http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/(view_mode)/rss fr Les actualités d'Inria Retrouvez toutes les actualités notre Institut Jusqu'au 11 mars proposez vos candidats ! http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/prix-inria-2012 Wed, 22 Feb 2012 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le 14 juin, à Paris, aura lieu la cérémonie de remise des &quot;Prix Inria&quot; pour la deuxième année consécutive. Après Gérard Huet, Bruno Levy, Stéphane Donikian... quels seront les lauréats 2012 ? Dans votre environnement proche, vous connaissez peut-être un chercheur ou une équipe de scientifiques qui par ses résultats de recherche, sa vision, son action, l'originalité de sa démarche contribue aux avancées des sciences informatiques et mathématiques pour le développement de notre société. Inria vous invite dès à présent à proposer vos candidats.</p> <p>Les lauréats seront désignés par Michel Cosnard, Président-directeur général d’Inria, après instruction&nbsp; en comité de direction, élargi aux directeurs scientifiques adjoints en ce qui concerne le Grand Prix et le Prix du jeune chercheur et aux représentants de Dassault Systèmes pour le Prix de l’innovation Inria – Dassault Systèmes. A l'issue de cette étape, les lauréats seront invités à une cérémonie prestigieuse le 14 juin pour recevoir leur prix. Un bel hommage en perspective aux contributeurs du monde numérique que vous nous aidez à distinguer.</p> Inria partenaire d'Etalab et sa plateforme Dataconnexions http://www.inria.fr/innovation/actualites/inria-partenaire-de-dataconnexions Fri, 17 Feb 2012 00:00:00 +0100 ]]> <p>Etalab, la mission interministérielle, sous l'autorité du Premier Ministre, chargée de la mise en oeuvre de la politique d'ouverture des données publiques, lance la communauté de professionnels de l'Open Data Dataconnexions.</p> <p>Cette communauté a vocation à fédérer les énergies et les initiatives des acteurs de l'innovation qui encouragent la création de services innovants, notamment à partir de la réutilisation des données publiques. Dataconnexions participera à créer les conditions d'émergence de ces projets innovants, ou encore à accélérer ceux déjà existants, par exemple en facilitant l'accès des créateurs et des entrepreneurs à un réseau professionnel, à des supports scientifiques et technologiques, à des financements, à des débouchés commerciaux.</p> Au carrefour des sciences informatiques et de la musique http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/science-et-musique Wed, 01 Feb 2012 00:00:00 +0100 ]]> <p>Déléguer à l'ordinateur non seulement l'interprétation, mais aussi l'écriture musicale: telle est l’idée qui régit la création de la nouvelle équipe de recherche MuSync. Avec l'objectif de cerner au plus près l’activité humaine complexe du compositeur et de l'interprète.</p> <p>L’ordinateur peut déjà se placer en position d’interprète des programmes informatiques sur la scène, avec les musiciens. Pour y arriver, il doit être doté d’une capacité d’écoute et de synchronisation avec les musiciens, afin que ses actions (réactives) soient déterminées en temps réel. Et cela malgré d'éventuelles erreurs des musiciens, des perturbations de l’environnement ou bien des problèmes liés à l'ordinateur lui-même!</p> <p>C'est le défi scientifique et artistique relevé par le logiciel <em>Antescofo</em>, remarqué en 2011 le&nbsp;jury du magazine&nbsp;<em>La recherche</em>&nbsp;(prix spécial). Ce logiciel&nbsp;s’utilise comme un accompagnateur automatique. Il est intervenu dans la production d'œuvres inédites de compositeurs et artistes de l’Ircam.</p> <p>MuSync porte cette aventure scientifico-musicale plus loin encore. Elle associe ainsi deux approches importantes en informatique musicale&nbsp;:</p> <ol> <li> <ol> <li><strong>L'écoute artificielle </strong>: reconnaissance et extraction des données musicales en temps réel depuis un signal audio&nbsp;(en utilisant des techniques de traitement du signal et d'apprentissage statistique)</li> <li>La <strong>programmation synchrone réactive en informatique musicale</strong></li> </ol> </li> </ol> <p>Le couplage de ces deux thématiques, souvent considérées comme distinctes, est au cœur de la pratique musicale (de la composition à la performance). Il peut ainsi ouvrir le champ des possibles dans l’interaction musicale homme-machine. Il permettra également de résoudre des problèmes intéressants en modélisation.</p> <p>Les sciences informatiques et les mathématiques sont donc au coeur de ces recherches. Grâce à leur déploiement dans les objets numériques quotidiens (appareils photo, tablettes numériques, etc),&nbsp;les modèles d’apprentissage automatique d'une part, et les langages et modèles de programmation temps réel et concurrente d'autre part, sont arrivés à une certaine maturité ces dernières années. Mais leur application en musique a connu un léger retard, expliqué par la complexité temporelle des signaux musicaux. Cette complexité remet en question la définition et la validité mêmes de ces modèles évolués. </p> <p>L'équipe MuSync se donne pour mission, grâce à l'intervention de chacun de ses partenaires, d'expliciter et de redéfinir ces modèles fondamentaux.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc434679_0_1" id="eztoc434679_0_1" class="anchor"></a><h4>En savoir plus sur l'équipe MuSync :&nbsp;</h4> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/rocquencourt/actualites-images/logiciel-antescofo/434791-1-fre-FR/logiciel-antescofo_medium.jpg" width="200" height="150" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Logiciel Antescofo - <cite>© Ircam</cite> </span> </p></div> <p>L'équipe Musync est aujourd'hui composée de trois permanents : Arshia Cont, CR Ircam&nbsp;; Jean-Louis Giavitto, DR CNRS&nbsp;; Florent Jacquemard, CR Inria, et deux doctorants. C'est une équipe commune CNRS,&nbsp;Inria, Ircam,&nbsp;UMPC,&nbsp;hébergée à l'<a href="http://www.ircam.fr/" target="_blank">Ircam</a>. Elle va prochainement coordonner le projet ANR INEDIT avec le GRAME (Lyon), et LABRI (Bordeaux), sur l’écriture et l’interaction.</p> <p> <a name='eztoc434800_0_0_0_0_2'></a> </p> <a name="eztoc434679_0_1_0_0_0_1" id="eztoc434679_0_1_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Des collaborations sont également en cours avec&nbsp;:</h6> <ul> <li>&nbsp;l'équipe-projet Inria <a href="http://www.inria.fr/equipes/parkas" target="_self">Parkas</a>&nbsp;(commune avec l’<a href="http://www.ens.fr/" target="_self">ENS</a>) et les spécialistes des langages de programmation dans l’embarqué</li> <li>&nbsp;des laboratoires spécialistes de l’apprentissage automatique et modélisation mathématique comme UC Berkeley, UC San Diego, et aussi THALES Research et LIX avec qui l&nbsp;‘équipe organise des séminaires sur la géométrie de l’information dans leurs locaux.</li> </ul> </div> </div> Jacques Marescaux : « Les sciences du numérique ont révolutionné la pratique chirurgicale » http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/sciences-du-numerique-chirurgie Tue, 31 Jan 2012 00:00:00 +0100 ]]> <p>Entretien avec Jacques Marescaux, président de l’Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif (Ircad), à Strasbourg, et porteur du projet d’institut hospitalo-universitaire (IHU) MIX-Surg.</p> <a name="eztoc432777_1" id="eztoc432777_1" class="anchor"></a><h3>Quand et comment les sciences du numérique sont-elles entrées dans vos pratiques&nbsp;et dans votre activité de recherche à l’Ircad?</h3><p><strong>Jacques Marescaux : </strong>Les sciences du numérique se sont imposées avec la chirurgie laparoscopique ou mini-invasive. On ne travaillait plus en regardant le patient mais une image sur un écran. C’était une véritable révolution. Ensuite, lorsque j’ai créé l’Ircad en 1994, j’ai visité l’équipe Inria de Nicholas Ayache et j’ai pu y découvrir des logiciels qui permettaient de voir l’évolution de la sclérose en plaques. Tout d’un coup, j’ai réalisé qu’un logiciel offrait la <strong>possibilité d’introduire une certaine rigueur dans une démarche très empirique</strong>. J’ai recruté un directeur pour le département d’informatique qui venait de cette équipe Inria pour contribuer à la recherche sur la réalité virtuelle et la robotique chirurgicale qui débutait à l’Ircad.</p> <a name="eztoc432777_2" id="eztoc432777_2" class="anchor"></a><h3>Quels types de recherche avez-vous menés dans ce domaine?</h3><p><strong>J.M. : </strong>Nous avons beaucoup travaillé par la suite sur le <strong>clone digital du malade</strong>, c’est-à-dire sur la reconstruction en 3D de l’organe à opérer. Cela permettait de faire une classification des gestes chirurgicaux et de faire des simulations pour déterminer où placer au mieux les microcaméras et les instruments pour éviter qu’ils ne se gênent mutuellement pendant l’intervention. Cette imagerie virtuelle, tout à fait nouvelle, a transformé notre quotidien. Par exemple, aujourd’hui, le chef du département des sciences informatiques est présent tous les matins à la réunion de service pour montrer la reconstruction 3D du malade à opérer, la planification opératoire, la voie d’abord assurant le meilleur geste possible. C’était tout simplement inimaginable il y a 15 ans&nbsp;!</p> <a name="eztoc432777_3" id="eztoc432777_3" class="anchor"></a><h3>Quels autres progrès attendez-vous aujourd’hui des sciences du numérique en chirurgie mini-invasive&nbsp;? </h3><p><strong>J.M. :&nbsp;</strong>Nous n’en sommes qu’aux balbutiements&nbsp;! Nous cherchons en particulier à améliorer la simulation et la planification afin de rendre le geste semi-automatique puis automatique. Nous devons également développer une robotique dont le fonctionnement sera compatible avec le champ magnétique de l’IRM qui est l’appareil clé du bloc opératoire. Je suis convaincu qu’une autre révolution de la chirurgie passera par le fait d’avoir <strong>accès à toutes sortes d’images pendant l’intervention elle-même</strong>. Et cet objectif ne peut être atteint qu’avec des chercheurs comme ceux d’Inria, qui arrivent à numériser l’ensemble de la procédure.</p> <a name="eztoc432777_4" id="eztoc432777_4" class="anchor"></a><h3>Qu’est-ce qui fait le caractère exemplaire de l’IHU&nbsp;MIX-Surg?</h3><p><strong>J.M. :&nbsp;</strong>C’est le fait de réunir en un lieu unique l’ensemble des acteurs intéressés par les innovations dans le domaine. Cette approche globale permet d’inclure du travail d’ingénieur, de l’analyse économique et d’impact mais aussi d’avoir la capacité d’organiser un transfert de technologie rapide. Cette capacité de transfert est décuplée par les compétences de l’Ircad qui forme 4000 chirurgiens de 94 pays par an et offre donc une plateforme exceptionnelle pour la validation des nouveaux appareillages et logiciels, et facilite leur dispersion. Cette conjonction est unique au monde et attire de ce fait de très grands noms comme Thomas Krummel, Chairman de Stanford University, qui sera président du conseil scientifique de l’IHU, ou Lee Swanström, chirurgien à l’université de Portland, qui sera le responsable du transfert technologique de l’IHU.</p> <p>L’autre point fort de MIX-Surg est de pouvoir mettre des informaticiens en contact direct et permanent avec les patients, les chirurgiens, les radiologues, les oncologues. Pour moi, Inria est en parfaite adéquation avec l’esprit d’entrepreneur et de transfert de technologie de l’IHU. Nous partageons la même vision, travailler avec les chercheurs Inria est donc très facile.&nbsp;</p> Mettre les compétences d’Inria au service de la chirurgie du futur http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/inria-la-chirurgie-du-futur Tue, 31 Jan 2012 00:00:00 +0100 ]]> <p>Inria participe à trois projets d’institut hospitalo-universitaire (IHU) sur les six retenus dans le cadre du programme « Investissements d'Avenir » lancé par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche en 2010. Coup de projecteur sur MIX-Surg, l’institut dédié à la chirurgie micro-invasive guidée par l’image à Strasbourg, avec Stéphane Cotin, responsable de l’équipe Shacra, très impliquée dans le projet.</p> <a name="eztoc432704_1" id="eztoc432704_1" class="anchor"></a><h3>Quel est l’objectif de l’IHU&nbsp;MIX-Surg ?</h3><p><strong>Stéphane Cotin :&nbsp;</strong>L’objectif des IHU est de renforcer l’activité de recherche autour de l’hôpital sur des thématiques très spécifiques et pour lesquelles il existe déjà une compétence reconnue. Strasbourg est réputée pour son expertise en chirurgie laparoscopique abdominale et pelvienne, notamment à travers l’Ircad présidé par le professeur Jacques Marescaux. Dans ce cadre, MIX-Surg entend développer et <strong>mener jusqu’à leur commercialisation des technologies d’aide à l’intervention chirurgicale</strong>. Ces transferts passeront par les industriels partenaires des projets ou par des start-up créées à cet effet. Un aspect intéressant de cette démarche est d’intégrer une analyse d’impact coût-efficacité&nbsp;: pour être poursuivies, les technologies devront auparavant faire la preuve de leur vertu pour le patient mais aussi de leur avantage pratique pour les chirurgiens et ne pas induire un surcoût disproportionné aux bénéfices escomptés.</p> <a name="eztoc432704_2" id="eztoc432704_2" class="anchor"></a><h3>Comment s’inscrit Inria dans ce nouvel IHU&nbsp;?</h3><p><strong>S.C. : </strong>Inria est membre fondateur de MIX-Surg. Son rôle est central car l’orientation de l’IHU est très technologique. Cette implication d’Inria est somme toute assez naturelle car nous travaillons ensemble depuis des années. Par exemple, Nicholas Ayache, qui est responsable de l’équipe Asclepios et membre du comité scientifique de l’IHU, et moi-même avons travaillé sur le premier projet qui conjuguait chirurgie et informatique avec le professeur Jacques Marescaux il y a un peu plus d’une dizaine d’années.</p> <a name="eztoc432704_3" id="eztoc432704_3" class="anchor"></a><h3>La chirurgie mini-invasive se pratique depuis les années 1990, qu’est-ce qui fait l’originalité de l’approche développée dans cet IHU&nbsp;?</h3><p><strong>S.C. :&nbsp;</strong>Cette approche intègre l’imagerie, la simulation et la modélisation, voire la robotique. Prenons l’exemple de la chirurgie laparoscopique du foie qui concerne directement notre équipe. Aujourd’hui, grâce à une microcaméra, le chirurgien voit la surface du foie mais pas le réseau vasculaire, qu’il doit éviter de sectionner, ni la tumeur interne qu’il veut enlever. Il doit estimer l’emplacement de la tumeur à partir des données du patient acquises avant l’intervention, et ce dans un contexte où le foie se déforme fortement. Nous pouvons aider le chirurgien avec des techniques combinant simulation et réalité augmentée, c’est-à-dire en <strong>superposant à la vue du champ opératoire des informations qui lui permettront de voir, comme par transparence</strong>&nbsp;<strong>à travers le foie</strong>, où se trouvent la tumeur et les vaisseaux sanguins. Pour être utile, cette information doit être réaliste et prendre en compte les déformations de l’organe qui résultent de l’action même du chirurgien. Cela nécessite d’utiliser les modèles 3D des tumeurs et du réseau vasculaire issus des examens pré-opératoires et de les déformer virtuellement en temps réel pour qu’à chaque moment de l’intervention le modèle 3D superposé à l’image corresponde à la réalité.</p> <a name="eztoc432704_4" id="eztoc432704_4" class="anchor"></a><h3>Et l’apport de la robotique&nbsp;?</h3><p><strong>S.C. :&nbsp;</strong>Cette convergence entre imagerie médicale, simulation et modélisation peut inclure un pan robotique. Par exemple la radiologie interventionnelle utilisée pour traiter les tumeurs hépatiques consiste à introduire une aiguille ou une électrode à travers la paroi abdominale puis le foie jusqu’à la tumeur afin de la détruire par la chaleur, le froid ou un traitement médicamenteux.&nbsp; Toute la difficulté est d’arriver à déterminer la trajectoire idéale de l’instrument puis de suivre, et éventuellement corriger, son déplacement lors de l’intervention. Combiner l’imagerie avec ce qu’on sait faire en simulation et en robotique permettrait de piloter l’aiguille par un robot afin de mieux maintenir une trajectoire, avancer plus progressivement et synchroniser l’avancée avec des systèmes d’imagerie. Là encore, il faut modéliser et simuler le foie qui bouge avec la respiration, se déforme quand l’aiguille le pénètre, etc.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc432704_5" id="eztoc432704_5" class="anchor"></a><h3>Un projet très ambitieux</h3><p>Porté par l’université de Strasbourg, l’Inserm et le CHU de Strasbourg, l’IHU MIX-Surg débutera officiellement début 2012. D’ores et déjà de nombreuses personnes travaillent sur place, mais le bâtiment qui doit héberger l’IHU ne sera prêt que dans deux ans. Avec 17 salles d’opération hybrides dédiées aux soins, à la formation et à la recherche, il permettra de réunir dans un même lieu des chercheurs, des cliniciens et des machines d’imagerie. Environnement de travail unique et stimulant au milieu d’un espace universitaire et médical en plein essor, il attire déjà des personnalités du monde entier&nbsp;: 7 leaders du domaine médical et 33 industriels se sont engagés à participer activement au projet. La croissance du marché international des procédures hybrides mini-invasives étant estimé à 8% par an en moyenne (37 milliards d’euros en 2014), l’IHU favorisera également le développement de start-up françaises dans le domaine.</p> </div> </div> Marie-Paule Cani veut mettre la création virtuelle 3D à la portée de tous http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/marie-paule-cani-veut-mettre-la-creation-virtuelle-3d-a-la-portee-de-tous Mon, 23 Jan 2012 00:00:00 +0100 ]]> <p>Grâce à sa bourse <em>Advanced Grant</em>&nbsp;du conseil européen de la recherche (<em>European Research Council</em>, ERC) destinée aux chercheurs confirmés, Marie-Paule Cani, professeure d’université à l’INP de Grenoble, financera pendant 5 ans des recherches sur le design de formes virtuelles animées dans le cadre de son équipe IMAGINE commune à Inria Grenoble et au laboratoire Jean Kuntzmann (CNRS et Universités de Grenoble). Elle espère rendre l’outil numérique aussi intuitif à utiliser que le papier et le crayon, et bien plus performant.</p> <a name="eztoc432572_1" id="eztoc432572_1" class="anchor"></a><h3>Qu’est-ce que le design par ordinateur de formes animées&nbsp;?</h3><p><strong>Marie-Paule Cani&nbsp;</strong>: Cela consiste à utiliser l’ordinateur et l’informatique graphique pour concevoir des formes tridimensionnelles en mouvement, des personnages, des prototypes industriels, des modèles virtuels scientifiques ou tout autre type de maquette numérique. Rendre les outils de création numérique vraiment intuitifs est un domaine scientifique crucial. Car aussi étonnant que cela puisse paraitre à l’ère du numérique, le papier, le crayon ou l’argile restent les outils préalables privilégiés pour l’ébauche de nouvelles formes, même pour celles destinées à être peaufinées dans un logiciel.</p> <a name="eztoc432572_2" id="eztoc432572_2" class="anchor"></a><h3>Pourquoi est-ce hors de portée&nbsp;?</h3><p><strong>M.-P.C.&nbsp;:</strong>&nbsp;Créer ces nouveaux outils d’expression suppose de concevoir des méthodes centrées sur les utilisateurs, qui s’adaptent à leur capacité créative et non le contraire. Cela impose de nouveaux types de modèles pour les formes en mouvement, capables de répondre de manière intuitive aux gestes d’interaction.</p> <a name="eztoc432572_3" id="eztoc432572_3" class="anchor"></a><h3>Comment pensez-vous pouvoir y parvenir&nbsp;?</h3><p><strong>M.-P.C.&nbsp;:</strong>&nbsp;Nous avons déjà apporté une preuve du concept dans le cadre de mon ancienne équipe-projet Evasion (2003-2011). Nous avons conçu un modèle intelligent qui permet de dessiner rapidement des arbres réalistes dans des paysages virtuels&nbsp;: leur morphogenèse est imposée par leur silhouette, que l’utilisateur ébauche en 2D à plusieurs résolutions. Les détails, créés en 3D, sont automatiquement répliqués sur l’arbre. Mon but est d’appliquer ce type d’approche à une variété de domaines. Par exemple pour créer des vêtements&nbsp;: en partant de simples croquis 2D sur des images de personnages, il s’agira de générer leur surface développable 3D, de retrouver leur patron et de les adapter automatiquement à d’autres morphologies. Ma bourse ERC me permet de financer 5 doctorants, 5 post-doctorants, un ingénieur pendant 5 ans et 30 mois de séjours de professeurs invités.</p> <a name="eztoc432572_4" id="eztoc432572_4" class="anchor"></a><h3>Pourquoi vous intéressez-vous à cette créativité virtuelle&nbsp;?</h3><p><strong>M.-P.C.&nbsp;:</strong>&nbsp;Pour tout dire, en parallèle de mes études scientifiques, j’ai toujours été passionnée par le dessin et la sculpture. Après mon agrégation de mathématiques, j’ai fait une thèse en informatique graphique. Ce n’est donc pas un hasard si j’explore maintenant les possibilités de l’outil numérique pour offrir une plus grande créativité.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc432572_5" id="eztoc432572_5" class="anchor"></a><h3><strong>Créer un crayon virtuel expressif pour dessiner en 3D</strong></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/mp-cani-erc-informatique-graphique/432666-1-fre-FR/mp-cani-erc-informatique-graphique_medium.png" width="200" height="162" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Dans cet exemple, le créateur de vêtements esquisse un croquis qui est transformé pour habiller un mannequin en 3D - <cite>Inria/Evasion</cite> </span> </p></div> <p>Dans son projet ERC baptisé Expressive, Marie-Paule Cani propose d’utiliser les outils numériques, ordinateurs ou tablettes graphiques, pour ébaucher puis <strong>affiner des formes en trois dimensions avec plus de réalisme et de simplicité qu’avec un crayon</strong>. Au lieu de recourir aux techniques standards de l’informatique graphique conduisant à des logiciels requérant plusieurs années de formation, elle se propose de développer des modèles dynamiques de haut niveau&nbsp;: des représentations de formes et de mouvements capables de laisser le contrôle à l’utilisateur tout en l’aidant à obtenir le meilleur résultat possible. Pour cela, elle devra marier l’informatique graphique, sous ses composantes géométrie et simulation, avec l’interaction homme-machine et les sciences cognitives.</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc432572_5_0_0_0_0_1" id="eztoc432572_5_0_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6><strong>Lauréats 2011</strong></h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;,&nbsp;<strong>Remi Gribonval</strong>&nbsp;(Metiss, Rennes),&nbsp;<strong>Andreas Enge</strong>&nbsp;(Lfant, Bordeaux),&nbsp;<strong>Xavier Rival</strong>&nbsp;(Abstraction, Rocquencourt),&nbsp;<strong>Erwan Faou&nbsp;</strong>(Ipso, Rennes)&nbsp;ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;chercheurs confirmés&quot;, ce sont les projets de&nbsp;<strong>Marie-Paule Cani&nbsp;</strong>(Evasion, Grenoble),&nbsp;<strong>Nicholas Ayache&nbsp;</strong>(Asclepios, Sophia Antipolis)<strong>&nbsp;</strong>et&nbsp;<strong>Dale Miller</strong>(Parsifal, Saclay), qui ont été retenus par l'ERC.</p> </div> </div> Nicholas Ayache : « Imagerie Médicale et Informatique : le patient numérique personnalisé » http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/nicholas-ayache-imagerie-medicale-et-informatique-le-patient-numerique-personnalise Mon, 23 Jan 2012 00:00:00 +0100 ]]> <p>Nicholas Ayache est lauréat 2011 d’une bourse ERC de 2,5 millions d’euros destinée aux chercheurs confirmés. Engagé depuis de nombreuses années dans la recherche sur l’analyse et la simulation des images médicales, il va pouvoir aujourd’hui relever un défi de taille&nbsp;: concevoir des modèles numériques d’organes et de pathologies permettant d’intégrer les images médicales d’un patient et de simuler l’évolution de sa pathologie et la pertinence des traitements avant leur mise en œuvre.</p> <a name="eztoc432365_1" id="eztoc432365_1" class="anchor"></a><h3><strong>Quel est l’objectif de la recherche que vous avez proposée à l’ERC&nbsp;?</strong></h3><p>L’imagerie médicale a fait des progrès exceptionnels au cours des 30 dernières années. Elle permet aujourd’hui de capturer les propriétés structurelles et fonctionnelles des tissus et organes à diverses échelles : macroscopique au niveau des organes; microscopique, au niveau des cellules, et même nanoscopique à l’échelle des molécules. La recherche actuelle en imagerie vise à<strong>&nbsp;aider le clinicien à analyser cette quantité toujours croissante d’informations</strong>&nbsp;en intégrant la totalité de ces données dans des images 3 D multimodales (obtenues par des techniques différentes) et multi-échelles. </p> <p>Le projet ERC MedYMA entend aller plus loin encore en intégrant <strong>également la dimension temporelle</strong>&nbsp;afin de prendre en compte les propriétés dynamiques d’un organe, par exemple le mouvement cardiaque, la dynamique d’une pathologie, comme la croissance d’une tumeur cancéreuse ou l’atrophie de régions cérébrales dues à la maladie d’Alzheimer. Dans le premier cas, l’objectif est d’être capable de distinguer le plus tôt et le plus précisément possible s’il existe une anomalie de mouvement. Dans les deux autres cas, on cherche à&nbsp;quantifier la progression de la pathologie observée entre deux examens. Il s’agit aussi de permettre aux personnels médicaux d’<strong>identifier plus rapidement l’efficacité d’un traitement</strong>&nbsp;pour en changer rapidement le cas échéant, voire d’estimer à l’avance, grâce à la simulation, le traitement le mieux adapté à la pathologie du patient.</p> <a name="eztoc432365_2" id="eztoc432365_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quelle est l’originalité du projet&nbsp;? Le défi scientifique&nbsp;?</strong></h3><p>Pour intégrer toutes ces données, nous proposons d’ajuster des modèles biophysiques afin de les rendre spécifiques à chaque patient. Ces <strong>modèles génériques sont ainsi <em>personnalisés</em></strong>&nbsp;grâce aux images médicales. Ils sont construits à partir des propriétés physiques et biologiques des organes ou tissus, en tenant compte de la variabilité statistique existant entre les individus. &nbsp;Un point original du projet ERC MedYMA est la construction d’images médicales de synthèse à partir de ces modèles biophysiques. Ces images synthétiques permettront de valider les algorithmes d’analyse mis au point pendant le projet, mais aussi de concevoir de nouveaux algorithmes d’analyse s’appuyant sur des méthodes modernes d’apprentissage informatique. Ces images synthétiques devront donc être les plus réalistes possible&nbsp;: c’est un des grands défis scientifiques de ce projet!</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>L’analyse informatique des images médicales, en exploitant des modèles biophysiques et statistiques du vivant, permet de mieux interpréter les examens médicaux du patient, simuler l’évolution d’une pathologie et prédire l’efficacité d’une thérapie.&nbsp;</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>L’équipe Asclepios a déjà développé en partenariat avec les équipes Inria Sisyphe, Macs et Reo un premier modèle biophysique du cœur en s’appuyant sur la géométrie de l’organe et sur ses propriétés électrophysiologiques et mécaniques. Le projet ERC MedYMA permettra d’améliorer ce modèle de <strong>cœur virtuel personnalisé</strong>&nbsp;afin d’aider à quantifier le mouvement normal et détecter les anomalies (trouble du rythme, insuffisance cardiaque, etc.). Il pourra également être utilisé pour <strong>simuler une thérapie</strong>&nbsp;(ablation radiofréquence, implantation d’un <em>pace-maker</em>, etc.) et en prédire les bénéfices attendus pour le patient. En effet aujourd’hui environ 30% des patients appareillés ne bénéficient pas réellement de leur <em>pace-maker</em>. En oncologie - un autre de nos domaines d’application avec la neurologie et la cardiologie - on espère que les modèles permettront d’affiner la cible de la radiothérapie ou de la chirurgie en prenant mieux en compte l’infiltration non visible de la tumeur par la simulation.</p> <a name="eztoc432365_3" id="eztoc432365_3" class="anchor"></a><h3>&nbsp;<strong>Comment cette bourse va-t-elle vous aider dans cette entreprise&nbsp;? </strong></h3><p>La bourse ERC permet de planifier sur une période plus longue que d’ordinaire et donc de <strong>réaliser une recherche plus fondamentale</strong>, avec très peu de contraintes administratives. Elle financera principalement des doctorants, ainsi que quelques post-doctorants et ingénieurs car il s’agit surtout de recherche en algorithmique et en mathématiques appliquées avec un peu d’ingénierie logicielle. Ce travail sera effectué au sein de l’équipe Asclépios dont l’expertise - les chercheurs Hervé Delingette, Xavier Pennec, Maxime Sermesant sont impliqués dans le projet - contribuera au succès de l’entreprise. La bourse facilitera également le travail avec nos partenaires académiques et cliniques en France, mais aussi en Europe et aux Etats-Unis, et en particulier avec les trois nouveaux instituts hospitalo-universitaires (IHU) français avec lesquels nous collaborons pour la modélisation du cœur (Bordeaux), du cerveau (Pitié-Salpêtrière à Paris) et de l’appareil digestif (Strasbourg). Des partenaires industriels seront également associés tout au long du projet. C’est un élément indispensable pour assurer un transfert effectif des innovations.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc432365_4" id="eztoc432365_4" class="anchor"></a><h3><strong>Créer des patients virtuels à la demande</strong></h3><p>La création d’un modèle générique de patient au sein de MedYMA devrait constituer une rupture dans les capacités d’interprétation automatique d’images médicales et dans les pratiques cliniques. Ces modèles, construits sur la base des propriétés biophysiques des organes et des connaissances sur les pathologies, permettent de créer des cerveaux, des foies et des cœurs virtuels et de simuler la survenue et l’évolution de pathologies comme des tumeurs, des arythmies, des atrophies, etc.</p> <p>Ces images de synthèse pourront être générées à volonté et en très grand nombre pour établir des bases de données plus grandes et plus variées que les banques de données patients le plus souvent incomplètes et difficilement accessibles. Par exemple, il est possible de faire croître des tumeurs en modifiant les paramètres de prolifération et d’infiltration afin d’obtenir une gamme très importante de cas intermédiaires.</p> <p>De telles bases sont intéressantes pour tester la fiabilité des logiciels d’analyse d’images et d’aide au diagnostic. Elles le sont aussi pour entraîner les logiciels conçus pour affiner leur capacité de détection par apprentissage sur de nombreux cas. Une autre application envisagée consiste à générer des images de synthèse couvrant le plus grand nombre de cas possible pour animer une version médicale de simulateur de vol pour les pilotes. Les praticiens pourraient ainsi être confrontés, au cours de leur formation, à des situations extrêmes, très variées ou très rares qui leur assureraient une expertise aussi large que possible.</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc432365_4_0_0_0_0_1" id="eztoc432365_4_0_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6><strong>Lauréats 2011</strong></h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;,&nbsp;<strong>Remi Gribonval</strong>&nbsp;(Metiss, Rennes),&nbsp;<strong>Andreas Enge</strong>&nbsp;(Lfant, Bordeaux),&nbsp;<strong>Xavier Rival</strong>&nbsp;(Abstraction, Rocquencourt),&nbsp;<strong>Erwan Faou&nbsp;</strong>(Ipso, Rennes)&nbsp;ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;chercheurs confirmés&quot;, ce sont les projets de&nbsp;<strong>Marie-Paule Cani&nbsp;</strong>(Evasion, Grenoble),&nbsp;<strong>Nicholas Ayache&nbsp;</strong>(Asclepios, Sophia Antipolis)<strong>&nbsp;</strong>et&nbsp;<strong>Dale Miller</strong>(Parsifal, Saclay), qui ont été retenus par l'ERC.</p> </div> </div> Inria vous souhaite une très belle année http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/voeux-2012 Fri, 23 Dec 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Inventer le Nouveau Monde numérique, c’est la mission et la volonté de tous nos chercheurs. En 2012, nous vous présentons tous nos vœux et vous invitons à poursuivre ensemble cette découverte… &nbsp;</p> <div class="object-center xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://static.inria.fr/www/videos/voeux/INRIA_carte_voeux_web_2012.flv&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> <br class="clear" /> <p><strong>Découvrez ce que pensent les Français du numérique&nbsp;: <a href="/" target="_self">1re édition du Baromètre «&nbsp;Les Français et le numérique&nbsp;» </a></strong></p> Nos articles les plus lus en 2011 http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/top-10 Thu, 22 Dec 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>En 2011, l'actualité a été riche et variée dans le domaine des sciences du numérique. Parmi les articles les plus consultés sur notre site, vous avez été très nombreux à vous intéresser aux thématiques liées à la sécurité des données, au rapport des français face au &quot;Nouveau Monde numérique&quot;, à l'histoire d'internet ou encore à la réalité augmentée. Autant de nouveaux enjeux et défis scientifiques à relever pour nos chercheurs ! </p> <a name="eztoc427971_1" id="eztoc427971_1" class="anchor"></a><h3><a href="/recherches/actualites/anonymat-sur-internet-des-identifiants-tres-parlants" target="_self">Anonymat sur internet : des identifiants très parlants</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/recherche/images-chapo/anonymat-sur-internet/345394-1-fre-FR/anonymat-sur-internet_vignette_resume.jpg" width="110" height="88" alt="Illustration de l'anonymat sur Internet" title="Illustration de l'anonymat sur Internet" /> </span> <span class="legende"> Anonymat sur Internet - <cite>© Tyler Olson - Fotolia.com</cite> </span> </p></div> <p>Le choix d'un identifiant peut avoir un impact sur les démarches marketing qui envahiront vos courriels. C'est ce que suggère un article publié dans la revue du MIT et qui montre pour la première fois que l'identifiant lui-même peut fournir des informations sur son propriétaire. Daniele Perito, jeune doctorant italien dans l'équipe Planète, a contribué à cette recherche, sous la direction de Claude Castelluccia, et a mis au point un outil permettant de tester les identifiants.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc427971_2" id="eztoc427971_2" class="anchor"></a><h3><a href="/actualite/actualites-inria/barometre-les-francais-le-numerique" target="_self">Les Français &amp; Le Nouveau Monde numérique</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-chapo/les-francais-et-le-numerique-revelation/417545-1-fre-FR/les-francais-et-le-numerique-revelation_xml_vignette.jpg" width="110" height="83" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>© 22 mars</cite> </span> </p></div> <p>Santé, industrie, transports, agriculture, communication, environnement… pas un domaine qui n’ait radicalement évolué grâce aux sciences et aux technologies du numérique. Des inventions qui façonnent aujourd’hui les contours d’un « Nouveau Monde ». Ce quotidien, à la fois invisible, multiple et omniprésent, soulève une question fondamentale : quelle compréhension les Français ont-ils du monde numérique dans lequel ils évoluent ?</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc427971_3" id="eztoc427971_3" class="anchor"></a><h3><a href="/actualite/actualites-inria/les-debuts-du-web" target="_self">Les origines du « .fr » racontées par quatre pionniers</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/logos/partenaires/logo-fr/411475-1-fre-FR/logo-fr_xml_vignette.jpg" width="110" height="83" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Afnic</cite> </span> </p></div> <p>En France, l’internet est né au sein du Bâtiment 8 du centre Inria Paris-Rocquencourt, qui hébergeait les jeunes chercheurs de retour des Etats-Unis. Peu à peu, face au succès de ce nouveau moyen de communication, l’Afnic a été créée pour gérer les noms de domaine, c’est-à-dire les adresses en .fr, plus faciles à mémoriser que l’adresse IP. Clins d’œil des acteurs sur le contexte de cette naissance.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc427971_4" id="eztoc427971_4" class="anchor"></a><h3><a href="/actualite/actualites-inria/interview-d.groten-j.lemordant" target="_self">Dirk Groten : &quot;La réalité augmentée est le média de masse de demain&quot;</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/scientifiques/images-chapo/portrait-dirk-groten/354446-2-fre-FR/portrait-dirk-groten_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Portrait Dirk Groten" title="Portrait Dirk Groten" /> </span> </p></div> <p>Directeur de la technologie chez Layar, société néerlandaise, Dirk Groten est intervenu au séminaire IN’Tech sur la réalité augmentée au centre de recherche Grenoble Rhône-Alpes en avril dernier. Il revient sur les perspectives d'avenir de la réalité augmentée et l'expansion rapide de son entreprise, Layar.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc427971_5" id="eztoc427971_5" class="anchor"></a><h3><a href="/centre/sophia/actualites/comment-skyper-sans-etre-observe" target="_self">Comment Skyper sans être observé ?</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-chapo/wevbcam/414482-1-fre-FR/wevbcam_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Alterfalter - Fotolia.com</cite> </span> </p></div> <p>Skype est une solution de voix sur IP utilisée par des centaines de millions de personnes à travers le monde. Des chercheurs Inria (Stevens Le Blond, Arnaud Legout et Walid Dabbous), en partenariat avec une équipe du Polytechnic Institute de New York, ont montré qu’un utilisateur malveillant pouvait porter atteinte à la vie privée de n’importe quel utilisateur de Skype.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc427971_6" id="eztoc427971_6" class="anchor"></a><h3><a href="/actualite/actualites-inria/debats-ville-numerique" target="_self">La ville de demain sera conçue pour l’humain</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-chapo/michel-parent-et-roland-castro-face-a-face-chapo/414348-1-fre-FR/michel-parent-et-roland-castro-face-a-face-chapo_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Photo S. Tetu - La Company</cite> </span> </p></div> <p>Etalement des villes, pavillonnaire, grosses voitures et hypermarché… le modèle dominant issu de l’imaginaire des années 1950 n’est plus adapté aux défis de notre temps. L’heure est venue de repenser la ville. Débat entre Michel Parent, chercheur Inria et Roland Castro, architecte et urbaniste.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc427971_7" id="eztoc427971_7" class="anchor"></a><h3><a href="/actualite/actualites-inria/informatique-au-lycee" target="_self">L’informatique et les sciences du numérique bientôt enseignées au lycée</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-chapo/robert-cabane/347981-4-fre-FR/robert-cabane_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Robert Cabane" title="Robert Cabane" /> </span> </p></div> <p>Robert Cabane est inspecteur général de Mathématiques à l’Education nationale, et animateur du groupe de travail qui a été mis en place pour coordonner la création des programmes d’informatique en terminale dispensés à la rentrée 2012. Alors que démarre la phase de déploiement dans les académies, Robert Cabane met en lumière, à la sortie du séminaire de Montpellier, l’importance de la collaboration avec Inria et ses centres régionaux.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc427971_8" id="eztoc427971_8" class="anchor"></a><h3><a href="/actualite/actualites-inria/tendances-et-defis-des-annees-2.0" target="_self">Tendances et défis des années 2.0</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-chapo/dessin-web-social/422735-1-fre-FR/dessin-web-social_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>© suphakit73 - Fotolia.com</cite> </span> </p></div> <p>Selon le baromètre Inria/TNS Sofres 2011, près d’un Français sur deux déclare ne plus pouvoir se passer des réseaux sociaux. Cet engouement témoigne à lui seul du succès du web social, succès qui s’accompagne néanmoins d’une multiplication des données personnelles présentes sur la toile. Maîtriser les outils d'interaction et contrôler son image sur le web deviennent ainsi des enjeux essentiels, autant pour les particuliers que pour les entreprises…Et un défi scientifique pour les chercheurs.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc427971_9" id="eztoc427971_9" class="anchor"></a><h3><a href="/centre/rennes/actualites/confection-crepes-virtuelles" target="_self">La recette des crêpes virtuelles : scientifique et ludique</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/rennes/actualites-images/illustrations-diverses/crepes-virtuelles/343082-1-fre-FR/crepes-virtuelles_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="L'apprenti crêpier utilisant les deux bras haptiques. © J.Pettre - Inria" title="L'apprenti crêpier utilisant les deux bras haptiques. © J.Pettre - Inria" /> </span> </p></div> <p>En réalisant un outil de simulation pour s'entraîner à faire des crêpes, des chercheurs rennais améliorent la gestion du retour de force quand des liquides sont impliqués dans le scénario. Ces innovations intéressent tout autant l'univers du jeu vidéo que les fabricants de simulateurs médicaux. Détail de la recette avec Anatole Lécuyer, chercheur Inria au centre Rennes - Bretagne Atlantique.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc427971_10" id="eztoc427971_10" class="anchor"></a><h3><a href="/actualite/actualites-inria/internet-du-futur" target="_self">La « massification » du web transforme les relations sociales</a></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-chapo/kermarrec-cardon-face-a-face/406658-1-fre-FR/kermarrec-cardon-face-a-face_xml_vignette.jpg" width="110" height="83" alt="Anne-Marie Kermarrec, Directrice de recherche et Dominique Cardon, Sociologue" title="Anne-Marie Kermarrec, Directrice de recherche et Dominique Cardon, Sociologue" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Photo S. Tetu - La Company</cite> </span> </p></div> <p>Nouveaux enjeux, nouveaux défis, nouveaux risques, nouvelles craintes… L’Internet de demain, dont la recherche trace dès aujourd’hui les contours, est au cœur de nombreux débats concernant notamment la protection de la vie privée.</p> Inria collabore avec ALMA, le plus grand projet de radio-télescope du Monde http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/alma-le-plus-grand-projet-de-radio-telescope Wed, 21 Dec 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Inria et&nbsp;ALMA&nbsp;(<em>Atacama Large Millimeter / submillimeter Array)</em>&nbsp;conçoivent ensemble, avec la participation du&nbsp;CNAM&nbsp;(Conservatoire National des Arts et Métiers), les interfaces homme-machine de contrôle du radio-télescope révolutionnaire en phase de construction dans le désert d’Atacama, au nord du Chili.&nbsp;</p> <p>&nbsp;Situé sur le plateau de Chajnantor, à 5000 mètres d'altitude, l'observatoire donnera la possibilité aux chercheurs et astronomes d’étudier divers phénomènes sur la formation de l’univers. Une fois achevé, il constituera<strong>&nbsp;le plus important observatoire astronomique au monde</strong>, avec 66 antennes de haute précision. Cet ambitieux projet international&nbsp; compte avec la participation de différents pays d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie, en collaboration avec la République du Chili.</p> <p>&nbsp;L'équipe In Situ d'Inria et ALMA collaborent depuis 2 ans sur la conception et le développement des <strong>interfaces de contrôle du télescope</strong>. La complexité de ce télescope nécessite en effet l'utilisation de technologies avancées de visualisation interactive de masses de données.</p> <p>&nbsp;Suite aux résultats fructueux de ces deux premières années de collaboration, Michel Cosnard, P-dg d’Inria, et Thijs de Graauw, Directeur d'ALMA, ont signé le 30 novembre dernier un protocole d’accord qui renforcera les liens entre ces deux institutions. Cette coopération s’inscrit dans le cadre du CIRIC (Communication and Information Research &amp; Innovation Center) qu’Inria s'apprête à ouvrir au Chili début 2012, en collaboration avec 9 universités du pays.&nbsp;</p> Dale Miller : « Faire que la preuve soit universelle » http://www.inria.fr/centre/saclay/actualites/dale-miller-faire-que-la-preuve-soit-universelle Tue, 06 Dec 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Bénéficiaire d’une bourse ERC Advanced Grant destinée aux chercheurs confirmés, Dale Miller s’engage sur le difficile chemin de la preuve. Son objectif&nbsp;: dans ce domaine très abstrait mais qui a un impact certain sur le monde réel, standardiser les systèmes de preuve et leur délivrer des certificats afin d’améliorer la confiance que l’on peut avoir en eux.</p> <p>Dale Miller en est convaincu&nbsp;: l’obtention du financement ERC va les aider lui et Parsifal, son équipe-projet, à avancer de façon significative sur le long chemin de la preuve. Et cette avancée bénéficiera à tout le monde&nbsp;! Cette preuve est un peu le Graal des chercheurs en sciences informatiques et mathématiques. Comment prouver qu’un logiciel ou un circuit électronique fait bien ce qui est attendu de lui et qu’il le fait dans les conditions et conformément aux spécifications qui ont présidé à sa création&nbsp;? Pour prouver la validité d’un programme de plusieurs millions de lignes de code, il faut parfois concevoir un nouveau programme, composé lui de plusieurs centaines de milliers de lignes de code…</p> <p>Le sujet est loin d’être trivial. Les systèmes numériques se multiplient et pas seulement dans les domaines des loisirs ou du divertissement, domaines dans lesquels l’utilisateur peut relancer lui-même son système en cas d’erreur ou se passer d’une fonction si elle est affectée par un bogue. Aujourd’hui, des codes et des programmes pilotent, contrôlent, automatisent de nombreuses tâches qui ont un impact sur nos vies quotidiennes et qui ne tolèrent aucun dysfonctionnement. Le<strong>&nbsp;lancement d’une fusée</strong>&nbsp;qui va larguer un satellite de communications supposé fonctionner de façon autonome pendant une quinzaine d’années doit être fiabilisé à 100%. De même, le <strong>monitoring de la température d’une couveuse</strong>&nbsp;ou du rythme cardiaque d’un patient qui vient d’être opéré du cœur ne supporte aucune défaillance. Sans parler des avions de ligne, des systèmes de transactions bancaires, des télécommunications, etc. A cela s’ajoute la question de la sécurité, c’est-à-dire comment protéger tous ces objets numériques des virus et des attaques malveillantes.</p> <p>Dale Miller travaille sur ces sujets depuis longtemps. Après un Ph.D. en mathématiques à l’université de Carnegie Mellon, il est professeur et chercheur en informatique. D’abord aux Etats-Unis, puis en Europe où sa matière, la logique computationnelle, bénéficie d’un grand intérêt des milieux de la recherche. Edimbourg, Glasgow, Gênes, Pise, Sienne l’attirent tout particulièrement. Mais c’est en France qu’il trouve son centre de gravité. Cet Américain marié à une Italienne, s’installe en région parisienne en 2002 lorsqu’il devient directeur de recherche au centre Inria de Saclay et professeur à l’Ecole Polytechnique. Son français n’est pas à la hauteur de son investissement dans la recherche hexagonale, «&nbsp;<em>il faudrait que je quitte le labo si je voulais vraiment parler français&nbsp;!&nbsp;</em>», affirme-t-il. C’est vrai qu’il est quotidiennement entouré d'une équipe cosmopolite : un Allemand, un Américain, un Indonésien, des Néerlandais, Italiens... et des Français. Et que la langue de travail dans la recherche reste l’anglais&nbsp;!</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>L’idée est de créer une place de marché où il sera possible d’échanger et de partager les systèmes de preuve élaborés ici ou là.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Il invoque la Tour de Babel, non pour parler du multilinguisme de son environnement, mais bien pour décrire la situation en matière de preuve. «&nbsp;<em>Il n’existe aucun standard dans ce domaine. Chaque fois qu’il faut prouver qu’un système fonctionne, il faut un budget et un étudiant pour développer un vérificateur des preuves de propriétés du système. Et encore, ce vérificateur est conçu ad hoc et il ne fonctionne que pour un seul système. Parfois, il ne marche même pas pour la version suivante du système&nbsp;!&nbsp;</em>». Le contre-exemple le plus explicite est celui des fichiers texte&nbsp;: «&nbsp;<em>depuis que quelqu’un a inventé le langage html, les fichiers peuvent être lus par n’importe quel navigateur. C’est ce à quoi nous voulons parvenir dans le domaine de la preuve.</em>».</p> <p>Son idée&nbsp;: faire de la «&nbsp;chimie informatique&nbsp;», c’est-à-dire utiliser les atomes d’inférences existants pour élaborer des molécules d’inférences. Autrement dit, proposer des modules de systèmes de preuves certifiés pour pouvoir composer un système arbitraire… «&nbsp;<em>L’idée est de créer une place de marché où il sera possible d’échanger et de partager les systèmes de preuve élaborés ici ou là</em>&nbsp;». Pour parvenir à cela, Dale Miller envisage de délivrer des «&nbsp;certificats de preuve&nbsp;», c’est l’objet du projet ProofCert qui lui a valu la bourse ERC. «&nbsp;<em>En fait, ce sujet est très abstrait, mais il a un vrai impact sur le monde réel et sur notre vie...</em>&nbsp;», conclut-il.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc424219_1" id="eztoc424219_1" class="anchor"></a><h3>ProofCert, certifier la preuve&nbsp;!</h3><p>Pendant trois années, Dale Miller a peaufiné le projet ProofCert dans différents colloques et auprès d’agences de financement avant de se voir attribuer la bourse ERC Advanced Grant, soit 2,2 millions d’euros pour 5 ans à compter de janvier 2012. Concrètement cela va se traduire par le recrutement de doctorants, de post-doctorants et d'invitations de nombreux chercheurs du domaine.</p> <p>Très schématiquement, l’objectif de ProofCert est de standardiser les systèmes de preuve, de les certifier, de les répertorier dans une bibliothèque et de les mettre à disposition sur une place de marché. «&nbsp;<em>L’idée est d’instaurer une confiance dans les systèmes de preuve existants afin que les gens puissent échanger et partager leurs travaux dans ces domaines&nbsp;</em>», explique Dale Miller, «&nbsp;<em>un peu comme dans le domaine des virus et des antivirus, qui est aujourd’hui très dynamique et très coopératif</em>&nbsp;».</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc424219_1_0_0_0_0_1" id="eztoc424219_1_0_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6><strong>Lauréats 2011</strong></h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;,&nbsp;<strong>Remi Gribonval</strong>&nbsp;(Metiss, Rennes),&nbsp;<strong>Andreas Enge</strong>&nbsp;(Lfant, Bordeaux),&nbsp;<strong>Xavier Rival</strong>&nbsp;(Abstraction, Rocquencourt),&nbsp;<strong>Erwan Faou&nbsp;</strong>(Ipso, Rennes)&nbsp;ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;chercheurs confirmés&quot;, ce sont les projets de&nbsp;<strong>Marie-Paule Cani </strong>(Evasion, Grenoble),&nbsp;<strong>Nicholas Ayache </strong>(Asclepios, Sophia Antipolis)<strong>&nbsp;</strong>et <strong>Dale Miller </strong>(Parsifal, Saclay), qui ont été retenus par l'ERC.</p> </div> </div> Expédition Tara : le plancton en dit long sur le climat http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/tara-le-plancton-en-dit-long-sur-le-climat Fri, 02 Dec 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Samedi 5 septembre 2009. Le bateau Tara part de Lorient pour une expédition de deux ans et demi sur les océans du monde entier. Cette expédition est la première tentative d'étude planétaire du plancton marin. Le but est de mieux connaître cet écosystème, en étudiant sa biodiversité et en comprenant mieux son rôle fondamental dans la régulation du climat. Séquençage ADN, bio-informatique, Laurent Noé, membre de l'équipe-projet Bonsai revient sur l'expertise de son équipe dans cette aventure.</p> <a name="eztoc423867_1" id="eztoc423867_1" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les thématiques de recherche de Bonsai ?</h3><p><strong>Laurent Noé</strong>&nbsp;: La bio-informatique a connu un important développement ces vingt dernières années. Cette évolution s'est accompagnée d'innovations importantes en biologie moléculaire concernant les technologies de séquençage, le transcriptome, la protéomique, qui permettent d'accéder à une mine d'informations. Ces données constituent une opportunité inédite d'élucider le fonctionnement du génome et de la cellule. L'objectif principal de Bonsai est de développer des outils informatiques pour l'analyse des génomes et des séquences à grande échelle. Cela inclut la définition de modèles combinatoires et d'algorithmes efficaces, la mise en œuvre dans des logiciels robustes et diffusés, la validation sur des données biologiques. La plupart de nos projets de recherche sont menés en collaboration avec des équipes de recherche de biologie.</p> <a name="eztoc423867_2" id="eztoc423867_2" class="anchor"></a><h3>Quel est l'objectif de l'expédition Tara ? <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/lille/actualites-images/chapo/tara-chapo/424949-3-fre-FR/tara-chapo_medium.jpg" width="200" height="150" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> ©Yann Chavance / Tara Expéditions </span> </p></div> </h3><p><strong>Laurent Noé</strong>&nbsp;: Les scientifiques ont découvert récemment l'importance du plancton pour le climat : non seulement la population planctonique peut être affectée très rapidement par les variations climatiques dans sa taille et sa nature, mais elle peut à son tour influencer le climat en modifiant l'absorption du carbone. Dans un contexte de changements physico-chimiques rapides, comme l'acidification observée aujourd'hui dans les océans, il devient urgent de prédire l'évolution des planctons. Par ailleurs, ces micro-organismes génèrent des sédiments de plusieurs centaines de mètres à la surface des fonds océaniques qui nous permettent de revenir au temps des premiers océans sur Terre et de comprendre l'histoire de notre biosphère. Les données qui sont extraites vont être d’abord filtrées puis ensuite analysées.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>L'équipe Bonsai &quot;booste&quot; le séquençage ADN des planctons marins</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc423867_3" id="eztoc423867_3" class="anchor"></a><h3>Quel est le rôle de Bonsai dans ce projet ?</h3><p><strong>Laurent Noé</strong>&nbsp;: L'équipe Bonsai s'inscrit dans le projet Mappi, lui même interne au projet Tara. Le projet Mappi regroupe quatre partenaires : Le <a href="http://www.genoscope.cns.fr/spip/" target="_blank">Génoscope</a>, le <a href="http://www.liafa.jussieu.fr/" target="_blank">LIAFA</a>, le <a href="http://www.lifl.fr/" target="_blank">LIFL</a>&nbsp; et l'<a href="http://www.google.fr/search?q=IRISA&amp;ie=utf-8&amp;oe=utf-8&amp;aq=t&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a" target="_blank">IRISA</a>. Les trois derniers étant des groupes de recherche en informatique dont l'expertise est complémentaire pour les données à traiter et les techniques a développer. En effet, chacun est spécialiste dans l'un des thèmes du projet: structures d'indexation, algorithmes sur les séquences, algorithmes distribués et parallèles, analyse de séquences biologiques, etc. Ces groupes vont proposer de nouveaux algorithmes et développer des logiciels open source qui faciliteront l'analyse des échantillons transmis par le bateau Tara toutes les huit semaines. Le Génoscope, l'un des partenaires majeurs du projet Tara va d'abord séquencer les échantillons ADN et ARN de protistes marins (petits organismes eucaryotes présents dans le plancton) récoltés dans différents lieux à la surface du globe. Ensuite, il faudra procéder au traitement bio-informatique. Cependant, les logiciels existants utilisés par le Génoscope ne sont pas adaptés aux besoins actuels du projet. Les séquenceurs utilisés produisent d’énormes quantités de petites séquences, totalisant plusieurs TeraBytes. La masse de données à aligner et à assembler est si importante que cela représente le goulot d’étranglement de ces nouvelles technologies. Les plus rapides&nbsp; logiciels actuels (Tel que Blast) ne sont pas capables de passer à l’échelle en terme de temps de calcul intensif. C'est à ce stade de projet qu'intervient Bonsai, en essayant de rendre le filtrage plus rapide. <strong>L'objectif est de fournir des méthodes algorithmiquement plus efficaces</strong>, afin de faciliter et de rendre plus précise l'analyse des échantillons de planctons.</p> <a name="eztoc423867_4" id="eztoc423867_4" class="anchor"></a><h3>Comment procédez-vous ?</h3><p><strong>Laurent Noé</strong>&nbsp;: L’idée principale est de savoir ce qu’on a dans cette &quot;soupe&quot;, la quantité et le type d’individus à partir des échantillons d'ADN et d'ARN. Or, les échantillons sont composés de millions de séquences. La difficulté majeure est d'assembler ces petits morceaux et de leur attribuer une espèce. Il faut pour cela détecter les similarités ! C'est un problème éminemment compliqué à cette échelle. Plusieurs méthodes pour cela : on fait une analyse globale, on recherche les similarités entre ces séquences et des séquences connues; on utilise un &quot;classifieur&quot;, outil permettant d'attribuer un type à une séquence, et ce, toujours en se basant sur les similarités. L’objectif étant toujours de faciliter le temps de calcul.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Il devient urgent de prédire l'évolution des planctons</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc423867_5" id="eztoc423867_5" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les enjeux d'un tel &quot;décodage&quot; pour l'avenir ?</h3><p><strong>Laurent Noé</strong>&nbsp;: Mieux connaitre et voir l’évolution de l’espèce, anticiper les conséquences sur le climat en d’une part protégeant la population planctonique, et d’autre part son influence sur le climat via absorption du carbone. Autant d’enjeux qui peuvent paraitre abstraits, mais demeurent néanmoins plus que concrets dans un contexte de changements physico-chimiques rapides.</p> Tendances et défis des années 2.0 http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/tendances-et-defis-des-annees-2.0 Mon, 28 Nov 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Selon le baromètre Inria/TNS Sofres 2011, près d’un Français sur deux déclare ne plus pouvoir se passer des réseaux sociaux. Cet engouement témoigne à lui seul du succès du web social, succès qui s’accompagne néanmoins d’une multiplication des données personnelles présentes sur la toile. Maîtriser les outils d'interaction et contrôler son image sur le web deviennent ainsi des enjeux essentiels, autant pour les particuliers que pour les entreprises…Et un défi scientifique pour les chercheurs. </p> <p><strong>Regards croisés sur l’évolution du web social entre Fabien Gandon, chercheur Inria et Fred Cavazza, consultant en médias sociaux.</strong></p> <a name="eztoc422506_1" id="eztoc422506_1" class="anchor"></a><h3><strong>Qu’est-ce que le web social pour vous&nbsp;?</strong> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-corps/frederic-cavazza/422649-3-fre-FR/frederic-cavazza_medium.jpg" width="110" height="166" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Frédéric Cavazza</cite> </span> </p></div> </h3><p><strong>Fred Cavazza&nbsp;</strong>: Je parle de web social ou de médias sociaux&nbsp;pour désigner l’ensemble des plateformes, services et technologies qui stimulent des conversations et des interactions sociales sur le web et sur le mobile. Pour moi, le web a toujours été social&nbsp;: il a commencé avec les emails, les pages personnelles puis les sites d’amis. En revanche, l’intensification des usages est très forte depuis les années 2005 et l’avènement du web 2.0, car il s’est créé un effet réseau&nbsp;: on y va parce que tout le monde y est. En effet, la valeur du réseau augmente avec le nombre d’utilisateurs. Ce succès repose en partie sur le fait qu’aujourd’hui les Français sont plus à l’aise avec l’outil informatique et qu’ils sont bien équipés en ordinateur et en smartphone.</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/fabien-gandon/422619-1-fre-FR/fabien-gandon_medium.jpg" width="110" height="165" alt="Fabien Gandon, chercheur au sein de l'équipe Edelweiss" title="Fabien Gandon, chercheur au sein de l'équipe Edelweiss" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Photo S. Tetu - La Company </cite> </span> </p></div> <p><strong>Fabien Gandon&nbsp;:</strong>&nbsp;J’associe l’émergence du web social à l’ouverture du web à l’écriture au milieu des années 1990 avec le wiki puis les forums, les blogs, etc. En cherchant à faciliter la production et la publication de contenus, cette ouverture a cristallisé des activités sociales autour de contenus, comme les concerts ou les photos, ou de réseautage. Ce qui est amusant, c’est que le projet initial du web à la fin des années 1980 prévoyait la lecture et l’écriture, mais seule la consultation a été déployée à l’époque pour des raisons techniques et culturelles. Le web social a ainsi débuté comme un effet secondaire de la redécouverte d’un web inscriptible. Il s’agit d’une rupture de pratiques. En 1990, on parlait de consommateur de contenu. Il est aujourd’hui question de <em>consomacteur</em>, un néologisme qui dit que l’utilisateur est maintenant systématiquement un acteur potentiel. L’ensemble de ces applications web permettant l’action et l’interaction des utilisateurs forme le paysage du web social.</p> <a name="eztoc422506_2" id="eztoc422506_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quelles sont les tendances actuelles&nbsp;? </strong></h3><p><strong>Fred Cavazza&nbsp;</strong>: Je constate qu’avec le temps le nombre de producteurs de contenus diminue. Les pratiques se professionnalisent en quelque sorte, avec des contenus réalisés par des professionnels, des semi-professionnels ou assimilés. La plupart des internautes s’impliquent uniquement dans la réaction ou le partage. Sur les 25 millions de français sur les médias sociaux, 0,5% seulement proposent du contenu.</p> <p><strong>Fabien Gandon&nbsp;</strong>: Il se pourrait également que les contributions amateurs soient toujours en augmentation mais qu’elles soient éclipsées par l’explosion des contenus professionnels, notamment les productions du marketing viral. Des réseaux comme MySpace ou Jamendo donnent accès à des réseaux spécialisés dans l’amateurisme en quelque sorte.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Sur les 25 millions de français sur les médias sociaux, 0,5% seulement proposent du contenu.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc422506_3" id="eztoc422506_3" class="anchor"></a><h3><strong>Les attentes des internautes d’aujourd’hui&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Fred Cavazza&nbsp;</strong>: Il reste des besoins latents liés à la complexification des plateformes sociales et leur intégration sur l’ensemble des sites web. Des services se développent comme Neiio, dont l’objectif est de simplifier le web social en offrant une aide ou un accompagnement. Un autre besoin latent concerne des outils pour maîtriser son image sur les réseaux.</p> <p><strong>Fabien Gandon&nbsp;</strong>: Il me semble que les utilisateurs sont de plus en plus conscients des risques qu’il y a à exposer des informations sur leur vie privée et demandent le droit à l’oubli. Certains ont eu le réflexe de se désinscrire des applications ou même d’utiliser l’application «&nbsp;suicide machine&nbsp;» pour s’effacer. Mais c’est très difficile car le web actuel souffre d’hypermnésie&nbsp;: chaque clic est gardé en mémoire... De plus, les services gratuits sont rares et la vie privée des internautes est une monnaie d’échange&nbsp;: l’installation d’un jeu par exemple peut-être conditionnée à l’accès à leur GPS.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>nous avons une ombre informationnelle qui est constituée de toutes les traces que nous laissons sur le web</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p><strong>Fred Cavazza&nbsp;</strong>: Même sans web social, la vie privée est une illusion. On peut savoir énormément de choses sur vous à partir de votre carte de crédit, carte Navigo, téléphone mobile, etc. J’ai coutume de dire que nous avons une ombre informationnelle qui est constituée de toutes les traces que nous laissons sur le web, mais bien malins sont ceux qui sauront les exploiter à des fins de ciblage marketing.</p> <p><strong>Fabien Gandon&nbsp;</strong>: Dans une certaine mesure je suis d’accord. Mais la facture de la banque vous alerte sur ce qu’elle raconte de votre vie privée et vous pouvez décider, par exemple, de payer en liquide. Sur le Web, même si vous utilisez des mots de passe, chaque clic de souris est stocké et analysé. Pour reprendre votre métaphore, il faut que chacun puisse voir son ombre. C’est, par exemple, la condition <em>sine qua none</em>&nbsp;du droit à l’oubli.</p> <p>La centralisation de ces données personnelles est elle-même un danger et confère un monopole et un pouvoir immense aux applications comme Facebook. C’est contraire à la conception défendue par le W3C d’un web hautement distribué et neutre. D’autres applications peuvent se développer en respectant ces principes, comme Diaspora, une plateforme open-source concurrente de Facebook.</p> <a name="eztoc422506_4" id="eztoc422506_4" class="anchor"></a><h3><strong>Quels défis technologiques se posent aujourd’hui autour du web social&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Fabien Gandon&nbsp;</strong>: Le défi scientifique majeur autour des réseaux sociaux est l’analyse de la masse gigantesque de données qu’ils génèrent. Il faut donc des outils efficaces pour les gérer, les exploiter, faire des traitements pour créer des services mais aussi pour effacer les traces dans le cadre du droit à l’oubli, assurer la confidentialité, la possibilité de tous de s’exprimer et d’interagir sur le web, faire des interfaces simples. C’est possible aujourd’hui avec les outils du web sémantiques sur lesquels nous travaillons. Cependant un défi interdisciplinaire encore plus grand est de construire des applications complètes qui permettent à chaque acteur de savoir ce qu’il donne et ce qu’il reçoit et de le faire en conscience. Cela demande des percées en informatique mais aussi, par exemple, en ergonomie.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Le défi scientifique majeur autour des réseaux sociaux est l’analyse de la masse gigantesque de données qu’ils génèrent</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p><strong>Fred Cavazza&nbsp;</strong>: Il serait intéressant en effet que des prestataires de service puissent collecter, analyser et interpréter automatiquement l’ensemble des faits et gestes enregistrés sur les réseaux pour en tirer des services à valeur ajoutée à destination des utilisateurs, annonceurs autant que commerçants ou internautes. &nbsp;Des sociétés comme Hunch s’y emploient aux Etats-Unis, mais je ne sais pas si de telles pratiques seraient tolérées en France.</p> <a name="eztoc422506_5" id="eztoc422506_5" class="anchor"></a><h3><strong>Votre vision du web social en 2020&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Fred Cavazza&nbsp;</strong>: C’est un exercice délicat dans un domaine où l’évolution s’envisage à 1 ou 2 ans&nbsp;! Je pense que l’on va vers un web plus riche et omniprésent car tout ce qui sera fait en ligne sera notifié automatiquement aux personnes que l’internaute aura sélectionnées … Cette notification automatique commence sur Facebook mais elle va se généraliser. Tous nos faits et gestes seront relayés et archivés sur la toile. C’est une présence pervasive au travers du web social.</p> <p><strong>Fabien Gandon&nbsp;</strong>: Il suffit en effet de regarder où en était le web en 2001 pour voir à quel point l’exercice de prédiction est dangereux&nbsp;! Il me semble également que le web diffus est une tendance claire et inévitable. Avec le déploiement de l’internet des objets, chacune de nos actions sur un objet (frigo, etc.) aura un écho sur le web et vice versa&nbsp;(webTV, domotique, réalité augmentée, etc.). Nos échanges sociaux passeront également par ces nouveaux canaux. On peut parler d’hyperconnection.</p> <p>Une autre tendance consiste à mettre les utilisateurs au service de certaines applications&nbsp;: c’est le calcul par l’humain (<em>human computing</em>). Par exemple, l’ESP game et autres GWAP utilisent l’aspect ludique pour faire étiqueter des bases d’images par les joueurs. Des millions d’internautes pourraient ainsi être exploités par des applications en ligne, parfois à leur insu. Là aussi une réflexion éthique s’impose…</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>...le web diffus est une tendance claire et inévitable</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Un autre défi pour 2020 est de ne pas renforcer la fracture numérique existant entre ceux qui savent et sont équipés, et les autres. Car le risque est que, le système se complexifiant, il repose sur des infrastructures <em>hightech</em>&nbsp;et qu’il soit de plus en plus difficile de conserver des utilisations simples.</p> <a name="eztoc422506_6" id="eztoc422506_6" class="anchor"></a><h3><strong>Est-ce que ce développement pervasif du web social est compatible avec un développement durable, c’est-à-dire sobre en utilisation de matières premières et d’énergie&nbsp;</strong>?</h3><p><strong>Fabien Gandon&nbsp;</strong>: L’évolution du web ne signifie pas nécessairement croissance (toujours plus de réseau, toujours plus d’échanges, toujours plus de machines). On peut le développer de façon plus intelligente en proposant moins de connexions, au bon moment et au bon format et en ne conservant pas toutes les données comme c’est le cas à l’heure actuelle. D’une manière générale, on ne pourra pas augmenter infiniment les capacités sans que cela ait un coût environnemental et énergétique raisonnable. L’humain aussi devra éviter la saturation&nbsp;! L’évolution du web aura besoin de prendre en compte les dimensions psychologique, sociale et culturelle.</p> Des objets capables de communiquer http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/des-objets-capables-de-communiquer Thu, 24 Nov 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Nathalie Mitton est responsable scientifique de l’équipe-projet Pops au centre Inria Lille – Nord Europe. Elle a soutenu son habilitation à diriger les recherches dans un domaine en pleine expansion : l’internet des objets. Etiquettes radio-fréquences et réseaux de capteurs, sur quoi se portent les efforts des chercheurs aujourd’hui&nbsp;?</p> <a name="eztoc421873_1" id="eztoc421873_1" class="anchor"></a><h3><strong>Qu’est-ce que l’internet des objets et comment s’y insère votre objet de recherche&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Nathalie Mitton</strong>&nbsp;: L’internet des objets est un domaine très vaste qui fait référence à la faculté de faire communiquer les objets au travers d’un réseau. Les objets peuvent être connectés directement au réseau ou bien être équipés de capteurs (caméras, micros, radars, thermosenseurs, etc.) ou d’étiquettes à radio-fréquences (<em>tags RFID</em>) qui transmettent leurs informations par des liaisons sans fil. Mon domaine de recherche concerne plus particulièrement les RFID et les réseaux de capteurs. Les RFID sont des étiquettes formées d’une puce et d’une antenne qui contiennent par exemple des informations sur la fabrication d’un produit et permettent d’assurer son suivi. Ces étiquettes n’ont pas de batteries. Il faut un lecteur pour les alimenter et pouvoir lire les informations qui y sont inscrites.</p> <p>Contrairement aux RFID, les capteurs possèdent une batterie et peuvent émettre eux-mêmes des infos à tout moment. Les réseaux de capteurs sont constitués d’un ensemble de capteurs qui communiquent entre eux. On les destine notamment au suivi environnemental, par exemple pour <strong><em>surveiller l’activité d’un volcan</em></strong>, avec des capteurs sismiques, ou pour <strong><em>identifier des départs de feux de forêts</em></strong>&nbsp;avec des capteurs de température. Ils peuvent être également utilisés pour détecter l’altération de structures ou surveiller les fonctions vitales des patients à l’hôpital.&nbsp;</p> <a name="eztoc421873_2" id="eztoc421873_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont les principaux enjeux scientifiques liés à la RFID?</strong></h3><p><strong>Nathalie Mitton</strong>&nbsp;:Réaliser ces réseaux demande <strong><em>beaucoup de recherche sur le matériel</em></strong>. Il faut concevoir les capteurs pour qu’ils soient petits, bon marché, qu’ils utilisent peu d’énergie et aient un impact limité sur l’environnement. Les batteries doivent également être petites, durer le plus longtemps possible et se désagréger dans l’environnement. Il faut concevoir des antennes de faible volume capables d’envoyer un signal clair et peu perturbé par les obstacles. D’autres défis sur le matériel surgissent en cas d’utilisation particulière. Par exemple, des biologistes voudraient utiliser les capteurs pour pouvoir suivre des animaux sauvages, comme les manchots. Les capteurs doivent alors également résister au froid, à l’eau, au sel. Les mêmes préoccupations existent pour les RFID, avec de surcroît des défis spécifiques liés à leur utilisation. Ils doivent par exemple pouvoir résister au lavage pour les RFID insérés dans les vêtements, et à la stérilisation, pour ceux qui sont apposés sur les instruments de chirurgie.</p> <p>D’autre part, il y a les enjeux algorithmiques qui nous concernent plus directement et qui sont liés aux applications visées. Un défi en ce qui concerne les étiquettes RFID est de&nbsp;réussir à lire un maximum d’étiquettes en un minimum de temps, par exemple pour identifier rapidement un ensemble de palettes circulant sur un convoyeur. Un autre objectif est de limiter les collisions entre lecteurs pour améliorer le taux de lecture car lorsque les signaux des lecteurs se superposent ils ne reconnaissent pas le signal de l’étiquette. Il se pose également de nombreux <strong><em>défis de sécurité</em></strong>&nbsp;: n’importe qui ne doit pas pouvoir lire les RFID présents dans les vêtements ou les sacs des passants. Ces puces sont aujourd’hui désactivées en caisse. Mais le fabricant, qui a suivi toute la vie de l’objet avec la puce, voudrait pouvoir consulter cette information dans le cadre du service après-vente. Inclure un mot de passe serait possible mais pas suffisant pour préserver la vie privée. On cherche une solution alternative.</p> <a name="eztoc421873_3" id="eztoc421873_3" class="anchor"></a><h3>&nbsp;<strong>… et pour les réseaux de capteurs&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Nathalie Mitton</strong>&nbsp;:&nbsp;Un défi pour les réseaux de capteurs est de trouver le meilleur chemin pour faire <strong><em>faire en sorte que ces capteurs communiquent efficacement</em></strong>. En effet, comme leur portée est faible, ils ne peuvent pas envoyer directement l’information recueillie à la base, qui peut être éloignée. Ils doivent passer par des relais, en l’occurrence d’autres capteurs situés entre eux et la base.</p> <p>L’objectif est de trouver des algorithmes permettant à ces capteurs très limités en capacités de calcul, en mémoire et en énergie de <strong><em>trouver le meilleur voisin à qui envoyer l’information</em></strong>&nbsp;pour qu’elle arrive à bon port. Je travaille plus particulièrement sur cet aspect en étudiant des algorithmes d’auto-organisation. Ceux-ci rendent des capteurs, largués par avion sur un volcan, capables avec des calculs très simples, d’identifier leurs voisins, de savoir quels liens maintenir avec ces voisins. Ils les rendent également capables de savoir quand se mettre en veille pour économiser de l’énergie et quelles informations envoyer, à quel rythme (le moins souvent possible) pour économiser la batterie.</p> <a name="eztoc421873_4" id="eztoc421873_4" class="anchor"></a><h3><strong>Quelle est la prochaine étape pour ces réseaux&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Nathalie Mitton</strong>&nbsp;:&nbsp;Aujourd’hui on prend en compte de nouvelles composantes dans le réseau de capteurs que l’on appelle des actionneurs. Alors que le capteur relève des informations sur l’environnement, <strong><em>l’actionneur a la faculté d’agir sur cet environnement</em></strong>. Par exemple le capteur détecte la hausse de température due au feu, l’actionneur déclenche les lances à incendie. Ces actionneurs peuvent être capables de se déplacer, comme le feraient de petits robots. En alliant capteurs et actionneurs sur une flotte de robots, il est possible de suivre un événement particulier.