sciences du numérique (ISN). Une opération inédite qui sera l’occasion pour les chercheurs et les ingénieurs du centre de partager avec les jeunes leur passion pour les sciences du numérique et de leur faire découvrir la réalité de la recherche publique.</p> <a name="eztoc609241_1" id="eztoc609241_1" class="anchor"></a><h3>Un nouvel enseignement pour des jeunes &quot;natifs du digital&quot;</h3><p>Parce que l’informatique est devenue une science à part entière et qu’elle est présente dans notre quotidien sans même que nous nous en rendions compte, il était normal que les technologies de l'information et de la communication intègrent le monde de l'enseignement. C'est chose faite depuis la rentrée 2012 où 25 lycées de l'académie de Bordeaux ont déployé le dispositif pédagogique lié à cet enseignement.</p> <p>L'objectif affiché est clair : sensibiliser les jeunes, filles et garçons, à la diversité des métiers du monde numérique afin de leur faciliter l'accès aux nombreuses perspectives de carrière qu'offrent les sciences informatiques.</p> <a name="eztoc609241_2" id="eztoc609241_2" class="anchor"></a><h3>Plongée dans l’univers de la recherche</h3><p>Quatre démonstrations seront proposées aux élèves afin de favoriser les interactions avec les chercheurs : sciences du numérique en santé, robotique, informatique et environnement et orchestration d’objets communicants dans le cadre de l’aide à personne. Plongés en immersion, les jeunes pourront par exemple, interagir avec un robot humanoïde Nao via une caméra 3D<em>&nbsp;</em>ou encore assister à un <em>test de contrôle</em>&nbsp;à l’aide de la pensée via une interface cerveau/ordinateur.</p> <p>À ce stade de leur formation, les lycéens sont confrontés à de nombreuses questions&nbsp;: quelles formations donnent accès aux métiers de la recherche ? Quels objectifs de carrière après un parcours scolaire scientifique&nbsp;? Autant d’interrogations auxquelles les chercheurs et les ingénieurs, mais également les professionnels des ressources humaines pourront répondre lors d'un échange informel en fin d'après-midi.</p> <a name="eztoc609241_3" id="eztoc609241_3" class="anchor"></a><h3>Perspectives d'avenir</h3><p>Ce galop d'essai se veut ambitieux. Le Centre Inria Bordeaux – Sud-Ouest envisage d’étoffer le projet en invitant également des terminales S, option ISN lors de la fête de la science d'octobre 2013. Pour 2014, le projet serait d’étendre hors de la CUB le périmètre géographique des lycées participant à cette opération.</p> Zoom sur l'équipe de recherche TITANE http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/zoom-sur-l-equipe-de-recherche-titane Thu, 21 Feb 2013 11:21:39 GMT ]]> <p>L’équipe TITANE a été créée au 1er janvier 2013, au sein du centre de recherche. Elle est dirigée par Pierre Alliez et compte déjà 11 personnes (2 permanents, 4 post-doctorants, et 5 thésards). Cette équipe est issue de l’équipe-projet GEOMETRICA, spécialiste du calcul géométrique. Rencontre avec Pierre Alliez et Florent Lafarge, les 2 chercheurs permanents de l'équipe.</p> <a name="eztoc608777_1" id="eztoc608777_1" class="anchor"></a><h3>Quel est le domaine sur lequel travaille votre équipe&nbsp;?</h3><p>Notre action se situe dans le cadre général du traitement numérique de la géométrie aujourd’hui reconnu comme un domaine scientifique à part entière. Ce ne fut pas toujours le cas&nbsp;!</p> <p>Dans les années 90, la géométrie algorithmique était plus théorique visant à développer des algorithmes efficaces et d’une complexité raisonnable pour les cas du monde réel (pas seulement dans le pire des cas), puis on a évolué vers le calcul géométrique pour rendre les algorithmes fiables sur les ordinateurs (malgré leurs capacités limitées en termes de précision des calculs). Actuellement, notre domaine se concentre sur les données géométriques provenant de mesures, qui sont devenues de plus en plus précises, massives, puis hétérogènes (en termes de types, d’échelles).</p> <p>Dans ce contexte, notre axe principal de recherche est de modéliser de manière numérique des formes géométriques 3D pour reconstruire des scènes entre autres, à partir de données imparfaites et de plus en plus hétérogènes, avec la meilleure précision possible. C’est également sur ce thème que sont basés les travaux de <a href="http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/pierre-alliez-un-pionnier-dans-le-traitement-numerique-de-la-geometrie" target="_self">l’ERC IRON</a>&nbsp;(bourse européenne obtenue en 2011 par Pierre Alliez), et dont les axes scientifiques sont complémentaires de ceux de l’équipe TITANE&nbsp;: IRON apporte la robustesse aux données imparfaites, tandis que TITANE développe davantage les aspects scènes (passer d’une forme individuelle à l’échelle d’une scène composés d’objets structurés) ainsi que l’analyse pour retrouver la structure des données.</p> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:606px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/sophia-antipolis/actualites-images/corps/images-titane/analyse-scene-urbaine/608754-1-fre-FR/analyse-scene-urbaine_reference.png" width="600" height="264" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Analyse de scene urbaine (classification) </span> </p></div> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:506px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/sophia-antipolis/actualites-images/corps/images-titane/analyse-d-arbres/608750-1-fre-FR/analyse-d-arbres_reference.png" width="500" height="245" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Analyse de scene pour identifier les arbres </span> </p></div> <a name="eztoc608777_2" id="eztoc608777_2" class="anchor"></a><h3>Qu’entendez-vous par données imparfaites&nbsp;?</h3><p>Paradoxalement, les données actuelles dont nous disposons (nuages de points, soupes de triangles…) demandent de plus en plus de traitements, contrairement à ce que l’on aurait pu penser avec l’évolution des technologies, des capteurs en particulier. En fait, la diversification des modes d’acquisition (GPS, accéléromètres, gyromètres…), et le changement des usages (super-résolution, et nouveaux paradigmes d’acquisition comme les données communautaires type «&nbsp;flicker&nbsp;») rendent ces données de plus en plus imparfaites. D’où la nécessité dans ces conditions d’avoir des algorithmes plus robustes qui offrent une grande stabilité même pour une grande diversité d’imperfections.</p> <a name="eztoc608777_3" id="eztoc608777_3" class="anchor"></a><h3>Quels sont vos objectifs scientifiques&nbsp;?</h3><p>Pour y arriver, nous nous sommes fixés 4 objectifs scientifiques&nbsp;:</p> <ul> <li>La reconstruction de scènes&nbsp;: c’est-à-dire à partir de mesures (points) retrouver des surfaces&nbsp;les plus précises possibles;</li> <li>L’approximation&nbsp;: c’est-à-dire la représentation géométrique d’une scène avec des primitives ou des représentations discrètes compatibles avec un ordinateur. On cherche à obtenir notamment un très bon compromis entre complexité et distorsion géométrique,</li> <li>L’analyse de scènes&nbsp;: c’est-à-dire dégager une sémantique dans une scène pour identifier différents objets (formes structurées) qui interagissent les uns avec les autres, les localiser, consolider la mesure (compléter les données manquantes, renforcer les régularités), voire faire des hypothèses, et ainsi spécialiser les représentations (par exemple, un arbre n’est pas représenté de la même façon qu’un bâtiment… ).</li> <li>On a aussi un axe autour de la synthèse de scènes, mais c’est une orientation plus prospective.</li> </ul> <a name="eztoc608777_4" id="eztoc608777_4" class="anchor"></a><h3>Sur quelles types d’applications travaillez-vous et avec quels partenaires&nbsp;?</h3><p>Nous travaillons sur deux grandes classes d’applications&nbsp;: l’une à finalité image (informatique graphique), l’autre à finalité calcul&nbsp;(modélisation géométrique et traitement pour préparer les modèles pour la simulation). Notre champ d’applications s’étend aussi à la rétro-ingéniérie (activité qui consiste à étudier un objet pour en déterminer le fonctionnement interne ou la méthode de fabrication).</p> <table class="renderedtable" border="1" cellpadding="2" cellspacing="0" width="100%"> <tr> <td valign="top"> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:306px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/sophia-antipolis/actualites-images/corps/images-titane/retroingenierie/608758-2-fre-FR/retroingenierie_large.png" width="300" height="207" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Remaillage quadrangle de surfaces pour la retro-ingénierie </span> </p></div> </td> <td valign="top"> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:246px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/sophia-antipolis/actualites-images/corps/images-titane/retroenginerie/608762-1-fre-FR/retroenginerie_large.png" width="240" height="300" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Remaillage quadrangle de surfaces pour la retro-ingénierie </span> </p></div> </td> </tr> </table> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:306px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/sophia-antipolis/actualites-images/corps/images-titane/metriques-anisotropes/608766-1-fre-FR/metriques-anisotropes_large.png" width="300" height="245" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Métriques anisotropes pour le remaillage de surfaces </span> </p></div> <p>Notre équipe est jeune, mais pour autant nous avons déjà plusieurs collaborations importantes.</p> <p>En modélisation, nous collaborons avec l’IGN (Institut National de l’Information Géographique et Forestière) pour mesurer et reconstruire de manière numérique des scènes urbaines, par exemple en vue de simuler une ville durable sur le plan de la thermique ou pour la planification urbaine. Les données brutes sont ainsi traitées avec des algorithmes géométriques pour pouvoir être utilisées ensuite pour la simulation.</p> <p>Nous travaillons également avec Acute3D, entreprise sophipolitaine, qui développe et commercialise des solutions logicielles innovantes de modélisation 3D haute résolution à partir de photos. Notre collaboration porte sur la modélisation robuste de scènes urbaines qui est l’un de nos grands défis pour l’avenir.</p> <p>Nous avons aussi des collaborations avec Technicolor (dans le cadre d’une <a href="https://lisa.sophia.inria.fr/xavier-entre-recherche-et-industrie-1094.html" target="_self">thèse CIFRE</a>), ainsi qu’avec ASTRIUM Toulouse dans le cadre d’une thèse qui porte sur la modélisation 3D d’intérieurs de bâtiments à partir de données laser et de photos.</p> <p>Nous sommes également impliqués dans un projet d’investissement d’avenir, <a href="http://www.inria.fr/centre/sophia/presentation/participation-du-centre-au-programme-investissements-d-avenir" target="_self">Culture 3D Clouds</a>, une plate-forme d'informatique en nuage pour la numérisation 3D,&nbsp;la documentation, la conservation et la diffusion du patrimoine culturel.</p> <p>Outre ces collaborations ponctuelles, nous avons une stratégie à plus long terme qui consiste à être à l’écoute des besoins exprimés via les nombreux clients de la société <a href="http://geometryfactory.com/" target="_self">GeometryFactory</a>&nbsp;(start up issue d’Inria). Cela nous permet de développer de nouveaux composants génériques pour enrichir la bibliothèque <a href="http://geometryfactory.com/the-cgal-project/" target="_self">CGAL</a>&nbsp;(bibliothèque open source d’algorithmes géométriques fiables et efficaces) commercialisée par GéometryFactory. Le gros avantage est d’apporter une réponse plus générique aux applications car nous traitons une famille de problèmes et le résultat est tout de suite déployé à grande échelle ! c’est très stimulant pour l’équipe de contribuer ainsi à la «boite à outils standard de l’ingénieur».</p> <a name="eztoc608777_5" id="eztoc608777_5" class="anchor"></a><h3>Comment voyez-vous l’avenir&nbsp;?</h3><p>L’équipe vient d’être créée mais les sujets sur lesquels nous travaillons nous les traitons déjà depuis plusieurs années. La création de l’équipe (et nous l’espérons de l’équipe-projet à terme) nous permet de nous focaliser sur des aspects plus novateurs, comme la modélisation de scènes urbaines sémantisées à grande échelle, qui est un vrai défi pour les années à venir.</p> <p>Nous avons aussi la chance d’avoir une équipe soudée et très cosmopolite, chacun apportant ses compétences et sa culture pour enrichir le groupe.</p> <p>Nous bénéficions également de l’ERC IRON qui nous permet de financer des thèses, et d’élargir ainsi nos champs d’applications sur des approches en rupture, plus risquées mais avec un fort impact potentiel sur le plan scientifique et applicatif.</p> Des outils pour mieux concevoir les logiciels http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/des-outils-pour-mieux-concevoir-les-logiciels Wed, 20 Feb 2013 14:49:17 GMT ]]> <p>L'ingénierie des modèles vise à développer des abstractions pour s'émanciper du code et concevoir ainsi plus facilement des logiciels. À Rennes, l'équipe de recherche Triskell développe des environnements de programmation afin de tirer partie de ces techniques.