</p> <p>Une autre étape est de tester nos algorithmes sur un grand nombre de capteurs afin d’en tester la fiabilité. Grâce à des plateformes expérimentales, il est possible de charger le code à tester de façon automatique sur tous les capteurs ou actionneurs à la fois — et non un par un — en passant par une interface web et de bénéficier d’outils pour analyser l’expérience et récolter de nombreuses données, par exemple sur la consommation des nœuds. Nous travaillons aujourd’hui sur la plateforme Senslab, créée en 2009 et regroupant 1024 capteurs sur quatre sites (Lille, Grenoble, Rennes, Strasbourg). Senslab va bientôt faire partie de l’équipement d’excellence FIT qui intègrera entre autres des capteurs et des actionneurs et permettra de tester nos tout nouveaux algorithmes.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc421873_5" id="eztoc421873_5" class="anchor"></a><h3><strong>Des réseaux auto-organisés</strong></h3><p>Sans avoir de visibilité, comment choisir le bon voisin, qui pourra acheminer l’information à destination, et ignorer les autres en étant sûr de ne pas nuire à un capteur plus éloigné de la base qui, du coup, ne pourrait plus atteindre son destinataire (cette base)? C’est le problème auquel sont confrontés les chercheurs travaillant sur les réseaux de capteurs. Dans ces réseaux, l’information atteint la station de base en progressant par saut de puce d’un capteur à un autre. Ce sont les connexions radio multisauts. Pour résoudre ce problème, ils utilisent des algorithmes locaux qui se basent sur les informations concernant ce qui se passe entre voisins : je peux parler à A et B et je sais que A et B peuvent se parler. Je peux donc oublier A car je sais que je peux lui parler en passant par B. Il va sans dire que le problème se complique sensiblement dès que le capteur est déplacé par l’eau par exemple, ou placé sur un animal en mouvement&nbsp;!</p> </div> </div> Mazyar Mirrahimi : Vers une ingénierie des systèmes quantiques http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/vers-une-ingenierie-des-systemes-quantiques Wed, 23 Nov 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Mazyar Mirrahimi de l’équipe Sisyphe a co-signé récemment un article remarqué dans la revue&nbsp;<em>Nature</em>&nbsp;en collaboration avec l'équipe de Serge Haroche et Jean-Michel Raimond de l'ENS et Pierre Rouchon de l’Ecole des Mines de Paris. Entretien avec un automaticien passionné par les problèmes de physique quantique.</p> <a name="eztoc421340_1" id="eztoc421340_1" class="anchor"></a><h3>Quel a été votre parcours&nbsp;?</h3><p><strong>Mazyar Mirrahimi </strong>:&nbsp;J’ai fait ma première année d’étude supérieure de mathématiques en Iran puis je suis venu en France pour intégrer l’Ecole Polytechnique suite à des auditions que l’école organisait régulièrement sur place. La majeure partie des étudiants iraniens part aux Etats-Unis mais j’ai été attiré par le programme très varié de l’Ecole Polytechnique car j’aimais les mathématiques mais n’étais pas encore décidé à en faire mon métier.&nbsp;</p> <p>Au cours de mes études à Polytechnique, j'ai eu l'occasion de rencontrer mon futur directeur de thèse, Pierre Rouchon, mathématicien et automaticien à l’Ecole des Mines. Il s’intéressait depuis peu à des problèmes d’automatique à l’échelle quantique. J’ai commencé avec lui à me familiariser avec la physique, notamment en suivant les cours de Serge Haroche au Collège de France (chaire de physique quantique) avec qui nous avons travaillé par la suite et publié dans <em>Nature</em>. A la fin de ma thèse, après avoir été recruté chez Inria en 2006, j’ai effectué des séjours à Caltech, aux Etats-Unis, dans un laboratoire de physique connu pour avoir réalisé les premières expériences en automatique quantique. Ces séjours m’ont donné l’occasion de rapprocher mon travail théorique de l’expérience. &nbsp;</p> <a name="eztoc421340_2" id="eztoc421340_2" class="anchor"></a><h3>Où cet intérêt pour l’informatique quantique vous a-t-il conduit ?</h3><p><strong>Mazyar Mirrahimi :&nbsp;</strong>A mon retour en France, le groupe de Serge Haroche et Jean-Michel Raimond à l’ENS venait de réaliser des expériences très intéressantes sur le contrôle de systèmes quantiques et plus précisément, sur la mesure non-destructive de l'état d'un champ quantique piégé dans une cavité micro-onde, un problème qui suscite de nombreuses recherches depuis une vingtaine d’années. </p> <p>En effet, pour contrôler un système classique, nous effectuons tout d'abord une mesure sur le système et nous agissons en fonction de ce que nous avons observé. Par exemple, le thermostat d’un radiateur observe la température de la pièce et, en fonction de cette température et de la consigne choisie, la radiateur va ou non continuer à chauffer.&nbsp;Lorsqu’il s’agit de contrôler des particules ou un système quantique de cette façon, <strong><em>le fait même d’observer perturbe le phénomène</em></strong>. L’expérience faite à l'ENS visait à observer l’état d’un champ quantique sans le perturber. </p> <p>L'étape suivante consistait à utiliser cette information pour <strong><em>contrôler l’état du champ</em></strong>&nbsp;afin de le stabiliser, avec un nombre précis de photons. C’est là qu’interviennent nos travaux. Nous avons fourni un algorithme qui permet d'estimer l'état du système à partir de mesures partielles, imparfaites et corrompues par des &quot;bruits expérimentaux&quot;, et qui permet par la suite de contrôler l’état du système afin de le stabiliser autour de l'état quantique désiré.</p> <a name="eztoc421340_3" id="eztoc421340_3" class="anchor"></a><h3>Pouvoir contrôler l’état quantique d’un système ouvre-t-il la voie à l’ordinateur quantique ?</h3><p><strong>Mazyar Mirrahimi :&nbsp;</strong>L’expérience réalisée avec le groupe de l'ENS a été la première expérience de contrôle par rétroaction en temps réel d'un système quantique. Cela montre la possibilité de stabiliser ces états quantiques, qui sont les éléments de base, pour atteindre un traitement robuste de l'information quantique. Cela dit, pour avancer vers un véritable ordinateur quantique, nous avons besoin de coupler plusieurs de ces systèmes quantiques, ce qui semble très difficile pour ce genre de dispositif en optique quantique. Ce problème a amené les chercheurs du domaine de la physique mésoscopique à privilégier plutôt les circuits supraconducteurs à basses températures. Je suis actuellement pour un an à l'université de Yale, où je travaille avec le groupe de Michel Devoret (professeur à Yale et titulaire de la chaire de physique mésoscopique du Collège de France)&nbsp;sur certaines expériences dans le but de <strong><em>réaliser des portes logiques et les mémoires d'un ordinateur quantique</em></strong>. On sent poindre le début d’une ingénierie des systèmes qui obéit à des lois quantiques ou «&nbsp;ingénierie quantique&nbsp;».</p> <a name="eztoc421340_4" id="eztoc421340_4" class="anchor"></a><h3>Dans quels autres domaines cette ingénierie quantique pourrait-elle avoir un impact&nbsp;?</h3><p><strong>Mazyar Mirrahimi :&nbsp;</strong>Il y a tout un champ d’applications possible, notamment en métrologie pour améliorer la précision des mesures, comme on l’a fait pour l’horloge atomique. On pourrait envisager, par exemple, d’améliorer les mesures d’amplitude d’un champ magnétique et la stabiliser.&nbsp;Certaines applications comme la cryptographie quantique ou la communication quantique sont basées sur ces mêmes lois et sont plus faciles à obtenir. Il y existe déjà des prototypes industriels qui permettent de communiquer de l’information par des fibres optiques en la cryptant de façon quantique&nbsp;par la polarisation des photons de la lumière.</p> <a name="eztoc421340_5" id="eztoc421340_5" class="anchor"></a><h3>Quels sont vos projets après Yale?</h3><p><strong>Mazyar Mirrahimi :&nbsp;</strong>Le groupe de Yale fait des expériences sur les circuits supraconducteurs et je suis venu pour apprendre les outils et les principes de cette physique mésoscopique. Ce groupe, dirigé par Michel Devoret, travaille également avec un laboratoire de physique à l’ENS. A mon retour j’aimerais continuer sur ces expériences avec ce laboratoire.</p> Eric Goles : « Un parcours scientifique est fait de rencontres et de petites histoires » http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/eric-goles-un-parcours-scientifique-est-fait-de-rencontres-et-de-petites-histoires Tue, 22 Nov 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Eric Antonio Goles Chacc était l’invité du colloquium Jacques Morgenstern le 20 octobre à Inria Sophia Antipolis – Méditerranée. Ce grand spécialiste chilien des systèmes complexes a une longue histoire avec l’Institut et la France. Retour sur un parcours émaillé de rapprochements improbables et de rencontres inattendues qui ont alimenté son travail.</p> <a name="eztoc418697_1" id="eztoc418697_1" class="anchor"></a><h3>Vous partagez votre vie de scientifique entre la France et le Chili, comment êtes-vous venu en France&nbsp;?</h3><p><strong>Eric Antonio Goles Chacc : </strong>Mon parcours commence à l’Imag en 1977 où je suis venu comme boursier faire une thèse en ingénierie. C’est à cette époque que j’ai rencontré un autre thésard, l’actuel Pdg d’Inria Michel Cosnard, avec qui je me suis lié d’amitié et avec qui j’ai publié quelques<strong>&nbsp;</strong>articles sur les réseaux d’automates. Je suis entré au CNRS comme chercheur au laboratoire Imag et j’ai obtenu une thèse d’état en mathématiques. J’ai toujours gardé des liens avec mon pays d’origine, où j’ai régulièrement fait des recherches et donné des cours. J'y suis retourné définitivement au milieu des années 1980. J’enseigne maintenant à l’école d’ingénieur de l’université Adolfo Ibanez, mais je garde des relations fortes avec mes collègues français… Et je suis très fier car mon fils, qui est informaticien, poursuit ma relation avec la France&nbsp;et Inria…</p> <a name="eztoc418697_2" id="eztoc418697_2" class="anchor"></a><h3>Un centre de recherche et d’innovation doit être créé à Santiago conjointement par la Corfo et Inria. Est-ce important pour le Chili&nbsp;?</h3><p><strong>Eric Antonio Goles Chacc : </strong>Les liens entretenus depuis les années 1970 avec les chercheurs français, de l’université, du CNRS, d’Inria, etc. ont eu un impact très important sur le développement des mathématiques appliquées et de l’informatique au Chili. J’ai été l’un des premiers chiliens à venir en France pour faire une thèse dans ce domaine et, à l’époque, il y avait moins de dix docteurs en mathématiques<strong>&nbsp;</strong>pour tout le pays. Aujourd’hui les mathématiques appliquées sont très développées et l’ont été à 70 % grâce à des formations françaises. Un laboratoire, le Centre de modélisation mathématique, a été ouvert avec le concours du CNRS il y a une dizaine d’années. Le Centre de recherche et d’innovation va bientôt être créé avec Inria à Santiago… &nbsp;Pour un petit pays comme le Chili, avoir des laboratoires qui accueillent chaque année une quarantaine de mathématiciens français est important. Les étudiants sont attirés dans ces filières parce qu’ils voient que nos recherches intéressent des chercheurs étrangers. Les informaticiens et mathématiciens chiliens se distinguent dans le domaine des équations différentielles et celui des équations différentielles partielles, développés autour de Jacques-Louis Lions, ou encore en informatique et mathématiques discrètes et théoriques ainsi qu’en probabilités et processus stochastiques. Aujourd’hui ces 4 disciplines regroupent 200 chercheurs confirmés et forment de très bons étudiants. Deux de mes étudiants réalisent en ce moment leur thèse pour moitié en France.</p> <a name="eztoc418697_3" id="eztoc418697_3" class="anchor"></a><h3>Qu’est-ce qui vous a attiré vers les sciences numériques et plus particulièrement les réseaux de neurones&nbsp;?</h3><p><strong>Eric Antonio Goles Chacc : </strong>C’est la pratique de l’interdisciplinarité qui m’a amené aux réseaux de neurones. A Grenoble, j’assistais à des séminaires transdisciplinaires avec des physiciens. Un jour, ces derniers ont présenté un modèle de verres de spin. Ce système m’a plu et a orienté mon sujet de thèse sur ce qu’on appelait à l’époque les réseaux à seuil. J’ai publié des théorèmes sur le sujet dans une très bonne revue et des américains des Bell-Labs ont publié après moi un résultat très similaire. Je me suis aperçu alors que mes analyses, issues de la physique, étaient en fait des modèles anciens que l’on avait abandonnés et que l’on appelait aux Etats-Unis des réseaux de neurones. Ce sujet est devenu très populaire et le nom de réseaux de neurones, plus joli, s’est imposé pour désigner un modèle de calcul inspiré du fonctionnement des neurones du cerveau.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Il y a un attrait mathématique autant que philosophique à rendre compte de phénomènes globaux à partir de comportements locaux très simples</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc418697_4" id="eztoc418697_4" class="anchor"></a><h3>Votre intérêt s’est porté ensuite sur les fourmis de façon tout à fait inattendue&nbsp;?</h3><p><strong>Eric Antonio Goles Chacc : </strong>Cette première bifurcation&nbsp;a en effet découlé d’une lettre que j’ai reçue au tout début des années 1980 d’un entomologiste qui se trouvait en prison après le meurtre de sa femme. Ce spécialiste des fourmis voulait appliquer le modèle de réseaux de neurones à l’étude de la dynamique des fourmilières. C’est ainsi que je me suis intéressé aux systèmes dont le comportement est localement très simple mais dont le comportement global est très complexe comme le cerveau, la fourmilière ou la bourse. On les appelle aujourd’hui «&nbsp;systèmes complexes&nbsp;» et les réseaux de neurones artificiels forment une grande part des modèles qui leur sont appliqués. C’était une approche très moderne et stimulante, autant par ses implications mathématiques que philosophiques.</p> <a name="eztoc418697_5" id="eztoc418697_5" class="anchor"></a><h3>Vous avez consacré votre carrière à ces systèmes complexes&nbsp;?</h3><p><strong>Eric Antonio Goles Chacc : </strong>Oui&nbsp;: en passant des réseaux de neurones aux fourmis, puis aux tas de sable et aux applications au calcul parallèle. La manière dont je suis arrivé aux tas de sable illustre bien comment les parcours et découvertes sont liés à des petites histoires. Pourquoi avoir appliqué mon travail aux tas de sable&nbsp;? C’est le mathématicien hongrois <em>László Lovász </em>qui me l’a suggéré&nbsp;au cours d’un colloque à Sao Paolo à la fin des années 1980. Quelques<strong>&nbsp;</strong>années auparavant,<strong>&nbsp;</strong>Marcel-Paul Schützenberger m’avait appelé à la suite de la parution d’un article et posé un problème similaire. On ne parlait pas à cette époque là de tas de sable&nbsp;: il s’agissait de calculer la chaîne la plus petite dans un treillis de partitions d’un nombre entier. Ce travail donnait un certain recul sur la manière de traiter le problème des tas de sable. Là où des physiciens étudiaient des phénomènes moyens, je m’intéressais à la pire des situations possible, le déclanchement d’une avalanche du tas de sable.</p> <p>Cette approche m’a conduit ensuite à transposer le problème sur le fonctionnement des ordinateurs parallèles que l’on peut, à un certain niveau, associer à une avalanche. Quand un processeur reçoit trop d’informations, il les délègue à un autre, etc., ce qui provoque une sorte d’avalanche qui parcourt le réseau. </p> <p>Pour quelqu’un qui vient du désert le plus sec du monde (Atacama), ce parcours est plutôt intéressant. Il est dû en grande partie à la curiosité.</p> Un fauteuil roulant plus intelligent http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/un-fauteuil-roulant-plus-intelligent Thu, 17 Nov 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>L’objectif du projet franco-anglais Sysiass&nbsp;est de concevoir un fauteuil roulant intelligent capable de fournir une meilleure mobilité au patient, mais aussi de faciliter les soins au sein de l’hôpital ou à la maison. Il est financé par le fonds européen de développement régional (Feder) dans le cadre d'un programme Interreg (&quot;IV A 2 Mers&quot;).</p> <p>Concevoir un fauteuil roulant capable de s’adapter aux déficits spécifiques de l’utilisateur, à son état de fatigue et permettant de mettre à jour à tout moment son dossier médical, c’est l’objectif du projet Sysiass (2010-2013) qui associe les chercheurs de l’Ecole centrale de Lille, de l’Isen Lille et des universités du Kent et de l’Essex, au Royaume Uni, ainsi que les hôpitaux de l’université du Kent et de l’Institut catholique de Lille.&nbsp;«&nbsp;<em>Les équipes anglaises ont des compétences complémentaires des nôtres. Nous avions travaillé avec l’université de Kent sur un projet de navigation autonome pour les robots mobiles et les bateaux&nbsp;; il était naturel de continuer sur ce projet et d’y associer les chercheurs e l’université de l’Essex qui travaillent sur la conception des nouvelles interfaces homme-machine pour les fauteuils roulants électriques&nbsp;</em>», explique Annemarie Kökösy de l’Isen&nbsp;de Lille qui coordonne Sysiass.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Nous devons être sûr de répondre à de vrais besoins. C’est pourquoi les utilisateurs sont associés au projet pour préciser ces besoins et tester les dispositifs.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-corps/annemarie-kokosy/419617-1-fre-FR/annemarie-kokosy.jpg" width="110" height="165" alt="Annemarie Kökösy" title="Annemarie Kökösy" /> </span> <span class="legende"> Annemarie Kökösy </span> </p></div> <p>Le parti pris du projet est de pouvoir adapter le degré d’autonomie du fauteuil — depuis l’aide à la conduite jusqu’à la navigation autonome — en fonction des capacités de l’utilisateur. Et de s’assurer par ailleurs que le dispositif puisse équiper les fauteuils roulants existant sur le marché.&nbsp; «&nbsp;<em>Nous nous sommes basés sur le fait que les personnes handicapées souhaitent garder autant que faire se peut la maîtrise de la conduite de leur fauteuil </em>», souligne <strong>Annemarie Kökösy</strong>. Un premier prototype d’aide à la conduite a d’ores et déjà été réalisé et est actuellement testé par la Fondation de Garches et le CIC-IT de l’hôpital Raymond Poincaré à Garches. Ce prototype ralentit la vitesse du fauteuil à l’approche d’obstacles dangereux et l’arrête si l’utilisateur ne l’a pas ordonné lui-même, en fournissant un retour visuel permettant de situer le danger. Le second scénario prévu est semi-automatique, le fauteuil contournant de lui-même l’obstacle si l’utilisateur n’a rien fait et passant automatiquement les portes. Les besoins étant très variables selon les interlocuteurs, les chercheurs ont lancé une enquête européenne dans le but de répertorier les besoins. Ils pourront ainsi intégrer l’ensemble des solutions dans un même dispositif. «&nbsp;<em>Les résultats de l’enquête seront disponibles en janvier ou février mais je vois déjà émerger des premiers retours un troisième scénario&nbsp;: la possibilité de laisser le fauteuil se diriger seul vers l’endroit qui lui est indiqué, vocalement par exemple.</em>&nbsp;»</p> <p>Les deux autres versants du projet sont moins avancés. L’un porte sur la conception d’un module de communication sécurisée, une spécialité de l’équipe du Kent. Il permettra aux personnels hospitaliers et aux aides à domicile de partager facilement les informations du dossier médical et de les mettre à jour sur le lieu même de leur intervention. L’autre vise à inventer des systèmes de commande alternatifs au joystick afin d’améliorer l’autonomie de personnes tétraplégiques par exemple. L’équipe de l’Essex travaille notamment sur une interface vocale et une interface fonctionnant avec la détection des mouvements oculaires.</p> <p>Effet connexe de la mise en réseau des participants&nbsp;dans le projet Sysiass : travailler avec les personnels médicaux et les utilisateurs fait émerger de nombreux autres besoins pour améliorer la vie des personnes handicapées, à l’hôpital comme au domicile. «&nbsp;<em>C’est l’occasion pour les étudiants de l’école d’ingénieurs de travailler sur des petits projets, comme la conception d’une commande vocale pour Smartphone ou pour la télécommande de la télévision. Sysiass a lancé une dynamique, qui pourra déboucher sur d’autres projets de plus grande envergure&nbsp;!</em>»</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc419483_1" id="eztoc419483_1" class="anchor"></a><h3><strong>L’automatique au service du handicap</strong></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-corps/jean-pierre-richard/419613-1-fre-FR/jean-pierre-richard.jpg" width="110" height="165" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria/ Kaksonen</cite> </span> </p></div> <p>«&nbsp;<em>J’ai coutume de dire que l’automatique développe du soft pour le hard&nbsp;</em>», raconte Jean-Pierre Richard, responsable de l’équipe Non-A, membre du Lagis-CNRS et professeur à l’Ecole centrale de Lille. «&nbsp;<em>A ce titre, l’automatique est à la fois omniprésente et invisible pour les utilisateurs.&nbsp;</em>» On ne sera donc pas étonné que cette discipline soit également convoquée dans le projet Sysiass. En effet, un fauteuil roulant automatique ou semi-automatique doit savoir adopter les bons mouvements pour éviter les obstacles ou passer correctement une porte. Il doit également être capable de se localiser dans l’espace, de détecter les obstacles et de construire une carte de son environnement. La première obligation relève de la théorie du contrôle et la seconde du traitement du signal. Deux domaines pour lesquels les chercheurs de Non-A développent des théories et des algorithmes qui trouveront leurs applications aussi bien dans la gestion d’un barrage hydroélectrique que dans des systèmes économiques ou des systèmes robotisés, le domaine d’application de prédilection de l’équipe. </p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Il est très appréciable de pouvoir faire le lien entre notre approche théorique et sa concrétisation dans une application menée jusqu’au stade du prototype.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Le projet Sysiass a déjà conduit à la publication d’un résultat important lors de la conférence de robotique ICRA cette année, sur la possibilité de se localiser avec un seul «&nbsp;point de repère&nbsp;» au lieu des trois jugés jusqu’ici indispensables pour calculer une position. L’astuce est de se servir du modèle de mouvement (du bateau, du robot ou, en l’occurrence, du fauteuil), pour reconstruire les données manquantes. Mais aussi de reconstruire très rapidement les dérivées des signaux capteurs, ce qui est une spécialité de l’équipe. Le fauteuil est capable d’identifier dans son environnement des points fixes (porte, armoire) qui sont autant de repères absolus mais qui, au cours de ses déplacements, peuvent être perdus de vue&nbsp;: même alors, il pourra continuer de se localiser, avec un seul de ces repères. «&nbsp;<em>Pour nous, chercheurs, le défi intéressant est d’aller jusqu’à la réalisation concrète du dispositif. Cela nécessite un vrai couplage managérial avec les équipes d’ingénieurs de l’Isen qui ont les compétences en développement. C’est possible chez Inria car l’institut a la volonté de développer des applications utiles pour la société.&nbsp;</em>»</p> </div> </div> Les équipes Inria à Supercomputing 2011 http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/les-equipes-inria-a-supercomputing-2011 Tue, 15 Nov 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Comme chaque année depuis 17 ans, Inria&nbsp;participe au salon Supercomputing qui se tient cette semaine à Seattle. Actif dans le domaine du calcul haute performance (HPC), l'institut présente sur son stand les activités de ses équipes et partenaires et accueille également des interventions de partenaires et experts du domaine.</p> <p>Parmi les travaux et projets Inria en calcul haute performance, sont ainsi mis à l’honneur&nbsp;:</p> <ul> <li>l'action d'envergure Inria &quot;Very high performance for computational science&quot; impliquant une dizaine d’équipes-projets de l'institut &nbsp;(Avalon, Bacchus, Calvi, Grand Large, Hiepacs,&nbsp;Nachos, Noais, Rom,&nbsp; Runtime et Sage)</li> <li>la plateforme d'expérimentation à large échelle Grid5000 et l'action d'envergure Hemera qui étudie les problèmes large échelle</li> <li>un travail mené en commun par Inria et Tokyo Tech sur une interface de gestion de la tolérance au panne</li> <li>les logiciels StarPU et hwloc de l'équipe-projet &nbsp;Runtime pour les runtime haute performance pour machines complexes</li> <li>le &nbsp;logiciel Simgrid pour la simulation de larges systèmes, impliquant les équipes-projet Inria&nbsp; Algorille, Avalon et Mescal &nbsp;</li> <li>le&nbsp; modèle de programmation HLCM et le middleware DIET mis au point par l’équipe Avalon</li> <li>le &quot;Green cloud computing&quot; de l’équipe-projet&nbsp; Reso</li> <li>le logiciel Proactive de gestion du Cloud, présenté par l’équipe-projet Oasis et la startup Activeeon.</li> </ul> <p>Parmi les interventions d’experts sur le stand Inria : des représentants des sociétés Activeeon, Alcatel-Lucent Bell-Labs,&nbsp;Amazon Web Services, CAPS, Lyatiss, Sysfera...</p> Quelle compréhension les Français ont-ils du monde numérique ? http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/quelle-comprehension-les-francais-ont-ils-du-monde-numerique Tue, 08 Nov 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Santé, industrie, transports, agriculture, communication, environnement… pas un domaine qui n’ait radicalement évolué grâce aux sciences et aux technologies du numérique. Des inventions qui façonnent aujourd’hui les contours d’un « Nouveau Monde ». Ce quotidien, à la fois invisible, multiple et omniprésent, soulève une question fondamentale : quelle compréhension les Français ont-ils du monde numérique dans lequel ils évoluent ?</p> <p>Inria a initié avec TNS Sofres une grande enquête pour répondre à cette question et suivre au fil des années l’évolution de la population française face à ce monde en mutation.</p> <p>Retrouvez les résultats détaillés de l’enquête et découvrez à quel type de voyageur du numérique vous appartenez.</p> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:606px;"> <span class="visu"> <a href="http://www.inria.fr/lesfrancaisetlenumerique/appli" target="_blank"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-chapo/web-application-600px/417565-1-fre-FR/web-application-600px.jpg" width="600" height="380" alt="" title="" /> </a> </span> <span class="legende"> <cite>© 22 mars</cite> </span> </p></div> <a name="eztoc417581_1" id="eztoc417581_1" class="anchor"></a><h3>Les enseignements clés du baromètre</h3><a name="eztoc417581_1_1" id="eztoc417581_1_1" class="anchor"></a><h4>Des Français ouverts à ce Nouveau Monde</h4><p>Les Français sont en général plutôt confiants (<strong>64&nbsp;%</strong>&nbsp;des individus interrogés) et curieux (<strong>71&nbsp;%</strong>) quant aux avantages, aux bénéfices et à l’influence du numérique dans leur quotidien.</p> <a name="eztoc417581_1_2" id="eztoc417581_1_2" class="anchor"></a><h4>Six profils de voyageurs numériques</h4><p>Les Français n’ont pas tous la même façon d’appréhender ce monde façonné par les sciences du numérique. Certains ont déjà pris possession de ce Nouveau Monde, d’autres refusent le « tout-numérique »…&nbsp;</p> <ul> <li><strong>Les grands Explorateurs (18 %)</strong>&nbsp;<strong>: </strong>Pionniers du numérique et toujours en tête de file, ils sont les premiers spécimens de l’<em>homo numericus</em>. Ils prennent véritablement possession de ce Nouveau Monde et s’y déplacent aisément, toujours en quête de lieux insolites à découvrir.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les Baroudeurs pragmatiques (16 %)</strong>&nbsp;<strong>:</strong>&nbsp;Ils se déplacent rapidement sur ces territoires défrichés par les grands Explorateurs, dans une démarche avant tout pragmatique. Curieux et ouverts, lucides sur ses potentiels, ils ont également conscience de ce que le « monde d’avant » avait de structurant et mettent en avant la responsabilité dans leur exploration.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les apprentis Voyageurs (20 %) : </strong>Ils viennent tout juste de s’engager sur les sentiers du Nouveau Monde. Aventureux et enthousiastes, ils n’osent que rarement cependant emprunter ses chemins sauvages.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les Randonneurs vigilants (16 %) : </strong>Ils savent qu’ils font partie d’un monde en mutation, mais se méfient des territoires qu’ils découvrent et font un usage encore relativement modéré de leurs propres découvertes.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les Révoltés du numérique (10 %) : </strong>Observant les évolutions de ce Nouveau Monde d’un œil inquiet, ils utilisent les nouvelles technologies, mais n’apprécient pas les conséquences. Ces nouveaux espaces les rendent nostalgiques et ils rêvent de rembarquer dans le monde d’avant pour retrouver leur confort et leurs repères.</li> </ul> <ul> <li><strong>Les bienheureux Sédentaires (16 %) : </strong>Le numérique est loin d’être indispensable pour eux. Ils ne s’y confrontent pas ou peu dans leur vie quotidienne et ne cherchent pas à s’informer des évolutions dans ce domaine. Ils ne sont pour autant pas opposés aux évolutions et peuvent réviser leur jugement avec des exemples concrets d’utilisation.</li> </ul> <p>Faites-vous aussi le test pour <a href="http://www.inria.fr/lesfrancaisetlenumerique/appli" target="_blank">découvrir votre profil</a>.</p> <a name="eztoc417581_2" id="eztoc417581_2" class="anchor"></a><h3>Une influence perçue comme étant plutôt positive sur soi et son entourage</h3><p> <strong>Des innovations devenues indispensables dans le quotidien</strong><br /> À la question : « Y a-t-il des innovations ayant changé votre vie et dont vous ne pourriez plus vous passez ? », les Français répondent en majorité « oui » pour leur équipement personnel :</p> <ul> <li>59 % ne peuvent plus se passer de leur téléphone mobile,</li> <li>56 % d’internet,</li> <li>52 % des moteurs de recherche,</li> <li>51 % de leur ordinateur personnel.</li> </ul> <p> <strong>Un gain sur le développement de l’individu</strong><br /> En matière d’épanouissement individuel et d’interactivité avec le monde, le numérique est perçu comme bénéfique :</p> <ul> <li>87 % des Français estiment que le numérique a eu des conséquences très positives sur l’accès à la connaissance,</li> <li>62 % sur la possibilité d’assouvir ses passions,</li> <li>56 % sur l’intérêt porté au travail.</li> </ul> <p><strong>Des avis plus mitigés sur l’aspect relationnel</strong></p> <ul> <li>31 % des Français déplorent les conséquences du numérique sur les relations familiales,</li> <li>34 % sur les relations amoureuses.</li> </ul> <a name="eztoc417581_3" id="eztoc417581_3" class="anchor"></a><h3>Une vision parcellaire du fait d’un vrai défaut d’information</h3><p>De la santé à la communication, les sciences du numérique ont eu un impact sur tous les domaines d’activités. Si les Français jugent de façon positive l’apport du numérique pour certains de ces secteurs, ils le considèrent parfois abstrait et ne voient pas toujours son utilité.</p> <p><strong>Des apports reconnus et jugés utiles dans des domaines orientés « grand public »</strong></p> <ul> <li>La santé : pour 88 % des Français, le numérique a été utile pour la santé. </li> <li>La communication : 87 % des Français reconnaissent les avancées en matière de numérique, d’objets intelligents et de communication via les réseaux sociaux.</li> <li>L’enseignement : pour 79 % des Français, le numérique est devenu indispensable en matière d’éducation. </li> <li>Les transports : 75 % des Français ont conscience de l’apport des sciences du numérique, notamment dans le domaine des technologies embarquées dans les avions, les voitures, les fusées ou les trains. </li> </ul> <p><strong>Une vision moins claire dans d’autres domaines où la technologie est pourtant très utile</strong></p> <ul> <li>L’environnement : seuls 16 % des Français jugent le numérique très utile dans ce secteur. </li> <li>L’agriculture : plus de 26 % des Français estiment que le numérique reste peu ou pas utile dans ce domaine.</li> </ul> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc417581_3_3" id="eztoc417581_3_3" class="anchor"></a><h4>L’agriculture et le numérique…</h4><p> De nombreux équipements à usages agricoles sont désormais munis de capteurs numériques.<br /> Par exemple, ceux installés dans des étables pour la surveillance des bêtes sur le point de vêler et reliés aux écrans de télévision ou de tablette numérique des exploitants. Ou encore les capteurs d’humidité intégrés sur une ensileuse qui mesurent précisément le taux de matière sèche du maïs, indicateur de la qualité de conservation de fourrage. Enfin, des capteurs de rendement peuvent équiper une moissonneuse ou des capteurs d’inclinaison corriger le système de guidage des véhicules sur un terrain en pente.</p> </div> </div> <p> <strong>Des avancées encore trop souvent méconnues…</strong><br /> Même si 59 % des Français se déclarent bien informés, les progrès liés au numérique semblent encore manquer de visibilité.</p> <ul> <li>55 % des Français pensent que l’on ne pourra jamais communiquer par la pensée.</li> <li>25 % des Français pensent qu’un chirurgien ne pourra jamais opérer à distance. </li> <li>25 % des Français pensent que les voitures ne se conduiront jamais toutes seules.</li> </ul> <a name="eztoc417581_4" id="eztoc417581_4" class="anchor"></a><h3>L’avenir du numérique ?</h3><p> <strong>Aller plus loin ou arrêter tout ? Entre les deux, leur cœur balance…</strong><br /> Les Français hésitent et sont plutôt divisés dès qu’il s’agit de « développement des technologies numériques », estimant à :</p> <ul> <li>43 % que les choses sont bien comme elles sont aujourd’hui,</li> <li>32 % qu’il faut aller plus loin,</li> <li>16 % que nous sommes déjà allés trop loin.</li> </ul> <p> <strong>Des enjeux importants</strong><br /> Si 80 % des Français sont favorables à un accès du plus grand nombre aux technologies numériques, ils se sentent inquiets quant aux impacts, notamment sur leur vie privée.</p> <ul> <li>92 % d’entre eux jugent important de mieux protéger la vie privée sur internet.</li> <li>89 % estiment nécessaire d’encadrer l’utilisation d’internet pour les plus jeunes.</li> <li>74 % souhaitent la mise en place d’un code d’éthique et de déontologie, surtout dans les secteurs de la robotique ou de la bioinformatique.</li> </ul> <p>Enfin, 80 % d’entre eux estiment qu’il serait intéressant et nécessaire de faire une place aux sciences du numérique à l’école, au même titre que la chimie ou la physique. Un premier pas bientôt franchi avec la mise en place d’une option « informatique et sciences du numérique » au lycée en 2012…</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc417581_4_4" id="eztoc417581_4_4" class="anchor"></a><h4>Le « Nouveau Monde numérique »</h4><p>Par ses travaux de recherche et ses relations avec le monde industriel, Inria participe au développement du nouveau monde numérique. Il souhaite aussi favoriser le débat public autour des questions de société liées au numérique et doter tous les « voyageurs du Monde numérique » des bons outils pour mieux appréhender ces nouveaux horizons.</p> </div> </div> Comment Skyper sans être observé ! http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/comment-skyper-sans-etre-observe Fri, 21 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Skype est une solution de voix sur IP utilisée par des centaines de millions de personnes à travers le monde. Des chercheurs Inria (Stevens Le Blond, Arnaud Legout et Walid Dabbous), en partenariat avec une équipe du Polytechnic Institute de New York, ont&nbsp;montré qu’un utilisateur malveillant pouvait porter atteinte à la vie privée de n’importe quel utilisateur de Skype.&nbsp;</p> <a name="eztoc414498_1" id="eztoc414498_1" class="anchor"></a><h3>En quoi consiste la faille que vous avez mise en évidence sur Skype?</h3><p><strong>Arnaud Legout&nbsp;:</strong>&nbsp;Nous avons mis en évidence le fait que des individus, sans moyens spécifiques et sans autorisation légale, étaient capables de faire le lien entre une identité sociale et une adresse IP. En collaboration avec des chercheurs du <em>Polytechnic Institute</em>&nbsp;à New-York, nous avons montré qu’en utilisant Skype, il était non seulement possible de lier une identité sociale à une adresse IP, mais qu’il était également possible de suivre les déplacements des utilisateurs de Skype ou leurs téléchargements BitTorrent. Cette attaque est indétectable par les utilisateurs de Skype et elle n’est pas bloquée par les réglages de protection de vie privée actuellement disponibles.</p> <a name="eztoc414498_2" id="eztoc414498_2" class="anchor"></a><h3>Est-ce une faille facile à exploiter ?</h3><p><strong>Arnaud Legout :</strong>&nbsp;Nous avons montré que l’on pouvait suivre de l’ordre de 10&nbsp;000 utilisateurs de Skype toutes les heures pour un coût avoisinant 400 euros par semaine sans optimisation. Dans ce cadre, il est même possible d’identifier des utilisateurs derrière des NAT (Network Address Translation ou «&nbsp;traductions d'adresse réseau », dans le cas de réseaux internes) ou des passerelles IPv6/IPv4. Par conséquent, n’importe quelle personne ayant des compétences en informatique peut suivre les déplacements d’utilisateurs de Skype ou leur téléchargements BitTorrent (avec le détail des contenus réellement téléchargés). Des risques d’espionnage industriel ou d’exploitation malveillante d’informations personnelles sont alors à craindre. Car l’activité en ligne, les déplacements et les interactions sociales&nbsp;entre utilisateurs deviennent alors transparents à qui sait suivre les utilisateurs de Skype.&nbsp;</p> <a name="eztoc414498_3" id="eztoc414498_3" class="anchor"></a><h3>Cette faille est liée au fait que ces services passent par des communications pair-à-pair. Cette technologie doit-elle évoluer&nbsp;?</h3><p><strong>Arnaud Legout&nbsp;:</strong>&nbsp; Pour simplifier, deux failles sont rendues évidentes. La première est liée à la nature même des communications pair-à-pair, qui permettent d’échanger des données avec n’importe qui. Il est actuellement impossible pour l’utilisateur d’un protocole pair-à-pair de bloquer toute communication. Le simple fait d’établir une connexion entre deux pairs (même si cette connexion est immédiatement fermée) est suffisant pour rendre lisible l’adresse de l’autre pair. La deuxième faille est liée à la mise en place d’annuaires utilisés dans les protocoles de voix sur IP. L’annuaire permet de trouver le nom d’une personne et de l’appeler&nbsp;: même si cette personne refuse ensuite l’appel, la communication pair-à-pair&nbsp;a été établie et elle a suffi pour rendre apparente l’adresse IP.</p> <p>Cette explication, simplifiée, permet de comprendre que la faille exploitée tient à la nature ouverte d’Internet. Il est par conséquent difficile d’apporter rapidement une réponse globale à ce type d’attaques. Nous démarrons actuellement un projet ambitieux sur l’étude de solutions qui rendraient difficiles ce type d’attaques, tout en préservant la philosophie ouverte et non-contrôlée d’Internet.</p> <a name="eztoc414498_4" id="eztoc414498_4" class="anchor"></a><h3>Comment se protéger en attendant&nbsp;?</h3><p><strong>Arnaud Legout&nbsp;:</strong>&nbsp;L’utilisation de Skype ou de BitTorrent ne présente pas en elle-même ce risque d’atteinte à la vie privée. Mais il est plus dangereux de garder les clients Skype ou BitTorrent en permanence activés lorsqu’on ne les utilise pas. En particulier, il suffit d’arrêter le client Skype pour rendre impossible la localisation avec l’attaque que nous avons décrite - à condition que le client n'ait pas été démarré dans les 72 heures précédant l'attaque. Il est donc recommandé d’arrêter le client Skype si on a une activité réseau que l’on souhaite garder confidentielle ou si l’on souhaite se déplacer sans être localisé.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc414498_4_1" id="eztoc414498_4_1" class="anchor"></a><h4><strong>Identité sociale et adresse IP</strong></h4><p>Une&nbsp;<strong>identité sociale</strong>&nbsp;est constituée de toutes les informations qui permettent d’identifier une personne (nom, prénom etc…). Une&nbsp;<strong>adresse IP</strong>&nbsp;est l’identifiant réseau utilisé pour toutes les communications sur Internet. Ainsi, en scrutant le trafic qui passe sur Internet on peut savoir qu’un utilisateur, ayant telle adresse IP, visite tel site Web ou télécharge tel contenu.</p> <p>Il est cependant difficile de faire un lien entre une adresse IP et une identité sociale et de mettre ainsi un nom sur une activité en ligne. En pratique, pour faire le lien entre un nom et une activité sur Internet, il faut faire une demande officielle au fournisseur d’accès à Internet (FAI) de l’utilisateur. En effet, seul le FAI est détenteur de la correspondance entre adresses IP et identités sociales. Sans une justification légale, il est très difficile d’obtenir cette information de la part du FAI. C’est encore plus vrai lorsque le requérant n’est pas dans le même pays que la personne à identifier. Les grandes sociétés d’Internet comme Google ou Facebook peuvent également faire ce lien, mais ces sociétés ont des règles de confidentialité et sont soumises à des lois qui protègent les utilisateurs. Il en va de la confiance des utilisateurs et de la pérennité de leur activité.</p> </div> </div> La ville de demain sera conçue pour l’humain http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/debats-ville-numerique Tue, 18 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Etalement des villes, pavillonnaire, grosses voitures et hypermarché… le modèle dominant issu de l’imaginaire des années 1950 n’est plus adapté aux défis de notre temps. L’heure est venue de repenser la ville. Débat entre Michel Parent, chercheur Inria et Roland Castro, architecte et urbaniste.</p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/michel-parent-profil-droit/414162-3-fre-FR/michel-parent-profil-droit.jpg" width="110" height="165" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p><strong>Michel </strong><strong>Parent : </strong>Telle que nous la connaissons aujourd’hui, la ville a été imaginée pour l’automobile. Tout l’espace lui est réservé. A contrario, la ville de demain sera conçue pour l’humain. Elle rendra la rue aux piétons. Les trottoirs et les places de parking disparaîtront au profit de lieux facilitant les échanges, la mixité sociale et les relations entre les générations. On pourra y trouver des jardins où les habitants des quartiers seront en mesure de cultiver de façon collégiale, des espaces dédiés aux activités ludiques ou sportives pour tous les âges.</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-externes/roland-castro-profil-droit/414166-3-fre-FR/roland-castro-profil-droit.jpg" width="110" height="165" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p><strong>Ro</strong><strong>land Castro :</strong>&nbsp;La ville de demain, telle que je la conçois, sera en effet plus «&nbsp;poilue&nbsp;»&nbsp;: plus de jardins potagers, plus de parcs. L’homme a besoin de ce rapport à la nature. Il est apaisant. Si la place manque à l’horizontale, les jardins et potagers se construiront à la verticale ou encore sur les toits afin que la ville arrête d’empiéter systématiquement sur les terres agricoles. Au-delà de cette problématique, imaginer la ville de demain pose aussi une véritable question de civilisation. Il faut en finir avec les territoires hachés,&nbsp; les endroits invivables qui côtoient les lieux merveilleux... pour retrouver une bonne urbanité ! Dans cette optique, au regard des inégalités produites par l’économie de marché, l’avenir de la ville ne peut pas être laissé aux défenseurs de l’économie libérale. Pour ma part, je milite pour une ville dans laquelle, au niveau physique comme spatial, n’importe quel quartier en vaudrait un autre. Il faut arrêter de construire des zones - industrielles, commerciales - et évoluer vers des projets fondés sur des valeurs collectives. Aujourd’hui, trop de territoires s’ignorent !</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Plus le virtuel se développe... plus l’endroit dans lequel on habite devient important.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p><strong>Michel </strong><strong>Parent : </strong>Dans le même ordre d’idée, il faut recréer des liens entre les générations dans les villes. A titre d’exemple, je travaille actuellement sur un projet de promotion et d’expérimentation d’un concept de communauté d’habitations autogérées, en collaboration avec l’association CIGALES (Communautés interGénérationnelles pour l’Accession au Logement et à l’Entraide Sociale). Ce concept est assez simple. De jeunes seniors financent des lotissements qu’ils habiteront pour partie, les habitations restantes étant destinées à la location par des jeunes, à des prix abordables. En contrepartie de l’avantage financier, ces jeunes apportent des services à la génération des plus âgés, notamment aux personnes dépendantes. Les seniors peuvent, quant à eux, rendre des services utiles, notamment aux jeunes parents, en accompagnant les enfants à la crèche ou à l’école, en les gardant le soir.</p> <p><strong>Roland Castro :</strong>&nbsp;Parallèlement, les lieux d’habitation doivent être repensés en fonction de l’évolution du monde numérique. Plus le virtuel se développe, plus on passe de temps chez soi, plus l’endroit dans lequel on habite devient important. C’est même le problème fondamental des villes de demain.</p> <p><strong>Michel Parent : </strong>Cette vision de l’avenir de la ville n’a rien d’une utopie ! Il suffit que suffisamment de personnes se mobilisent sur le sujet pour que la prise de conscience soit effective et que ces évolutions prennent forme.&nbsp; Mais l’évènement d’une ville où l’espace serait optimisé pour les humains et non plus pour les voitures exige bien sûr de reconsidérer la question des transports. La remise en cause de l’étalement urbain et des zones dédiées à tel ou tel type d’activité constitue en soi un axe d’évolution. Le regroupement des commerces, des lieux de travail et d’habitations dans des espaces harmonieux diminuerait naturellement les déplacements. Quant à la voiture, les villes concentrent de plus en plus de population et il n’y a tout simplement plus assez de place pour que chacun puisse utiliser son véhicule personnel pour circuler ou se garer. Il est de plus en plus évident que ce mode de transport devra disparaître, au moins partiellement.</p> <p><strong>Roland Castro :&nbsp;</strong>De ce fait, l’auto-partage fera partie intégrante de la ville du futur. C’est d’autant plus sain et inéluctable que plus on est &quot;pauvre,&quot; plus le marqueur social que constitue la possession d’un véhicule est coûteux. Mais la ville ne se résume pas à des problématiques d’économies, de systèmes et de rationalités. C’est aussi et surtout une question de bien-être et d’harmonie. Raison pour laquelle je préfère les transports « doux » qui perturbent moins la poétique de la ville, tels les tramways en lieu et place des bus ou la navigation fluviale.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>... appliquer à la ville moderne les recettes simples qui faisaient autrefois le charme des villes.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p><strong>Michel Parent :</strong>&nbsp;Dans cette perspective, le projet Cybercar développé avec Inria apporte une réponse. Complètement automatisée, cette voiture à usage personnel a été conçue pour répondre à l’une des problématiques du partage : comme pour le vélo actuellement, il faudra redistribuer les voitures dans les villes. Sachant qu’une voiture louée équivaut, en moyenne, à 20 voitures personnelles garées en moins, la robotisation est une composante essentielle de la solution. Les tests menés à La Rochelle, en Charentes-Maritimes, prouvent que les gens apprécient la lenteur, la simplicité et la sûreté des cybercars ! De nombreux utilisateurs ont d’ailleurs adopté ce mode de transport au détriment de leur voiture personnelle. De plus, les cybercars utilisent des technologies qui réduisent la pollution atmosphérique et sonore, contribuant ainsi à une meilleure harmonie. Cette illustration montre tout l’avantage qu’il y aurait à développer le partage dans les transports. Mais sa généralisation va être difficile, tout autant qu’il l’a été de passer du cheval à la voiture. Cependant, dès que l’on propose des alternatives plus pratiques et moins chères, les gens ne se trompent pas.</p> <p><strong>Roland Castro : </strong>Au bout du compte, il faut appliquer à la ville moderne les recettes simples qui faisaient autrefois le charme des villes. Je conçois toujours mes projets comme si j’étais un promeneur, attentif au moindre détail qui fait du sens, sans le moindre esprit de système, et en pensant toujours au bien-être de l’individu, à la singularité du lien, à la « dénormalisation » des choses… et surtout pas aux voitures !</p> Prix franco-taïwanais 2011 http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/prix-franco-taiwanais-2011 Fri, 14 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Le prix de la Fondation scientifique franco-taïwanaise&nbsp;vient d'être attribué au binôme formé par&nbsp;Marc Thiriet, chercheur CNRS au sein de l'équipe Reo (centre Inria Paris-Rocquencourt) et Tony W. H. Sheu de l'Universite de Taipei, pour leur collaboration scientifique. Ensemble, ils mettent la physique et les sciences du numérique au service de la recherche médicale&nbsp;et analysent la circulation des fluides physiologiques.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>Le <strong>Prix de la Fondation scientifique franco-taïwanaise</strong>&nbsp;a été créé en 1999 par le Conseil national des sciences de Taiwan (NSC) et l’Académie des sciences. Il est, depuis 2004, attribué chaque année à une équipe formée de chercheurs français et taïwanais qui ont contribué à la coopération scientifique franco-taïwanaise.</p> <p>Le dossier de candidature, présenté conjointement par un chercheur taïwanais et un chercheur français, se compose d'un résumé des travaux scientifiques ou de la présentation d’un projet franco-taïwanais, et de la recommandation par trois Membres au moins de l’Academia sinica, ou trois Membres au moins de l’Académie des sciences, ou par le jury de la Fondation franco-taïwanaise ou par un lauréat précédent.</p> </div> </div> Serge Abiteboul, nouveau titulaire de la chaire « Informatique et sciences numériques » au Collège de France http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/serge-abiteboul-titulaire-de-la-chaire-informatique Fri, 14 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Directeur de recherche Inria, Serge Abiteboul succède à ses pairs Gérard Berry et Martin Abadi. Troisième titulaire de la chaire, il est un spécialiste du <em>Web data management</em>. Ses travaux portent notamment sur les bases de données relationnelles et objets ou encore la gestion d'informations sur le web. Ces sujets sont aujourd'hui essentiels face à l'accroissement et à la « massification » des données.</p> <p>Diplômé de l'ENST (Telecom Paris-Tech) en 1977, Serge Abiteboul obtient un doctorat en informatique de l'université de Californie du sud en 1982. Cette même année, il rejoint Inria en tant que chercheur. En 1986, il passe une thèse d’État de l'université Paris-Sud puis devient directeur de recherche au centre Inria Saclay-Île-de-France. Il a dirigé les équipes-projets Inria <a href="/domaines/equipes-non-classees/verso" target="_self">Verso</a>&nbsp;puis <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/representation-et-traitement-des-donnees-et-des-connaissances/gemo" target="_self">Gemo</a>.</p> <p>Comme de nombreux scientifiques, Serge Abiteboul a dispensé des cours dans plusieurs établissements. Il a ainsi enseigné à l'école polytechnique pendant 12 ans. Il est intervenu deux années de suite à l'université de Stanford en qualité de professeur invité entre 1995 et 1997. Pendant cette période, la NASA a fait appel à lui en tant que consultant.</p> <p>En 2003, il intègre le « laboratoire de recherche en informatique (LRI) », puis en 2008, il devient membre du « laboratoire de spécification et vérification (LSV) ». Depuis 2008, il est membre de l'Académie des sciences.</p> <p>Durant sa carrière, Serge Abiteboul s'est vu décerner plusieurs prix scientifiques tels le prix de l'innovation ACM SIGMOD en 1998, le prix EADS en 2007... En 2008, il a reçu la bourse Webdam de l'<em>European Research Council (ERC)</em>. Aujourd'hui, il est membre de l'équipe-projet Inria <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/representation-et-traitement-des-donnees-et-des-connaissances/dahu" target="_self">Dahu</a>, dirigée par <strong>Luc Segoufin</strong>, à l'antenne de l'ENS Cachan du centre Inria Saclay-Île-de-France.</p> <p>Créée en 2009 par le Collège de France et Inria, la Chaire &quot;Informatique et sciences numériques&quot; a pour ambition de promouvoir l'informatique et les mathématiques appliquées.</p> <p>Serge Abiteboul donnera une leçon inaugurale « Sciences des données : de la Logique du premier ordre à la Toile », le jeudi 8 mars 2012 à 18h. </p> <p><strong>Du 14 mars au 30 mai 2012</strong>, il vous donne rendez-vous tous les mercredis à 10 heures au Collège de France. Chaque semaine, son cours sera accompagné d'un séminaire animé par un expert du domaine.</p> <a name="eztoc412214_1" id="eztoc412214_1" class="anchor"></a><h3>Le cours</h3><p>Rendez-vous tous les mercredis de 10 h à 11h :</p> <ul> <li>14 mars 2012&nbsp; - Modèle relationnel</li> <li>21 mars<strong>&nbsp;</strong>2012 - Modèle relationnel – suite</li> <li>28 mars 2012 -&nbsp; Concurrence et transactions</li> <li>4 avril 2012 - Le Web</li> <li>2 mai 2012 - Arbres de données</li> <li>9 mai 2012 - Bases de connaissances</li> <li>16 mai 2012 - Recherche sur le Web</li> <li>30 mai 2012 - Fouille du Web</li> </ul> <a name="eztoc412214_2" id="eztoc412214_2" class="anchor"></a><h3>Les séminaires</h3><p>En relation avec le sujet du cours, tous les mercredis de 11h à 12h :</p> <ul> <li> 14 mars 2012<br /> Requêtes de bases de données – Logique et complexité / <em>Database Queries – Logic and Complexity</em>&nbsp;<br /> Par <strong>Moshe Vardi</strong>, Rice University</li> <li> 21 mars<strong>&nbsp;</strong>2012<br /> Gestion de données scientifiques / <em>Managing Scientific Data</em>&nbsp;<br /> Par <strong>Anastasia Ailamaki</strong>, E.P.F. Lausanne</li> <li> 28 mars 2012<br /> Ouverture des données publiques / <em>Open Data</em><br /> Par <strong>François Bancilhon</strong>, Data Publica<br /> Archivage du Web / <em>Web Archiving</em><br /> Par <strong>Julien Masanès</strong>, Internet Memory Foundation</li> <li> 4 avril 2012<br /> Analyse statique et vérification / <em>Static Analysis and Verification</em>&nbsp;<br /> Par<strong>&nbsp;Victor Vianu</strong>, U.C. San Diego</li> <li> 2 mai 2012<br /> Le crowdsourcing de données · <em>Crowd Data Sourcing</em>&nbsp;<br /> Par <strong>Tova Milo</strong>, Tel Aviv University :</li> <li> 9 mai 2012<br /> &nbsp;Extraction de données du Web / <em>Data extraction from the Web</em>&nbsp;<br /> Par <strong>Georg Gottlob</strong>, Oxford University</li> <li> 16 mai 2012<br /> Récolte des connaissances du Web · <em>Knowledge Harvesting from the Web</em>&nbsp;<br /> Par <strong>Gerhard Weikum</strong>, Max-Planck-Institut :</li> <li> 30 mai 2012<br /> Raisonnement dans le Web sémantique / <em>Reasoning in the Semantic Web</em><br /> Par <strong>Marie-Christine Rousset</strong>, Université de Grenoble<br /> Réseaux sociaux / <em>Social Networks</em>&nbsp;<br /> Par<strong>&nbsp;Pierre Senellart</strong>, Télécom ParisTech</li> </ul> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc412214_2_0_1" id="eztoc412214_2_0_1" class="anchor"></a><h5>À propos de la chaire Informatique et sciences numériques</h5><p>La chaire Informatique et sciences numériques a été créée en 2009, et pour cinq ans, par le Collège de France avec le soutien d'Inria. Elle accueille chaque année un nouveau titulaire spécialiste reconnu d’un domaine (langages de programmation, sécurité et analyse de protocole, robotique, …).</p> </div> </div> Le ".fr" a 25 ans ! http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/le-.fr-a-25-ans Mon, 10 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Le versant français d’internet est né au sein d'Inria et y a été développé jusqu’en 1996, moment où l’institut a externalisé un projet à succès qu'il ne pouvait plus poursuivre en interne. Retour sur une époque où l’Afnic était encore en gestation, avec Jean-Pierre Verjus, conseiller auprès du président d'Inria.</p> <a name="eztoc411142_1" id="eztoc411142_1" class="anchor"></a><h3><strong>Comment était perçu Internet en France&nbsp;? qu’est-ce que cela représentait&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Jean-Pierre Verjus :</strong>&nbsp;Il était entendu qu’Internet était une histoire de chercheurs qui ne dépasserait pas les frontières des instituts et des universités. En France, le minitel représentait le futur et, lorsque dans des conférences visant les industriels, je prédisais que le minitel se ferait déborder par l’internet, je ne récoltais que des réactions incrédules ou hostiles&nbsp;!&nbsp;</p> <a name="eztoc411142_2" id="eztoc411142_2" class="anchor"></a><h3><strong>Pourquoi la gestion des noms de domaine en France a échu à l’institut ?</strong></h3><p><strong>Jean-Pierre Verjus :</strong>&nbsp; Il fallait être chercheur en informatique à l’époque pour mettre en place un tel système. Au départ le .fr n’existait pas et il fallait indiquer le chemin que parcourait le message pour arriver à destination. Il fallait une demi-journée pour atteindre un correspondant aux Etats-Unis. Inria qui était alors en pointe dans ces domaines s’est assez naturellement vu confier par <em>l’internet assigned numbers authority</em>&nbsp;(IANA, une composante de l’ICANN, autorité suprême de régulation de l’Internet) la gestion des noms de domaine pour le territoire national sous le nom de NIC-France. En effet, lorsque les noms de domaine ont été inventés et leur gestion prise en charge par le <em>Network information center</em>&nbsp;(<em>NIC</em>) — un organisme international tenu par les américains —, il a été décidé qu’une gestion au niveau national était souhaitable. Qui détient le nommage connaît tout des communications des citoyens.&nbsp;</p> <a name="eztoc411142_3" id="eztoc411142_3" class="anchor"></a><h3><strong>Pourquoi la gestion du nommage a-t-elle quitté Inria en 1998 ?</strong></h3><p><strong>Jean-Pierre Verjus :</strong>&nbsp; Il s’agissait d’un service destiné à la R&amp;D française. Au début des années 1990 on comptait 300 noms de domaine en .fr. Ils ont dépassé aujourd’hui les deux millions. Cette expansion s’est faite très rapidement. D'abord par l’accession des entreprises, puis des particuliers en 2006 au nom de domaine, puis par l’apparition de nombreux prestataires de service qui ont suivi la création du web au tournant des années 1990. La technologie était mûre et bien répandue. Le président d'Inria de l’époque considéra que le soutien de NIC-France n’était plus dans les missions de l’Institut. Ses recettes étaient suffisantes pour assurer son développement indépendant et le nombre de personnes mobilisées pour assurer son fonctionnement était trop lourd pour notre budget. NIC-France a été externalisée sous forme d’une association, l’Afnic (Association française pour le nommage internet en coopération). Les règles de dépôts et de gestion des noms de domaine internet en France sont désormais fixés par une loi qui tient compte, depuis le début de l’année, des remarques émises par le Conseil constitutionnel.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Donner un nom, c’est avoir une identité</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Avoir un nom de domaine permet de disposer d’une adresse sur internet plus facile à mémoriser que l’adresse IP, une série de chiffres associée à chaque appareil branché sur le réseau et lui permettant d’acheminer les messages au bon destinataire. L’Afnic alloue les sous-domaines pour le domaine de premier niveau &quot;.fr&quot; correspondant au territoire.&nbsp;</p> </div> </div> Les origines du « .fr » racontées par quatre pionniers http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/les-debuts-du-web Mon, 10 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>En France, l’internet est né au sein du Bâtiment 8 du centre Inria Paris-Rocquencourt, qui hébergeait les jeunes chercheurs de retour des Etats-Unis. Peu à peu, face au succès de ce nouveau moyen de communication, l’Afnic a été créée pour gérer les noms de domaine, c’est-à-dire les adresses en .fr, plus faciles à mémoriser que l’adresse IP. Clins d’œil des acteurs sur le contexte de cette naissance.</p> <div class="object-center xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://static.inria.fr/www/videos/actualites/Inria_Afnic_800x450.flv&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/var/inria/storage/images/medias/videos/serveur-inria/actualites/afnic/410399-5-fre-FR/afnic_vignette_video.jpg&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> <a name="eztoc411032_1" id="eztoc411032_1" class="anchor"></a><h3>« Nous utilisions IP en douce&nbsp;! »</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/gerard-huet-corps/410257-1-fre-FR/gerard-huet-corps.jpg" width="110" height="165" alt="Gérard Huet © Inria - Ch. Tourniaire" title="Gérard Huet © Inria - Ch. Tourniaire" /> </span> </p></div> <p><strong>Gérard Huet</strong>, directeur de recherche</p> <p>« Lorsque je suis arrivé à l'institut, en même temps que d'autres chercheurs revenant des Etats-Unis en 1972, nous avions peu de matériel. En fédérant les efforts des équipes du Bâtiment 8 - notamment grâce aux ressources propres du Projet National VLSI dirigé par Jean Vuillemin -, nous avons pu monter notre propre centre de calcul avec un ingénieur système, un spécialiste d'électronique, etc. Nous administrions de façon autonome ce groupe de machines, notamment un VAX sur lequel nous avions installé UNIX, qui venait d'être `libéré' par le groupe de Berkeley (BSD). A l'époque, en 1982, le seul point d'accès à l'Internet naissant était le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), qui nous a transmis le flambeau. Nous étions connectés au <em>CWI</em>&nbsp;(<em>Centrum voor Wiskunde en Informaticaa)</em>&nbsp;d'Amsterdam&nbsp;par une ligne dédiée, et de là nous nous connections à un accès transatlantique fourni par la <em>NSF (National Science Foundation</em>). Nous n'étions pas supposés utiliser la technologie Américaine IP mais étions en principe tenus d'utiliser les normes Télécom Européennes… En 1985 le courrier électronique de la France entière passait par le &quot;Bat 8&quot;, surnommé `The barrack' par nos amis britanniques, où notre ingénieur système Yves Devillers gérait le premier fournisseur d'accès FNET (<em>Frequency monitoring Network</em>).&nbsp;»&nbsp;</p> <a name="eztoc411032_2" id="eztoc411032_2" class="anchor"></a><h3>« Un message pouvait prendre une demi-journée pour arriver aux Etats-Unis&nbsp;! »</h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/yves-devillers-corps/411471-3-fre-FR/yves-devillers-corps.jpg" width="110" height="165" alt="Yves Devillers © Inria - Ch. Tourniaire" title="Yves Devillers © Inria - Ch. Tourniaire" /> </span> </p></div> <p><strong>Yves Devillers</strong>,&nbsp;ingénieurs système dans le projet CAO-VLSI</p> <p>Dès 1982, les chercheurs me sollicitaient pour accéder à la messagerie et à un service de news. La majorité d’entre-eux avaient fait leur post-doc aux Etats-Unis où ce type de service existait déjà. Ils voulaient la même chose au bâtiment&nbsp;8&nbsp;! A cette époque, le très dynamique EUUG (<em>European Unix User Group</em>) fédérait les bonnes volontés à travers un réseau pour la R&amp;D, <em>EUnet </em>(<em>European UNIX Network</em>) afin de pouvoir transmettre des messages et des news vers le reste du monde. En 1988, les services de l’<em>EUnet </em>pour la France furent repris par mon équipe sous la houlette de Jean-Yves Babonneau qui a ensuite présidé aux destinées de l’Afnic. A cette époque, la consultation de news ou l’envoi de messages s’effectuait en &quot;store &amp; forward&quot;. Il fallait indiquer précisément le chemin qu’allait emprunter le message pour arriver au destinataire final. Il fallait donc connaître l’architecture du réseau&nbsp;! Par ex&nbsp;: ucbvax&nbsp;!philabs&nbsp;!mcvax&nbsp;!inria&nbsp;!devill. Un message pouvait prendre une demi-journée pour arriver aux Etats-Unis&nbsp;!</p> <a name="eztoc411032_3" id="eztoc411032_3" class="anchor"></a><h3>« Une des grandes questions à l'époque a été celle du nommage »</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-externes/jean-yves-babonneau-corps/410249-1-fre-FR/jean-yves-babonneau-corps.jpg" width="110" height="165" alt="Jean-Yves Babonneau" title="Jean-Yves Babonneau" /> </span> </p></div> <p><strong>Jean-Yves Babonneau</strong>, directeur général de l'Afnic,&nbsp;de la création de l'association jusqu'en 2005</p> <p>«&nbsp;Une des grandes questions à l'époque a été celle du nommage. Fallait-il externaliser le nommage des sites Internet en France ? L'intérêt général n'était-il pas plutôt d'en faire une mission de service public ? Celui qui s'emparerait du nommage ne s'assurerait-il pas une forme de contrôle sur l'Internet ? C'est la solution publique qui a été retenue. Le service NIC-France (pour<em>&nbsp;Network Information Center</em>) a vu le jour en 1994 et Inria a géré le domaine national .fr jusqu'en 1997. Au début des années 1990, on comptait 300 noms de domaine en .fr et des&nbsp; cinq opérateurs historiques en 1994 , on est passé à un millier fin 1997. Cette multiplication exponentielle des opérateurs liée à l'expansion de l'Internet, a engendré un volume d'activité trop important pour les services administratifs de l'institut. Le service a été externalisé en janvier 1998 sous forme d'une association, l'Afnic, avec un pilotage assuré à 51 % par le service publique et 49 % par les opérateurs et utilisateurs.&nbsp;»</p> <a name="eztoc411032_4" id="eztoc411032_4" class="anchor"></a><h3>« En France, le minitel représentait le futur »</h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/jean-pierre-verjus-corps/410265-1-fre-FR/jean-pierre-verjus-corps_vignette_resume.jpg" width="110" height="165" alt="Jean-Pierre Verjus" title="Jean-Pierre Verjus" /> </span> </p></div> <p><strong>Jean-Pierre Verjus</strong>, conseiller auprès du président d'Inria</p> <p>«&nbsp;Hors du milieu académique, l’Internet était considéré comme une histoire de chercheurs qui n’était pas vouée à dépasser les frontières des instituts et des universités. En France, le minitel représentait le futur. Lorsque, dans un exposé visant les industriels aux journées de la recherche en 1994, je prédisais que le minitel se ferait déborder par l’Internet, je ne récoltais que des rires incrédules ou hostiles. Un grand Industriel lyonnais de la pharmacie s’est levé pour asséner que ce «&nbsp;bazar d'universitaire&nbsp;» ne marcherait jamais. Un responsable de France Telecom s’est même plaint auprès de Alain Bensoussan, alors président d'Inria, du fait que je travaillais contre le Minitel&nbsp;! En 1996, le chiffre d’affaires du commerce en ligne sur le minitel représentait en effet 12,6 milliards de francs.&nbsp;»</p> Les arts, nouvelle source d'inspiration pour les sciences http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/arts-science Fri, 07 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>La science inspire les arts. Et L'art inspire la science. Robotique, programmation, algorithmique, simulation, modélisation, réalité virtuelle... autant de thèmes de recherche qui intéressent les artistes contemporains en quête de territoires inexplorés. De leur côté, les chercheurs voient dans les arts de nouveaux défis technologiques et scientifiques à relever. Inria participe à ce mouvement. Un peu partout en France, les chercheurs Inria collaborent à de nouvelles expériences artistiques. Petit tour d'horizon de quelques collaborations passées, en cours et à venir.</p> <a name="eztoc409603_1" id="eztoc409603_1" class="anchor"></a><h3>Une tribu de petits robots curieux et bavards</h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:266px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-corps/expo-cartier/410192-1-fre-FR/expo-cartier.jpg" width="260" height="195" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>T. Yokoo, D. Lynch, ESO © S. Kaulitzki - Fotolia.com</cite> </span> </p></div> <p>Cet automne, la Fondation Cartier ouvre ses portes aux mathématiques et aux chercheurs Inria. L'exposition « <a href="http://fondation.cartier.com/" target="_blank">Mathématiques, un dépaysement soudain</a>&nbsp;» invite à voyager au cœur de la pensée mathématique. Du 21 octobre 2011 au 18 mars 2012, six grands mathématiciens collaborent avec huit artistes de renom pour donner à comprendre les mathématiques à travers des expériences sensibles. Dans ce cadre, <strong>Pierre-Yves Oudeyer</strong>&nbsp;et son équipe-projet <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/robotique/flowers" target="_self">Flowers</a>&nbsp;exposeront « les derniers résultats de leurs travaux sur une société de robots doués de curiosité ». Pour cette exposition, les chercheurs d'Inria ont conçu et réalisé cinq robots capables d'apprendre un langage et dotés de curiosité artificielle. Les petits robots devraient interagir entre eux et avec les visiteurs dans un espace consacré au mathématicien &quot;Mikhail Gromov&quot;.&nbsp;Le tout orchestré par le célèbre cinéaste David Lynch, un familier de la Fondation Cartier et des arts numériques.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc409603_2" id="eztoc409603_2" class="anchor"></a><h3>De nouveaux dispositifs interactifs 3D</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:266px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/logo-experimenta/382003-1-fre-FR/logo-experimenta.jpg" width="260" height="195" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Expérimenta</cite> </span> </p></div> <p>Jusqu'au 10 octobre, les chercheurs Inria de l'équipe-projet <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/evasion_hidden" target="_self">Évasion</a> ont participé au salon <a href="http://www.rencontres-i.eu/2011/salon-experimenta/" target="_blank">Expérimenta</a>&nbsp;sur les interfaces homme-machine. Le public a pu tester deux dispositifs interactifs « made in » Inria. <strong>Handnavigator </strong>est une souris 3D surmontée de capteurs qui permet de manipuler des objets virtuels. Ce dispositif préfigure la sculpture virtuelle débarrassée des contraintes du monde réel tel que le séchage de la matière. Le logiciel <strong>Aestem studio</strong>&nbsp;permet de dessiner et de sculpter des objets en 3D dans l'espace de manière intuitive et interactive. Il permet également de s'affranchir des contraintes du réel liées à l'utilisation des matériaux. Le nouveau dispositif fournit aux artistes des outils de modélisation 3D.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc409603_3" id="eztoc409603_3" class="anchor"></a><h3>Des installations qui jouent avec nos sens</h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:266px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/lille/actualites-images/chapo/monade-chapo/394785-1-fre-FR/monade-chapo.jpg" width="260" height="195" alt="Monade © Alexandre Maubert" title="Monade © Alexandre Maubert" /> </span> <span class="legende"> Monade - <cite>© Alexandre Maubert</cite> </span> </p></div> <p>Cet été, l'équipe-projet <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/mint" target="_self">Mint</a>&nbsp;et son responsable <strong>Laurent Grisoni</strong>&nbsp;ont collaboré à deux installations présentées au Studio national d'art contemporain Le Fresnoy de Lille dans le cadre du rendez-vous annuel de la création Panorama 13.</p> <p>Réalisée par le cinéaste et plasticien <strong>Alexandre Maubert</strong>, l'installation vidéo « Monade » fait appel à la détection du geste et à la réalité virtuelle. Elle propose une véritable expérience cinématrographique, interactive et sensible. La caméra immerge le spectateur dans un quartier fermé de Buenos Aires avec lequel il interagit par ses gestes.</p> <br class="clear" /> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:266px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-chapo/damassa/410841-1-fre-FR/damassa.jpg" width="260" height="195" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Damassama - <cite>© Alexandre Maubert</cite> </span> </p></div> <p>La seconde installation « Damassama » de <strong>Léonore Mercier</strong>&nbsp;place le visiteur en chef d'orchestre au centre d'un cercle de bols tibétains. Dès que les mains du visiteurs désignent les bols, ceux-ci libérent des sons. Damassama est actuellement présenté à l'Espace Culture de Lille1 et ce jusqu'au 10 novembre.</p> <p>Dans les prochains mois, l'équipe-projet Mint devrait poursuivre ses collaborations avec le monde des artistes, en particulier avec le groupe de musique <a href="http://www.ez3kiel.com/" target="_blank">EZ3Kiel</a>. Un prochain concert est prévu au début de l'année 2012.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc409603_4" id="eztoc409603_4" class="anchor"></a><h3>Des tissages aux motifs complexes réalisés à partir d'automates cellulaires</h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:266px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-corps/tissage/410608-1-fre-FR/tissage.jpg" width="260" height="195" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Nazim Fatès</cite> </span> </p></div> <p>Autre exemple de collaboration entre arts et science.&nbsp;En 2008, les artistes <strong>René Sultra</strong>&nbsp;et <strong>Maria Barthélemy</strong>&nbsp;s'intéressent aux travaux du chercheur Inria <strong>Nazim Fatès</strong>&nbsp;de l'équipe-projet <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/representation-et-traitement-des-donnees-et-des-connaissances/maia" target="_self">Maia</a>&nbsp;sur les automates cellulaires et à son logiciel FiatLux. L'idée des artistes : intégrer dans leur oeuvre des tissages dont les motifs seraient réalisés à partir du déroulement de processus d'automates cellulaires. Pour réaliser le tissage, le trio fait également appel à <strong>François Roussel</strong>, désigner et ingénieur textile. Baptisé «<em>&nbsp;Sentimental journey</em>&nbsp;», le projet a été présenté en&nbsp;juin 2008&nbsp;à la Maison Salvan Arts et Science à Carjac dans le Lot. Une prochaine collaboration entre Nazim Fatès et les deux artistes pourrait voir le jour dans les prochains mois.</p> A la découverte du monde numérique du 10 au 16 octobre http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/fete-de-la-science-2011 Wed, 05 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Inria est heureux de vous inviter au grand rendez-vous de la science du 10 au 16 octobre. Retrouvez le programme 2011 et toutes les informations pratiques pour venir nous voir.</p> <div class="object-center xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://www.youtube.com/watch?v=AzfsJmxSAcg&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Inria crée un centre au Chili http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/centre-inria-au-chili Tue, 04 Oct 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Le projet de centre chilien de recherche et d’innovation, CIRIC <em>(Communication and information Research and Innovation Center)</em>, présenté par Inria, a été retenu et démarrera en 2012. Ce projet était présenté dans le cadre d’un programme pour la création au Chili de « Centres d’Excellence internationaux pour la compétitivité ».&nbsp; Explications.</p> <p>A l’occasion de la semaine chilienne du transfert de technologie, la CORFO, agence de développement économique chilienne, vient d'annoncer que le projet Inria de création d’un centre de recherche et d’innovation était retenu.</p> <p>Le <em><strong>CIRIC</strong>&nbsp;</em>doit associer étroitement des compétences scientifiques et une structure d’accompagnement pour le transfert de technologies. Celle-ci permettra d’introduire la culture « recherche-développement » au sein des universités en partenariat avec les entreprises, pour augmenter la compétitivité du Chili dans le domaine des sciences et technologies numériques, en particulier par la création de « spin-offs » ou le transfert vers les grandes entreprises et les PME.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>... introduire la culture « recherche-développement » au sein des universités en partenariat avec les entreprises...</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Le Centre sera implanté à Santiago avec une succursale à Valparaíso. Il sera initialement construit en partenariat avec neuf universités chiliennes. Il sera centré sur trois lignes de recherche et développement sélectionnées par la CORFO :&nbsp;</p> <ul> <li>internet et réseaux de télécommunications,</li> <li>gestion des ressources naturelles,</li> <li>énergie hybride.</li> </ul> <p>Au travers du <em>CIRIC</em>, des équipes-projets Inria pourront bénéficier de moyens humains supplémentaires : chercheurs, doctorants, post-doctorants, jeunes ingénieurs et experts d’aide au transfert. Les thématiques de recherche choisies permettront à l’institut de développer des compétences nouvelles dans ces domaines d’application et dans un contexte de transfert industriel très favorable.</p> <p>Le <em>CIRIC </em>a vocation à héberger et à catalyser l’ensemble des collaborations Inria au Chili et à être une porte d’entrée en Amérique Latine. Il sera ouvert à de nouvelles coopérations tant en Amérique latine qu’en Europe, en particulier avec les institutions européennes s’installant au Chili dans le cadre de ce programme, en particulier les instituts Fraunhofer en Allemagne et CSIRO (<em>&nbsp;Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation</em>) en Australie.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc410281_1" id="eztoc410281_1" class="anchor"></a><h3>Recherche franco-chilienne en sciences du numérique</h3><p>Ce projet, présenté en 2009, s’inscrit dans une longue tradition de collaboration entre la France et le Chili dans le domaine des mathématiques appliquées et de l’informatique. Depuis plus de 20 ans, les universités chiliennes participent aux recherches menées par Inria, qui forme en retour un nombre important d’étudiants chiliens chaque année. Les programmes bilatéraux de soutien à des projets scientifiques communs sont très actifs. Inria a signé en 2001 un accord bilatéral avec la <strong>CONICyT</strong>&nbsp;(<em>Comisión Nacional de Investigación Científica y Tecnológica</em>) grâce auquel plus de 25 étudiants ont fait leur thèse de doctorat dans une équipe Inria. Entre 2006 et 2010, 23 projets de coopération entre le Chili et Inria ont impliqué une quarantaine de chercheurs au Chili et donné lieu à 64 publications co-signées Inria-Chili. Cette année encore, sur les 67 équipes associées avec des partenaires étrangers soutenues par Inria, six travaillent avec le Chili, sur un total de neuf équipes associées en Amérique latine.</p> </div> </div> Un prix américain pour une collaboration franco-américaine http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/matthieu-dorier-laureat-2011-acm-src Fri, 30 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Matthieu Dorier, étudiant à l'ENS Cachan, a reçu le 2e prix à l’ACM (<em>Association for Computing Machinery</em>&nbsp;<em>Student Research Competition</em>) organisée en marge de l’<em>International Conference on Supercomputing</em>, à Tucson (Arizona) en juin dernier.&nbsp;Un prix attribué pour des travaux réalisées dans le cadre d'une collaboration entre l'équipe KerData et le&nbsp;Joint Laboratory for Petascale Computing&nbsp;(JLPC), laboratoire commun Inria - Urbana-Champaign.</p> <a name="eztoc406248_1" id="eztoc406248_1" class="anchor"></a><h3>Sur quel domaine de recherche portait le travail qui vous a valu ce prix ?</h3><p><strong>Matthieu Dorier&nbsp; :</strong>&nbsp;Mon travail se concentre sur l’interaction entre les simulations à larges échelles et les systèmes de stockage. L’approche que je propose permet de limiter l’impact de l’écriture de données sur les calculs effectués par la simulation. En l’occurrence je travaille avec une simulation de tornades, qui génère énormément de données, et ces données doivent être stockés efficacement. Cette approche pourrait également être adaptée à d’autres domaines, comme des simulations en astrophysique ou en fusion nucléaire.</p> <a name="eztoc406248_2" id="eztoc406248_2" class="anchor"></a><h3>Comment s’est déroulé votre séjour de 3 mois au laboratoire commun Inria-Urbana Champain ?</h3><p><strong>Matthieu Dorier&nbsp; : </strong>C’est un contexte optimal pour travailler dans un environnement très agréable où j’ai pu rencontrer des personnes qui m’ont soutenu, parmi lesquelles <strong>Franck Cappello</strong>, l’un de mes maîtres de stage. A priori, pendant ma thèse que je démarre en septembre, je vais poursuivre mon travail de recherche dans le cadre de cette collaboration, et donc me rendre souvent à l' Université d’Illinois à Urbana-Champaign pour des stages. Cela me permettra notamment d’avoir accès à des plateformes de calcul haute performance américaines et d’être souvent en contact avec le monde de la recherche aux Etats-Unis, sans être gêné par le décalage horaire…</p> <a name="eztoc406248_3" id="eztoc406248_3" class="anchor"></a><h3>Que représente pour vous cette collaboration entre Inria et l’Université d’Urbana Champaign ?</h3><p><strong>Matthieu Dorier&nbsp; : </strong>L'un des objectifs du labo commun est de fournir des solutions pour l'exploitation efficace du prochain supercalculateur du NCSA (<em>National Center for Supercomputing Applications</em>), <a href="http://www.ncsa.illinois.edu/BlueWaters/" target="_blank">Blue Waters</a>. La France dispose d’un bon candidat, placé dans le top10 mondial, mais les Etats-Unis disposent de nombreux superlcalculateurs très puissants. L’impact de nos papiers sera toujours moins important que celui de papiers présentant des expériences sur plusieurs centaines de milliers de cœurs de calcul. C’est dommage et c’est ce qui fait que nous avons besoin de collaborer avec des équipes américaines comme nous le faisons dans le cadre du « joint lab ».</p> Thom Dunning, une collaboraton réussie http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/thom-dunning-une-collaboration-reussie Fri, 30 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Le laboratoire commun de recherche en calcul intensif <em>Joint Laboratory for Petascale Computing </em>&nbsp;(JLPC) créé par l’université de l’Illinois et Inria a tenu le 27 juin dernier son 5e séminaire à Grenoble. Thom Dunning, le directeur de l’<em>Institute for Advanced Computing Applications and Technologies</em>&nbsp;et du <em>National Center for Supercomputing Applications</em>&nbsp;(NCSA) à l’université de l’Illinois, nous explique pourquoi cette collaboration est une réussite.</p> <a name="eztoc406329_1" id="eztoc406329_1" class="anchor"></a><h3>Vous avez lancé le laboratoire JLPC avec Inria en 2009. Comment cette collaboration se déroule-t-elle&nbsp;?</h3><p><strong>Thom Dunning :</strong>&nbsp;Les séminaires que nous organisons tous les six mois constituent un aspect fondamental de notre collaboration. Ils nous permettent principalement de faire le point sur les progrès réalisés&nbsp; dans les projets en cours et de chercher de nouvelles opportunités. Et c’est grâce à une meilleure compréhension des problèmes liés au calcul intensif que nous trouvons ces nouveaux débouchés. Une autre activité majeure est l’échange d’étudiants et de chercheurs seniors entre l’Illinois et les différents laboratoires de Inria en France. Ces échanges durent entre trois jours et plusieurs semaines voire plusieurs mois.&nbsp; Les équipes mixtes s’appellent fréquemment , collaborent sur des publications et des présentations communes pour diverses conférences et développent ensemble des logiciels accessibles à l’ensemble de la communauté scientifique… Nous intégrons aussi très souvent d’autres groupes de recherche, du Japon ou de France, par exemple.</p> <a name="eztoc406329_2" id="eztoc406329_2" class="anchor"></a><h3>Cette année, le JLPC a lancé son projet ECS «&nbsp;Enabling Climate simulation at extreme scale&nbsp;» pour le G8. Quelle en est l’origine&nbsp;?</h3><p><strong>Thom Dunning :</strong>Fin 2010, nous avons commencé à réfléchir aux questions liées à la modélisation climatique. La modélisation climatique a toujours mis à rude épreuve nos ordinateurs les plus puissants, car les modèles sont extrêmement complexes et impliquent d’associer de nombreux éléments, mêlant des problèmes informatiques spécifiques à ces tâches de simulation. La discussion que nous avons eue est assez représentative de la façon dont émergent les projets de collaboration&nbsp;: quelqu’un a une idée, il en parle avec ses collègues, la discussion s’approfondit et enfin une voie de recherche se profile.</p> <a name="eztoc406329_3" id="eztoc406329_3" class="anchor"></a><h3>Depuis que vous avez commencé à collaborer avec Inria via le laboratoire JLPC, quels résultats avez-vous obtenus&nbsp;?</h3><p><strong>Thom Dunning : </strong>Ce travail commun aborde davantage de questions que ce que j’avais prévu au départ&nbsp;: la tolérance aux pannes et la résilience, l’optimisation des bibliothèques numériques pour le calcul intensif et exascale, de nouveaux modèles de programmation et de nouveaux systèmes essentiels dans le cadre du projet&nbsp;<strong>Blue Waters</strong>&nbsp;ou encore le système de calcul intensif qui sera installé début 2012 au NCSA, dans l’Illinois.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Les problèmes auxquels nous nous attaquons sont si complexes que nous avons besoin de personnes avec un large éventail de compétences et des points de vue différents.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc406329_4" id="eztoc406329_4" class="anchor"></a><h3>Quels nouveaux débouchés sont ressortis du dernier séminaire de juin&nbsp;?</h3><p><strong>Thom Dunning : </strong>Une des questions qui se pose depuis quelques années est : &quot; Comment pouvons-nous améliorer l’efficacité du système E/S (entrée/sortie des disques)&nbsp;? Blue Waters sera doté d’environ 20 péta-octets de capacité de stockage. Transférer dans un sens et dans l’autre 20 péta-octets de données peut se révéler très chronophage. Un projet commun entre Inria et l’université de l’Illinois a récemment été mis en place à ce sujet.</p> <a name="eztoc406329_5" id="eztoc406329_5" class="anchor"></a><h3>Continuerez-vous à travailler conjointement avec Inria sur le projet Blue Waters&nbsp;?</h3><p><strong>Thom Dunning : </strong>Oui. Certaines des idées du laboratoire commun sont excellentes mais il faut absolument les tester à grande échelle. Nous réfléchissons également aux technologies que nous utiliserons pour le calcul exascale, comme par exemple, les <em>Graphics Processing Unit (</em>GPU). Ce sont des types de processeurs simplifiés capables d’exécuter des instructions beaucoup plus vite que les CPU traditionnels. Créer une application qui lui permette de profiter pleinement de l’architecture du GPU demande beaucoup de travail.</p> <a name="eztoc406329_6" id="eztoc406329_6" class="anchor"></a><h3>Qu’apportent les équipes Inria à vos recherches&nbsp;?</h3><p><strong>Thom Dunning : </strong>Leur travail est à la fois complémentaire et supplémentaire. Les problèmes auxquels nous nous attaquons sont si complexes que nous avons besoin de personnes avec des compétences, des expériences et des points de vue différents. Les ponts que nous jetons&nbsp; entre l’expérience des équipes de Inria, en particulier dans le domaine des bibliothèques numériques et de la résilience, et notre expertise en matière de modèles de programmation, de bibliothèques de communication, de systèmes E/S et de GPU créent un environnement de connaissances très riche.</p> Une association fructueuse dédiée au calcul haute performance http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/association-fructueuse-pour-calcul-haute-performance Fri, 30 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Alors que le 5e séminaire du laboratoire commun Inria-Urbana Champain (<em>Joint Laboratory on Petascale Computing </em>- JLPC) vient de s’achever à Grenoble, son co-directeur Franck Cappello tire un bilan de l’activité de cet établissement dédié au calcul haute performance. A l’issue d’une deuxième année d’existence, c’est l’occasion de revenir sur ses résultats les plus emblématiques et de présenter les recherches en cours autour de la climatologie, ainsi que le projet international G8 « <em>Exascale</em>&nbsp;» auquel le laboratoire commun est associé.</p> <p>Pour désigner les meilleures publications issues des recherches effectuées au JLPC, Franck Cappello s’en remet au choix de <strong>Supercomputing</strong>.&nbsp; Cette importante conférence dédiée au supercalcul intensif a ainsi retenu « quatre publications parmi 352 papiers proposés. L’un de ces articles concerne un système de tolérance aux pannes qui présente les tous premiers résultats de simulation à grande échelle du tremblement de terre du 11 mars 2011 au Japon ».</p> <p>Côté logiciels, Franck Cappello mentionne « la réussite d'un stage de Master qui se concrétise par un prix ACM (<em>student competition</em>) ». Il s’agit de celui de <strong>Matthieu Dorier </strong>dont les recherches portent sur une application de simulation de tornades. Cet exemple confirme, selon lui, la qualité des formations dispensées au sein d’un environnement regroupant tous les acteurs de la recherche sur un même campus. Franck Cappello impute également ces résultats positifs à la participation d’équipes comptétentes des deux côtés de l’Atlantique, ainsi qu’à la présence d'un permanent Inria à Urbana. « Cela permet de détecter les potentialités de collaboration, de favoriser les discussions et de dénouer beaucoup plus rapidement d’éventuels blocages ».</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Ces résultats positifs sont dus à la participation d’équipes compétentes des deux côtés de l’Atlantique.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Ces divers facteurs de réussite contribuent à la renommée du laboratoire commun, au-delà de la France et des Etats-Unis, puisque le JLPC contribue à l'un des six&nbsp; projets portant sur la simulation du climat en calcul très haute performance sélectionnés à l'appel G8 « <em>Exascale</em>&nbsp;», parmi plus de 80 projets soumis. Le supercalculateur « <em>Exascale </em>» permettra de répondre précisément à des questions comme : quels seront les changements en ce qui concerne l'élévation de la mer et des courants marins? (…) Certains codes tournent déjà avec un maillage à 10 kilomètres. Pour l'<em>Exascale</em>, nous visons un maillage à 1 kilomètre. Cela signifie un accroissement très important du maillage et un besoin en puissance de calcul 1 000 fois supérieur ».</p> <p>Franck Cappello remarque que les Etats-Unis ont plusieurs longueurs d’avance dans ce domaine. Il estime donc souhaitable, aujourd’hui, pour l’Europe « d’arriver à s’associer avec les Américains en veillant à l'équilibre des contributions et des retombées entre les partenaires ».</p> La « massification » du web transforme les relations sociales http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/internet-du-futur Tue, 27 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Nouveaux enjeux, nouveaux défis, nouveaux risques, nouvelles craintes… L’Internet de demain, dont la recherche trace dès aujourd’hui les contours, est au cœur de nombreux débats concernant notamment la protection de la vie privée.</p> <p><em>Débat entre Anne-Marie Kermarrec, Directrice de recherche et Dominique Cardon, Sociologue.</em></p> <a name="eztoc403974_1" id="eztoc403974_1" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les grandes échéances de l’internet de demain ? Quel est l’enjeu majeur ?</h3><p><strong>Anne-Marie Kermarrec : </strong>Au cours des années, l’utilisation du réseau Internet a considérablement évolué. Tout d’abord réservé aux militaires, il a ensuite été exploité par les universitaires. Puis le grand public se l’est approprié, dans un premier temps comme lecteur et consommateur, aujourd’hui comme producteur de contenu, en laissant des traces et des informations à chacun de ses passages sur la « toile ».</p> <p><strong>Dominique Cardon : </strong>Cette « massification » du Web transforme aussi les sociabilités. L’Internet des pionniers était réservé à un groupe restreint de personnes ayant pour la plupart atteint un haut niveau d’études. Mais avec l’apparition des réseaux sociaux, au milieu des années 2000, chaque internaute a eu la possibilité de devenir à la fois lecteur et participant, du fait de la convergence des technologies des média de communication et de publication. Dans l’imaginaire des pionniers, le Web était un univers séparé du monde. Force est de constater qu’il s’est aujourd’hui intégré à la vie quotidienne. Vies réelle et virtuelle se mélangent de plus en plus.</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/anne-marie-kermarrec-profil-gauche/404655-1-fre-FR/anne-marie-kermarrec-profil-gauche.jpg" width="110" height="165" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p><strong>Anne-Marie Kermarrec :</strong>&nbsp;Ces transformations n’ont pas été prévues, ni anticipées. Elles posent de véritables problèmes, notamment en termes de confidentialité des données et de respect de la vie privée. En effet, si Internet a été conçu comme une « toile » pour limiter les risques de destruction du réseau en cas d’attaque, il n’en reste pas moins que les données sont centralisées entre les mains de grosses compagnies, telles Google et Facebook. Cette évolution n’ayant pas été envisagée du point de vue législatif, les garanties en matière de confidentialité apportées par ces sociétés sont relativement faibles, voire inexistantes. Face au danger « big brother », il est désormais indispensable de penser Internet autrement du point de vue technique et d’opérer un changement majeur en privilégiant la décentralisation des données. L’objectif ? Faire disparaître les « autorités centrales » qui détiennent toutes les informations sur un individu.</p> <p><strong>Dominique Cardon :</strong>&nbsp;Le risque n’est pas limité à la seule prise de contrôle par des entreprises. La centralisation des informations peut également s’opérer au niveau d’un état. Il n’est pas difficile d’imaginer les dérives politiques qu’une telle situation est susceptible d’engendrer.</p> <p><strong>Anne-Marie Kermarrec :</strong>&nbsp;Ce constat est à l’origine des travaux que nous menons au sein d'Inria. Face à un tel danger, il faut des technologies capables de décentraliser les fonctions du Web. Typiquement, plutôt que d’utiliser un moteur de recherche sur Internet, l’utilisateur dispose d’une fonction qui, à un instant donné, va associer différents services pour lui fournir la meilleure réponse possible.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Passer d’un Internet piloté par des sociétés à un Internet centré sur l’utilisateur.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>En d’autres termes, on passerait d’un Internet piloté par des sociétés à un Internet centré sur l’utilisateur, où les services seraient combinés en fonction du besoin, dans un cadre précis et pour un laps de temps déterminé. Techniquement, le défi à relever est complexe mais pas insurmontable. Cette évolution vers un Internet centré sur l’utilisateur devrait également ouvrir de nouvelles perspectives en matière de filtrage de l’information, autre enjeu important de l’Internet de demain. Mails, blogs, sites, tchats… l’internaute est aujourd’hui noyé sous l’information. Je n’ai pas la solution&nbsp; mais, il apparaît de façon évidente qu’il va falloir trouver des moyens pour optimiser la diffusion de l’information et la filtrer avec plus de pertinence.</p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/dominique-cardon-profil-droit/404659-1-fre-FR/dominique-cardon-profil-droit.jpg" width="110" height="165" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p><strong>Dominique Cardon :</strong>A l’échelle de l’individu, l’internet d’aujourd’hui a aussi des répercussions sociales importantes. Le rêve de démocratisation des pionniers - tout le monde communique avec tout le monde - ne s’est pas réalisé. L’explication est assez simple. Si Internet facilite les rencontres dans le monde virtuel, les principes qui régissent une relation sociale restent les mêmes. En d’autres termes, dans le virtuel comme dans le réel, les personnes communiquent seulement lorsqu’elles partagent des centres d’intérêts. Résultat : Internet n’a pas aboli les barrières sociales et culturelles. Les groupes restent les mêmes. Les actifs du monde virtuel le sont aussi dans le monde réel alors que les timides et les contemplatifs, qui existent dans un groupe réel, disparaissent dans le monde virtuel. D’autres évolutions susceptibles d’avoir d’importantes conséquences sociales sont en cours. Le rapport à la lecture papier s’effondre tandis que la relation à l’écriture se transforme. Les internautes picorent une information trop abondante et la pluralité de modèles économiques engendrée par Internet cohabite mal avec les anciens modèles. A ces bouleversements s’ajoute un nouveau risque de surveillance.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p> Si la centralisation ne donne rien de bon, la surveillance interpersonnelle et décentralisée va elle aussi<br /> bousculer nos sociétés.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Je partage l’opinion d’Anne-Marie Kermarrec sur les dangers de la centralisation des données, mais je suis encore plus alarmé par le phénomène de surveillance interpersonnelle, notamment exacerbé par l’usage des réseaux sociaux. De façon plus ou moins consentie, les internautes publient énormément d’informations et se surveillent les uns les autres. La frontière entre discussion privée et contenu public n’étant pas clairement établie, la récupération de données sur un individu est relativement facile, les informations pouvant alors être sorties de leur contexte. A titre d’exemple, une conversation privée peut être récupérée par un recruteur et utilisée à l’avantage ou au détriment d’un éventuel candidat. Les relations parents/enfant risquent également d’évoluer. Pour résumer, si la centralisation ne donne rien de bon, la surveillance interpersonnelle et décentralisée va elle aussi bousculer nos sociétés.</p> Une bactérie de synthèse pour doser le mercure http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/une-bacterie-de-synthese-pour-doser-le-mercure Tue, 27 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Concevoir et produire un biosenseur permettant de détecter et de doser le mercure dans l’eau : un défi ambitieux pour les onze étudiants grenoblois qui participent à la 8ème édition de la compétition internationale de biologie synthétique iGEM.</p> <p>Plus de 150 équipes participent à cette édition 2011 de la compétition internationale iGEM (<em>International Genetically Engineered Machines</em>), parmi lesquelles pour la première fois une équipe grenobloise. Ces onze étudiants issus de disciplines différentes y présenteront un projet dans le domaine de l’environnement&nbsp;: concevoir et produire un biosenseur permettant de détecter et de doser un polluant dans l’eau, le mercure.</p> <p>Pour mener à bien leur projet, ils doivent utiliser des fragments d’ADN répertoriés dans une bibliothèque de standards, les «BioBricks», afin de construire un système avec de nouvelles fonctions biologiques. Après avoir conçu et testé leur système, ils doivent le produire et le faire fonctionner dans des cellules vivantes.</p> <p>Les bactéries ainsi construites à partir des «&nbsp;BioBricks&nbsp;» ont un comportement différent selon la concentration en Mercure. Intégré à une plaque de test, ce nouveau système biologique permettrait, après ajout d’un échantillon sur la plaque, une lecture visuelle de la quantité de Mercure dans l’échantillon.</p> <div class=""> <p class="illustration" style="width:606px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/corps/biosenseur-igem-corps/407327-1-fre-FR/biosenseur-igem-corps_diapo.jpg" width="600" height="155" alt="schéma biosenseur iGEM 2011" title="schéma biosenseur iGEM 2011" /> </span> <span class="legende"> <cite>© iGEM Grenoble 2011</cite> </span> </p></div> <p>Les étudiants travaillent étroitement avec 7 laboratoires grenoblois dans lesquels ils reçoivent un encadrement de haut niveau. L’équipe Inria <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/biologie-numerique-et-bioinformatique/ibis" target="_self">Ibis </a>participe ainsi activement au projet en accompagnant les étudiants sur les aspects modélisation des systèmes bactériens. En biologie synthétique, la modélisation est essentielle car elle permet de tester l’évolution du système en prenant en compte tous les paramètres. Elle permet également de réaliser des constructions tests et donc de prédire le comportement du système avant sa fabrication.</p> <p>L’équipe grenobloise iGEM défendra son projet lors des présélections à Amsterdam les 1 et 2 octobre 2011. A l’issue de ces présélections, seules quelques équipes participeront à la finale à Boston, pour tenter de remporter le Grand Prix.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc407343_1" id="eztoc407343_1" class="anchor"></a><h3>iGEM - International Genetically Engineered Machines</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:166px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/actualites-images/chapo/logo-igem-chapo/407319-1-fre-FR/logo-igem-chapo_slider.jpg" width="160" height="117" alt="Logo iGEM 2011" title="Logo iGEM 2011" /> </span> </p></div> <p>Organisée à Boston par le MIT (<em>Massachusetts Institute of Technology</em>) depuis 2003, la compétition internationale iGEM (<em>International Genetically Engineered Machines</em>) réunit des étudiants de premier cycle universitaire autour de projets de biologie synthétique.</p> <p>Cette discipline à l’interface entre la biologie, l’ingénierie, la chimie et l’informatique a pour objectif d’utiliser les principes d’ingénierie pour concevoir, construire, synthétiser de nouveaux systèmes ou fonctions biologiques.</p> <p><em>Tous les travaux réalisés dans le cadre de la compétition sont disponibles en libre accès.</em></p> </div> </div> Andreas Enge : des outils informatiques au service des mathématiques http://www.inria.fr/centre/bordeaux/actualites/andreas-enge-des-outils-informatiques-au-service-des-mathematiques Thu, 22 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Cette année encore, quatre jeunes chercheurs d’Inria ont décroché une bourse du très sélectif Conseil européen de la recherche (ou European Research Council, ERC) pour mener pendant 5 ans une recherche exploratoire, avec un budget de 1 à 1,5 million d’euros. Entretien avec l’un des lauréats, le mathématicien et informaticien Andreas Enge, responsable de l’équipe-projet Lfant à Bordeaux.</p> <a name="eztoc404961_1" id="eztoc404961_1" class="anchor"></a><h3>Quel est le sujet de votre projet retenu par l’ERC ?</h3><p><strong>Andreas Enge :</strong>&nbsp;L’objectif est de mettre les mathématiques, en particulier la théorie des nombres et la géométrie algébrique, sur ordinateur. Les mathématiciens purs qui veulent résoudre un problème ont souvent besoin de calculs. Par exemple ils peuvent calculer de nombreux cas particuliers pour identifier des motifs communs et en extraire des idées sur les théorèmes à démontrer. Mais la plupart du temps, ils se contentent de méthodes peu efficaces qui marchent sur de petits exemples. Ma conviction est qu’il faut utiliser les progrès théoriques réalisés en informatique pour fournir des outils puissants d’aide aux mathématiciens. C’est indispensable aussi bien pour résoudre des problèmes mathématiques abstraits que pour réaliser des applications efficaces. Mon projet s’intéresse notamment aux objets mathématiques faisant appel à la théorie des nombres et à la géométrie et qui entreront certainement dans la composition des cryptosystèmes du 3e millénaire.</p> <a name="eztoc404961_2" id="eztoc404961_2" class="anchor"></a><h3>Quelle est l'originalité de votre approche ?</h3><p><strong>A. E. :</strong>&nbsp;L'idée est d'allier les avancées de l'informatique théorique, notamment la théorie de la complexité et les certificats pour prouver l'exactitude des calculs, au service des mathématiques et du calcul symbolique. En même temps, les résultats seront validés par des implantations librement disponibles. Cela demande une double compétence que l'on rencontre rarement. Mes collègues dans l'équipe Lfant en sont des exemples par excellence: nous appartenons à un institut de recherche en informatique, et en même temps, nous sommes intégrés à l'institut de mathématiques de Bordeaux et à son équipe de théorie des nombres mondialement reconnue.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Les mathématiciens ont besoin d’algorithmes implantés sur ordinateur et je pense qu’il est temps de mettre un peu plus d’informatique dans l’affaire.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc404961_3" id="eztoc404961_3" class="anchor"></a><h3>Comment êtes-vous venu à l’informatique et à la tête d’une équipe Inria?</h3><p><strong>A. E. :</strong>&nbsp;J’ai toujours été très motivé par les aspects applicatifs car j’apprécie que des mathématiques de haut niveau puissent donner quelque chose de tangible que d’autres pourront utiliser, que ce soit en sécurité de l'information ou par la diffusion de logiciels libres. Je me suis spécialisé en informatique pendant mes études de mathématiques à l’université d’Augsburg et j'ai écrit ma thèse sur la sécurité des cryptosystèmes hyperelliptiques. Lorsqu’une équipe de Polytechnique1 très axée sur la cryptologie m’a proposé de faire un post-doc chez elle cela m’a tenté… d’autant plus que je suis très francophile ! Une fois en France, la possibilité d’avoir un poste permanent dans une équipe Inria était très attirante avec la perspective de me concentrer pleinement sur mes recherches.</p> <a name="eztoc404961_4" id="eztoc404961_4" class="anchor"></a><h3>Comment comptez-vous employer votre bourse ERC ?</h3><p><strong>A. E. :</strong>&nbsp;Mon objectif est d’étoffer l’équipe et de la faire vivre dans la durée. La bourse va me permettre de financer trois post-doctorants en les recrutant éventuellement à l’étranger, ce qui est important car la double compétence maths-informatique est rare partout. Le fait de ne pas être contraint par les calendriers des organismes pour les candidatures va m’aider à les attirer… Peut-être seront-ils prêts ensuite à rester dans l’équipe ! J’ai également prévu d’embaucher un ingénieur de recherche pour cinq ans pour nous aider à développer le logiciel PARI/GP conçu par l’équipe et qui servira aux mathématiciens du monde entier. Je compte en outre financer une thèse et organiser un ou deux colloques à Bordeaux.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc404961_4_1" id="eztoc404961_4_1" class="anchor"></a><h4>Cryptologie : la 3e génération sera l’enfant des maths et de l’informatique</h4><p>&nbsp;Le système de cryptographie qui assure actuellement la sécurité des cartes bleues, les achats en ligne ou autres sites protégés par https date des années 1970. Il repose sur l’existence de deux clés, l’une publique, destinée au chiffrage du message, et l’autre privée, attachée au destinataire et seule capable de le déchiffrer. Pour réaliser un tel système il faut identifier des procédures faciles à réaliser dans un sens mais difficiles dans l’autre. Par exemple il est facile (pour un ordinateur !) de trouver le résultat de la multiplication de deux nombres de 300 chiffres mais il est très difficile de retrouver ces deux nombres à partir du résultat de 600 chiffres. Il se trouve que les mathématiques pures proposent des solutions pour ce type de problèmes.</p> <p>Les générations suivantes de cryptosystèmes, qui équipent les passeports électroniques ou les cartes d’identité, ont troqué la multiplication par des opérations sur les courbes elliptiques, objets sophistiqués de la géométrie algébrique. Andreas Enge vise plus loin: des systèmes de 3e génération qui utiliseraient des courbes encore plus complexes. Le tout est de savoir quel niveau de sécurité ces courbes pourront assurer, et comment trouver des courbes concrètes réalisant ces promesses de sécurité le plus efficacement possible. Un travail de mathématicien qui ne peut se faire sans ordinateurs, et les calculs demanderont de nouveaux algorithmes et de grandes capacités de calcul.</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc404961_4_1_0_0_0_1" id="eztoc404961_4_1_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6><strong>Lauréats 2011</strong></h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;, Remi Gribonval (Metiss, Rennes), Andreas Enge (Lfant, Bordeaux), Xavier Rival (Abstraction, Rocquencourt), Erwan Faou (Ipso, Rennes)&nbsp;ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe.</p> </div> </div> La cognition simulée est-elle de la cognition ? http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/cognition-simulee Tue, 20 Sep 2011 00:00:00 +0200 <p>Olivier Sigaud&nbsp;est&nbsp;professeur à l’université Pierre et Marie Curie et chercheur à l’Institut des systèmes intelligents et de robotique. Il a également réalisé une&nbsp;thèse de philosophie&nbsp;sur le thème «&nbsp;Automatisme et subjectivité&nbsp;: l’anticipation au cœur de l’expérience&nbsp;». Il nous livre ici ses réflexions sur les liens complexes entre modèle, simulation et cognition. </p> <a name="eztoc403729_1" id="eztoc403729_1" class="anchor"></a><h3><strong>Dans quelle mesure peut-on parler de cognition pour un robot autonome qui construit sa cartographie par exemple&nbsp;?</strong></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/nancy/actualites-images/olivier-sigaud/401048-1-fre-FR/olivier-sigaud.jpg" width="110" height="83" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p><strong>Olivier Sigaud</strong>&nbsp;: Pour situer la question, il est essentiel de reprendre le terme de modèle. Son acception classique désigne, dans la peinture par exemple, l’objet ou la personne que l’on cherche à représenter. En recherche, il désigne à l’inverse une construction théorique visant à rendre compte d’une réalité et à l’expliquer. Il est intéressant de noter qu’en sciences cognitives, les chercheurs ont basculé peu à peu d’une utilisation de l’ordinateur pour faire tourner des modèles de réseaux de n</p> <p>eurones, au début de la cybernétique, à une vision où on l’utilise comme modèle pour comprendre la pensée. Lorsqu’on fait une simulation de vol d’une fusée, aussi réaliste soit-elle, on n’est à aucun moment tenté de se demander si c’est vraiment une fusée qui vole. Alors que si un modèle de l’attention visuelle tourne sur un ordinateur ou un robot, on est amené à se demander si ce robot met en œuvre de la cognition.</p> <p>J’ai un point de vue assez rigoriste sur cette question&nbsp;— je pense que le modèle de cognition qui tourne sur un ordinateur ou un robot reste un modèle et non de la cognition — mais c’est une position discutable. Francisco Varela, neurologue et philosophe chilien très connu dans le domaine, donne de son côté une définition très élémentaire de la cognition&nbsp;: il suffit que deux boucles dynamiques, l’une sensori-motrice et l’autre interne, interagissent. En suivant cette définition, un thermostat qui décide de la température d’une pièce en fonction des températures qu’il a recueillies dans la journée, peut être qualifié de cognitif.<strong>&nbsp;</strong></p> <a name="eztoc403729_2" id="eztoc403729_2" class="anchor"></a><h3><strong>Est-ce que le caractère auto-organisé du fonctionnement cérébral est un élément de cette question&nbsp;?</strong></h3><p><strong>O.S. :</strong>&nbsp;L’auto-organisation et la complexité d’une manière générale sont sans doute une des raisons pour laquelle on trouve la question plus légitime. Le chercheur est confronté à un système, le cerveau, qu’il comprend très mal. De ce fait, il est difficile de définir ce qu’est la cognition et donc de savoir si l’on peut qualifier de cognitif un ordinateur qui adopterait le même comportement que l’homme.</p> <a name="eztoc403729_3" id="eztoc403729_3" class="anchor"></a><h3><strong>Peut-on espérer mieux comprendre la cognition en améliorant la précision des modèles ?</strong></h3><p><strong>O.S. :&nbsp;</strong>Un modèle est toujours une construction limitée, faite pour répondre à une question précise. Il ne faut mettre dans le modèle que ce qui est strictement nécessaire et suffisant pour répondre à cette question. La tentation du réalisme est de vouloir aller vers des modèles de plus en plus précis et proches de la réalité. Mais jusqu’à quel niveau d’abstraction faut-il descendre pour avoir quelque chose que l’on peut définir comme étant de la cognition&nbsp;: le fonctionnement des grandes aires du cerveau, le comportement de chacun des neurones, de chaque liaison entre ces neurones et jusqu’à quel niveau de détail ? Un modèle qui reproduirait de très près la réalité et serait ainsi en mesure de reproduire un comportement humain, serait aussi complexe que le système naturel. Qu’aurait-on alors gagné avec ce modèle&nbsp;?</p> <p>Il y a des modèles très abstraits, en psychologie par exemple, qui ont des vertus explicatives. Le propre des sciences cognitives est de faire cohabiter différents niveaux de modélisation pour comprendre les phénomènes de manière globale.</p> Le modèle du cerveau, la pensée et le robot http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/modele-du-cerveau-pensee-et-robot Tue, 20 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Nicolas Rougier, membre de l’équipe Cortex (Nancy), s’intéresse au fonctionnement du cerveau. Il cherche à comprendre l’émergence de phénomènes aussi complexes que la cognition ou la conscience. Une démarche dans laquelle la modélisation est primordiale, le recours à la robotique est courant, et la reproduction fidèle des grands principes biologiques est un souci permanent.&nbsp;</p> <a name="eztoc403798_1" id="eztoc403798_1" class="anchor"></a><h3><strong><strong>Vous travaillez en &quot;neurosciences computationnelles&quot;. En quoi cela consiste-t-il&nbsp;?</strong></strong></h3><p><strong>Nicolas Rougier :</strong>&nbsp;Les neurosciences computationnelles visent à élaborer des modèles implémentables du fonctionnement cérébral en collaboration avec des biologistes. Par exemple, je termine actuellement un projet sur la modélisation du <em>colliculus</em>&nbsp;supérieur du singe, une petite zone sous-corticale responsable notamment des saccades oculaires. Mon rôle d’informaticien est de proposer des modèles numériques qui réalisent les tâches avec des performances similaires à celles de l’animal ou de l’homme mais aussi de la même manière. Autrement dit, que le modèle soit une bonne approximation du fonctionnement cérébral.</p> <a name="eztoc403798_2" id="eztoc403798_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quelle question s‘impose à vous à ce point de votre parcours scientifique&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Nicolas Rougier :&nbsp;</strong>Mon habilitation à diriger des recherches a été l’occasion de prendre un peu de recul sur la conception de ces modèles. Lorsqu’il s’agit de modéliser un seul neurone, il est possible de mesurer de nombreux paramètres (impulsions, potentiels de membranes, etc.) et de construire des réseaux de neurones artificiels dont les performances peuvent être confrontées directement aux observations. Mais dès que le système est plus complexe (aire cérébrale, cerveau tout entier) se pose la question de ce que représente le modèle et de sa portée. Un point essentiel est que les phénomènes que nous cherchons à modéliser émergent de vastes ensembles d’éléments simples fonctionnant en parallèle. Il faut donc veiller à ne pas introduire d’artefacts à quelque niveau que ce soit. C’est indispensable car l’objectif n’est pas simplement que le modèle soit prédictif, c’est-à-dire qu’il soit capable d’anticiper les performances observées, mais aussi qu’il ait un pouvoir explicatif: qu'il&nbsp;permette de comprendre comment le cerveau réalise une fonction. Pour cela le modèle, même très simplifié, doit se conformer à la manière dont on pense que le cerveau fonctionne. Or il est très facile en informatique d’introduire, à une étape ou une autre et sans même s’en rendre compte, des artefacts de modélisation.</p> <a name="eztoc403798_3" id="eztoc403798_3" class="anchor"></a><h3><strong>Comment proposez-vous de résoudre cette difficulté&nbsp;?</strong></h3><p><strong>N.R. :&nbsp;</strong>J’ai défini un cadre de modélisation qui permet de se prémunir de ce type de problème en posant quelques bases théoriques et pragmatiques garantissant un certain nombre de propriétés au modèle. Il faut identifier avec le biologiste les propriétés qui doivent être présentes tout au long du calcul pour que le modèle puisse vraiment prétendre avoir des propriétés émergentes. Puis construire le modèle avec ces contraintes&nbsp;et voir si l’on obtient des propriétés similaires à celles obtenues par l’expérimentation. Un bon modèle permet, par exemple, de faire des expériences <em>in silico</em>. C’est inestimable car cela ne prend que quelques heures là où il faut plusieurs mois d’expérimentations au biologiste en laboratoire.</p> <a name="eztoc403798_4" id="eztoc403798_4" class="anchor"></a><h3><strong><strong>Quelles questions motivent vos travaux actuels&nbsp;?</strong></strong></h3><p><strong>N.R. :&nbsp;</strong>La modélisation du cerveau m’intéresse beaucoup mais je voudrais aller plus loin aujourd’hui et comprendre comment la cognition émerge, c’est-à-dire comment émergent des processus comme la perception, la motricité ou les émotions, mais aussi les fonctions de haut niveau comme le raisonnement, la mémoire ou la prise de décision. L’approche des neurosciences computationnelles croise ici celle de la cognition incarnée, qui défend l’idée que la cognition n’est pas pur esprit mais est liée de façon intime au corps (l’intelligence se construisant par le corps en interaction avec le monde). Par analogie, j’utilise le robot comme dispositif expérimental permettant de mettre les modèles du fonctionnement cérébral à l’épreuve de l’environnement. Il faut pour cela maîtriser tous les concepts associés&nbsp;: le robot a des effecteurs et il apprend au fur et à mesure que ses actions sont associées à ce qu’il voit par la caméra, etc. On peut espérer voir ainsi un simple bras robotisé ou une caméra mobile développer une cognition qui est à leur portée.</p> <a name="eztoc403798_5" id="eztoc403798_5" class="anchor"></a><h3><strong>Ces travaux peuvent-ils déboucher sur des applications&nbsp;? </strong></h3><p><strong>N.R. :&nbsp;</strong>Comprendre le cerveau et savoir le modéliser au moins en partie permettra de proposer une nouvelle façon de faire de la robotique. On pourra par exemple concevoir des robots qui fonctionnent mieux parce qu’ils auront la capacité de s’améliorer avec l’apprentissage et l’interaction avec l’environnement.&nbsp;La communauté de la cognition incarnée regroupe des personnes de l’informatique, de la psychologie, de la biologie, de la philosophie. Elle foisonne d’idées et de tentatives qui touchent le développement, la perception active mais aussi les émotions dont on sait combien elles influent sur l’apprentissage.</p> <a name="eztoc403798_6" id="eztoc403798_6" class="anchor"></a><h3><strong>Votre rêve&nbsp;?</strong></h3><p><strong>N.R. :&nbsp;</strong>Comprendre l’émergence de la conscience. C’est une vision à très long terme mais il existe aujourd’hui un domaine d’étude constitué qui propose déjà quelques modèles computationnels&nbsp;!</p> Xavier Rival : vérifier automatiquement la sûreté des logiciels critiques http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/xavier-rival-verifier-automatiquement-la-surete-des-logiciels-critiques Tue, 20 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Cette année encore, quatre jeunes chercheurs d’Inria ont décroché une bourse du très sélectif Conseil européen de la recherche (ou European Research Council, ERC) pour mener pendant 5 ans une recherche exploratoire, avec un budget de 1 à 1,5 million d’euros. Xavier Rival, chercheur en informatique, membre de l’équipe-projet Abstraction, est un des lauréats. Il explique son projet.</p> <p>Une erreur dans un logiciel peut avoir des conséquences humaines ou économiques catastrophiques, surtout s’il s’agit d’un logiciel critique comme ceux qui commandent des systèmes aéronautiques, aérospatiaux, nucléaires, médicaux ou automobiles. Comment être sûr que le logiciel s’exécutera systématiquement sans erreur ? C’est à cette question complexe que tente de répondre Xavier Rival. Et ce jeune trentenaire, normalien, a de quoi faire&nbsp;quand on sait que 99% des industriels vérifient leurs logiciels, tout simplement en testant tout ou partie de leur exécution des centaines de fois de suite… et en gageant que le résultat sera reproductible.</p> <p><em>«&nbsp;Dans l’équipe Abstraction, nous développons des méthodes d’analyse automatique de code qui permettent de vérifier l’ensemble des exécutions d’un programme en un seul calcul&nbsp;» </em>explique le chercheur. Autrement dit, ces analyseurs calculent des preuves au sens mathématique. Outre l’intérêt économique – des logiciels de taille industrielle sont testés en une journée de calcul -, le résultat est parfaitement fiable. C’est d’ailleurs suite à l’explosion d’Ariane 5, en 1996, due à une erreur logicielle, que les outils de vérification de logiciels ont commencé à conquérir le monde industriel. L’<strong>analyseur Astrée</strong>&nbsp;a été conçu dans ce contexte, depuis 2001. Xavier Rival a participé à son développement dès sa thèse (Ecole polytechnique) dans un laboratoire de l’Ecole normale supérieure. De manière plus générale, ces dernières années, des progrès importants ont été accomplis, en particulier pour les logiciels qui effectuent des calculs numériques, comme ceux vérifiés par Astrée.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>&nbsp;Il reste beaucoup à faire pour les logiciels qui manipulent des structures de données complexes en mémoire (listes, arborescences, files d'attente)</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p><em>«&nbsp;En revanche, on ne sait pas analyser aussi bien les nombreux logiciels embarqués, moins critiques, mais qui ont besoin de faire appel à des données complexes en mémoire, comme les logiciels de communication, de navigation, les protocoles d’échange de données... C’est l’objet de mon projet ERC » </em>précise t-il. Cela permettrait d’élargir le domaine d’applications de ces outils. Xavier Rival a eu l’occasion de se frotter à ces problématiques ardues depuis 2006 dans le cadre d’une collaboration avec Bor-Yuh Evan Chang, amorcée lors de son post-doc à Berkeley, puis lorsqu’il a rejoint l’institut en 2007. De bons algorithmes existaient pour rendre automatique l’analyse de logiciels effectuant des calculs numériques, en décomposant des propriétés logiques en éléments simples. Autant, il reste beaucoup à faire pour les logiciels qui manipulent des structures de données complexes en mémoire, que ce soit sous forme de listes, d’arborescence, de files d’attente… Cela rend les raisonnements et leur automatisation très compliqués. <em>«&nbsp;Après avoir mûri mon idée pendant un an ou deux, je me sens prêt à relever le défi&nbsp;»</em>, conclue-t-il. Sa bourse ERC lui permettra de travailler avec 3 doctorants, 3 post-doc et un ingénieur pendant 5 ans, ainsi que d’inviter des professeurs pour des collaborations courtes.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc403518_0_0_1" id="eztoc403518_0_0_1" class="anchor"></a><h5>« <strong>Astrée</strong>&nbsp;» <strong>continue de faire ses preuves</strong></h5><p>Conçu et développé dans l’équipe-projet Abstraction, cet analyseur de code est commercialisé depuis 2009 par<em>&nbsp;AbsInt Angewandte Informatik</em>, une spin-off de l’université de la Sarre (Allemagne). Il permet, via un calcul automatique, de vérifier certains logiciels critiques embarqués, écrits en langage C, tels que des commandes de vol électriques. L’approche est fondée sur&nbsp;l’approximation sûre, une sur-approximation de l’ensemble des comportements possibles du code lors de l’exécution du logiciel qui permet de n’omettre aucune erreur mais peut en revanche générer de fausses alarmes. Le défi est de rendre cet outil relativement générique toujours plus précis pour limiter ces fausses alarmes.</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc403518_0_0_1_0_0_1" id="eztoc403518_0_0_1_0_0_1" class="anchor"></a><h6><strong>Lauréats 2011</strong></h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;, Remi Gribonval (Metiss, Rennes), Andreas Enge (Lfant, Bordeaux), Xavier Rival (Abstraction, Rocquencourt), Erwan Faou (Ipso, Rennes)&nbsp;ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe.&nbsp;</p> </div> </div> Ecole CEA-EDF-Inria : Modélisation et vérification d'algorithmes en coq http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/ecole-cea-edf-inria Wed, 14 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Du 14 au 18 novembre 2011, cette école CEA-EDF-Inria abordera les techniques de base en modélisation et vérification d'algorithmes en Coq. Elle s'adresse aux étudiants, chercheurs ou ingénieurs qui ont une bonne connaissance de la programmation dans un langage conventionnel (C, Java). </p> <a name="eztoc400294_0_0_1" id="eztoc400294_0_0_1" class="anchor"></a><h5>Objectifs :</h5><p>Le système Coq fournit un langage de programmation fonctionnelle et un cadre de raisonnement basé sur la logique d'ordre supérieur pour effectuer des preuves sur les programmes. Le pouvoir expressif du langage est tel que l'on peut envisager des preuves sur des notions de mathématiques très avancées (comme le théorème des 4 couleurs) ou des programmes de complexité importante (comme un compilateur pour un noyau significatif du langage C). Dans ce cours, nous aborderons les techniques de base de la programmation dans ce langage et de la démonstration sur les programmes obtenus. Les concepts abordés seront : programmation récursive structurelle, manipulations de listes et d'entiers, démonstration par récurrence, définition récursive de types de données, constructions de filtrage et raisonnement par cas, propriétés inductives.</p> <p><a href="/centre/paris-rocquencourt/agenda/ecoles-cea-edf-inria-modelisation-et-verification-d-algorithmes-en-coq-une-introduction2" target="_self">En savoir plus</a></p> Erwan Faou : révéler les secrets mathématiques des lois de la physique http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/erwan-faou-reveler-les-secrets-mathematiques-des-lois-de-la-physique Fri, 09 Sep 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Cette année encore, quatre jeunes chercheurs d’Inria ont décroché une bourse du très sélectif Conseil européen de la recherche (ou European Research Council, ERC) pour mener pendant 5 ans une recherche exploratoire, avec un budget de&nbsp; 1 à 1,5 million d’euros. Parmi les lauréats&nbsp;: Erwan Faou, mathématicien, membre de l’équipe-projet Ipso. Rencontre.</p> <p>Si pour beaucoup les mathématiques restent un mystère, pour Ewan Faou, c’est du grand art, au même titre que la musique ou la peinture. <em>«&nbsp;La recherche en mathématiques est un métier extraordinaire, au cours duquel on peut produire de très belles choses,&nbsp;</em>s’enthousiasme t-il.<em>&nbsp;Il faut beaucoup travailler, ça empêche de dormir parfois… mais c’est exaltant&nbsp;! » </em>Normalien (ENS Cachan Bretagne), agrégé de mathématiques, il a intégré en 2001 l’équipe Ipso (Inria Rennes - Bretagne Atlantique) pour inventer et analyser rigoureusement de nouvelles méthodes numériques, capables de simuler des phénomènes physiques tels que le repliement des protéines, l’évolution des planètes, ou les modélisations météorologiques, océanographiques, aéronautiques, etc.</p> <p><em>«&nbsp;Les équations de la physique qui régissent ces phénomènes - comme celles de la mécanique quantique, de la dynamique moléculaire ou de la mécanique des fluides &nbsp;- sont très compliquées du point de vue mathématique, </em>explique le chercheur. <em>Nous utilisons la simulation numérique pour analyser les phénomènes physiques sous-jacents et finalement trouver des modèles numériques aussi proches que possible des modèles physiques.&nbsp;» </em>La simulation peut ainsi remplacer de coûteuses expériences de laboratoire.</p> <p>Avec son projet ERC, Erwan Faou veut convaincre les mathématiciens les plus théoriques que ces modèles numériques peuvent être considérés comme des modèles à part entière et non comme de simples outils d'approximation, qu’ils sont aussi importants que les équations traditionnelles de la physique. En les étudiant de la façon la plus poussée possible, avec tous les outils de l'analyse mathématique moderne, il compte aussi découvrir de nouveaux phénomènes physiques et mathématiques et améliorer les performances de ses algorithmes.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Les modèles numériques peuvent être considérés comme des modèles à part entière</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p><em>«&nbsp;Je vais m'intéresser à l'approximation numérique de phénomènes physiques évoluant sur des temps longs, comme un système moléculaire, un condensat ou un plasma&nbsp;»</em>&nbsp;précise t-il. Une tache particulièrement ardue du point de vue mathématique. Elle repose sur la reproduction des propriétés de ces équations (comme la conservation de l’énergie au cours du temps pour l'équation de Schrödinger en mécanique quantique) par des méthodes numériques baptisées intégrateurs géométriques (cf ci-dessous). <em>«&nbsp;Pour les équations aux dérivées partielles comme l'équation des ondes, de la mécanique des fluides ou les équations faisant intervenir des termes aléatoires, l'élaboration et l'étude de ces intégrateurs géométriques reste encore balbutiante, </em>reconnait-il<em>… tandis que les applications sont gigantesques.</em>&nbsp;»</p> <p>Grâce à sa bourse, Erwan Faou pourra encadrer une équipe de doctorants et post-doctorants, et organiser des rencontres interdisciplinaires par exemple entre spécialistes de l’analyse numérique et mathématiciens purs, spécialistes des mathématiques probabilistes et déterministes.</p> <p>De belles pistes à explorer, autant d’équations à disséquer, de démonstrations à discuter… pour ce véritable passionné de mathématiques tant théoriques qu’appliquées.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>Des structures mathématiques incontournables</strong></p> <p>Que ce soit en mécanique classique ou en mécanique quantique, les équations de la physique possèdent généralement une structure mathématique dite Hamiltonienne ou symplectique. Elle détermine le comportement des solutions de ces équations pour des temps longs, des milliards d'années pour les planètes, une seconde pour une molécule. Depuis une trentaine d'années, il est acquis que les méthodes numériques préservant cette structure mathématique – au moyen d’intégrateurs symplectiques – permettent les meilleures simulations.&nbsp;Les physiciens (pour l’astronomie) et les chimistes (en dynamique moléculaire) les utilisent très largement. Ces intégrateurs commencent aussi à être appliqués en mécanique quantique et en mécanique des ondes. Tout ou presque reste néanmoins à faire en mécanique des fluides et des plasmas.</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc398307_0_0_0_0_0_1" id="eztoc398307_0_0_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6><strong>Lauréats 2011</strong></h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;, <strong>Remi Gribonval</strong>&nbsp;(Metiss, Rennes), <strong>Andreas Enge</strong>&nbsp;(Lfant, Bordeaux), <strong>Xavier Rival</strong>&nbsp;(Abstraction, Rocquencourt), <strong>Erwan Faou </strong>(Ipso, Rennes)&nbsp;ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe.&nbsp;</p> </div> </div> Eduquer et alerter les plus vulnérables en cas de séismes http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/eduquer-et-alerter Fri, 26 Aug 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>L’information en cas de catastrophe naturelle n’est pas toujours accessible aux personnes atteintes d’un handicap, ni aux personnes âgées. Le projet japonais Urakawa auquel participe Inria vise à développer des modes d’information spécifique pour ce public.</p> <p>A Sendaï, les personnes âgées ont été les victimes les plus nombreuses du tsunami. Moins valides mais aussi moins bien informées&nbsp;: «&nbsp;<em>Des études au Japon ont montré que la moitié des personnes ne sont pas informées des alertes ou n’appliquent pas correctement les consignes d’évacuation malgré la mise en place d’un système élaboré, </em>souligne Nabil Layaïda<em>, chercheur au centre Inria Grenoble Rhônes-Alpes.&nbsp;Le problème majeur est l’accessibilité de l’information&nbsp;: les résultats des exercices annuels ont montré que les personnes handicapés savent beaucoup moins que les autres ce qu’elles doivent faire, que ce soit lors de tsunamis ou en cas de glissements de terrain ou de séismes.</em>&nbsp;»</p> <p>Pour améliorer l’efficacité des opérations d’évacuation, l’agence gouvernementale japonaise a collaboré avec Inria dans le cadre du <strong>projet Urakawa</strong>, du nom d’une ville de 20&nbsp;000 habitants au nord du Japon, soumise à toutes les catastrophes naturelles et présentant une population dont la moyenne d’âge et le taux d’handicap sont très élevés. «&nbsp;<em>Nous avons mis au point des formats de documents électroniques diffusables sur tous les supports (télévisions, radio, téléphones portable) et accessibles par des individus ayant des formes de handicap très variés afin que l’alerte et l’évacuation touchent le plus de personnes possibles&nbsp;»</em>, indique Nabil Layaïda. Ces formats servent également à véhiculer les manuels de formation aux catastrophes naturelles qui sont adaptables à chaque type de handicap et à chaque individu (routes d’évacuations adaptées au lieu de résidence, à la localisation, au handicap et parcours d’évacuation ajustés selon les facultés de chacun).</p> <p>Le résultat de cette collaboration a permis d’adapter des standards de documents multimédia du W3C comme SMIL et de les combiner avec d’autres formats liés à l’accessibilité comme ceux élaborés par le consortium DAISY pour couvrir les besoins d’alertes et de formation aux catastrophes. Pour rappel, le format SMIL, permet de combiner textes, sons et vidéos. Il est aujourd’hui utilisé comme format pour les MMS (Multimedia Messaging Service) permettant de transmettre des messages contenant des textes, photos, vidéos ou fichier sonores sur les téléphones portables. Lors des événements récents au Japon, ce projet pilote s’est révélé&nbsp;particulièrement efficace. Le gouvernement japonais songe aujourd’hui à étendre ce système à d’autres villes.</p> Améliorer la prévision des séismes http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/ameliorer-la-prevision Thu, 25 Aug 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Si l’on sait prévoir les mouvements sismiques en surface pour une secousse donnée, on ne parvient toujours pas à prédire la survenue de ces secousses. Des études de très long terme seront nécessaires.&nbsp;Nathalie Glinsky, membre de l’équipe-projet Nachos et au&nbsp;Centre d'études techniques de l'équipement (CETE)&nbsp;Méditerranée, et Etienne Bertrand, chercheur au CETE Méditerranée, nous en disent plus.</p> <p>A chaque tremblement de terre, la question revient&nbsp;: comment se fait-il que l’on ne sache pas prédire les séismes&nbsp;? En effet, alors que l’on sait quelques jours à l’avance lorsqu’une éruption volcanique va survenir, il n’en est pas de même des tremblements de terre. «&nbsp;<em>Attention de ne <strong>pas confondre prévision et prédiction</strong></em>.<em>&nbsp;On sait détecter les zones où les séismes sont importants, et comprendre les mouvements sismiques en surface lorsqu’on connaît la source et la magnitude du choc&nbsp;: c’est la prévision. En revanche, on ne sait pas prévoir à quel moment, ni à quel endroit précis la secousse aura lieu, on ne sait pas prédire.</em>&nbsp;» Les chercheurs comprennent les mouvements en surface pour une secousse donnée, à condition de connaître la nature des sols, car les ondes ne se propagent pas de la même manière selon le type de roche. Ils tentent d’améliorer les modèles de mécanique des sols par des études sur le terrain ou en observant comment des échantillons de sol se déforment en laboratoire. Ils s’attachent également à mieux localiser les sources sismiques et à comprendre le mécanisme de rupture sur la faille.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p><em>La probabilité d’un événement aussi violent était faible, mais pas nulle.</em>&nbsp;</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Pour <strong>évaluer le risque</strong>, c'est-à-dire les effets que les séismes peuvent provoquer à un endroit donné, les sismologues ont mis en place des réseaux qui enregistrent en permanence les petits mouvements des sols (la micro-sismicité). Ils s’appuient également sur des études historiques, remontant parfois au Moyen-âge. Il faut en effet avoir des données sur une échelle de temps la plus grande possible pour améliorer les prévisions. Néanmoins, les incertitudes restent grandes. «&nbsp;<em>La puissance du séisme au Japon, de magnitude 9, a surpris</em>.&nbsp;<em>La probabilité d’un événement aussi violent était faible, mais pas nulle.</em>» La localisation de l’épicentre du séisme, à faible profondeur, explique aussi les dégâts.</p> <p>Mieux prédire les séismes nécessitera encore beaucoup d’observations. Le satellite Demeter, lancé en juin 2004, mesure en continu de nombreux paramètres physiques pour l’étude des séismes. «&nbsp;<em>Nous faisons des <strong>efforts sur l’instrumentation</strong>, afin de voir s’il est possible de corréler les perturbations de certains paramètres, comme les émissions de radon (un gaz radioactif présent naturellement dans le sol) ou l’électromagnétisme du sol, avec la survenue de séismes</em>.&nbsp;<em>Pour l’instant, de telles corrélations n’ont pas été détectées, mais nous devons observer sur de très longues périodes de temps.</em>&nbsp;» Certains phénomènes ne se reproduisent en effet qu’après plusieurs siècles, et il est donc nécessaire de poursuivre les observations sur des centaines d’années pour les comprendre.</p> Quelques secondes pour sauver des vies http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/sauver-des-vies Thu, 25 Aug 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Entre la survenue d’un séisme et son impact dans une ville à proximité, il s’écoule quelques secondes, au maximum une à deux minutes, que l’on peut mettre à profil pour sauver des gens. Un immense défi pour les technologies de traitement de l’information en temps réel.</p> <p>Après le séisme de décembre 2004 dans l’Océan Indien (220&nbsp;000 morts), des systèmes d’alerte anti-tsunami ont été mis en place dans de nombreux pays. Même s’ils n’ont pas suffi à éviter des milliers de morts suite au récent tsunami au Japon, ils illustrent le <strong>principe d’une alerte précoce</strong>&nbsp;: réduire les effets d’un séisme par des actions précises et préalablement identifiées.</p> <p>Ces alertes précoces sont aussi&nbsp; applicables aux tremblements de terre, même si le temps de réponse ne se compte plus en dizaines de minutes ou en heures, comme souvent pour les tsunamis, mais en secondes, au mieux en minutes. Ainsi, la faille susceptible de provoquer un séisme à Mexico est située à 200 kilomètres et les secousses mettent environ 100 secondes pour atteindre la ville. Un réseau d’écoute sur la zone de subduction où se trouvent les failles permet d’avertir par ondes radio la ville de Mexico : des sirènes sont déclenchées pour alerter les habitants qui peuvent alors sortir des maisons, ou au moins se réfugier sous une table ou sous le chambranle des portes. Cette mise en sécurité personnelle réclame une sensibilisation préalable.</p> <p>Il existe aussi des <strong>systèmes de coupure automatiques</strong>, par exemple dans les centrales nucléaires, en cas de secousses violentes (ces systèmes ont d’ailleurs fonctionné au Japon avec l’arrêt de la fission, mais n’ont pas été suivi du refroidissement nécessaire sur plusieurs jours conduisant à la catastrophe que nous connaissons). On peut citer aussi la mise en route de groupes électrogènes de secours dans les hôpitaux, ou de systèmes d’amortissement à base de ressort dans des bâtiments. </p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>En région PACA, le TGV s’arrêterait de rouler en cas de séisme, grâce à un réseau de capteurs répartis sur les voies ferrées.&nbsp;</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:77px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-corps/jean-virieux/393388-4-fre-FR/jean-virieux.jpg" width="71" height="110" alt="Jean Virieux" title="Jean Virieux" /> </span> </p></div> <p>«&nbsp;<em>L’idéal serait de ne pas détecter uniquement les secousses près des installations, mais aussi le séisme avec sa localisation et son ampleur en quelques secondes, pour gagner un temps précieux</em>, souligne Jean Virieux, professeur à l’Institut des sciences de la terre à l’université Joseph Fourier de Grenoble<em>. Cela implique de détecter, traiter et transmettre les informations quasiment en temps réel. Nous ne savons pas réaliser de tels systèmes fiables à 100%&nbsp;; c’est un énorme défi car il faut éviter les fausses alertes ou du moins les rendre exceptionnelles.</em>&nbsp;»&nbsp; La région de Naples s’est doté d’un tel système prototype pour la zone de failles actives d’Irpinia à 90 km de la ville. Le réseau sismologique a une communication redondante pour garantir les communications vers le centre de traitement où l’analyse en temps réel des signaux sismiques permet une localisation et une estimation de la magnitude en quelques secondes. Cette information est ensuite diffusée pour déclencher des actions automatiques.&nbsp; </p> <p>C’est un vaste chantier combinant les expertises des sismologues et des ingénieurs en communication, en traitement de l’information et en système automatique.</p> Retour sur la conférence "Computer-Human Interaction " 2011 http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/computer-human-interaction Fri, 19 Aug 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>La conférence &quot;Computer-Human Interaction 2011&quot; s'est tenue à Vancouver en mai dernier. Découvrez les enjeux de cette manifestation dans l'interview d'Emmanuel Pietriga, responsable par interim de l’équipe In-Situ et président du chapitre parisien SIGCHI (Special Interest Group on Computer-Human Interaction) .</p> <a name="eztoc384176_1" id="eztoc384176_1" class="anchor"></a><h3>Que représente la conférence &quot;Computer-Human Interaction&quot; dans ce domaine de recherche ?</h3><p><strong>Emmanuel Pietriga :</strong>&nbsp;<a href="http://www.chi2011.org/" target="_blank">CHI</a>&nbsp;(Computer-Human Interaction) est la conférence internationale de référence du domaine. Créée en 1982, elle a connue une croissance de 10% par an au cours de la dernière décennie et est aujourd’hui la 4e ou 5e conférence en terme d’audience organisée par l’ACM (Association for Computing Machinery) et la 1ère en nombre d’articles présentés.</p> <a name="eztoc384176_2" id="eztoc384176_2" class="anchor"></a><h3>Quelle a été la participation des chercheurs français lors de cette conférence ?</h3><p><strong>Emmanuel Pietriga : </strong>La participation française en nombre et en qualité a suivi la même évolution, passant de 2 à 3 articles présentés au mieux il y a 10 ans à une dizaine cette année, dont 7 publications auxquelles contribu Inria. C’est réellement une percée car, pour donner une idée, cela équivaut à la participation de grandes universités comme Stanford. Le grand leader du domaine Microsoft Research, pour qui l’IHM est un enjeu stratégique primordial, en présente 20 par an. De plus, un travail de notre équipe a été récompensé par un best paper award, ce qui le situe dans les 1% meilleurs papiers soumis sur 1532) et un autre de l’équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/mint" target="_self">Mint</a>&nbsp;a reçu une mention honorable c’est-à-dire qu’il est dans les nominés (dans les 5% meilleurs papiers). Dans les deux cas, cela assure aux travaux une plus grande visibilité car la conférence est très riche et il n’est pas possible de tout voir.</p> <a name="eztoc384176_3" id="eztoc384176_3" class="anchor"></a><h3>Existe-t-il une spécialité française ?</h3><p><strong>Emmanuel Pietriga : </strong>Non, les chercheurs français couvrent assez largement le spectre des recherches en IHM qui va de la conception et de l’évaluation de nouvelles techniques d’interaction et de visualisation au génie logiciel mais couvre aussi des aspects « interfaces de travail collaboratif » et méthodes de conception d'interfaces telles que la conception participative qui implique les utilisateurs finaux très en amont dans le processus.</p> <a name="eztoc384176_4" id="eztoc384176_4" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les nouvelles tendances cette année ?</h3><p><strong>Emmanuel Pietriga : </strong>Plutôt la confirmation de tendances déjà apparentes l’année dernière, notamment pour des dispositifs d’interaction vraiment innovants avec les surfaces tactiles, de type iPad, tablettes Androïd ou bien les très grands écrans haute résolution (sols ou murs). Pour donner une idée plus concrète des innovations présentées à CHI mais aussi à UIST, une autre manifestation de haut niveau dans le domaine à laquelle les chercheurs d'Inria participent régulièrement, une sélection de vidéos est proposée au centre Georges Pompidou le 7 juillet dans l’espace Piazza dans le cadre du chapitre parisien de <a href="http://www.sigchi.org/" target="_blank">SIGCHI</a>.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc384176_4_1" id="eztoc384176_4_1" class="anchor"></a><h4>Manipuler des objets 3D sur des surfaces tactiles avec tBox</h4> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:89px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/martin-hachet-portrait-110x83/390992-1-fre-FR/martin-hachet-portrait-110x83.jpg" width="83" height="110" alt="Martin Hachet, équipe Iparla" title="Martin Hachet, équipe Iparla" /> </span> </p></div> <p>L’avènement des surfaces tactiles multi-points ouvre un large champ d’exploration pour créer de nouvelles manières d’interagir avec des données. <strong>Martin Hachet</strong>&nbsp;et ses collègues de l’équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/iparla_hidden" target="_self">Iparla</a>, ont présenté à <a href="http://www.chi2011.org/" target="_blank">CHI 2011</a>&nbsp;une contribution originale à ce domaine en présentant une technologie permettant la manipulation d’objets en 3D, un thème encore peu investi par les chercheurs. «&nbsp; <em>Nous nous sommes inspirés des widgets utilisés en informatique graphique en les adaptant à une gestuelle appropriée aux surfaces tactiles. Ainsi, contrairement à d’autres approches qui privilégient le contact direct avec l’objet, nous avons opté pour une dissociation des opérations en passant par un widget de transformation, tBox, qui assure une meilleure précision des opérations effectuées.</em>&nbsp;» Cette sorte de boîte, sur laquelle agit l’utilisateur, entoure l’objet et lui est solidaire.</p> <p>Toute la difficulté est d’identifier des gestes simples en 2D pour effectuer un nombre important de manipulations à partir d’actions sur la boîte (rotation, translation, changement d’échelle, etc.). « <em>Notre but est de rendre les applications 3D interactives accessibles au plus grand nombre. Nous avons donc réalisé des expériences pour identifier les gestes que des personnes non initiées effectueraient spontanément pour effectuer ce type de manipulations. Nous&nbsp; avons ensuite développé les algorithmes qui permettent de les détecter, et les avons testé sur des utilisateurs novices. Nous allons aussi pouvoir les évaluer plus largement sur le grand public grâce à notre collaboration avec Cap Sciences, un des partenaires du projet ANR InSTInCT au sein duquel ce travail a été réalisé.</em>&nbsp;»</p> <p>&nbsp;La prochaine étape porte sur une version stéréoscopique de ce travail grâce à un système immersif innovant qui a été conçu par Iparla et Immersion, et qui sera présenté cet été à Siggraph.</p> </div> </div> Révolutionner le rapport entre l’homme et la machine http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/des-machines-des-hommes Fri, 12 Aug 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Depuis une dizaine d’années, les recherches en interaction homme machine (IHM) explosent. De l’écran tactile multi-points à l’aide aux personnes handicapées et aux supports à l’interprétation des grands volumes de données, ces recherches visent à révolutionner le rapport entre l’homme et la machine. Inria a investi le domaine avec 5 équipes qui font aujourd’hui de l’institut l’un des grands centres de recherche sur l’interaction Homme-Machine.&nbsp;</p> <p class=" text-justify">« Jusqu’au milieu des années 1990, l’informatique était pilotée par des ingénieurs et des matheux pour qui un programme réussi est un programme fiable qui ne bug pas.&nbsp;» explique <strong>Jean-Daniel Fekete</strong>, président de l’association francophone d’interaction homme machine (AFIHM) et responsable de l’équipe Aviz. « La relève a été prise par les industriels qui vendent les logiciels : ils ont réalisé qu’un produit facile d'utilisation se vend beaucoup mieux qu’un produit plus sophistiqué qui demande un effort de formation conséquent et une vraie prise en main.»</p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/jean-daniel-fekete-chapo/390244-1-fre-FR/jean-daniel-fekete-chapo_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Jean-Daniel Fekete, Président de l'association francophone d'interaction homme-machine (AFIHM) et responsable de l'équipe Aviz" title="Jean-Daniel Fekete, Président de l'association francophone d'interaction homme-machine (AFIHM) et responsable de l'équipe Aviz" /> </span> </p></div> <p class=" text-justify">Une aubaine pour les chercheurs en interaction depuis longtemps convaincus... mais qui ne parvenaient pas à se faire entendre. « L’<strong>IHM</strong>&nbsp;s’intéresse au système couplé homme+machine dans son ensemble. Il s’agit d’accroître les capacités physiques, cognitives et de communication de l’utilisateur dans sa vie quotidienne en rendant transparents les modes d’interaction. Cela suppose de faire des systèmes plus adaptés aux capacités physiques, cognitives et sociales dont disposent les humains. »</p> <a name="eztoc390695_1" id="eztoc390695_1" class="anchor"></a><h3>Des psychologues et des sociologues aux côtés des chercheurs</h3><p>On ne sera donc pas étonné d’apprendre que ces chercheurs travaillent de manière très étroite avec des psychologues<strong>&nbsp;</strong>et des sociologues.</p> <ul> <li>Les <strong>psychologues </strong>étudient les caractéristiques et les limites de nos systèmes perceptifs (vision, ouïe, toucher, sensation musculaire) ou cognitifs (charge mentale, tâches parallèles, etc.) ou bien du contrôle de nos mouvements.</li> <li>Les <strong>sociologues </strong>analysent la dynamique des communications, des réseaux sociaux et comment ils modifient le fonctionnement de l’entreprise et des organisations, mais aussi quelles sont les conditions qui font qu’une communauté humaine fonctionne ou non, dans le monde physique tout comme sur Wikipédia, Twitter, ou dans les communautés de logiciel libre.</li> </ul> <p>Ces études permettent par exemple d’étendre le pointage, de façon naturelle pour l’utilisateur, à des mondes de très grande taille : sélectionner une étoile dans une galaxie ou une séquence d’ADN donnée dans un génome.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p><em>A</em>ccroître les capacités physiques, cognitives et de communication de l’utilisateur dans sa vie quotidienne en rendant transparents les modes d’interaction</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Un autre aspect bien visible de ces recherches concerne les interactions avec les robots destinés à aider l’homme dans des tâches difficiles ou bien les personnes âgées ou handicapées, voire à remplacer un membre défaillant.&quot;<em>Il s’agit en quelque sorte d’assimiler le membre robot à un exosquelette qui étend les capacités de l’homme.&quot;</em></p> <p>Mais le travail sur les interactions visent également à augmenter nos capacités cognitives au delà de ce que peuvent apporter aujourd’hui les capacités de calcul extraordinaires des ordinateurs. Ces modes d’interaction peuvent, par exemple, nous aider à comprendre les phénomènes abstraits et très complexes qui supposent d’interpréter d’énormes quantités de données. « <em>Mon équipe s’appuie sur la capacité naturelle de l’œil à capturer instantanément des configurations complexes. Nous traduisons donc les très grands volumes de données abstraites en représentations graphiques accessibles à l’entendement. Nous améliorons ainsi notre connexion au monde virtuel.</em>&nbsp;</p> <a name="eztoc390695_2" id="eztoc390695_2" class="anchor"></a><h3>Inria acteur majeur dans la recherche sur l'interaction homme-machine </h3><p>Aujourd’hui, cinq équipes Inria&nbsp; couvrent la majorité des sujets traités dans le domaine de l'IHM. La plus ancienne, <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/in-situ" target="_self">In-Situ</a>&nbsp;créée en 2001, est très connue pour ses travaux sur le pointage, <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/aviz" target="_self">Aviz</a>&nbsp;pour la visualisation interactive, <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/mint" target="_self">Mint</a>&nbsp;pour l’interaction basée sur les sensations tactiles, <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/iparla_hidden" target="_self">Iparla</a>&nbsp;pour les interfaces 3D et le travail d’<strong><a href="http://www.irisa.fr/bunraku/GENS/alecuyer/" target="_blank">Anatole Lecuyer</a></strong>&nbsp;(<a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/bunraku" target="_self">Bunraku</a>) pour les interfaces cerveau machine. « <em>En 10 ans, Inria est devenu un grand centre de recherche dans le domaine, identifié au niveau mondial.</em>&nbsp;» La raison de ce succès ? « <em>Des projets rassemblant des chercheurs de qualifications différentes — ce qui permet la fertilisation croisée —, une ouverture sur l’international et l’organisation de la communauté francophone qui a rendu beaucoup plus visibles nos travaux dans ce domaine.