</p> <p>“<em>Des logiciels pour fabriquer des logiciels qui à leur tour serviront à construire quelque chose. Un écran dans un avion ou une pièce dans une voiture. Voilà dans le fond l'objet de nos recherches. Pour l'essentiel, nous nous situons&nbsp; au niveau générique</em>”, résume Benoît Baudry, responsable de <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/systemes-et-services-distribues/triskell" target="_self">Triskell</a>, équipe Inria commune avec l'Insa de Rennes, l'université de Rennes 1 et le CNRS.</p> <p> Colonne vertébrale de ces travaux : <a href="http://www.kermeta.org/" target="_blank">Kermeta</a>. “<em>Il s'agit à la fois d'un langage de programmation et d'un environnement constitué d'outils. Nous nous servons d'ailleurs de cette plate-forme pour fabriquer nos propres logiciels. Nous en développons une grande quantité pour une multitude d'usages spécifiques</em>.”<br /> Kermeta s'adresse à ces ingénieurs qui conçoivent du logiciel quel qu'en soit le domaine. “<em>Nous cherchons à résoudre, de façon générique, des problèmes intrinsèques aux logiciels. Peu importe qu'il s'agisse de réguler le chauffage dans une maison ou de faire fonctionner un tableur en bureautique. Ces systèmes de grandes tailles sont développés par des équipes multiples qui les entretiennent sur des décennies et les font évoluer au gré des technologies, pour passer du PC à la tablette par exemple.</em>”</p> <a name="eztoc608698_1" id="eztoc608698_1" class="anchor"></a><h3>Capitaliser sur l'abstraction</h3><p> Qui sont les utilisateurs de Kermeta ? “<em>Thales, Airbus et EDF s'en servent par exemple pour capitaliser de la connaissance, des bonnes pratiques, des procédures systématiques de développement logiciel. Ces groupes possèdent tellement de recul sur la façon dont ils travaillent qu'ils sont capables de formaliser leur production logicielle à travers des modèles abstraits. Pour raisonner à ce niveau, il faut à la fois l'expérience et la taille. Il faut aussi que le domaine requière de fabriquer tellement de systèmes différents que l'entreprise éprouve le besoin de capitaliser sur l'abstraction. Elle veut des procédures unifiées pour concevoir du logiciel servant aussi bien à l'aéronautique qu'à la monétique.</em>” Cela dit, Kermeta n'est pas l'apanage des géants industriels. Des PME l'utilisent aussi ponctuellement pour des projets qui leur sont spécifiques.<br /> Parmi les autres outils élaborés par Triskell, figure Kevoree. Ce cadre de développement s'adresse à des entreprises, grandes et petites, qui veulent fabriquer du logiciel agrégeant des informations en provenance de réseaux très variés. “<em>On récupère des données d'un capteur, d'une caméra vidéo ou d'un disque dur. Il faut gérer des entités distribuées, des morceaux de programmes qui s'exécutent sur des plates-formes hétérogènes. Pour ce faire, le système doit connaître les formats de données, les protocoles de&nbsp; communication... Kevoree offre une abstraction permettant de raisonner sur tout cela comme de simples nœuds distribués dans l'espace et des logiciels qui s'exécutent dessus.</em>”<br /> Ces caractéristiques en font un outil tout trouvé pour l'industrie de la domotique, mais aussi pour le monde du web. Triskell collabore d'ailleurs actuellement avec <a href="http://zenexity.com/" target="_blank">Zenexity</a>, une agence parisienne qui conçoit un environnement de développement destiné à fabriquer des applications Internet plus flexibles. Le rapprochement prend la forme d'une thèse Cifre. Ce dispositif, permet à une entreprise de recruter un doctorant encadré par un laboratoire de recherche académique. “<em>C'est un schéma que nous utilisons beaucoup. Notre équipe accueille actuellement six doctorants Cifre, dont quatre en partenariat avec des PME.</em>”<br /> Il s'agit souvent alors de mener une recherche plus spécialisée. “<em>Nous travaillons par exemple avec Kereval, une entreprise spécialisée dans le test logiciel. Nous avons développé un outil qui facilite leur métier de testeur. Il s'agit en l'occurrence de gérer ce qu'on appelle les lignes de produits logiciels. C'est un domaine de recherche très porteur que nous étudions de très près.</em>”</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc608698_1_0_1" id="eztoc608698_1_0_1" class="anchor"></a><h5>Passeurs de technologies</h5><p>À mesure que l'ingénierie des modèles se répand en dehors des laboratoires, les chercheurs perçoivent l'intérêt de pouvoir s'appuyer sur des sociétés de services pour mieux diffuser ces technologies. “<em>Ce sont elles qui permettront de faire le pont entre nous et les utilisateurs. Cette formule a été bien illustrée par Jordi Cabot et son équipe de recherche, à Nantes. Spécialisée elle aussi dans les modèles, Atlanmod est à l'origine du langage <a href="http://eclipse.org/atl/" target="_blank">ATL</a>. Elle travaille en tandem avec l'entreprise <a href="http://www.mia-software.com/" target="_blank">Mia Software</a>&nbsp;qui commercialise désormais une solution autour de ce langage.</em>”

 Parmi les entreprises assurant ce travail de passeurs de technologie, figure aussi Obeo. “<em>Cette société propose un outil générique d'ingénierie dirigée par les modèles qu'elle sait spécialiser pour des besoins particuliers et qui n'est pas très éloigné de Kermeta. <a href="http://www.obeo.fr/" target="_blank">Obeo</a>&nbsp;est très bien placée pour faire le pont entre les travaux de recherche et ce qui relève plus de l'ingénierie innovante.</em>”</p> </div> </div> Un I-Lab sur la réalité augmentée http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/un-i-lab-sur-la-realite-augmentee Wed, 20 Feb 2013 14:24:39 GMT ]]> <p>Initié en 2010 par Inria, I-Lab est un dispositif qui vise à favoriser le transfert de technologie vers les PME. Le principe : associer une entreprise et une équipe de recherche autour d'un projet de R&amp;D. Agence rennaise spécialisée dans l'image de synthèse pour l'architecture, Artefacto est la première société à expérimenter ce nouveau modèle de coopération dans l'ouest. Son co-gérant, Erwan Mahé, dresse un premier bilan d'étape.</p> <p>L'œil rivé à l'ordinateur, les ingénieurs d'<a href="http://www.artefacto.fr/" target="_blank">Artefacto</a>&nbsp;ne prêtent aucune attention au footballeur du Stade Rennais qui s'échauffe sur un coin de leur bureau. Et c'est normal : le sportif apparaît uniquement lorsque l'on visionne la scène à travers une tablette ou un smartphone. Le personnage est incrusté dans le décor par un système de réalité augmentée. Mieux : cette image virtuelle s'adapte en temps réel aux changements de cadrage effectués par l'utilisateur.

Au-delà du clin d'oeil ludique, cette technologie permet désormais aux architectes d'offrir à leurs clients une visualisation des projets par images de synthèse 3D. Et cela non seulement en studio, mais aussi sur le terrain, là où les vrais murs ne sont pas encore sortis de terre. Le tout à partir des simples fichiers Sketchup géo-référencés et pour moins de 2 000 euros par an.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Nos efforts de recherche nous ont permis de changer de métier. Un I-Lab avec Inria nous crédibilise et nous aide à mettre de la distance face à nos concurrents.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc608648_1" id="eztoc608648_1" class="anchor"></a><h3>Partenariat un cran au-dessus</h3><p>Cette innovation arrive au terme de plusieurs années de recherche durant lesquelles la PME de 35 personnes a multiplié les collaborations avec différentes équipes Inria, expérimentant tour à tour les multiples modalités possibles de partenariat : projet ANR, programmes européens Eurêka et Eurostars, Fonds FUI... Franchissant un nouveau cap, Artefacto est aussi la première dans l'ouest à tester la formule du I-lab. En l'occurrence, l'entreprise s'associe à <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/robotique/lagadic" target="_blank">Lagadic</a>, une équipe de recherche commune à Inria, l'Université de Rennes 1 et le CNRS, spécialisée dans la vision robotique.

“<em>C'est une forme de collaboration un cran au-dessus</em>, témoigne Erwan Mahé. <em>Nous le vivons un peu comme un mariage. Nous accolons nos deux noms et nous travaillons très étroitement ensemble. Nous avons réparti les tâches en deux groupes. Le pôle vision chez Lagadic. Le pôle scénarisation chez Artefacto.</em>” De part et d'autre, au total quatre personnes consacrent l'essentiel de leur temps au projet financé pour moitié par chaque partenaire. Budget total : 800 000 €. “<em>De notre côté, nous avons embauché deux personnes au niveau doctorat. Ce qui rend le dialogue avec le centre de recherche encore plus intéressant.</em>” Parmi les enjeux : la gestion des variations lumineuses mais aussi la robustesse 3D temps-réel. “<em>Il ne faut surtout pas que le système décroche ou qu'il produise des sauts d'image.</em>”</p> <a name="eztoc608648_2" id="eztoc608648_2" class="anchor"></a><h3>Intégrer les résultats</h3><p> La feuille de route scientifique a été définie par le chercheur Éric Marchand. “I<em>l a tracé un chemin. Nous marchons dans ses pas en toute confiance. Dans son domaine, c'est l'un des meilleurs en France. Son plan s'articule autour de six points sur une période de quatre ans. Nous sommes en année deux. Il se peut que certains éléments se dégagent plus que d'autres. Auquel cas, c'est à eux que nous consacrerons tous nos efforts d'industrialisation. Car le but ultime est d'intégrer ces résultats dans notre ligne de produits.</em>”<br /> Erwan Mahé se souvient d'une époque pas si lointaine où Artefacto déployait des actions de R&amp;D sur beaucoup de domaines sans pouvoir toujours concrétiser directement ces investissements. “<em>Notre effort de recherche finissait par mettre en péril l'équilibre de l'entreprise. Heureusement, à ce moment crucial, tout le monde nous a aidé : Région, Département, Agglomération... Aujourd'hui, nous sommes sortis de cette séquence. Nous avons finalisé EvenSee, une plate-forme pour l'événementiel et <a href="http://www.urbasee.com/content/" target="_blank">UrbaSee</a>, notre gamme d'outils innovants pour l'architecture.</em>” L'entreprise enregistre désormais un taux de croissance de 30% par an et commence à regarder au-delà des frontières.</p> Des grilles vers le cloud http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/des-grilles-vers-le-cloud Wed, 20 Feb 2013 13:49:59 GMT ]]> <p>Projet européen coordonné par Inria, Contrail s'appuie sur des résultats de recherche dans le domaine du calcul sur grille pour construire un système open source qui permettra aux fournisseurs de cloud computing de mutualiser leurs ressources. Comme l'explique le chercheur Roberto Cascella, une fédération homogène de clouds peut aider les petits et moyens prestataires à se positionner sur ce nouveau marché.</p> <p> Piloté par Inria et financé par l'Union Européenne, le projet de recherche <a href="http://www.xtreemos.eu/" target="_blank">XtreemOS</a>&nbsp;s'est achevé en 2010. Il a permis de développer un système d'exploitation pour mieux gérer ces gigantesques réseaux de noeuds de calcul qu'on appelle des grilles. Dans le prolongement de cette action, le projet&nbsp; <a href="http://contrail-project.eu/" target="_blank">Contrail</a>&nbsp;s'intéresse plus spécifiquement aux technologies de cloud computing.<br /> La direction technique de cette nouvelle phase est assurée par&nbsp; Roberto Cascella, chercheur au centre Inria de Rennes - Bretagne Atlantique. “<em>Les choses avancent bon train. Nous sommes à un an du terme. Une première version de notre pile logicielle a été publiée en mai 2012. Une mise à jour arrive cet automne. On retrouve plusieurs partenaires du projet XtreemOS. C'est le cas de l'<a href="http://www.vu.nl/nl/privacy/index.asp?referer=/nl/index.asp" target="_blank">université Vrije d'Amsterdam</a>, de l'<a href="http://www.zib.de/de/home.html" target="_blank">institut Zuse de Berlin</a>, de <a href="http://www.stfc.ac.uk/" target="_blank">STFC au Royaume Uni</a>, de <a href="http://www.xlab.si/index-en.html" target="_blank">XLAB en Slovénie</a>&nbsp;et de <a href="http://www.cnr.it/sitocnr/home.html" target="_blank">CNR en Italie</a>. De fait, nous ré-utilisons certains résultats de recherche du travail précédent. Mais les défis que nous relevons, eux, sont distincts. Il existe fondamentalement une grande différence entre les applications que l'on trouve sur les grilles et celles qui opèrent sur les clouds. Certaines institutions scientifiques ont commencé à basculer leurs outils HPC&nbsp; sur des clouds. Mais elles ont rencontré de nombreuses difficultés pour s’adapter à ces nouvelles technologies et exploiter au mieux le paradigme du cloud. Le réseau et la latence peuvent, par exemple, poser problème s'ils ne sont pas bien gérés.