</em>&nbsp;»</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc390695_2_1" id="eztoc390695_2_1" class="anchor"></a><h4>Une interface avec retour sensoriel</h4> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:89px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/nicolas-roussel-portrait-110x83/390260-1-fre-FR/nicolas-roussel-portrait-110x83.jpg" width="83" height="110" alt="Nicolas Roussel, co-resonsable de l'équipe Mint" title="Nicolas Roussel, co-resonsable de l'équipe Mint" /> </span> </p></div> <p><strong>Nicolas Roussel,</strong>&nbsp;co-responsable de l’équipe Mint</p> <p>Près de 7 ans ont été nécessaires à l’équipe Mint (Inria, université de Lille1), regroupant électroniciens et informaticiens pour mettre au point le Stimtac, un pavé tactile (touchpad) capable de produire un retour lui-aussi tactile. Comment fonctionne-t-il ? Une vibration de très haute fréquence et de faible amplitude (donc non perçue) crée un film d’air qui fait que le doigt glisse plus facilement sur le support. La diminution ou l’arrêt de la vibration augmente le frottement et freine le doigt. « <em>La particularité de ce dispositif est qu’il est intégré, qu’il consomme peu, est facilement transportable et ne fait pas de bruit</em>&nbsp;», souligne Nicolas Roussel. « <em>C’est un avantage par rapport à son unique concurrent nord américain utilisant le même effet.&nbsp; Il faut maintenant explorer les utilisations qui peuvent en être faites pour interagir avec la machine. Être capable de produire des sensations offre un canal supplémentaire pour faire passer de l’information mais on ne sait pas encore combien de niveaux de frottement l’homme est capable de distinguer.</em>&nbsp;» </p> <p>L’équipe a présenté en mai un premier exemple d’utilisation à la principale conférence ACM sur l'interaction homme-machine, CHI. Ce travail y a été distingué d'une mention honorable après avoir obtenu le prix du meilleur article de la conférence francophone IHM en 2010. « <em>La technique présentée facilite le pointage de petits objets en coupant la vibration à leur niveau, ce qui fait que le doigt accroche à cet endroit. Un atout du dispositif est que le retour tactile n’interfère pas avec le mouvement et n’est pas gêné par les objets intermédiaires.</em>&nbsp;»</p> <p>&nbsp;Les chercheurs travaillent sur de nouveaux dispositifs à base de dalles tactiles transparentes telles que celles utilisées pour les téléphones portables. Ils poursuivent également leurs travaux sur le pointage et présenteront un nouvel article sur ce sujet à la conférence UIST de l'ACM, en octobre prochain.</p> </div> </div> Le consortium CoreBots remporte pour la seconde fois le défi CAROTTE http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/corebots-remporte-le-defi-carotte Fri, 22 Jul 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Après avoir remporté en 2010 la première phase du défi robotique CAROTTE (CArtographie par ROboT d’un TErritoire) organisé par l’ANR (Agence Nationale pour la Recherche) et la DGA (Direction Générale de l’Armement), le consortium CoreBots constitué de Mines ParisTech (École des Mines de Paris) / Epitech / INRIA et Intempora S.A. s’est une nouvelle fois illustré aux épreuves de Bourges, du 27 juin au 1er juillet 2011, et gagne la seconde phase du challenge.</p> <a name="eztoc384248_1" id="eztoc384248_1" class="anchor"></a><h3>Seconde victoire pour l’équipe CoreBots</h3><p>Pour les besoins du défi, un labyrinthe de pièces, parsemé d’objets divers, a été reconstitué à Bourges, sur le site de la DGA, simulant un environnement inconnu, comportant plusieurs pièges (miroirs, trompe l’œil, sols accidentés, etc.). Devant un jury constitué de membres de la DGA et de l’ANR, d’universitaires et d’industriels, les robots de chaque équipe ont eu pour mission de:</p> <ul> <li>Se frayer seuls un chemin</li> <li>Détecter les obstacles et les contourner</li> <li>Détecter les points d’intérêt et les répertorier</li> <li>Reconstituer en temps réel une cartographie de l’environnement et des objets reconnus&nbsp;</li> <li>Communiquer à distance ces résultats et les mémoriser à bord</li> </ul> <p>Les épreuves ont comporté des séances de qualifications, un exposé des solutions proposées et un concours final. Le robot du Consortium CoreBots a démontré une meilleure aptitude à répondre aux problématiques posées, remportant une fois de plus la victoire. La troisième et dernière phase du défi se déroulera en juillet 2012.</p> Séisme, tsunami : les sciences du numérique redoublent d'efforts http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/informatique-et-sismologie Tue, 19 Jul 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Il y a quatre mois au Japon, tout a commencé par un séisme. Magnitude imprévisible, déchaînement des éléments, enchaînement de causes tragique,&nbsp;mise à l'épreuve des connaissances scientifiques et de toute prévision possible. Aujourd'hui, les chercheurs redoublent d'efforts pour trouver de nouveaux modèles, adapter des solutions. Mieux anticiper, mieux informer, mieux protéger, mieux gérer le risque... Les pistes de recherche sont nombreuses et l'engagement des scientifiques à la mesure du traumatisme. Quelques exemples.</p> <p>A chaque séisme meurtrier, la question se pose&nbsp;: <strong>pourquoi ne l’a-t-on pas prévu&nbsp;?</strong>&nbsp;Malgré tous leurs efforts, les scientifiques ne parviennent pas à savoir quand, où et avec quelle intensité les séismes vont se déclencher. «&nbsp;<em>Les puissances de calcul disponibles aujourd’hui rendent possibles les simulations à la fois de la rupture sismique et de la propagation des ondes, mais nous ne connaissons pas encore les ingrédients à entrer dans ces simulations&nbsp;: nous savons ce qui déclenche les séismes mais nous ne pouvons pas décrire le comment d’une manière précise pour une prévision</em>, indique Jean Virieux, professeur à l’Institut des sciences de la terre à l’université Joseph Fourier de Grenoble.&nbsp;<em>Ce n’est pas une question d’outil numérique, mais de connaissance &nbsp;physique.&nbsp; En raison des énergies mobilisées qu’illustrent les dégâts, il est difficile de penser qu’il n’y ait aucun &nbsp;phénomène annonciateur de séismes, mais nous sommes encore incapables de les repérer et de les comprendre.</em>&nbsp;»</p> <p>Cependant, les outils numériques s'avèrent utiles&nbsp;: ils fournissent une aide précieuse pour aménager les territoires en construisant d’une manière adéquate aux bons endroits et pour déployer les secours le plus efficacement possible. «&nbsp;<em>Les Japonais ont stocké dans des bases de données</em>&nbsp;<em>plusieurs milliers de simulations de séismes de différentes magnitudes et localisations</em>, expose Jean Virieux.&nbsp;<em>Ils peuvent ainsi prévoir</em>&nbsp;l<em>es mouvements du sol et les risques de destructions en fonction des bâtiments construits dans chaque cas, ainsi que les difficultés éventuelles que rencontreront les secours, comme des routes coupées.&nbsp;»</em>&nbsp;Lorsqu’un séisme survient, il est a priori proche d’un séisme fictif calculé. Avant même d’évaluer sur place les dégâts, on peut très rapidement faire une <strong>estimation des déplacements</strong>&nbsp;du sol et des destructions potentielles et ainsi envoyer les secours adéquats. Ces estimations doivent être intégrées à un système d’aide à la décision pour <strong>définir quel type de secours mobiliser</strong>&nbsp;et comment. Ces outils permettent également de fournir des informations aux populations touchées afin qu’elles adoptent les comportements les plus sûrs, à condition qu’ils disposent d’une radio alimentée par piles et qu’ils aient été éduqués aux risques sismiques. Elles peuvent en retour, dans certains cas, fournir des informations pertinentes d’observation sur site si le réseau internet est intact, ce qui est le cas pour les séismes modérés.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Même si l’on ne sait pas prévoir les tremblements de terre, il est important de simuler de nombreux séismes pour prévoir les dégâts et déployer efficacement les secours.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>En mars dernier, l'équipe-projet<strong>&nbsp;Magique-3D&nbsp;était sur le qui-vive</strong>&nbsp;:&nbsp;elle collabore avec le Tokyo Institute of Technology et les chercheurs de l'agence japonaise Jamstec (pour les sciences et technologies maritimes). Il s'agissait, aussi rapidement que possible de visualiser l'intensité du phénomène sismique et de représenter la propagation des ondes à la surface du globe. Et de reprendre également les données des 9, 10 et 11 mars 2011, et essayer de comprendre comment une rupture sur un segment de faille de taille modeste avait pu créer un tremblement de terre de cette magnitude. En exploitant, notamment, la capacité de calcul&nbsp;développée au sein du laboratoire commun Inria-Urbana Champain dirigé par Franck Cappello et en utilisant le logiciel de simulation 3D &quot;SPECFEM-3D&quot;.</p> <p>Mais ce sont toutes les recherches liées à la surveillance, au calcul et à la prévention du risque, à l'optimisation de réseau de diffusion d'alertes ou encore au déploiement de secours en milieu hostiles, qui ont repris une nouvelle vigueur.&nbsp;Jean-Pierre Merlet, responsable de l'équipe-projet Coprin, a commencé ses recherches après avoir lu les rapports sur la gestion des secours à Kobé (janvier 1995). Son équipe a mis au point un <strong>système complet de secours intelligent</strong>&nbsp;susceptible d'intervenir dans les décombres : système de levage sophistiqué, intelligent, portatif, puissant, rapidement déployable, muni de capteurs physiologiques.&nbsp;Les chercheurs ont travaillé au contact des pompiers dès 2009, les technologies ont été testées en milieux périlleux. Le système continue d'être perfectionné à la lumière de catastrophes récentes, comme celle survenue au Japon, et doit passer par des étapes obligées (banc de tests, calibrages), avant de pouvoir être effectivement déployé par les professionnels du secours.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>Dans le même mouvement, des sujets de recherche ont vu le jour ou se sont précisés, sur la modélisation des vagues ou encore la prévention et la gestion du risque nucléaire. Pour mieux prévenir, mieux&nbsp;éduquer, mieux alerter... et simuler, simuler encore et encore.</p> </div> </div> Une nouvelle identité visuelle pour Inria http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/nouvelle-identite-visuelle Thu, 07 Jul 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Evoluant dans un environnement dynamique,&nbsp;complexe, en mutation forte et constante, Inria se devait de réfléchir à une façon de se présenter claire, fidèle et efficace. De cette réflexion collective est née cette nouvelle signature, destinée à exprimer simplement l'activité de recherche de l'institut. Cette nouvelle empreinte va progressivement revêtir l'ensemble de nos supports et outils de communication.</p> <div class="object-center xml_medium_wide_16_9"> <p> <object width="480" height="294" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://static.inria.fr/www/videos/actualites/INRIA_logo_FR.flv&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Estimation de paramètres : comment utiliser des données biologiques incomplètes ? http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/estimation-de-parametres-et-donnees-biologiques-incompletes Wed, 06 Jul 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Modéliser des systèmes biologiques, notamment au niveau des dynamiques de processus cellulaires&nbsp;: voici l’objectif de l’équipe IBIS. Les données biologiques sont de plus en plus nombreuses mais leur exploitation pour estimer les paramètres mathématiques du modèle reste un problème particulièrement difficile. Sara Berthoumieux, doctorante de l’équipe IBIS, nous présente ses travaux sur le sujet, réalisés dans le cadre de sa thèse.</p> <a name="eztoc394988_1" id="eztoc394988_1" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont vos axes de recherche ?</strong></h3><p><strong>Sara Berthoumieux</strong>&nbsp;: Nous travaillons sur la modélisation de systèmes biologiques, et particulièrement des réseaux de gènes et réseaux métaboliques. Nous utilisons des modèles dynamiques qui expliquent l’évolution dans le temps de ces systèmes. Pour ma thèse, nous nous sommes particulièrement intéressés aux réseaux métaboliques. Le métabolisme correspond à l’ensemble des réactions chimiques permettant de produire de l’énergie à partir des nutriments du milieu, ainsi que toutes les protéines indispensables au développement et à la croissance des cellules. Nous nous sommes intéressés au métabolisme de la bactérie <em>Escherichia coli</em>. Cette bactérie est très étudiée en biologie car elle est facile à cultiver. Elle est donc bien connue ce qui facilite la modélisation. L’intérêt de ces recherches est d’étudier le métabolisme pour une meilleure compréhension des processus avec des perspectives notamment d'applications biotechnologiques chez <em>E. coli</em>.</p> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:606px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/reseau-metabolique/378554-1-fre-FR/reseau-metabolique_diapo.jpg" width="600" height="386" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Exemple de réseau métabolique - <cite>© LGCB, université Clermont Ferrand</cite> </span> </p></div> <a name="eztoc394988_2" id="eztoc394988_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quelles sont les difficultés rencontrées&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Sara Berthoumieux</strong>&nbsp;: La difficulté principale est d'obtenir des valeurs pour les paramètres mathématiques du modèle. Ceux-ci correspondent à des coefficients permettant de quantifier les réactions. Ils sont indispensables pour la construction du modèle. Or, ces paramètres ne sont pas directement mesurables car la plupart du temps ils ne sont pas liés à une entité biologique. Nous devons donc les estimer à partir de données biologiques sur les sorties du modèle, notamment ici les concentrations des métabolites, composants des réactions chimiques et les flux de ces réactions. Il faut mentionner qu'il est très difficile de mesurer précisément ces valeurs car les réactions métaboliques sont très rapides et les métabolites des composés instables. Cela nécessite des techniques de mesure sophistiquées, assez récentes, avec des appareils de mesure très puissants. Ces nouvelles techniques produisent de nombreuses informations mais elles contiennent beaucoup de bruit à cause des incertitudes expérimentales importantes. En outre, elles contiennent de nombreuses données manquantes ce qui est fortement problématique pour l’estimation des paramètres du modèle. Nos travaux ont donc consisté à proposer une méthode d’estimation des paramètres, adaptée au modèle que nous étudions, pour faciliter l’exploitation des grands jeux de données biologiques, même si ces données sont incomplètes et imprécises.</p> <a name="eztoc394988_3" id="eztoc394988_3" class="anchor"></a><h3><strong>Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette méthode d’estimation des paramètres&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Sara Berthoumieux</strong>&nbsp;: Nous avons recherché dans la littérature des données biologiques sur les métabolites et nous avons sélectionné le plus gros jeu de données existant, paru dans un article de la revue Science en 2007. Pour l’estimation de paramètres, nous considérons les données manquantes comme des variables aléatoires dont la distribution est définie à partir des données observées. Pour estimer les&nbsp; valeurs de paramètres à partir de ces données , nous avons adapté une méthode standard dans la littérature. Nous calculons en plus une marge d'erreur pour chaque paramètre, appelée intervalle de confiance. Cependant nous avons pu nous rendre compte que même en utilisant le plus grand jeu de données existant et une méthode validée, les intervalles de confiances obtenus ne permettent pas toujours d'obtenir des estimations précises des valeurs de paramètres. A l'heure actuelle,&nbsp; il est encore très difficile d'obtenir des données expérimentales suffisamment précises et nombreuses pour calibrer les modèles quantitatifs de grands réseaux métaboliques!</p> <p>Ces travaux ont été réalisés conjointement avec le Laboratoire de Biométrie et de Biologie Evolutive (<a href="http://lbbe.univ-lyon1.fr/" target="_blank">LBBE</a>). Le modèle étudié a été conçu spécialement pour l’article par Matteo Brilli, actuellement post-doctorant au sein de <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/biologie-numerique-et-bioinformatique/bamboo" target="_self">l'équipe-projet Bamboo</a>&nbsp;d'Inria.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc394988_4" id="eztoc394988_4" class="anchor"></a><h3>Sara Berthoumieux remporte le prix <em>Ian Lawson Van Toch</em>&nbsp;à la conférence ISMB / ECCB 2011.</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:206px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/grenoble/recherche-images/autres/logo-ismb-eccb-2011/378614-1-fre-FR/logo-ismb-eccb-2011_medium.jpg" width="200" height="150" alt="Logo ISMB - ECCB" title="Logo ISMB - ECCB" /> </span> </p></div> <p>La conférence ISMB/ECCB 2011, se déroulant du 15 au 19 juillet 2011 à Vienne, en Autriche, est l’un des plus importants rassemblements en bioinformatique. Pour cette édition 2011, la 19ème&nbsp;conférence mondiale <em>Intelligent Systems for Molecular Biology</em>&nbsp;(ISMB), est organisée conjointement à la 10ème&nbsp;conférence européenne <em>European Congress of Conservation Biology</em>&nbsp;(ECCB). Le principal objectif est le développement et l'application de méthodes avancées de calcul pour des problèmes biologiques. La conférence réunit des scientifiques de l'informatique, de la biologie moléculaire, des mathématiques, des statistiques et autres domaines connexes pour proposer un programme répondant à la diversité des disciplines au sein de la bioinformatique et de la biologie computationnelle.</p> <ul> <li>Sara Berthoumieux y a reçu le<a href="http://www.iscb.org/ismbeccb2011-general-info/awards" target="_blank">&nbsp;prix<em>&nbsp;Ian Lawson Van Toch</em></a>&nbsp;pour la présentation de ses travaux sur : <a href="https://www.iscb.org/cms_addon/conferences/ismbeccb2011/proceedings.php?id=PT27#link_PT27" target="_blank"><em>«&nbsp;Identification of metabolic network models from incomplete high-throughput datasets »</em></a>. </li> </ul> <ul> <li>Le deuxième français présent à cette conférence est également un chargé de recherche Inria : <a href="http://lbbe.univ-lyon1.fr/-Tannier-Eric-.html?lang=en" target="_blank">Eric Tanier</a>, membre de l'équipe <a href="http://lbbe.univ-lyon1.fr/-Equipe-Baobab-.html" target="_blank">Baobab </a>du <a href="http://lbbe.univ-lyon1.fr/" target="_blank">Laboratoire de Biométrie et de Biologie évolutive</a>&nbsp;: <a href="https://www.iscb.org/cms_addon/conferences/ismbeccb2011/proceedings.php?id=PT28#link_PT28" target="_blank">«&nbsp;<em>Mapping ancestral genomes with massive gene loss : a matrix sandwich problem</em>&nbsp;»</a></li> </ul> </div> </div> Comment les normes valorisent les recherches http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/comment-les-normes-valorisent-les-recherches Thu, 30 Jun 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Intégrer les résultats de recherche dans des standards industriels permet aux instituts scientifiques et aux entreprises de diffuser plus largement leurs travaux. À la clé : une meilleure exploitation des brevets, comme l'explique Christine Guillemot, responsable de l'équipe-projet Temics au sein du centre Inria Rennes - Bretagne Atlantique, une équipe scientifique fortement investie dans cette démarche en matière de compression vidéo.</p> <p>&quot;<em>Chronophage, consommateur d'énergie et très exigeant. Pour une petite équipe de recherche comme la nôtre, aller défendre nos solutions dans les instances où se décident les futures normes, cela demande un vrai effort. Mais pour nous, comme pour les industriels, ce travail s'avère éminemment stratégique</em>&quot;, analyse Christine Guillemot. À la clé : une plus large diffusion des résultats de recherche et potentiellement des royalties sur les technologies brevetées que les uns et les autres parviendront à intégrer dans les nouveaux standards. &quot;<em>Par exemple, quand le groupe MPEG a retenu la technologie de l'Institut<a href="http://jm.prima.free.fr/irisa/emergence/article_bernhard_grill.html" target="_blank">&nbsp;Fraunhofer</a>&nbsp;IIS pour le MP3, cela a donné à nos collègues allemands beaucoup de moyens. Aujourd'hui, leur équipe compte 130 personnes. C'est énorme.</em>&quot;</p> <p>Énormes, les enjeux le sont aussi pour les entreprises. &quot;<em>Lorsqu'elles veulent développer des produits et des services, elles doivent souvent utiliser des brevets détenus par des tiers. Pour cela, elles s'acquittent de droits ou se servent de leurs propres brevets comme monnaie d'échange.</em>&quot;&nbsp; Dans certains secteurs, le passage par la norme se révèle incontournable. &quot;<em>Il existe un fort besoin d'inter-opérabilité entre fabricants, tant pour les produits grand public, que pour des applications professionnelles comme le matériel médical par exemple.</em>&quot;&nbsp; Les chercheurs de <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/vision-perception-et-interpretation-multimedia/temics_hidden" target="_self">Temics</a>&nbsp;(une équipe-projet commune entre Inria, le CNRS,&nbsp; l'université de Rennes 1) sont concernés au premier chef car ils travaillent essentiellement sur la compression vidéo. &quot;<em>Dans notre domaine, toutes les applications audiovisuelles, les systèmes en réseaux, les appareils multimédias mettent en oeuvre des solutions normalisées. Ces standards garantissent la bonne communication entre marques.</em>&quot;</p> <a name="eztoc91070_1" id="eztoc91070_1" class="anchor"></a><h3>Lobbying</h3><p>À la table des négociations, l'adoption des normes donne donc lieu à d'âpres marchandages. Les constructeurs s'organisent en groupes de lobbying. &quot;<em>Difficile de placer ses propres technologies si un de ces poids lourds fait barrage. Nous mêmes, nous cherchons à nous associer avec des industriels pour être plus forts. Naturellement, ces partenariats débutent très en amont, quand l'entreprise vient nous voir avec un projet de recherche. Pour le standard MPEG 4 Scalable Video Coding, par exemple,&nbsp; en 2004, nous avons présenté une proposition commune avec <a href="http://www.technicolor.com/" target="_blank">Thomson</a>. À partir d'une première solution de codage développée en interne dans l'équipe, nous avons transféré la technologie vers l'industriel. Celui-ci a ensuite fait évoluer le logiciel. Et pour finir, nous sommes allés défendre cette solution ensemble.</em>&quot;</p> <p>Le processus de normalisation peut durer plusieurs années. &quot;<em>Lorsqu'un organisme signale la nécessité d'un nouveau standard, les industriels se concertent pour définir ce qu'on appelle les ‘user requirements’. Il s'agit de recenser les besoins des applications. Compte tenu de leur vision du marché, les fabricants préconisent que le standard incorpore telle ou telle fonctionnalité.</em>&quot; L'organisme lance ensuite un appel à propositions. Les solutions en lice sont évaluées de manière comparative durant des tests formels. &quot;<em>La proposition retenue servira de point de départ. Mais durant les 3 ou 4 ans qui suivent, chacun peut continuer à faire évoluer le futur standard en travaillant sur les nombreuses briques de l'algorithme. Nous appelons ce processus le ‘core experiment’. Tout participant peut encore contribuer en travaillant sur tel ou tel aspect en proposant de nouvelles briques algorithmiques. C'est ainsi que nous avons réussi, par exemple, à placer nos outils de décodage robuste dans un des modes de décodage de la <a href="http://www.jpeg.org/jpeg2000/j2kpart11.html" target="_blank">partie 11</a>&nbsp;de la norme JPEG 2000 Wireless</em>&quot;, utilisée dans les applications sans-fil.</p> <a name="eztoc91070_2" id="eztoc91070_2" class="anchor"></a><h3>Soutien au développement logiciel</h3><p>L'équipe a récemment recruté deux jeunes ingénieurs pour implémenter sa solution d'encodage dans la norme HEVC au sein du groupe MPEG. Il s'agit d'introduire&nbsp; des méthodes de prédiction spatiale dans l'une des briques d'un algorithme de compression. Le recrutement intervient dans le cadre d'une action de développement technologique&nbsp; (ADT) pilotée par Laurent Guillo, ingénieur de recherche au sein de l’équipe Temics. Financé sur fonds propres, ce dispositif d'Inria a pour but premier d'apporter un soutien en ressources humaines au développement logiciel. &quot;<em>Ces ADT permettent de produire des versions plus abouties de travaux susceptibles ainsi d'être mieux transférés dans l'industrie. Mais elles soutiennent aussi nos actions de normalisation. Elles nous permettent de disposer d'une équipe de développeurs suffisante pour mener à bien le gros travail d'intégration nécessaire dans les ‘core experiments‘. Quand nous devons nous confronter aux autres propositions, il nous faut mener des tests très complets. Cela nous conduit à bien finaliser le développement des technologies et à pousser très à fond nos études algorithmiques. Mais au bout du compte, le résultat est plus abouti, mieux consolidé. Quelque part, la normalisation, c'est donc aussi un gage de qualité.</em>&quot;</p> Retrouver une vie normale après une attaque cérébrale http://www.inria.fr/centre/lille/actualites/retrouver-une-vie-normale-apres-une-attaque-cerebrale Fri, 24 Jun 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Les accidents vasculaires cérébraux privent chaque année de nombreuses personnes de leur autonomie. Pour permettre à ces personnes de retrouver les gestes de la vie courante en s'exerçant dans un milieu sécurisé, le projet REACTIVE a mis au point une série d'environnements virtuels interactifs, images fidèles d'un quotidien à réapprivoiser (la balade au parc, les courses au supermarché,&nbsp;la taille des arbres du verger...). Un projet qui associe recherche médicale et sciences du numérique et implique l'équipe-projet commune Mint (CNRS, Inria, Université Lille1).&nbsp;</p> <p>&nbsp;L'accident vasculaire cérébral (AVC) est la première cause de perte d'autonomie en France : il touche 100 000 à 145 000 personnes chaque année. La population âgée demeure la plus touchée, et les survivants souffrent de troubles moteurs souvent aggravés par des troubles cognitifs.&nbsp;Le projet REACTIVE a conduit à l'élaboration d'un outil basé sur l'utilisation des technologies de la <strong>réalité virtuelle appliquée à la rééducation</strong>. L'idée est de coupler le travail moteur et le travail cognitif dans une mise en situation... la plus écologique possible.&nbsp;</p> <a name="eztoc364870_1" id="eztoc364870_1" class="anchor"></a><h3>Quatre scénarios possibles</h3><p>Dans la terminologie de la réalité virtuelle, on appelle &quot;scénario&quot; l'environnement virtuel dans lequel évolue le sujet, enrichi des possibilités d'actions sur cet environnement. Dans le cas de ce projet dédié à la création d'un outil de rééducation, les scénarios ont été pensés principalement avec des objectifs cliniques. Les environnements développés ont concerné des <strong>situations &quot;en extérieur&quot;</strong>.</p> <p>En effet, il est démontré - par les enquêtes internes de la fondation Hopale -&nbsp;que les patients s'adaptent relativement bien à leur domicile en quittant l'hôpital, mais qu'ils <strong>appréhendent de sortir seuls</strong>&nbsp;à l'extérieur. Une conduite à risque qui renforce l'isolement des personnes et tend à aggraver la situation de dépendance. Les exercices visant à reproduire des actions et mouvements typiques du domicile (cuisine, salle de bain, chambre…) se font à l'hôpital avec les thérapeutes. Mais les sorties à l'extérieur sont plus difficiles à mettre en œuvre (disponibilité des équipes soignantes, logistique, météo, sécurité du patient…). La réalité virtuelle offre alors la possibilité de travailler sur des scenarii en extérieur, tout en restant dans un environnement écologique et sécurisé, avec des possibilités d'interactions indispensables à la rééducation et un dispositif de mesure précieux pour les personnels soignants.&nbsp;</p> <ul> <li><a href="http://reactive.berck-handicap.com/category/les-scenarios/" target="_blank"><strong>Voir les scenarii</strong></a></li> </ul> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:550px;"> <span class="visu"> <a href="http://reactive.berck-handicap.com/category/les-scenarios/" target="_blank"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/lille/actualites-images/autres-formats/scenarios-reeducation-avc/369194-1-fre-FR/scenarios-reeducation-avc.jpg" width="544" height="83" alt="" title="" /> </a> </span> <span class="legende"> <cite>© Projet réactive</cite> </span> </p></div> <a name="eztoc364870_2" id="eztoc364870_2" class="anchor"></a><h3>Une interface adaptable à chaque patient</h3><p>Les effets du handicap diffèrent en fonction du patient. Il est donc important pour le thérapeute de pouvoir paramétrer les situations en fonction des capacités motrices et cognitives du patient, avant de démarrer l'exercice. Pour une bonne rééducation, il doit également être possible d'augmenter la difficulté ou la longueur de l'exercice, de faire apparaître des distracteurs qui perturbent l'attention du sujet ou de personnaliser une partie du scénario. </p> <p>En cours de séance, le thérapeute peut en effet s'apercevoir que l'exercice n'est pas adapté au patient et le réajuster.&nbsp;Le dispositif conçu par l'équipe REACTIVE est donc composé de deux ordinateurs. Le premier, dédié au patient, exécute l'exercice et gère les différents périphériques. Le second, connecté en réseau avec le premier, permet au thérapeute de modifier l'exercice en cours de séance.&nbsp;</p> <p>Au-delà de l'environnement graphique réaliste, le dispositif intègre toute la logique nécessaire au déroulement des scénarios et à leurs différents ajustements possibles, mis au point par&nbsp;un ingénieur spécialisé dans la gestion des univers virtuels.</p> <p>Les différents paramétrages permettent:</p> <ul> <li>d'identifier la chaîne des actions demandées au patient.</li> <li>d'ajouter les messages d'information nécessaires (textuels, vocaux, graphiques, sonores ou tactiles) à destination du patient.</li> <li>d'implémenter les différents comportements des objets de l'univers virtuel, afin qu'ils réagissent de façon réaliste aux actions du patient.</li> <li>d'intégrer les options de personnalisation du scénario, afin de le rendre administrable et personnalisable par le thérapeute.</li> </ul> <a name="eztoc364870_3" id="eztoc364870_3" class="anchor"></a><h3>La plateforme idées-3com</h3><p>Ce projet s'appuie sur l'expérience de la société Idées-3Com, partenaire du projet qui imagine et réalise habituellement des applications en 3D dont la finalité est de faciliter la vente ou de susciter l'intérêt d'un site e-commerce.&nbsp;L'architecture matérielle du projet repose sur un PC &quot;patient&quot; et un PC &quot;thérapeute&quot; en réseau, un vidéoprojecteur et un grand écran. Le patient, placé face au grand écran, interagit avec les environnements virtuels en utilisant des périphériques standards issus de jeux vidéo ou des périphériques dédiés.</p> <p>Soutenu par l'ANR suite à un l'appel à projet TecSan 2007, le projet REACTIVE est porté par la Fondation HOPALE (utilisateur final)&nbsp;et résulte d'un partenariat entre l'Université Lille 1, le CEA, Inria et la société&nbsp;Idées-3com, partenaire industriel.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc364870_3_1" id="eztoc364870_3_1" class="anchor"></a><h4><strong>Interview de Stéphane Bouilland, responsable de projets de recherche et de développement à la Fondation Hopale</strong></h4><a name="eztoc364870_3_1_0_1" id="eztoc364870_3_1_0_1" class="anchor"></a><h6> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:89px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/lille/actualites-images/corps/stephane-bouilland-corps-petit/365809-1-fre-FR/stephane-bouilland-corps-petit_medium.jpg" width="83" height="110" alt="Stephane Bouilland © Stephane Bouilland" title="Stephane Bouilland © Stephane Bouilland" /> </span> </p></div> Quels sont les atouts de cette méthode sur la rééducation &quot;classique&quot; ?</h6><p><strong>S. Bouilland : </strong>Par rapport à la pratique actuelle, la réalité virtuelle confère un caractère plus attrayant aux exercices, plus motivants pour les patients. Ces technologies permettent également une mesure objective du comportement, une gradation du niveau de difficulté et une meilleure maîtrise des stimuli. Elles rendent possible, dans le même temps, une individualisation des traitements et une standardisation des protocoles. L'imagerie mentale motrice des patients est ainsi facilitée et l'apprentissage actif peut se dérouler dans un environnement non dangereux... Néanmoins la rééducation en réalité virtuelle ne se substitue pas à la rééducation &quot;classique&quot;, mais constitue un &quot;complément&quot;.</p> <a name="eztoc364870_3_1_0_2" id="eztoc364870_3_1_0_2" class="anchor"></a><h6>Avez-vous pu en mesurer la valeur ajoutée ?</h6><p><strong>S. Bouilland : </strong>Deux études sont en cours. La première permettra d'évaluer la manière dont les patients hémiplégiques appréhendent l'espace droit et l'espace gauche. Il s'agit d'une étude clinique dont l'objectif est de mesurer l'importance du handicap. La seconde vise à faire un &quot;bilan&quot; des progrès réalisés par les utilisateurs du dispositif.</p> </div> </div> Le laboratoire commun Inria-Urbana Champain passe à Grenoble http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/laboratoire-inria-urbana-champain Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Dédié aux recherches autour du calcul haute performance, le laboratoire commun Inria-Urbana Champain (JLPC) tiendra son 5è séminaire du 27 au 29 juin prochain, au World Trade Center de Grenoble. L'occasion de présenter un bilan de l'activité particulièrement dense de ce laboratoire franco-américain. Entre autres thèmes abordés : le calcul intensif pour la climatologie, un thème introduit par&nbsp;Don Wuebbles, professeur à l'institut des sciences atmosphériques (Urbana Champain) et membre du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat récompensé par&nbsp;le prix Nobel de la Paix en 2007.&nbsp;</p> Marie–Paule Cani, lauréate du prix Eurographics 2011 http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/m.-p.-cani-eurographics-2011 Fri, 10 Jun 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Marie-Paule Cani vient d’obtenir le prix Eurographics, dans la catégorie « contributions techniques ». Cette distinction de renommée internationale vient récompenser ses travaux sur la modélisation et l’animation de scènes et d’objets naturels, et sur la modélisation interactive de formes. Marie-Paule Cani, Professeure d’université à Grenoble, dirige l'équipe EVASION, équipe commune à l’Inria Grenoble et au laboratoire Jean Kuntzmann (CNRS et Universités de Grenoble). </p> <p>Le prix Eurographics récompense des contributions majeures en informatique graphique, des réalisations techniques remarquables empreintes de créativité. C'est le cas des travaux de Marie-Paule Cani sur les surfaces implicites et sur les modèles déformables multi-résolution.&nbsp;Elle a par exemple développé plusieurs solutions pour l’<strong>animation de scènes naturelles</strong>&nbsp;et, plus récemment, <strong>pour les chevelures</strong>&nbsp;et les vêtements des personnages. Ses travaux sur la conception de formes interactives sont également très novateurs. «&nbsp;<em>Nous avons mis au point un modèle d’argile virtuelle temps-réel manipulable à main nue grâce à un nouveau dispositif d’interaction, le <strong>handnavigator</strong>, ainsi que des systèmes de modélisation 3D de formes complexes à partir d’un seul croquis</em>&nbsp;», indique la chercheuse.</p> <p>Fondées sur des contributions théoriques, ses recherches ont été appliquées à de nombreux domaines : loisirs numériques (jeux et films d’animation), simulateurs d’entraînement (opérations chirurgicales), prototypage virtuel industriel (cosmétiques testés sur une chevelure virtuelle, etc.)... Autant de réalisations techniques aujourd’hui primées et reconnues. &quot; <em>J’espère que le prix sera un argument pour convaincre les meilleurs étudiants d'intégrer ma nouvelle équipe de recherche </em>».</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Aujourd’hui, le grand défi est de rendre les outils de création transparents</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:201px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/innovation/images-chapo/image-de-synthese/367058-1-fre-FR/image-de-synthese.jpg" width="195" height="260" alt="Image de synthèse" title="Image de synthèse" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Laboratoire Jean Kuntzmann-Inria/EPI Evasion</cite> </span> </p></div> <p>« <em>Les immenses avancées réalisées en modélisation, animation et rendu des images font que le public ne se rend plus trop compte de ce qui est réel et virtuel </em>», poursuit Marie-Paule Cani. « <em>Reste que les logiciels imposent aux artistes infographistes sinon de connaître les modèles mathématiques, au moins de maîtriser des interfaces particulières. Alors que de nos jours, de nombreux utilisateurs – professionnels ou grand public - aimeraient pouvoir créer simplement les éléments d’un monde virtuel, par exemple à partir de croquis 2D </em>». D’où la nécessité de simplifier les outils de création d'univers &nbsp;virtuels, de les rendre intuitifs et accessibles aux non initiés.</p> <p>Pour cela, il faut répondre à l’intuition des utilisateurs et développer des modèles 3D « intelligents » de formes et de mouvements, capables de « comprendre » à partir d’un simple croquis. Comprendre par exemple qu’un vêtement est une surface développable. Une approche originale, encore peu étudiée en Europe, que Marie-Paule Cani entend développer prochainement en créant une nouvelle équipe-projet Inria, appelée <strong>IMAGINE</strong>.</p> <br class="clear" /> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/marie-paule-cani/367024-1-fre-FR/marie-paule-cani_vignette_resume.jpg" width="110" height="83" alt="Marie-Paule Cani, professeure d’université à Grenoble, responsable de l'équipe-projet EVASION" title="Marie-Paule Cani, professeure d’université à Grenoble, responsable de l'équipe-projet EVASION" /> </span> </p></div> <p><strong>Marie-Paule Cani </strong>est diplômée de l’Ecole Normale Supérieure de Paris. Agrégée de mathématiques, elle a découvert le monde de l’infographie dès son doctorat sous la direction de Claude Puech à l’ENS de 1987 à 1990. « <em>A l’époque, je mettais déjà en place des outils pour la création de formes 3D et de contenu animé en utilisant des modèles géométriques de haut niveau</em>&nbsp;», se souvient la chercheuse. Mais l'intérêt pour le travail de la forme est plus ancien et plus profond : «<em>&nbsp;Dans ma vie personnelle, j’aimais beaucoup dessiner, sculpter. J’ai retrouvé ce côté créatif dans l’informatique graphique</em>&nbsp;» .</p> <p>Nommée maître de conférences en 1991 à l’ENS, la chercheuse quitte Paris en 1993 à l’occasion du déménagement de son équipe iMAGIS à Grenoble. En 1997, tout juste âgée de 32 ans, elle est nommée professeur d’université à l’INP de Grenoble. Elle crée EVASION en 2003, une équipe qui compte près de 30 personnes (chercheurs, post-doctorants, thésards, ingénieurs...).</p> </div> </div> Première journée parité en mathématiques http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/journee-maths-parite Thu, 09 Jun 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Les femmes sont toujours sous-représentées dans les disciplines scientifiques et en mathématiques. Un constat que nous rappelle Céline Grandmont, chercheuse au sein de l’équipe-projet REO, et co-organisatrice de la journée Maths-parité qui a eu lieu le 6 juin 2011 dernier à l'Institut Henri Poincaré à Paris. Elle propose quelques analyses de la situation et quelques pistes de travail.&nbsp;</p> <a name="eztoc365311_1" id="eztoc365311_1" class="anchor"></a><h3><strong>Qu'est-ce que la journée Maths-parité ?</strong></h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/rocquencourt/actualites-images/celine-grandmont/365350-1-fre-FR/celine-grandmont.jpg" width="110" height="165" alt="Céline Grandmont, chercheuse au sein de l'équipe REO" title="Céline Grandmont, chercheuse au sein de l'équipe REO" /> </span> </p></div> <p>Cette journée part du constat que la parité peine à s’installer en mathématiques. Bien que beaucoup de collègues - femmes et hommes - aient l'impression qu'avec la mixité et l'évolution de la société, la parité en mathématiques s'impose peu à peu, les chiffres prouvent qu'il n'en est rien. La proportion de femmes en mathématiques diminue même. Les représentations des femmes au sein des jurys, commissions, conférences... ne correspondent pas à la proportion des femmes dans la discipline et la proportion des femmes diminue au fur et à mesure de l'avancement dans la carrière. Cette journée a pour but de dresser un tableau des situations, des difficultés et des réussites, et d'en analyser les causes, personnelles, sociétales, ou propres à la communauté mathématique. Il s’agit également d'informer sur les droits, les actions. Nous espérons que la journée pourra déboucher sur des mesures concrètes et simples. Par exemple : faire que l'on se pose systématiquement la question &quot;ai-je été influencé par des stéréotypes de genre&quot; en rédigeant une lettre de recommandation, en évaluant un dossier...&nbsp;; assurer une représentation correspondant à la proportion des femmes dans la discipline dans les comités de sélection, jurys, conférences...&nbsp;; prendre en compte les congés maternité dans la carrière..., et surtout essayer de réfléchir ensemble aux stéréotypes &quot;féminins&quot; ou &quot;masculins&quot; et à leur influence. Il est d’ailleurs encore temps de s’inscrire, n’hésitez pas&nbsp;!</p> <a name="eztoc365311_2" id="eztoc365311_2" class="anchor"></a><h3><strong>Pensez-vous que la désaffection des jeunes pour la filière scientifique soit une question de genre&nbsp;? </strong></h3><p>La désaffection des jeunes pour les filières scientifiques est générale et, me semble-t-il, indépendante du genre. Néanmoins il est clair que les filles, même si elles représentent la moitié des lycéens en filière scientifique, choisissent moins (à part pour les professions de santé) que les garçons ces filières-là (c'est particulièrement vrai pour les classes préparatoires). Je ne sais pas quelles en sont toutes les raisons mais les stéréotypes liés au genre véhiculés par notre société jouent sûrement un rôle très important. Qui n'a pas entendu que les filles n'étaient pas douées en géométrie dans l'espace, ou pour les métiers techniques&nbsp;? que les filles étaient plus &quot;émotives&quot;, &quot;appliquées&quot;, &quot;sérieuses&quot; et les garçons &quot;inventifs&quot;, &quot;curieux&quot;, &quot;dynamiques&quot;&nbsp;? Qui n'a pas ouvert un magazine de jouets pour enfants : aux filles les poupées et aux garçons les lego. Inversement il y a aussi des métiers dits &quot;féminins&quot; où la proportion d'hommes reste très faible. Je trouve dommage que ces stéréotypes liés au genre influencent à ce point nos choix.</p> <a name="eztoc365311_3" id="eztoc365311_3" class="anchor"></a><h3><strong>Et vous-même, comment êtes-vous devenue chercheur ?</strong></h3><p>Après une thèse en mathématiques appliquées à l'université Pierre et Marie Curie, j'ai été recrutée comme maître de conférences à l'Université Paris-Dauphine où j'ai exercé 8 ans le métier passionnant d'enseignant-chercheur. C'est au cours d'une année de délégation au sein de l'équipe-projet REO que j'ai commencé à collaborer avec Jean-Frédéric Gerbeau et Miguel Fernandez. J'ai eu la chance d’être recrutée à l’Inria et de rejoindre leur équipe, jeune et dynamique, en 2006.</p> <p>J'ai toujours aimé comprendre comment les choses marchaient : partir d'hypothèses, essayer de les vérifier, construire des raisonnements, imaginer de nouvelles solutions... Je ne dirais pas qu'être chercheur était un but, cela s'est fait naturellement. C'est un métier qui me convient bien malgré les moments de doute. Et pour y faire face, rien de tel que le travail en équipe et les autres activités que nous offre ce métier: transmission des connaissances, taches collectives…</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc365311_3_1" id="eztoc365311_3_1" class="anchor"></a><h4>Quelques dates clés</h4> <ul> <li>1970&nbsp;: Naissance à Oakland (Californie – USA)</li> <li>1998&nbsp;: Obtention de son doctorat à l’UPMC</li> <li>1998&nbsp;: Enseignant-chercheur à Paris-Dauphine</li> <li>2001&nbsp;: Naissance de son premier enfant</li> <li>2006&nbsp;: Chercheur à l’Inria</li> <li>2007&nbsp;: Sélection en deuxième phase des ERC «&nbsp;starting grants&nbsp;»</li> <li>2009&nbsp;: Naissance de son troisième enfant</li> <li>2010&nbsp;: Directrice de recherche à l’Inria</li> </ul> </div> </div> Les rapports d'activité scientifique 2010 sont en ligne http://www.inria.fr/recherches/actualites/rapports-d-activite-scientifique Wed, 01 Jun 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Les rapports d'activité 2010 des équipes-projets Inria sont en ligne.&nbsp;Cette année, la présentation de ces rapports en ligne (RAWeb) a été enrichie, au delà des versions statiques HTML et PDF.&nbsp;Vous pourrez ainsi tester une nouvelle interface d'exploration pour consulter les activités d'un chercheur, pour&nbsp;prendre connaissance des publications d'une personne ou d'une équipe, ou encore pour&nbsp;retrouver le nom d'un partenaire...&nbsp;L'outil permet également de partager des références bibliographiques sur les réseaux sociaux.</p> Dirk Groten : "La réalité augmentée est le média de masse de demain" http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/interview-d.groten-j.lemordant Fri, 20 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Directeur de la technologie chez Layar, société néerlandaise, Dirk Groten est intervenu au séminaire IN’Tech sur la réalité augmentée au centre de recherche Grenoble Rhône-Alpes en avril dernier. Il revient sur les perspectives d'avenir de la réalité augmentée et&nbsp;l'expansion rapide de son entreprise, Layar.</p> <a name="eztoc353632_1" id="eztoc353632_1" class="anchor"></a><h3><strong>Comment voyez-vous les choses évoluer dans la réalité augmentée&nbsp;?</strong></h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:266px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/innovation/images-chapo/hotel-p-lores-chapo/354450-4-fre-FR/hotel-p-lores-chapo.jpg" width="260" height="195" alt="© Layar" title="© Layar" /> </span> <span class="legende"> <cite>© Layar</cite> </span> </p></div> <p><strong>Dirk Groten :</strong>&nbsp;Les lunettes de réalité augmentée vont jouer un grand rôle dans le futur. Elles nous permettront par exemple de voir la ville avec ses niveaux de pollution, d’accéder à des horaires de bus personnalisés, projetés directement sur l’arrêt, de visualiser les rues telles qu’elles étaient il y a 50 ans… Cela nous donnera un sens très différent de l’espace autour de nous. Actuellement, en milieu urbain, nous ne contrôlons pas ce que nous voyons. Les possibilités de transformer cela sont illimitées&nbsp;! Tout le monde peut ajouter des contenus, informer le citoyen... et les artistes ont un rôle à jouer dans la plateforme de développement que nous leur ouvrons. Nous voyons la réalité augmentée comme un nouveau média de masse, comparable à la presse ou à Internet.</p> <a name="eztoc353632_2" id="eztoc353632_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quel est votre regard sur la France en matière de réalité augmentée&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Dirk Groten : </strong>Il y a beaucoup d’activité dans ce domaine en France. C’est un pays assez important pour ma société, Layar. Le séminaire IN’Tech m’a permis de nouer de nouveaux contacts, d’entrevoir des perspectives de développement et de rencontrer des personnes qui souhaiteraient travailler chez nous. En France, je suis aussi impressionné par le travail de l’Inria du point de vue visuel. Les expériences de réalité augmentée très détaillées qu’il a développées avec la ville de Grenoble offrent une telle qualité aux objets virtuels (3D, architecture) que la visite devient plus qu'un simple jeu, c’est une véritable découverte. Les travaux sur l’audio de l’équipe de Jacques Lemordant sont également très intéressants, et Layar oublie trop souvent le rôle que l'audio peut jouer en réalité augmentée.</p> <a name="eztoc353632_3" id="eztoc353632_3" class="anchor"></a><h3><strong>Quand et comment est née la société Layar ?</strong></h3><p><strong>Dirk Groten : </strong>Layar a été fondée en 2009 à Amsterdam. C'était au départ une application sur téléphone mobile,&nbsp; pour le système Android. Elle proposait d’ajouter au monde réel de l’information digitale, grâce à cinq &quot;calques&quot; (layer en anglais) de contenu, développés par des ingénieurs hollandais. Aujourd’hui, Layar est pour le grand public un navigateur sur téléphone mobile qui permet d’enrichir la réalité &nbsp;d’informations en utilisant la caméra et le système de géo-localisation du GSM. On peut par exemple trouver les maisons à vendre autour du lieu où on se trouve, localiser le distributeur d’argent le plus proche, mais aussi jouer dans son environnement, faire de ce que l’on voit une œuvre d’art… J'ai rejoint l'entreprise peu après sa création pour m'occuper de la technologie. Je suis chargé de la plateforme fournisseur de contenu en réalité augmentée, sur laquelle des milliers de développeurs externes travaillent pour ajouter encore des &quot;calques&quot; &nbsp;aux 1500 actuellement existants. Pour favoriser l’extension des&nbsp;<em>layers</em>, nous travaillons avec certaines universités dont les étudiants créent des jeux et des expériences de réalité augmentée pour notre plateforme. Nous offrons également un support technique à la communauté de développeurs, qui a créé des outils&nbsp;<em>open source&nbsp;</em>pour inventer des &quot;calques&quot;. De 5 personnes en 2009, la société est passée aujourd'hui à 55 employés, la plupart à la technique, pour lancer des plateformes sur tous les systèmes : IPhone, Android, Symbian, bada… et encore d’autres en développement.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc353632_4" id="eztoc353632_4" class="anchor"></a><h3>Jacques Lemordant : « La réalité augmentée peut vraiment permettre de voyager dans le temps »</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/innovation/images-corps/jacques-lemordant-portrait/355257-2-fre-FR/jacques-lemordant-portrait_medium.jpg" width="110" height="165" alt="Jacques Lemordant" title="Jacques Lemordant" /> </span> </p></div> <p><em>Co-organisateur du séminaire&nbsp; Intech ayant pour thème « Mobilité et réalité augmentée urbaine » le 7 avril à Montbonnot (38), Jacques Lemordant, membre de l’équipe WAM, fait le point sur les progrès réalisés en réalité augmentée et les enjeux technologiques.</em></p> <a name="eztoc353632_4_0_1" id="eztoc353632_4_0_1" class="anchor"></a><h5>Qu’attendiez-vous du séminaire Intech sur la mobilité et la réalité augmentée urbaine ?</h5><p><strong>Jacques Lemordant :</strong>&nbsp;Je travaille dans le projet Autonomie du pôle Minalogic, projet de guidage des déficients visuels uniquement par téléphone mobile, sans infrastructure spécifique. Pour sa mise en place, prévue fin 2011, nous avons besoin d’une cartographie de la ville de Grenoble plus précise que celle de la communauté OpenStreetMap dont nous disposons. Obtenir les données du service géomatique de la ville, d’une précision de 10 ou 20 cm, nous permettra d’avoir des applications de guidage pour les déficients visuels plus performantes. La ville de Grenoble et la communauté d’agglomération étant partants, le séminaire Intech a permis de créer une dynamique avec tous les acteurs du transport, y compris la SNCF. Résultat : l’amélioration de la cartographie OpenStreetMap de Grenoble est devenue envisageable et la communauté d’agglomération (Metro) va mettre à notre disposition un calcul d’itinéraire multimodal, rendant possible la réalisation sur mobile d’une application de transport globale sur Grenoble.&nbsp; Evidemment, ce projet dépasse le cadre des déficients visuels et pourra être décliné pour les personnes sans handicap visuel. Il est utile d'être guidé en audio quand on traîne des bagages, par exemple. Mais nous savons aussi ajouter des informations visuelles au guidage sonore.</p> <p>L’autre objectif de ce séminaire Intech était d’aborder la question d’un format unique pour les données géo localisées. Actuellement il y en a plusieurs, ce qui pose des problèmes d’interopérabilité. Au World Wide Web Consortium (W3C), nous étudions entre autres avec Dirk Groten, de Layar, les possibilités d’un standard qui normalise les points d’information, dans un premier temps les points d’intérêts simples (non mobiles par exemple) ayant des coordonnées physiques (longitude et latitude). L’équipe WAM travaille sur un navigateur de référence pour ce futur standard.</p> <a name="eztoc353632_4_0_2" id="eztoc353632_4_0_2" class="anchor"></a><h5>Une partie de ce séminaire était consacrée aux applications de la réalité augmentée en matière d’héritage culturel. Quelles sont-elles ?</h5> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:171px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/innovation/images-corps/berlin-landscape-corps/355253-3-fre-FR/berlin-landscape-corps.jpg" width="165" height="110" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> © Layar </span> </p></div> <p><strong>Jacques Lemordant : </strong>La réalité augmentée audio et visuelle peut vraiment permettre de voyager dans le temps. La première présentation nous a fait retourner dans le passé avec la reconstitution sonore du banquet du couronnement de Charles Quint, le 23 octobre 1520, dans l'hôtel de ville d'Aix-la Chapelle. L’université d’Aachen a créé cette visite sur iPhone assez spectaculaire. Ensuite le Centre de culture scientifique, technique et industrielle de Grenoble et l’Institut de la Communication et des Médias ont montré l’expérience Grenoble ville augmentée, qui permet de parcourir la ville avec des ambiances sonores et visuelles retraçant son histoire. La technologie de type navigateur de points d’intérêts avec contenu HTML5 et panoramiques audio-visuels a été créée par l’équipe WAM et vient d'être testée auprès du public. Nous attendons les retours, éventuellement les corrections, avant de publier cette application sur l'Apple Store. Enfin Artefacto nous a montré comment il est possible d'avancer dans le temps. Cette entreprise conçoit des produits sur mobile permettant de voir comment seront des bâtiments une fois restaurés, ou une fois construits.</p> <a name="eztoc353632_4_0_3" id="eztoc353632_4_0_3" class="anchor"></a><h5>Quels sujets ont le plus intéressé le public ?</h5><p><strong>Jacques Lemordant : </strong>Le public (environ 150 participants) s’est montré intéressé par le SDK (Software Development Kit) de Layar permettant de créer des applications de type réalité augmentée, la possibilité d’utiliser les plateformes hardware de ST-Ericsson pour anticiper le développement d’applications pour les nouveaux smartphones, la réalisation et l’accessibilité des visites de type héritage culturel et le problème de la mise à disposition des données publiques.&nbsp;</p> </div> </div> Et le monde devint numérique http://www.inria.fr/recherches/actualites/et-le-monde-devint-numerique Thu, 19 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p> De l’explosion numérique de la fin du 20e siècle à la révolution des modes de pensée à laquelle elle conduit au 21e siècle, ce cycle de conférences propose de faire le point sur une jeune science formidablement dynamique, la science informatique. D’où tire-t-elle son efficacité remarquable, s’appliquant aussi bien à l’audiovisuel numérique, à Internet, aux objets informatisés, à l’ensemble de l’industrie et maintenant aux autres sciences? Quels sont ses forces et ses limites et qui travaille dessus ? Pour les réponses à ces questions passionnantes et à d'autres encore, l'informaticien Gérard Berry vous donne rendez-vous en mai et en juin à la Cité des sciences à Paris. <br /> &nbsp;</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <ul> <li><a href="http://www.universcience.fr/fr/conferences-du-college/seance/c/1248116240722/-/p/1248108924842/" target="_blank">Les racines scientifiques du monde numérique</a>, mercredi 18 mai 2011 à 18h30</li> <li><a href="http://www.universcience.fr/fr/conferences-du-college/seance/c/1248116240820/-/p/1248108924842/" target="_blank">La révolution numérique dans les sciences</a>, mercredi 25 mai 2011 à 18h30</li> <li><a href="http://www.universcience.fr/fr/conferences-du-college/seance/c/1248116241161/-/p/1248108924842/" target="_blank">À la chasse au bug, la maladie du certain</a>, mercredi 8 juin 2011 à 18h30</li> </ul> </div> </div> Permettre la simulation climatique à très grande échelle http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/projet-g8-enabling-climate-simulation Tue, 17 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Récemment lancé dans le cadre de l’Initiative des conseils de recherche des pays du G8, le projet ECS &quot;Enabling Climate Simulation at extreme scale&quot; rassemble climatologues et informaticiens autour de supercalculateurs, pour établir les fondements scientifiques d'une analyse plus sûre, plus fine et plus globale du changement climatique.&nbsp;C'est le premier projet international de cette envergure sur le sujet.</p> <p>Les décisions politiques visant à limiter le changement climatique ou à s'y adapter&nbsp;font l’objet de nombreux débats dans le monde. Les prises de décisions sans informations appropriées entraîneront des coûts très lourds pour les générations futures, sur le plan financier comme sur le plan humain.Il s’avère donc essentiel de <strong>réduire les incertitudes actuelles</strong>&nbsp;quant aux&nbsp;futurs changements climatiques et à leur impact en effectuant des simulations climatiques à des échelles 1000&nbsp;fois plus grandes qu’aujourd’hui. </p> <p>Les supercalculateurs exascale (10<sup>18</sup> opérations par seconde - 100&nbsp;millions de coeurs) feront leur apparition en 2018-2020. Pour fonctionner efficacement sur ces systèmes extrêmes, les modèles numériques de la physique, de la chimie et de la biologie qui affectent le système climatique doivent être améliorés. Sans amélioration, ces codes ne produiront pas les résultats de simulation requis pour relever les défis du changement climatique pour la société et l’économie.</p> <p>L’objectif du projet G8 ECS consiste à déterminer de quelle manière&nbsp;<strong>effectuer efficacement des simulations</strong>&nbsp;sur les futurs systèmes exascale pour obtenir des résultats corrects. Ce projet réunit les meilleurs chercheurs en climatologie et en sciences informatiques, qui concentreront leurs efforts sur trois thèmes principaux&nbsp;: </p> <ul> <li>réaliser les simulations avec des résultats corrects malgré les fréquentes défaillances des systèmes</li> <li>exploiter les ordinateurs hiérarchiques avec des accélérateurs matériels proches de leur performance de pointe</li> <li>réaliser des simulations efficaces avec un milliard de données.</li> </ul> <p>Ce projet vise également à former les nouvelles générations de scientifiques, climatologues et informaticiens, aux techniques de calcul haute performance à très grande échelle.</p> <p>Ce projet découle directement de la collaboration entre l'University of&nbsp;Illinois at Urbana Champaign (UIUC), le NCSA et l’Inria, par le biais du joint laboratory on PetaScale Computing.</p> <p>L’équipe, sous l’égide de l’UIUC (directeur) et de l’Inria (directeur adjoint), regroupe des chercheurs canadiens (Université du Victoria), français (Inria), allemands (Centre national allemand pour la recherche atmosphérique), japonais (Tokyo Tech et Université de Tsukuba), espagnols (Centre de calcul intensif de Barcelone) et&nbsp;américains (University of Illinois at Urbana Champaign, University of&nbsp;Tennessee and National Center for Supercomputing Applications-NCSA,&nbsp;National Center for Atmospheric Research-NCAR). Elle utilisera les meilleurs superordinateurs pour tester de nouvelles techniques dans le cadre des trois thèmes décrits précédemment.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>Ce projet de trois ans bénéficie du financement, coordonné par le G8, du&nbsp;Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), de l’Agence nationale française de la recherche nationale (ANR), de la Fondation pour la recherche allemande (DFG), de la Société Japonaise pour la Promotion de la Science (JSPS) et de la Fondation nationale américaine pour les Sciences (NFS). Ce projet, ainsi que cinq autres, a été lancé dans le cadre de l’Initiative des conseils de recherche des pays du G8 sur la recherche, du Programme transnational et interdisciplinaire &quot;Plateforme logiciel libre pour calcul exascale et applications dans le domaine de l’environnement&quot;. Il s’agit de la <strong>première initiative de ce genre</strong>&nbsp;visant à encourager la collaboration scientifique internationale visant à optimiser l'utilisation des futures plateformes exascale.</p> </div> </div> Hubert Garavel reçoit le prix scientifique Gay-Lussac Humboldt http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/hubert-garavel-laureat-prix-humboldt Mon, 16 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Hubert Garavel, responsable de l'équipe-projet VASY, est le quatrième Français à recevoir le prix scientifique Gay-Lussac Humboldt dans le domaine de l’informatique. Avant lui, Alain Bensoussan, ancien président de l’Inria, avait reçu ce prix en 1983. A l’occasion de ce prix, Hubert Garavel est invité en Allemagne où il sera accueilli par le professeur Holger Hermanns, doyen de la faculté de mathématiques et informatique de l’université de la Sarre, avec lequel il collabore depuis 10 ans. </p> <a name="eztoc354242_1" id="eztoc354242_1" class="anchor"></a><h3><strong>En quoi consiste le prix Gay Lussac Humboldt ?</strong></h3><p><strong>Holger Hermanns :</strong>&nbsp;Le prix Humboldt est décerné par la fondation Alexandre de Humboldt, une fondation allemande initialement créée en 1860 et rétablie en 1953 par la République fédérale d’Allemagne. Elle encourage l’excellence scientifique, la liberté académique et la coopération au travers d’un réseau de scientifiques de haut niveau, qui compte pas moins de quarante-quatre prix Nobel. Selon la politique de la fondation, le prix Humboldt distingue d’éminents chercheurs étrangers dont les travaux théoriques ou les découvertes ont influencé significativement et durablement leur domaine, voire d’autres champs scientifiques, et dont on attend encore des résultats de tout premier plan. Avec ce prix, la fondation Humboldt soutient des personnalités et non des projets. La sélection se fait uniquement sur des critères d’excellence personnelle, sans quota par pays ni par discipline. Suite à un accord signé en 1981 entre les gouvernements allemands et français visant à renforcer la coopération scientifique franco-allemande, le prix porte le nom Gay-Lussac Humboldt lorsqu’il est décerné à un Français.</p> <a name="eztoc354242_2" id="eztoc354242_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont les caractéristiques des recherches menées par Hubert Garavel&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Holger Hermanns :</strong>&nbsp;Hubert Garavel est un pionnier dans le développement de méthodes formelles et d’outils de vérification pour les systèmes industriels critiques. Sa carrière scientifique a débuté en 1986 par un doctorat dans l’équipe de Joseph Sifakis où il a développé une méthode très innovante pour la compilation et l’exécution efficace des algèbres de processus par traduction vers des réseaux de Petri étendus. Depuis 1996, Hubert Garavel dirige l’équipe-projet VASY de l’Inria Grenoble Rhône-Alpes, une des meilleures en Europe pour les logiciels et algorithmes d’analyse des systèmes parallèles par énumération d’états accessibles. Ce domaine de recherche fondé sur la théorie du parallélisme s’applique remarquablement à la vérification de systèmes embarqués ainsi qu’à la conception logicielle et matérielle. Hubert Garavel est à la pointe des travaux sur la vérification, utilisable concrètement, mais toujours fondée sur des principes algébriques rigoureux. Sa contribution reste centrale aujourd’hui, notamment à travers CADP, une boîte à outils logicielle dans le domaine de la théorie, de l’application et de l’implémentation de la vérification formelle. La boîte à outils CADP est diffusée à des centaines d’universités et instituts de recherche dans le monde, ainsi qu’à de grands industriels comme Airbus, Bull et STMicroelectronics. Elle trouve de multiples applications, depuis l’enseignement des concepts théoriques du parallélisme jusqu’aux problèmes industriels complexes. L’architecture ouverte et extensible de CADP a permis d’y connecter de nombreux autres outils d’analyse. Ces travaux font d’Hubert Garavel une personnalité scientifique d’exception, ayant su marier recherche sur la vérification assistée par ordinateur et pratiques de vérification à l’échelle industrielle.</p> <p><strong>Hubert Garavel :</strong>&nbsp;Mon objectif constant a été de rendre la théorie du parallélisme applicable aux problèmes réels. En quête d’une vision unifiée du parallélisme, j’ai toujours été fasciné que les concepts abstraits développés par Tony Hoare, Robin Milner et beaucoup d’autres, trouvent autant d’applications, depuis le niveau microscopique des portes logiques dans les circuits asynchrones, jusqu’au niveau macroscopique de l’informatique «&nbsp;dans le nuage&nbsp;». Grâce au modèle d’équipe-projet de l’Inria, j’ai pu composer un groupe de recherche de premier plan rassemblant des personnalités aussi douées en&nbsp; recherche fondamentale qu’en développement logiciel, avec lesquelles je partage motivation et objectifs communs. L’équipe VASY s’est progressivement construite, avec Radu Mateescu, Frédéric Lang, Wendelin Serwe, et récemment Gwen Salaün, ainsi que de nombreux doctorants, post-doctorants et ingénieurs.</p> <a name="eztoc354242_3" id="eztoc354242_3" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont vos projets aujourd’hui ?</strong></h3><p><strong>Hubert Garavel :</strong>&nbsp;Je souhaite me pencher sur les nombreux outils permettant l’analyse quantitative de systèmes temporisés, probabilistes et stochastiques. Actuellement, ces outils sont fragmentés. Je voudrais prendre le temps de les étudier un par un, afin de concevoir une architecture commune permettant d’améliorer l’interopérabilité&nbsp;et de développer plus facilement de nouveaux outils. Pour cela, j’irai souvent en Allemagne, à Sarrebruck bien sûr, peut-être aussi dans d’autres universités. Mes liens avec l’Allemagne vont d’ailleurs se renforcer puisque je travaille désormais à temps partiel avec l’agence fédérale allemande pour la sécurité des systèmes d’information (BSI).</p> <p><strong>Holger Hermanns :</strong>&nbsp;Nous accueillerons Hubert Garavel à l’Université de la Sarre, à Sarrebruck. Nous entretenons des liens étroits avec de nombreuses institutions académiques allemandes et étrangères. Nos collaborations avec l’Inria vont indéniablement être renforcées par ce prix. Hubert Garavel va jouer un rôle clé dans plusieurs activités visant à rapprocher la vérification formelle et l’évaluation de performance pour les systèmes distribués et embarqués. C’est un sujet difficile car nous devons combiner, d’une part, une recherche amont, en évolution rapide, autour de nouveaux modèles sémantiques et d’autre part, les développements logiciels qui demandent davantage de stabilité.&nbsp; Un défi passionnant&nbsp;!</p> La recette des crêpes virtuelles : scientifique et ludique http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/confection-crepes-virtuelles Thu, 12 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>En réalisant un outil de simulation pour s'entraîner à faire des crêpes, des chercheurs rennais améliorent la gestion du retour de force quand des liquides sont impliqués dans le scénario. Ces innovations intéressent tout autant l'univers du jeu vidéo que les fabricants de simulateurs médicaux. Détail de la recette avec Anatole Lécuyer, chercheur Inria au centre Rennes - Bretagne Atlantique.</p> <div class="object-center xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://www.youtube.com/watch?v=k3Z1hT_Lwyk&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> <br class="clear" /> <p>Pour l'apprenti-crêpier, l'expérience consiste à empoigner deux bras haptiques reliés à l'ordinateur. Le premier, à gauche, commande la bolée qui, sur l'écran, va plonger dans la casserole pour recueillir la bonne quantité de pâte, puis la verser dans la poêle. À droite, le second bras commande la poêle qu'il faudra virtuellement secouer pour retourner la crêpe. Bonne chance et bienvenue dans la Virtual Crepe Factory. À chaque manipulation, l'utilisateur ressent physiquement le poids et l'inertie des objets qu'il manipule sur l'écran. Quand il remplit la bolée, elle s'alourdit. Quand il l'incline, il sent le poids de la pâte se déplacer et contraindre son poignet à se tendre. De la même façon, quand le crêpier verse la pâte, l'ustensile donne l'impression de s'alléger. La force exercée sur la main diminue au fur et à mesure.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc342601_1" id="eztoc342601_1" class="anchor"></a><h3>Une affaire de calcul</h3><p> “<em>Cette démonstration ludique nous sert en fait à présenter les travaux que nous effectuons sur les interfaces à retour de force</em>, résume Anatole Lécuyer. <em>Notre objectif est d'améliorer la modélisation de ce retour dans un contexte très complexe puisque le composant est un liquide.</em>”&nbsp; Ici, tout est donc affaire de calcul. “<em>Nous combinons en fait deux innovations. Tout d'abord, il s'agit d'un algorithme temps réel. Une partie du calcul est déportée sur le processeur graphique, le GPU, afin de gagner en rapidité d'exécution. Ce temps réel est évidemment essentiel pour assurer une simulation réaliste. Deuxièmement, nous proposons un nouvel algorithme de rendu haptique qui permet une restitution des sensations du retour de force quand on manipule des liquides.</em>”<br /> Pour parvenir à ce résultat, ces chercheurs rennais ont proposé un modèle unifié&nbsp; basé sur des particules qui régit le comportement du liquide. Le liquide est donc modélisé par des particules élémentaires, des petites billes se déplaçant au gré des actions. “<em>Ce modèle nous permet aussi d'attribuer différents niveaux de viscosité.</em>”&nbsp; Hydrocarbures, eau de mer, pâte à crêpe. Tous les scénarios deviennent possibles. “<em>Ce qui nous intéressait avec la démonstration culinaire, c'est qu'elle met les deux mains en action. Et cela, simultanément. Chaque bras haptique offre six degrés de liberté. Trois en translation : haut-bas, avant-arrière, gauche-droite. Trois également en rotation : cap, tangage, roulis. Les deux interfaces contraignent donc 12 types de mouvement possibles des outils virtuels manipulés. Tout cela augmente grandement la complexité du calcul pour restituer, en temps réel, ces forces d'interaction via l'interface.</em>”</p> <a name="eztoc342601_2" id="eztoc342601_2" class="anchor"></a><h3>Des perspectives alléchantes</h3><p>Les nouveaux algorithmes ouvrent d'alléchantes perspectives dans le jeu vidéo, en particulier pour recréer des univers aquatiques. Cependant, les chercheurs ont aussi d'autres applications en tête. &quot;<em>On peut imaginer, par exemple, améliorer la simulation chirurgicale avant une opération en intégrant les fluides corporels dans les &quot;patients virtuels&quot;. En particulier dans des organes où l'on rencontre du sang en pression. Il y a aussi des débouchés possibles pour les outils de formation utilisés dans l'industrie. Par exemple pour manipuler des produits dangereux.</em>” Ces travaux ont été présentés à la communauté scientifique lors de la conférence sur la réalité virtuelle organisée par l'IEEE à Singapour.</p> Un service de minibus automatisés en test à La Rochelle http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/imara-a-la-rochelle Mon, 09 May 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Depuis le 12 mai, l’équipe-projet IMARA teste ses véhicules électriques et automatiques à La Rochelle, dans un environnement urbain où circulent piétons et voitures. Elle propose aux riverains et aux touristes un transport gratuit sur un trajet de 1600m (aller-retour), sur une route mixte, sans aménagement particulier.</p> <p>A une vitesse de 10km/h, les deux véhicules acheminent leurs passagers entre 5 points d’arrêt ou de montée possibles (type ascenseur). Des opérateurs ont été formés et pour chaque déplacement, l’un d’entre eux sera présent à bord, pour assister les voyageurs et surveiller le bon fonctionnement des véhicules. Ce test grandeur nature durera jusqu’au 8 juillet 2011. La Rochelle a été élue Ville la plus électromobile de France, par l'Avere-France, association en faveur du développement de la mobilité électrique. En effet, la ville a non seulement équipé 70% de sa flotte municipale en véhicule électrique (110 véhicules), mais elle a aussi mis en place un système de livraison par véhicule électrique en centre-ville et des bateaux électriques circulent sur la rade. Enfin la ville a été l’une des premières à proposer un service d’auto-partage avec une cinquantaine de véhicules électriques en libre-service (système Yelomobile) et ce depuis 1999.</p> <p>La Rochelle était donc le lieu idéal pour mener cette expérience &quot;grandeur nature&quot; en collaboration avec TNO, l’école d’ingénieurs EIGSI et les autorités locales, et pour organiser la conférence qui a présenté les résultats de recherche du projet européen CityMobil les 12 et 13 mai.</p> <a name="eztoc351178_1" id="eztoc351178_1" class="anchor"></a><h3>Entretien avec Fawzi Nashashibi responsable de l'équipe-projet IMARA</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:117px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/rocquencourt/actualites-images/fawzi-nashashibi-portrait/351160-1-fre-FR/fawzi-nashashibi-portrait.jpg" width="111" height="165" alt="" title="" /> </span> </p></div> <a name="eztoc351178_1_0_1" id="eztoc351178_1_0_1" class="anchor"></a><h5>C'est la deuxième fois qu'il y a une expérimentation à La Rochelle, qu'est-ce qui a changé ?</h5><p>Cette fois-ci, en dehors du fait que l’expérimentation est assurée par l’Inria seul, les fonctionnalités démontrées sont beaucoup plus avancées. Pour cette deuxième expérimentation, nous présentons des véhicules naviguant en totale autonomie et sans conducteur. Enfin, cette démonstration est une première, au moins au niveau européen, car l’opération est un vrai service offert aux riverains durant 2 à 3 mois et non une démonstration à durée limitée.</p> <a name="eztoc351178_1_0_2" id="eztoc351178_1_0_2" class="anchor"></a><h5>Qu'attendez-vous de cette démonstration et de l'échange avec les riverains ?</h5><p>A travers cette expérimentation, nous voulons montrer qu’il existe un autre mode de transport efficace et durable, et qu’il est possible d’allier les technologies du futur et les besoins modernes des citoyens. Nous voulons également montrer qu’il est possible aujourd’hui d’avoir un système de navettes électriques automatiques à la demande, totalement sécurisé, et respectueux de l'environnement&nbsp;!</p> <a name="eztoc351178_1_0_3" id="eztoc351178_1_0_3" class="anchor"></a><h5>Qu'est-ce qui est nouveau (technologie présentée...) ?</h5><p>La nouveauté est le mode d’automatisation totale de la conduite, basé uniquement sur des données capteurs embarquées et sans infrastructure dédiée. Cette automatisation est fondée également sur le déploiement et l’utilisation des télécommunications sans fil. De même, c’est la première fois que les navettes automatiques partagent réellement la route avec les riverains et les voitures ordinaires (voies mixtes).</p> <a name="eztoc351178_1_0_4" id="eztoc351178_1_0_4" class="anchor"></a><h5>Vous avez fait des démonstrations en Europe du Nord, est-ce que les réactions sont différentes ?</h5><p>Non, c’est la même curiosité et les mêmes attentes qui se manifestent aussi bien au Nord qu’au Sud.</p> <a name="eztoc351178_1_0_5" id="eztoc351178_1_0_5" class="anchor"></a><h5>Cette démonstration marque également la fin du projet Citymobil : quelles sont les avancées technologiques dues au projet ?</h5><p>Ce projet aura été l’occasion de rapprocher ces nouveaux modes de transport de la population et de les introduire au cœur même des villes. Les technologies introduites et testées sont à l'avant-garde technologique en Europe voire dans le monde. Les tests et expériences menés avec Citymobil ont permis de prouver que ces technologies sont matures d’un point de vue technique et qu’elles sont adoptées par les citoyens. En revanche, leur déploiement dépendra aussi de l’évolution des législations et de l’implication politique réelle des communes. La Rochelle en ce sens, est aujourd’hui une ville exemplaire.</p> L’informatique et les sciences du numérique bientôt enseignées au lycée http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/informatique-au-lycee Fri, 29 Apr 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Robert Cabane est inspecteur général de Mathématiques à l’Education nationale, et animateur du groupe de travail qui a été mis en place pour coordonner la création des programmes d’informatique en terminale dispensés à la rentrée 2012. Alors que démarre la phase de déploiement dans les académies, Robert Cabane met en lumière, à la sortie du séminaire de Montpellier, l’importance de la collaboration avec l’Inria et ses centres régionaux.</p> <a name="eztoc347972_1" id="eztoc347972_1" class="anchor"></a><h3>En quoi consiste votre mission dans ce cadre ?</h3><p><strong>Robert Cabane : </strong>La mission que m’a confiée le ministre de l’Education nationale concerne les travaux de conception et d’organisation du futur enseignement des sciences du numérique au lycée. Comme nous manquons de références et de compétences dans ce domaine, j’ai établi un dialogue fort avec les universitaires dont nous avons besoin pour la formation des enseignants et la définition du contenu de cet enseignement. Ce dialogue se tisse de façon directe, ou par l’intermédiaire de l’Inria ou de la Société des personnels enseignants et chercheurs en informatique de France (SPECIF). J’anime des groupes de travail composés d’experts sous la présidence de Pascal Guitton, directeur de la recherche à l’Inria. Par ailleurs je pilote un ensemble de réflexions internes à l’Education nationale pour le repérage des futurs enseignants et des établissements appropriés où ces enseignements pourront être proposés pour la rentrée 2012 dans les classes de terminale, pour le bac 2013, selon le processus inclus dans la réforme des lycées.</p> <a name="eztoc347972_2" id="eztoc347972_2" class="anchor"></a><h3>Quel rôle l'Inria a-t-il dans la mise en place de cette option ?</h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:266px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-chapo/main-cahier/348097-1-fre-FR/main-cahier.jpg" width="260" height="195" alt="© INRIA / Photo Jim Wallace " title="© INRIA / Photo Jim Wallace " /> </span> <span class="legende"> <cite>© Inria / Photo Jim Wallace </cite> </span> </p></div> <p><strong>Robert Cabane : </strong>L’Inria offre une caution scientifique de premier ordre, ce qui a poussé le ministre à souhaiter sa participation dans cette opération. C’est une collaboration de haut niveau, disponible, efficace et de grande expertise. L’ancrage territorial de l’institut est précieux. Des partenariats existent déjà entre les académies et l’Inria, comme par exemple à Sophia-Antipolis grâce à l’action de Thierry Viéville. A Montpellier je suis en contact avec Christophe Godin qui est lui-même associé au Cirad. L’Inria Grand Est, à Nancy, a suivi depuis 2 ans des professeurs de lycées qui souhaitaient expérimenter l’enseignement de l’informatique, une opération conduite avec le soutien du directeur Karl Tombre. A Lille nous avons la même forme de collaboration avec le directeur du centre, Max Dauchet. La force de frappe de l’Inria a également son importance dans la partie conception d’outils documentaires. Deux équipes de concepteurs et de développeurs coordonnées par Thierry Viéville travaillent autour de la plateforme d'initiation à la programmation Javascool et autour du projet de plateforme documentaire interactive nommée &quot;SIL:O!&quot;, en collaboration avec le CNDP (Centre national de documentation pédagogique) basé à Poitiers.</p> <a name="eztoc347972_3" id="eztoc347972_3" class="anchor"></a><h3>Les journées de Montpellier ont-elles fait avancer le projet?</h3><p><strong>Robert Cabane : </strong>Ce séminaire de 2 jours, les 6 et 7 avril, est pour moi un véritable succès car il a réuni des enseignants des académies de Montpellier et de Toulouse, des universitaires de Montpellier et de Perpignan ainsi que des représentants industriels du secteur, notamment Texas Instruments et IBM. Pour les enseignants que nous sommes, il est difficile de se repérer dans ce domaine particulièrement foisonnant : les types d’expertise sont variés et les secteurs d’activités, de recherche sont variés tout comme les besoins sur le marché de l’emploi… ce qui a engendré une table ronde très animée ! Les enseignants ont pu se faire une idée plus précise des différentes dimensions de l’informatique. Ils pourront ainsi dispenser d’ici un an et demi des enseignements plus contextualisés et intéressants pour les élèves. Le prochain contact se fera à Toulouse les 9 et 10 juin, 2 journées de colloque organisées avec l’IREM de Toulouse (Institut de recherche sur l’enseignement des mathématiques), au cours desquelles je ferai une intervention sur l’évolution actuelle de ces 2 disciplines connexes: mathématiques et sciences informatiques.</p> <a name="eztoc347972_4" id="eztoc347972_4" class="anchor"></a><h3>Combien d’enseignants débuteront ces cours à la rentrée 2012-2013 ?</h3><p><strong>Robert Cabane : </strong>Un premier repérage évalue très grossièrement un chiffre de 1000 enseignants, c’est-à-dire que ces premiers cours toucheront entre 15 et 25 000 élèves selon l’implication des académies. Il y aura des formations plus ou moins simultanées ou échelonnées selon les académies et leurs moyens. L’académie de Versailles, par exemple, est très volontariste : on peut supposer que plus de la moitié des établissements proposeront cet enseignement. D'autres académies comme Grenoble, Montpellier, Strasbourg s'engagent sur les mêmes voies tout en s'adaptant aux spécificités locales.</p> Mario Tokoro : « Je serais ravi d’accueillir des chercheurs Inria à Tokyo » http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/mario-tokoro-pdg-sony-computer-science-laboratory Fri, 29 Apr 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Le 31 mars, le fondateur et président directeur général de Sony Computer Science Laboratory Inc. a passé une journée au centre de recherche Inria de Rocquencourt. Il nous explique les raisons de sa venue et son intérêt pour la recherche faite au sein de l'institut.</p> <a name="eztoc347955_1" id="eztoc347955_1" class="anchor"></a><h3><strong>Quel était l’objet de la visite que vous avez rendue aux équipes de l’Inria&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Mario Tokoro :</strong>&nbsp;Nous avons échangé des informations. J'ai expliqué les activités de Sony Computer Science Laboratory (CSL), que j’ai créé en 1988 au Japon dans le seul but de mener des travaux de recherche fondamentale liée à l’informatique. Notre objectif est de contribuer au développement social et industriel au travers d'une recherche originale tournée vers le 21e&nbsp;siècle et qui est potentiellement en capacité d’aboutir à des découvertes majeures dans le domaine informatique. Au cours de la première décennie, nous nous sommes concentrés sur les systèmes d’exploitation distribués, les réseaux informatiques, les langages de programmation, l’interaction homme-machine, et sur d’autres aspects fondamentaux de la recherche de pointe. Nous avons par exemple commencé à travailler sur les robots et c'est devenu un gros projet de Sony Corporation, aboutissant à la production du robot Aibo. Nous élargissons désormais davantage nos domaines de recherche aux sciences des systèmes ouverts, par exemple, les systèmes complexes, les sciences neuronales, la biologie des systèmes et les systèmes d'énergie ouverts. Nous avons commencé à travailler sur la biologie il y a dix ans, et aujourd’hui Sony s’intéresse au secteur médical. J’espère que Sony s'intéressera à d'autres domaines dans le cadre de ses activités futures. En 1996, j’ai créé une petite cellule de recherche à Paris, car je sais que Paris peut attirer de bons chercheurs venant de Londres, de New York... Et tout le monde ici a un côté artiste&nbsp;! Le laboratoire européen compte quatre chercheurs qui travaillent sur la science et l’art&nbsp;: expérience musicale personnelle, linguistique évolutionnaire… C’est en raison de notre présence à Paris que je souhaitais rencontrer des chercheurs de l’Inria. J’étais intéressé par l’ensemble de leurs excellentes présentations relatives aux systèmes de transport intelligents, à l'imagerie biologique et graphique, aux simulations, aux différents types d’interfaces utilisateurs…</p> <a name="eztoc347955_2" id="eztoc347955_2" class="anchor"></a><h3><strong>Pourquoi avez-vous insisté pour visiter le centre de recherche de Rocquencourt&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Mario Tokoro : </strong>Je pense que Rocquencourt est un centre de recherche emblématique de l’Inria. Je l’ai visité il y a 30 ans, en tant que chercheur. J’ai rencontré Gérard Le Lann, qui travaillait sur les systèmes distribués. Il apporte aujourd'hui son aide au projet IMARA et je l’ai vu le 31 mars, 30 ans après&nbsp;! Je connaissais également Gilles Kahn, lorsqu'il travaillait dans les domaines de l’informatique et du contrôle à Rocquencourt, avant&nbsp; qu'il coordonne la recherche scientifique à Sophia Antipolis puis dirige l'Inria. Je voulais rafraîchir mes connaissances concernant les travaux de l’Inria. La raison pour laquelle j’ai plus particulièrement visité le centre de Rocquencourt aujourd’hui réside dans la possibilité d’établir une communication et une collaboration plus étroites entre Sony Computer Science Laboratory à Tokyo et à Paris et l’Inria.</p> <a name="eztoc347955_3" id="eztoc347955_3" class="anchor"></a><h3><strong>De quelles manières pourriez-vous collaborer avec l’Inria&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Mario Tokoro : </strong>Je ne sais pas encore, mais j’ai eu un excellent contact avec Isabelle Ryl, responsable du centre de recherche de Rocquencourt. Je crois qu’elle semble d'accord pour examiner la façon dont nous pourrions collaborer, et les domaines sur lesquels cette collaboration pourrait porter. Peut-être procèderons-nous à des échanges de personnel, afin de mieux nous connaître. Je crois que la recherche repose sur les individus, ceux-ci constitueront donc la base de notre collaboration. Je viens à Paris deux fois par an, j’espère donc rencontrer lors de ma prochaine visite d’autres personnes appartenant à l'institut.&nbsp;Je serai également ravi d’accueillir des chercheurs de l’Inria à Tokyo.</p> <a name="eztoc347955_4" id="eztoc347955_4" class="anchor"></a><h3><strong>Quelles sont les différences entre Sony Computer Science Laboratory et l’Inria&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Mario Tokoro : </strong>L’Inria possède tout ce qui est souhaitable&nbsp;! De nombreux sujets de recherche, explorés par de nombreux chercheurs travaillant en équipe. Chez Sony Computer Science Laboratory, nous sommes 30 personnes. Chaque chercheur possède son propre programme, mais nous disposons d’un budget de recherche limité.</p> Inria labellisé Carnot http://www.inria.fr/innovation/actualites/inria-labellise-carnot Thu, 28 Apr 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Le projet d'Institut Carnot Inria (ICI) a été retenu parmi les 34 projets dont la labellisation a été présentée par la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse le jeudi 27 avril 2011. Les Instituts Carnot sont un instrument spécifiquement dédié au soutien des établissements publics de recherche développant des partenariats industriels. 52 projets avaient été soumis à labellisation.</p> <p>Cette labellisation va permettre à l'institut de renforcer ses partenariats <em>bilatéraux a</em>vec les entreprises, en amenant des moyens aux divers programmes internes existants dédiés aux partenariats industriels de R&amp;D et au transfert technologique. Une déclinaison spécifique est notamment prévue pour les partenariats d'Inria avec les PME innovantes. Par ailleurs, l'Institut Carnot Inria va permettre de conforter les actions de professionnalisation des partenariats industriels, au bénéfice des chercheurs et des entreprises.</p> Anonymat sur internet : des identifiants très parlants http://www.inria.fr/recherches/actualites/anonymat-sur-internet-des-identifiants-tres-parlants Tue, 19 Apr 2011 00:00:00 +0200 ]]> <p>Le choix d'un identifiant peut avoir un impact sur les démarches marketing qui envahiront vos courriels. C'est ce que suggère un article publié dans la revue du MIT et qui montre pour la première fois que l'identifiant lui-même peut fournir des informations sur son propriétaire. Daniele Perito, jeune doctorant italien dans l'équipe Planète, a contribué à cette recherche, sous la direction de Claude Castelluccia, et a mis au point un outil permettant de tester les identifiants.</p> <a name="eztoc342276_1" id="eztoc342276_1" class="anchor"></a><h3>Vous avez montré que les identifiants pouvaient être utilisés pour pister les internautes. Pouvez-vous expliquer comment ?</h3><p> <strong>Daniele Perito&nbsp;:</strong>&nbsp;Lors de notre activité d'internautes, nous utilisons des services comme des réseaux sociaux, des blogs ou des sites d'achats en ligne. Pour accéder à presque tous ces sites, il est demandé de s'enregistrer comme membre en choisissant un identifiant, un nom qui est unique sur le site visité et permet de communiquer avec d'autres membres.<br /> Nous avons montré (en étudiant plus de 10 millions d'identifiants sur le net) que les utilisateurs ont tendance à utiliser le même identifiant ou des identifiants très proches sur les différents sites qu'ils fréquentent. Cela veut dire qu'il est facile de faire le lien entre ces différents identifiants et de reconnaître qu'il s'agit d'un même individu. Ainsi, si vous faites un achat sur Ebay, cet achat étant public, il est associé à votre identifiant et le lien peut être fait avec votre adresse électronique. Cette information peut être utilisée par les professionnels du marketing pour vous envoyer par la suite des messages ciblés à partir de vos goûts. Un point important que nous avons mis en évidence est que ce « profilage » par les identifiants est d'autant plus facile que l'identifiant de l'internaute est rare sur la toile car dans ce cas il correspond à un nombre beaucoup plus restreint de personnes.</p> <a name="eztoc342276_2" id="eztoc342276_2" class="anchor"></a><h3>Vous avez justement réalisé un outil qui permet à tout un chacun de connaître la rareté de son identifiant. Est-ce quelque chose dont il faudrait se soucier systématiquement ?</h3><p><strong>Daniele Perito&nbsp;: </strong>Les utilisateurs ne devraient pas à avoir à changer leurs habitudes. Les résultats que nous avons obtenus pointent du doigt les failles concernant la vie privée au niveau de l'utilisation des identifiants sur les sites web. Ce sont les fournisseurs de services qui doivent modifier leurs applications pour éviter que les spammers puissent utiliser ces identifiants pour faire le profil de leurs visiteurs. Ceci dit, si vous ne voulez pas pouvoir être identifié, par exemple pour protéger des données médicales personnelles, il est préférable de choisir un identifiant radicalement différent de vos autres identifiants. </p> <a name="eztoc342276_3" id="eztoc342276_3" class="anchor"></a><h3>Qu'est-ce qui vous passionne dans cette thématique de la protection de la vie privée ?</h3><p><strong>Daniele Perito&nbsp;: </strong>Au cours des prochaines années, la tension va s'accroître entre les possibilités offertes par les nouvelles technologies et leurs répercussions possibles sur la vie privée. Il faudra bien trouver une solution intermédiaire qui satisfasse tout le monde. C'est une perspective de recherche très stimulante que je suis content de pouvoir réaliser dans l'équipe Planète. J'apprécie en effet beaucoup le travail à l'institut qui offre une grande liberté dans le choix et la réalisation du travail de recherche.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc342276_4" id="eztoc342276_4" class="anchor"></a><h3>Vos identifiants vous trahissent-ils ?</h3><p>L'équipe de recherche Planète a développé un outil qui permet de savoir si les identifiants que nous employons sur le web peuvent être utilisés pour nous tracer et éventuellement découvrir nos vraies identités. </p> <p>Cet outil estime&nbsp;la fréquence d'apparition d'un identifiant sur le web en calculant son entropie ; un nom étant d'autant plus rare que son entropie est forte. Comme ce calcul est compliqué, les chercheurs décomposent le nom en plusieurs parties, calculent la probabilité de chaque partie puis combinent les résultats obtenus pour obtenir la probabilité d'occurrence de l'ensemble.</p> <ul> <li><a href="http://planete.inrialpes.fr/projects/how-unique-are-your-usernames/" target="_blank">Faire le test de vos identifiants</a></li> </ul> </div> </div> « Boostez » votre code ! http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/boost-your-code Fri, 25 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Vous êtes étudiant ? Ingénieur jeune diplômé ? Le développement logiciel <em>open source v</em>ous passionne<em>&nbsp;</em>? Inria a créé le concours &quot;Boost your code&quot;, l'opportunité pour vous de présenter votre projet à un jury de scientifiques et de professionnels. Avec à la clé, un contrat d'un an pour développer votre projet&nbsp; au sein de notre Institut.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Ne vous creusez plus la tête tout seul. Soumettez votre logiciel libre et développez votre projet pendant un an à l'institut !</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <div class="object-center xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://static.inria.fr/www/videos/actualites/Inria-boost-your-code-2011.flv&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> <a name="eztoc322713_1" id="eztoc322713_1" class="anchor"></a><h3>Comment participer ?</h3><p>Chaque candidat doit&nbsp; présenter un logiciel libre déjà engagé ou en cours (maquette, preuve de concept, existence d’une communauté, etc.) dont il est le créateur. Il pourra également fournir une vidéo de présentation du concept pour participer à un vote du public sur Facebook à partir du 16 mai.</p> <p>Le projet présenté sera évalué par le jury Inria qui prendra en compte sa valeur technique, son utilité sociale, son originalité et son caractère innovant. Le jury tiendra compte également de la motivation du candidat exprimée dans le dossier de présentation.</p> <p>Le concours, sous la forme d’un appel à projets, concerne exclusivement les <strong>jeunes étudiants de niveau ingénieur ou master 2</strong>, diplômés en 2010 ou inscrits en dernière année d'école en 2010-2011.</p> <p>Pour en savoir plus, reportez-vous au <a href="/" target="_blank">règlement complet du concours</a>&nbsp;(pdf).</p> <a name="eztoc322713_2" id="eztoc322713_2" class="anchor"></a><h3>Vous êtes intéressé ? Inscrivez-vous !</h3><p> &nbsp;&nbsp; 1. Téléchargez et complétez votre dossier de candidature.<br /> &nbsp;&nbsp; 2. Joignez votre dossier au formulaire en ligne ci-dessous.</p> Disparition brutale d'une figure scientifique http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/disparition-philippe-flajolet Wed, 23 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Inria rend un vibrant hommage à Philippe Flajolet, figure éminente des sciences informatiques, brutalement décédé hier. Philippe Flajolet a révolutionné l'analyse d'algorithmes, et a contribué à faire la renommée internationale de notre institut, au sein duquel il a passé presque 40 ans.</p> <p>Polytechnicien, il était arrivé à l'institut en 1971 dans l'équipe de Maurice Nivat &quot;Automates et langages formels&quot;, aux côtés de Gérard Huet, Jean-Marc Steyaert et Bruno Courcelle. &quot;<em>Il travaillait à l'époque sur les automates, et une rencontre avec Jean Vuillemin l'avait déterminé à se tourner vers l'analyse d'algorithme</em>s&quot; explique Jean-Jacques Levy, collègue de la première heure. Une réorientation fort heureuse : à force de contributions majeures dans ce domaine, il est devenu l'un des meilleurs spécialistes mondiaux de l'analyse d'algorithmes, à l'instar d'un Donald Knuth (Stanford). Il a ainsi écrit avec Robert Sedgewick (Princeton) deux ouvrages fondateurs, <em>An Introduction to the Analysis of Algorithms</em>&nbsp;(1996) et plus récemment <em>Analytic Combinatorics </em>(2009), travaux de longue haleine.</p> <p>Travailleur acharné, il était passionné par les problèmes techniques. &quot;<em>Il était fréquent de le rencontrer à l'institut le dimanche... il a exploré&nbsp; son domaine en profondeur, </em><em>sans relâche, </em><em>du début à la fin</em>&quot; explique Jean-Jacques Levy. Doté d'une culture et d'une habileté mathématiques hors du commun, il a remis au goût du jour des méthodes qui ont révolutionné ce champ de recherche. Au sein de l'équipe-projet Algorithms (anc. Algo), qu'il dirigeait, il s'intéressait plus spécifiquement à l'analyse de systèmes complexes discrets, à l'automatisation des méthodes d'analyses, à l'application d'algorithmes probabilistes à l'étude quantitative.</p> <p>Docteur en informatique, docteur ès sciences, Prix Michel Montpetit de l'Académie des sciences, docteur honoris causa de l'université libre de Bruxelles, médaille d'argent du CNRS, il était membre de l'Académie des sciences depuis 2003.</p> <p>Les personnels d'Inria, collègues, chercheurs, souhaitent aujourd'hui rendre hommage à l'optimiste forcené, au scientifique enthousiaste, au grand nom des sciences informatiques, disparu trop tôt.</p> Anne-Hélène Olivier : "Je n'ai pas une formation d'informaticienne" http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/anne-helene-olivier-post-doctorante Mon, 21 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Anne-Hélène Olivier est post-doctorante au sein de l'équipe-projet BUNRAKU au centre de recherche Inria Rennes - Bretagne Atlantique. Elle a soutenu sa thèse au laboratoire &quot;Mouvement sport santé&quot; où elle a travaillé sur la locomotion et sur le mouvement. Tirant parti de l'ouverture et de la pluridisciplinarité de son équipe-projet, elle met en place des expérimentations autour de la capture de mouvement, et se projette dans une carrière d'enseignant chercheur. Elle raconte.</p> <div class="object-center xml_medium_wide_16_9"> <p> <object width="480" height="294" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://static.inria.fr/www/videos/carrieres-et-recrutement/interview_anne_helene_olivier_INRIA.flv&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/var/inria/storage/images/medias/videos/serveur-inria/carrieres-et-recrutement/interview-anne-helene-olivier/402125-2-fre-FR/interview-anne-helene-olivier_vignette_video.jpg&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Forum 2011 du laboratoire commun Microsoft research-Inria http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/forum-2011-labo-msr-inria Fri, 18 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le 12 avril prochain, l'Inria et Microsoft Research organisent, au Centre de conférence de Microsoft-France à Issy-les-Moulineaux, la journée annuelle de présentation des équipes de recherche du laboratoire commun. Lors de ce Forum 2011, les chercheurs rendront publics les travaux de leurs 8 équipes de recherche. Un programme chargé de conférences et de démonstrations, témoin de la qualité de la collaboration scientifique au sein de ce jeune laboratoire.</p> <p>Dictionnaire des fonctions mathématiques, vision artificielle, outils de visualisation, preuves et méthodes formelles... le programme de conférences et de démonstrations du Forum Inria-Mircrosoft research du 12 avril prochain balaiera toutes les thématiques scientifiques abordées au sein du laboratoire commun. </p> <p>L'occasion de mesurer l'avancée de ces travaux de fond menés depuis 4 ans, et qui visent à doter la communauté scientifique internationale de nouveaux outils informatiques (e-sciences). </p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>Pour rappel : tous les résultats des recherches du laboratoire commun sont en effet publics, les logiciels autant que les publications.</p> </div> </div> Un pionnier de la théorie des jeux appliquée aux réseaux reconnu par ses pairs http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/fellow-ieee Mon, 14 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>L’<em>Institute of Electrical and Electronics Engineers </em>(IEEE) vient de décerner à Eitan Altman, directeur de recherche de l’équipe Maestro, Inria Sophia Antipolis - Méditerranée le grade de <em>Fellow IEEE</em>&nbsp;pour sa contribution au domaine de l’analyse, de l’optimisation et du contrôle des réseaux de télécommunication. Un domaine jeune que ce chercheur a contribué à établir et enrichir en adaptant des outils créés dans d’autres branches de la théorie des jeux. Entretien.</p> <a name="eztoc110610_1" id="eztoc110610_1" class="anchor"></a><h3><strong>Pourquoi appliquer la théorie des jeux aux réseaux&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Eitan Altman&nbsp;:</strong>&nbsp;La théorie des jeux peut être utilisée dans tous les domaines où interviennent des questions de compétition stratégique. Cela va de l’économie à l’étude du réseau routier. La percée de cette théorie dans les réseaux de télécommunication (<em>Networking Engineering Games)</em>&nbsp;date des années 1990. Un nouveau domaine d'étude a émergé autour du routage, du contrôle de flux, du contrôle d’accès et de puissance, et de la sécurité du réseau. L'intérêt de la théorie des jeux pour la conception même des réseaux s’est imposé avec la multiplication d’opérateurs concurrents et la compétition accrue entre fournisseurs de service, fournisseurs de contenus et fabricants d’équipements pour les réseaux. Un grand nombre de problèmes intéressant la théorie des jeux ont surgi avec le succès des téléphones mobiles. Celle-ci permet en particulier d’étudier et de concevoir des réseaux autonomes, comme les DTN (dont les connexions se font par proximité et non par un opérateur), en tenant compte des fortes contraintes liées aux ressources énergétiques limitées de ces appareils.</p> <a name="eztoc110610_2" id="eztoc110610_2" class="anchor"></a><h3><strong>Pouvez-vous donner quelques exemples d’applications de ces recherches&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Eitan Altman&nbsp;:</strong>&nbsp;Nous avons par exemple conçu, au sein du projet européen Bionet, des algorithmes de routage et de gestion de l’énergie capables de porter des applications comme l’échange automatique de fichiers sur des réseaux autonomes. Un autre exemple est le réseau de téléphone intelligent MediaFaun sur lequel je travaille actuellement en collaboration avec des spécialistes de théâtre et d’informatique de la nouvelle SFR (Structure Fédérative de la Recherche) de l’université d’Avignon qui porte sur les «&nbsp;Sciences et technologies des cultures et sociétés numériques&nbsp;». Nous avons étudié la possibilité de fournir des services multimédia lors de grandes manifestations comme le Festival d’Avignon ou la Fête de la musique qui réunissent beaucoup de monde sur une courte durée. Ces services peuvent concerner des annonces sur les spectacles en cours ou sur le point de commencer, accompagnées de clips vidéos trop volumineux ou chers pour être diffusés <em>via</em>&nbsp;les réseaux des opérateurs cellulaires.&nbsp;</p> <a name="eztoc110610_3" id="eztoc110610_3" class="anchor"></a><h3><strong>Où en est-on aujourd’hui&nbsp;et quelles sont les perspectives ?</strong></h3><p><strong>Eitan Altman&nbsp;:</strong> Le domaine des jeux dans les réseaux est jeune et beaucoup de voies restent à explorer. La compréhension de la dynamique de la compétition devient aussi importante que les notions d’équilibre. Une source d’inspiration intéressante est la biologie qui traite également de systèmes autonomes et de compétition pour des ressources. Les jeux dits évolutionnaires me paraissent de ce point de vue très fructueux car ils s’appliquent à des systèmes dynamiques, en évolution. J’ai d’ailleurs contribué à développer les aspects théoriques de cette approche. L’épidémiologie est également une source d’inspiration pour comprendre comment un virus se propage ou comment améliorer un réseau pour qu’il soit plus rapide et plus performant. On sait par exemple aujourd’hui accélérer la propagation d’une information avec des outils comme les caches ou les graphes de recommandation.</p> <p>Un autre aspect encore trop peu étudié et dont l’apport pourrait s’avérer conséquent sont les jeux coopératifs ou de coalition. Ils permettent en effet d’identifier des situations où la coopération peut créer une valeur ajoutée par rapport au comportement non coopératif. Cette approche est adaptée par exemple aux questions posées par la neutralité du Net dont on parle beaucoup actuellement et dont l’aspect principal est de garantir le traitement équitable (non discriminant) des paquets d’information acheminés par les opérateurs (discrimination du point de vue de la vitesse, du coût, du protocole, du service, de la source ou de la destination du paquet, etc.). Elle peut contribuer à établir des modèles économiques alternatifs de tarification d’internet et de partage des profits qui soient capables de stimuler le développement des réseaux, un grand enjeu économique à l’heure actuelle. Je travaille sur ces questions dans le cadre du SFR d’Avignon ainsi que dans l’action de recherche collaborative Meneur financée par l’Inria. </p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc110610_4" id="eztoc110610_4" class="anchor"></a><h3><strong>Parcours en quelques dates</strong></h3><p><strong>1990&nbsp;: </strong>thèse en <em>Electrical Engineering</em>, Technion, Israël</p> <p><strong>1990-1992&nbsp;:</strong>&nbsp;post-doctorat à l’Inria, à Sophia Antipolis (projet Meval)</p> <p><strong>1998</strong><strong>&nbsp;:</strong>&nbsp;Thèse d'habilitation, Université de Nice-Sophia-Antipolis (<em>Constrained Markov Decision Processes)</em></p> <p><strong>1992- ... :</strong>&nbsp;il partage son temps entre l’Inria et l’université d’Avignon</p> <p><strong>2008 :</strong>&nbsp;il devient membre du laboratoire commun Alcatel-Lucent Inria</p> <p><strong>2010 : </strong>il se voit décerner le grade de <em>Fellow IEEE</em>&nbsp;pour ses contributions à l'analyse, l'optimisation et le contrôle des réseaux</p> </div> </div> Tony DeRose : « La France est un pays attractif pour sa culture des mathématiques » http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/tony-derose-studios-pixar Mon, 14 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le 10 février, les équipes du centre de recherche de Sophia Antipolis - Méditerranée ont eu le plaisir d'accueillir le chef du département de recherche des studios d'animation Pixar, l'américain Tony DeRose. Il a présenté son travail lors du colloquium Jacques Morgenstern et a visité l'Inria. Bref aperçu de son travail et de ses impressions sur la France.</p> <a name="eztoc318987_1" id="eztoc318987_1" class="anchor"></a><h3>Pouvez-vous nous parler des studios Pixar, et en particulier de votre équipe de recherche ?</h3><p><strong>Tony DeRose : </strong>1 200 personnes travaillent pour les studios Pixar. L'équipe de recherche de Pixar se compose de six chercheurs, sans compter les stagiaires et les post-doctorants. Pour autant que je sache, nous sommes la seule société d'animation par ordinateur à disposer d'un service de recherche. Ce service a été créé en 2004 : nous avions besoin de prendre des risques, mais sans compromettre aucun projet en particulier. Nous avons le goût du risque chez Pixar, mais aussi chez Disney (environ 20 % de nos efforts). Nous essayons de rester informés et de développer les technologies d’avant-garde. Il peut se passer quatre ans avant que notre travail ne soit utilisé dans un film.</p> <a name="eztoc318987_2" id="eztoc318987_2" class="anchor"></a><h3>Pouvez-vous nous donner un aperçu de l'état actuel de la R&amp;D dans le cinéma ?</h3><p><strong>Tony DeRose : </strong>Cela dépend : jusqu'où voulez-vous remonter en arrière ? J'ai passé 15 ans chez Pixar. Quand j'ai débuté, le travail sur les cheveux était épouvantable, nous n'arrivions pas à restituer la complexité de l'environnement. Nous avons dû inventer la plupart des technologies avec lesquelles nous travaillons à l'heure actuelle. Aujourd'hui, les déplacements des personnages sont de plus en plus bluffants, et les coûts de production ont diminué.</p> <a name="eztoc318987_3" id="eztoc318987_3" class="anchor"></a><h3>Quels sont les défis pour la R&amp;D dans le cinéma ?</h3><p><strong>Tony DeRose : </strong>Les domaines à fortes répercussions pour le groupe de recherche sont l'éclairage, la simulation et les interfaces. L'éclairage est le dernier travail sur un film. L'artiste éclairagiste place les sources virtuelles de lumière, puis le rendu est exécuté pour créer l'imagerie finale pour le film. À l'époque du premier Toy Story, il y a 15 ans, lorsque l'éclairagiste numérique déplaçait une lumière, il fallait attendre 4 heures pour voir les images finales. Aujourd'hui, notre rendu est environ 1 000 fois plus rapide, mais également 1 000 fois plus complexe, donc ça prend toujours 4 heures. Notre but est d'arriver à ce que ce processus d'éclairage se fasse en temps réel. Cela représente une accélération d'environ 10 000 fois. Nous parviendrons à combler ce fossé en trouvant des solutions au niveau algorithmique, de l'ingénierie et du matériel. Concernant la simulation, nous continuons à travailler sur les phénomènes complexes comme la manière de bouger des cheveux, de la fumée ou des vêtements, l'ondulation de l'herbe sous l'effet du vent, les éclaboussures… Autre domaine de recherche : les interfaces. Chez Pixar, nous créons tous nos logiciels. Les artistes les utilisent dix heures par jour, et ils travaillent principalement avec une souris et un clavier, parfois un cintiq (dispositif de dessin direct avec un stylet). Ce n'est pas idéal. C'est pourquoi, il y a deux ans, nous avons commencé à utiliser une technologie avant-gardiste mais émergente : l'écran tactile multitouch. Nous avons construit notre propre station de travail multitouch. L'un des avantages potentiels est que le vocabulaire gestuel est très vaste. Nous avons effectué des tests et nous sommes désormais capables de produire des résultats de qualité avec environ 20 %&nbsp; de temps gagné par rapport aux interfaces traditionnelles avec souris et clavier.</p> <a name="eztoc318987_4" id="eztoc318987_4" class="anchor"></a><h3>Quelle est la raison de votre venue en France ?</h3><p><strong>Tony DeRose : </strong>L'équipe de Georges Drettakis à l'institut travaille sur des sujets proches et complémentaires par rapport aux nôtres. Cela ne correspond pas tout-à-fait à ce que nous faisons dans le domaine du contrôle du niveau de détail, mais nous pensons pouvoir combiner leurs travaux avec ce que nous avons fait et avons prévu de faire, par exemple développer un contrôle automatique du niveau de détail, afin d'augmenter progressivement le détail au fur et à mesure que le modèle grossit à l'écran. Et la France est un pays attractif : elle a une grande culture des mathématiques. La qualité de la recherche est au niveau des meilleures universités américaines. Il me semble également que les stages sont mieux intégrés dans le système éducatif européen. Nous avons en moyenne deux européens dans nos équipes. Les étudiants américains ayant généralement beaucoup de cours, ils ne sont souvent disponibles que pendant l'été, nous embauchons des étudiants européens pendant l'hiver et le printemps et pour de plus longues périodes.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/sophia-antipolis/actualites-images/corps/george-drettakis-portrait/319078-1-fre-FR/george-drettakis-portrait.jpg" width="110" height="165" alt="© INRIA / Photo G. Favier - Agence Vu " title="© INRIA / Photo G. Favier - Agence Vu " /> </span> </p></div> <p><strong>George Drettakis, responsable de l’équipe-projet REVES</strong></p> <p>« J'ai rencontré Tony DeRose au moment de la préparation des conférences SIGGRAPH et SIGGRAPH Asie 2010, qui présentait les tout derniers résultats de recherche en infographie et techniques interactives. Nous étions tous les deux en charge de programmes spécialisés et nous avons travaillé ensemble. Comme nous avons des intérêts scientifiques communs, le comité d'organisation colloquium Jacques Morgenstern l'a invité. Sa présentation a été très suivie, avec plus de 300 étudiants, chercheurs et industriels présents.&nbsp; Sa rencontre avec notre équipe a été une expérience enrichissante pour tout le monde, notamment pour les étudiants. Dans notre équipe de recherche Reves, nous suivons ce que les membres du département de recherche de Pixar publient et cela nous a inspiré, en particulier concernant les problèmes de rendu. Nous avons développé de nouvelles techniques de texturation procédurale basées sur Gabor Noise, inspirées du travail précédent de la recherche Pixar. Nos défis scientifiques, notamment dans le domaine du rendu et de la texturation, sont complémentaires. Nous avons montré à Tony la plupart de nos projets récents et en cours. Il a été particulièrement intéressé par les travaux complémentaires utilisant Gabor Noise. »</p> </div> </div> Lancement de l’expérience « Grenoble Ville Augmentée » : visiter Grenoble autrement ! http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/lancement-experience-grenoble-ville-augmentee Fri, 11 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Dans le cadre de l’exposition «&nbsp;<em>Tous connectés&nbsp;!</em>&nbsp;», l'équipe-projet WAM a développé une technologie innovante pour la visite touristique de Grenoble en réalité mixte. Expérimentez cette application unique : marcher dans les rues de Grenoble et observer à travers l’écran d’un i-phone des informations virtuelles, sonores ou visuelles, en superposition du monde réel. Une visite touristique de la ville où se croisent patrimoine, innovation et sensations.</p> <a name="eztoc318208_1" id="eztoc318208_1" class="anchor"></a><h3>&quot;Grenoble, ville augmentée&quot;, technologie innovante de réalité mixte</h3><p>La réalité mixte consiste à faire usage de données web géolocalisées, sonores ou visuelles, pour apporter tout type d’informations complémentaires à l’utilisateur (sur la ville, ses habitants, ses espaces constitutifs, les directions à suivre,...) en superposant modèle virtuel et réalité, en temps réel.</p> <p>L’application de réalité mixte <em>«&nbsp;Grenoble Ville Augmentée&nbsp;»</em>, développée par l’<a href="/domaines/perception-cognition-interaction/representation-et-traitement-des-donnees-et-des-connaissances/wam" target="_self">équipe WAM</a>, repose sur un couplage entre un gestionnaire de positionnement&nbsp; (centrale d’inertie et GPS des mobiles), un gestionnaire de rendu audio et une cartographie précise intérieure comme extérieure.</p> <p>À partir de cela, l’application propose une visite libre à distance en réalité virtuelle, ou une visite guidée sur place, en interrogeant directement l’environnement. Des points d’intérêts apparaissent à l’écran en fonction de la position de l’usager et lui donnent accès à des informations complémentaires sous forme de son, de texte ou de vidéo.</p> <a name="eztoc318208_2" id="eztoc318208_2" class="anchor"></a><h3>Une enquête sur les enjeux autour de ces technologies</h3><p>À travers cette expérience, le <a href="http://www.ccsti-grenoble.org/" target="_blank">CCSTI </a>de Grenoble souhaite questionner les usages et les enjeux de cette nouvelle technologie en pleine expansion. Des commentaires permanents sur la réalité ne viennent-ils pas suppléer à nos sens déjà mobilisés par l’environnement immédiat&nbsp;? Quels peuvent être les usages pour le public&nbsp;? Pour tenter de répondre à ces questions, le CCSTI a choisi de mobiliser directement les usagers en les impliquant dans cette expérience unique. Tout au long du parcours, des étudiants et chercheurs de l’<a href="http://w3.u-grenoble3.fr/gresec/" target="_blank">Université Stendhal</a>&nbsp;observeront les pratiques des participants puis discuteront avec eux sur leur expérience.</p> <a name="eztoc318208_3" id="eztoc318208_3" class="anchor"></a><h3>Comment participer à l’expérimentation</h3><p>Pour participer à l’expérimentation, quatre dates sont proposées :</p> <ul> <li>Mercredi 16 mars à 14h</li> <li>Samedi 19 mars à 14h</li> <li>Mercredi 23 mars à 14h</li> <li>Samedi 26 mars à 14h</li> </ul> <p>Inscrivez-vous à l’expérimentation en remplissant et envoyant le <a href="http://www.ccsti-grenoble.org/03_expotek_popup.php?id=10336" target="_blank">formulaire </a>puis le jour de votre réservation, rendez-vous à l’<a href="http://www.grenoble-tourisme.com/" target="_blank">Office de Tourisme</a>&nbsp;de Grenoble et retirez un i-phone sur lequel aura été uploadée la nouvelle application <em>« Grenoble Ville augmentée »</em>. À l’issue de cette visite du patrimoine culturel de Grenoble en réalité augmentée, partagez vos impressions sur cette expérience unique.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>Ce projet, piloté par le CCSTI de Grenoble, associe l’université Stendhal, l’Office de tourisme de Grenoble et l’Inria Grenoble - Rhône-Alpes. L’application de réalité mixte a été développée par l’équipe-projet WAM de l’Inria.</p> </div> </div> Chaire Informatique du Collège de France en 2011 : pour un monde numérique plus sûr http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/college-de-france-2011 Tue, 08 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Nouveau titulaire de la chaire <em>Informatique et sciences numériques</em>&nbsp;au Collège de France, Martin Abadi va prononcer sa leçon inaugurale le 10 mars. Elle sera consacrée à la sécurité informatique, sa spécialité. Chercheur au centre de recherche de Microsoft dans la Silicon Valley, il enseigne à l'université de Californie. Au Collège de France, il prend aujourd'hui la suite de Gérard Berry, chercheur à l'institut depuis 2006. Passage de relai entre ces pionniers de la jeune chaire. Même passion, même plaisir de transmettre, même volonté d'asseoir cette discipline au milieu des sciences canoniques.</p> <a name="eztoc317151_1" id="eztoc317151_1" class="anchor"></a><h3><strong>Quel va être le sujet de votre leçon inaugurale et le programme de votre cours&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Marti</strong><strong>n </strong><strong>Abadi :</strong>&nbsp;La leçon inaugurale débutera par un exemple de la vie courante : le problème du spam. Il mènera vers des thèmes plus larges, comme la correction des programmes, les techniques de chiffrement et les dimensions économiques et sociales de la sécurité. Je compte ensuite entrer dans le vif du sujet&nbsp;: les objectifs de la sécurité informatique, certains de ses outils, mais aussi certaines des difficultés rencontrées. Le cours présentera à la fois des idées de base sur la sécurité informatique et, au moins brièvement, quelques sujets plus avancés et récents. J’aborderai les modèles généraux de sécurité, les techniques et mécanismes de protection correspondants et leurs garanties, leurs limitations et leurs failles. Je décrirai notamment les systèmes de contrôle d’accès, des méthodes cryptographiques et les protocoles pour communiquer sur des réseaux comme Internet.</p> <a name="eztoc317151_2" id="eztoc317151_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont les enjeux liés&nbsp;à la sécurité informatique ?</strong></h3><p><strong>Martin Abadi : </strong>Si le monde devient numérique comme l’a expliqué Gérard Berry dans un cours de 2007-2008, il est clair que la sécurité le devient également. À l’heure actuelle, des questions de sécurité informatique se posent dans tous les domaines, non seulement dans le renseignement militaire mais aussi dans l’industrie, la finance, le commerce, la gestion de données médicales, la vie sociale... La sécurité informatique est d’autant plus délicate à garantir que nous utilisons des systèmes relativement ouverts, malléables et hétérogènes, comme le Web. Les motivations des attaques et les procédés qu’elles mettent en œuvre y sont variés et parfois surprenants. Malgré cette diversité, les mêmes principes et les mêmes méthodes s’appliquent dans de nombreux contextes.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p><em>En sécurité, il faut souvent se résigner à ne pas tout savoir ou tout comprendre. Je crois pourtant que ce sujet mérite d’être étudié, et aussi d’être expliqué.</em></p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <a name="eztoc317151_3" id="eztoc317151_3" class="anchor"></a><h3><strong>Quelles relations existe-t-il entre les sciences numériques et les autres sciences ? </strong></h3><p><strong>Martin Abadi : </strong>Les sciences numériques fournissent un formidable outil aux autres sciences. Mais à l’inverse l’informatique doit beaucoup aux autres sciences, même aux sciences humaines. Par exemple, depuis longtemps, la conception et l’étude des langages de programmation s’appuie en partie sur des idées issues de la linguistique. Plus récemment, des informaticiens ont adopté des idées issues des sciences économiques, par exemple pour développer les enchères électroniques mais aussi dans le but de comprendre les motivations et les enjeux des systèmes de sécurité informatique.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc317151_3_0_0_0_1" id="eztoc317151_3_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:76px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-externes/gerard-berry-bloc-droite/317314-1-fre-FR/gerard-berry-bloc-droite.jpg" width="70" height="110" alt="Gerard Berry " title="Gerard Berry " /> </span> </p></div> <strong>Quel bilan pour cette année de cours au Collège de France </strong><strong>et ce cours intitulé</strong><strong>&nbsp;«&nbsp;Penser, modéliser et maîtriser le calcul informatique&nbsp;» ?</strong></h6><p><strong>Gérard Berry : </strong>Bien qu’il ait été beaucoup plus technique que le précédent, il a eu un fort impact, avec un public un peu plus spécialisé. J’ai eu de nombreuses invitations pour des conférences et des émissions de radio. En septembre 2010, j’ai redonné certains des cours en anglais à&nbsp;l’Université et à la Royal Society d’Edimbourg. Ils sont diffusés par l’Inria, notamment dans le cadre du site Fuscia dédié aux ressources pédagogiques.</p> <a name="eztoc317151_3_0_0_0_2" id="eztoc317151_3_0_0_0_2" class="anchor"></a><h6><strong>Quelles ont été les retombées de cette initiative en termes d’enseignement de l’informatique en France&nbsp;?</strong></h6><p><strong>Gérard Berry :</strong>&nbsp;Le succès de mes deux chaires a été un point décisif, puisque j’ai été contacté par le ministère de l’Education nationale pour évoquer la question de l’enseignement de cette science. La création d’une spécialité scientifique en terminale a été décidée, avec mise en place à la rentrée 2012. Gilles Dowek, directeur scientifique adjoint de l’Inria, philosophe des sciences et grand vulgarisateur, ainsi que l’association EPI (Association Enseignement Public et Informatique) travaillaient depuis longtemps sur ce sujet. Mais c’est à ce moment-là que le mouvement final a été enclenché.</p> <a name="eztoc317151_3_0_0_0_3" id="eztoc317151_3_0_0_0_3" class="anchor"></a><h6><strong>Comment expliquez-vous que la science informatique soit enseignée de manière si tardive en France&nbsp;?</strong></h6><p><strong>Gérard Berry : </strong>Pour beaucoup de gens, l’informatique se résume à la technologie et aux usages. Or, c’est aussi une science majeure qui pénètre aujourd’hui la société et toutes les autres sciences (biologie, physique, chimie, médecine, etc.). Par exemple, c’est grâce à la science informatique que les avions sont conçus sur ordinateur, que leurs maquettes sont virtuelles et qu’un pilote américain a pu atterrir sans casse sur l’Hudson River parce qu’il avait reçu un entraînement sur simulateur. La R&amp;D informatique au sens large représente 29% de la R&amp;D mondiale totale, mais seulement 18% en Europe. Elle devient centrale dans tous les domaines, et son enseignement est donc devenu essentiel pour créer le monde de demain.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p><em>Le monde de l’informatique est un monde de créateurs et sur ce point, il reste des progrès à faire. Mon devoir et celui de l’Inria est d’être aux côtés de ceux qui créeront et expliqueront ce qu’ils créent.</em></p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> </div> </div> Inria recrute son directeur du centre de recherche de Rennes - Bretagne Atlantique (H/F) http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/recrutement-directeur-rennes Mon, 07 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Inria lance un appel à candidatures pour le poste de directeur du centre de Rennes - Bretagne&nbsp; Atlantique. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 15 avril 2011.</p> <p>Inria, Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique,&nbsp; est un établissement public à caractère scientifique et technologique dédié aux sciences et technologies du numérique. L’institut joue un rôle primordial au sein de la communauté scientifique internationale dans son domaine. En partenariat avec les universités et établissements de recherche, l’Inria dispose d’environ 170 équipes-projets rattachées à 8 centres de recherche et qui accueillent près de 3 800 chercheurs, enseignants-chercheurs, post-doctorants et doctorants.</p> <p>Le directeur d'un centre de recherche Inria est une personnalité scientifique de haut niveau. Il est membre du comité de direction de l'institut et participe à sa direction nationale. Il est nommé pour quatre ans, renouvelables au plus deux fois. Il dirige un centre rassemblant plusieurs centaines de personnes au sein des équipes-projets et des services d'appui à la recherche. Le centre comprend des personnels Inria et des personnels des partenaires associés aux travaux d'Inria sur la base de conventions spécifiques notamment au sein des équipes-projets communes avec d'autres établissements. Le directeur de centre a la responsabilité de mettre en œuvre la politique scientifique et les orientations stratégiques d'Inria, notamment en matière de recherche, de développement technologique, de transfert et d'innovation, de partenariats européens, de relations internationales et d’attractivité. Il développe cette politique dans l'environnement régional de son centre, en relation avec des acteurs variés, dont les universités, grandes écoles et établissements de recherche, les entreprises, les collectivités et administrations publiques.</p> <p>Ses missions incluent en particulier les dimensions suivantes :</p> <ul> <li>&nbsp;Le directeur pilote la création et l'évolution des équipes-projets de recherche rattachées au centre.</li> <li>Il organise, administre et aménage le centre ; il est le garant de la cohérence de l'action d'ensemble d'Inria, veille au respect des règles de gestion définies par l'institut, et optimise les moyens qu'il contrôle et qu'il a la responsabilité d'allouer.</li> <li>Il met en œuvre les recrutements de personnels non permanents ainsi que l'organisation de certains concours pour le recrutement de personnels permanents</li> <li>il propose et met en œuvre un plan annuel emploi et compétences pour son centre, définit l'organisation du travail, fixe les objectifs, met en œuvre le plan de formation des personnels et propose les évolutions de carrière et les rémunérations variables des personnels placés sous son autorité.</li> <li>Il est responsable de l'allocation des moyens, en particuliier budgétaires, aux équipes-projets et aux services, et contrôle leur bonne utilisation.</li> <li>Il est détenteur du pouvoir adjudicateur (achat de fournitures, services et travaux) dans la limite d'un million d'euros, et préside les commissions d'appel d'offre.</li> <li>Il signe les contrats de transfert avec les partenaires de l'institut.</li> <li>Il est chargé de veiller à la sécurité et à la protection des agents placés sous son autorité ; il veille au respect du règlement intérieur, anime le dialogue social et la concertation interne au niveau local ; il préside les instances prévues à cet effet.</li> <li>Il a le pouvoir d'engager l'Inria et suscite les partenariats et échanges locaux, régionaux, nationaux et internationaux utiles aux activités scientifiques et au rayonnement de l'institut. </li> </ul> <p>Cet appel à candidatures est ouvert à toute personne possédant les compétences et qualités nécessaires pour accomplir au mieux les missions qui précèdent, et ayant en particulier :</p> <ul> <li>&nbsp;une excellente expérience de la recherche en mathématiques ou en informatique (niveau directeur de recherche ou professeur des Universités) et une bonne maîtrise des problématiques scientifiques et technologiques des domaines d'Inria ;</li> <li>des capacités de management et d'animation d'équipes de recherche et d’appui à la recherche, d'interaction avec l'ensemble des chercheurs des domaines d'Inria ;</li> <li>des capacités relationnelles et de communication avérées.</li> </ul> <p>Les conditions spécifiques de détachement d'un corps de l'État ou d'interruption d'un emploi permanent occupé actuellement dans un autre établissement seront étudiées sur demande.</p> Alban Galland : "ouverture sur la culture de la recherche" http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/alban-galland-doctorant Wed, 02 Mar 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Alban Galland est doctorant en informatique au sein du projet Webdam financé par le Conseil européen de la recherche (ERC) et hébergé au centre de recherche Inria Saclay Ile-de-France. Il travaille sous la direction de Serge Abiteboul, dans le domaine de la gestion d'information sur le Web (Bases de données distribuées, réseaux sociaux, fouilles de données). Il nous expose son expérience au sein de ce projet.</p> <div class="object-center xml_medium_wide_16_9"> <p> <object width="480" height="294" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://static.inria.fr/www/videos/carrieres-et-recrutement/interview_alban_galland_INRIA.flv&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/var/inria/storage/images/medias/videos/serveur-inria/carrieres-et-recrutement/interview-alban-galland/402124-2-fre-FR/interview-alban-galland_vignette_video.jpg&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Se rassembler pour améliorer le traitement de l’eau http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/reseau-treasure Mon, 28 Feb 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Treasure est l’un des réseaux du programme EuroMéditerranée 3+3 initié en 2006 pour favoriser les liens régionaux dans le pourtour méditerranéen. L’objectif de ce réseau pluridisciplinaire et transméditerranéen est de mettre au point un système de dépollution de l’eau efficace, capable de répondre aux besoins en eau croissants en Afrique du Nord. Le point sur cette collaboration exemplaire, à deux voix : Jérôme Harmand et Brahim Cherki.</p> <a name="eztoc124303_1" id="eztoc124303_1" class="anchor"></a><h3>Quel est l’objectif du réseau Treasure ?</h3><p><strong>Jérôme Harmand :</strong>&nbsp;A l’origine, Treasure était un projet de recherche qui traitait de questions plutôt académiques. Le sujet s’est précisé en se confrontant aux besoins spécifiques des pays du Maghreb et en faisant la preuve de sa pertinence socio-économique. La thématique adoptée, la modélisation et le contrôle de bioprocédés pour la réutilisation des eaux usées en agriculture, est au croisement de deux problématiques cruciales pour l’Afrique : le besoin croissant en eau, notamment pour l’agriculture, et les problèmes de traitement des eaux usées. Notre projet répond aux deux à la fois, en proposant une épuration biologique susceptible de fournir de l’eau de qualité suffisante pour l’irrigation des cultures.</p> <p><strong>Brahim Cherki :</strong>&nbsp;L’état algérien engage beaucoup d’argent pour réaliser des stations d’épuration mais il n’y a quasiment aucune recherche concernant le développement des techniques membranaires qui sont les seules à ce jour à fournir une eau de qualité pour l’irrigation. Il faut investir sur cette technologie pour le futur. Nous avons obtenu du ministère de la Recherche algérien des fonds pour co-financer l’achat d’un bio-réacteur qui nous permettra de tester nos modèles destinés à optimiser ces procédés.</p> <a name="eztoc124303_2" id="eztoc124303_2" class="anchor"></a><h3>Comment fonctionne ce réseau ?</h3><p><strong>Jérôme Harmand : </strong>Le réseau Treasure fonctionne surtout sur des échanges et l’organisation de séminaires. Il est financé par l’Inria mais est également abondé depuis 2008 par des projets bilatéraux et d’autres institutions françaises (Inra, Cirad) ou de pays partenaires. Il a également vocation à répondre à des appels d’offre européens, comme le projet CoAdvise. Treasure compte aujourd’hui une dizaine de partenaires dont l’Inria, l’INRA et l’IRD en France, et des laboratoires espagnol, italien, belge, tunisien et algérien.</p> <p><strong>Brahim Cherki : </strong>Treasure joue un rôle d’organisateur, de facilitateur de relations tout à fait exceptionnel, en finançant de la mobilité. Notre collaboration avec l’Inria est ancienne puisqu’elle date de la première école d’automatique organisée par le Cimpa1 à Tlemcen en 2003 et que nous avons par la suite tenu des cours et des colloques de façon régulière. Mais notre intégration dans le programme EuroMéditerranée 3+3, avec le réseau Treasure sur le traitement de l’eau, a permis de financer de nombreux échanges. Nous avons participé à des écoles à Narbonne, à Sfax, à Casablanca, à Yamoussoukro, et établi des contacts très intéressants avec des équipes espagnoles, italiennes et tunisiennes. Ces échanges nous permettent en particulier d’acquérir des connaissances dans le domaine des biotechnologies car nous sommes un laboratoire d’automatique, c’est-à-dire dévolu au contrôle des procédés.</p> <a name="eztoc124303_3" id="eztoc124303_3" class="anchor"></a><h3>Y-a-t-il d’autres apports de Treasure à votre laboratoire de Tlemcen ?</h3><p><strong>Brahim Cherki : </strong>Grâce à notre participation à Treasure, nous pouvons également répondre à des appels d’offres lancés par d’autres organismes. Notre projet Air-Sud par exemple a été sélectionné à l’IRD et a permis de financer une grande partie de notre bioréacteur. Mais nous avons pu également bénéficier du projet européen CoAdvise, grâce auquel nous pouvons financer des thèses : deux se déroulent à l’école polytechnique de Milan et deux autres en France, au LBE de l’INRA avec Jérôme Harmand et dans l’équipe Modemic à Montpellier.</p> <a name="eztoc124303_4" id="eztoc124303_4" class="anchor"></a><h3>Quels sont les enjeux scientifiques de Treasure et les avancées obtenues ?</h3><p><strong>Jérôme Harmand :</strong>&nbsp;Les écosystèmes anaérobies, c'est-à-dire qui se développent en absence d'oxygène, présentent de nombreux avantages par rapport aux systèmes aérobies (qui ont besoin d'oxygène pour vivre). Ils sont moins gourmands en énergie, produisent une quantité réduite de boues et dégagent du méthane qui peut être valorisé par ailleurs. Couplés à des membranes microporeuses, ces systèmes produisent une eau de meilleure qualité que les procédés de traitement traditionnels. Néanmoins, dans les procédés à membranes, de nombreux phénomènes de prédation entre micro-organismes et de mort cellulaire libèrent de très petites molécules susceptibles de colmater les membranes. Ils doivent être étudiés de près afin d'optimiser le système. Notre rôle de mathématiciens est de mettre en équations la connaissance et les données des biologistes,&nbsp; de chercher et analyser les lois qui gouvernent les écosystèmes microbiens et, lorsque ces modèles ont été validés par les données expérimentales, les utiliser pour optimiser le procédé. Inria trouve là un terrain de jeu qui lui est familier.</p> <p><strong>Brahim Cherki :</strong>&nbsp;D’où l’importance du bioréacteur de 50 litres qui sera très prochainement opérationnel à Tlemcen. Il nous permettra d’identifier les paramètres biologiques du modèle de bioréacteur anaérobie que nous avons développé et de tester nos hypothèses sur la manière dont se produit le colmatage des membranes. Nous avons notamment écrit l’équation dynamique qui gouverne l’accumulation des produits microbiens dans la membrane microporeuse. Il faut maintenant démontrer sa pertinence vis-à-vis des expériences. Parallèlement, nous invitons systématiquement un industriel algérien, spécialiste du traitement des eaux, lorsque des membres du réseau viennent à Tlemcen. Il se montre très intéressé par nos travaux et serait preneur des technologies que nous développons.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc124303_4_0_0_0_1" id="eztoc124303_4_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>L’épuration en bioréacteur</h6><p>Le principe de ce procédé consiste à mettre l'eau usée en contact avec des micro-organismes qui utilisent la pollution pour leur croissance. Dans un second temps, l'eau épurée est séparée des boues par décantation ou par une barrière physique telle une membrane de filtration. Les systèmes ordinaires reposent sur l'activité de micro-organismes aérobies, c'est-à-dire qui ont besoin d'oxygène pour vivre. Ils présentent deux inconvénients majeurs pour les applications visées : ils sont très coûteux en énergie car il est nécessaire de les agiter sans arrêt pour les aérer, et ils produisent une grande quantité de boues dont on ne sait que faire. En outre, si l'étape de séparation est réalisée par un système de décantation gravitaire (sans barrière physique) l'eau est impropre à l'irrigation car il peut subsister des micro-organismes pathogènes.</p> <p>La technique anaérobie repose pour sa part sur des micro-organismes qui vivent en absence d'oxygène. Les boues n'ont donc pas besoin d'être aérées mais, pour fonctionner correctement, la température doit être assez élevée (l'optimal étant de 37°), ce qui en fait une voie de traitement particulièrement bien adaptée aux climats arides. Un autre avantage présenté par cette technique est qu’elle produit une quantité beaucoup plus faible de boue et dégage du méthane qui peut être valorisé par ailleurs. Couplé à une membrane, la qualité de l'eau obtenue répond aux normes européennes pour l'irrigation des surfaces agricoles. Alors où est le problème ? Les petites molécules issues de la mort des micro-organismes restent longtemps dans le circuit et sont susceptibles de colmater rapidement les filtres. Les chercheurs suggèrent quelques pistes, comme par exemple soumettre les membranes à une insufflation continue de gaz carbonique. Reste à tester les solutions en grandeur nature sur les bioréacteurs de laboratoire et à rechercher les meilleures conditions de fonctionnement du système.</p> </div> </div> Stanley Durrleman : à la découverte de l’imagerie médicale http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/stanley-durrleman-doctorant Wed, 23 Feb 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Stanley Durrleman vient de recevoir le prix Gilles Kahn pour sa thèse effectuée en co-tutelle entre l’Université de Nice et l'ENS Cachan. Ancien doctorant dans l'équipe de recherche ASCLEPIOS au sein du Centre de recherches Sophia, il est actuellement en post-doctorat à l'université d'Utah (USA). Il a débuté son parcours scientifique sans prédilection pour un domaine particulier... et découvert l’imagerie médicale. Il raconte.</p> <a name="eztoc109789_1" id="eztoc109789_1" class="anchor"></a><h3>Quel a été votre parcours jusqu’à la thèse ?</h3><p>Après l’Ecole polytechnique, je suis entré à l’Ecole supérieure des Télécom en 2004. Dès la dernière année de DEA que j’ai effectué en parallèle à l’ENS Cachan, j’ai noué des contacts avec Alain Trouvé, professeur de mathématiques, et Nicholas Ayache, directeur de l’équipe-projet ASCLEPIOS au centre Inria Sophia Antipolis-Méditerranée. C’est avec eux que j’ai décidé de faire ma thèse &quot;Statistical models of currents for measuring the variability of anatomical curves, surfaces and their evolution&quot; car leur vision était complémentaire : celle d’Alain Trouvé était plutôt théorique, tandis que celle de Nicholas Ayache et Xavier Pennec, était davantage orientée vers le côté applicatif de la recherche. Leur objectif : adapter des outils pour résoudre des problèmes concrets en biologie et médecine, et les mettre à la disposition d’une communauté de spécialistes de l’analyse d’images médicales, notamment dans le domaine des neurosciences. </p> <a name="eztoc109789_2" id="eztoc109789_2" class="anchor"></a><h3>Que retenez-vous de votre passage à l’Inria ?</h3><p>Bien que simple doctorant, j’ai beaucoup apprécié de pouvoir appréhender toutes les facettes de la recherche. C’est à dire tout ce qui est lié au travail scientifique et technique de base, mais aussi à la publication d’articles, la participation aux conférences en France et à l’étranger ainsi que la participation à des projets européens. L’atout Inria, c’est que l’on apprend aussi à &quot;vendre&quot; sa recherche, on est formé pour cela, ce qui n’est pas le cas partout… Cela m’a permis de fréquenter une communauté internationale et d’en devenir membre, de rencontrer mes « compétiteurs ». Le retour est immédiat : avant même d’avoir terminé ma thèse, j’avais trois propositions de post-doc aux USA, au MIT, à Johns Hopkins, ou à l’université d’Utah à Salt Lake City. J’ai opté pour cette dernière plutôt que pour un établissement plus prestigieux où je n’aurais été qu’un post-doc parmi d’autres.</p> <a name="eztoc109789_3" id="eztoc109789_3" class="anchor"></a><h3>Quelles sont vos perspectives professionnelles ?</h3><p>Au cours de ma thèse j’ai découvert l’imagerie médicale, un secteur en pleine effervescence. Mon objectif est de poursuivre dans cette voie et de continuer à développer des outils pour les neurosciences et la biologie. Ce domaine permet à un chercheur académique d’être en lien avec des chirurgiens, des scientifiques des neurosciences. L’Inria, qui est de plus en plus impliqué dans les milieux hospitaliers tout en gardant son savoir faire méthodologique, offre ce cadre de collaboration sans être déconnecté des problèmes concrets.</p> Retour sur les Rencontres dédiées aux nouveaux services mobiles http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/rencontres-inria-industrie-nouveaux-services-mobiles Thu, 17 Feb 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le 21 janvier dernier, une nouvelle édition des Rencontres Inria Industrie s’est tenue à Sophia Antipolis sur le thème du développement des nouveaux services mobiles, fruit du partenariat entre l’Inria et le pôle Solutions communicantes sécurisées (SCS). Cet événement affichait complet 15 jours avant la date. Il&nbsp; a rassemblé près de 200 acteurs de l’écosystème mobile venus écouter les interventions des17 conférenciers et voir les 17 démos de technologies issues d'Inria, de ses spin off et de partenaires industriels et académiques.</p> <p>La matinée, consacrée à des présentations sur l'état de l'art en matière d'infrastructure et de sécurité des services mobiles a également donné lieu à des débats sur les avantages comparés des différentes méthodes de développement d'applications.</p> <p>L'après midi a été rythmée par des témoignages et des retours d'expérience des collectivités locales et de grands groupes utilisateurs de services &quot;m-commerce&quot; et &quot;sans contact&quot;.</p> <p>Pour répondre à des attentes fortes sur la visibilité des travaux de recherche, une quinzaine de démos de technologies et d'applications innovantes sur mobiles ont été présentées par des équipes de recherche Inria et par leurs partenaires technologiques : start-up Inria, PME et partenaires académiques.</p> <p>Rendez-vous pour de <strong>nouvelles Rencontres Inria Industrie en septembre prochain à Saclay-Ile de France</strong>&nbsp;!</p> L'équipe DNET lance une expérimentation sur le réseau social Facebook http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/experimentation-fellows-sur-facebook Wed, 16 Feb 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>L’équipe DNET lance l’expérience <em>fellows</em>&nbsp;sur Facebook avec pour objectif d’identifier des communautés à partir des &nbsp;«&nbsp;amis&nbsp;» Facebook. L’occasion de faire avancer les recherches sur les réseaux sociaux tout en favorisant la maîtrise de la diffusion des informations.</p> <a name="eztoc111055_1" id="eztoc111055_1" class="anchor"></a><h3>Le but de l'expérimentation <em>fellows</em></h3><p>L'équipe <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/reseaux-et-telecommunications/dnet" target="_self">DNET</a>&nbsp;mène des recherches théoriques et expérimentales sur les réseaux sociaux afin d'obtenir une meilleure compréhension de leur structure et de la dynamique de diffusion de l'information sur de tels réseaux. L’objectif de l’expérience <a href="http://fellows-exp.com/" target="_self"><em>fellows</em>&nbsp;</a>est de valider le modèle de description des communautés proposé par l’équipe. Elle devrait permettre d'acquérir une meilleure compréhension des mécanismes de structuration des groupes sociaux en évaluant la méthode et la qualité des algorithmes sous-jacents&nbsp;: décomposition en communautés recouvrantes, mesure de qualité d'un ensemble de nœuds.&nbsp;Ces travaux consistent à identifier des groupes uniquement en analysant les réseaux d'amis sur Facebook. Aucune information personnelle (nom, écoles fréquentées,…) présente sur le site n’est utilisée.</p> <a name="eztoc111055_2" id="eztoc111055_2" class="anchor"></a><h3>Participer à l'expérience</h3><p>L'application proposée a pour but de tester la validité du modèle. Elle propose aux personnes acceptant de participer à l’expérience différentes communautés de personnes, générées automatiquement à partir de leurs amis. Elle leur demande ensuite d’évaluer la pertinence de ces communautés, puis leur offre la possibilité de créer instantanément, dans Facebook, des groupes d'amis correspondant à ces communautés. Ainsi, elles pourront maîtriser de manière plus simple la diffusion des informations qu’elles publient sur Facebook en fonction de leurs différents types d’amis.</p> <p>En utilisant l'API mise à disposition par Facebook, les membres de l’équipe DNET peuvent s’interfacer avec les comptes des personnes qui acceptent de participer à l’expérience. Ils ont alors accès aux informations du compte, qu’ils peuvent utiliser pour leurs recherches, tout en respectant leur confidentialité, les identifiants des comptes étant anonymisés.</p> À quand un concert avec un son 3D de qualité ? http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/musique Wed, 09 Feb 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Mieux séparer les différents sons au sein d'un enregistrement pour les remixer à volonté et les rediffuser en 3D : c'est l'objectif de i3DMusic, une collaboration franco-suisse où se retrouvent deux PME et deux centres de recherche. Des algorithmes plus performants pourraient donner naissance à de nouvelles applications pour les professionnels de la musique, comme l'explique Emmanuel Vincent, responsable de ces recherches au centre Inria Rennes - Bretagne Atlantique.</p> <p>Les fans d'Edith Piaf n'en sont pas encore revenus. Le film La Môme restitue la voix de la chanteuse avec une proximité jusqu'alors inconnue. Magie du cinéma ? Pas seulement. Un précieux coup de pouce algorithmique vient revisiter les enregistrements mono d'époque pour séparer le chant du fond instrumental, puis créer un nouveau mix au <strong>format 5.1</strong>. Ce travail d'extraction informatique a été réalisé par <a href="http://www.audionamix.com/" target="_blank">Audionamix</a>. La PME parisienne fournit des services audio pour le milieu du spectacle. Les amateurs de football lui doivent aussi le célèbre Vuvuzela Remover, un logiciel capable de mettre en sourdine les tonitruantes trompettes des supporters Sud-Africains sans pour autant perdre le reste de l'ambiance ou le commentaire du match.</p> <p>Du mixage à la spatialisation interactive, ce genre de prouesses ouvre de nouvelles perspectives aux ingénieurs du son et aux artistes. Mais la technologie bute sur un point dur : le direct. &quot;Pour effectuer un rendu 3D de qualité et positionner les sons à volonté, il faut pouvoir&nbsp; disposer de sources sonores parfaitement séparées. C'est rarement le cas en pratique: même lorsqu'il s'agit de musique électronique ou enregistrée en studio, les pistes d'origine ne sont généralement pas disponibles, constate le chercheur <strong>Emmanuel Vincent.</strong>&nbsp;Dans une situation de concert par exemple, les micros enregistrent immanquablement du son où se mélangent plusieurs sources, plusieurs instruments. Impossible pour l'instant d'effectuer la séparation de ces signaux à la volée. Le résultat présente des imperfections qui accrochent l'oreille.&quot; Ces couacs rédhibitoires s'appellent des artefacts.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc91015_0_1" id="eztoc91015_0_1" class="anchor"></a><h4>Un projet Eurostars</h4> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/medias-reference/people-inria/emmanuel-vincent/368300-1-fre-FR/emmanuel-vincent.jpg" width="110" height="83" alt="Emmanuel Vincent" title="Emmanuel Vincent" /> </span> </p></div> <p>C'est précisément pour tenter de lever ce verrou que <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/langue-parole-et-audio/metiss" target="_self">METISS</a>, une équipe rennaise d'Inria (commune avec le CNRS) débute un partenariat avec Audionamix, mais aussi le <a href="http://lema.epfl.ch/" target="_blank">Laboratoire</a>&nbsp;d'électromagnétisme et d'acoustique de l'École polytechnique fédérale de Lausanne et <a href="http://www.sonicemotion.com/" target="_blank">Sonic Emotion</a>, un fabriquant suisse de haut-parleurs et <strong>DSP </strong>pour le rendu sonore 3D. Baptisée i3DMusic, cette collaboration pour 3 ans s'organise dans le cadre d'un <strong>projet Eurêka</strong>, et plus précisément de son volet <strong>Eurostars </strong>qui s'adresse aux PME. &quot;L'objectif est de produire des algorithmes pour permettre une meilleure séparation en temps-réel d'un enregistrement, mais aussi pour optimiser la spatialisation&quot;, c'est à dire le filtrage vers les haut-parleurs.</p> <p> &quot;Les algorithmes temps-réel utilisés pour l'instant demeurent assez simplistes. Ceux que nous allons concevoir se révéleront sans nul doute plus performants. Cependant, nous ignorons s'ils parviendront au niveau unique de qualité exigé.&quot;&nbsp; Car le direct introduit une contrainte supplémentaire. Il nécessite un compromis entre le temps de calcul et la limite acceptable de perte de qualité. Toute la question est de savoir si les artefacts sauront se faire imperceptibles à l'oreille. &quot;Nous attachons donc une grande importance à la phase d'évaluation de ces travaux qui sera menée par les spécialistes en psychoacoustique de l'EPFL. Si la contrainte de temps-réel s'avère trop forte, nous nous tournerons vers d'autres scénarios applicatifs où la qualité sera au rendez-vous grâce à une séparation préalable en temps différé, tout en gardant la possibilité de spatialiser en temps réel les sources ainsi séparées.&quot;<br /> &nbsp;</p> </div> </div> Yliès Falcone : "Les partenariats avec le monde industriel confrontent notre recherche à des problématiques de société " http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/ylies-falcone-post-doctorant Thu, 03 Feb 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Yliès Falcone a choisi la recherche en informatique, et plus spécialement le domaine de la vérification, pour leurs méthodes rigoureuses et pour leur caractère très applicatif. Il effectue actuellement son post-doctorat au centre Inria Rennes - Bretagne Atlantique dans l’équipe VERTECS, un tremplin incontestable pour ce jeune chercheur qui voit loin. </p> <a name="eztoc108211_1" id="eztoc108211_1" class="anchor"></a><h3>Quel a été votre parcours avant d'intégrer Inria?</h3><p>J’ai fait un master en sciences et technologies de l’information à l’université de Grenoble portant sur la validation des systèmes critiques. Les domaines d’application sont, en général, les systèmes embarqués (avionique, téléphones portables, etc). Ma thèse intitulée « Etude et mise en œuvre de techniques de validation à l’exécution » a été effectuée dans la continuité et dans le même laboratoire, Verimag. Je souhaitais travailler chez Inria pour sa renommée à l’international. J’avais rencontré Thierry Jéron - membre du jury de ma thèse - au cours d’une collaboration sur un projet ANR : c’est donc tout naturellement que j’ai intégré son équipe, VERTECS, en décembre 2009.</p> <a name="eztoc108211_2" id="eztoc108211_2" class="anchor"></a><h3>Quelles sont vos impressions après un an passé à l'institut ?</h3><p>Il existe chez Inria une véritable volonté de partenariats avec le monde industriel. Notre recherche se confronte ainsi à des problématiques de société, elle trouve des prolongements dans des applications au quotidien. C’est une philosophie que j‘apprécie, qui donne un sens à mes recherches. Elle est conforme à la réputation de l’institut et à son fonctionnement autour de projets bien définis. Je suis par ailleurs en train de monter mon dossier de candidature pour un poste de chargé de recherche et ce séjour m’offre les conditions favorables pour approfondir mon expertise en vérification et validation à l’exécution. Dans le cas où je serais recruté, j’envisage de créer une équipe-projet d’ici 5 à 10 ans.</p> <a name="eztoc108211_3" id="eztoc108211_3" class="anchor"></a><h3>Qu’est-ce que cette expérience de post-doctorant Inria va vous apporter pour la suite de votre carrière ?