</em>”</p> <a name="eztoc608552_1" id="eztoc608552_1" class="anchor"></a><h3>Un négoce de ressources cloud</h3><p> &nbsp;En toile de fond de ces nouvelles recherches : l'émergence d'un véritable négoce de services basés sur les clouds. Une place de marché où l'on vient vendre ou acheter de la ressource. Le paiement à la demande constitue ici la pierre angulaire du modèle économique. Conséquence : “<em>l'élasticité est le maître mot. Un client doit pouvoir utiliser de la ressource à la demande. Mais les besoins de son application peuvent fluctuer sur des périodes très courtes. Quand les besoins baissent, aucune raison pour le client de continuer à payer ce dont il n'a plus l'usage.</em>”&nbsp; D'où l'intérêt de ré-allouer la ressource pour la mettre au plus vite à disposition de quiconque en aurait besoin. “<em>Nous concevons donc des outils de gestion qui aident à bien concevoir ces stratégies d'adaptation.</em>”<br /> Une bonne partie de ces recherches concerne des problèmes liés à la sécurité. “<em>Il y a beaucoup d'aspects différents dans cette affaire</em>, remarque Roberto Cascella. <em>À commencer par la protection des utilisateurs les uns par rapport aux autres. Beaucoup de personnes peuvent cohabiter sur un même équipement physique à travers des machines virtuelles. Il est donc crucial d'isoler les différentes applications qui s'exécutent sur ce même cluster. Pas uniquement du point de vue de la virtualisation, mais aussi au niveau réseau. Il importe tout autant de protéger l'infrastructure elle-même contre les utilisateurs. Voilà pourquoi les fournisseurs de services cloud ont besoin de bons outils de contrôle et d'audit.</em>”<br /> Au-delà de ces aspects classiques de sécurité, une autre dimension devient rapidement le pilier de cette nouvelle économie du nuage : la confiance. “<em>Des entreprises sont amenées à externaliser des informations sensibles sur un cloud. Or elles ont besoin de garanties quant à la protection de leurs données. Il ne s'agit pas uniquement d'une affaire de contrôle des autorisations d'accès. Un cloud peut très bien disperser des données dans le monde entier. Certaines entreprises s'y opposeront. Elles exigeront que leur données ne soient pas stockées dans certains pays en raison par exemple des législations locales. Voilà le genre de problématiques qu'il faut prendre en compte.</em>”&nbsp; Ces&nbsp; clauses sont formalisées dans ce que l'on appelle un accord de niveau de service. Plus connu sous le nom anglais : SLA (Service-Level Agreement).</p> <a name="eztoc608552_2" id="eztoc608552_2" class="anchor"></a><h3>S'appuyer sur plusieurs clouds</h3><p> &nbsp;Tout aussi important : la confiance du client dans l'infrastructure elle-même. “<em>Qu'arrive-t-il à votre entreprise si votre fournisseur de cloud met brusquement la clé sous la porte ?&nbsp; Votre activité risque d'en pâtir sévèrement. Vous ne pouvez pas accepter pareil préjudice. Peut-être déciderez-vous donc de ne pas dépendre d'un seul prestataire, mais de faire appel à plusieurs fournisseurs. Ceci étant dit, l'utilisation de plusieurs clouds s'avère complexe, en raison, entre autres, de l'hétérogénéité des matériels et des logiciels. Contrail s'intéresse aussi à ces problèmes d'interopérabilité et de portabilité. Comment migrer une application d'un fournisseur à un autre, comment tirer parti des ressources proposées par différents prestataires...</em>”<br /> &nbsp;Au final, ces recherches pourraient engendrer des fédérations de multiples prestataires fournissant ensemble du service cloud. Comme le fait remarquer Roberto Cascella, “<em>cela permettrait aux petits fournisseurs européens d'exister sur un marché actuellement dominé par des géants.</em>”</p> Un outil de pré-visualisation pour les cinéastes http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/un-outil-de-pre-visualisation-pour-les-cineastes Wed, 20 Feb 2013 13:26:22 GMT ]]> <p>Prototype exploitant les technologies de l'intelligence artificielle, Director's Lens est un logiciel qui aide les réalisateurs à pré-visualiser leur travail mais aussi à tester de multiples possibilités d'angles. Et tout cela avant même le vrai tournage, comme l'explique le chercheur Marc Christie.</p> <p>Pas moins de 10 000 figurants et 5 000 têtes de bétail défilèrent devant les caméras de Cecil B. DeMille pour la scène de l'exode, apothéose du film Les Dix Commandements, dans le désert égyptien, en 1956. Aujourd'hui, les Blockbusters hollywoodiens ne s'aventurent plus guère dans d'aussi pharaoniques super-productions. Mais les coûts du tournage conservent quand même bien souvent des proportions bibliques. D'où la nécessité d'optimiser la phase de préparation. Pour planifier un film, il y a peu encore, le scénario dactylographié et le story-board griffonné au crayon constituaient les seuls outils à disposition du cinéaste. Mais les choses sont en train de changer très vite avec le développement de la prévisualisation. La previz comme on dit dans le jargon.

La technique consiste à créer une version rudimentaire du film à l'aide de logiciels d'animation comme 3D Studio Max ou Maya. Cette maquette basique permet aux réalisateurs d'étudier les projets de scènes, le placement d'acteurs et la position des caméras. Du coup, les tâtonnements, les erreurs et les essais se déroulent avant même le premier tour de manivelle. Résultat : le producteur économise des sommes faramineuses qui auraient été engouffrées par des jours supplémentaires de travail durant le vrai tournage. Mais si la pré-visualisation se généralise dans la profession, elle devient aussi de plus en plus sophistiquée. Et c'est là que Director's Lens entre en action.

Comme l'explique son co-inventeur, Marc Christie, ce prototype &quot;<em>aide le réalisateur dans son exploration des multiples possibilités cinématographiques offertes par chaque scène. Son moteur calcule automatiquement tous les points de vue significativement différents pour une scène donnée : plongée, contre-plongée, champ, contre-champ et ainsi de suite</em>.”&nbsp; Au lieu d'avoir à tester in-situ le positionnement des caméras, le choix de focale et l'ouverture de diaphragme, “<em>le réalisateur a devant lui, sur l'ordinateur, une galerie intelligente de plans. À partir de là, libre à lui de choisir l'option qui correspond le mieux à sa propre conception artistique.</em>” L'intérêt du système tient dans le fait qu'il ne génère pas des suggestions au hasard. “<em>Au fil du temps les cinéastes ont établi toute une série de conventions sur la façon de filmer les plans et les séquences. Notre moteur intègre ce riche canon des règles classiques de la cinématographie mais il s'appuie aussi sur la connaissance qu'il acquiert en analysant les compositions du réalisateur lui-même.</em>”&nbsp; Autrement dit, il effectue un apprentissage de données directement au contact de l'utilisateur.

Une fois la suggestion validée et le rush monté, le logiciel propose un choix de transitions cohérentes. Là aussi, il existe des règles de passage d'un plan à un autre pour ne pas perturber l'œil et ne pas désorienter le spectateur : toujours faire bouger les acteurs dans la même direction, ne pas intervertir à l'écran les sujets principaux... </p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Notre travail constitue la première tentative d'apprentissage automatique du langage cinématographique à partir de l'action réelle du caméraman.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc608476_1" id="eztoc608476_1" class="anchor"></a><h3>Caméra virtuelle</h3><p>&nbsp;Mais le réalisateur peut souhaiter s'émanciper de ces suggestions automatiques, affiner la composition, décider de l'améliorer manuellement et ce faisant, revendiquer sa vision d'auteur. “<em>C'est pour cela que Director's Lens possède aussi un périphérique avec suivi de mouvements. En manipulant cette caméra virtuelle, le cinéaste peut étudier d'autres angles ou d'autres choix de focale. Greffé sur l'appareil, un écran à interface tactile permet d'enregistrer le plan, de monter le rush et de l'intégrer dans la séquence. Ensuite, le logiciel calcule à nouveau une série de positions de caméra pour le début du plan suivant. Avec cette façon de travailler, prise de vue et montage participent du même processus. Mais surtout, rien n'empêche le réalisateur de donner libre cours à sa créativité.</em>”&nbsp; Ce qui constitue un saut qualitatif par rapport aux solutions commerciales existantes.

Marc Christie discerne deux marchés potentiels pour cette nouvelle technologie. “<em>L'un concerne les machinimas, ces films d'animation souvent artisanaux réalisés à l'aide de moteurs graphiques empruntés aux jeux vidéos. L'autre segment, naturellement, c'est l'industrie de la pré-visualisation.</em>”&nbsp; De jeunes entreprises comme The <a href="http://www.thethirdfloorinc.com/" target="_blank">Third Floor</a>, de Steven Spielberg, ou encore <a href="http://www.nvizage.com/" target="_blank">Nvizage</a>, à Londres, se sont taillés un nom dans la réalisation de pré-visualisations très sophistiquées pour les Martin Scorsese, Tim Burton et autres George Lucas. “<em>Notre outil a reçu un accueil très positif chez les professionnels du domaine. Mais il se trouve encore au stade du prototype</em>.”&nbsp; Des développements supplémentaires sont actuellement envisagés afin de le rendre plus facilement intégrable dans la chaîne logicielle des sociétés de production. Ensuite, Director's Lens pourra faire ses vrais débuts au cinéma.</p> La sécurité des applications : un enjeu majeur pour l'ère du NFC http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/la-securite-des-applications-un-enjeu-majeur-pour-l-ere-du-nfc Tue, 19 Feb 2013 15:24:27 GMT ]]> <p>Leader mondial dans le conseil et les services de test d’intégration d’applications basées sur l’usage de la carte à puce dans le secteur du paiement électronique, FIME développe actuellement un système automatisé de test pour répondre aux nouveaux enjeux de sécurité liés à l'arrivée de la technologie NFC (Near Field Communication) sur les téléphones mobiles. Son équipe de R&amp;D travaille en partenariat avec des chercheurs d'Inria qui, depuis longtemps, étudient la vérification du code&nbsp; Java.</p> <p>Nice, Strasbourg, Marseille... 20 villes françaises déploient actuellement des infrastructures pour accompagner l'éclosion des nouveaux services rendus possibles par le NFC, une technologie intégrée dans la dernière génération de téléphones mobiles. La barre du million d'appareils vendus en France a été franchie au premier trimestre 2012. Grâce à leur puce NFC, ces combinés savent lire un nouveau type de tag qui fleurit sur une kyrielle d'objets allant de l'arrêt de bus au paquet de biscuits. Mais surtout, en plaçant ces appareils à moins de 10 cm d'un terminal, les utilisateurs peuvent s'acquitter d'un titre de transport, éviter aussi la file d'attente au guichet du cinéma, charger leurs points fidélité gagnés dans l'épicerie du quartier et réaliser quantité d'autres transactions via la technologie sans-contact. </p> <p>“<em>Pour accéder à ces innombrables services de proximité, les utilisateurs commencent à télécharger des applications tierces proposées par des banques par exemple. Certaines de ces applications s'installent sur la carte SIM du mobile, ce qui soulève un problème de sécurité majeur dans ce cas précis car on ne peut y envisager la présence d’un logiciel non sécurisé. Le nouveau logiciel ne doit présenter aucun danger ni pour la carte elle-même ni pour les autres applications sensibles qui pourraient déjà s'y trouver. Et c'est là que notre entreprise intervient,</em>” explique Christian Damour, responsable du développement des activités sécurité au sein de <a href="http://www.fime.com/" target="_blank">FIME</a>. Filiale d’<a href="http://www.orange-business.com/fr" target="_self">Orange Business Services</a>, FIME est une entreprise internationale de conseil et services de test d’intégration d’applications basées sur l’usage de cartes à puce. Parmi ses clients : MasterCard, Visa et American Express.</p> <a name="eztoc607780_1" id="eztoc607780_1" class="anchor"></a><h3>Laboratoire de tests pour applications NFC</h3><p> “<em>Nous avons été retenus par l'<a href="http://www.afscm.org/" target="_blank">AFSCM</a>, l'association de quatre opérateurs, en tant que laboratoire de test pour la validation des applications NFC dans le cadre de <a href="http://www.cityzi.fr/" target="_blank">Cityzi</a>, une initiative nationale pour le déploiement des services sans-contact sur mobile. Les fournisseurs de services nous transmettent leurs applications qui doivent être validées avant tout déploiement sur le terrain. Nous les testons et les certifions conformément au référentiel édité par l'AFSCM mais aussi à ceux des différents fabricants de cartes SIM. Ces cartes possèdent un très haut niveau de sécurité. Tout comme les cartes à puces bancaires, elles sont certifiées au niveau EAL4+ selon les Critères Communs</em>.”<br /> Les applications sur cartes SIM s'appellent des cardlets. Elles sont écrites en langage JavaCard. Et c'est là que l'affaire se complique. “<em>Pour des raisons de confidentialité, les éditeurs rechignent à divulguer le code source,</em>&nbsp;explique Guillaume Achten, chef de projet R&amp;D chez FIME. <em>Ils ne nous remettent donc qu'un fichier CAP, c’est à dire du bytecode : un code de bas niveau qu’exécute la machine virtuelle Java. Mais ce code manque singulièrement de lisibilité.