</h3><p>Intégrer une équipe-projet permet de travailler avec des personnes sur une thématique où les axes de recherche sont fédérés par objectifs et domaines communs. Le travail dans une équipe-projet permet de découvrir des domaines connexes et apporter son expertise à l’équipe ; cela crée une vraie synergie. Ce séjour m’offre également la chance de collaborer avec des chercheurs à l’étranger. Inria propose un programme Explorateur3 qui finance pendant 1 à 3 mois un séjour à l’étranger dans une institution de notre choix. Ma candidature à ce programme a été acceptée, je vais ainsi pouvoir travailler à partir de mi-janvier à l’institut australien de Canberra, le NICTA, puis au Royaume-Uni à l’Université de Manchester dans le groupe des méthodes formelles. C’est l’occasion de développer mon réseau professionnel à l’international et de monter des collaborations pour mon institut. C’est formidable d’un point de vue professionnel mais aussi personnel.</p> <a name="eztoc108211_4" id="eztoc108211_4" class="anchor"></a><h3>Quels conseils donneriez-vous à une personne qui se destine à effectuer son post-doctorat au sein de l'institut ?</h3><p>Le post-doctorat est une période pendant laquelle on dessine sa carrière, où il faut faire preuve d’un dynamisme permanent. Inria fournit des moyens, c’est au post-doctorant de les mettre à profit. Que ce soit pour la bourse Explorateur ou pour le concours de chargé de recherche, il faut prendre l’initiative. Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Dans son équipe, il faut apporter sa pierre à l’édifice en n’hésitant pas à soumettre de nouvelles idées auxquelles on croit personnellement et en s’intégrant dans les travaux en cours de l’équipe. Le post-doctorat est l’occasion de réfléchir à sa carrière : quel institut, thématique, enseignement ou pas ? C’est le moment où il faut oser se projeter.</p> 2011 : l’Inria lance des prix récompensant des acteurs majeurs de la recherche et de l'innovation http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/lancement-des-prix-inria Mon, 31 Jan 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Pour reconnaître et distinguer des avancées scientifiques exceptionnelles et des contributions majeures au transfert ou à l’innovation dans les sciences informatiques et mathématiques, l’Inria crée trois prix qui seront décernés pour la première fois au printemps 2011&nbsp;: le grand Prix Inria, le prix Inria du jeune chercheur et le prix Inria de l’innovation.</p> <a name="eztoc107885_1" id="eztoc107885_1" class="anchor"></a><h3><strong>Le grand Prix Inria&nbsp; </strong></h3><p>Doté de 25 000 euros, le Grand Prix Inria récompensera un scientifique ou un ensemble de scientifiques ou une équipe de recherche, de toute nationalité et exerçant dans un établissement français, ayant contribué de manière exceptionnelle au champ des sciences informatiques et mathématiques.</p> <a name="eztoc107885_2" id="eztoc107885_2" class="anchor"></a><h3><strong>Le prix Inria du Jeune chercheur </strong></h3><p>Doté de 20 000 euros, le Prix Inria du Jeune chercheur reconnaitra un scientifique de moins de 40 ans, de toute nationalité, exerçant dans un établissement français et ayant contribué de manière majeure, que ce soit par ses activités de recherche ou ses activités de transfert ou d’innovation, au champ des sciences informatiques et mathématiques..</p> <a name="eztoc107885_3" id="eztoc107885_3" class="anchor"></a><h3><strong>Prix Inria de l'innovation</strong></h3><p>Doté de 20 000 euros, le Prix Inria de l’innovation distinguera un scientifique ou un ensemble de scientifiques ou une équipe de recherche de toute nationalité et exerçant dans un établissement français, ayant été particulièrement actif dans le domaine du transfert et de l’innovation dans le champ des sciences informatiques et mathématiques. Ce prix s'appuiera notamment sur un partenariat industriel en cours de consolidation.</p> <p>Ces prix distingueront des personnes ou des équipes qui par leurs résultats, leur rayonnement, leur vision, leur travail et leur engagement, marquent le développement des sciences informatiques et mathématiques dans notre société.</p> <p>L’Inria récompensera également ses personnels ingénieurs, techniciens et administratifs dont la maîtrise technique et les initiatives contribuent au développement de la recherche et de l’innovation dans les domaines qui sont les siens.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc107885_3_0_0_0_1" id="eztoc107885_3_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Vous souhaitez distinguer un chercheur ou une équipe en sciences informatiques ou mathématiques, dites-le !</h6><p><strong>Leur parcours ou leurs réalisations les rendent potentiellement éligibles </strong>au Grand Prix Inria, au Prix Inria du jeune chercheur ou au Prix Inria de l'innovation, alors envoyez avant le <strong>lundi 21 février 2011 midi</strong>&nbsp;:</p> <ul> <li><strong>une lettre de proposition principale</strong>, signée par au moins une personne exerçant son activité de recherche dans une équipe-projet de l’Inria</li> <li><strong>accompagnée d'au moins deux lettres de soutien</strong>, signées par des personnalités sans condition de nationalité ou d’affiliation à l’Inria.</li> </ul> <p> par courrier électronique, à l'attention du délégué général à la recherche et au transfert pour l'innovation de l’Inria, M. Claude Kirchner.<br /> Les lettres de propositions seront examinées par le comité de direction de l’Inria élargi des directeurs scientifiques adjoints&nbsp; de l’Inria.<br /> <strong>Remise des prix : juin 2011</strong></p> </div> </div> Cru 2010 du prix de thèse Gilles Kahn http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/prix-specif Mon, 31 Jan 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le 3 février prochain à Grenoble, trois jeunes chercheurs seront à l’honneur. Ils recevront officiellement, au cours d'une cérémonie associant l'Académie des Sciences, le prix de thèse Gilles Kahn 2010 décerné par la Société des personnels enseignants et chercheurs en informatique de France (Specif). Le premier prix, Xavier Allamigeon, vient d’être recruté dans l’équipe MAXPLUS à Saclay. Les deux lauréats du deuxième prix, Sébastien Bubeck et Stanley Durrleman, ont préparé leur thèse à l'institut avant de poursuivre un post-doc à l’étranger. Coup de projecteur sur ces trois « révélations » 2010. </p> <a name="eztoc92799_1" id="eztoc92799_1" class="anchor"></a><h3>&nbsp;Xavier Allamigeon, lauréat du premier prix</h3><p>&nbsp;</p> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/scientifiques/images-chapo/portrait-xavier-allamigeon/93512-1-fre-FR/portrait-xavier-allamigeon.jpg" width="110" height="165" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p>Le premier prix Gilles Kahn a été attribué à <strong>Xavier Allamigeon</strong>&nbsp;pour sa thèse&nbsp; intitulée « Analyse statique de manipulations de mémoire par interprétation abstraite - Algorithmique des polyèdres tropicaux, et application à l'interprétation abstraite ». Elle a été effectuée au sein du laboratoire Modélisation et analyse des systèmes en interaction et de l'équipe de recherche SE/IS d'EADS Innovation Works. Xavier Allamigeon a été recruté en septembre à l'institut Saclay – Ile-de-France pour un détachement de trois ans en tant que chargé de recherche dans l’équipe-projet MAXPLUS. &nbsp;</p> <p>«&nbsp;<em>Ce prix Gilles Kahn représente pour moi avant tout une reconnaissance&nbsp;: quand on fait de la recherche, on est un peu «&nbsp;la tête dans le guidon&nbsp;»&nbsp;; on espère que notre travail a de la valeur sans avoir forcément de vision objective. Etre lauréat est d’autant plus satisfaisant que cet événement a suivi l’acceptation de mon dossier par l’Inria pour un détachement. L’informatique est une discipline qui réalise un bon compromis entre théorie et pratique. Il est possible d’appliquer les résultats qu’on a pu découvrir en créant des logiciels et des outils de vérification&nbsp;: c’est ce que j’ai fait au cours de ma thèse chez EADS. C’est pourquoi j’ai souhaité continuer à l’Inria qui est pour moi un institut de référence en mathématiques appliquées et en informatique, et intègre des valeurs importantes à mes yeux : le dynamisme et l’ouverture d’esprit.&nbsp;Les chercheurs y sont encouragés à découvrir d’autres applications de leurs travaux, à ouvrir les perspectives. Je vois mon avenir proche dans la recherche académique, que je trouve très excitante intellectuellement. Pour la suite, en tant qu’ingénieur du corps des Mines, la décision ne dépendra pas que de moi, mais je reste ouvert à toutes les opportunités de carrière&nbsp;</em>» <strong>- Xavier Allamigeon</strong>.</p> <br class="clear" /> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc92799_1_0_0_0_1" id="eztoc92799_1_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Le sujet de Xavier Allamigeon</h6><p class=" text-left"> &nbsp;<strong>Un outil de vérification de logiciel contre les pirates informatiques</strong><br /> Les bugs liés à de mauvaises manipulations de la mémoire d’un logiciel peuvent avoir de graves conséquences, permettant par exemple à un pirate informatique de prendre le contrôle d’une machine. Les conséquences sont d’autant plus dramatiques que le système est critique, comme c’est le cas des avions, des fusées ou des centrales nucléaires. D’où l’importance des travaux comme ceux de Xavier Allamigeon. Ce dernier s’est attaché à développer une approche originale permettant de vérifier automatiquement et de façon exhaustive l’absence de ce type de bugs au cours de la phase test d’un logiciel. Pour ce faire il a établi un lien entre des sujets qui paraissent a priori éloignés&nbsp;: l’algèbre max-plus ou tropicale, pour laquelle l'addition et la multiplication sont remplacées par les opérations comme &quot;2 et 2 font 2&quot; ou &quot;2 fois 3 font 5&quot;, et des techniques avancées de vérification automatique de logiciels. Le point essentiel a été de démontrer l’efficacité des polyèdres tropicaux pour déterminer les propriétés numériques complexes faisant intervenir les opérations min et max sur les données manipulées par les logiciels. Puis, pour automatiser cette approche, il a fallu trouver une manière efficace de faire des calculs sur les polyèdres tropicaux. Xavier Allamigeon a ainsi proposé une meilleure compréhension de leurs propriétés mathématiques et conçu des algorithmes performants pour réaliser des opérations géométriques sur ces objets. Selon le souhait du jeune chercheur, cet outil de vérification est public et sous licence libre. Il est destiné à toute personne créant des logiciels&nbsp;: ingénieur, chercheur, industriels, etc.</p> </div> </div> <a name="eztoc92799_2" id="eztoc92799_2" class="anchor"></a><h3>&nbsp;Sébastien Bubeck,&nbsp; lauréat du deuxième prix</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/scientifiques/images-chapo/portrait-sebastien-bubeck/93509-1-fre-FR/portrait-sebastien-bubeck.jpg" width="110" height="164" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p><strong>Sébastien Bubeck </strong>a obtenu le 2ème prix Gilles Kahn pour l’aspect prometteur de sa thèse « Jeux de bandits et fondations du clustering » (co-encadrée par Rémi Munos de l’équipe de recherche Inria SEQUEL et Cristina Butucea professeure au Laboratoire Paul Painlevé de l'Université de Lille 1). Deux sujets très différents reliant les mathématiques, l’informatique théorique et la statistique.</p> <p>«&nbsp;<em>Ce prix me permet d’être reconnu par la communauté des informaticiens. Je suis mathématicien et, en faisant ma thèse à l’Inria, j’avais ce regard de mathématicien sur un domaine qui est à la frontière entre l’informatique théorique, les mathématiques et la statistique. Cela me plaît d’être à la croisée des chemins, d’avoir conscience que les algorithmes doivent être implémentés sur un ordinateur, appliqués dans le domaine réel. Le point clé du jeu du bandit consiste à modéliser toutes les situations où un compromis doit être trouvé entre la prise de nouvelles décisions et l’exploitation de décisions que l’on sait être bonnes. Par exemple, dans un centre d’appel, quelle question doit poser l’opérateur en premier&nbsp;? Quelle offre faire d’abord au client en ligne&nbsp;? Nos recherches apportent de véritables solutions à ces problèmes&nbsp;</em>» - <strong>Sébastien Bubeck</strong>.</p> <br class="clear" /> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc92799_2_0_0_0_2" id="eztoc92799_2_0_0_0_2" class="anchor"></a><h6>Le sujet de Sébastien Bubeck</h6><a name="eztoc92799_2_0_0_0_3" id="eztoc92799_2_0_0_0_3" class="anchor"></a><h6>Le jeu du bandit</h6><p>Le jeu du bandit,&nbsp;basé sur le principe de l’action-récompense, a été développé dans les années 50. Il modélise de nombreux problèmes concrets en mathématiques appliquées, comme la prise de décision répétée en milieu incertain. Ses algorithmes interviennent dans des phénomènes aléatoires qu’on ne maîtrise pas, comme, par exemple, le placement de bandeaux publicitaires sur une page Internet. Quelle publicité va attirer l’attention de l’utilisateur en premier&nbsp;? Qu'est ce qui se serait passé si on avait présenté au visiteur une publicité différente ? C’est à ce type de questions que les algorithmes de jeu du bandit tentent de répondre. Cette application est déjà utilisée par des entreprises comme Google depuis les années 2000. Le jeu du bandit va permettre d’autres applications non encore disponibles telles que la gestion intelligente des stocks, la recherche efficace d'une fréquence radio ou d’une fréquence de communication pour un dialogue entre téléphones mobiles.</p> </div> </div> <p>La seconde partie de la thèse de Sébastien Bubeck est dédiée au problème de la recherche de «&nbsp;groupes&nbsp;», ou clustering, dans un ensemble de données. En définissant de nouvelles méthodes de classement de données, les travaux de Sébastien Bubeck apportent un nouveau point de vue théorique sur la façon d’analyser les algorithmes de clustering.</p> <a name="eztoc92799_3" id="eztoc92799_3" class="anchor"></a><h3>Stanley Durrleman, lauréat du deuxième prix</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/scientifiques/images-chapo/portrrait-stanley-durrleman/93515-1-fre-FR/portrrait-stanley-durrleman.jpg" width="110" height="163" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p><strong>Stanley Durrleman</strong>&nbsp;a obtenu le 2ème prix Gilles Kahn pour sa thèse intitulée &quot;<em>Statistical models of currents for measuring the variability of anatomical curves, surfaces and their evolution</em>&quot; sous la direction de Nicholas Ayache, Xavier Pennec et Alain Trouvé. C’est à l’université de Nice - Sophia Antipolis, en co-tutelle avec l'ENS Cachan dans l'EPI ASCLEPIOS, qu’il a été doctorant avant de rejoindre l'université d'Utah (USA) en post-doctorat.</p> <p>«&nbsp;<em>Ce prix est d’abord une reconnaissance du travail fourni, même si beaucoup d’autres thèses ont aussi beaucoup de valeur. En termes de visibilité, l’impact est important&nbsp;: ce prix est une aide pour les dossiers de candidatures et les opportunités de collaboration. Il donne un label de qualité et facilite les contacts. Je l’apprécie d’autant plus qu’il porte le nom de Gilles Kahn. C’est un symbole car cet ancien directeur de l’Inria a beaucoup œuvré au rapprochement de l’informatique et des domaines de la biologie et de la santé. Il n’aurait pas renié l’état d’esprit dans lequel j’ai conduit ces travaux avec mes encadrants. Nous avons développé un outil indispensable pour une meilleure compréhension de la variabilité des structures anatomiques au sein de populations. Et pour comprendre l’impact d’une pathologie sur ces structures, il faut faire tourner des algorithmes très sophistiqués afin d’extraire et traiter le volume considérable des informations tirées d’images médicales. </em>» - <strong>Stanley Durrleman</strong>.</p> <br class="clear" /> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc92799_3_0_0_0_4" id="eztoc92799_3_0_0_0_4" class="anchor"></a><h6>Le sujet de Stanley Durrleman</h6><a name="eztoc92799_3_0_0_0_5" id="eztoc92799_3_0_0_0_5" class="anchor"></a><h6>Mieux comprendre les formes anatomiques</h6><p>Cette thèse propose une approche pour analyser et comprendre l’immense variété des formes anatomiques observées dans les images médicales. Ce qui permet, notamment, d’appréhender ce qui distingue une structure saine d’une structure pathologique. Basée sur des outils méthodologiques, numériques et algorithmiques, cette méthode générique - et non plus fonction de chaque pathologie - permet l’analyse systématique de structures anatomiques quelles que&nbsp;soient leur forme&nbsp;(courbes, surfaces, volumes, ensemble de points) et leur topologie. Autre innovation résultant des travaux de Stanley Durrleman&nbsp;: l'analyse statistique de l'évolution de formes à partir de données longitudinales où chaque sujet est observé plusieurs fois dans le temps. Un moyen, par exemple, de détecter de façon systématique les retards de développement liés à l’autisme. Suite à cette thèse, l’outil d’investigation <strong>exoShape</strong>&nbsp;a été mis à la disposition de la communauté scientifique.</p> </div> </div> Andrea Rau : "Je suis entourée de gens passionnés et très disponibles" http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/andrea-rau-post-doctorante Wed, 19 Jan 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>D’origine américaine, Andrea Rau a réussi à réunir sa passion pour le français et les statistiques appliquées en effectuant son post-doctorat dans l’équipe de recherche SELECT. Entre le Dakota du Nord et le centre Inria Saclay Ile-de-France, elle revient sur ses motivations et ses perspectives professionnelles.</p> <a name="eztoc91242_1" id="eztoc91242_1" class="anchor"></a><h3>Pouvez-vous nous décrire votre parcours jusqu’à votre post-doctorat à l’Inria ?</h3><p>J’ai toujours aimé le français que j’ai étudié depuis le lycée et lors d’un séjour de 6 mois à Rennes, pour l’apprentissage de la langue et de la culture. Quant aux statistiques appliquées, je m’y suis intéressée au cours de mes études de mathématiques à Saint Olaf College dans le Minnesota, en découvrant que cette discipline permettait d’étudier des problèmes ayant un impact important dans la vie de tous les jours. Cet aspect m’a donné envie d’approfondir mes études sur les statistiques, et plus particulièrement les statistiques génomiques, par un doctorat à l’université de Purdue dans l’Indiana. Dans cette optique, au cours de ma thèse<sup>&nbsp;</sup> « Inférence rétrospective de réseaux de gênes à partir de données génomiques temporelles »., j’ai fait 2 séjours de 6 mois dans l'UMR Génétique Animale et Biologie Intégrative à l’INRA de Jouy-en-Josas. Ces séjours m'ont permis de découvrir en même temps la recherche côté français et côté américain. C’est aussi à cette occasion que j’ai fait la connaissance d’un certain nombre de statisticiens français, dont les 2 personnes qui m’encadrent actuellement à Saclay car, à l’époque, j’envisageais déjà de faire mon post-doctorat en France.</p> <a name="eztoc91242_2" id="eztoc91242_2" class="anchor"></a><h3>Quelles sont vos premières impressions depuis votre arrivée à l’Inria ?</h3><p>Cela fait seulement 3 mois que je suis à Saclay mais l’expérience est déjà très positive. J’ai été très bien accueillie par mes encadrants et les autres membres de l’équipe. De plus, je suis entourée de gens passionnés et très disponibles qui font partager leur savoir-faire et leur expérience. Par ailleurs, j’apprécie beaucoup le fait d’avoir disposé d’une grande autonomie dès mon arrivée, car&nbsp; il est important de pouvoir prendre ses marques dans la recherche. Ce séjour à l'institut me permet aussi de mieux connaître la recherche en France. Même si c’est un stéréotype, en France on accorde une grande place à la vie personnelle en général, et il existe un équilibre entre la vie personnelle et professionnelle que j’apprécie beaucoup.</p> <a name="eztoc91242_3" id="eztoc91242_3" class="anchor"></a><h3>Comment envisagez-vous votre avenir professionnel à l’issue de ce post-doctorat ?</h3><p>Je suis là a priori pendant un an, mais je vais peut-être bénéficier d’une « rallonge » pour une deuxième année. Le post-doctorat à l’Inria va me permettre d’acquérir de nouvelles connaissances sur des méthodes statistiques et de travailler sur une problématique intéressante à la fois d'un point de vue biologique, informatique et statistique. Ce séjour à l’Inria est aussi l’occasion pour moi de collaborer avec des scientifiques de haut niveau et une variété d'instituts de recherche en France, comme&nbsp; l’INRA AgroParisTech. Enfin, évoluer dans l’équipe de recherche SELECT au quotidien va me préparer pour mon avenir professionnel car j’envisage de faire ma carrière en France. Mon mari est français, ce qui a aussi son importance…</p> L’Inria et Alcatel-Lucent Bell Labs célèbrent les trois ans de leur laboratoire commun http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/l-inria-et-alcatel-lucent-bell-labs-celebrent-les-trois-ans-de-leur-laboratoire-commun Tue, 18 Jan 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Comment automatiser au maximum les réseaux de télécommunication ? Gérer la complexité des flux et communications échangés&nbsp;? Comment garantir l’essor des réseaux, tout en conservant un niveau de qualité et de sécurité irréprochable&nbsp;? Tels sont les enjeux des recherches menées par le laboratoire commun Inria et Alcatel-Lucent Bell Labs dédié aux réseaux de communication du futur. Un partenariat qui fête ses trois ans.</p> <p>Rassemblant aujourd’hui plus de 50 chercheurs, le laboratoire tire parti de l’environnement scientifique de 11 équipes de recherche Inria réparties sur plusieurs sites (Rennes, Paris, Nancy, Lyon, Grenoble, Sophia Antipolis) et d’équipes Bell Labs basées à Villarceaux (91) et bénéficiant du soutien de la communauté de recherche des Bell Labs dans le monde.</p> <p>A ce jour, les équipes du laboratoire sont à l’origine de 10 brevets (déposés ou en cours de dépôt) et ont effectué plus de 50 publications dans des conférences et des journaux internationaux.</p> Bernard Tourancheau : Vers un monde d’objets interconnectés http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/interview-b.-tourancheau-internet-du-futur Sun, 16 Jan 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Internet du futur : objets intelligents interconnectés, c’est le sujet du séminaire IN'Tech qui se déroulera le 20 janvier 2011 à Grenoble. Bernard Tourancheau, professeur à l’université de Lyon1 et membre de l’équipe SWING, organise cet événement qui permettra de mettre en contact les acteurs régionaux d’un domaine éminemment prometteur. </p> <a name="eztoc68840_1" id="eztoc68840_1" class="anchor"></a><h3>Pourquoi une rencontre sur l’internet des objets aujourd’hui ?</h3><p><strong>Bernard Tourancheau :</strong>&nbsp;Nous sommes clairement dans une configuration technologique, économique et sociale favorable au déploiement de l’internet des objets. Première raison : la conjonction de la miniaturisation toujours plus poussée des systèmes et du passage d’un seuil dans leurs coûts de production. Il est aujourd’hui possible de mettre un système de calcul, de mémoire et de communication sur une puce produite en masse à un coût extrêmement bas et de l’utiliser de façon efficace pour réaliser l’interconnexion d’objets. </p> <p>Un autre changement contribue à mon sens à rendre effectif un marché convoité depuis une dizaine d’année par la domotique sans réel succès industriel. C’est la priorité dévolue aujourd’hui à la maîtrise de la consommation énergétique dans les bâtiments, ces derniers étant responsables de la moitié de la consommation énergétique au sein de l’OCDE. Là encore, il y a conjonction entre l’évolution de l’électronique qui permet de fournir à très bas coût les capteurs et actionneurs permettant les mesures de consommation énergétique et leur contrôle automatique, et le déploiement des connexions réseaux chez les particuliers (orangebox, freebox, etc.) qui fournissent un point de connexion aisé pour tous les objets de la domotique et des réseaux de distribution d’électricité intelligents (smart-grid).</p> <a name="eztoc68840_2" id="eztoc68840_2" class="anchor"></a><h3>Les industriels sont-ils très présents sur ce créneau ?</h3><p><strong>Bernard Tourancheau :</strong>&nbsp;Oui, l’internet des objets est aujourd’hui une vraie problématique pour la gestion technique des bâtiments (GTB) par exemple, mais également de façon très large pour les télécommunications, l’électronique, l’industrie du contrôle, les opérateurs fournissant des services à distance mais aussi le secteur bancaire, avec la sécurisation des transactions et l’authentification indispensable à l’essor de l’internet des objets. Preuve de cet engouement : le nombre de partenaires industriels (télécoms, électronique, réseaux, équipementiers, services, etc.) impliqués dans l’alliance Ipso (IP for smart objects) pour la promotion de l’internet des objets, alliance à laquelle participe également l’Inria. Un autre exemple est fourni par le gros projet industriel financé par Oséo, Homes (Habitat et bâtiment optimisé pour la maîtrise de l'énergie et les services), piloté par Schneider Electric et regroupant de nombreux partenaires. Son ambition est de réduire la consommation énergétique des bâtiments de 20%. Les aspects de ce projet concernant les objets communicants seront présentés au cours de notre journée du 20 janvier.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;</p> <a name="eztoc68840_3" id="eztoc68840_3" class="anchor"></a><h3>Quel est l’objectif du séminaire IN’Tech du 20 janvier à Grenoble ?</h3><p><strong>Bernard Tourancheau :</strong>&nbsp;Les rencontres sont destinées à mettre en réseau les acteurs de la région Rhône-Alpes autour de cette problématique. Les possibilités de nouvelles applications sont innombrables et les applications existant aujourd’hui, consistant par exemple à proposer des restaurants géolocalisés sur iphone, étaient inimaginables il y a seulement un an. De grandes firmes comme Cisco ou Schneider Electric participent au séminaire, mais aussi des PME très dynamiques dans le secteur : Watteco, qui travaille sur l’interconnexion des objets sur le courant porteur ; Karrus, start-up issue de l’Inria qui développe des systèmes de régulation du trafic routier basés sur des réseaux de capteurs ; ou encore HiKoB dont l’exposé portera sur l’enregistrement des données physiologiques d’un coureur de marathon pour un retour technico-médical. Les technologies développées par ces start-up peuvent très facilement être mises à profit pour concevoir, par exemple, un système de suivi permanent de malade en ville ou pour proposer de nouveaux services aux automobilistes. </p> <a name="eztoc68840_4" id="eztoc68840_4" class="anchor"></a><h3>Quels sont les défis scientifiques à relever pour concrétiser l’internet des objets ? &nbsp;</h3><p><strong>Bernard Tourancheau :</strong>&nbsp;Un élément incontournable pour que l’internet des objets tienne ses promesses est d’assurer l’interopérabilité des objets, c’est-à-dire de faire en sorte que les centaines de milliards d’objets connectés par internet soient capables de dialoguer. Pour cela, il est impératif de dépasser les solutions propriétaires et de définir des standards. Deux équipes de l’Inria contribuent à ce volet « certification » d’IPv6 et au moins 8 autres équipes contribuent aux autres aspects indissociables de la technologie : le développement de systèmes de communication sans fil ou sur le courant porteur, l’optimisation du routage, l’amélioration de la durée de vie des systèmes et l’accroissement de leur performance par des techniques d’agrégation de données, la sécurité, les middleware et les services associés.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc68840_5" id="eztoc68840_5" class="anchor"></a><h3><strong>« Avoir des retours d'expérience sur les nouveaux standards »</strong></h3><p>&quot;J'espère en particulier avoir l'occasion durant le séminaire de savoir comment les gens ont utilisé le nouveau standard de routage RPL. Ce standard a été officialisé récemment et nous souhaitons l'utiliser pour changer de « support » de communication (de couche physique) de façon transparente. C'est important pour nous car nous développons des systèmes utilisant le courant porteur et les radio-fréquences. Nos systèmes s’appliquent entre autres aux objets communicants et nous visons en premier lieu la domotique. Ce domaine - très en retard du point de vue standardisation - est en train de se connecter au monde informatique, ce qui permet d'utiliser IP, le protocole de communication d'internet, facilitant ainsi la création des systèmes et leur maintenance. La couche IP et le système de routage RPL vont nous permettre de combiner, dans la maison, des systèmes de commande sur courant porteur (pour la chaudière au sous-sol) et par radio-fréquence (pour la télécommande ou le capteur de température), de façon transparente pour les utilisateurs et les développeurs. C'est pourquoi le retour d'expérience des chercheurs et des autres industriels m'intéresse.&quot;</p> <p><strong>Michel Gaeta, </strong>directeur technique de <a href="http://www.watteco.com/" target="_blank">Watteco</a><strong>&nbsp;</strong></p> </div> </div> Inria et BULL étendent leur partenariat sur le calcul haute performance http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/inria-et-bull-partenaires-sur-le-hpc Thu, 13 Jan 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Inria et Bull étendent leur partenariat pour relever les défis des futurs calculateurs exaflopiques.</p> <p><strong>Le 11 janvier 2011<em>, </em></strong><strong>Michel Cosnard, Président-directeur général de l’Inria et Philippe Vannier, Président-directeur général de Bull, ont conclu un accord visant à étendre leur partenariat dans le domaine du calcul haute performance (HPC). </strong>Le principal enjeu de ce partenariat, entre un laboratoire de recherche et un industriel leaders dans leur domaine, est d’aider à relever les défis que pose la prochaine génération de supercalculateurs exaflopiques. Une feuille de route est déjà établie permettant aux équipes impliquées de travailler sur l’architecture, l’environnement logiciel et les services des supercalculateurs.</p> <a name="eztoc91571_1" id="eztoc91571_1" class="anchor"></a><h3><strong>Le calcul haute performance, un élément structurant du développement de la société numérique</strong><strong>&nbsp;</strong></h3><p>Outil essentiel de la recherche scientifique, technologique et industrielle, le calcul haute performance est devenu stratégique de par ses implications économiques. Auparavant destiné à un nombre limité de domaines comme la météorologie ou le nucléaire, le calcul haute performance répond à des besoins de plus en plus étendus, dans de nombreux secteurs et pour tous types d’organisations, du bureau d’étude aux entreprises de taille mondiale. En parallèle, la montée en puissance des réseaux entraîne aujourd’hui des changements fondamentaux dans l’organisation des infrastructures informatiques, avec une reconcentration des ressources au sein de grands centres informatiques, une rupture dans les modèles d’organisation des entreprises et de nouveaux modèles d’usages.</p> <p><strong>Le calcul haute performance devient une composante essentielle pour la compétitivité des acteurs économiques au-delà des secteurs traditionnels (calcul scientifique), comme l’illustrent par exemple le HPC transactionnel (indexation multi-media) ou encore la connexion prévisible des systèmes embarqués à Internet («&nbsp;Internet des objets&nbsp;»).</strong></p> <p>Ce changement de modèle du traitement informatique s’accompagne de la nécessité de pouvoir produire, exploiter et gérer des masses considérables de données. Ceci constitue à terme une triple rupture, pour la recherche en informatique, pour l’usage professionnel et grand public des moyens de calcul et pour le modèle économique des industries du domaine, qu’elles soient éditeurs de logiciels, constructeurs informatiques ou fournisseurs de services.</p> <a name="eztoc91571_2" id="eztoc91571_2" class="anchor"></a><h3><strong>Bull et l’Inria : un partenariat déjà fructueux</strong></h3><p>Au cours des années 90, le GIE Dyade, entre Bull et Inria, a eu de nombreuses retombées comme par exemple&nbsp; la création des entreprises Kelkoo ou Trusted Logic. Ce partenariat s’est poursuivi au début des années 2000 par la création du consortium ObjectWeb, devenu OW2.</p> <p>Bull est maintenant un acteur majeur dans la conception de systèmes de calcul intensif. Pour sa part, l’Inria a clairement identifié le calcul intensif parmi ses priorités, en étant présent à la fois dans les domaines de la conception, de la programmation et de la simulation.</p> <p>L’Inria cherche à amplifier ses relations bilatérales avec un nombre restreint de partenaires industriels stratégiques, à même de fournir des objets de recherche de grande taille et de mobiliser les équipes-projets de l’institut. Ce partenariat s’inscrit dans cette dynamique. Par ailleurs, il complète l’implication de l’Inria dans ce domaine, notamment l’Initiative HPC/PME lancée conjointement avec GENCI et OSEO en juillet 2010 afin de faciliter l’accès des PME innovantes au calcul intensif.</p> <p>Pour Bull il s’agit de faire appel aux meilleures compétences européennes dans le domaine des logiciels pour le calcul intensif. Concevoir et développer les supercalculateurs exaflopiques demande en effet une coopération étroite entre utilisateurs et industriels. C’est dans ce contexte que Bull place ce partenariat avec l’Inria<strong>.</strong></p> <p>Cet accord cadre a pour ambition de préparer les architectures futures du calcul intensif, qui pourraient regrouper dans les prochaines décennies, plusieurs centaines de milliers voire millions de processeurs et traiter des flots considérables de données. Les domaines qui ont été retenus et qui font dès aujourd’hui l’objet d’une feuille de route partagée sont liés aux défis auxquels est confronté le calcul haute performance&nbsp;: environnements de programmation parallèle, résilience et tolérance aux fautes ou bien encore gestion optimisée de l’énergie. Ce sont des défis majeurs que seules des alliances comme celle que l’Inria et Bull mettent en œuvre permettront de relever dans les prochaines années.</p> Nouveaux services mobiles http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/nouveaux-services-mobiles Thu, 13 Jan 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Inria invite les industriels et PME innovantes à venir découvrir de façon privilégiée ses derniers travaux de recherche liés aux Nouveaux Services Mobiles, à l'occasion des Rencontres Inria Industrie qui se tiendront le 21 janvier à Sophia Antipolis.</p> Du son HD pour les télécoms http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/son-hd-pour-telecoms Wed, 12 Jan 2011 00:00:00 +0100 ]]> <p>Améliorer la qualité du son dans les visio-conférences et au téléphone. C'est le nouveau défi que relève l'Allemand Bernhard Grill, co-inventeur du format MP3 et directeur du département audio de l'Institut Fraunhofer pour circuits intégrés. Le problème n'est pas simple, comme il l'a expliqué durant la conférence sur le signal multimédia (MMSP), organisée pour Inria, à Saint-Malo, en octobre 2010.</p> <p>MP3. Un format de compression audio qui a fait les beaux jours des baladeurs numériques et de la musique sur Internet. &quot;Nous étions une toute petite équipe d'ingénieurs, au début des années 1990, quand le MPEG a retenu nos travaux sur la compression pour en faire un standard audio. Nous avons eu la chance d'arriver avec la bonne solution au bon moment.&quot;&nbsp; Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts d'Erlangen, près de Nuremberg, en Bavière, fief de l'IIS,&nbsp; l'Institut <a href="http://www.iis.fraunhofer.de/" target="_blank">Fraunhofer</a>&nbsp;pour les circuits intégrés. &quot;Nos recherches sur l'encodage audio à faible débit se sont poursuivies, donnant naissance à toute une famille d'algorithmes de compression plus performants baptisés Advanced Audio Coding. L'AAC a été popularisé en particulier par Apple qui l'a intégré dans son Ipod.&quot; Le poids très réduit des fichiers en fait aussi un format de prédilection pour les radios diffusant sur le web.&nbsp;</p> <p>Conséquence de ce succès : &quot;aujourd'hui, notre département audio emploie 130 personnes dont une forte composante d'ingénieurs. L'institut ayant été créé pour offrir un support technologique aux PME allemandes, l'industrie finance la majeure partie de nos travaux. Nous n'intervenons pas seulement sur la recherche, mais aussi sur la réalisation des composants et logiciels en vue de la conception du produit. À nos yeux, cela est très important. Il ne suffit pas d'avoir un projet scientifique, il faut pouvoir le mener à bien en y consacrant tout l'engineering nécessaire pour résoudre les problèmes pratiques qui ne manqueront pas de se poser. Dans bien des projets, c'est à cet endroit que se situe l'échec.&quot;</p> <p>&nbsp;Bernhard Grill s'intéresse désormais à la communication audio haute définition. &quot;Ce n'est pas une discipline avec laquelle on m'associe d'ordinaire. Cependant, c'est un des axes de travail de notre institut depuis 10 ans.&quot; Postulat de base : &quot;la qualité du son au téléphone n'a pratiquement pas changé depuis le 19ème siècle. À savoir, un canal en mono dont la fréquence s'étend de 300 à 3500 Hz. Nos aïeux ne seraient pas dépaysés. Une des améliorations consisterait à mieux transmettre l'arrière-plan sonore. On entendrait ainsi plus distinctement l'ambiance dans la pièce à l'autre bout du téléphone.&quot; Il s'agirait non plus seulement de la voix du correspondant, mais aussi de celles des personnes qui parlent près de lui.</p> <a name="eztoc91117_1" id="eztoc91117_1" class="anchor"></a><h3>Barrière technologique</h3><p>Ces perfectionnements sont &quot;bien plus difficiles à apporter qu'on ne l'imagine. Il ne s'agit pas simplement de produire de nouveaux codecs audio. Il faut changer du matériel sur toute la chaîne de transmission. C'est sûrement d'ailleurs une des raisons pour lesquelles peu de progrès interviennent dans ce secteur.&quot;&nbsp; L'autre barrière technologique tient au peu de bande passante disponible en téléphonie mobile. &quot;C'est un paramètre critique. Même si sa taille augmente, elle coûte cher aux opérateurs. Ils préfèrent donc accroître le nombre d'utilisateurs plutôt que d'attribuer plus de bande passante à une augmentation de la qualité du son.&quot;&nbsp; Mais sur la future 4G, des technologies comme LTE et WiMax devraient débloquer la situation, offrant à l'audio des débits significativement plus élevés.</p> <p>En attendant, le son HD s'invite dans la vidéo-conférence. Le Fraunhofer teste sa technologie dans un studio préfigurant l'habitat communiquant de demain : écrans plats, caméras 1080i, micros et haut-parleurs multiples, capteurs de mouvements, table de salon à interface tactile, transmission IP... Au coeur du système : un moteur de communication audio qui intègre une batterie de codecs AAC pour optimiser le son en fonction du débit, réduire l'écho, lisser les effets de délais liés aux pertes de paquets&nbsp;en streaming IP... &quot;Les conversations pourront se poursuivre alors que les personnes se déplacent dans leur salon. Et tout cela en qualité CD.&quot;</p> Inria vous souhaite une bonne et heureuse année scientifique http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/voeux-2011 Wed, 29 Dec 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Inria vous présente ses meilleurs voeux pour l'année 2011. Pour vous, nos chercheurs inventent les technologies numériques de demain.</p> <div class="object-center xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://static.inria.fr/www/videos/voeux/inria_2011.flv&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Cartographier les zones à risque sismique http://www.inria.fr/centre/bordeaux/actualites/cartographier-zones-a-risque-sismique Tue, 07 Dec 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Comment protéger les populations en cas de séisme ? Réponse : en identifiant les zones à risque grâce à la cartographie du sous-sol. Un domaine d'application de l'équipe-projet Magique-3D d'Inria commune avec le laboratoire de mathématiques appliquées de l'université de Pau et des Pays de l'Adour. L'objectif de cette équipe est de mieux comprendre les phénomènes géophysiques en s'appuyant sur les méthodes de simulation 3D. Magique-3D est le fruit d'une collaboration réussie entre l'industrie (Total) et la recherche publique (Inria, CNRS). </p> <p><strong>Visionnez le film &quot;Sonder l'invisible&quot;, projeté récemment lors de la Fête de la Science et lors du Salon Supercomputing, et découvrez les travaux de nos scientifiques.</strong></p> <div class="object-center xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://www.youtube.com/watch?v=2FiSSHqSmOQ&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/var/inria/storage/images/medias/videos/youtube-inriachannel/magique-3d/66200-2-fre-FR/magique-3d_vignette_video.jpg&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc66151_0_0_1" id="eztoc66151_0_0_1" class="anchor"></a><h5>Magique-3D : méthodes, logiciel et applications</h5><a name="eztoc66151_0_0_1_1" id="eztoc66151_0_0_1_1" class="anchor"></a><h6><strong>Méthodes et techniques</strong></h6><p>La méthode fréquemment utilisée pour représenter une carte du sous-sol consiste à recréer des micro-séismes grâce à de vraies explosions. Ces explosions engendrent alors des ondes sismiques qui se propagent dans le sous-sol. La propagation de ces ondes est enregistrée, leur comportement reflétant les caractéristiques physiques du sous-sol. Les données relevées sont &nbsp;combinées à des&nbsp;méthodes mathématiques&nbsp;(basées sur la résolution &quot;d'équations des ondes&quot;) qui permettent aux chercheurs de représenter graphiquement une image du sous-sol.</p> <a name="eztoc66151_0_0_1_2" id="eztoc66151_0_0_1_2" class="anchor"></a><h6><strong>Logiciel</strong></h6><p>A travers une autre collaboration avec l'université de Princeton aux Etats-Unis, les chercheurs de Magique-3D ont développé ensemble un logiciel appelé SPECFEM-3D. Il permet par exemple de simuler les répliques&nbsp;qui surviennent après un séisme afin de localiser les zones qui risquent d'être touchées. SPECFEM-3D a fait ses preuves après le séisme de L'Aquila en Italie le 6 avril 2009. Il a été utilisé pour simuler le séisme à l'origine du Tsunami de décembre 2004 à Sumatra en Indonésie. En effectuant des calculs sur l'ensemble du globe terrestre, il a été possible de visualiser l'intensité du phénomème et de représenter la propagation des ondes à la surface de la terre.</p> <a name="eztoc66151_0_0_1_3" id="eztoc66151_0_0_1_3" class="anchor"></a><h6><strong>Industrie pétrolière et médecine </strong></h6><p>Les méthodes développées en cartographie du sous-sol sont utilisées en prospection pétrolière. Elles permettent de détecter la présence d'hydrocarbures avant même le forage ! De même en recherche médicale, des solutions sont développées pour calculer la densité osseuse pour la prévention l'ostéoporose.</p> </div> </div> André Seznec : défier les lois de l'informatique http://www.inria.fr/centre/rennes/actualites/andre-seznec-defier-les-lois-de-l-informatique Fri, 03 Dec 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Depuis 1983, André Seznec concentre ses recherches sur l'architecture des ordinateurs. Avec son équipe commune Inria - Université de Rennes 1, ce chercheur reconnu travaille sur l'augmentation des performances et la &quot;démocratisation&quot; des architectures parallèles. Il vient de recevoir pour cela la bourse européenne ERC dans la catégorie &quot;chercheur confirmé&quot;. Rencontre avec le scientifique.</p> <a name="eztoc66123_1" id="eztoc66123_1" class="anchor"></a><h3>Quel est le projet pour lequel vous avez été récompensé par l’ERC ? </h3><p><strong>André Seznec :</strong>&nbsp;Le projet que j'ai présenté à l'ERC s'intitule DAL, Defying Amdahl's Law, ce qui signifie&nbsp;: défier la loi d'Amdahl. Cette loi est la simple observation que le temps d'exécution d'une application ne peut pas être plus court que l'exécution de sa partie séquentielle. Les processeurs multi-cœurs sont aujourd'hui partout présents dans les systèmes informatiques&nbsp;: serveurs, ordinateurs de bureau, ordinateurs portables, mais aussi téléphones intelligents, télévision et tous les systèmes embarqués. En 2020, il sera technologiquement possible d’intégrer des multi-cœurs à plus de 100 coeurs&nbsp;sur un seul composant. Cependant, tout indique que la programmation séquentielle sera toujours prédominante. La loi d'Amdahl nous montre ainsi que de hautes performances sur le code séquentiel sont une condition nécessaire pour permettre de hautes performances sur toute l'application. Mais au lieu de travailler à améliorer l'architecture de la prochaine génération multi-cœurs, pour le projet DAL, nous avons choisi délibérément de devancer ces prochaines générations. Pour l’équipe <a href="/" target="_self">ALF</a>, «&nbsp;défier la loi d'Amdahl&nbsp;», c'est proposer pour les architectures des &quot;manycoeurs&quot; de 2020, des mécanismes matériels et/ou logiciels permettant d'obtenir de très hautes performances sur les applications séquentielles et sur les sections séquentielles des applications parallèles.</p> <a name="eztoc66123_2" id="eztoc66123_2" class="anchor"></a><h3>Que va permettre cette subvention&nbsp; ERC ?</h3><p><strong>André Seznec :&nbsp;</strong>L'attribution de l'ERC <em>advanced grant</em>&nbsp;représente d'abord pour moi la reconnaissance des travaux que j'ai menés tout au long de ma carrière. Cette attribution exprime aussi la confiance que l’on m’accorde quant à la vision que j'ai exprimée dans la proposition DAL. La subvention ERC s'étend par ailleurs sur 5 ans. Elle offre donc une réelle autonomie&nbsp;financière à toute une équipe sur une période donnée. Il est depuis longtemps difficile de trouver des financements pour des sujets de recherche en microarchitecture haute performance. Grâce à la subvention ERC, je vais intégrer dans notre équipe plusieurs doctorants et post-doctorants sur des sujets de microarchitecture sans avoir à me lancer à la quête d'autres financements. Je vais également avoir la possibilité d’inviter des collègues pour des séjours de collaborations de 2 à 3 mois. Enfin, cette bourse me permettra de financer des moyens de calcul dont nous avons besoin pour nos recherches.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc66123_2_0_0_0_1" id="eztoc66123_2_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Son parcours</h6><p>Après son Doctorat en sciences informatiques de l'Université de Rennes I, André Seznec rejoint le centre de recherche d'Inria de Rennes en 1986. Dès1994, il devient directeur de&nbsp;recherche et responsable de l'équipe-projet CAPS (Compilateur, architecture parallèle et systèmes) jusqu'en 2008. En 2009, il créé l'équipe ALF qu'il dirige actuellement. De 1999 à 2000, il passe une année dans les laboratoires du constructeur Compaq dans le Massachusetts.</p> <p>Au début de sa carrière, André Seznec travaille sur les architectures de supercalculateurs destinés à des applications scientifiques. En collaboration avec d'autres membres de son équipe, il travaille à la conception de logiciels de calcul haute performance ou la simulation d’architecture. À partir de 2002, en collaboration avec un expert en cryptographie, il conçoit un générateur de nombres aléatoires imprévisibles. Depuis 1991, sa principale activité de recherche porte sur l'architecture des microprocesseurs. Il a notamment travaillé sur le pipeline, le multithreading et les multi-coeurs. Ses contributions les plus reconnues portent sur sur la structure des mémoires caches et des prédicteurs de branchement.</p> <p>Tout au long de son&nbsp;parcours, André Seznec a encadré 15 thèses de doctorat, publié plus de 20 articles dans des journaux internationaux et présenté 40 papiers dans les plus grandes conférences consacrées à l'architecture informatique, dont 13 &nbsp;lors des &quot;International Symposium on Computer Architecture (ISCA). En 2010,il a présidé la conférence ISCA à Saint-Malo.</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc66123_2_0_0_0_2" id="eztoc66123_2_0_0_0_2" class="anchor"></a><h6>Lauréats 2010</h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;, Axel Hutt (Cortex, Nancy), Paola Goatin (Opale, Sophia Antipolis), Pierre Alliez (Geometrica, Sophia Antipolis), Kartikeyan Bhargavan (Moscova, Rocquencourt), Véronique Cortier (Cassis, Nancy), Nikos Paragios (Galen, Saclay) ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;Chercheurs confirmés&quot;, Jean Ponce (Willow, Rocquencourt) et André Seznec (Alf, Rennes) sont lauréats et ont choisi l'Inria pour poursuivre leurs travaux.</p> </div> </div> Jean Ponce : de la photo à la vidéo http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/jean-ponce-de-la-photo-a-la-video Tue, 30 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Spécialiste reconnu de la reconnaissance de formes dans des photos, Jean Ponce, professeur à l'ENS, s’est lancé depuis quelques années dans la vidéo. Il vient de recevoir pour cela une bourse européenne ERC destinée à un chercheur confirmé. Son but : analyser et traiter automatiquement les films quels que soient les scènes et les mouvements de caméras, afin de pouvoir les archiver, les modifier ou les restaurer. Un travail qui intéresse particulièrement les concepteurs d’effets vidéo.</p> <p>Jean Ponce ne regrette pas d’être revenu en France en 2005, après vingt ans de recherches aux Etats-Unis : il vient de recevoir une bourse ERC d’un montant de 2,5 millions d’euros pour continuer ses recherches sur la vidéo. Son objectif : analyser automatiquement les contenus vidéo, en manipuler les éléments (par exemple enlever un objet gênant dans un film) ou restaurer les films anciens… Une recherche ambitieuse dans la droite ligne de ses travaux antérieurs sur la reconnaissance de formes dans les images qui l’ont conduit, par exemple, à reconstruire des objets en trois dimensions à partir de plusieurs photos, ou de retrouver automatiquement certains objet (un vélo, une voiture, etc.) sur les clichés. Ses travaux ont notamment été utilisés par un des leaders mondiaux des effets spéciaux, la société <a href="http://www.ilm.com/" target="_blank">Industrial light &amp; magic</a>.</p> <p>« <em>Il est possible d’analyser automatiquement ce qui se passe dans les situations les plus simples, lorsque la caméra ne bouge pas et que le fond est homogène </em>», souligne Jean Ponce, qui dirige l’équipe<a href="/domaines/perception-cognition-interaction/vision-perception-et-interpretation-multimedia/willow" target="_self">&nbsp;WILLOW</a>&nbsp;sur les modèles de reconnaissance visuelle d’objets et de scènes, commune à l’Inria, l’Ecole normale supérieure de Paris et le CNRS. «&nbsp;<em>C’est le cas des matches de foot, que l’on peut étudier grâce aux caméras fixes à grand angle. Mais dès que la caméra bouge, on ne sait pas le faire car l’apparence d’un objet dépend de l’objet lui-même mais aussi de la position et du mouvement de la caméra</em>. » Difficile également d’enlever un objet gênant d’une scène ou de restaurer un film abîmé : il faut le faire manuellement, image par image. « C<em>eux qui traitent ces vidéos le font pixel par pixel, indique le chercheur. Nous pensons qu’il est possible d’automatiser ces activités en adoptant une logique de vision artificielle, en s’intéressant au sens de la scène.&nbsp;</em>» Mais comment analyser le sens d’une scène lorsque l’on n’a pas d’idée a priori de ce qui y est représenté ? A quel niveau de détail s’arrêter ? Qu’est-ce qu’un bon modèle pour l’interpréter ? Pour répondre aux nombreuses questions que soulève cette approche originale, Jean Ponce prévoit d’engager cinq doctorants et deux post-docs pendant les cinq ans à venir, et d’acheter une grappe (« cluster ») d’ordinateurs puissants.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>L’analyse automatique des vidéos permettra de les classifier, les restaurer, ou faire des effets spéciaux</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Jean Ponce apprécie la bourse ERC après avoir passé aux Etats-Unis, comme tous les responsables d’équipes, une bonne partie de son temps à la « chasse aux contrats » pour payer ses doctorants. Ici, il a accès à de très bons étudiants dont un bon nombre bénéficient déjà d’une bourse de doctorat. Autre différence, «<em>&nbsp;aux Etats-Unis, il y a peu de travail en équipe, la recherche est menée par un professeur entouré de ses étudiants, observe-t-il. Avec le travail en équipe en France, je m’ouvre à des domaines nouveaux, c’est très agréable</em>&nbsp;». Ainsi, son équipe s’est lancée depuis quelques années dans des recherches sur l’apprentissage statistique permettant de construire automatiquement les modèles qu’elle utilise pour la reconnaissance et de traitement d’images et de vidéos.</p> <p>Même si leur but est avant tout fondamental, ces recherches ont de nombreuses applications. Archiver et indexer automatiquement les vidéos, comme on le fait aujourd’hui des textes, permettrait de mieux s’y retrouver dans l’immensité des archives vidéo aujourd’hui disponibles, à l’Institut National de l’Audiovisuel par exemple, avec qui l’équipe de Jean Ponce collabore déjà. De même, la possibilité de supprimer les traces de vieillissement (points et traits blancs par exemple) permettrait de restaurer les films anciens contenus dans ces archives. Enfin, la possibilité d’enlever ou d’ajouter des objets aux films intéresse les professionnels des effets spéciaux, comme <a href="http://www.ilm.com/" target="_blank">Industrial light &amp; magic</a>.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc62221_0_0_0_0_1" id="eztoc62221_0_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Lauréats 2010</h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;, Axel Hutt (Cortex, Nancy), Paola Goatin (Opale, Sophia Antipolis), Pierre Alliez (Geometrica, Sophia Antipolis), Kartikeyan Bhargavan (Moscova, Rocquencourt), Véronique Cortier (Cassis, Nancy), Nikos Paragios (Galen, Saclay) ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;Chercheurs confirmés&quot;, Jean Ponce (Willow, Rocquencourt) et André Seznec (Alf, Rennes) sont lauréats et ont choisi l'Inria pour poursuivre leurs travaux.</p> </div> </div> Véronique Cortier : sécuriser les protocoles http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/veronique-cortier-securiser-les-protocoles Thu, 25 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>En septembre 2010, Véronique Cortier, directrice de recherche CNRS au sein de l'EPI CASSIS d'Inria Nancy-Grand Est a obtenu la bourse ERC dans le cadre de son projet de sécuriser les protocoles de communication et les moduler afin de les rendre fiables. Rencontre avec la chercheuse.</p> <p>Si Véronique Cortier a très peu de besoins en matériels, elle a davantage de besoins humains. L'obtention de cette bourse va lui permettre s'entourer des personnes qu'elle estimera les plus compétentes pour ces recherches, à différents postes mais essentiellement des doctorants et post-doctorants. &quot;<em>Je vais également davantage me concentrer sur mes travaux de recherche que sur les demandes de subvention pour les mener à bien</em>&quot; ajoute-t-elle. Si Véronique Cortier est tenue de réaliser un rapport sur l'évolution de ces recherches, elle dispose de beaucoup de libertés d'action dans ses démarches.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Proposer des méthodes pour analyser des protocoles de communication</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Après avoir été présélectionnée en juin 2010, c'est deux mois plus tard qu' elle reçoit sa notification officielle. &quot;<em>C'était pour moi la période idéale pour candidater. Il y a 2 ans, j'avais déjà déposé un dossier qui m'avait été refusé. C'est Jean-Pierre Banâtre qui m'a conseillé de réitérer</em>.&quot; Le projet présenté pour l'obtention de la bourse ERC porte sur l'élaboration de preuves, la combinaison de protocoles afin qu'ils soient modulables.</p> <p>Ses travaux de recherches portent sur la sécurisation des protocoles &nbsp;c'est à dire proposer des méthodes pour analyser des protocoles de communication tels que le vote électronique ou encore des applications de sécurité qui, pour l'instant concernent davantage le milieu bancaire. Ses travaux portent également sur la sécurisation d'application qui peuvent être aussi utilisées pour le télépéage ou encore la communication sur les embouteillages.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc61977_0_0_0_1" id="eztoc61977_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Parcours</h6><p>Née à Troyes dans l'Aube en 1978, Véronique Cortier&nbsp;s'est attaché, dès son plus jeune âge, à résoudre des problèmes mathématiques. Le Bac scientifique en poche, elle entre en classes préparatoires de mathématiques en 1995 puis rejoint deux ans plus tard l'ENS Cachan. Des cours d'informatiques obligatoires portant sur la théorie et les modèles, correspondent de très près aux mathématiques, véritable passion pour Véronique.&nbsp;Face à des problèmes concrets de recherche, l'étudiante considère les mathématiques comme davantage de plaisir que de travail. En 2003, après sa thèse, elle est recrutée par le CNRS et exerce en tant que directrice de recherche depuis le 1er octobre 2010. En plus d'être parmi les plus jeunes directrices de recherche, elle est maman de deux enfants. Et c'est au cœur de la Lorraine qu'elle souhaite voir épanouir sa petite famille. &quot;<em>J'apprécie l'identité régionale de la Lorraine</em>&quot;, nous confie-t-elle</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc61977_0_0_0_1_1" id="eztoc61977_0_0_0_1_1" class="anchor"></a><h6>Lauréats 2010</h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;, Axel Hutt (Cortex, Nancy), Paola Goatin (Opale, Sophia Antipolis), Pierre Alliez (Geometrica, Sophia Antipolis), Kartikeyan Bhargavan (Moscova, Rocquencourt), Véronique Cortier (Cassis, Nancy), Nikos Paragios (Galen, Saclay) ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;Chercheurs confirmés&quot;, Jean Ponce (Willow, Rocquencourt) et André Seznec (Alf, Rennes) sont lauréats et ont choisi l'Inria pour poursuivre leurs travaux.</p> </div> </div> Karthik Bhargavan : prouver la sûreté des applications web http://www.inria.fr/centre/paris-rocquencourt/actualites/karthik-bhargavan-prouver-la-surete-des-applications-web Tue, 23 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Prévenir plutôt que guérir : cet adage médical s’applique aussi à l’informatique. Le jeune chercheur de l’équipe MOSCOVA, Karthik Bhargavan, vient de recevoir une bourse ERC pour poursuivre ses travaux visant à assurer la sûreté de services tels que la gestion de données personnelles et sensibles. Des recherches à la fois théoriques et très appliquées, au sein du laboratoire commun entre l’Inria et Microsoft Research. Rencontre avec le chercheur.</p> <p>C’est avec des carrés, des ronds et des flèches que Karthik Bhargavan explique les travaux qu’il va mener grâce à la bourse européenne ERC d’1,5 million d’euros sur cinq ans qu’il vient de recevoir. Son domaine : la sécurité informatique. « <em>Nous échangeons de nombreuses informations en ligne, il faut être sûr qu’elles ne soient pas volées ou modifiées</em>&nbsp;»,&nbsp;explique le chercheur indien de 34 ans.&nbsp;«<em>C’est particulièrement vrai pour certains sujets sensibles comme les données bancaires ou médicales.</em>&nbsp;»</p> <p>Prenons le cas du dossier médical numérique, en cours d’élaboration en France, et qui existe déjà aux Etats-Unis. Les données de chaque patient sont cryptées et stockées dans un serveur sécurisé, et certaines personnes (le patient, le médecin, l’hôpital…) ont le droit de lire ou d’ajouter des données. Mais les cibles potentielles des attaques sont nombreuses : le navigateur web, le protocole de cryptographie, la gestion des clés de chiffrement, la programmation des pages web (programme javascript)… Comment prouver que l’ensemble du système est vraiment sûr ? Comment être certain qu’un pirate ne cassera pas les protections ? C’est le but du projet CRYSP développé par Karthik Bhargavan et qui a séduit l’ERC. «<em>&nbsp;Plutôt que d’arrêter les attaques, mieux vaut les prévenir. Je propose de construire la première application web, dont la sécurité sera mathématiquement prouvée. L’ensemble du système devra être totalement sécurisé.</em>&nbsp;»</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Construire la première application web, dont la sécurité sera mathématiquement prouvée</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Pour prouver mathématiquement qu’un programme informatique est sûr, il faut d’abord le « traduire » en un modèle plus facile à analyser. Puis ce modèle est ausculté par un outil d’analyse de programme, qui prend en compte les exigences de sécurité choisies par les chercheurs. Cet outil peut donner trois types de réponses : « <em>oui, la sûreté de ce logiciel est prouvée », « non, des attaques ont réussi »,</em>&nbsp;et enfin, <em>&nbsp;« nous ne savons pas si ce logiciel est sûr </em>». Cette dernière réponse est malheureusement la plus fréquente. Le but des recherches de Karthik Bhargavan est justement de la rendre moins fréquente et de parvenir plus souvent à la réponse affirmative.</p> <p>Karthik Bhargavan va recruter deux chercheurs post-doctoraux, quatre doctorants et sept stagiaires en master au cours des cinq prochaines années pour réaliser son projet. Ce chercheur au parcours international (des études à New Delhi en Inde, un doctorat à Philadelphie aux Etats-Unis, et sept ans de recherche sur la sécurité du web chez Microsoft Research à Cambridge en Grande Bretagne) ne se fait pas de souci sur le recrutement : «<em>&nbsp;j’apprécie beaucoup de travailler avec des étudiants français, à qui je donne des cours à l’Ecole polytechnique&nbsp;</em>»,&nbsp;souligne-t-il.&nbsp;«&nbsp;<em>La qualité des étudiants est une des raisons pour lesquelles j’ai choisi la France. Et puis je compte attirer des étudiants des Etats-Unis, de Grande Bretagne et d’Inde, où j’ai gardé beaucoup de contacts.&nbsp;</em>»</p> <p>Il a également choisi la France et l’Inria pour cette alliance inédite de compétences en ingénierie et en mathématiques, due notamment à la collaboration étroite entre chercheurs de l’Inria et de Microsoft Research au sein du laboratoire commun de Saclay. «<em>&nbsp;Cette association de recherches très appliquées et fondamentales menées à l’Inria est très intéressante, </em>souligne-t-il<em>. Je travaille à la fois sur les programmes et sur les preuves mathématiques. Et j’ai la satisfaction de m’intéresser à des problèmes réels.</em>»</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc61171_0_0_0_0_1" id="eztoc61171_0_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Lauréats 2010</h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;, Axel Hutt (Cortex, Nancy), Paola Goatin (Opale, Sophia Antipolis), Pierre Alliez (Geometrica, Sophia Antipolis), Kartikeyan Bhargavan (Moscova, Rocquencourt), Véronique Cortier (Cassis, Nancy), Nikos Paragios (Galen, Saclay) ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;Chercheurs confirmés&quot;, Jean Ponce (Willow, Rocquencourt) et André Seznec (Alf, Rennes) sont lauréats et ont choisi l'Inria pour poursuivre leurs travaux.</p> </div> </div> Pierre Alliez : un pionnier dans le traitement numérique de la géométrie http://www.inria.fr/centre/sophia/actualites/pierre-alliez-un-pionnier-dans-le-traitement-numerique-de-la-geometrie Thu, 18 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Pierre Alliez est un pionnier&nbsp;: lorsqu’il a commencé ses recherches - après un stage de master à l’Inria avec Olivier Devillers et une thèse chez France Telecom R&amp;D et à l’école Telecom Paris Tech - la thématique sur laquelle il travaillait ne portait pas encore de nom. Aujourd’hui, alors que le traitement numérique de la géométrie est reconnu en tant que domaine scientifique, il propose IRON (Robust Geometry Processing), un projet qui lui a valu la prestigieuse bourse ERC 2010 dans la catégorie «&nbsp;jeunes chercheurs&nbsp;».&nbsp;Rencontre avec le chercheur.</p> <p>« <em>Pendant mon post-doc à l'université of Southern California&nbsp;où j’ai travaillé avec Mathieu Desbrun,&nbsp;professeur au California Institute of Technology</em>&nbsp;» explique Pierre Alliez, «<em>&nbsp;j’ai commencé à renforcer et à identifier cet axe qui n’était pas un domaine à part entière. A l’époque il s’agissait soit d’informatique graphique soit de géométrie algorithmique. Mais à partir de 2003, une communauté a commencé à se construire autour du traitement numérique de la géométrie. Quand j’ai postulé ensuite à l’Inria Sophia-Antipolis fin 2001, Jean-Daniel Boissonnat, responsable de l’équipe PRISME, a accueilli mon projet de recherche avec enthousiasme. Cette équipe est devenue GEOMETRICA. Elle a pour but de développer une approche axiomatique du calcul géométrique.&nbsp;C’est à l’Inria que se situe l’avant-garde de l’informatique. Lorsque j’ai présenté mon dossier pour la bourse ERC, et ce sans aucune obligation de résultat de leur part, l’institut m’a témoigné le même enthousiasme et la même confiance, ce qui est plutôt agréable, surtout lorsqu’on apprécie de travailler dans l’autonomie comme c’est mon cas</em>&nbsp;».</p> <p><strong>La numérisation de la géométrie</strong>, selon Pierre Alliez et Mathieu Desbrun, consiste à concevoir l’analogue du traitement du signal pour des formes 3D. Pour ces deux chercheurs, ce serait la suite logique de la numérisation du son dans les années 70-80, puis de l’image et enfin de la vidéo dans les années 2000. Le traitement numérique de la géométrie a cependant pour corrélation le traitement de données de plus en plus hétérogènes et incertaines. « <em>Le premier enjeu de cette recherche tient au fait que nous sommes face à un paradoxe technologique </em>», déclare le chercheur, « <em>nous pensions que les données allaient suivre l’évolution des capteurs mais ce n’est pas le cas. Elles demandent de plus en plus de traitement, n’ont jamais été aussi imparfaites qu’aujourd’hui du fait de la diversification des modes d’acquisition, et du changement des usages (super-résolution, et nouveaux paradigmes d’acquisition comme les données communautaires type flicker) </em>».</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Un gain de temps de 3 semaines de traitement de données avant simulation</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p><strong>La solution IRON</strong>&nbsp;propose des algorithmes robustes, tolérants, capables de résister à l’imperfection et à la diversité de n’importe quelle sorte de données, et ce en rupture avec la méthodologie courante qui consiste à réparer, convertir ou faire le tri dans les données avant traitement. « <em>C’est là que se situe le verrou technologique lié à IRON, notre enjeu numéro 2 </em>». L’autre enjeu est d’ordre sociétal, un concept que Pierre Alliez nomme « nouvelle frontière » et auquel il tient particulièrement. « <em>Après l’ère du sur-mesure réservé autrefois à une élite puis celle de la fabrication de masse, je suis convaincu que nous sommes en train de passer à l’ère du sur-mesure de masse. Ce projet ne va pas changer la société mais va peut-être y contribuer </em>». Ces algorithmes « costauds » vont devoir faire le poids face au traitement numérique de la géométrie qui aura des applications multiples. Notamment pour les ingénieurs, automobiles ou aéronautiques entre autres, qui pratiquent l’ingénierie numérique et qui vont gagner en efficacité.</p> <p><strong>L'ingénierie numérique</strong>&nbsp;substitue à la fois le modèle numérique au prototype physique, et le calcul à l'expérience. Ainsi, l'ingénieur accélère le cycle de conception en « essayant le réel », pour mieux concevoir et anticiper. Toutefois, et bien que la simulation soit utilisée en routine, la conversion d’un modèle CAO final (du point de vue de la production) en un modèle prêt pour la simulation nécessite 3 semaines de traitement interactif de type essai-erreur pour convertir, ce qui freine considérablement le vrai potentiel de l’ingénierie numérique. La mission initiale de l’ingénierie numérique était de faire un aller-retour entre modélisation et simulation. Pour exemple, les résultats de la simulation -qui prend 5000 heures de calcul parallèle mais 1 heure d’horloge murale- suggèrent de soulever un capot de 5 cm, et donc de revenir au dessin, mais comme chaque retour à la simulation prend 3 semaines, la conception s’en trouve ralentie.</p> <p>Concrètement, IRON signifie pour les ingénieurs un gain de temps de 3 semaines de traitement de données avant simulation. C’est le premier pas du sur-mesure de masse qui va également s’appliquer à la médecine, à la simulation (pour la ville durable, la géologie) et à l’architecture dite forme libre. C’est aussi la promesse liée à l’ERC de Pierre Alliez qui se donne 5 ans pour y parvenir.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc60917_0_0_0_1" id="eztoc60917_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Lauréats 2010</h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;, Axel Hutt (Cortex, Nancy), Paola Goatin (Opale, Sophia Antipolis), Pierre Alliez (Geometrica, Sophia Antipolis), Kartikeyan Bhargavan (Moscova, Rocquencourt), Véronique Cortier (Cassis, Nancy), Nikos Paragios (Galen, Saclay) ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;Chercheurs confirmés&quot;, Jean Ponce (Willow, Rocquencourt) et André Seznec (Alf, Rennes) sont lauréats et ont choisi l'Inria pour poursuivre leurs travaux.</p> </div> </div> Nikos Paragios : une vie dédiée à la vision artificielle et à ses applications pour la médecine http://www.inria.fr/centre/saclay/actualites/nikos-paragios-une-vie-dediee-a-la-vision-artificielle-et-a-ses-applications-pour-la-medecine Tue, 16 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Cette année,&nbsp;huit des lauréats ERC sont responsables ou membres d'équipes-projets Inria. Nikos Paragios, professeur à l'Ecole Centrale de Paris, a été&nbsp;sélectionné dans la catégorie jeune chercheur. D’un montant d'environ 1 500 000 euros, cette bourse permettra à ce scientifique de renforcer l’équipe GALEN et de conduire un projet de recherche ambitieux sur cinq ans sur la vision artificielle appliquée au domaine médical. Rencontre avec le chercheur.</p> <p>Après un bref passage à Rennes, Nikos Paragios, natif d’une petite île de la mer Egée a pu renouer avec ses racines méditerranéennes. &nbsp;Entre 1996 et 1999, il effectue sa thèse au centre Inria de Sophia-Antipolis sur la vision artificielle avant de travailler au centre de recherche de Siemens à Princeton (USA) tout en enseignant à l’Université de New York, et l’Université d’Etat de New Jersey. A l’issue de 5 ans de recherche et après le dépôt d’une trentaine de brevets autour de l’imagerie médicale, la nostalgie du Vieux continent l’a emporté. Il enseigne à l’Ecole des Ponts et Chaussées, puis devient professeur à l’Ecole Centrale de Paris et, depuis 2008, dirige l’équipe <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/images-modeles-et-algorithmes-pour-la-medecine-et-les-neurosciences/galen" target="_self">GALEN</a>,&nbsp;une équipe mixte entre le centre Inria de Saclay Ile-de-France et l’Ecole Centrale dont les travaux portent sur la modélisation d’organes à travers l’extraction, la représentation et la compréhension du contenu des images médicales.&nbsp;Un fil rouge dans sa carrière : la vision artificielle appliquée au domaine médical, des travaux qui lui ont permis de remporter une bourse ERC dans la catégorie « jeunes chercheurs » pour consolider son équipe.</p> <p>L’impact sociétal de ses recherches est primordial pour&nbsp;Nikos Paragios&nbsp;: « <em>si elles aboutissent cela peut faire une différence énorme sur la vie de tous les jours » </em>déclare-t-il à propos de ses travaux consistant à reproduire la vision humaine. Cette dernière est une fonction qui accapare une grande partie du cerveau, un pari énorme donc pour le chercheur lorsqu’on sait que l’ordinateur le plus puissant arrive à peine à reproduire un infime partie des capacités visuelles humaines.<em>&nbsp;« C’est très faible, une fraction minime par rapport aux capacités d’un enfant de 5 ans</em>&nbsp;». S’il a choisi de se consacrer à cette discipline c’est aussi pour sa transversalité : « <em>elle touche aux mathématiques appliquées, à la médecine, la biologie, l’informatique... Nous essayons de créer une approche théorique unificatrice et sa plateforme logicielle capable de reproduire des systèmes intelligents proches des systèmes biologiques. Ceci afin d’aider les médecins à faire des diagnostics précoces à partir du traitement automatique des données issues de l’imagerie médicale (scanners, IRM, …)</em>&nbsp;».</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>A la place des yeux du médecin, des ordinateurs l'assisteront... Ce qui permettra de voir l'évolution d'une tumeur dans le temps ou de repérer une maladie précoce</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Ses recherches se situent dans un contexte où les développements technologiques récents ont donné naissance à une nouvelle génération de scanners ainsi qu’à de nouvelles modalités d’acquisition qui permettent la visualisation in vivo des structures anatomiques des systèmes biologiques de manière non invasive. Les données issues de ces outils d’imagerie médicale ne peuvent pas être interprétées à l’œil nu. Pour le moment. Grâce à DIOCLES, l’outil logiciel proposé par Nikos Paragios, « <em>A la place des yeux du médecin, des ordinateurs l'assisteront en exploitant les données des scanners, des IRMs, etc</em>. » explique-t-il. «<em>&nbsp;Ce qui permettra de voir, par exemple, l'évolution d'une tumeur dans le temps ou de repérer une maladie précoce</em>&nbsp;». Mais, au lieu de créer pour chaque maladie une approche différente comme il en existe aujourd’hui (pour l’infarctus du cœur par exemple), le chercheur se focalise sur une plateforme générique permettant, en se basant sur le traitement de n’importe quelle image, de décliner le plus grand nombre de maladies possibles.&nbsp;</p> <p>Pour l’équipe <a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/images-modeles-et-algorithmes-pour-la-medecine-et-les-neurosciences/galen" target="_self">GALEN</a>, il s’agit d’utiliser des méthodes d’optimisation discrète et des modèles statistiques afin d’identifier des cas normaux et des cas pathologiques et de les comparer à celles d’un patient déterminé tout en essayant de donner des réponses adaptées à des multitudes de variations : est-ce une personne âgée ? quels sont ses antécédents médicaux ?, etc...</p> <p>La modélisation des effets du vieillissement à long terme et leur compréhension est d’une grande importance pour de nombreux organes et maladies qui ne présentent pas d’indicateurs pré-cliniques comme les maladies neurologiques du cerveau, les maladies musculaires et certaines formes de cancer. Ces recherches se font, notamment, en collaboration avec des établissements hospitaliers (CHU Henri Mondor de Créteil, Pitié Salpêtrière) qui fournissent à l’équipe les données nécessaires et les connaissances liées aux types de maladie étudiées. « <em>C’est un échange permanent, très enrichissa</em>nt », remarque le chercheur qui se félicite de bénéficier de cette bourse dans le cadre de la collaboration entre l’Ecole Centrale de Paris et l’Inria, une cohabitation entre des ingénieurs capables d’aborder les grands défis du XXIe siècle et l’excellence scientifique avec un appui à la recherche sans faille.</p> <p>Il avait déjà choisi l’institut pour « son exceptionnelle renommée internationale et son label de qualité » afin de poursuivre ses études à sa sortie de l’Université de Crète. L’ERC va lui permettre de recruter « <em>des jeunes professeurs ou maîtres de conférence en mathématiques appliquées et en informatique pour m’aider à renforcer les axes théoriques nécessaires à la réalisation de cette plateforme</em>&nbsp;». Un objectif qui n’inquiète pas Nikos Paragios : « <em>c’est un domaine assez ouvert, en pleine expansion ; beaucoup de chercheurs travaillent déjà en France et dans le monde sur ce sujet qui offre des perspectives d’évolution de carrière intéressantes. Et il est toujours plus facile de motiver des candidats sur une recherche de pointe à risque et à caractère sociétal</em>… ».&nbsp;</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc58874_0_0_0_1" id="eztoc58874_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Lauréats 2010</h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;, Axel Hutt (Cortex, Nancy), Paola Goatin (Opale, Sophia Antipolis), Pierre Alliez (Geometrica, Sophia Antipolis), Kartikeyan Bhargavan (Moscova, Rocquencourt), Véronique Cortier (Cassis, Nancy), Nikos Paragios (Galen, Saclay) ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;Chercheurs confirmés&quot;, Jean Ponce (Willow, Rocquencourt) et André Seznec (Alf, Rennes) sont lauréats et ont choisi l'Inria pour poursuivre leurs travaux.</p> </div> </div> Gilles Dowek, directeur scientifique adjoint http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/gille-dowek Tue, 16 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Gilles Dowek est nommé&nbsp; directeur scientifique adjoint, en remplacement d'Hélène Kirchner . Il&nbsp; est chargé du domaine &quot;algorithmique, programmation, logiciels et architectures&quot;.</p> <p>Gilles Dowek est aujourd'hui directeur de recherche Inria. Au sein de l'équipe-projet TYPICAL (Inria Saclay -Île-de-France), il a mené ses recherches sur les rapports entre les langages de programmation et le langage mathématique, sur les systèmes informatisés de traitement de démonstrations mathématiques et sur la sureté des logiciels.</p> <p>Précédemment, il a été chercheur à l'institut de 1993 à 2002, puis professeur à l'École polytechnique de 2003 à 2010. Il a également exercé aux Etats-Unis, à l'Université Carnegie Mellon à Pittsburgh, dans les laboratoires de la société Computational Logic à Austin et au sein du NIA (National Institute for Aerospace, NASA) à Hampton.</p> <p>Gilles Dowek est particulièrement engagé dans la médiation scientifique auprès du grand public. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de vulgarisation sur les sciences mathématiques. En 2000, la Société mathématique de France lui a remis le Grand prix d'Alembert des Lycéens pour son action de diffusion des mathématiques auprès des jeunes. Il a reçu le Grand Prix de Philosophie 2007 de l'Académie française pour &quot;Les métamorphoses du calcul, une étonnante histoire de mathématiques&quot; (éditions du Pommier).</p> Supercomputing 2010 : l'Inria pose ses valises à la Nouvelle-Orléans http://www.inria.fr/innovation/actualites/supercomputing-2010-l-inria-pose-ses-valises-a-la-nouvelle-orleans Mon, 15 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Pour la 23e&nbsp;édition du Supercomputing, l'Inria se déplace à la Nouvelle-Orléans. Cet évènement mondial réunit du 13 au 19 novembre 2010 les acteurs incontournables&nbsp;du calcul haute performance (HPC). Comme chaque année, l’Inria&nbsp;participe au salon du Supercomputing qui s'ouvre aujourd'hui. Particulièrement actif dans le domaine du HPC, l'institut présentera sur son stand les derniers&nbsp;résultats&nbsp;de ses équipes de recherche et certaines innovations portées par ses start-ups et ses partenaires.</p> <p>La nouvelle édition de Supercomputing &nbsp;(SC10)&nbsp;se tiendra cette année à la Nouvelle-Orléans, aux Etats-Unis.&nbsp;Présent au rendez-vous depuis 16 ans, l’Inria mène&nbsp;depuis 30 ans&nbsp;une politique de recherche et d’innovation&nbsp;soutenue dans le domaine du calcul&nbsp;haute performance.&nbsp;Cette année, l’Inria proposera 12 démonstrations scientifiques qui s’articuleront autour de deux grands axes&nbsp;: la recherche d’outils et d’architectures au service du HPC et les recherches axées sur des domaines applicatifs du HPC.&nbsp;On le retrouve de manière transversale dans de nombeuses priorités scientifiques du <a href="/institut/strategie/plan-strategique" target="_self">plan stratégique 2008-2012</a>&nbsp;telles que&nbsp;:</p> <ul> <li>modélisation, simulation et optimisation de systèmes dynamiques complexes (enjeu du passage à l’échelle)</li> <li>programmation (questions de sécurité)</li> <li>communication, information et calcul ubiquitaires (middleware, grilles)</li> <li>interaction avec les mondes réels et virtuels (visualisation de données)</li> </ul> <p>L’institut développe ainsi une expertise scientifique double grâce son implication dans de larges défis applicatifs&nbsp;(environnement, sciences de la terre, biologie, sciences de la vie, physique, énergie…) et ses recherches en informatique :</p> <ul> <li>modélisation et modèles numériques pour le HPC</li> <li>algorithmes et solveurs pour le passage à l’échelle</li> <li>visualisation et suivi de simulation</li> <li>middleware</li> <li>architecture des processeurs</li> </ul> <p>Le transfert et l’innovation sont aussi mis à l’honneur lors de ce salon, avec la participation de 4 start-ups Inria et, nouveauté 2010, la participation d’une PME partenaire de l’Inria&nbsp;: HPC Project.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc60309_0_0_0_1" id="eztoc60309_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Inria &amp; HPC</h6><p>Près d’une quarantaine d’équipe-projets Inria mènent des travaux en lien avec le HPC.&nbsp;L’institut conduit notamment une action d’envergure baptisée <a href="/recherches/domaines-de-recherche/actions-d-envergure" target="_self">HEMERA</a>. Regroupant une quinzaine d’équipe-projets Inria et des partenaires comme le LSIIT à Strasbourg et le LAAS et l’IRIT à Toulouse, cette action d’envergure a pour objectif d’expérimenter des problématiques à grande échelle, comme des algorithmes d’optimisation pour les grilles, et d’étudier la robustesse des réseaux pair à pair ou des simulations dans le domaine de l’hydrogéologie ou de l’énergie. Elle vise aussi à animer et élargir la communauté scientifique autour de GRID’5000.</p> <a name="eztoc60309_0_0_0_2" id="eztoc60309_0_0_0_2" class="anchor"></a><h6>GRID’5000</h6><p>Auprès d’autres partenaires comme le CNRS ou Renater, l’Inria s’est beaucoup investi dans le développement de la plate-forme de recherche GRID’5000.&nbsp;Six ans après son lancement en 2003, GRID’5000 a rempli ses objectifs et relie plus de 1500 machines en France soit près de 5000 cœurs. La plate-forme accompagne pleinement la recherche HPC pour répondre aux défis scientifiques de grande échelle dans des domaines stratégiques de la santé, de l’environnement et de l’énergie. <a href="/actualite/mediacenter/securite-des-systemes-cryptographiques" target="_self">Voir le communiqué de presse</a>...</p> </div> </div> Inria Alumni : Jam Session 2010 et Assemblée générale, Bordeaux http://www.inria.fr/centre/bordeaux/actualites/inria-alumni Mon, 15 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>L'association Inria Alumni est le réseau des collaborateurs et ex-collaborateurs d'Inria et de ses établissements partenaires. Elle vous propose une Jam Session le&nbsp;<strong>18 novembre 2010 </strong>à l'Université Victor Segalen Bordeaux 2,&nbsp;site de la Victoire.</p> <p>&nbsp;Les&nbsp;Jam Sessions Inria Alumni sont le lieu où se rencontrer en toute&nbsp;convivialité pour :</p> <ul> <li>établir de nouveaux liens, identifier de nouvelles ressources</li> <li>faire émerger et bâtir de nouveaux projets</li> <li>partager vos expériences</li> <li>retrouver d'anciens collègues et amis</li> <li>parler d'Inria, hors d'Inria !</li> </ul> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc60471_1" id="eztoc60471_1" class="anchor"></a><h3>Au programme de la Jam session 2010</h3><p><strong>&quot;Recherche et innovation&quot;</strong>&nbsp;: recherches et applications, création d'entreprise, logiciel libre, évolution du système de la recherche...</p> <p>Les Conférences et ateliers sont ouverts aux membres et à un public élargi de scientifiques et industriels de la région.</p> </div> </div> Jean-Pierre Verjus, conseiller de l’Inria, reçoit le diplôme d’honneur de Grenoble Ecole de Management http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/jean-pierre-verjus-diplome-honneur-grenoble-ecole-management Tue, 09 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>L’Inria Grenoble - Rhône-Alpes et l’École de Management des Systèmes d’Information (Grenoble École de Management) ont organisé un workshop scientifique le 9 novembre 2010, en l’honneur de Jean-Pierre Verjus, pour célébrer son parcours exceptionnel depuis plus de 40 ans au service de l’enseignement et de la recherche. A cette occasion, il a reçu le &quot;Diplôme d'Honneur&quot; de Grenoble École de Management.</p> <a name="eztoc59595_1" id="eztoc59595_1" class="anchor"></a><h3>Une personnalité grenobloise distinguée</h3><p><em>« Un diplôme d’honneur est décerné à une personne emblématique, qui nous a aidés à bâtir notre institution et à accroître sa visibilité professionnelle et / ou géographique. Cette personne se doit d’incarner une fonction académique et / ou économique compatible avec notre domaine d’activité et délimitée par nos quatre bornes historiques : MANAGEMENT - TECHNOLOGIE - INNOVATION – ENTREPRENEURIAT»</em>, explique Thierry Grange directeur de Grenoble Ecole de Management. </p> <p>Il poursuit : <em>« Jean-Pierre Verjus est le premier de ceux à qui nous remettons un Diplôme d’honneur qui peut se féliciter d’avoir une double expérience de réussite&nbsp; économique et académique. Nous avons eu une longe « fréquentation » avec Jean-Pierre Verjus mais c’est surtout depuis 2004 que nous avons un parcours commun grâce à son aide pour lancer la 4ème école de Grenoble Ecole de Management : l’Ecole de Management des Systèmes d’Information. (EMSI Grenoble) »</em></p> <p><em>«&nbsp;La carrière de Jean-Pierre Verjus est un modèle de ce qui s’appelle savamment l’entrepreneuriat académique et que nous connaissons bien à Grenoble Ecole de Management. Il a fondé deux laboratoires de recherche, il a été un dirigeant chevronné à l’Inria mais il a surtout été un innovateur dans la formation en management des Systèmes d’Information.&nbsp;»</em></p> <a name="eztoc59595_2" id="eztoc59595_2" class="anchor"></a><h3>Toute une journée dédiée à Jean-Pierre Verjus</h3><p> Le workshop &quot;Concurrence et parallélisme : des modèles aux systèmes&quot; a rassemblé des orateurs sur les thèmes de recherche abordés par Jean-Pierre Verjus au cours de sa carrière, à savoir : les systèmes et compilateurs conversationnels, l'adressage et la synchronisation dans les systèmes distribués et les réseaux informatiques, la spécification, la conception et la preuve de programmes parallèles et distribués.<br /> Cette journée est organisée pour Inria et Grenoble Ecole de Management, à l'occasion de la conférence « Free Open Source Software for Academia » (fOSSa 2010).</p> Interview d'Henri Gouraud, spécialiste du rendu 3D http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/gouraud-phong-plateforme-de-realite-virtuelle Mon, 08 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>La nouvelle plateforme de réalité virtuelle Gouraud-Phong est inaugurée ce 8 novembre au centre de recherche Inria Sophia Antipolis – Méditerranée. Henri Gouraud, dont le nom est associé à la plateforme, participe à l’événement. Il revient pour nous sur une étape clé de l’informatique graphique.</p> <a name="eztoc59442_1" id="eztoc59442_1" class="anchor"></a><h3>La salle immersive de Sophia Antipolis a été nommée en hommage à vos travaux et à ceux de Bui Tuong Phong. Comment comprenez-vous ce choix ?</h3><p><strong>Henri Gouraud :</strong>&nbsp;Quelques noms français ont marqué l’histoire de l’informatique graphique : Benoît Mandelbrot pour les fractales, Pierre Bézier pour ses techniques de représentation de surface et moi-même avec la technique de l’ombrage de Gouraud. A l’époque je l’avais baptisée « smooth shading » mais l’informaticien vietnamien Bui Tuong Phong l’a renommée par la suite pour la distinguer de la technique plus élaborée, l’ombrage de Phong, qu’il a mise au point. Ces deux techniques sont longtemps restées les deux principales manières d’éclairer les objets en imagerie 3D. Apposer mon nom à la nouvelle salle immersive de Sophia est une manière de mettre à l’honneur les contributions françaises au domaine.</p> <a name="eztoc59442_2" id="eztoc59442_2" class="anchor"></a><h3>Qu’apportait cette technique à la restitution des images en 3D ?</h3><p><strong>Henri Gouraud :</strong>&nbsp;L’ombrage Gouraud fait référence au résultat de mon travail de thèse effectué à l’université de l’Utah à Salt Lake City, il y a 40 ans. La solution que j’ai proposée permettait de restituer des objets plus complexes que des cubes et des cylindres uniquement avec des facettes. Même si elle était limitée en terme de qualité, elle était tellement simple qu’elle a résisté au temps et est aujourd’hui largement utilisée. Cette technologie reste une étape clé de l’informatique graphique.</p> <a name="eztoc59442_3" id="eztoc59442_3" class="anchor"></a><h3>Comment cette technique a-t-elle touché le marché ?</h3><p><strong>Henri Gouraud : </strong>Les capacités de calcul de l’époque étaient limitées et construire le modèle 3D était très lourd. On était loin des capacités en temps réel de la salle immersive Gouraud-Phong et des moyens visuels qu’elle offre pour explorer des données de toutes origines ! Il fallait de l’ordre d’une minute pour calculer une image sur un millier de polygones sur un ordinateur puissant qui occupait la place de quatre réfrigérateurs. Aujourd’hui des centaines de millions de polygones sont traités par une machine de la taille d’un gros PC à raison de 25 images par seconde et en effectuant des calculs beaucoup plus sophistiqués. La capacité de la salle de Sophia sera de 1,3 milliard de polygones par seconde!!C’est l’augmentation régulière des capacités de calcul et les baisses simultanées du coût de l’informatique qui ont permis de restituer des objets de plus en plus complexes et de démocratiser rapidement la technique. Il y a une quinzaine d’années, la solution que je proposais est apparue dans les cartes graphiques pour jeux vidéo sur PC. La capacité des cartes graphiques étaient alors mesurée en terme de nombre de triangles de Gouraud traités par seconde. C’était un argument de vente.</p> <a name="eztoc59442_4" id="eztoc59442_4" class="anchor"></a><h3>Vous attendiez-vous à une telle réussite ?</h3><p><strong>Henri Gouraud : </strong>Pas du tout. On se fait toujours des idées sur l’adéquation entre une technologie et le marché. Dans un premier temps nous nous imaginions que des professionnels comme les architectes, par exemple, utiliseraient ces techniques. Mais c’était beaucoup trop cher et ils ne s’y sont penchés que bien plus tard, lorsque toute la conception d’un bâtiment a été prise en charge par un logiciel permettant les calculs de structures, de résistance, etc. Ils avaient alors à disposition les données nécessaires à la restitution &nbsp;3D. Ce n’était plus un gros investissement et cela répondait aux besoins de leurs clients, par exemple pour présenter un projet urbain aux administrés. La création de l’image trouvait ainsi sa justification économique. &nbsp;Avant cela, elle ne pouvait avoir de sens que pour les professionnels de l’image, raison pour laquelle la simulation de vol, et plus tard le jeu vidéo ont été les premiers à s’approprier la technologie.</p> Axel Hutt : un physicien se penche sur le cerveau http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/axel-hutt-un-physicien-se-penche-sur-le-cerveau Thu, 04 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Cette année,&nbsp;huit des lauréats ERC sont responsables ou membres d'équipes-projets Inria. Pour tenter de mieux comprendre ce qui se passe dans notre cerveau lors d’une anesthésie, le physicien de l’Inria de Nancy, Axel Hutt,&nbsp;a décroché une bourse européenne ERC. Il travaille en collaboration avec des médecins et des neurologues. Rencontre avec le chercheur.</p> <p>Un ingénieur, un doctorant, un post-doctorant, et quelques étudiants de master : ce sont les personnes qu’Axel Hutt compte embaucher avec l’argent de la bourse européenne ERC qu’il vient de décrocher. « <em>Mes recherches sont théoriques, je n’ai pas besoin d’investir dans du matériel, mais je souhaite créer une équipe</em>&nbsp;», explique-il. Le fait de devenir un véritable chef de projet grâce à la bourse ERC ne l’inquiète pas outre mesure. Il a déjà encadré bon nombre d’étudiants en master. « <em>Motiver une équipe fait partie de mon travail </em>» estime-t-il. Il a en aussi créé deux sociétés où il a développé des logiciels pour examiner les signaux cérébraux. C'est tout naturellement qu'il entend créer son équipe à l'institut après avoir décroché un poste dans l'équipe-projet&nbsp;<a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/images-modeles-et-algorithmes-pour-la-medecine-et-les-neurosciences/cortex" target="_self">CORTEX</a>&nbsp;d'Inria de Nancy en septembre 2007. «&nbsp;<em>Ma femme et moi avions très envie de vivre en France</em>&nbsp;», sourit-il.</p> <p>Ce physicien s’intéresse au cerveau, ou plus exactement à ce qui se passe dans notre cerveau lorsque nous perdons connaissance. « <em>Alors que l’anesthésie existe depuis plus de 100 ans, nous ne savons toujours pas la cause de la perte de connaissance, ni ce qui se passe dans le réseau de neurones. J’applique une approche mathématique, en modélisant les interactions entre neurones. Puis je compare les signaux électromagnétiques émis par ce cerveau « théorique » aux vrais signaux électromagnétiques enregistrés par les médecins sur des patients endormis</em>. »</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Si mon travail peut aider des patients, c’est vraiment motivant</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Un vrai travail pluridisciplinaire : il faut pouvoir discuter avec des neurologues, des médecins, des psychologues. Axel Hutt en a l’habitude : sa thèse au Max Planck Institute de Leipzig en Allemagne, ses travaux ultérieurs, toujours à Leipzig, puis à Berlin, puis à l’université d’Ottawa au Canada, ont tous porté sur la modélisation de neurones. « <em>La physique seule m’ennuie, avoue-t-il. En tant que physicien, on apprend énormément du cerveau. Mais il est difficile de parler avec des gens de domaines différents, c’est un véritable défi, d’autant que les objectifs ne sont pas toujours les mêmes. J’écoute beaucoup les médecins, pour comprendre leurs problèmes. Ainsi, lorsqu’ils me disent que le monitoring des signaux électromagnétiques du cerveau ne marche pas dans certains cas, je crée un modèle pour mieux comprendre ces signaux, afin d’améliorer ce monitoring. </em>»</p> <p>Autre problème posé aux médecins : certains patients se réveillent pendant l’anesthésie. C’est dangereux pour les opérations qui nécessitent de ne pas bouger, et traumatisant pour les malades. « <em>C’est arrivé à ma mère lors d’une opération de l’œil il y a quelques années</em>&nbsp;», raconte le chercheur. Là encore, il tente de comprendre, via la modélisation, les raisons de ce réveil. Mais aussi l’action des médicaments sur les neurones. « <em>Si mon travail peut aider des patients, c’est vraiment motivant&nbsp;</em>», s’enthousiasme le chercheur. «<em>Reste que le chemin est long entre le modèle et d’éventuelles applications</em>. »</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc58912_0_0_0_1" id="eztoc58912_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Lauréats 2010</h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;, Axel Hutt (Cortex, Nancy), Paola Goatin (Opale, Sophia Antipolis), Pierre Alliez (Geometrica, Sophia Antipolis), Kartikeyan Bhargavan (Moscova, Rocquencourt), Véronique Cortier (Cassis, Nancy), Nikos Paragios (Galen, Saclay) ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;Chercheurs confirmés&quot;, Jean Ponce (Willow, Rocquencourt) et André Seznec (Alf, Rennes) sont lauréats et ont choisi l'Inria pour poursuivre leurs travaux.</p> </div> </div> STIC AmSud : cap vers l’Amérique http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/stic-amsud-cap-vers-l-amerique Wed, 03 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>STIC AmSud est un programme de coopération scientifique conjuguant recherche et développement dans le domaine des sciences et technologies de l’information et de la communication (STIC). Il regroupe la France, l’Argentine, le Brésil, le Chili, le Paraguay, le Pérou et l’Uruguay. Son objectif ? Susciter et renforcer la collaboration et les mises en réseau des chercheurs des pays participants à travers des projets conjoints. Chaque année, un appel à propositions est lancé à partir desquels sont sélectionnés les futurs projets.</p> <p>C’est à Buenos Aires que se réunissent cette semaine&nbsp;les comités de sélection des projets STIC AmSud 2010.&nbsp;À cette occasion, l’argentin et mathématicien Pablo Lotito, revient sur sa participation au programme.</p> <a name="eztoc58577_1" id="eztoc58577_1" class="anchor"></a><h3>Comment avez-vous connu le programme STIC AmSud ?</h3><p><strong>Pablo Lotito :</strong>&nbsp;J’ai appris l’existence de ce programme lorsque j’effectuais mon post-doctorat à l’Inria. J’y faisais des recherches en mathématiques appliquées dans l'équipe de Jean-Pierre Quadrat. J’ai ensuite décidé de repartir chez moi en Argentine mais je souhaitais poursuivre les recherches que j’avais entamées à l’Inria. Pour la première fois, il y a trois ans, j’ai répondu à l’appel à projet <a href="http://www.sticamsud.org/" target="_blank">STIC AmSud</a>. Cet appel est lancé chaque année par la direction internationale de l’Inria (DRI) sous l’égide du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes. Ce programme est l’un des seuls à proposer une coopération entre la France et les pays d’Amérique du Sud dans le domaine des STIC. J’ai alors rassemblé un certains nombre de chercheurs que j’avais rencontrés lors de mon post-doc en France ainsi que des partenaires chiliens et brésiliens. Ce projet, qui portait sur les problèmes de gestion hydroélectrique, s’est terminé l’année dernière et une étudiante en co-tutelle est sur le point de finir sa thèse sur ce sujet.</p> <a name="eztoc58577_2" id="eztoc58577_2" class="anchor"></a><h3>Comment se passe votre deuxième collaboration STIC AmSud ?</h3><p><strong>Pablo Lotito :</strong>&nbsp;Je travaille avec une équipe basée en Argentine à Tandil et&nbsp;à Rosario, non loin de Buenos Aires. L’équipe est composée d’informaticiens et de mathématiciens qui travaillent en coopération avec une équipe Inria <a href="/domaines/mathematiques-appliquees-calcul-et-simulation/modelisation-optimisation-et-controle-de-systemes-dynamiques/commands" target="_self">COMMANDS</a>&nbsp;basée à l’Ecole Polytechnique à Saclay. Je travaille également avec Michel De Lara de l'école ENPC et Fabien Campillo de l’équipe-projet <a href="/" target="_self">MERE</a>, basée au centre de recherche Inria Sophia Antipolis. Les coordinateurs de ce projet sont en autre issus de l’institut de mathématiques <a href="http://www.imca.edu.pe/sitio/index.php" target="_blank">IMCA</a>&nbsp;au Pérou, du département en ingénierie mathématiques DIM et du centre de mathématiques&nbsp;<a href="http://www.cmm.uchile.cl/" target="_self">CMM </a>de l’Université du Chili, mais aussi de l’université<a href="http://www.unicen.edu.ar" target="_blank">&nbsp;UNICEN</a>&nbsp;en Argentine. Ce projet, d’une durée de deux ans, porte sur la « modélisation mathématique pour la gestion des ressources naturelles ». Nos recherches touchent plus particulièrement à la rotation viable et optimale des cultures et aux problèmes de « zonification ». Il s’agit entre autres d’affecter les zones d'un terrain à différentes activités en tenant compte des contraintes de voisinage. Nous nous interrogeons sur les endroits qui devront être ou non protégés du tourisme. Mais aussi sur les possibilités d’alterner des cultures sur un même terrain, d’une année sur l’autre. Ces problématiques, qui font appel aux mathématiques, sont donc assez interdisciplinaires.</p> <a name="eztoc58577_3" id="eztoc58577_3" class="anchor"></a><h3>Quels sont les avantages d’un programme scientifique qui mise sur la dimension internationale ?</h3><p><strong>Pablo Lotito :</strong>&nbsp;Même si nos méthodes de travail sont très proches, ce type de programme constitue une vraie valeur ajoutée pour chacun des participants. La mobilité des chercheurs en fait certainement partie. C’est une condition nécessaire pour une coopération scientifique réussie. Il serait en effet très difficile pour nous, qui sommes en Amérique du Sud, d’aller en France, en Europe et de rencontrer les chercheurs avec lesquels nous travaillons sans financement. Nous travaillons par exemple avec un chercheur russe de Moscou qu’il serait impossible d’inviter chez nous sans les ressources mises à disposition par ce programme. D’un point de vue humain, ce programme permet aussi à un bon nombre d’étudiants français et argentins de faire leur thèse en co-tutelle à l’étranger. Il y a beaucoup de très bons étudiants argentins qui souhaitent faire des thèses à l’Inria. D’un autre côté, l’Inria dispose d’un vivier de contacts important qui permet aux chercheurs d’Amérique du Sud de rencontrer des scientifiques venant des quatre coins du monde.</p> STIC Algérie : prolongement de l'appel à soumission http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/stic-algerie-prolongement-de-l-appel-a-soumission Wed, 03 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le 1er appel à soumission de projets pour le programme STIC Algérie est prolongé jusqu’au 30 novembre 2010. Il fait suite à l’appel à projets lancé en juin 2010 par l’Inria et le ministère algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Initié par ces deux entités, le programme STIC Algérie devrait permettre de développer et de renforcer les liens entre les chercheurs des deux bords de la&nbsp;Méditerranée&nbsp;dans les domaines des sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC) et des mathématiques appliquées.</p> <p>Quelques années après la Tunisie, c’est au tour de l'Algérie de lancer son programme STIC avec l'Inria. Signé le 1er avril 2010, il s’agit du premier accord bilatéral engageant l’Inria et les universités algériennes. Son objectif ? Favoriser l’émergence de nouveaux partenariats, renforcer les collaborations entre les chercheurs algériens et français et développer encore plus l'activité de recherche &quot;diplômante&quot;.</p> <p>Pour Mokhtar Sellami, expert dans les projets nationaux de recherche auprès du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Algérie, «&nbsp;<em>les sciences sont les bases de développement d’une société bâtie sur le savoir et le savoir-faire. Il est donc nécessaire pour l'Algérie de favoriser la création et l’émergence d’équipes qui travaillent en partenariat avec des instituts à la pointe de la connaissance scientifique.&nbsp;</em><em>»</em></p> <p>Outre des relations toujours plus étroites entre les chercheurs, le programme offre aux scientifiques les moyens financiers nécessaires à la conduite de leurs projets. Par ailleurs,&nbsp;<em>« la connaissance a besoin de mobilité&nbsp;</em><em>» </em>ajoute Mokhtar Sellami. «&nbsp;<em>La mobilité est en effet très importante pour renforcer le travail de nos équipes et établir des contacts directs&nbsp;avec les chercheurs français.</em>»</p> <p>Enfin,&nbsp;<em>«</em><em>&nbsp;</em><em>STIC Algérie encourage la création d’équipes mixtes sur des programmes complémentaires pour Inria et la recherche algérienne. Cela permettra de valoriser les potentialités des équipes et&nbsp;</em><em>de mieux exploiter les</em><em>&nbsp;équipements et les infrastructures&nbsp;» </em>précise l’expert algérien.</p> Isabelle Terrasse est nommée Directrice du Centre de Recherche Inria Bordeaux - Sud-Ouest http://www.inria.fr/centre/bordeaux/actualites/nomination-isabelle-terrasse Mon, 01 Nov 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Nommée par Michel Cosnard, Isabelle Terrasse vient de prendre ses fonctions à la tête du centre de recherche Inria Bordeaux - Sud-Ouest.</p> <p>Diplômée de l'Ecole Polytechnique et docteur en mathématiques appliquées, Isabelle Terrasse travaille depuis 1996 au sein du groupe EADS, où elle a occupé plusieurs postes et exercé des responsabilités au sein des groupes de modélisation mathématique et de simulation numérique.</p> <p>Actuellement Vice Présidente d’EADS Innovation Works à Paris/Suresnes, chargée de cours à l’Ecole Polytechnique, elle est également membre de nombreuses commissions scientifiques et siègeait à la commission d'évaluation d'Inria depuis 2008.</p> <p>Isabelle Terrasse est Chevalier dans l'ordre des Palmes Académiques et Chevalier de l'Ordre National du Mérite.&nbsp;</p> Inria perd l'un de ses pionniers http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/inria-perd-l-un-de-ses-pionniers Mon, 25 Oct 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Inria souhaite rendre un vibrant hommage à Vincent George, récemment décédé des suites d'une grave maladie. Secrétaire général d'Inria de 1980 à 1996, Vincent George était un pionnier, un collègue pétri de qualités humaines, une figure de l'Institut.</p> <p>Vincent George avait rejoint l'Inria en 1974. Nommé secrétaire général de l'institut en 1980, il a assumé cette fonction jusqu'à la fin du mandat d'Alain Bensoussan en 1996. &quot;<em>J’ai eu à travailler avec lui dès le début de l’Inria. Jacques-Louis Lions lui avait demandé de préparer la mise en place administrative du nouvel organisme &quot; </em>écrit Alain Bensoussan, ancien président d'Inria qui a travaillé à ses côtés pendant 16 ans. &quot;<em>L</em><em>’essentiel de sa mission de secrétaire général était dans les relations avec les autres. Il manifestait beaucoup de considération pour l’activité des chercheurs. Son sérieux professionnel allait toujours de pair avec sa façon décontractée de prendre les choses, bien entendu très bien adaptée au monde de la recherche.</em>&quot;</p> <p>Vincent George avait ensuite poursuivi sa brillante carrière au sein de l'ANVAR. En octobre 1999 il s'était lancé dans le conseil et valorisait son expérience auprès d'autres institutions de recherche et d'enseignement supérieur. Vincent Gorge a été stoppé prématurément dans son activité après avoir lutté avec âpreté contre la maladie.</p> <p>Les personnels d'Inria souhaitent aujourd'hui rendre hommage à celui qui, au début des années 80, a œuvré pour établir les actuels statuts de l'institut. Ils saluent un collègue enthousiaste, un collaborateur précieux et compétent, une figure d'Inria alors en pleine phase de développement.</p> Fête de la science 2010 http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/fete-de-la-science-2010 Mon, 18 Oct 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Fête de la science dans tous nos centres de recherche, portraits de chercheurs sur le Panthéon&nbsp;: une actualité dense pour l’inauguration de notre nouvelle vitrine &quot;Inria.fr&quot;…</p> <p>A l’occasion de la Fête de la science, l'Inria vous invite à venir à la rencontre de ses chercheurs dans les centres de recherche Inria. Parcours scientifiques à Lille, Village des sciences à Rennes, portes ouvertes au centre Inria Grenoble – Rhône Alpes, pléthore de démonstrations : programme détaillé dans les pages dédiées aux centres de recherche.</p> <p>Pendant toute la durée de cette manifestation nationale, l'artiste Pierre Maraval met les chercheurs à l’honneur dans une exposition intitulée &quot;<em>1000 chercheurs parlent d'avenir</em>&quot;. Du 18 au 24 octobre, il projette sur la façade du Panthéon les portraits de 1000 chercheurs, accompagnés de leur vision d’avenir en une phrase. Parmi eux, 26 chercheurs de l’Inria et leur 26 promesses enthousiastes ou poétiques d’un monde numérique radieux.</p> <p>Bonne flânerie dans notre nouveau site internet et dans nos centres. </p> <p>Et bonne Fête de la science!</p> Inria recrute son directeur du centre de recherche de Lille – Nord Europe (H/F) http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/recrutement-directeur-du-centre-de-recherche-de-lille-nord-europe-h-f Wed, 13 Oct 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Inria lance un appel à candidatures pour le poste de directeur du centre de recherche Lille - Nord Europe. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 30 novembre 2010.</p> <p>Inria, Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique,&nbsp; est un établissement public à caractère scientifique et technologique dédié aux sciences et technologies du numérique. L’institut joue un rôle primordial au sein de la communauté scientifique internationale dans son domaine. En partenariat avec les universités et établissements de recherche, l’Inria dispose d’environ 170 équipes-projets rattachées à 8 centres de recherche et qui accueillent près de 3 800 chercheurs, enseignants-chercheurs, post-doctorants et doctorants.</p> <p>Le directeur d'un centre de recherche Inria est une personnalité scientifique de haut niveau. Il est membre du comité de direction de l'institut et participe à sa direction nationale. Il est nommé pour quatre ans, renouvelables au plus deux fois. Il dirige un centre rassemblant plusieurs centaines de personnes au sein des équipes-projets et des services d'appui à la recherche. Le centre comprend des personnels Inria et des personnels des partenaires associés aux travaux d'Inria sur la base de conventions spécifiques notamment au sein des équipes-projets communes avec d'autres établissements. Le directeur de centre a la responsabilité de mettre en œuvre la politique scientifique et les orientations stratégiques d'Inria, notamment en matière de recherche, de développement technologique, de transfert et d'innovation, de partenariats européens, de relations internationales et d’attractivité. Il développe cette politique dans l'environnement régional de son centre, en relation avec des acteurs variés, dont les universités, grandes écoles et établissements de recherche, les entreprises, les collectivités et administrations publiques.</p> <p>Ses missions incluent en particulier les dimensions suivantes :</p> <ul> <li>&nbsp;Le directeur pilote la création et l'évolution des équipes-projets de recherche rattachées au centre.</li> <li>Il organise, administre et aménage le centre ; il est le garant de la cohérence de l'action d'ensemble d'Inria, veille au respect des règles de gestion définies par l'institut, et optimise les moyens qu'il contrôle et qu'il a la responsabilité d'allouer.</li> <li>Il met en œuvre les recrutements de personnels non permanents ainsi que l'organisation de certains concours pour le recrutement de personnels permanents</li> <li>il propose et met en œuvre un plan annuel emploi et compétences pour son centre, définit l'organisation du travail, fixe les objectifs, met en œuvre le plan de formation des personnels et propose les évolutions de carrière et les rémunérations variables des personnels placés sous son autorité.</li> <li>Il est responsable de l'allocation des moyens, en particuliier budgétaires, aux équipes-projets et aux services, et contrôle leur bonne utilisation.</li> <li>Il est détenteur du pouvoir adjudicateur (achat de fournitures, services et travaux) dans la limite d'un million d'euros, et préside les commissions d'appel d'offre.</li> <li>Il signe les contrats de transfert avec les partenaires de l'institut.</li> <li>Il est chargé de veiller à la sécurité et à la protection des agents placés sous son autorité ; il veille au respect du règlement intérieur, anime le dialogue social et la concertation interne au niveau local ; il préside les instances prévues à cet effet.</li> <li>Il a le pouvoir d'engager l'Inria et suscite les partenariats et échanges locaux, régionaux, nationaux et internationaux utiles aux activités scientifiques et au rayonnement de l'institut. </li> </ul> <p>Cet appel à candidatures est ouvert à toute personne possédant les compétences et qualités nécessaires pour accomplir au mieux les missions qui précèdent, et ayant en particulier :</p> <ul> <li>&nbsp;une excellente expérience de la recherche en mathématiques ou en informatique (niveau directeur de recherche ou professeur des Universités) et une bonne maîtrise des problématiques scientifiques et technologiques des domaines d'Inria ;</li> <li>des capacités de management et d'animation d'équipes de recherche et d’appui à la recherche, d'interaction avec l'ensemble des chercheurs des domaines d'Inria ;</li> <li>des capacités relationnelles et de communication avérées.</li> </ul> <p>Les conditions spécifiques de détachement d'un corps de l'État ou d'interruption d'un emploi permanent occupé actuellement dans un autre établissement seront étudiées sur demande. </p> Dix-neuf postes d'ingénieurs et de techniciens http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/dix-neuf-postes-d-ingenieurs-et-de-techniciens Mon, 04 Oct 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>En 2010, l'Inria recrute dans les métiers d'appui de la recherche, 19 postes d'ingénieurs et de techniciens. Les concours internes sont ouverts sous conditions d'ancienneté à tous les fonctionnaires et contractuels de la fonction publique, qu’ils viennent de l’Inria, des autres EPST (Établissement public à caractère scientifique et technologique) ou des autres fonctions publiques de l'Etat, territoriale et hospitalière. Quelles sont les&nbsp; conditions d'inscription.</p> <a name="eztoc55889_1" id="eztoc55889_1" class="anchor"></a><h3>Conditions d'activité</h3><p> Pour concourir, vous devez vous trouver en position d’activité ou de détachement. A noter, la position d’activité englobe différentes situations de congés (annuel, maladie, maternité, adoption, ou formation professionnelle).<br /> Aucune condition d’âge n’est requise pour se présenter aux concours internes.</p> <a name="eztoc55889_2" id="eztoc55889_2" class="anchor"></a><h3>Conditions d’ancienneté</h3><p> La condition d’ancienneté pour l’accès aux corps de catégories A et B s’apprécie à la veille de la première épreuve (première réunion d’examen des dossiers par le jury).<br /> Si vous appartenez à l’un des corps des EPST, les conditions d’ancienneté s’apprécient selon les années de services effectués en position d’activité dans votre corps ou en position de détachement dans ce corps.<br /> Si vous êtes titulaire d’autres corps de la fonction publique ou non-titulaire de la fonction publique, votre corps ou votre emploi sera rattaché à un des corps des EPST dans les conditions fixées au décret 83-1260. Les conditions d’ancienneté sont les mêmes que celles des corps des EPST. (Voir le guide du candidat).</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p><strong>Répartition des dix-neuf postes d'ingénieurs et de techniciens </strong><strong>:</strong></p> <ul> <li>3 Ingénieurs de Recherche (toutes BAP confondues)</li> <li>4 Ingénieurs d'Etudes (toutes BAP confondues)</li> <li>8 Assistants Ingénieurs (toutes BAP confondues)</li> <li>4 Techniciens de la Recherche (toutes BAP confondues)</li> </ul> </div> </div> Des modèles mathématiques pour vendre le bon produit, au bon prix, au bon moment... et au bon client http://www.inria.fr/recherches/actualites/modeles-mathematiques-pour-mieux-vendre Tue, 28 Sep 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Luce Brotcorne, chargée de recherches à l’Inria depuis 2009, est membre de l’équipe-projet DOLPHIN. Son domaine est la gestion de revenu, et notamment la détermination des tarifs, discipline pour laquelle elle propose une approche novatrice prenant en compte explicitement le comportement des consommateurs.&nbsp;</p> <a name="eztoc36898_1" id="eztoc36898_1" class="anchor"></a><h3>Sur quelles problématiques portent vos recherches&nbsp;?</h3><p><strong>Luce Brotcorne :</strong>&nbsp;C’est la gestion de revenu, plus connue sous le terme <em>yield management</em>. Une problématique sur laquelle travaillent essentiellement les chercheurs anglo-saxons. Elle consiste à développer une stratégie permettant de vendre le bon produit, au bon client, au bon prix et au bon moment. Soit, pour une compagnie aérienne par exemple, savoir combien de sièges proposer, à quel tarif, durant une période donnée. Le lien avec l’aviation n’est pas fortuit car cette discipline est née dans les années quatre-vingt, au moment de la dérégulation du transport aérien. On la subdivise en quatre axes&nbsp;: l’estimation de la demande, la surréservation (<em>overbooking</em>), l’allocation de la capacité et enfin la tarification. C’est sur ce dernier point que je me suis plus particulièrement spécialisée.</p> <a name="eztoc36898_2" id="eztoc36898_2" class="anchor"></a><h3>Sur quoi porte votre effort&nbsp;?</h3><p><strong>L. B. :&nbsp;</strong>Sur une approche nouvelle de la tarification, élaborée initialement avec des collègues de Bruxelles et de Montréal mais que je poursuis aujourd’hui à l’Inria. Classiquement, dans une logique économique, c’est à partir des données historiques d’une compagnie que l’on estimait la demande, ce qui amenait à déterminer un tarif. Cette approche est devenue obsolète car, avec internet, le client a la possibilité de comparer les prix, de voir l’incidence d’un départ avancé ou plus tardif, etc. Bref, il développe une stratégie qui peut dépendre, en plus du tarif lui-même, des horaires, de l’attente entre les correspondances ou de sa fidélité à une compagnie. L’originalité de notre démarche consiste à intégrer explicitement ce comportement-là dans la problématique de la détermination des tarifs. Nous sommes les seuls à travailler sur cette logique actuellement. Elle nous a conduits à considérer des problèmes d’optimisation mathématique à deux niveaux.</p> <a name="eztoc36898_3" id="eztoc36898_3" class="anchor"></a><h3>Pourquoi deux niveaux&nbsp;?</h3><p><strong>L. B. :&nbsp;</strong>Parce que, en ce qui concerne le problème de la maximisation du revenu d'une compagnie, la demande est calculée en résolvant un deuxième problème : celui de l’optimisation des clients qui maximisent leurs fonctions d'utilité. D'où les deux niveaux. C’est le sujet principal de mon HRD. Utiliser ce type d’outil complexe permet aux décisionnaires de voir des interactions là où elles n’auraient, auparavant, pas été aussi apparentes.</p> <a name="eztoc36898_4" id="eztoc36898_4" class="anchor"></a><h3>Qui utilise cette approche de la tarification aujourd’hui&nbsp;?</h3><p><strong>L. B. :&nbsp;</strong>A l’heure actuelle, principalement Thalys, <em>via</em>&nbsp;la <em>start-up</em><a href="http://www.expretio.com/" target="_blank">&nbsp;Expretio</a>, créée à Montréal. On a des contacts avec des compagnies aériennes mais il leur faudra du temps pour changer de pratiques à ce point, surtout chez les poids lourds du secteur. C’est un domaine où l’offre logicielle est déjà très importante, contrairement à ce qui existait dans le rail. C’est pourquoi il nous a été plus facile d’imposer notre approche d’optimisation mathématique à deux niveaux sur ce marché du ferroviaire.</p> <a name="eztoc36898_5" id="eztoc36898_5" class="anchor"></a><h3>Peut-on dire que vous avez transposé au rail un outil conçu pour l’aérien&nbsp;?</h3><p><strong>L. B. :&nbsp;</strong>Non, c’est un nouvel outil car on a dû s’adapter aux particularités du ferroviaire. Le paradigme en soi est assez généraliste, ce qui signifie qu’il pourra convenir à nombre de contextes mais il faudra toujours passer par une adaptation aux spécificités et contraintes de chaque domaine. Un réseau ferré est très différent de celui d’une compagnie aérienne, les contraintes liées au taux de remplissage n’ont rien à voir, les tarifs changent moins souvent, etc. C’est encore plus évident dans le domaine de l’énergie dont les spécificités sont très marquées. La maximisation du revenu y est importante, mais les sociétés sont également confrontées à la congestion potentielle de leur réseau&nbsp;si tous les clients consomment au même moment. Etaler les pics est donc un objectif qu’elles doivent prendre en compte dans la détermination des tarifs. Pour l’heure, nous n’en sommes qu’au stade exploratoire mais cela suppose d’élaborer un outil à la fois bi-niveau et multiobjectif, ce qui entre totalement dans l’axe de l’équipe Dolphin de l’Inria.&nbsp;</p> Améliorer l'interaction de l'utilisateur avec les mondes 3D http://www.inria.fr/recherches/actualites/ameliorer-interaction-utilisateur-mondes-3d Tue, 28 Sep 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Anatole Lécuyer, de l'équipe-projet BUNRAKU, vient de soutenir avec succès son habilitation à diriger des recherches consacrée aux interactions avec les univers virtuels. Un domaine où les chercheurs travaillent de manière parallèle sur le matériel, les logiciels, l'ergonomie, la perception humaine et l'application au réel.&nbsp;</p> <a name="eztoc36871_1" id="eztoc36871_1" class="anchor"></a><h3>Votre domaine est la réalité virtuelle. De quoi s'agit-il ?</h3><p><strong>Anatole Lécuyer :</strong>&nbsp;C'est une discipline qui concerne l’interaction en 3D avec des mondes virtuels. Le but d'un système de réalité virtuelle (RV) est d'immerger un utilisateur au sein d'un univers avec lequel il peut interagir tout en ressentant les retours sensoriels qui en proviennent et qui vont contribuer à son sentiment d’y être « présent ».&nbsp;</p> <a name="eztoc36871_2" id="eztoc36871_2" class="anchor"></a><h3>Comment créer cette immersion ?</h3><p><strong>A. Lécuyer :&nbsp;</strong>Par le biais d'interfaces correspondant à certains canaux sensoriels. Elles peuvent être visuelles, avec des écrans stéréoscopiques ou des casques de RV. Mais aussi haptiques (liées au toucher), via des dispositifs à retour d'effort qui contraignent les membres ou des périphériques tactiles, qui restituent des sensations de textures. Une troisième catégorie d'interface est celle qui lie directement le cerveau à l'ordinateur et permet d'interagir par l'intermédiaire de l'activité cérébrale, en captant les intentions de l'utilisateur.</p> <a name="eztoc36871_3" id="eztoc36871_3" class="anchor"></a><h3>Sur quelles problématiques travaillent les chercheurs aujourd'hui ?</h3><p><strong>A. Lécuyer&nbsp;:&nbsp;</strong>Il y en a cinq. D'abord, tout ce qui touche au matériel. Ensuite, les aspects logiciels, qui concernent la conception des architectures, des composants, etc. Par exemple, comment modéliser et simuler l’intelligence d’un humain virtuel. Le troisième défi est lié à l'interface homme-machine et à l'ergonomie. Il s'agit de mettre au point des techniques d'interaction optimisant l'usage des interfaces dont on dispose. Le quatrième point est la perception des utilisateurs. En quoi diffère-t-elle du monde réel et quelles questions le virtuel pose-t-il ? Enfin, il y a l'application de la RV à des domaines spécifiques, comme l'entraînement des sportifs, la simulation industrielle, chirurgicale, etc. C'est un axe transverse car il nécessite d'intégrer le matériel, le logiciel, l'ergonomie et la perception.&nbsp;</p> <a name="eztoc36871_4" id="eztoc36871_4" class="anchor"></a><h3>Sur lesquels de ces aspects porte votre activité ?</h3><p><strong>A. Lécuyer&nbsp;:&nbsp;</strong>Depuis dix ans, je travaille principalement sur les aspects logiciels et l'ergonomie des dispositifs de RV. Mon objectif est d'améliorer les capacités d'interaction avec le monde virtuel. Cela soulève deux questions : comment générer un retour sensoriel de meilleure qualité et comment perfectionner les techniques d'interaction adaptées à la 3D. Pour cela, je me concentre davantage sur l'utilisateur que sur la technologie. C'est en m'inspirant des propriétés de la perception humaine – par exemple la prise en compte de phénomènes d'illusion sensorielle et de la prédominance de la vision sur le toucher dans tout ce qui est spatial - que je tente de simplifier les dispositifs de RV pour les rendre plus efficaces.&nbsp;</p> <a name="eztoc36871_5" id="eztoc36871_5" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les applications concrètes de la RV ?</h3><p><strong>A. Lécuyer&nbsp;:&nbsp;</strong>Elles englobent des domaines variés : médecine, éducation, industrie. Airbus, par exemple, utilise aujourd'hui des interfaces à retour haptique. Avant que la configuration technique d'un nouvel appareil soit figée, ces dispositifs permettent de vérifier, sur un modèle virtuel, la validité des procédures de maintenance (extraction et remplacement d'éléments, etc.) ou le bon emboîtage des modules de la structure. Auparavant, il fallait pour cela réaliser une maquette à l'échelle 1, coûteuse et encombrante. &nbsp;</p> LYaTiss, pour construire l’internet de demain http://www.inria.fr/innovation/actualites/lyatiss-pour-construire-l-internet-de-demain Mon, 27 Sep 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>L’Inria est fier d’annoncer la création de sa 100e&nbsp;start up, il s’agit de Lyatiss. </p> <p>Rencontre avec Pascale Vicat-Blanc Primet, &nbsp;Directrice de Recherches&nbsp;à l'institut, fondatrice et PDG de la société Lyatiss.</p> <p>Depuis 2005, Pascale Vicat-Blanc Primet, responsable de l’équipe de recherche <a href="/domaines/reseaux-systemes-et-services-calcul-distribue/reseaux-et-telecommunications/reso" target="_self">RESO</a>&nbsp;de l’Inria, travaille sur la virtualisation et l’optimisation d’infrastructures de réseaux haute capacité et de calcul. Des travaux de recherche qui représentent aujourd’hui une véritable solution pour l’internet du futur.</p> <p>« <em>En virtualisant et en combinant les ressources physiques de l’informatique et de la communication, il est possible de repousser les limites de l’internet actuel qui, au départ, n’a pas été conçu pour servir d’infrastructure universelle</em>&nbsp;», déclare cette chercheuse. « <em>Ainsi, notre modèle est à même de lever de nombreux verrous : données insuffisamment sécurisées, qualité de service non garantie, absence d’horloge interne et non coordination conduisant au gaspillage des ressources, etc. Je suis convaincue de l’intérêt de notre modèle qui associe de surcroît la durabilité économique et énergétique </em>».</p> <p>C’est ainsi que Pascale Vicat-Blanc Primet a décidé de franchir le pas et de se lancer dans la création de la start-up LYaTiss, prévue pour juillet 2010. LYaTiss est pionnière sur le marché et commercialisera des logiciels et des services de virtualisation et d’optimisation d’infrastructures de traitement et de transmission de l’information.</p> Gérard Berry écosse les sciences informatiques http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/gerard-berry-ecosse-les-sciences-informatiques Thu, 23 Sep 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Les technologies de l’information transforment notre monde et la perception que nous en avons. Dans ce mouvement, les sciences numériques permettent de mieux comprendre, communiquer et analyser la révolution en marche. C’est autour de cette thématique que Gérard Berry, chercheur de l’Inria, interviendra aujourd’hui lors de la première des conférences qu'il organise à la School of Informatics de l’université d'Edimbourg.</p> <p>L'informatique et les sciences numériques jouent un rôle croissant dans la construction d’un monde nouveau. Elles restent pourtant peu connues du grand public. Ce paradoxe sera largement développé par Gérard Berry, président de la commission d’évaluation de l’Inria et professeur au Collège de France, dans le cadre du cours qu'il donne à la School of Informatics de l’université d'Edimbourg. Cet évènement, organisé en partenariat avec la Royal Society of Edimbourg, le Collège de France et l’Inria, se déroulera du 23 septembre au 7 octobre prochain. Son intervention sera organisée autour de 7 aspects phares des sciences de l’informatique. Le chercheur s’appuiera sur plusieurs des 18 lectures récemment données au Collège de France. Le cours donnera également la parole à des chercheurs venus de France et du Royaume-Uni, qui apporteront un nouvel éclairage sur les avancées des sciences de l’informatique.</p> <p>Ce cours proposera des regards croisés de musiciens, bioinformaticiens et neuro-informaticiens. La dernière conférence portera quant à elle sur les avancées de la science informatique dans le monde digital en expansion. Elle sera animée par le professeur Chris Bishop.Cet évènement s’adresse aux étudiants, aux professeurs, mais aussi aux décideurs politiques et à toute personne passionnée par les sciences informatiques. La conférence sera retransmise, diffusée et accessible sur Inria Channel, la chaîne YouTube de l’Inria</p> SIGGRAPH, le rendez-vous incontournable de l'informatique graphique http://www.inria.fr/recherches/actualites/siggraph-2010 Mon, 26 Jul 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Aujourd'hui démarre la conférence internationale SIGGRAPH à Los Angeles. Tous les chercheurs, créatifs et industriels du domaine de l’image convergent à cette grand-messe où 25 000 personnes sont attendues. Ils se retrouvent autour de conférences, de démonstrations pour évoquer cinéma et effets spéciaux, images de synthèse, techniques interactives ou jeux vidéo. Ce rendez-vous est devenu incontournable pour l’Inria. À cette occasion, Gilbert Dutertre, président de Paris ACM Siggraph, et Claude Puech, directeur de la recherche à l'institut, nous ont accordé une interview.</p> <p><strong>Trois questions à Gilbert DUTERTRE , président de Paris ACM SIGGRAPH, association de professionnels dont le but est de promouvoir en France l’imagerie numérique sous toutes ses formes.</strong></p> <a name="eztoc10679_1" id="eztoc10679_1" class="anchor"></a><h3>Quels sont l’origine et le rôle de cette association ?</h3> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/scientifiques/images-corps/siggraph-2010-gilbert-dutertre/10735-1-fre-FR/siggraph-2010-gilbert-dutertre.jpg" width="110" height="146" alt="Gilbert Dutertre, président de Paris ACM SIGGRAPH" title="Gilbert Dutertre, président de Paris ACM SIGGRAPH" /> </span> </p></div> <p><strong>Gilbert Dutertre :</strong>&nbsp;Elle existe depuis 1984. Elle a été le premier sous-groupe créé hors continent américain d’ACM SIGGRAPH, le groupe dédié à l’informatique graphique qui organise SIGGRAPH, la plus importante conférence mondiale sur le sujet depuis 1973. Il existe 25 sous-groupes de ce type dans le monde hors des Etats-Unis mais le notre est de loin le plus dynamique. Tout simplement parce que la France a joué et continue de jouer un rôle moteur dans le développement de l’image de synthèse, et cela au niveau mondial.</p> <a name="eztoc10679_2" id="eztoc10679_2" class="anchor"></a><h3>Comment justifier cette spécificité française qui perdure ?</h3><p><strong>Gilbert Dutertre :</strong>&nbsp;Elle est vraiment culturelle. Nous avons un petit côté exotique dans le paysage mondial de l’imagerie numérique. Les français ont toujours été reconnus pour avoir une intelligence particulière dans ce domaine, une vision, une créativité, une sensibilité à innover, à détourner. Cela se retrouve dans la formation des infographistes. Nous sommes le seul pays au monde à en former près d’un millier par an avec des écoles prestigieuses comme les Gobelins et Supinfocom. Les studios américains et anglais viennent tous les ans embaucher ces étudiants. Supinfocom a même créé une école en Inde sur le même modèle.</p> <a name="eztoc10679_3" id="eztoc10679_3" class="anchor"></a><h3>Comment est perçue la France côté recherche ?</h3><p> <strong>Gilbert Dutertre :</strong>&nbsp;Depuis plus de 20 ans, les articles des scientifiques français sont sélectionnés à SIGGRAPH, en particulier ceux des chercheurs de l’Inria, structure de référence en informatique graphique. Leurs présentations sont toujours bien appréciées. Recherche et développement sont assurément l’autre atout français, avec en particulier la création d’entreprises spécialisées dans le logiciel. En revanche, notre industrie n’est pas aussi développée que d’autres pays. Les pôles de compétitivité comme Cap Digital et Imaginove tentent d’y remédier.<br /> &nbsp;</p> <p><strong>Trois questions à Claude PUECH, directeur de la recherche à l’Inria et responsable d’une équipe de recherche en informatique graphique depuis 1986.</strong></p> <a name="eztoc10679_4" id="eztoc10679_4" class="anchor"></a><h3>Quelle place l’informatique graphique occupe-t-elle à l’Inria ?</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/scientifiques/images-corps/siggraph-2010-claude-puech/10738-1-fre-FR/siggraph-2010-claude-puech.jpg" width="110" height="146" alt="Claude Puech, directeur de la recherche à l'INRIA" title="Claude Puech, directeur de la recherche à l'INRIA" /> </span> </p></div> <p><strong>Claude Puech :</strong>&nbsp;Inria a initié cette activité à la fin des années 80 avec l'équipe SIAMES de Bruno Arnaldi (Rennes) et l'équipe SYNTIM d'André Gagalowicz (Rocquencourt). En 1992, l'équipe IMAGIS dont j'étais le responsable, a été créée au sein de la nouvelle unité de recherche Rhône Alpes. Depuis, l'activité s'est largement diversifiée tant aux plans thématique que géographique. Aujourd'hui, l’Inria compte six équipes-projets rattachées à ce domaine*. Mais il convient d'y ajouter les équipes de recherche en vision par ordinateur, en géométrie algorithmique ou en interaction homme-machine. Par ailleurs, l'Inria et ses chercheurs en informatique graphique sont présents au plan international, notamment à travers ses équipes associées avec le MIT (Massachussetts Institute of Technology), Caltech (California Institute of Technology), ou encore l'UBC (The University of British Columbia).</p> <a name="eztoc10679_5" id="eztoc10679_5" class="anchor"></a><h3>Pourquoi SIGGRAPH est-elle une manifestation incontournable ?</h3><p><strong>Claude Puech :</strong>&nbsp;Un mélange de genres assez unique. Pour les chercheurs, c'est d'abord &quot;la&quot; conférence de référence du domaine dans laquelle il est bon de publier pour être reconnu au niveau international. Siggraph est en effet une conférence extrêmement sélective, un endroit où l'on peut faire le point sur l'état de l'art grâce aux dizaines de cours présentés par les meilleurs spécialistes du domaine. C'est aussi un lieu où l'on peut croiser des ingénieurs et des animateurs venant des studios de production d'effets spéciaux de jeux et des grands labos de recherche privés tels que Pixar ou Disney Research. On peut également y rencontrer des artistes venus montrer leur production et en discuter, des industriels présents à la grande exposition qui se tient en parallèle à la conférence, des étudiants participant à la &quot;Job Fair&quot;, et encore des chercheurs venus présenter des démonstrations de leurs réalisations encore au stade de prototype, etc. Bref, SIGGRAPH est un foisonnement extraordinaire de gens et d'idées, qui rassemble, chaque année, plusieurs dizaines de milliers de personnes.</p> <a name="eztoc10679_6" id="eztoc10679_6" class="anchor"></a><h3>L'an dernier, quelles ont été les démonstrations marquantes présentées pour Inria ?</h3><p><strong>Claude Puech : </strong>J'en retiendrai deux. Celle de l’équipe BUNRAKU (Inria Rennes). Il s'agit d'un logiciel qui permet de simuler des déplacements humains réalistes en 3D. Ce logiciel a donné lieu à la création en 2009 de la start-up GOLAEM. Une des démonstrations qui a eu également un énorme succès, et ce pendant plusieurs années, est celle de la plateforme GRIMAGE. Commune aux équipes PERCEPTION, MOAIS et EVASION (Inria Grenoble), cette plateforme correspond à un système qui permet à une personne d’évoluer dans un monde virtuel et d’interagir avec les objets virtuels qui s’y trouvent. 4D Views, une start-up issue de certains de ces travaux a été créée en 2007.</p> <p>*ARTIS et EVASION à Grenoble, REVES à Sophia, ALICE à Nancy, BUNRAKU à Rennes et IPARLA à Bordeaux.</p> Tournage 3D : le rugby crève l’écran ! http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/3d-partenariat-transfert Wed, 21 Jul 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>La société française Binocle développe, depuis plus de dix ans, des outils 3D innovants. Ces outils permettent la prise de vues et la post production de films en relief. Cela fait maintenant six ans que Binocle collabore avec l'équipe-projet Inria PRIMA. Ensemble, ils travaillent sur l’amélioration du confort visuel de la 3D, ainsi que sur la maîtrise de la mise en scène du relief. </p> <p><strong>Interviews croisées de Sergi Pujades et Frédéric Devernay, respectivement directeur du département Recherche &amp; Dévelopement de la société <a href="http://www.binocle.com/" target="_self">Binocle</a>&nbsp;et membre de l'équipe-projet <a href="/" target="_self">PRIMA</a>.</strong></p> <a name="eztoc8958_1" id="eztoc8958_1" class="anchor"></a><h3><strong>Quelles ont été vos avancées majeures en terme de 3D depuis le début de la collaboration Inria/Binocle ?</strong></h3><p><strong>Sergi Pujades :</strong>&nbsp;Nous travaillons avec l’Inria depuis 2004. A l'issue de cette première collaboration fin 2007, nous avons crée le département Recherche &amp; Dévelopement de Binocle. Aujourd’hui, six permanents travaillent dans ce département, dont trois sont des anciens chercheurs Inria. Cette coopération a conduit au dépôt d'un projet financé par l’agence nationale de la recherche : Stéréocam. Ce projet porte sur les images vidéos en relief. Après ce premier projet, nous avons soumis un deuxième projet commun : 3DLive. Celui-ci, plus ambitieux, met en oeuvre pas moins de huit partenaires et porte sur la chaîne vidéo complète, c‘est à dire de la capture à la diffusion en relief.</p> <a name="eztoc8958_2" id="eztoc8958_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quel est l’objectif du projet commun 3D Live ?</strong></h3><p><strong>Frédéric Devernay :</strong>&nbsp;C'est un projet centré sur la télévision en relief. L’équipe-projet PRIMA, à laquelle j’appartiens, développe des algorithmes de calcul très performants capables de corriger la vidéo en direct pour des dispositifs de prise de vues 3D. La société Binocle les intègre ensuite à leurs outils de tournage existants. L'objectif de ce projet est de parvenir à limiter la fatigue du téléspectateur. Cette fatigue résulte des changements de plans. Lors d’un match de foot par exemple, des plans de caméra éloignés succèdent fréquemment à des plans très rapprochés. Or, il ne faut pas moins d'une seconde au regard pour s’adapter à ces changements de profondeur de champ. Ainsi, tout reste à faire à ce niveau, car gérer les transitions reste encore un verrou technologique.</p> <a name="eztoc8958_3" id="eztoc8958_3" class="anchor"></a><h3><strong>Le projet 3D Live permet-il de traiter d’autres aspects de la 3D ?</strong></h3><p><strong>Frédéric Devernay :</strong>&nbsp;Il traite aussi la facilité d'adaptation multi-support des films 3D. Actuellement, un même programme n’aura pas le même rendu sur un écran de cinéma ou sur une TV 3D de salon. C'est une question de géométrie. Nous cherchons à modifier les caractéristiques de ces films de manière à obtenir le même effet, et ce quelqu’en soit le support. Ce devrait être le cas courant 2011. Le problème de mélanges d'images représente aussi une vraie problématique. Inclure une scène virtuelle dans une image réelle en gérant automatiquement l'effet 3D, tout comme afficher le score d’un match ou des sous-titres d'un film 3D n'est pas évident. L’une des perspectives de 3D Live est donc d’intégrer harmonieusement ces éléments, tout ça en temps réel.</p> <a name="eztoc8958_4" id="eztoc8958_4" class="anchor"></a><h3><strong>Les technologies que vous avez développées <strong>ensemble </strong>sont-elles déjà utilisées?</strong></h3><p><strong>Sergi Pujades :</strong>&nbsp;Oui, depuis plus d’un an. Les outils que nous utilisons intègrent les algorithmes créés pour Stéréocam. Nous les utilisons sur des tournages professionnels et sportifs comme Roland Garros 2009, le Tournoi des VI nations 2010. Nous nous en servons aussi dans le domaine de la santé, lors d’opérations chirurgicales. Suite au développement du projet 3DLive, nous avons pu tester nos prototypes le 4 juillet dernier, à l'occasion de la Super League de rugby à XIII 2010. Et nous recommençons lors de la Biennale de la danse de Lyon, en octobre prochain. Ce sont des essais grandeur nature. Car pour mettre en place ces outils, il faut sortir du labo ! Mais le cinéma est notre coeur de métier. Nous participons en ce moment au premier long-métrage français en 3D : Derrière les Murs.</p> Sylvain Lefebvre, lauréat du Prix Eurographics 2010 http://www.inria.fr/recherches/actualites/prix-eurographics-2010 Fri, 16 Jul 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Sylvain Lefebvre, chercheur de l’Inria, vient d’obtenir le Prix Eurographics dans la catégorie « Jeune chercheur ». Ce prix récompense ses travaux de recherche sur la synthèse de textures. Voyageur de l’Inria, il a débuté sa carrière dans l'équipe EVASION à Grenoble avant de la poursuivre dans l'équipe REVES de Sophia. Il a rejoint récemment l’équipe ALICE de Nancy. Il considère ce prix comme une reconnaissance du travail collectif mené au sein de ces équipes sur les algorithmes et les méthodes pour faciliter la création et l'affichage d’environnements virtuels.</p> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/scientifiques/images-corps/eurographics-2010-gargouille/7042-1-fre-FR/eurographics-2010-gargouille_vignette_resume.jpg" width="110" height="129" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Objet virtuel &quot;Gargouille&quot; </span> </p></div> <p>D'origine stéphanoise, Sylvain Lefebvre a d’abord rejoint l’équipe IMAGIS de l’Inria Grenoble afin de réaliser son DEA en « imagerie et vision robotique » puis de préparer sa thèse sous la responsabilité de Fabrice Neyret. Après un séjour postdoctoral outre-Atlantique chez Microsoft Research, il est revenu, en tant qu’ingénieur-expert cette fois, travailler sur un projet graphique au sein de l’équipe-projet EVASION de Grenoble. Recruté comme chargé de recherche en 2006, il a rejoint l’équipe REVES à Sophia-Antipolis, où il a pu mener ses travaux&nbsp;pendant quatre ans et développer un intérêt croissant pour la géométrie. C’est ce même intérêt qui l’a récemment invité à se rapprocher de l’équipe ALICE à Nancy, où il cherche à présent à étendre à la géométrie les méthodes précédemment développées pour les textures. A 32 ans, Sylvain Lefebvre est fort d’un réseau de partenaires de recherche sur tout le territoire, auquel il dédie ce prix Eurographics. « Equipes à taille humaine », « complicité scientifique », « marge de liberté », « richesse des échanges avec les industriels » : il se fait volontiers ambassadeur du modèle d’organisation en équipes-projets Inria. Un jeune ambassadeur plein d’avenir.</p> <br class="clear" /> <a name="eztoc6963_1" id="eztoc6963_1" class="anchor"></a><h3>Une question de texture</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/scientifiques/images-corps/eurographics-2010-mere-et-enfant/7074-1-fre-FR/eurographics-2010-mere-et-enfant_vignette_resume.jpg" width="110" height="136" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> Objet virtuel &quot;Mère et enfant&quot; </span> </p></div> <p>Passionné par la création d’images de synthèse, Sylvain Lefebvre a orienté ses recherches sur les textures et la création de contenu graphique avec l’objectif d’améliorer la qualité des environnements interactifs. La « texture» est en effet la manière de donner une apparence à la surface d’objets virtuels. Les textures complètent la modélisation géométrique qui, elle, définit la forme des objets virtuels. Le principe consiste à concevoir des détails sur les surfaces qui donnent l'illusion de différents matériaux, rapprochant l'image de synthèse de la réalité. Comment attacher des points de couleur à une surface pour rendre compte d’un matériau comme le bois ? Comment composer des couleurs pour représenter la pierre ou le papier ? C’est à ces questions que Sylvain LEFEBVRE et ses collègues ont tenté de répondre notamment grâce à la « méthode de synthèse à partir d’exemples ». En intégrant la dimension géométrique, le défi consiste aujourd’hui à déployer les principes développés pour les textures pour concevoir des formes dans des environnements virtuels. Avec pour objectifs de gagner toujours plus de temps sur la conception et d’obtenir une image plus riche, plus immersive. Ces travaux répondent à un besoin direct des industriels notamment dans le secteur des jeux video ou encore des simulateurs de vol. Les applications interactives nécessitent en effet des détails de plus en plus précis et une grande qualité visuelle. « Je fais évoluer mes recherches en fonction des échanges directs avec les industriels, précise Sylvain Lefebvre, Cela me permet de cerner davantage leurs besoins et d'identifier les problématiques scientifiques qui ont de bonnes chances de déboucher sur des applications ». Une adaptabilité qui l’a récemment amené à faire… du conseil en entreprise.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc6963_2" id="eztoc6963_2" class="anchor"></a><h3>Eurographics, la vitrine de l'informatique graphique</h3><p>Eurographics est la seule association professionnelle européenne de promotion de l’informatique graphique. L’association soutient les travaux de recherche en informatique graphique et dans d’autres domaines tels que le multimédia, la visualisation scientifique et l’interface hommes-machines. Eurographics entretient des liens très étroits avec les Etats-Unis, le Japon et d’autres pays, en suscitant des échanges d’informations scientifiques et techniques et de compétences à l’échelle mondiale. En 2004, à l’occasion de ses 25 ans, Eurographics a créé les trois Prix Eurographics : le Prix Distinction de Carrière, le Prix Contributions Techniques Exceptionnelles, et le Prix Jeune Chercheur. Ce programme vise à mettre en lumière la recherche européenne en informatique graphique.</p> </div> </div> Méthodes de classements scientifiques : peut-on parier sans risques ? http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/methodes-de-classements-scientifiques Wed, 07 Jul 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Pouvait-on prédire que Garry Kasparov serait si longtemps champion du monde d’échecs ? La récente défaite de la France à la coupe du monde 2010 reflétait-elle vraiment son niveau ? Evaluer avec justesse le niveau réel des sportifs ou des joueurs pour prédire le résultat d’une confrontation, d’un match, ou d’une compétition n’est pas chose aisée. A l’heure de la légalisation des paris en ligne, peut-on s’appuyer sur les sciences pour augmenter ses chances de gagner ? Le chercheur Rémi Coulom travaille sur les méthodes de classement scientifique. Interview avec ce chercheur de l’Inria qui tente de répondre à ces questions.</p> <a name="eztoc9186_1" id="eztoc9186_1" class="anchor"></a><h3>Pourquoi les sciences s’intéressent-elles aux jeux ?</h3><p><strong>Rémi Coulom : </strong>Cela fait maintenant plusieurs années que je m’intéresse aux méthodes de classements scientifiques appliquées aux jeux. C’est un projet que j’ai développé en marge des travaux de mon équipe à l’Inria. Le classement Elo, inventé dans les années 1950, reste le plus utilisé pour mesurer le niveau des joueurs d'échecs – ou d'autres sports – et pour prédire le résultat d'une partie. Cette méthode comporte cependant plusieurs faiblesses. Mon équipe (SEQUEL) travaille sur le sequential learning, un processus de séquençage dans le temps, et sur la planification. J’ai donc décidé de réutiliser ce travail et de le mettre au service des méthodes de classements scientifiques. J’ai souhaité pallier les failles de certaines méthodes de classement. Je me suis d’abord laissé captiver par les échecs et l’intelligence artificielle. Mais les programmes des jeux échecs sont désormais très performants et battent aisément les humains. En 2006, je me suis donc intéressé au jeu de go suite au passage d’un étudiant. Il était venu cette année là faire son Master à l’Inria, et était un fervent joueur du jeu de go. Lorsqu’il est parti, j’ai continué à m’intéresser au sujet afin de mesurer le plus précisément possible le niveau de ces joueurs.</p> <a name="eztoc9186_2" id="eztoc9186_2" class="anchor"></a><h3>Quel est la limite du classement d’Elo ?</h3><p><strong>R. C. :</strong>&nbsp;Le classement d’Elo est une variante toujours très utilisée par la fédération internationale des échecs pour établir le niveau des joueurs d'échecs. Cette méthode consiste à mettre à jour le classement à chaque fin de partie. Dans ce classement, l’amplitude de la modification de la position des joueurs en fin de match varie en fonction du niveau du joueur. Imaginons par exemple que deux joueurs débutants s’affrontent à plusieurs reprises. On ne connaît pas leur classement par rapport aux autres joueurs puisqu’ils débutent. Par défaut, ces deux joueurs seront classés au même niveau, mais très faiblement. Comme ces derniers n’ont jamais joué contre d’autres joueurs, le classement établi sera relatif à ces deux joueurs. Mettons ensuite que l’un des deux joueurs joue avec le reste des joueurs, qui sont eux très forts, et qu’il gagne. Le classement de ce joueur sera donc augmenté, mais pas celui de son adversaire initial, ce qui pose un premier problème. Enfin, l’adversaire déjà classé perdra plus de points en cas de défaite car le joueur débutant aura été initialement faiblement classé. Le classement d’Elo tel qu’utilisé n’est donc pas rétroactif et manque de précisions.</p> <a name="eztoc9186_3" id="eztoc9186_3" class="anchor"></a><h3>Quel est l’avantage de votre méthode Whole-History Rating (WHR) par rapport aux méthodes existantes ?</h3><p><strong>R. C :</strong>&nbsp;Il existe déjà des modèles très sophistiqués qui tentent de prendre en compte ce problème de rétroactivité sur une période d’un an. Ils font appel à la méthode statistique de l’inférence bayésienne, une démarche permettant de calculer ou réviser la probabilité d'une hypothèse. Si nous souhaitons classer un grand nombre de joueurs sur cette longue période, nous aurons la contrainte de travailler à partir de millions de données. Pour parvenir à un premier classement, plusieurs jours de calcul seront nécessaires. L’originalité de mon travail porte davantage sur la méthode numérique et le calcul, non sur le principe de fonctionnement des algorithmes utilisés. L’idée ici est de coupler le modèle d’inférence bayésienne à un modèle d’évolution temporelle. La qualité de ma méthode Whole-History Rating (WHR) est du même ordre que celle des travaux précédents, mais grâce à elle, le calcul devient plus performant. Il est par exemple possible de redescendre à un jour le nombre de jour de calcul permettant d’effectuer un classement. La méthode WHR pourrait donc permettre de calculer plus rapidement et d’établir des catégories de classement plus précises.</p> <a name="eztoc9186_4" id="eztoc9186_4" class="anchor"></a><h3>Les classements scientifiques peuvent-ils donc aider à faire des &quot;paris gagnants&quot; ?</h3><p><strong>R. C. :</strong>&nbsp;Grâce aux méthodes précédemment développées, nous pouvons établir des catégories de plus en plus précises. Le WHR, par exemple, commence tout juste à être utilisée par les joueurs du jeu Arimaa. Les méthodes de classements scientifiques restent cependant très relatives. On ne peut espérer prédire le résultat d’un match ou d’une rencontre par de simples calculs. Il est en effet impossible de prendre en compte tous les paramètres d’une rencontre, ni même de tenir compte des paramètres extérieurs, comme par exemple anticiper les insultes d’un joueur à la mi-temps !</p> Cinq projets de créations d'entreprises d'Inria primés http://www.inria.fr/innovation/actualites/cinq-projets-de-creations-d-entreprises-d-inria-primes Fri, 02 Jul 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Les résultats de la 12e édition du concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes lancée fin 2009, ont été annoncés. Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a reçu les candidats sélectionnés mercredi dernier lors d’une journée d'information et d'accompagnement. Dans la liste des lauréats 2010 figurent cinq entreprises issues des travaux de recherches Inria.</p> <p>Le concours national est une pièce majeure du dispositif de soutien à l'innovation. Il est organisé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en partenariat avec OSEO. Sa vocation ? Détecter et faire émerger des projets de création d’entreprises de technologies innovantes et soutenir les meilleurs d’entre eux grâce à une aide financière et un accompagnement adapté. Deux types de projets de création d'entreprises ont été présentés.</p> <a name="eztoc13553_1" id="eztoc13553_1" class="anchor"></a><h3>Les projets « création-développement »</h3><p>Il s'agit de projets qui ont déjà fait la preuve de leur viabilité. Ils ont ou vont donner lieu à une création d’entreprise à court terme. Dans cette catégorie, ont été sélectionnés :</p> <ul> <li><a href="/innovation/partenariats-transfert-technologique/start-ups/sysfera" target="_self">SysFera</a>, issue des travaux de l'équipe-projet GRAAL, porté par l’ingénieur David Loureiro, d'Inria Grenoble - Rhône-Alpes ;</li> <li><a href="http://www.ambientic.com/" target="_blank">Ambientic</a>, issue des travaux de l'équipe-projet ARLES, porté par Pierre-Guillaume Raverdy, Chargé des Actions de Développement à l’Inria Rocquencourt ;</li> <li><a href="http://www.lyatiss.com/" target="_blank">LYaTISS</a>, issue des travaux de l'équipe-projet RESO, porté par Pascale Vicat-Blanc Primet, Directrice de recherche à l’Inria à Lyon.</li> </ul> <a name="eztoc13553_2" id="eztoc13553_2" class="anchor"></a><h3>Les projets « en émergence »</h3><p>Ces projets rassemblent quant à eux les entreprises qui nécessitent encore une phase de maturation et de validation technique, économique et juridique. Dans cette catégorie ont été sélectionnés :</p> <ul> <li><a href="/centre/lille/actualites/ubinnov-primee" target="_self">UbInnov</a>, issue des travaux de l'équipe-projet ADAM (Lille - Nord Europe), porté par Nicolas Dolet et Nicolas Pessemier de l’Inria ;</li> <li><a href="http://ralyx.inria.fr/2009/Raweb/trio/uid22.html" target="_blank">MPI-Gate</a>, issue des travaux de l'équipe-projet TRIO&nbsp; (Nancy - Grand Est), porté par le chercheur Shahram Nourizadeh del’Inria.</li> </ul> Urbana Champaign : une expérience qui pétille http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/urbana-champaign-une-experience-qui-petille Fri, 25 Jun 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Il y a un an, l'université d’Urbana Champaign aux Etats-Unis et Inria mettaient en place le laboratoire commun de recherche en calcul intensif (High-Performance Computing, HPC). Basé au sein de l’Université de l’Illinois, ce laboratoire concentre ses travaux sur le développement d’algorithmes et de logiciels pour des ordinateurs à échelle pétaflopique et au-delà. Les chercheurs du laboratoire ont intégré leurs travaux dans le cadre du projet Blue Waters. Objectif ? Mettre au point le plus puissant des ordinateurs au monde. Le laboratoire est codirigé par Franck Cappello de l’Inria et Marc Snir du département informatique d’Urbana-Champaign, qui se consacre depuis 20 ans à l’étude du HPC, notamment au système de calcul intensif d’IBM. A l’occasion de la première évaluation du laboratoire commun, Marc Snir revient sur un an de collaboration.