</em>” Il nécessite une analyse longue et laborieuse. “<em>C'est l'une des raisons qui nous a conduits à chercher une façon intelligente d'automatiser au maximum ce processus, explique Christian Damour. Nous nous sommes donc tournés vers Inria afin de trouver une solution innovante.</em>”</p> <p> Il se trouve que l'analyse sémantique pour améliorer la sécurité et la fiabilité des logiciels est précisément la spécialité de Celtique, une équipe de recherche Inria dirigée par Thomas Jensen.&nbsp; “<em>Les scientifiques devraient toujours être friands de cas de figure concrets pour valider leurs idées. La mise au point d'un tel outil automatisé était envisageable car nous pouvions nous appuyer sur des technologies éprouvées qui résultent de nos travaux antérieurs. Nos premières recherches sur le langage JavaCard remontent à 1999. Ensuite, en 2007, nous avons&nbsp; construit <a href="http://sawja.inria.fr/" target="_blank">SAWJA</a>, une plate-forme destinée à fournir un haut niveau de représentation des programmes écrits en bytecode Java.</em>”<br /> Un contrat de recherche d'une durée de 14 mois va permettre de transformer les résultats de recherche pour décliner un véritable outil industriel. Comme l'explique le chercheur Frédéric Besson, de l’équipe Celtique, “<em>au quotidien, le fait que nos locaux respectifs soient voisins sur la technopole de Rennes Atalante facilite aussi beaucoup cette collaboration. Nous pouvons nous rendre les uns chez les autres à pied.</em>”</p> <a name="eztoc607780_2" id="eztoc607780_2" class="anchor"></a><h3>Phase de calibration</h3><p> “<em>Nous arrivons à un stade où nous disposons d'un prototype opérationnel</em>, poursuit Thomas Jensen. <em>Nous abordons maintenant la phase de calibration. L'analyse statistique est un art qui consiste à trouver le meilleur compromis entre précision et rapidité. Il faut parvenir à établir le bon réglage pour éviter de déclencher de fausses alertes et s'assurer qu'aucune faille de sécurité ne subsiste.</em>”<br /> Comme le fait remarquer Guillaume Achten, “<em>un autre point essentiel réside dans la possibilité d'adapter l'outil à d'éventuelles évolutions de notre processus opérationnel. Nous pouvons nous-mêmes modifier certaines caractéristiques en cas de besoin.</em>”&nbsp; Il peut s'agir en particulier de tester une application donnée en fonction de différents jeux de référentiels.<br /> “<em>Notre outil automatisé devrait être opérationnel à la fin du premier trimestre 2013,</em>&nbsp; prévoit Christian Damour. <em>Il nous permettra d’améliorer les temps d’évaluation et ainsi de contribuer au déploiement des technologies NFC sur l'ensemble du territoire français. Ce développement ne s’arrête d’ailleurs pas à nos frontières et FIME envisage d’offrir également ses services dans d’autres régions du monde.</em>”</p> Un cloud pour l'imagerie médicale http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/un-cloud-pour-l-imagerie-medicale Tue, 19 Feb 2013 14:57:06 GMT ]]> <p>Le 16 octobre 2012, l'Institut de recherche technologique (IRT) B-com a signé sa convention de financement avec l'Agence Nationale de la Recherche. Implanté à Rennes, avec des sites secondaires à Brest et Lannion, B-com devient le quatrième IRT français à démarrer.</p> <p> &quot;<em>B-com innovera au plus haut niveau dans les domaines de l'image, des réseaux mais aussi de la santé</em>&quot; comme l'explique le chercheur Christian Barillot. Objectif : associer des partenaires publics et privés pour développer en commun des programmes de recherche de dimension mondiale, des plateformes technologiques et des formations afin d'atteindre l'excellence dans les filières les plus compétitives. Budget total sur 10 ans : 200 M€. Dont 60 M€ au titre des investissements d'avenir et 30 M€ apportés par les collectivités territoriales.<br /> Environ 10% de l'enveloppe globale iront au volet e-santé. Dans les cartons : trois projets. GestChir consacré aux gestes chirurgicaux. Evaltelemed, sur la médecine à distance. Et enfin EasyMed qui traite de l'imagerie médicale et de cloud.<br /> “<em>C'est sur ce dernier segment que nous investirons</em>, indique Christian Barillot, responsable de l'équipe de recherche Visages. <em>L'objectif d'EasyMed, c'est de construire un cloud pour l'imagerie médicale. Dans ce contexte de dématérialisation des données, ce qui nous intéresse c'est de pouvoir faire évoluer nos outils de gestion d'images, notamment <a href="http://shanoir.org/" target="_blank">Shanoir</a>.</em>”&nbsp; À partir d'un simple site web, cette plate-forme permet de charger et d'héberger les données médicales, mais aussi de les enrichir par rapport au contexte de production. L'utilisateur peut ainsi se brancher sur des logiciels de traitement d'images, effectuer par exemple du débruitage, puis enregistrer les données modifiées.&nbsp; Parmi les logiciels de traitement utilisables figure d'ailleurs MedInria dont la version 2.0 incorpore les derniers travaux des équipes Inria en matière d'imagerie médicale.&nbsp; “<em>Tout cela est très complémentaire.”</em></p> <a name="eztoc607656_1" id="eztoc607656_1" class="anchor"></a><h3>Une infrastructure pour les cohortes</h3><p>EasyMed arrive dans le prolongement de recherches initiées il y a maintenant près de 10 ans. “<em>L'objectif à terme est de pouvoir gérer les cohortes, ces bases de données cliniques qui vont servir aux médecins, mais aussi aux sociétés d'essais comme la PME rennaise Biotrial, partenaire de l'IRT. Ces entreprises vont avoir besoin de s'appuyer sur des outils de traitement de l'information pour leurs études. Il leur faut des infrastructures permettant d'offrir ce type de services. C'est tout l'objet de ce projet au sein de l'IRT. Avec les problèmes scientifiques et technologiques qui se trouvent à la clé.</em>”</p> <a name="eztoc607656_2" id="eztoc607656_2" class="anchor"></a><h3>STIC santé</h3><p>L'IRT B-com a été labellisé et soutenu dès le début du projet par Images &amp; Réseaux. Son directeur, Bertrand Guilbaud, vient d’ailleurs d’être nommé directeur général de B-com, confirmant le lien fort entre ces deux structures. Pour le pôle,&nbsp; l’IRT complète l’écosystème dynamique avec un dispositif innovant.&nbsp; Comme le souligne Christian Barillot, «<em>l’IRT permet d'avancer beaucoup plus vite en rassemblant plus de moyens autour de certains projets très orientés vers le transfert technologique. Il conférera aussi à Rennes et la Bretagne plus de visibilité. Dans le domaine de la santé, les autres régions s'appuient sur leurs propres piliers qui leur permettent d'exister à l'échelle nationale ou internationale. Une ville comme Nantes par exemple est très identifiée en biologie&nbsp; et santé. Chez nous, c'est moins le cas. Il existe des choses remarquables mais pas à cette échelle. En revanche, c'est à travers les STIC que Rennes est identifiée sur le thème santé.</em>”</p> Rencontrez les acteurs de la recherche scientifique en Aquitaine http://www.inria.fr/centre/bordeaux/actualites/inria-au-salon-aquitec2 Wed, 13 Feb 2013 11:10:41 GMT ]]> <p>Les 14, 15 et 16 février 2013, les quatre établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) d'Aquitaine seront présents sur le 24ème salon AQUITEC, 1er&nbsp;salon régional de l’orientation, des métiers, de l'emploi et de la formation.</p> <p>Parc des Exposition, Bordeaux-Lac : Stand C1 / Hall 1, allée B - Espace Enseignement Supérieur</p> <a name="eztoc607167_1" id="eztoc607167_1" class="anchor"></a><h3>Un stand commun pour des échanges plus enrichissants</h3><p>Pour la troisième année consécutive, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria), présentent la diversité des métiers de la Science. Qu'il s'agisse des différents modes de recrutement, des formations permettant d'y postuler, de témoignages de chercheurs sur leurs activités, les visiteurs du stand pourront obtenir des réponses directes à leurs questions.</p> <a name="eztoc607167_2" id="eztoc607167_2" class="anchor"></a><h3>La diversité, une réalité : 80% des métiers de la recherche sont issus de profils variés</h3><p>Le fonctionnement de la recherche scientifique fait coexister des profils extrêmement variés. Pour qu'un chercheur puisse exercer son activité, il s'appuiera en moyenne sur 4 ingénieurs et techniciens, tant pour construire et manager des projets de recherche, que pour contribuer à leur mise en œuvre technique et à leur suivi administratif. De la salle d'expérimentation au secrétariat, toute une chaîne de compétences est mise en place pour garantir une recherche de qualité. Par ailleurs, la pluralité des métiers exercés dans la recherche scientifique contribue à la créativité et à la compétitivité des équipes de recherche de nos instituts.</p> <a name="eztoc607167_3" id="eztoc607167_3" class="anchor"></a><h3>Richesse et diversité de parcours professionnels sur l’Espace thématique</h3><p>Sur l’espace thématique des métiers de la Science, Stand C1, allée B - Hall 1, les services des Ressources Humaines des 4 EPST informeront le public sur l’ensemble des modalités d’entrée. Les échanges et discussions sur les parcours professionnels des chercheurs, ingénieurs et techniciens de la recherche seront facilités à travers un panel d’activités qu’ils présenteront de façon ludique&nbsp;: réalisation d’expériences telles que prolifération de bactéries, fabrication de pelotes d’ADN à partir de fruits, interaction avec des robots humanoïdes, découverte d'applications pour l'aide à la personne, outils du paléontologue… &nbsp;</p> Campagne 2013 : Inria propose quatorze postes en accueil en détachement http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/campagne-2013-accueil-en-detachement Tue, 12 Feb 2013 09:23:26 GMT <p>Ce 12 février, Inria lance sa campagne de recrutement de chercheurs en accueil en détachement. En 2013, quatorze postes sont à pourvoir.Vous avez jusqu'au 12 mars pour déposer votre dossier de candidature dans le cadre de la première période de sélection.</p> Recherche contre le Cancer http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/les-sciences-du-numerique-au-service-de-la-recherche-contre-le-cancer Fri, 8 Feb 2013 17:14:36 GMT ]]> <p>Le 4 février a eu lieu la journée mondiale contre le cancer, nous avons rencontré Annabelle Ballesta et Jean Clairambault de l'équipe-projet Bang qui mènent des recherches sur ce sujet.</p> <a name="eztoc606846_1" id="eztoc606846_1" class="anchor"></a><h3>Qu'est-ce que la chronothérapie des cancers ? </h3><p> <strong>Annabelle B. et Jean C. :</strong>&nbsp;La chronothérapie des cancers consiste à administrer les médicaments anticancéreux en prenant en compte les rythmes biologiques du patient sur 24h, appelé rythmes circadiens. Par exemple, nous sommes actifs pendant la journée et inactifs pendant la nuit. Notre température corporelle est également plus haute durant la phase de lumière et diminue durant la phase d’obscurité. Des variations de l’activité des cellules de notre organisme et de nos synthèses hormonales ont également été mises en évidence, au cours de la journée. <br /> En particulier, chez l’homme, l’ « hormone du stress », le cortisol, est au minimum de sa concentration sanguine le soir, juste avant la phase de sommeil, et maximum le matin, au début de la phase d’éveil (chez la souris, qui est un animal nocturne, ce rythme est inversé). Ces rythmes circadiens induisent différentes réponses aux médicaments anticancéreux selon leur horaire d’administration. Inria travaille en partenariat avec l’Inserm pour&nbsp; mieux comprendre les rythmes circadiens et les utiliser pour optimiser l’administration des traitements anticancéreux.</p> <a name="eztoc606846_2" id="eztoc606846_2" class="anchor"></a><h3>Où en est l'expérimentation sur ce sujet ? </h3><p><strong>Annabelle B. et Jean C. : </strong>Des expériences chez la souris ou le rat ont démontré une variation circadienne (selon l'horaire d'administration) des effets secondaires et de l'efficacité anti-tumorale de, respectivement, 40 et 28 agents anticancéreux. Des études in vitro sur cultures de cellules ont pour but d’expliquer ces variations de toxicité et d’efficacité au niveau des gènes et protéines de nos cellules, en particulier des systèmes enzymatiques de dégradation ou d’activation de ces médicaments. Une compréhension approfondie de la réponse moléculaire aux médicaments nous permet de construire des modèles mathématiques dynamiques (prédictifs) utilisables pour optimiser l’administration de ces médicaments sur 24h. Dans l’équipe-projet BANG, nous nous intéressons plus particulièrement au 5-fluorouracile, à l’oxaliplatine et à l’irinotecan. Ce sont les principaux médicaments utilisés dans le traitement du cancer colorectal. Leur administration chronomodulée sur 24 h est mise en œuvre depuis 15 ans au sein de l’équipe INSERM U776 du Dr. Francis Lévi (hôpital Paul Brousse, Villejuif). Les résultats sont significativement meilleurs qu’avec un mode d’administration constant, au moins chez les hommes (patients de sexe masculin). En effet des études récentes ont montré des disparités de réponse suivant le sexe.</p> <a name="eztoc606846_3" id="eztoc606846_3" class="anchor"></a><h3>Quels sont vos axes de recherche sur le sujet ?</h3><p><strong>Annabelle B. et Jean C. :</strong>&nbsp;
Difficile de se lever le matin ? Ou bien du mal à veiller tard ? Chaque personne possède sa propre horloge biologique sur 24h, même si la lumière et les rythmes sociaux nous synchronisent entre individus d’une même population. Une hypothèse est actuellement étudiée par des modèles mathématiques, et expérimentalement sur cultures de cellules, dans le projet européen C5Sys (coordonné par Francis Lévi) auquel participent les EPI BANG et CONTRAINTES. Celle-ci cherche à démontrer qu’à l’échelle des populations de cellules, les rythmes circadiens synchroniseraient les cellules entre elles au sein d’une même population, par exemple d’un même tissu. Cette synchronisation, c’est-à-dire la réponse des cellules aux horloges circadiennes, serait perturbée dans les cancers, d’où une prolifération cellulaire mal contrôlée. Du point de vue de la thérapeutique, Inria et l’Inserm s’intéressent aujourd’hui à développer d’une part, des techniques cliniques fiables et non invasives de mesure de l’horloge circadienne du patient, et d’autre part des modèles mathématiques capables d’utiliser ces données afin de calculer un traitement personnalisé et optimisé pour chaque patient.</p> Un Consortium pour promouvoir le développement du simulateur de réseau ns-3 http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/un-consortium-pour-promouvoir-le-developpement-de-ns-3 Fri, 8 Feb 2013 15:42:42 GMT ]]> <p>Inria et l’Université de Washington annoncent la création du Consortium ns-3. Le but de ce consortium est de pérenniser le simulateur de réseaux ns-3 et de regrouper sa communauté d’utilisateurs et de développeurs, d’en améliorer la visibilité dans l’industrie et de lui permettre de devenir un standard dans le domaine de la simulation de réseaux.</p> <p>ns-3&nbsp;est un environnement et une base de code open source qui &nbsp;permet de valider et d’optimiser les protocoles réseau tels que WiFi, WiMAX, TCP/IP, LTE, etc.&nbsp;</p> <p>ns-3 simule des modèles réseau en temps réel (mode émulation) et peut échanger des paquets entre les nœuds simulés et les nœuds réels. Il permet aussi l’exécution directe de code existant quasiment sans modification. Les domaines d’application sont vastes : réseaux, télécommunications, militaire, transport, etc.&nbsp;</p> <p>ns-3&nbsp;rassemble une importante communauté de développeurs et est distribué sous licence libre GNU GPLv2.</p> <p>Inria à travers l'équipe DIana (ex Planete) et l'université de Washington ont cofondé le Consortium ns-3 afin d'apporter un soutien au projet ns-3 en fournissant un point de contact entre les utilisateurs et les développeurs. Pour cela, les membres du Consortium organisent des événements de communication scientifique autour de ns-3 comme les journées utilisateurs et des ateliers, en garantissant le soutien de maintenance pour le noyau ns-3, et en assurant les activités administratives nécessaires pour mener à bien un projet open source de cette envergure.</p> <p>L’adhésion au Consortium est ouverte à d’autres partenaires par convention signée avec les membres fondateurs. Ainsi, 2 membres européens ont déjà rejoint le consortium : </p> <ul> <li>CTTC : Centre Tecnològic de Telecomunicacions de Catalunya </li> <li>INESC Porto : Institute for Systems and Computer Engineering of Porto</li> </ul> <p>Ils seront prochainement rejoints par 2 institutions américaines.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>Une <a href="http://www.nsnam.org/consortium/activities/annual-meeting-march-2013/" target="_blank">journée de meeting technique</a>&nbsp;annuel à destination des utilisateurs et développeurs est organisé le 4 mars prochain à Inria Sophia Antipolis (voir encadré ci-contre).</p> </div> </div> Campagne 2013 : Inria propose plus d'une quarantaine d'offres de thèses http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/campagne-doctorants-2013 Fri, 8 Feb 2013 10:26:01 GMT ]]> <p>Vous êtes intéressés par les sciences informatiques et&nbsp; mathématiques ? Vous souhaitez développer une activité de recherche au sein d'un environnement procurant qualité scientifique et travail collectif ? Inria vous propose d'intégrer une de ses équipes de recherche pour préparer votre thèse de doctorat. Dès à présent, un appel à candidatures est lancé pour plusieurs financements de thèse dans les domaines de recherche prioritaires de l'institut. En 2013, Inria propose notamment quarante-quatre offres de thèses financées sur crédits ministériels. </p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc606599_1" id="eztoc606599_1" class="anchor"></a><h3>Domaines de recherche d'Inria</h3> <ul> <li><a href="/recherches/domaines-de-recherche/cinq-domaines-de-recherche/mathematiques-appliquees-calcul-simulation" target="_self">Mathématiques appliquées, calcul &amp; simulation</a></li> <li><a href="/recherches/domaines-de-recherche/cinq-domaines-de-recherche/algorithmique-programmation-logiciels-et-architectures" target="_self">Algorithmique, programmation, logiciels et architectures</a></li> <li><a href="/recherches/domaines-de-recherche/cinq-domaines-de-recherche/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue" target="_self">Réseaux, Systèmes et services, calcul distribué</a></li> <li><a href="/recherches/domaines-de-recherche/cinq-domaines-de-recherche/perception-cognition-interaction" target="_self">Perception, cognition, interaction</a></li> <li><a href="/recherches/domaines-de-recherche/cinq-domaines-de-recherche/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement" target="_self">STIC pour les sciences de la vie et de l’environnement</a></li> </ul> </div> </div> Campagne 2013 : Inria propose 42 postes en accueil en délégation http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/campagne-2013-accueil-en-delegation Wed, 6 Feb 2013 15:46:03 GMT <p>A compter du 6 février, Inria lance sa campagne 2013 pour l'accueil en délégation. Cette année, l'institut propose quarante-deux postes. Rejoignez-nous !</p> La Fing et Inria associent leurs expertises pour appréhender les mutations de notre société numérique http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/la-fing-et-inria-signent-une-convention Wed, 6 Feb 2013 15:36:42 GMT ]]> <p>Aujourd’hui, Philippe Lemoine, Président de la Fing, et Michel Cosnard, Président-Directeur général d’Inria signent un partenariat « Prospective, sciences du numérique et société ». Objectifs : mener ensemble des actions &nbsp;de terrain et des travaux de réflexion pour répondre aux enjeux de la société numérique de demain.</p> <p> Des chercheurs d’Inria sont impliqués de longue date dans des projets ANR ou européens communs avec la Fing : <a href="http://autograph.fing.org/" target="_blank">Autograph</a>&nbsp;et <a href="http://datalift.org/" target="_blank">Datalift</a>&nbsp;aux côtés des équipes <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/representation-et-traitement-des-donnees-et-des-connaissances/edelweiss" target="_self">Edelweiss</a>&nbsp;et Exmo, <a href="http://www.elliot-project.eu/" target="_blank">ELLIOT</a>&nbsp;avec l'équipe Axis.<br /> Aujourd’hui, la Fing et Inria renforcent leur collaboration pour définir ensemble ce que les sciences du numérique changent dans le monde de demain. Anticiper les transformations, cerner les enjeux stratégiques et orienter l’activité de recherche et d’innovation d’Inria, tels sont les enjeux de ce partenariat.<br /> Inria poursuit ainsi son travail régulier de prospective mené dernièrement tout au long de l’année 2012 dans le cadre de l’élaboration de son plan stratégique Inria 2013-2017. Il conforte sa démarche d’ouverture et de collaboration avec de grands acteurs de la société civile et les chercheurs d’autres disciplines notamment les sciences humaines et sociales. L’institut réaffirme sa volonté d’être partie prenante des réflexions menées sur la société numérique et son évolution, démarche inscrite dans l’ADN du site<a href="http://www.inriality.fr/" target="_blank">&nbsp;inriality.fr</a>, lieu d’échanges et de débat sur la civilisation numérique.<br /> Concrètement, Inria se mobilisera aux côtés de la Fing dans plusieurs actions :</p> <ul> <li>Participation des chercheurs aux ateliers prospectifs « Questions numériques » : identification des sujets, intervention dans les ateliers, restitution des échanges</li> </ul> <ul> <li>Co-organisation des évènements « Connecteur recherche » qui rassemblent des chercheurs de disciplines différentes avec des acteurs du monde professionnel et de la conférence Lift France, conférence annuelle sur l’innovation, la créativité, la technologie et la société.</li> </ul> <ul> <li>Rapprochement de leurs écosystèmes d’innovation en région</li> </ul> <p>Dès aujourd’hui, les partenaires réunis dans un atelier de réflexion s’attellent à dégager les grandes questions de transformation de nos horizons et définissent un plan d’actions commun pour l’année 2013.</p> Objectif Inria 2020 : orientations stratégiques pour l'institut http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/objectif-inria-2020 Tue, 5 Feb 2013 16:20:21 GMT ]]> <p>&quot;Objectif Inria 2020&quot;, le plan stratégique 2013-2017 vient d'être publié. Ce document, le cinquième du genre, donne à notre institut, à son activité de recherche et de transfert, les grandes orientations pour les prochaines années.</p> <p>Le plan stratégique met en relief les principaux défis scientifiques, technologiques et sociétaux que les chercheurs d’Inria se donnent pour mission de relever. Neutralité d’internet, exploitation des grandes masses de données, équipements intelligents au service des personnes… les problèmes scientifiques soulèvent des questions de société, et les enjeux de société suscitent de nouvelles recherches.</p> Les élèves de la spécialité ISN, ravis de découvrir le Plateau Inria http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/les-eleves-de-la-specialite-isn-sur-le-plateau-inria2 Tue, 5 Feb 2013 15:32:45 GMT ]]> <p>Le centre de recherche Inria Lille - Nord Europe, l'Académie de Lille et l'université Lille1 accompagnent la nouvelle spécialité Informatique et Sciences du numérique. Dans ce cadre, des visites du Plateau Inria situé à EuraTechnologies sont proposées aux élèves ! Retour sur la venue des élèves du lycée Raymond Queneau de Villeneuve d'Ascq.</p> <p>Depuis sa création, le plateau s’est révélé être un réel outil de veille technologique et un espace d’échanges autour de l’innovation en matière de numérique. Des collaborations entre équipes de recherche Inria et des entreprises d’EuraTechnologies ont démarrées en 2010 et de nombreuses démonstrations sont à découvrir. </p> <p>Le 22 janvier dernier marquait le lancement des visites du Plateau par les élèves de la spécialité Informatique et Sciences du Numérique. Aussi, une vingtaine d'élèves du lycée Raymond Queneau ont découvert les travaux des équipes d'Inria Lille. Sourires aux lèvres et curieux, ils se sont prêtés au jeu des questions réponses et ont présenté les projets qui permettront de valider la spécialité au baccalauréat.</p> Midas : une librairie logicielle au service de l’astrophysique http://www.inria.fr/centre/saclay/actualites/midas-une-librairie-logicielle-au-service-de-l-astrophysique Mon, 4 Feb 2013 17:49:29 GMT ]]> <p>Pour comprendre la formation de l’univers, les cosmologues sont amenés à analyser d’énormes volumes de données recueillis par les satellites et renseignant sur le fond diffus cosmologique. Le projet Midas, financé par l’Agence nationale de la recherche, a permis aux astrophysiciens de travailler avec des spécialistes du calcul haute performance. Leur objectif&nbsp;: développer des algorithmes numériques et des logiciels performants pour le traitement de ces données sur les plus grands supercalculateurs mondiaux.</p> <p>Entretien avec Laura Grigori, équipe Grand-Large, Inria Saclay – Île-de-France</p> <a name="eztoc605353_1" id="eztoc605353_1" class="anchor"></a><h3>À quels problèmes se heurtent aujourd’hui les astrophysiciens&nbsp;? </h3><p>Les astrophysiciens traquent les infimes fluctuations d’intensité et de polarisation du <strong>rayonnement cosmologique issu du Big Bang</strong>. Pour cela, ils équipent des ballons ou des satellites, de télescopes qui collectent une énorme quantité de données sur l’espace. À partir de ces données, ils dressent des cartes qui alimentent les recherches sur la <strong>formation des grandes structures de l’univers</strong>&nbsp;(amas de galaxies). Les physiciens ont besoin de toujours plus de données, à la fois pour détecter des phénomènes de plus en plus petits et pour pallier le bruit associé aux limites des capteurs eux-mêmes. De sorte que le volume de données croît de façon exponentielle et que l’analyse des images demande, par conséquent, de plus en plus de temps calculs.</p> <p>Pour donner une idée de cette progression, Julian Borrill du <em>Computational Cosmology Center</em>&nbsp;(<em>Lawrence Berkeley National Laboratory</em>) et Radek Stompor du laboratoire AstroParticule et Cosmologie (Paris 7) ont calculé qu’en 1989 le satellite de la Nasa, COBE, a produit 10 gigabytes de données et l’analyse d’une seule carte nécessitait 1 téraflop (10<sup>12</sup> &nbsp;opérations par seconde) de calcul. Les technologies avancées du satellite de l’agence spatiale européenne, Planck, qui offre une plus grande sensibilité a produit 1 térabyte de données depuis 2010 et il faut 100 pétaflops (10<sup>17</sup> &nbsp;opérations par seconde) de calcul par analyse de carte. Ces chercheurs prévoient que les expériences futures rapporteront 0,5 pétabyte de données et nécessiteront 100 exaflops (10<sup>20</sup> &nbsp;opérations par seconde) de calculs par analyse de carte du ciel !</p> <a name="eztoc605353_2" id="eztoc605353_2" class="anchor"></a><h3>Quel défi cela pose-t-il pour le traitement de ces données&nbsp;?</h3><p><strong>Le calcul parallèle s’impose pour de tels volumes de données</strong>, mais la structure des supercalculateurs est tellement complexe que les algorithmes disponibles ne sont pas adaptés. En particulier, les technologies des réseaux de communications n’ont pas progressé au même rythme que l’augmentation de la vitesse de calcul et sont limitées par les lois de la physique. Le temps mis pour communiquer entre processeurs ou entre mémoire centrale et mémoires cache devient très important par rapport à la vitesse des calculs eux-mêmes. Il est nécessaire de développer des algorithmes plus efficaces permettant de contourner cette limite.</p> <a name="eztoc605353_3" id="eztoc605353_3" class="anchor"></a><h3>Quelle solution avez-vous adoptée pour ce point particulier ?</h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:306px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/saclay/actualites-images/saclay_midapack_195/605342-1-fre-FR/saclay_midapack_195_large.jpg" width="300" height="188" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Carte des fluctuations du fond diffus cosmologique, reconstruite en utilisant les routines de bibliothèques MIDAPACK à partir de données bruitées produites par une expérience fictive, qui balaye le ciel le long des cercles progressivement en se déplaçant de gauche à droite. - <cite>© Midapack</cite> </span> </p></div> <p>Nous nous sommes focalisés sur l’étape majeure de l’analyse des données&nbsp;: la construction des cartes. Un des résultats marquants de ce projet a été de développer un algorithme spécial, un <strong>«&nbsp;pré-conditionneur&nbsp;»</strong>, qui accélère la résolution du problème&nbsp;: <strong>il établit une relation entre les différents sous-problèmes et fournit ainsi des informations globales</strong>&nbsp;permettant de converger plus vite sur la solution. Cette approche est beaucoup plus efficace que les méthodes existantes. Nos algorithmes permettent ainsi de diminuer par 6 le temps nécessaire pour calculer une image sur 1024 processeurs formés de 12288 cœurs. Ce résultat a été présenté à la conférence <em>Supercomputing 2012</em>.</p> <a name="eztoc605353_4" id="eztoc605353_4" class="anchor"></a><h3>Est-ce le résultat essentiel de Midas&nbsp;?</h3><p>L’objectif de Midas est plus général. Nous avons développé <strong>la bibliothèque Midapack qui offre aux astrophysiciens les algorithmes numériques les plus avancés</strong>&nbsp;pour résoudre leurs problèmes et leur permet d’utiliser les grandes machines parallèles de façon très performante. Cette bibliothèque est mise à disposition des scientifiques sur le web. Elle contient pour le moment les deux opérations les plus utilisées par les astrophysiciens. La première est un <strong>outil de construction de cartes du ciel</strong>&nbsp;qui revient à résoudre un problème au moindre carré généralisé et qui utilise le pré-conditionneur dont je viens de parler. La seconde calcule des transformées sphériques harmoniques qui sont utilisées pour <strong>synthétiser une carte du ciel à partir de sa représentation harmonique</strong>. Nous avons développé pour cela un logiciel qui tourne sur une architecture hétérogène, c’est-à-dire combinant des processeurs multicœurs et des GPU, une autre difficulté associée aux calculateurs parallèles.</p> <a name="eztoc605353_5" id="eztoc605353_5" class="anchor"></a><h3>Midas arrive à son terme. Y a-t-il des suites à ce projet&nbsp;?</h3><p>Nous continuons à développer des algorithmes numériques de pointe et la bibliothèque Midapack en collaboration avec les astrophysiciens et cosmologues du laboratoire AstroParticule et Cosmologie, à Paris. Nous comptons notamment <strong>améliorer la performance des algorithmes de communication</strong>. Jusqu’à présent, nous avons diminué les communications de façon indirecte en réduisant le nombre d’itérations nécessaires pour atteindre la solution. Nous allons essayer d’aller plus loin en visant directement la réduction du temps dédié aux communications en minimisant le nombre d’échanges nécessaires. Nous envisageons également d’<strong>adapter nos algorithmes et la bibliothèque à d’autres applications en astrophysique</strong>, voire dans d’autres domaines comme la climatologie.</p> <p><em>Laura Grigori a maintenant rejoint le centre Inria Paris-Rocquencourt, et est responsable de l'équipe de recherche Alpines, commune avec le Laboratoire Jacques-Louis Lions, l'UPMC et le CNRS.</em></p> QuiXPath minimise le poids de vos requêtes XPath http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/logiciel-quixpath Mon, 4 Feb 2013 15:44:04 GMT ]]> <p>QuiXPath est un logiciel produit conjointement par l'équipe de recherche Links et son partenaire industriel Innovimax. Ce logiciel évalue les requêtes Xpath sur des flux XML en minimisant la mémoire utilisée. De nombreuses perspectives d'applications sont à envisager, telles que le traitement des flux de données bancaires ou encore le suivi de mises à jour Wikipédia.</p> <div class="object-center xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://static.inria.fr/www/videos/Lille/787-quixpath-Inria_FLV_800x450_1Mbit.flv&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Campagne "Research Positions" : Inria recrute dix chercheurs http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/campagne-2013-research-positions Thu, 31 Jan 2013 15:07:56 GMT <p>A partir du 1er février, Inria lance sa campagne &quot;Research Positions&quot; de recrutement de chercheurs. L'institut propose huit postes pour les jeunes chercheurs &quot;Starting Research Positions&quot; et deux postes pour les chercheurs expérimentés &quot;Advanced Research Positions&quot;.</p> Jean-Emmanuel Paillon, délégué général à l’administration des ressources et des services http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/nomination-de-jean-emmanuel-paillon Wed, 30 Jan 2013 10:29:54 GMT ]]> <p>Détaché des services du Premier ministre où il était Secrétaire général du Service d’information du Gouvernement (SIG), Jean-Emmanuel Paillon a pris ses fonctions de délégué général à l’administration des ressources et des services d’Inria le 1er février 2013. Membre de la direction générale, il a pour mission d’assister le PDG dans l’organisation et le fonctionnement des activités support et pour la gestion de l’ensemble des moyens mis à disposition de l’institut. </p> Un logiciel de remaillage flexible en phase d’industrialisation http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/vorpaline-un-logiciel-remarque-par-l-erc-pour-son-haut-potentiel-de-transfert-technologique Tue, 29 Jan 2013 17:31:07 GMT ]]> <p><strong>Principal résultat du projet ERC Goodshape, le logiciel de remaillage Vorpaline a été retenu en décembre par le Conseil européen de la recherche (ERC) dans le cadre de l’appel d’offre destiné à soutenir le transfert industriel des productions les plus prometteuses.</strong></p> <p>Le projet ERC Goodshape, décroché par Bruno Levy (équipe-projet ALICE) en 2008 et qui se termine fin août prochain, s’annonce très prometteur. Le logiciel de remaillage Vorpaline issu de ce travail a retenu l’attention du jury de l’appel d’offre de l’ERC pour son intérêt potentiel dans de nombreuses applications utilisant de la modélisation 3D d’objets (images de synthèse, simulations).</p> <p>De quoi s’agit-il&nbsp;? Le maillage consiste à représenter la surface des objets par une juxtaposition de triangles. Sous cette forme, l’ordinateur est capable de manipuler ces formes, c’est-à-dire de les afficher ou de faire des calculs de simulation. Plus les triangles sont petits et plus la représentation est précise mais plus le temps de calcul est élevé. Tout l’enjeu est donc de trouver comment placer les sommets des triangles (les points d’échantillonnage) pour obtenir une précision suffisante avec un minimum de points.</p> <p>C’est un domaine qu’Inria explore depuis longtemps avec deux équipes leader dans le domaine, Gamma3 menée par Paul-Louis George et Géométrica animée par Jean-Daniel Boissonnat. Ces deux équipes ont développé une expertise dans des domaines différents du point de vue des contraintes à prendre en compte. &nbsp;&nbsp;<strong><em>«&nbsp;Vorpaline propose des fonctionnalités complémentaires des approches développées par ces deux équipes, à savoir l’amélioration et le re-maillage d’objets déjà maillés&nbsp;»</em></strong>&nbsp;explique Bruno Lévy.</p> <a name="eztoc604014_0_1" id="eztoc604014_0_1" class="anchor"></a><h4><strong>Remailler pour améliorer l’affichage et permettre les calculs</strong></h4><p>Pourquoi remailler&nbsp;? Dans le milieu industriel notamment, les chaînes de traitement sont très complexes et les outils utilisés à chaque étape ne sont pas nécessairement compatibles. La représentation est simplifiée et détériorée au cours du processus, ne permettant plus d’effectuer des calculs. Recréer un maillage de qualité à partir de cette représentation, est un des enjeux auquel le logiciel Vorpaline semble avoir le potentiel de répondre. <strong>«&nbsp;<em>Il permet d’obtenir des maillages de très bonne qualité même lorsque celle du maillage d’entrée est très mauvaise, </em>précise le chercheur. <em>Il est très générique et résiste à un grand nombre de contraintes. C’est son avantage concurrentiel</em>»</strong></p> <p>A terme,<strong>&nbsp;</strong>Vorpaline possèdera deux autres fonctionnalités tout aussi intéressantes. Il pourra transformer le maillage triangulaire en un maillage par des carrés, mieux adaptés à certains calculs. Il pourra également remplir le volume défini par la surface avec des cubes (maillage hex-dominant) car <strong><em>«&nbsp;les tétrahèdres ne sont pas optimaux pour réaliser certains calculs, note Bruno Levy. La difficulté cependant est d’arriver à déformer et changer d’orientation les cubes afin de bien suivre les bords d’un objet. Les premiers résultats de notre approche semblent produire des résultats prometteurs.&nbsp;»</em></strong></p> <div class="object-center xml_large"> <p class="illustration" style="width:306px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/nancy/actualites-images/vorpaline_600/604345-1-fre-FR/vorpaline_600_large.png" width="300" height="226" alt="XYZRGB" title="XYZRGB" /> </span> <span class="legende"> Le maillage issu d’un échantillonnage systématique (à gauche), a une trop forte densité pour pouvoir être exploité directement. Le re-maillage Vorpaline (à droite) permet d’adapter la répartition et la forme des triangles aux détails de la forme à représenter. Il permet une manipulation plus facile de la forme 3D, que ce soit pour l’affichage ou les calculs. - <cite>©XYZRGB</cite> </span> </p></div> <a name="eztoc604014_0_2" id="eztoc604014_0_2" class="anchor"></a><h4><strong>Des applications qui vont du graphisme par ordinateur à la simulation numérique</strong></h4><p>Outre la conception par ordinateur, cité précédemment, le chercheur explore deux autres domaines d’application. Le premier concerne l’informatique graphique, en particulier les représentations fournies par les scanners 3D. Ces instruments prennent des mesures de façon systématique, sans prendre en compte la forme des objets. Le nombre de triangles est de ce fait beaucoup trop important (potentiellement des centaines de millions) et leur forme, trop variable, pose des problèmes de stabilité numérique. Vorpaline permet de remailler ces images afin de réduire le nombre d’éléments nécessaires. L’affichage obtenu est ainsi de meilleure qualité et plus rapide.</p> <p>Le second domaine concerne la modélisation du sous-sol pour l’industrie pétrolière. <strong><em>«&nbsp;Les problèmes rencontrés sont un peu différents et se rapprochent de ceux soulevés par les applications dans le domaine médical</em></strong>, explique Bruno Levy.<strong><em>&nbsp;En particulier, les technologies actuelles ont tendance à générer un très grand nombre de petites mailles aux endroits où les couches géologiques s’aplatissent et s’amincissent.&nbsp;»</em></strong>&nbsp;Vorpaline permettrait de réduire le nombre de points nécessaires afin de mieux utiliser la puissance de calcul et gagner en performance et en précision.</p> <a name="eztoc604014_0_3" id="eztoc604014_0_3" class="anchor"></a><h4><strong>L’aventure de l’industrialisation</strong></h4><p><strong><em>«&nbsp;Pour le moment le logiciel a donné lieu à des publications et des brevets. Beaucoup de travail est encore nécessaire pour transformer le logiciel en produit utilisable par les clients&nbsp;»</em></strong>, tempère Bruno Levy. Le soutien de l’ERC va permettre au chercheur de financer un poste d’ingénieur confirmé sur le projet pendant un an. L’objectif est de mettre en place une base de données et un système de test automatique qui permettra de valider en permanence le logiciel sur l’ensemble de la base. <strong><em>«&nbsp;C’est un travail indispensable pour certifier que le logiciel fonctionne même pour des cas limites,</em></strong>&nbsp;insiste le chercheur. <strong><em>Avoir une base de données représentative des problèmes rencontrés est stratégique,&nbsp;mais la constituer est difficile car les données sont pour la plupart confidentielles.&nbsp;</em>»</strong></p> <p>Bruno Levy projette également de prospecter les potentiels clients de ce logiciel pour réaliser un scénario complet d’industrialisation.&nbsp;Le chercheur est déjà en relation avec Distène, un éditeur de solution logicielle qui travaille depuis longtemps &nbsp;avec Inria et distribue les logiciels de maillage développés par l’équipe Gamma3. <strong><em>«&nbsp;C’était la voie de valorisation la plus naturelle, commente-t-il. Vorpaline semble assez complémentaire des logiciels de Gamma3 et nous envisageons même de créer un I-lab tripartite avec cette équipe et Distène pour développer le logiciel.&nbsp;»</em></strong></p> <p>Le chercheur compte également évaluer l’intérêt de ces maillages en exploration pétrolière dans le cadre de thèses en co-tutelle avec le consortium Gocad (Nancy) qui regroupe des universitaires et des industriels du pétrole pour la modélisation du sous-sol.<strong>«&nbsp;<em>Je collabore depuis longtemps avec Gocad qui est issu de l’équipe dans laquelle j’ai fait ma thèse&nbsp;</em>», explique Bruno Levy. <em>L’éditeur de logiciel Paradigm, que nous connaissons bien, serait un partenaire privilégié pour la commercialisation du logiciel dans le domaine de la géologie.&nbsp;Ils sont très sensibles à la R&amp;D et intéressés par des produits en avance sur le marché</em>. Néanmoins, le chercheur souligne que cette dernière application ne pourra voir le jour qu’à l’horizon d’une dizaine d’années<em>«&nbsp;car les logiciels de simulation numérique aujourd’hui bien implantés sur le marché ne prennent pas en compte ce type de maillage.&nbsp;»</em></strong></p> Optimiser la consommation énergétique logicielle avec PowerAPI http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/powerapi Mon, 28 Jan 2013 18:11:39 GMT ]]> <p>L'équipe ADAM du centre Inria Lille – Nord Europe développe PowerAPI, un outil pour le diagnostic énergétique des logiciels. Cette évaluation devient d'autant plus importante que la consommation d'énergie due aux technologies numériques augmente. Zoom sur un logiciel aux enjeux prometteurs.</p> <p>Vous êtes sans doute déjà tombé à court de batterie durant une réunion. Quelles applications couper pour gagner un peu de temps et achever correctement une présentation ou une prise de note&nbsp;? Comment cibler les plus gourmandes&nbsp;? C'est l'un des enjeux de PowerAPI, un outil développé par l'équipe ADAM. Cette librairie fournit une interface qui permet à l'utilisateur d'évaluer la consommation énergétique des applications activées sur son ordinateur. </p> <p>Une application est composée d'un ou plusieurs processus, dont la consommation énergétique est mesurée en fonction des composants matériels qu'ils utilisent. PowerAPI associe le pourcentage d'utilisation des différents composants de l'ordinateur et l'associe aux formules qui décrivent la consommation énergétique de ces composants matériels (processeurs, mémoire, réseau, etc.) Il calcule ainsi une estimation de la consommation électrique des applications. Pour cela, il faut déterminer quels composants sont utilisés et à quelle hauteur.</p> <p>Cette méthode est plus précise que l'utilisation d'un wattmètre car elle permet d'identifier les composants qui consomment et par quelles applications ils sont sollicités. Or ces données sont utiles à l'écoconception d'un logiciel. Créer une application peu énergivore nécessite par exemple de comprendre quelles sont les portions de code qui consomment. Pour cela, il est nécessaire d'isoler l'énergie utilisée par l'application concernée du reste de la consommation de la machine, ce que ne permet pas le wattmètre.</p> <p>Outre les problématiques de consommation, l'énergie présente un avantage majeur&nbsp;: elle permet de confronter des données non comparables, telles que le temps et l'espace, via leur valeur énergétique respective.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>L'écoconception désigne une manière de concevoir un produit en prenant en compte les principes du développement durable, notamment les aspects environnementaux. Pour un programme, cela consiste par exemple à obtenir un résultat peu gourmand en ressources, ce qui permet de consommer moins d'énergie et de prolonger la vie des composants matériels.</p> </div> </div> Links et magnet voient le jour à Inria Lille http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/deux-nouvelles-equipes-au-centre-inria-lille Fri, 25 Jan 2013 11:19:31 GMT ]]> <p>Deux nouvelles équipes de recherche viennent de se créer au centre de recherche Inria Lille - Nord Europe. Découvrez Links et Magnet !</p> <ul> <li> <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/representation-et-traitement-des-donnees-et-des-connaissances/links" target="_self">Équipe de recherche Links</a>&nbsp;(commune avec l'Université Lille1 et l'Université Lille 3*)<br /> * au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.</li> <li> <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/representation-et-traitement-des-donnees-et-des-connaissances/magnet" target="_self">Équipe de recherche Magnet</a>&nbsp;(commune avec l'Université Lille 3*)<br /> * au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL. </li> </ul> Open ViBE2, agir par la pensée grâce aux interfaces cerveau-ordinateur http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/open-vibe2-interfaces-cerveau-ordinateur Wed, 23 Jan 2013 16:02:02 GMT ]]> <p>La formation de ce consortium et les travaux réalisés ont abouti à la mise au point de prototypes industriels innovants. Ainsi, OpenViBE2 permet de mieux maîtriser l’avenir des technologies d' « Interfaces cerveau-ordinateur » sur le marché du jeu vidéo français et international. Ce projet français d’envergure ouvre maintenant la voie à de nombreux et futurs développements technologiques et débouchés économiques.</p> <p>Ce projet de recherche collaborative piloté par Anatole Lécuyer (équipe projet Inria <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/vr4i" target="_self">VR4i</a>), soutenu par l'ANR, a réuni l’ensemble des expertises scientifiques requises au sein d’un consortium pluridisciplinaire. Il se compose de neuf partenaires : des laboratoires académiques pionniers dans le domaine (Inria, <a href="http://www.inserm.fr/" target="_blank">Inserm</a>, <a href="http://www.cea.fr/" target="_blank">CEA</a>, <a href="http://www.gipsa-lab.grenoble-inp.fr/" target="_blank">GIPSA-Lab</a>), des industriels du jeu vidéo reconnus (<a href="http://www.ubi.com/fr/" target="_blank">UBISOFT</a>, <a href="http://www.blacksheep-studio.com/" target="_blank">BLACKSHEEP STUDIO</a>, <a href="http://www.kylotonngames.com/" target="_blank">KYLOTONN GAMES</a>) et des spécialistes des usages et du transfert (CHART/LUTIN, CLARTE).</p> <p>Avec les ICO, les jeux vidéos prennent une nouvelle dimension. Maintenant le contenu ou les personnages de jeux vidéos peuvent être pilotés directement par le cerveau! Si les résultats sont là dans le domaines des jeux vidéos, les défis scientifiques des ICO vont bien au delà. En effet, le projet Open ViBE2 concerne les neurosciences (compréhension et traitement des troubles de l’attention), le traitement de signaux électriques du cerveau en temps-réel et la réalité virtuelle (création d’environnements virtuels interactifs adaptés à l'activité cérébrale).</p> <p>La formation de ce consortium et les travaux réalisés ont abouti à la mise au point de prototypes industriels innovants. Ainsi, OpenViBE2 permet de mieux maîtriser l’avenir des technologies d' « Interfaces cerveau-ordinateur » sur le marché du jeu vidéo français et international. Ce projet français d’envergure ouvre maintenant la voie à de nombreux et futurs développements technologiques et débouchés économiques.</p> Découvrez la révolution numérique en Aquitaine avec plug'in http://www.inria.fr/centre/bordeaux/actualites/inria-plug-in-n-1 Tue, 22 Jan 2013 17:28:35 GMT ]]> <p>Le Centre de Recherche Inria Bordeaux - Sud-Ouest lance <em>plug’in</em>&nbsp;avec des ambitions simples : donner à voir et à comprendre la révolution numérique en région Aquitaine.&nbsp;Retrouvez dans ce premier numéro un an de recherche au centre :&nbsp;les réalisations communes menées avec nos partenaires de recherche et d'innovation et des points de vue et des convictions sur la révolution numérique que nous vivons.&nbsp;</p> <div id="amiando3" class="amiando"> <p><iframe src="http://www.slideshare.net/slideshow/embed_code/16101169" width="574" height="800" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p> </div> <script type="text/javascript"> resize_amiando('amiando3', '574'); </script> <br class="clear" /> Une semaine pour résoudre un problème posé par un industriel http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/5e-semaine-d-etude-maths-entreprises Tue, 22 Jan 2013 10:52:20 GMT ]]> <p>Les SEME permettent aux doctorants et post-doctorants d'entrer dans la recherche applicative, de proposer des solutions à un challenge entreprise, une expérience de recherche riche et intense.</p> <p>Le principe : quatre sujets proposés par des entreprises, des groupes de cinq chercheurs se constituent pour répondre à ces quatre problèmes. Les sujets sont ouverts à tous, quelque soit votre thématique vous pouvez postuler à l'un d'entre eux.</p> <p>Elle se déroule cette année du 11 au 15 février 2013 à l'Ecole des Mines de Nancy.&nbsp;</p> <p>Les sujets de cette 5ème édition :</p> <ul> <li>Détection de marques de cylindres sur une ligne sidérurgique, ou comment séparer des sources périodiques dans une image bruitée, par ArcelorMittal</li> <li>Propriétés asymptotiques des processus à volatilité stochastique par Deloitte</li> <li>Reconstruction de couches géologiques à partir de données discrètes par le Consortium Gocad</li> <li>Sélection de variables statistiquement représentatives pour la production électrique photovoltaîque par RTE.</li> </ul> <p>Des chercheurs séniors seront à la disposition des groupes en fonction des sujets.</p> <p>Les SEME sont une initiative du GDR CNRS Mathématiques et Entreprises et de l'AMIES.&nbsp;Elles sont inspirées du modèle des&nbsp;<em>European Study Group for Industry</em>&nbsp;mis en place au Royaume-Uni dans les années 1960 puis dans de nombreux pays européens.</p> <p><a href="http://seme2013.iecn.u-nancy.fr/" target="_blank"><strong>Inscriptions et renseignements.</strong></a></p> Le centre Inria Nancy - Grand Est recrute 3 chargés de recherche http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/inria-nancy-grand-est-recrute-3-charges-de-recherche Mon, 21 Jan 2013 17:21:15 GMT ]]> <p>Inria Nancy - Grand Est lance un appel à candidatures pour recruter trois chargés de recherche 2ème classe (CR2).</p> <p>Nous souhaitons tout particulièrement développer les thèmes de recherche suivants :</p> <ul> <li>Impact dans la vie quotidienne des enjeux de la sécurité informatique</li> <li>Image, robotique et instrumentation pour la santé et l'aide à la dépendance</li> <li>Couplage et intégration de méthodes pour la résolution avancée en ingénierie numérique</li> <li>Modélisation de connaissances pour la construction de logiciels éducatifs adaptés à l'apprenant</li> </ul> <p>Cependant, toutes les candidatures excellentes seront examinées et évaluées en détail. La date limite de dépôt des dossiers est fixée au <strong>** 18 février 2013 **</strong>.</p> <p>La recherche devra être menée dans une des <a href="http://www.inria.fr/recherches/equipes-de-recherche/rechercher-une-equipe/(center)/1166" target="_blank">équipes de recherche d'Inria Nancy - Grand Est</a>.</p> <p>Les candidats sont expressément invités à entrer en contact avec le responsable de l'équipe dans laquelle ils souhaitent s'insérer.</p> <p>Parmi les points saillants du concours, mentionnons :</p> <ul> <li>Les candidats doivent détenir un doctorat d'université ou diplôme équivalent.</li> <li>Le concours étant relevé, une ou deux années d'expérience postdoctorale est un plus significatif au dossier.</li> <li>Inria accepte et encourage les candidatures étrangères. La maîtrise du français n'est pas un pré-requis.</li> <li>Inria met l'accent non seulement sur l'excellence scientifique mais aussi sur le développement logiciel et le transfert de technologie et de connaissances.</li> </ul> <p>&nbsp;Pour des informations plus détaillées et pour télécharger le dossier de candidature, rendez vous sur <a href="http://www.inria.fr/institut/recrutement-metiers/offres/charges-recherche-2e-classe/concours-2013" target="_blank">le site</a>.</p> <p>&nbsp;Les candidats désirant des informations supplémentaires à propos du concours ou du centre Inria Nancy - Grand Est doivent contacter par mail :</p> <p><script type="text/javascript">uncrypt_emails['#1002'] = new Array('102:r','97:.','114:i','105:n','104:@','116:c','119:i','110:o','115:i','114:u','108:.','97:e','99:h','109:i');</script><a href="#1002" target="_blank" class=" uncrypt">Michael Rusinowitch</a>&nbsp;ou <script type="text/javascript">uncrypt_emails['#1003'] = new Array('102:r','97:.','114:i','105:n','110:@','101:a','116:j','116:i','112:e','110:.','97:i','108:v','115:y');</script><a href="#1003" target="_blank" class=" uncrypt">Sylvain Petitjean</a>&nbsp;</p> Ouverture de la campagne de mobilité inter-fonction publique http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/campagne-mobilite-2013 Mon, 21 Jan 2013 09:47:13 GMT <p>Vous souhaitez rejoindre notre institut de recherche ? Vous êtes un(e) expert(e) dans votre domaine (finances-comptabilité, ressources humaines, administration de réseaux, secrétariat...) ? Vous désirez enrichir vos compétences ? A partir du 23 janvier 2013, l'institut ouvre sa campagne de recrutement en mobilité et vous propose plusieurs postes dans les métiers d'appui de la recherche sur l'ensemble du territoire. Vous avez jusqu'au 22 février 2013 pour déposer votre candidature.</p> Evaluer la performance des réseaux http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/mathieu-feuillet-prix-de-these-gilles-kahn-2012 Mon, 14 Jan 2013 16:43:54 GMT ]]> <p><strong>Mathieu Feuillet a reçu le prix de thèse Gilles Kahn 2012 pour son travail sur l’évaluation de la performance des réseaux, réalisé dans l’équipe RAP. Ce prix, décerné par la Société informatique de France et patronné par l’Académie des sciences, met en lumière un domaine aux forts enjeux économiques, à la frontière entre informatique et mathématique. </strong></p> <a name="eztoc600584_1" id="eztoc600584_1" class="anchor"></a><h3><strong>L’intitulé de votre thèse est «&nbsp;Allocation de bande passante dans les grands réseaux stochastiques&nbsp;». De quoi s’agit-il&nbsp;?</strong></h3><p>L’efficacité des réseaux de type Internet est liée à la manière dont se font les échanges d’informations. Les mécanismes qui président à ces échanges sont les protocoles, c’est-à-dire l’ensemble des règles définissant la manière de faire transiter les informations sur le réseau, à la manière dont les panneaux de signalisation régulent la circulation routière.</p> <p>Dans mon domaine, la question typique que l'on se pose est : ces mécanismes sont-ils performants&nbsp;? Autrement dit, utilisent-ils la ressource de transmission (la bande passante) de façon optimale, c’est-à-dire rapidement et sans perte&nbsp;? C’est important pour l’utilisateur mais également du point de vue économique car l’opérateur tient à exploiter au mieux cette ressource&nbsp;: faire passer effectivement 1 mégabit de données là où le réseau permet de passer 1 mégabit (bande passante).</p> <a name="eztoc600584_2" id="eztoc600584_2" class="anchor"></a><h3><strong>Comment avez-vous étudié cette question&nbsp;?</strong></h3><p>Plusieurs approches existent pour étudier cette performance. On peut expérimenter l’effet de différents paramètres sur des petits réseaux fabriqués à cette fin, ou bien simuler un réseau réel sur ordinateur pour en étudier le comportement. On peut également passer par la modélisation mathématique en utilisant les probabilités comme outils d’analyse. C’est l’approche que j’ai adoptée. Elle passe par une représentation simplifiée des mécanismes à l’œuvre mais elle permet d’obtenir des résultats plus intéressants car plus généraux. On démontre qu’un algorithme est efficace, alors que la simulation ou l’expérimentation ne peut conclure à l’efficacité que dans les cas testés.</p> <a name="eztoc600584_3" id="eztoc600584_3" class="anchor"></a><h3><strong>Vous avez trois 3 problèmes distincts. Pouvez-vous nous en parler&nbsp;?</strong></h3><p>Le premier problème concerne un protocole important d’Internet, TCP, qui gère la répartition des ressources du réseau entre les utilisateurs. Avec TCP, lorsque un utilisateur repère de la congestion dans le réseau (ce qui se manifeste par une perte de paquets), il réduit son débit. Sans ce protocole, Internet ne fonctionnerait pas. L’inconvénient cependant est que la bonne utilisation des ressources du réseau dépend de la bonne volonté des utilisateurs. Ces derniers peuvent en effet court-circuiter TCP pour envoyer leurs données avec le débit maximum. Comment résoudre ce problème&nbsp;? Mon travail a démontré que l’on peut se passer de TCP en adoptant une gestion efficace des files d’attente, par exemple en rejetant les paquets de données appartenant aux fichiers qui en ont le plus dans la file. J’ai également démontré que tant que le débit des utilisateurs reste faible par rapport à celui des liens internes au réseau, la stratégie naïve consistant à rejeter les derniers arrivants dans la file d’attente fonctionne de façon satisfaisante. Internet pourrait de ce fait pâtir de l’arrivée des fibres optiques qui offrent des débits très élevés aux utilisateurs.</p> <a name="eztoc600584_4" id="eztoc600584_4" class="anchor"></a><h3><strong>Ces résultats sont-ils utilisables par les opérateurs&nbsp;?</strong></h3><p>Pas directement. Il faudrait transformer ces algorithmes très théoriques en outils concrets implémentables dans les routeurs. Mais les opérateurs de réseau peuvent s’inspirer de ces résultats pour développer de nouveaux mécanismes de gestion des transferts de données.</p> <a name="eztoc600584_5" id="eztoc600584_5" class="anchor"></a><h3><strong>Quelles autres questions avez-vous étudiées&nbsp;?</strong></h3><p>Le second problème concerne les réseaux wifi qui utilisent l’algorithme CSMA pour éviter les interférences provoquées par l’émission de plusieurs messages simultanément dans la même bande de fréquences. Un temps aléatoire définit le moment de l’émission. Si aucun message n’est parvenu à l'émetteur durant ce temps, il commence l'émission. Nous avons démontré que la performance de ce système peut être améliorée moyennant une petite modification qui permet de réduire le temps d’attente global : utiliser des temps aléatoires différents pour chaque destinataire.&nbsp; C’est un résultat intéressant pour les fabricants de matériels, mais qui nécessite de faire des expérimentations en modifiant les cartes wifi afin de vérifier que ce qui a été négligé peut l’être effectivement.</p> <p>J’ai également étudié un problème plus théorique concernant le stockage des données sur les machines d’un réseau. Pour que les fichiers stockés soient toujours accessibles, il est nécessaire de pallier la disparition des ordinateurs du réseau (l’ordinateur est éteint ou en panne) en dupliquant ces fichiers sur d’autres ordinateurs. La question est de savoir s’il faut copier en bloc ces fichiers sur une autre machine ou les répartir sur plusieurs&nbsp;; il faut aussi déterminer combien de copies sont nécessaires pour s’assurer de la disponibilité du fichier. Ce problème n’avait encore jamais été étudié mathématiquement dans sa globalité. Grâce à des échanges importants avec des spécialistes des réseaux, nous avons pu proposer un premier modèle qui, bien que très rudimentaire, a permis de comprendre des phénomènes observés au cours de simulations très précises effectuées par d'autres chercheurs.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content" class="object-left"> <a name="eztoc600584_6" id="eztoc600584_6" class="anchor"></a><h3>Prix de thèse Gilles Kahn 2012</h3><a name="eztoc600584_7" id="eztoc600584_7" class="anchor"></a><h3><strong>Que représente le prix Gilles Kahn pour vous&nbsp;?</strong></h3><p>C’est une très belle reconnaissance de la valeur de mon travail de thèse qui, autrement, est très difficile à évaluer pour quelqu’un d’extérieur au domaine. Ce prix contribue également à mettre en lumière un domaine au cœur d’enjeux économiques très actuels mais peu visible car à cheval entre l’informatique et les mathématiques appliquées. Les étudiants le découvriront éventuellement à la faveur d’un cours en master 2. Je serais vraiment heureux que ce prix fasse naître des vocations&nbsp;!</p> <a name="eztoc600584_8" id="eztoc600584_8" class="anchor"></a><h3><strong>Votre travail de thèse trouve-t-il un prolongement dans ce que vous faites aujourd’hui&nbsp;?</strong></h3><p>Je travaille maintenant à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes informatique (ANSSI). Entre autres choses, je travaille pour l'observatoire de l'Internet, cofondé par l'ANSSI&nbsp; et l’Agence française de nommage de l’internet (AFNIC). Il s’agit d’observer le réseau afin d’anticiper son comportement en cas de panne. J’étudie donc les réseaux sous un angle un peu différent. Internet étant constitué de systèmes autonomes connectés entre eux (réseaux locaux d’opérateurs, de grosses entreprises, etc.), j’analyse la structure de ces réseaux pour voir ce qui se passerait si un nœud disparaissait par exemple, ou pour déterminer si l’augmentation du nombre de nœuds augmenterait la robustesse de l’ensemble. On retombe vite sur des questions de performance&nbsp;!</p> <p>La partie théorique est basée sur des méthodes mathématiques proches de celles que j’utilisais pour ma thèse, mais je fais également beaucoup d’opérationnel&nbsp;: analyse de données et discussion avec les opérateurs en vue d’améliorer la sûreté du système global. L’expérience de la recherche permet aussi de se poser rapidement les bonnes questions et de savoir où trouver des pistes. En tout état de cause, la thèse est un véritable atout aujourd’hui pour obtenir ce type de poste&nbsp;!</p> </div> </div> En 2013, Inria recrute vingt-neuf chercheurs http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/concours-chercheurs-2013 Fri, 11 Jan 2013 21:57:04 GMT ]]> <p>A compter du 15 janvier, Inria lance les concours de recrutement de chercheurs. Ainsi, en 2013, l'institut recrute par voie de concours externe vingt chargés de recherche de 2e classe et neuf Directeurs de recherche de 2e classe. Ces postes sont répartis dans toute la France.Vous avez jusqu'au 18 février pour déposer vos dossiers de candidature. </p> <p>Consultez les modalités pratiques :</p> <ul> <li><a href="/institut/recrutement-metiers/offres/charges-recherche-2e-classe" target="_self">Chargés de recherches de 2e classe</a></li> <li><a href="/institut/recrutement-metiers/offres/directeurs-recherche-2e-classe" target="_self">Directeurs de recherche de 2e classe</a></li> </ul> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc599799_1" id="eztoc599799_1" class="anchor"></a><h3>Domaines de recherche d'Inria</h3> <ul> <li><a href="http://www.inria.fr/recherches/domaines-de-recherche/cinq-domaines-de-recherche/mathematiques-appliquees-calcul-simulation" target="_self">Mathématiques appliquées, calcul &amp; simulation</a></li> <li><a href="http://www.inria.fr/recherches/domaines-de-recherche/cinq-domaines-de-recherche/algorithmique-programmation-logiciels-et-architectures" target="_self">Algorithmique, programmation, logiciels et architectures</a></li> <li><a href="http://www.inria.fr/recherches/domaines-de-recherche/cinq-domaines-de-recherche/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue" target="_self">Réseaux, Systèmes et services, calcul distribué</a></li> <li><a href="http://www.inria.fr/recherches/domaines-de-recherche/cinq-domaines-de-recherche/perception-cognition-interaction" target="_self">Perception, cognition, interaction</a></li> <li><a href="http://www.inria.fr/recherches/domaines-de-recherche/cinq-domaines-de-recherche/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement" target="_self">STIC pour les sciences de la vie et de l’environnement</a></li> </ul> </div> </div> Ouverture des concours CR2 & DR2 le 15 janvier http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/ouverture-des-concours-2013 Fri, 11 Jan 2013 12:00:00 GMT ]]> <p>Les concours sur titres et travaux pour le recrutement de vingt chargés de recherche de 2è classe et de neuf directeurs de recherche de 2è classe chez Inria débutent le mardi 15 janvier 2013. Les candidats auront jusqu'au 18 février pour déposer leur dossier.</p> <p>Rendez-vous sur inria.fr le 15 janvier pour plus de détails sur les concours et retirer vos dossiers de candidature.</p> Vos données dans la hotte du Père Noël http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/vos-donnees-dans-la-hotte-du-pere-noel Thu, 10 Jan 2013 16:40:46 GMT ]]> <p>Chaque année, c’est le rush des cadeaux : en cette fin 2012, il est prévu que les Français dépensent 9 milliards d’euros sur Internet. Soit une augmentation de 18% par rapport à l’an passé. Une frénésie d’achats entretenue et accompagnée par des publicités en ligne encore plus nombreuses. Peut-être avez-vous remarqué qu’elles sont de plus en plus pertinentes et semblent mieux vous connaître ? </p> <p>Explications et parades avec Jéremie Mary, membre de l'équipe-projet Sequel au centre Inria Lillle - Nord Europe, sur le site Inriality.</p> <p class=" text-right"><a href="http://www.inriality.fr/economie-commerce/e-commerce/donnees-comportementales/vos-donnees-dans-la/" target="_blank">Lire la suite</a>.</p>