</p> <a name="eztoc13604_1" id="eztoc13604_1" class="anchor"></a><h3>Voilà déjà un an que le laboratoire commun Inria/Urbana-Champaign a vu le jour. Quel est votre bilan?</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-corps/urbana-champaign-portait-marc-snir/13688-1-fre-FR/urbana-champaign-portait-marc-snir_xml_vignette.jpg" width="110" height="146" alt="Portait Marc Snir" title="Portait Marc Snir" /> </span> </p></div> <p><strong>Marc Snir :</strong>&nbsp;Le laboratoire commun a pour but de promouvoir la collaboration entre les scientifiques français et américains. Notre objectif est de développer des logiciels qui simplifieraient l'utilisation d’ordinateurs comme celui du projet Blue Water qui verra le jour en 2011. J'ai été très agréablement surpris par les nombreux rapprochements entre les chercheurs français et américains. Nous avons organisé trois workshops durant lesquels nous avons beaucoup échangé. Mais nous avons surtout mené à bien des travaux sur de nouveaux algorithmes et logiciels, et mis à jour des bibliothèques de composantes scientifiques. Notre coopération avec l’Inria s’est donc rapidement concrétisée. Nous avons déjà beaucoup publié. Nous obtenons de bons résultats scientifiques dans les domaines de la résilience ou du « comment surmonter les défaillances du système à grande échelle ». La qualité des résultats obtenus dans un laps de temps très court est tout à fait extraordinaire.</p> <a name="eztoc13604_2" id="eztoc13604_2" class="anchor"></a><h3>Ce laboratoire commun est constitué de scientifiques français et américains. Comment travaillez-vous ensemble?</h3><p><strong>M.S. : </strong>Nous nous réunissons tous les six mois, en France, puis aux États-Unis. Le premier workshop s’est déroulé à Paris. Le second dans l'Illinois. Le troisième se passe actuellement à Bordeaux. Les chercheurs et les étudiants d'Inria se rendent aussi très souvent à Urbana Champaign, et vise versa. Franck Cappello de l’Inria s’implique énormément dans ce laboratoire commun. Expatrié aux Etats-Unis, il travaille activement à l’identification des diverses collaborations et sujets de recherche possibles avec notre université. Les chercheurs du laboratoire commun s’impliquent eux aussi doublement dans les recherches qui ne traitent pas que de problèmes théoriques. Les défis sur lesquels nous travaillons sont en effet très concrets. Nous voulons savoir comment faire fonctionner correctement le plus puissant des ordinateurs. Les objectifs sont donc clairs et concrets.</p> <a name="eztoc13604_3" id="eztoc13604_3" class="anchor"></a><h3>Quel est pour vous l’avantage de travailler en partenariat avec l'Inria ?</h3><p><strong>M.S. : </strong>Le calcul haute-performance, le développement des futurs logiciels informatiques à grande échelle de pointe sont des domaines complexes et importants. Je crois que la seule façon de réussir, c’est de collaborer au niveau international. Nous poussons activement dans ce sens afin de réunir les meilleurs spécialistes du domaine. Pour moi, la collaboration en informatique doit évoluer à la même manière que celle en exploration spatiale. Les chercheurs français sont déjà très avancés dans le calcul haute-performance, et nous apprécions mutuellement la contribution des uns et des autres dans ce domaine.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc13604_4" id="eztoc13604_4" class="anchor"></a><h3>À propos</h3><p> &nbsp;<br /> &nbsp;<strong>Center for Extreme-scale Computation</strong><br /> &nbsp;Le centre fait partie de l’Université de l’Illinois pour (Institute for Advanced Computing Applications and Technologies). Il se concentre sur le développement des applications et des technologies visant à aider les scientifiques et les ingénieurs à tirer tout le potentiel des ordinateurs de très haute puissance. Les champs de recherche couvrent notamment l’utilisation d’accélérateurs tels que GPUs en informatique scientifique, l’étude des simulations techniques multiéchelles et le éveloppement de nouvelles méthodes de programmation parallèle et d’applications scientifiques.<br /> &nbsp;<br /> &nbsp;<strong>NCSA</strong><br /> &nbsp;Le National Center for Supercomputing Applications, est situé à Urbana Champaign, au sein de l’Université de l’Illinois. Sa mission consiste à mettre à disposition des scientifiques et des ingénieurs des ordinateurs de forte puissance et de l’expertise de haut niveau. Depuis plus de 20 ans, le NCSA fait partie des leaders comme fournisseur de ressources en calcul de haute performance et comme partenaire de la communauté scientifique spécialisée dans la recherche en informatique (matériel et logiciel). Fort de cette expérience et de ce leadership, le NCSA et ses partenaires viennent de lancer le projet «Blue water», visant à offrir à la communauté scientifique un ordinateur capable de produire 1 Petaflops soutenu.<br /> &nbsp;<br /> <strong>&nbsp;Inria</strong><br /> &nbsp;Établissement public à caractère scientifique et technologique, sous tutelle des ministères chargés de la Recherche et de l'Industrie. Dirigeants : Michel COSNARD, Pdg d'Inria – Jean-Pierre VERJUS, directeur général adjoint. Budget annuel (2009) : 200 M€ dont 21% de ressources propres. Centres régionaux de recherche : Paris - Rocquencourt, Sophia Antipolis – Méditerranée, Grenoble – Rhône-Alpes, Nancy – Grand Est, Rennes – Bretagne Atlantique, Bordeaux – Sud Ouest, Lille – Nord Europe, Saclay – Île-de-France. 2800 chercheurs, dont plus de 1000 doctorants, travaillant dans plus de 160 équipes-projets dontla plupart sont communes avec d’autres organismes, des grandes écoles, des universités. 790 contrats de recherche actifs. 79 équipes associées dans le monde. 94 entreprises créées depuis 1984.</p> </div> </div> La ville durable à portée de tous http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/la-ville-durable-a-portee-de-tous Wed, 16 Jun 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Se déplacer en ville peut parfois tourner au cauchemar. Comment améliorer les transports urbains et périurbains ? Quelles sont les pistes imaginées par les chercheurs de l’Inria pour la ville de demain ? Le 23 juin à Jouy-en-Josas, les prochaines Rencontres Inria-Industrie tentent de répondre à ces questions. Au cours de cet évènement, l’équipe-projet NeCS et la société Karrus présenteront une expérience mise en place à Grenoble. Entretien avec Denis Jacquet, président de Karrus.</p> <a name="eztoc25903_1" id="eztoc25903_1" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les ambitions de Karrus en matière d’écologie ?</h3><p><strong>Denis Jacquet :</strong>&nbsp;Les salles de contrôle chargées du trafic routier sont de plus en plus confrontées aux problèmes de &quot;congestions&quot;. Karrus propose une solution à travers un outil d’exploitation des infrastructures. Cet outil est destiné principalement aux autoroutes et aux voies rapides urbaines. Il vise à maitriser ces &quot;congestions&quot; et par voie de conséquence, à réduire les nuisances environnementales qui en découlent. Il participe ainsi à la construction de la ville durable de demain. Grâce à un traitement approprié des données de trafic collectées sur les routes, les exploitants peuvent disposer à présent de plateformes intelligentes de diagnostic et de contrôle. Le but : fournir de l’information fiable en temps réel aux exploitants et aux usagers des routes. Nos outils répondent à des problèmes souvent rencontrés en ingénierie du trafic. En améliorant la régulation des infrastructures existantes, ils permettent également d’éviter la construction de nouvelles routes et autoroutes. Notre activité s’inscrit de plus en plus dans une logique d’urbanisme écologique.</p> <a name="eztoc25903_2" id="eztoc25903_2" class="anchor"></a><h3>Quel est l’intérêt pour une société comme Karrus de participer aux prochaines rencontres Inria - Industrie ?</h3><p><strong>D.J. :</strong>&nbsp;Karrus est une jeune start-up menant des opérations de co-développements avec l’équipe-projet NeCS (Systèmes Commandés en Réseau) de l’Inria. Nous entretenons donc des relations privilégiées avec l’Institut. Carlos Canudas de Wit, responsable de cette équipe-projet et conseiller scientifique au sein de Karrus, animera la conférence sur les systèmes de transports intelligents au service des citoyens mobiles. Nous participerons aussi à une démonstration commune. A cette occasion, nous ferons part de nos retours d’expérience concernant le déploiement d’une architecture distribuée de capteurs de trafic sur la Rocade Sud de Grenoble. Ces rencontres sont aussi pour nous l’opportunité de rencontrer des industriels intéressés par nos technologies.</p> <a name="eztoc25903_3" id="eztoc25903_3" class="anchor"></a><h3>Quelle place tiennent aujourd’hui les sciences numériques dans le développement durable ?</h3><p><strong>D.J. :</strong>&nbsp;Les nouvelles technologies utilisant les sciences numériques dans le domaine du développement durable sont nombreuses et parfois déjà en exploitation. Leur développement à grande échelle dépendra de la volonté des décideurs. Dans la région grenobloise, dans laquelle nous travaillons, il est primordial de prendre en compte cette dimension. Une ville comme Grenoble, du fait de sa position géographique entre les montagnes, est particulièrement sensible aux nuisances environnementales. Des rencontres comme celles du 23 juin permettent cette prise de conscience aux différents niveaux de décision.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p class=" text-center"><strong>Conférence débat</strong></p> <p class=" text-center"><strong>« L’homme numérique au coeur de la société numérique»</strong></p> <p class=" text-left"> Table ronde « Nouvelles générations de réseaux haut-débit et mobilité »<br /> Animé par Jean-Marie Gorce. Professeur à l’INSA de Lyon. Responsable de l’équipe projet Inria SWING. Intervention de Khaldoun Al Agha. Professeur à l’Université de Paris-Sud XI. Chercheur au sein de l’équipe projet Inria HIPERCOM.</p> <p class=" text-left"> Table ronde « Masse de données : de l’acquisition à la connaissance »<br /> Animé par Stéphane Grumbach. Responsable de l’équipe projet Inria NETQUEST au sein du LIAMA à Pékin et directeur du LIAMA de 2006 à 2009.</p> <p class=" text-center"><strong>« La Recherche irrigue l’innovation des entreprises »</strong></p> <p> Table ronde « Comment innover dès l’amont de la conception »<br /> Nicolas Jourdan. Chargé des partenariats et projets d’innovation à l’Inria Grenoble Rhône-Alpes.</p> </div> </div> Une alliance pour le numérique http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/alliance-numerique Tue, 25 May 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>L’alliance pour les sciences et technologies du numérique, baptisée Allistene, est née le 17 décembre 2009. Elle fédère les grands acteurs nationaux des sciences et technologies du numérique que sont l’Inria, le CNRS, le CEA, la CPU, l’institut Télécom et la CDEFI, avec pour mission de coordonner et programmer la recherche publique dans le domaine. Michel Cosnard, président du comité de coordination de l’alliance pour deux ans, nous éclaire sur son rôle et son fonctionnement.</p> <p><strong>Entretien avec Michel Cosnard, président-directeur général de l’Inria et président du comité de coordination d’Allistene</strong></p> <a name="eztoc25691_1" id="eztoc25691_1" class="anchor"></a><h3>Pouvez-vous préciser le rôle de l’alliance dans le nouveau paysage de la recherche ?</h3><p><strong>Michel Cosnard :</strong>&nbsp;Le rôle d’Allistene est très important dans le cadre de la stratégie nationale de recherche et d’innovation qui a fait des sciences et technologies du numérique l’une de ses trois priorités. Il s’agit pour les organismes de transformer, par une réflexion commune, cette visée stratégique en un ensemble cohérent de programmes que les membres de l’alliance mettront en&nbsp;œuvre&nbsp;de façon individuelle ou collective. Nous réfléchissons également à une coordination entre les alliances elles-mêmes afin de pouvoir proposer des programmes plus globaux à la mesure des enjeux économiques et sociaux du pays, dans le cadre du grand emprunt.</p> <a name="eztoc25691_2" id="eztoc25691_2" class="anchor"></a><h3>Depuis la création d’Allistene, le comité de coordination de l’alliance s’est réuni quatre fois. Où en est-on aujourd’hui de la mise en place de sa gouvernance ?</h3><p><strong>Michel Cosnard :</strong>&nbsp;Nous avons procédé à la désignation du président du comité de coordination et à la nomination des responsables des cinq missions de l’alliance réparties entre les établissements : prospective et stratégie globale (CNRS), enjeux de formation supérieure (CPU), programmation (institut Télécom), coopération européenne et internationale (CDEFI) et valorisation et relations industrielles (CEA). Nous avons également mis en place six groupes programmatiques qui couvrent la thématique de l’alliance, dont cinq disciplinaires et un dédié à la recherche intégrative3. Ces groupes, en cours de constitution, réuniront des membres de l’alliance mais aussi des membres associés. L’Inra, l’Onera, le Cemagref et l’Inrets sont représentés et nous sommes en contact avec six pôles de compétitivité et d’autres acteurs, comme le Genci et le Cerfacs, auxquels nous avons demandé de proposer des experts. La mission des groupes programmatiques consiste à cartographier la recherche et à identifier les défis prioritaires à relever, pour ensuite conseiller les instances nationales et européennes dans la préparation des programmes de recherche affichés.</p> <a name="eztoc25691_3" id="eztoc25691_3" class="anchor"></a><h3>Sur quel sujet porteront les premiers travaux de ces groupes ?</h3><p><strong>Michel Cosnard : </strong>L’urgence est de contribuer à la mise en place des programmes de l’ANR et des programmes ICT de la commission européenne pour 2011-2013. C’est également maintenant que se décident les actions à mener dans le cadre du grand emprunt. Les organismes de recherche, contribuant au financement des programmes de recherche, sont naturellement associés à la définition de ces programmes grâce au travail réalisé au sein d’Allistene. Au printemps, les groupes vont étudier les propositions, présenter une analyse qui sera consolidée par le comité de coordination avant de faire l’objet d’un avis ou d’une recommandation de l’alliance. À l’automne, le fonctionnement des groupes programmatiques sera suffisamment rôdé pour se lancer dans la rédaction de documents prospectifs par thématique.</p> Tech’ Galerie : expérimentez l’innovation numérique http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/tech-galerie-innovation-numerique Wed, 12 May 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Depuis le mois d’avril 2010, la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette à Paris accueille la Tech’ Galerie : une exposition et un espace de débat de 400m² dédié aux technologies de demain. Pierre Ricono, chef du projet Tech’ Galerie, revient sur cette expérience pilote et sur la participation de l’Inria à l’évènement.</p> <a name="eztoc26315_1" id="eztoc26315_1" class="anchor"></a><h3>D’où vous est venue l’idée de la création de la Tech’ Galerie ?</h3><p><strong>&nbsp;Pierre Ricono :</strong>&nbsp;La création de la Tech’ Galerie est une expérimentation pionnière et inédite pour la Cité des sciences et de l’industrie. Nous souhaitions que chacun ait l’opportunité de découvrir les technologies émergentes. Il devenait donc intéressant de mettre à portée de tous, un espace entièrement dédié à ces nouvelles technologies. Cet événement est l’occasion idéale, pour le visiteur, de s’interroger sur les technologies qui feront peut-être bientôt partie de son quotidien, de s’y préparer et se responsabiliser.</p> <a name="eztoc26315_2" id="eztoc26315_2" class="anchor"></a><h3>Pourquoi avoir pensé à l’Inria pour la Tech’ Galerie ?</h3><p><strong>PR :</strong>&nbsp;Nous voulons présenter à la Tech’ Galerie des innovations qui s’ancrent dans les besoins de la société actuelle. Les nombreuses technologies futuristes sur lesquelles travaille l’Inria, comme le logiciel de commande de l'ordinateur par la pensée (OpenVIBE) et la voiture électrique sans pilote (le Cycab), sont des innovations qu’il nous a donc semblé évident d’introduire à la Cité. Par ailleurs, la mise à disposition sur le plateau de ces deux percées technologiques permettait d’avoir l’opportunité de saisir les premières réactions du public face à ces nouvelles technologies.</p> <a name="eztoc26315_3" id="eztoc26315_3" class="anchor"></a><h3>Quels projets innovants les visiteurs pourront-ils découvrir ?</h3><p><strong>PR : </strong>L’exposition est organisée autour de cinq espaces thématiques : le corps, l’environnement, la communication, les loisirs et la science. Ces lieux uniques présentent et mettent en valeur, sur un mode à la fois explicatif et démonstratif, quelques prototypes et objets phares issus de la recherche appliquée dans chacun des domaines abordés. Les visiteurs pourront ainsi découvrir un robot humanoïde, une pilule qui abrite une micro caméra, des téléphones solaires et encore bien d’autres innovations....</p> L’Inria s’invite à Shanghai http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/inria-shanghai Fri, 30 Apr 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Du 13 au 21 mai 2010, et en étroite collaboration avec l’INSA de Lyon et l'Agence Régionale du Développement et de l'Innovation (ARDI Rhône-Alpes), l’Inria s’installe à Shanghai sur les deux rives du Fleuve Huangpu. Placée sous le thème « Meilleure ville, meilleure vie », l’exposition universelle de 2010 sera l’occasion pour l’institut de présenter des innovations autour du thème de la ville harmonieuse. La participation de l’Inria se découpera en deux temps forts : la conférence débat « l’homme numérique au cœur de la société numérique » et la semaine de l’innovation.</p> <p>Le Pavillon France accueillera le 13 mai prochain la conférence débat : « l’homme numérique au cœur de la société numérique ». Organisée par Fabrice Valois de l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon, membre de l’équipe projet Inria SWING, cette conférence rassemblera les acteurs de l’innovation qui souhaitent relever les défis posés par la « société et l’homme numériques » à l’aube de ce millénaire. A cette occasion, l’Inria présentera son film « Défis numériques » et invitera plusieurs de ses chercheurs à s’exprimer autour du thème de la conférence.</p> <br class="clear" /> <p>La région Rhône-Alpes participera pour la première fois à une exposition universelle sur son pavillon ecoconstruit dédié à «l’Espace des Meilleures Pratiques Urbaines ». L’Agence Régionale du Développement et de l’Innovation (ARDI Rhône-Alpes) y organisera la semaine de l’innovation du 17 au 23 mai 2010. L’Inria exposera à cette occasion, son Cycab, véhicule sans conducteur en libre-service, imaginé pour la ville de demain. Cette présentation se fera en présence de Nicolas Jourdan, du centre de Grenoble, et de Christian Laugier, directeur de recherche à l’Inria, chargé des relations scientifiques Asie &amp; Océanie. Complété par un programme de conférences et de visites en collaboration avec les acteurs de l’innovation, cet évènement permettra de susciter de nouvelles coopérations.</p> <br class="clear" /> <p>Parallèlement à l’exposition universelle, l’Inria fêtera les 13 ans du laboratoire franco-chinois, le LIAMA. Consortium d’établissements chinois et européens, le LIAMA pilote des équipes de recherche hébergées à l’académie des sciences de Chine depuis 2008.</p> Rencontres Inria Industrie : le rendez-vous de la santé http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/rii-sante-2010 Thu, 15 Apr 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Le 15 avril à Bordeaux, l'Inria organise les rencontres Inria - Industrie sur le thème des &quot;industries du numérique pour la santé &quot;. Cet évènement a lieu en parallèle du Connectathon, rendez-vous annuel européen sur la standardisation des données dans le secteur de la santé. À cette occasion, Philippe Gesnouin revient sur les travaux scientifiques et les apports technologiques d'Inria dans ce secteur ainsi que sur le choix du bassin aquitain comme lieu privilégié de ces rencontres.</p> <p>Entretien avec<strong>&nbsp;Philippe Gesnouin</strong>, responsable du secteur Sciences de la vie et santé au sein de la direction du transfert et de l'innovation d'Inria.</p> <a name="eztoc58330_1" id="eztoc58330_1" class="anchor"></a><h3>Quelle place l'industrie de la santé occupe-t-elle à l'institut ?</h3><p><strong>Philippe Gesnouin :</strong>&nbsp;Ces dernières années, les technologies de l'information ont pris une place essentielle dans l'industrie de la santé. Elles permettent de mieux exploiter les données médicales et de développer de nouveaux outils d'aide au diagnostic et à la prescription. Elles fournissent encore des supports d'apprentissage et d'enseignement. Historiquement, les sciences de la vie et les sciences médicales sont pour Inria des domaines d'application importants. Aujourd'hui, l'Institut a choisi de s'impliquer davantage dans le secteur de l'informatique médicale, de la télésanté, de la santé à domicile. L'aide pour le handicap est également un axe prédominant de nos recherches.</p> <a name="eztoc58330_2" id="eztoc58330_2" class="anchor"></a><h3>Quelles sont les actions de transfert technologique d'Inria dans ce secteur ?</h3><p><strong>Philippe Gesnouin :</strong>&nbsp;Une des missions d'Inria est d'identifier et d'accompagner les entreprises françaises existantes ou en création. Dans le secteur des sciences de la vie et de la santé, l'Institut collabore avec des grands groupes mondiaux et des PME (comme Diatelic, Digital-Trainers, Syneika, Robosoft, présentes le 15 avril à Bordeaux). Il s'implique dans des initiatives d'envergure nationale ou internationale comme le centre national de référence santé domicile et autonomie et IHE (Integrating the Healthcare Enterprise). L'imagerie médicale constitue également un sujet majeur de recherche et d'innovation.</p> <a name="eztoc58330_3" id="eztoc58330_3" class="anchor"></a><h3>Pouvez-vous nous donner un avant goût des démonstrations des technologies Inria qui seront présentées ?</h3><p><strong>Philippe Gesnouin :</strong>&nbsp;Dans l’industrie de la santé, les innovations sont nécessaires et permanentes. Les équipes de recherche de l’Inria participent activement à ce mouvement à travers leurs avancées scientifiques. Des résultats plus génériques dans les domaines du web sémantique, des réseaux de capteurs ou de la domotique ont également un impact sur les problématiques de santé. Parmi les démonstrations au programme de la journée du 15 avril : simulation des mouvements d'organes lors de la respiration, simulateurs d’intervention chirurgicale sur patient virtuel, ou encore optimisation des applications d'assistance à la personne.</p> <a name="eztoc58330_4" id="eztoc58330_4" class="anchor"></a><h3>Pourquoi organiser cet évènement à Bordeaux ?</h3><p><strong>Philippe Gesnouin :</strong>&nbsp;L'industrie du logiciel pour la santé est fortement implantée en région Aquitaine. Selon une étude réalisée en 2008, elle est la première région française dans ce secteur en matière d'emploi, notamment en raison de la présence d'un vivier d'experts en matière d'informatique médicale. L'agence régionale de l'innovation (Innovalis-Aquitaine) souhaite renforcer cette spécificité industrielle. Enfin, l'Inria, présent dans le bassin aquitain avec son centre Bordeaux Sud-Ouest. Nos liens avec la région et notre implication dans IHE nous ont conduits naturellement à organiser ces rencontres à bordeaux. D'ailleurs, nous avons aussi oeuvré pour que la 10ème édition du Connectathon européen ait lieu en parallèle dans la région.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc58330_5" id="eztoc58330_5" class="anchor"></a><h3>Interopérabilité des systèmes d’information de santé</h3><p>Integrating the Healthcare Enterprise (IHE) est une initiative internationale qui a pour but de faciliter l'interopérabilité entre les équipements et systèmes d'information de santé.</p> <p>Pragmatique, cette inititiative définit des profils d'intégrations ou de contenus et propose des procédures pratiques et concrètes d'utilisation de standard (HL7, Dicom, ebXML,...). Chaque année lors du Connectathon les différentes applications de santé sont mises en relation et testées sur une plateforme commune. Objectif : vérifier leur interopérabilité.</p> <p>Inria est très impliqué dans IHE (membre fondateur d'IHE en Europe) et l'organisation des Connectathons. Eric Poiseau, ingénieur de recherche Inria est le coordinateur technique de l'événement européen, au sein de l'équipe rennaise IHE-Development. Cette forte implication permet à l'IInria d'entretenir des relations privilégiées avec l'ensemble des acteurs de la e-santé. Plus de 300 sociétés à travers le monde on déjà participé à un Connectathon.</p> </div> </div> Marathon des sables : au coeur de l'aventure scientifique http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/x-trem-log-capteurs-innovants Wed, 07 Apr 2010 00:00:00 +0200 ]]> <p>Voilà déja plusieurs jours que, Guillaume Chelius, chercheur à l’Inria, a entamé sa course dans le sud marocain.</p> <p>Réputée pour être la course la plus difficile du monde, cette 25e édition du marathon des sables est également l’occasion d’une expérimentation scientifique sans précédent. Equipé de capteurs communiquant en réseau tout au long de son périple, le dossard numéro 266 se prête à l’expérience. Il s’agit pour les membres du projet X-trem-log de l’Inria à l’origine de cette aventure de valider le système d'analyse du mouvement humain en conditions extrêmes.</p> <div class="object-center xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://www.youtube.com/watch?v=1k8Co9SjuNI&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/var/inria/storage/images/medias/videos/youtube-inriachannel/x-trem-log-capteurs-innovants/28289-4-fre-FR/x-trem-log-capteurs-innovants_vignette_video.jpg&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Deux chercheuses passionnées de mathématiques http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/chercheuses-passionnees-de-mathematiques Mon, 08 Mar 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>À l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, une chercheuse confirmée et une jeune doctorante nous confient leur enthousiasme pour leur métier. Interview croisée de Catherine Bonnet, responsable de l’équipe DISCO et membre du bureau de l’association Femmes et mathématiques, et Céline Blondeau, doctorante dans l’équipe-projet SECRET.</p> <a name="eztoc31881_1" id="eztoc31881_1" class="anchor"></a><h3>Comment avez-vous rencontré la recherche en mathématiques ?</h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-corps/catherine-bonnet/35548-1-fre-FR/catherine-bonnet_xml_vignette.jpg" width="110" height="83" alt="Catherine Bonnet" title="Catherine Bonnet" /> </span> </p></div> <p><strong>Catherine Bonnet :</strong>&nbsp;Je faisais des études de mathématiques par goût. Je visais alors l'enseignement, seul débouché que j'imaginais alors. C'est au cours de mes études universitaires, au contact des étudiants en thèse que j'ai envisagé un métier de chercheur. Mais à l'époque, je pensais que la recherche ne pouvait être qu'appliquée et que l'on ne faisait pas de découvertes en mathématiques. Ce n'est qu'au cours de ma thèse dans l'aérospatial que j'ai compris les enjeux de la recherche théorique et des méthodes exactes, sûres et génériques pour résoudre des problèmes concrets.</p> <br class="clear" /> <div class="object-right"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/actualites/generales/images-corps/celine-blondeau/35663-2-fre-FR/celine-blondeau_xml_vignette.jpg" width="110" height="83" alt="Céline Blondeau" title="Céline Blondeau" /> </span> </p></div> <p><strong>Céline Blondeau : </strong>Au lycée, je ne savais pas trop ce que voulait dire faire de la recherche en mathématiques. J’en avais une image assez vieillotte véhiculée par les médias. Mais j’ai toujours été attirée par les mathématiques, la logique, la magie des chiffres et, par la suite, de toutes sortes d’objets que l’on manipule. Je voulais enseigner les mathématiques. C’est au contact de mes professeurs à l’université que j’ai découvert la recherche. Le métier de chercheuse m’est alors apparu comme une voie toute naturelle.</p> <a name="eztoc31881_2" id="eztoc31881_2" class="anchor"></a><h3>Quels sont les atouts du métier de chercheuse ?</h3><p><strong>Catherine Bonnet : </strong>Pour moi, le plus important, c'est de pouvoir apprendre tous les jours et de progresser. Je le fais avec plaisir parce que ce métier s'appuie aussi sur des échanges continuels avec des chercheurs de son équipe ou des collègues à l'étranger. Un autre versant du métier que j'apprécie beaucoup est l'exercice de vulgarisation nécessaire à la diffusion de nos travaux à des publics non avertis. Je m'implique notamment dans des actions vers les jeunes qui, s'ils n'ont pas d'exemples proches de chercheurs, n'ont qu'une idée très floue de ce que cela représente.</p> <p><strong>Céline Blondeau : </strong>Dans ce métier, il y a un côté « défi ». J'adore me confronter à des problèmes compliqués et essayer de les résoudre en trouvant des solutions originales. De plus, c'est tout sauf la routine : on apprend de nouvelles choses en permanence et les problèmes sont très variés. On ne fait pas tous la même chose. Mais ce n'est pas pour cela que l'on travaille seul. Le travail en équipe est important. Je suis dans une équipe où l'ambiance est très bonne et l'on s'entraide beaucoup.</p> <a name="eztoc31881_3" id="eztoc31881_3" class="anchor"></a><h3>Catherine, vous faites partie de « Femmes et mathématiques », pouvez-vous nous présenter l’association ?</h3><p><strong>Catherine Bonnet :</strong>&nbsp;J'ai découvert l'association en allant écouter l'intervention d'une amie au forum des jeunes mathématiciennes organisé régulièrement par l'association. J'ai été séduite par le dynamisme et la richesse des interventions et des réflexions, notamment sur la place des femmes dans le monde des sciences. L'objectif est d'attirer les plus jeunes vers des carrières scientifiques et de lutter contre l'autocensure en offrant la possibilité d'échanger sur les expériences des unes et des autres. D'une façon générale, l'association agit auprès des instances gouvernementales pour améliorer les conditions d'activité des mathématiciennes. Elle essaie aussi de changer les mentalités, par exemple pour que des campagnes de promotion des femmes ne soient pas contreproductives !</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content" class="object-center"> <a name="eztoc31881_3_0_0_0_1" id="eztoc31881_3_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>À propos</h6><p class=" text-center"> <strong>Equipe projet SECRET</strong><br /> &nbsp;(Sécurité, cryptologie, transmission)</p> <p class=" text-left">Domaine de prédilection de l'équipe-projet SECRET, la conception et l'analyse de la sécurité d'algorithmes cryptographiques est indispensable pour assurer la confidentialité et l'intégrité des données, par exemple pour la navigation sur internet, le paiement en ligne, les communications téléphoniques, le vote électronique ou, plus récemment, les données personnelles de santé.</p> <p class=" text-center"> <strong>Equipe de recherche DISCO</strong><br /> (Systèmes dynamiques interconnectés dans des environnements complexes)</p> <p class=" text-left">L'équipe DISCO développe des méthodes de contrôle robustes, capables de s'appliquer à toutes sortes de systèmes complexes, aussi bien dans le domaine de la médecine (leucémie myéloïde chronique et aiguë), que celui de la biologie microbienne (digesteur anaérobie) ou de l'énergie nucléaire (installations cryogéniques, schémas de téléopération).</p> </div> </div> Inria fait son show... room technologique http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/euratechnologies-lille-metropole-europe Fri, 26 Feb 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le 4 février 2010, l'Inria a inauguré sa vitrine technologique au sein d'EuraTechnologies situé dans la métropole lilloise. Ce nouveau pôle offre à l'Institut un lieu unique pour exposer en grand les dernières technologies issues de ses recherches. Un nouvel espace permanent d'expositions, d'animations scientifiques et d'échanges pour s'émerveiller et &quot;apprivoiser&quot; un peu plus les nouvelles technologies.</p> <p>Pour commencer, le plateau Inria propose trois démonstrations : un nouvel environnement 3D d’interaction homme - machine, un bloc opératoire pour simuler une intervention, un réseau inédit de capteurs suspendu. Au cours de rendez-vous réguliers, les chercheurs de l'Institut présenteront leurs travaux. Objectifs : donner des idées aux entreprises innovantes et leur permettre d'imaginer les services et les activités de demain. Et surtout leur donner envie de se rapprocher et de collaborer avec des scientifiques passionnés à leur écoute. Retour en images à travers un diaporama et un reportage vidéo sur la journée d'inauguration avec des interviews de Max Dauchet, directeur du centre Inria Lille - Nord Europe, Sylvain Karpf, responsable transfert et innovation et Laurent Grisoni, responsable équipe MINT. </p> <div class="object-center xml_large"> <p> <object width="600" height="460" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://www.youtube.com/watch?v=7EIUhOUv2Vk&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/var/inria/storage/images/medias/videos/youtube-inriachannel/inria-euratechnologies-metropole-lilloise/41701-3-fre-FR/inria-euratechnologies-metropole-lilloise_vignette_video.jpg&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Green Touch : vers de nouveaux réseaux de télécommunication verts http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/green-touch Fri, 15 Jan 2010 00:00:00 +0100 ]]> <p> Convaincu de l’enjeu de développer des technologies plus respectueuses de l’environnement, l'Inria est membre fondateur de l’initiative Green Touch lancée le lundi 11 janvier par Alcatel-Lucent et ses unités de recherche Bell Labs. Le consortium s'est donné pour objectif ambitieux de réduire par 1000 la consommation énergetique des réseaux télécoms. D'ici 5 ans, il s'agit de mettre au point les technologies et les composants qui seront demain à la base des futurs réseaux verts.<br /> Bruno Sportisse, directeur du transfert et de l’innovation, nous explique pourquoi l’Inria rejoint le consortium Green Touch aux côtés de partenaires académiques et industriels.</p> <a name="eztoc44491_1" id="eztoc44491_1" class="anchor"></a><h3>Proposer des technologies plus respectueuses de l’environnement, est-ce une priorité de l’Inria ?</h3><p><strong>Bruno Sportisse :</strong>&nbsp;&quot;Aujourd'hui, il devient nécessaire de prendre en compte les enjeux de développement durable dans la conception des TIC, en réduisant notamment leur empreinte carbone. L’optimisation de la consommation énergétique des nouvelles technologies est ainsi déterminante pour assurer le développement d’une société numérique durable,&nbsp; notamment pour le futur d’Internet. Plusieurs équipes projets Inria mènent des travaux de recherche associés à ces problématiques, telles que ASCOLA, CEPAGE, DART, MAESTRO, MASCOTTE, MESCAL, NECS, RESO, RMOD et RUNTIME. Certaines s’investissent dans des projets multipartenaires. Par exemple, MASCOTTE intervient dans le projet ANR DIMAGREEN pour la conception et la gestion de réseaux verts à basse consommation d'énergie tandis que MESCAL et RESO sont impliquées dans l’action de recherche collaborative GreenNet qui élabore des architectures logicielles économes en énergie pour des systèmes distribués à large échelle&quot;.</p> <a name="eztoc44491_2" id="eztoc44491_2" class="anchor"></a><h3>Quels sont les atouts d’un consortium comme <em>Green Touch</em>&nbsp;?</h3><p> <strong>Bruno Sportisse :</strong>&nbsp;&quot;Pour des projets de cette ampleur, il faut avoir une approche globale embrassant tous les aspects scientifiques et technologiques, depuis les composants physiques jusqu’aux logiciels pour la conception et la gestion du réseau. C'est en remettant à plat l'ensemble de la chaîne, en imaginant un réseau plus économe en énergie (ce pour quoi il n'est pas conçu actuellement), que les experts de Bell Labs ont identifié un potentiel de réduction de plusieurs ordres de grandeur. En rassemblant des acteurs sur l'ensemble des&nbsp; technologies numériques, le consortium Green Touch permet cette approche globale.<br /> Il est également clé d'avoir une démarche de type Open Innovation avec des expertises et des engagements conjoints des industriels et de la recherche publique. La conception des infrastructures de la société numérique nécessite une mutualisation des efforts. C'est bien la stratégie du consortium qui réunit à la fois des leaders académiques (Massachussetts Institute of Technology, Stanford University Wireless System Labs, CEA-LETI, Inria…) et industriels (Samsung, Alcatel-Lucent, AT&amp;T, China Mobile, Samsung, Telefonica…), et qui reste ouvert à des acteurs désireux de le rejoindre.&quot;</p> <a name="eztoc44491_3" id="eztoc44491_3" class="anchor"></a><h3>Cette initiative conforte également notre partenariat stratégique avec Alcatel-Lucent, n’est-ce pas ?</h3><p><strong>Bruno Sportisse : </strong>&quot;Effectivement, Alcatel-Lucent est un partenaire stratégique de l'institut, avec lequel nous menons des collaborations fructueuses depuis plusieurs années. Depuis la mise en place en juillet 2008 de notre laboratoire commun dédié à l’Internet du futur et aux réseaux mobiles autonomes, nous partageons d’autres projets structurants. Alcatel-Lucent a été notamment un des moteurs du projet ICT Labs sélectionné en décembre dernier par l’EIT, Institut européen pour l'innovation et la technologie.&quot; </p> L’Inria et le CEMAGREF analysent les courants http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/l-inria-et-le-cemagref-analysent-les-courants Thu, 10 Dec 2009 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le centre de recherche Inria de Rennes accueille cette année FLUMINANCE, une nouvelle équipe-projet commune à l’Inria et au CEMAGREF. Son originalité : allier les compétences des chercheurs de l’Inria en analyse et traitement d’images avec celles des chercheurs en mécanique des fluides du CEMAGREF. Les courants polluants et les tornades n’ont qu’à bien se tenir !</p> <p>L'idée est simple : coupler des techniques innovantes d'analyse d'images aux modèles physiques afin d'observer des écoulements fluides d’eau ou d’air. Depuis 5 ans, l'Inria et le CEMAGREF collaborent dans la continuité du projet FLUID. Ce projet est financé par la Commission européenne et coordonné par Etienne Mémin, chercheur à l'institut. <em>&quot;À l'époque, le CEMAGREF venait de se doter d’une soufflerie des plus innovantes sur son centre rennais&quot;</em>&nbsp;se remémore Etienne Mémin. <em>&quot;Ils cherchaient de meilleures méthodes d'analyse d'images afin d'analyser leurs écoulements expérimentaux et industriels. Une problématique des plus intéressantes par rapport à nos propres recherches&quot;</em>. Cette collaboration dans FLUID et dans d’autres projets soutenus par l’Etat et la Région Bretagne devient en 2009, FLUMINANCE, une équipe de recherche à part entière commune, aux deux organismes et dirigée par Etienne Mémin.</p> <p>L’équipe FLUMINANCE souffle un vent nouveau sur les méthodes d’analyse du mouvement fluide par l’image. Les techniques classiques s'appuient sur des hypothèses générales décorrélées du phénomène observé. Au contraire, celles de l’équipe FLUMINANCE visent à analyser la séquence dans son ensemble en la couplant avec un modèle de la dynamique de l'écoulement. Il s’agit d’extraire le plus fidèlement possible, à partir de l’information contenue dans l’image, des mouvements qui respectent les lois de la mécanique des fluides et de la turbulence. &quot;À la fin, nous obtenons des champs de vitesses décrivant précisément l'évolution de l'écoulement observé,&quot; explique le chercheur. &quot; Cela s’applique aux expériences en soufflerie, aux images de nuages, de rivières, ou encore de courants océaniques. Ces techniques, très fiables s'adaptent en particulier aux images satellites et pourront être utilisées en complément de mesures plus traditionnelles dans les endroits du monde où il n’y a pas de stations météorologiques.</p> "La recherche, c'est le pied !" http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/olympiades-de-mathematiques-2009 Fri, 04 Dec 2009 00:00:00 +0100 ]]> <p>Lundi 2 novembre, le centre Inria de Rocquencourt a accueilli les 23 lauréats du concours des Olympiades de mathématiques 2009. Du passionné à l'élève studieux, de l'autodidacte au néophyte des sciences, les profils étaient variés. Si le matin beaucoup pensaient que &quot; la recherche c'est ennuyeux et poussiéreux&quot;, en fin de journée ils étaient unanimes pour dire que &quot;la recherche c'est le pied !&quot;. Retour en vidéo sur une journée pleine de surprises.</p> <p>Un programme chargé attendait les 23 lauréats du concours des Olympiades 2009 en ce premier lundi de novembre. Pas de temps mort, l'image de la recherche était en jeu. Après une brève présentation de l'Institut par le Directeur du centre Inria de Rocquencourt, Antoine Petit, les jeunes têtes pensantes ont été plongées au coeur des équipes de recherche. Une immersion complète dans ce monde mystérieux. Encodage et cryptographie par Anne Canteaut, mathématiques et 3D par Olivier Duchenne, expérience grandeur nature avec le Cybercar... De nombreux scientifiques se sont relayés pour remettre en cause leurs idées reçues.</p> <div class=" xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://www.youtube.com/watch?v=I10Uug9o4VY&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Interview de Jean-pierre Verjus http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/berlin-7-interview-de-jean-pierre-verjus Tue, 01 Dec 2009 00:00:00 +0100 ]]> <p>Du 2 au 4 décembre, l’Inria co-organise, avec le Max Planck, la conférence Berlin 7 sur le libre accès à l’information scientifique et technique, en anglais Open Access... A cette occasion, Jean-Pierre Verjus, directeur général adjoint de l’Inria, revient sur l’engagement de l’Institut en faveur du libre accès et nous en dit plus sur la politique de l’Inria.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p> Inria est le leader français&nbsp;en termes de quantité déposée<br /> sur une archive ouverte.</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <div class="object-center xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://www.youtube.com/watch?v=P7HZL0c7lUE&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Gérard Berry a donné sa leçon inaugurale au Collège de France http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/gerard-berry-lecon-inaugurale-au-college-de-france Fri, 27 Nov 2009 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le 19 novembre 2009, à 18h, au Collège de France, quelques privilégiés ont pu assister à la leçon inaugurale de Gérard Berry. Tout a commencé par l'intervention de Pierre Corvol, administrateur du Collège de France. Ce dernier a rappelé pourquoi il est aujourd'hui essentiel de reconnaître la science informatique comme une science à part entière et donc de lui accorder un plus large enseignement. Il a ensuite très vite salué les talents de pédagogue de Gérard Berry et mis en avant ses qualités de &quot;passeur de savoir&quot;.</p> <p>L’assistance a vite été conquise par le talent du maître. Gérard Berry a provoqué l’hilarité générale en affirmant que le seul moyen d’être un bon informaticien « implique d’être aussi bête qu’un ordinateur ». Pendant une petite heure aux minutes non comptées, face à un public varié - informaticiens avertis, membres du Collège éminents spécialistes d’autres disciplines, représentants d’organismes publics de recherche... - Gérard Berry a donné vie à des concepts mathématiques ardus à grand renfort d’images et d’anecdotes parfois aussi surprenantes que l’histoire de deux skieurs se donnant rendez-vous sur une piste… Pour rappel, l'objectif de cette leçon était d'expliciter les quatre grandes classes de modèles de calcul, soit le modèle de calculabilité, les modèles séquentiels, les modèles parallèles et les modèles diffus.</p> <p> Gérard Berry a rendu hommage à de grandes figures de l’histoire de l’informatique comme Alan Turing ou Georges Gonthier, éminent chercheur présent dans la salle. Il a aussi souligné les grandes évolutions de la science informatique. Le nouveau titulaire de la chaire a même proposé de décerner à Alan Turing à titre posthume le prix qui porte son nom, soit le « Nobel de l’informatique » !<br /> Le &quot;passeur de savoir&quot; a prédit une prochaine “épidémie numérique”, soit une importance accrue de l’informatique, science phare du XXIe siècle, pour relever les grands défis sociétaux des prochaines décennies. Sous des applaudissements chaleureux, Gérard Berry a terminé sa leçon en affirmant que « faire ce qu’on veut en étant aussi bête qu’un ordinateur demande beaucoup d’intelligence ».</p> Un laboratoire commun entre Inria et des Universités africaines http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/lirima-inria Mon, 23 Nov 2009 00:00:00 +0100 ]]> <p>Le 24 novembre prochain, Michel Cosnard se rendra à Yaoundé au Cameroun pour signer la convention de création du Laboratoire International LIRIMA. Au travers de cette signature, l'Institut réafirme sa volonté de consolider ses partenariats avec les institutions africaines de recherche dans les domaines des STIC.</p> <p>Depuis 2004, l'Inria s'est engagé dans le projet SARIMA financé par le Ministére des Affaires Etrangères et Européennes. Sa vocation était d'organiser une étroite collaboration Nord-Sud en informatique et mathématiques. En 5 ans, SARIMA a contribué à organiser un vaste réseau africain de chercheurs en sciences et technologies de l'information et de la communication.</p> <p>Le LIRIMA permettra de renforcer ces coopérations, dans une alliance ouverte et dynamique, susceptible de s'élargir pour accueillir de nouveaux partenaires et de nouvelles équipes de recherche africaines comme européennes.</p> <p>73 chercheurs dont 45 d'Inria provenant de 18 équipes de recherche différentes ont souhaité d'ores et déjà travailler pour ce nouveau laboratoire. Avec le LIRIMA, il s'agira d'aller encore plus loin, en ouvrant ce réseau à l'ensemble des chercheurs africains.</p> Rennes à la pointe de la neuro-imagerie http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/inauguration-neuroinformatique Tue, 27 Oct 2009 00:00:00 +0100 ]]> <p>Mardi 27 octobre, le centre Inria rennais inaugure avec ses partenaires, la plate-forme d’imagerie NeurInfo sur le campus de Villejean à Rennes. Cette nouvelle plate-forme va se mettre au service de la recherche en neuro-imagerie pour permettre, à terme, des avancées significatives sur les pathologies du système nerveux.</p> <p>L’idée est simple : développer des protocoles d’imageries innovants qui répondent à des questions plus spécifiques en recherche clinique. Seule une chose manquait, l’outil technologique de support. Aujourd’hui, avec NeurInfo, l’Inria, l’INSERM, l’université Rennes 1 et les collectivités bretonnes (région Bretagne, département, Rennes Métropole) ont comblé ce vide.</p> <p>NeurInfo permet avant tout de réunir tous les acteurs de la neuro-imagerie. Médecins, cliniciens, biologistes, ingénieurs et chercheurs en informatique vont y travailler main dans la main pour faire le lien entre la recherche méthodologique et la recherche clinique. &quot;Il faut réfléchir aux protocoles d’imagerie en amont&quot;, explique Christian Barillot, directeur de l’unité mixte VisAGeS (Inserm/Inria/UR1/CNRS) directement impliquée dans la mise en place de la plate-forme. &quot;L’Inria sait faire des algorithmes très puissants. Il faut cependant qu’ils soient conçus pour répondre spécifiquement aux besoins cliniques afin d’optimiser aux mieux la production et le traitement des données issues de l’imagerie.&quot;</p> <p>Outre les avancées en imagerie des pathologies du système nerveux, NeurInfo va valoriser la recherche en neuroinformatique et notamment, les compétences de l’Inria en la matière. &quot;L’industrie pharmaceutique est la première visée&quot;, conclut Christian Barillot. &quot;La plate-forme doit nous aider à valoriser l’apport de l’Inria et de ses travaux pour ce secteur d’activité.&quot;</p> VGate : immersion et interaction 3D grandeur nature http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/vgate-immersion-et-interaction-3d Wed, 21 Oct 2009 00:00:00 +0200 ]]> <p>Faire évoluer une personne entière en temps réel dans des mondes virtuels est désormais possible grâce à la plateforme Virtualization Gate (VGate). EVASION, MOAIS et PERCEPTION, trois équipes projets Inria, ont participé à la mise au point de cette plateforme expérimentale.</p> <p>VGate utilise plusieurs caméras vidéo et des outils de modélisation 3D pour reconstituer en temps réel un environnement. Un casque de visualisation permet à l'utilisateur d'entrer dans un monde virtuel et mieux encore d'y évoluer en interaction. Il prend alors place dans cet environnement où il peut se voir et interagir avec les objets, le décor ou encore sa propre représentation 3D. Visionnez la vidéo de la démonstration présentée, cet été, à la conférence internationale Siggraph 2009.</p> <div class=" xml_large_wide_16_9"> <p> <object width="600" height="362" name="player" type="application/x-shockwave-flash" data="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="movie" value="/extension/site_inria/design/site_inria/flash/player.swf"> <param name="allowfullscreen" value="true"> <param name="allowscriptaccess" value="always"> <param name="flashvars" value="file=http://www.youtube.com/watch?v=jISwV3SFZzI&amp;autostart=false&amp;bufferlength=1&amp;stretching=exactfit&amp;backcolor=#2a3a47&amp;frontcolor=#DDDDDD&amp;lightcolor=#FFF&amp;dock=true&amp;stretching=uniform&amp;image=/extension/site_inria/design/site_inria/images/logos/preview.png&plugins=fbit-1,tweetit-1"> </object> </p> </div> Un système de cryptographie dédié aux systèmes embarqués http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/systeme-de-cryptographie-dedie-aux-systemes-embarques Mon, 05 Oct 2009 00:00:00 +0200 ]]> <p>Deux chercheurs, Pierrick Gaudry et Eric Schost, viennent de mettre au point un nouveau cryptosystème plus rapide et plus fiable. Intitulé Surf 1271, il repose sur l’utilisation de courbes hyper elliptiques et semble particulièrement adapté aux systèmes embarqués.</p> <p>Jules César utilisait déjà la cryptographie, l'art de communiquer de manière secrète. Aujourd'hui, la discipline est au coeur de nos échanges, spécialement sur internet. Gestion de comptes en ligne, achat en ligne, transactions financières… Les services en ligne doivent assurer un maximum de sécurité et de confidentialité aux utilisateurs. Pierrick Gaudry, chercheur CNRS à l'institut Nancy, travaille sur la conception et l'amélioration des systèmes de cryptographie. En collaboration avec <a href="http://www.csd.uwo.ca/%7Eeschost/" target="_blank">Eric Schost</a>&nbsp;de l’université canadienne de Western Ontario, il vient de mettre au point un nouveau système de cryptographie, plus rapide et plus fiable : Surf 1271.</p> <p>Depuis 40 ans, la cryptographie est dominée par le système de chiffrement RSA. Un système qui a fait ses preuves, mais qui montre aujourd’hui ses limites. Pour lutter contre le « piratage », les clefs de chiffrement deviennent de plus en plus complexes, demandant des capacités de calcul considérables. Or, les cartes à puce, les badges d’accès, les passes Navigo ou plus généralement les systèmes embarqués n'ont pas la capacité de supporter cette charge de calcul. Seule solution : simplifier les clefs et ainsi, alléger le calcul !</p> <p>Cette prouesse, Pierrick Gaudry et Eric Shost viennent de la réaliser avec Surf 1271, un système de cryptographie basé sur les courbes hyper elliptiques. Principe même de ce type de courbes : permettre de diviser par dix la taille de la clef de chiffrement. &quot;A sécurité égale, cette clef contient 256 caractères contre 2048 avec le RSA,&quot; souligne Pierrick Gaudry. &quot;Surf 1271 est par conséquent tout indiqué pour être appliqué aux systèmes embarqués qui disposent de faibles capacités de stockage et de calcul.&quot; Dans les mois à venir, nos deux chercheurs vont éditer un logiciel de cryptographie reprenant le principe de Surf 1271. &quot;Ce logiciel sera la vitrine du système,&quot; explique Pierrick Gaudry. &quot;C’est un premier pas vers sa standardisation, passage obligatoire pour promouvoir la technologie auprès des industriels.&quot; </p> Le CyCab d'Inria à la conquête des routes finlandaises http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/cycab Fri, 21 Aug 2009 00:00:00 +0200 ]]> <p>En ce début de 21e siècle, la pollution et l’encombrement des routes sont les fléaux des grandes villes. Pour y remédier, les laboratoires d'Inria ont développé le CyCab, une petite voiture autonome qui embarque à son bord les toutes dernières innovations technologiques. Parmi ses nombreux talents, le CyCab est notamment capable d'éviter les obstacles placés sur sa route.</p> <p>Klaxon, pollution de l’air, engorgement des rues et des chaussées, nuisances sonores sont autant de facteurs de stress qui impactent la qualité de vie dans les zones urbaines. Pour faire face à ces phénomènes, l’Union européenne a lancé le projet CityMobil dont le but est de développer des moyens de transports en commun innovants. Le tout pour que les villes redeviennent à nouveau accueillantes. L’une des solutions, en complément du bus et du métro, est le cybercar : une voiture autonome et non polluante.</p> <p>Ces nouveaux véhicules alternatifs sont capables d’évoluer « seuls ». Ils représentent un véritable défi technologique relevé par le centre de recherche Inria de Rocquencourt et les chercheurs de l’équipe Imara qui travaillent depuis plus de 10 ans sur un prototype : le CyCab. Ce véhicule présente une originalité, il évolue sans pilote. Un ordinateur prend en charge son fonctionnement global. Il analyse les informations qui lui sont transmises par des capteurs et prend des décisions : rouler, s’arrêter, tourner à gauche ou à droite... Ces informations lui parviennent selon trois sources différentes : la perception, la navigation et la communication. Le CyCab voit la route et s’y adapte. Pour cela, il est équipé d’un laser et d’une caméra qui lui permettent de suivre le marquage au sol et d’éviter les moindres obstacles. Afin de connaître sa position en temps réel, le véhicule possède un GPS amélioré d’une grande précision. Par ailleurs, chaque CyCab communique via Internet. Les véhicules peuvent ainsi échanger des informations entre eux pour se suivre à distance réduite, ou bien surfer sur le Web pour glaner des informations en temps réel sur le trafic routier et éviter les embouteillages.</p> <p> À l’occasion d’une des manifestations du projet européen CityMobil, les habitants de Vantaa en Finlande ont découvert ce petit bijou de technologies. Devant la mairie de la ville, un parcours de 500 m a permis de tester grandeur nature le potentiel de ces véhicules révolutionnaires.<br /> Les visiteurs ont pu appeler un des trois véhicules depuis une borne ou un téléphone portable et se faire déposer à un des arrêts du parcours. Finlande, Norvège, Clermont-Ferrand, La Rochelle... Le CyCab de l’équipe IMARA est &quot;en tournée&quot; jusqu’en 2011. Les Vélib’ ou autres n’ont qu’à bien se tenir…</p> Inria met son moteur de recherche IKONA au service de Pl@ntNet http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/ikona-au-service-de-pl-ntnet Thu, 06 Aug 2009 00:00:00 +0200 ]]> <p>Partager sur le Web les connaissances mondiales en botanique, tel est l’objectif de Pl@ntNet, projet original et ambitieux auquel participe l’Inria à travers le moteur de recherche IKONA mis au point par l’équipe IMEDIA.</p> <p>Pourriez-vous faire confiance à Internet comme à votre pharmacien pour savoir si le champignon que vous venez de cueillir est comestible ou non ? D’ici quatre ans, la réponse pourrait être « oui ». Grâce à la plateforme Web Pl@ntNet, vous pourrez très bientôt charger dans une base d’images la photo du champignon pour identifier automatiquement et rapidement son espèce, et savoir s’il est toxique ou non.</p> <p>Le projet Pl@ntNet vise la création d’une plateforme web collaborative de mutualisation des connaissances mondiales en botanique. La plateforme permettra d’enrichir l’inventaire de la biodiversité et de faciliter l’identification des espèces végétales connues ou inconnues sur les cinq continents. Sorte de Wikipedia de la flore mondiale, Pl@ntNet s’appuiera sur un réseau collaboratif de chercheurs, d’experts ou de passionnés en botanique et s’enrichira au rythme de leurs découvertes. La plateforme intègrera le moteur de recherche IKONA de l’Inria, fruit des travaux de l’équipe IMEDIA et de sa responsable Nozha Boujemaa, directrice de recherche, et par ailleurs, coordinatrice du projet Pl@ntNet.</p> <p>Actuellement en service, IKONA est un nouveau moteur de recherche. Exit la classique recherche par mots clés, le nouvel outil ne recherche plus sur le texte associé à une image mais directement sur l’image elle-même par association et identification automatique. L’utilisateur peut ainsi interroger la base d’images en comparant une photo prise avec son téléphone portable avec celles déjà enregistrées.</p> <p>Avec le projet Pl@ntNet,&nbsp; l’équipe IMEDIA va poursuivre le développement d’IKONA pour en améliorer la qualité, notamment au niveau de l’identification des couleurs, des textures et des formes des visuels. Ces améliorations vont permettre ainsi d’étendre son application et son utilisation à d’autres secteurs et domaines, tels que la presse, l’étude des insectes, les douanes…</p> Grid’5000 s’ouvre à l’international http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/grid-5000 Wed, 22 Jul 2009 00:00:00 +0200 ]]> <p>A l’occasion du colloque Colibri, l’Inria signe un accord avec l’Université fédérale du Rio Grande do Sul (UFRGC) pour intégrer son Institut d’informatique au sein de Grid’5000. Une ouverture qui va permettre aux utilisateurs de cette plateforme expérimentale d’explorer de nouvelles voies de recherche informatique liées aux problématiques de calcul en réseau.</p> <p>Projet initié en 2003 par le ministère de la recherche, l’Inria, le CNRS et les conseils régionaux, Grid’5000 a aujourd’hui atteint son objectif : exploiter la puissance de calcul de plus de 5000 &quot;cœurs&quot; de processeurs pour former une plateforme de recherche unique en son genre. La plateforme en compte aujourd’hui 5026, répartis sur 9 sites français. Depuis ce 22 juillet, 112 autres sont venus s’y ajouter avec l'intégration de l’Institut d’informatique de l’UFRGS, situé à Porto Alegre, dans le réseau Grid’5000.</p> <p>Cette ouverture à l’international représente plus qu’une simple augmentation de &quot;cœurs&quot; de processeurs au sein de Grid'5000. La prouesse technique consiste à raccorder des ordinateurs situés de part et d'autre de l'Atlantique, et ainsi ajouter une dimension intercontinentale à cet instrument d'expérimentation pour les systèmes de calcul en réseau. Répartition des données sur les cœurs, système de gestion pour les grilles de calcul... Autant de nouvelles problématiques de recherche pour la communauté d'utilisateurs de Grid'5000 soulevées par cette distance géographique entre les ordinateurs du réseau.</p> <p>Cette communauté est constituée de chercheurs spécialisés dans le domaine des systèmes parallèles et&nbsp; distribués à grande échelle. Grid'5000 est le premier instrument d'étude dans ce domaine. Les chercheurs s'en servent pour tester des algorithmes qui pourront ensuite trouver application dans une grille de &quot;production&quot;. C’est le cas du logiciel Diet, qui pilote la grille de calcul Décrypthon (projet AFM - CNRS - IBM). Pour multiplier ce type d'expérimentation et ainsi, faire avancer la recherche sur les infrastructures de calcul en réseau, les chercheurs doivent se fédérer et mutualiser leurs force de calcul, à l'image de la signature franco-brésilienne d'aujourd'hui.</p> La récompense : une étincelle dans leurs yeux http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/concours-faites-de-la-science Tue, 07 Jul 2009 00:00:00 +0200 ]]> <p>L’UNESCO a accueilli le 24 juin 2009 le concours « Faîtes de la science » dans ses locaux parisiens. Pendant une journée, des collégiens et des lycéens ont présenté une expérience scientifique à un jury composé de chercheurs, de professeurs, d'enseignants et de passionnés de science. Partenaire du concours, l'Inria était au rendez-vous, notamment par la présence d'un de ses chercheurs, Thierry Vieville, jury d'un jour.</p> <p><strong>Entretien avec Thierry Vieville, chercheur Inria, également en charge de la culture scientifique au centre de recherche de Sophia Antipolis.</strong></p> <a name="eztoc67986_1" id="eztoc67986_1" class="anchor"></a><h3>Inria : En quoi consiste le concours &quot;Faîtes de la science&quot; ?</h3><p><strong>Thierry Vieville :</strong>&nbsp;C'est une manifestation de médiation scientifique. Des élèves de collèges et de lycées préparent en équipe une expérience scientifique avec l’aide de leurs professeurs et parfois avec celle d’un chercheur. Les universités animent le concours au niveau régional. Cette année, près de 200 élèves, soit 25 expériences, ont gagné leur ticket d'entrée pour la phase finale du concours : la session nationale qui se joue ce 24 juin. Mini éoliennes, tubes à essais, cultures de bactéries, maquettes, logiciels… On se croirait sur le plateau d'une émission comme &quot;C’est pas sorcier&quot; ou &quot;E=M6&quot;. Pendant une journée, les jeunes spectateurs sont devenus des animateurs de culture scientifique.</p> <a name="eztoc67986_2" id="eztoc67986_2" class="anchor"></a><h3>Vous êtes membre du jury, comment évaluez-vous les expériences ?</h3><p><strong>Thierry Vieville :</strong>&nbsp;Une grille de critères permet d'évaluer le plus objectivement ces travaux. Cela va de la qualité du contenu et de la démarche scientifique à la présentation en elle-même et son originalité . Ensuite, on regarde comment les élèves se sont appropriés la problématique scientifique, au delà de ce qu'ils présentent à travers leurs expériences. La plupart du temps, on est étonné de leur culture et de leur niveau de connaissance. Nous avons aussi plein d'admiration devant l'aspect collectif de la démarche : ce ne sont pas quelques têtes de classes qui se trouvent devant nous, mais bien des citoyens de demain, prêts à intégrer ce que les sciences et les innovations peuvent leur apporter.</p> <a name="eztoc67986_3" id="eztoc67986_3" class="anchor"></a><h3>En tant que chercheur, que retenez-vous de ce type d'événement ?</h3><p><strong>Thierry Vieville :</strong>&nbsp;J'ai eu l'impression d'avoir participer à un festin scientifique. La passion qui anime ces jeunes lors de leur présentation est fantastique. Ils s’éclatent vraiment à parler de science ! Gilles Kahn, notre si grand collègue qui fut le premier informaticien à rentrer à l'académie des sciences, parlait d’étincelles dans les yeux des enfants. Nous avons eu la chance d'en voir aujourd'hui dans les yeux de ces chercheurs en herbe. Tout au long de l'année, nous sommes nombreux à aller dans les classes nous mettre au service des enseignants pour faire partager aux élèves notre passion des sciences. C'est lorsque cette étincelle apparait dans le regard des élèves que nous sommes récompensés.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc67986_4" id="eztoc67986_4" class="anchor"></a><h3>&quot;Trois expériences scientifiques étincelantes&quot;</h3><a name="eztoc67986_4_0_0_0_1" id="eztoc67986_4_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>La déforestation accidentelle</h6><p>Du carton, du polystyrène, des pailles, un ventilateur et la tempête qui balaya les forêts françaises en 1999 devient réalité. Une expérience simple, menée avec la rigueur d'une simulation informatique, qui a permis aux élèves du lycée Jean Monnet de Saint-Etienne de modéliser modéliser l'action d'une tempête sur les arbres d'une forêt : comprendre pourquoi un type d'arbres tombe-t-il plus qu'un autre, ou comment réagissent les arbres face à des vents violents. Par ailleurs, des statistiques réalisées par ces jeunes ont fourni des estimations aussi précises que celles relevées sur le terrain par l'Office national des forêts, dixit un de ses agents, interrogé dans le cadre de l'expérience.</p> <a name="eztoc67986_4_0_0_0_2" id="eztoc67986_4_0_0_0_2" class="anchor"></a><h6>Le taquin</h6><p>Connaissez-vous le taquin ? Il s'agit d'un jeu où vous glissez les pièces d'un puzzle pour former une image. Huit étudiantes du lycée d'altitude d'Aix-Marseille se sont intéressés à ce jeu pour en découvrir les mystères. Un en particulier : si on permute des pièces, peut-on retrouver la configuration de départ en les faisant glisser ? Par des raisonnements mathématiques complexes, elles ont redécouvert le secret de ce jeu : un nombre de permutation pair, et le taquin reste le même. Un nombre impair, le taquin est différent.</p> <a name="eztoc67986_4_0_0_0_3" id="eztoc67986_4_0_0_0_3" class="anchor"></a><h6><strong>La serre autonome en ressources</strong></h6><p>Depuis le calcul de la surface de toiture nécessaire à l'irrigation, jusqu'à la conception d'un cahier des charges réaliste, tout le collège du Marais Poitevin a mis la main à la pâte pour fabriquer une vraie serre, autonome en énergie et en eau, au coeur du collège. Les plantes y poussent toutes seules, sans autres ressources que celles recueillies par les automates développés par les élèves. Mathématiques, biologie et technologies, le jury a été séduit par l'aspect multidisciplinaire du projet. A la rentrée prochaine, elle accueillera les graines des futures plantes qui orneront les pare-terres fleuris de la ville !</p> </div> </div> Gérard Huet reçoit le prestigieux prix EATCS http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/prix-eatcs-2009 Fri, 26 Jun 2009 00:00:00 +0200 ]]> <p>Le 9 juillet prochain à Rhodes, Gérard Huet recevra le prix « Award 2009 » de l'association European Association for Theoretical Computer Science (EATCS). Ce prix vient récompenser une longue carrière dédiée à l'informatique et ponctuée par de nombreuses découvertes.</p> <p>À travers le prix EATCS, la communauté scientifique salue la brillante carrière de Gérard Huet, chercheur d'excellence de l’INRIA. Ce prix récompense les scientifiques qui ont su faire avancer l'informatique fondamentale et apporter des solutions originales et durables à des problèmes complexes.</p> <p>Pendant 40 ans, Gérard Huet s'est consacré au domaine de la preuve formelle : démontrer et prouver concrètement un raisonnement théorique en mathématiques en vue de sa transformation en algorithme. Avec son équipe, il a conçu l'assistant de preuves Coq qui permet à l'utilisateur de découper ces raisonnements et de les démontrer étape par étape. Les logiciels issus de ces raisonnements peuvent alors intégrer des applications de haute sécurité. Par exemple, dans les transports aériens ou les transactions financières, où la fiabilité d'une application informatique ne doit rien laisser au hasard.</p> <p>Ces dernières années, Gérard Huet s'est tourné vers un autre domaine de l'informatique : le traitement de la langue naturelle. Il a ainsi mis au point des algorithmes permettant l'analyse d'une énonciation continue, son découpage en mots, et son analyse grammaticale. Il a montré que ces outils permettaient de résoudre le problème de segmentation du sanskrit classique, langue savante, phonétique et codifiée, de l'Inde antique. On lui doit ainsi le premier dictionnaire hypertexte du sanskrit qui intègre des outils d'analyse grammaticale.</p> <p>Membre de l'Académie des sciences, de l'Academia Europaea, titulaire du Prix Herbrand... Tous ont reconnu les talents de ce brillant scientifique. Aujourd’hui, c’est au tour de l'association EATCS de l’honorer.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc390557_0_0_0_0_1" id="eztoc390557_0_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Son parcours scientifique</h6><p><strong>1972 : </strong>Dans le domaine de la théorie de la démonstration, sous-domaine de la logique mathématique, Gérard Huet invente un algorithme d'unification en théorie des types qui porte son nom. Cet algorithme sert notamment de noyau aux interprètes de programmation logique d'ordre supérieur mais aussi à la reconnaissance des anaphores en langue naturelle.</p> <p>&nbsp;<strong>Années 70 :</strong>&nbsp;Gérard Huet dirige avec Gilles Kahn le projet CROAP qui a mis au point l'environnement de développement de documents structurés Mentor. </p> <p>&nbsp;<strong>1979 :</strong>&nbsp;Pionnier du domaine des preuves équationnelles par réécriture, il caractérise, avec Jean-Jacques Lévy, une famille de systèmes de calcul récursifs fortement séquentiels.</p> <p>&nbsp;<strong>Années 80 :</strong>&nbsp;Il dirige le projet Formel, qui a développé le langage de programmation Ocaml. Ce langage est utilisé à grande échelle notamment pour l'enseignement de la programmation. Le dernier avatar, Objective Caml, définit un standard de langage fonctionnel typé, approprié au développement de logiciels sûrs.</p> <p>&nbsp;<strong>1984 : </strong>En collaboration avec Thierry Coquand, Gérard Huet définit le Calcul des Constructions (formalisme fondateur d'une famille de calculs logiques puissants), qui permet d'exprimer avec concision des preuves mathématiques. </p> <p>&nbsp;<strong>Années 90 :</strong>&nbsp;Conjointement avec Christine Paulin-Mohring, il dirige le projet Coq, qui a mis au point l'assistant de preuves éponyme. C’est l'un des systèmes de développement de mathématiques formelles et de logiciels certifiés les plus utilisés à ce jour.</p> </div> </div> Jouer aux maths la tête dans les étoiles http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/jeux-maths Wed, 10 Jun 2009 00:00:00 +0200 ]]> <p>Le 10e salon &quot;culture &amp; jeux mathématiques&quot; vient de fermer ses portes place Saint Sulpice, au cœur de Paris. Quatre jours durant, les jeunes visiteurs ont pu découvrir les mathématiques en s’amusant. Au programme cette année, l’astronomie. Pour l’occasion, l’INRIA a présenté un logiciel de cartographie des étoiles qui a émerveillé tous les petits princes.</p> <p>Cette année, l’INRIA a joué la carte de l’originalité en expliquant la programmation informatique à la manière d’un chef cuisinier. Prenez des formules de mathématiques en astrophysique. Ajoutez-y un langage informatique. Mixez le tout. Vous obtenez un programme qui calcule la position des étoiles. Concocté par un chercheur de l’INRIA, ce logiciel permet de connaître la position de chaque étoile à n’importe quel moment dans le temps. Quelles étoiles étaient visibles le jour de ma naissance ? Que voit-on en ce moment dans le ciel ? Comment s’appellent les étoiles ? Ce programme fait parler le ciel.</p> <p>Depuis sa création en 2000, le salon suscite un véritable engouement auprès des plus jeunes. « Chercher et réfléchir, tout en s’amusant », telle est la devise de Marie-José Pestel, professeure de mathématiques et présidente du Comité international de jeux mathématiques (CIJM). C’est avec passion que ce professeure accompagnée des autres bénévoles du CIJM organise le salon depuis dix ans. Et la sauce prend ! 25 000 ce week end, les visiteurs sont chaque année un peu plus nombreux à participer à cette fête des mathématiques qui se tient à ciel ouvert en plein cœur de Paris, place Saint Sulpice. Créateurs de jeux , éditeurs, organismes de recherche, scientifiques… Tous les participants ont à cœur de faire partager aux petits et aux grands leur goût des maths et des sciences. Et pour l'équipe de l'INRIA, pourquoi pas d’avoir suscité de futures vocations auprès de ces jeunes, repartis la tête plein d’étoiles.</p> Joseph Sifakis tient une conférence sur les systèmes embarqués http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/sifakis-systemes-embarques Thu, 05 Mar 2009 00:00:00 +0100 ]]> <p>Mardi 10 mars, Joseph Sifakis, prix Turing 2007, directeur de recherche au CNRS et titulaire de la chaire industrielle Schneider-INRIA-Digiteo, tiendra une conférence à l'Académie des sciences sur le thème des systèmes embarqués, nouveaux défis informatiques dont l'INRIA a fait l'une de ses priorités.</p> <p>Dans le cadre du cycle de conférences &quot;Les défis scientifiques du 21e siècle&quot; organisé par l'Académie des sciences, Joseph Sifakis exposera les problématiques et les défis à relever par l'informatique pour améliorer les systèmes embarqués.</p> <p>Petits composants, les systèmes embarqués sont de plus en plus présents dans de nombreux objets de notre quotidien. On les trouve aussi bien dans les voitures, les aspirateurs, les fusées ou les satellites. Ils y assurent une tâche simple et précise : assurer leur bon fonctionnement . A l'heure de leur multiplication, ils doivent répondre à des exigences d'encombrement, de consommation d'énergie, mais surtout de robustesse. La moindre défaillance à ce niveau peut avoir des conséquences fâcheuses allant de la simple panne de voitures à l'explosion de fusées. Pour faire face à ces contraintes, les scientifiques poursuivent leurs recherches pour améliorer leurs connaissances sur les systèmes embarqués. Ces études passent par la conception d'outils d'analyse combinant à la fois des méthodes physiques et informatiques.</p> <p>Joseph Sifakis a participé à la création d'une méthode d'énumération et de vérification de modèles informatiques. La qualité de ses travaux lui ont valu le prix Turing en 2007. Fort de cette expérience dans le domaine, il exposera, au cours de cette conférence, les points faibles et les points forts des méthodes existantes en vue de leur amélioration. Pour rappel, Jospeh Sikakis est directeur de recherche au CNRS, il dirige également le laboratoire Verimag ainsi que la chaire industrielle Schneider-INRIA-Digiteo depuis 2008.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p class=" text-center"><strong>Programme de la conférence</strong></p> <p class=" text-center"> &quot;Les systèmes embarqués - Nouveaux défis scientifiques pour l'Informatique&quot;<br /> par Joseph Sifakis</p> <p class=" text-left"> Les systèmes embarqués sont des composants qui intègrent du logiciel et du matériel et assurent des fonctionnalités critiques. Ils se caractérisent par une interaction continue avec leur environnement physique. Ils trouvent leur application dans de nombreux domaines comme les transports, les télécommunications, la distribution d’énergie ainsi que les produits électriques et électroniques.<br /> Les systèmes embarqués doivent satisfaire non seulement des exigences fonctionnelles concernant la correction du calcul mais également des exigences extra-fonctionnelles. Ces dernières portent sur l’utilisation optimale des ressources (temps de calcul, mémoire, énergie) ainsi que sur l’autonomie, la réactivité et la robustesse du système.<br /> Actuellement, nous ne disposons pas d’un cadre théorique permettant la prise en compte conjointe des exigences fonctionnelles et extra-fonctionnelles lors de la conception des systèmes embarqués.<br /> Pour comprendre et analyser le comportement de ces systèmes, il faut pouvoir combiner des méthodes d’ingénierie fondées sur la Physique et des méthodes de l’Informatique. En effet, l’Informatique s’appuie sur des modèles de calcul discrets qui ignorent le temps et les ressources physiques.<br /> Étendre l’Informatique en y incorporant des paradigmes de disciplines fondées sur la Physique classique constitue aujourd’hui un défi majeur pour l’Informatique.<br /> Quatre aspects de ce défi sont présentés:</p> <ul> <li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; unifier modèles analytiques et modèles de calcul discrets.</li> <li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; construire des systèmes par composition de composants.</li> <li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; garantir les propriétés des systèmes par construction afin de vaincre la complexité et les limitations actuelles de la vérification a posteriori.</li> <li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; assurer la prédictibilité du comportement afin de maîtriser l’incertitude inhérente au comportement dynamique des systèmes interactifs.</li> </ul> <p>En conclusion, quelques différences fondamentales entre les deux disciplines et leurs conséquences sont discutées.</p> <p> Référence :<br /> T.A. Henzinger and J. Sifakis. The Discipline of Embedded Systems Design Computer, October 2007, pp. 32-40.</p> </div> </div> Une "boîte à idées" pour le transfert et l’innovation en Europe http://www.inria.fr/actualite/actualites-inria/projet-europeen-fitt Wed, 28 Jan 2009 00:00:00 +0100 ]]> <p>Du 28 au 30 janvier 2009, le centre de recherche INRIA Rennes - Bretagne Atlantique reçoit ses partenaires du projet FITT pour une session de travail. Objectifs : poursuivre les échanges, mutualiser les expériences et les savoir-faire, identifier les projets prioritaires.</p> <p>Les sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC) sont considérées comme l'un des principaux moteurs de l'économie de la connaissance pour construire l'avenir de nos pays européens. La valorisation de la recherche en STIC et le transfert de technologie qui en découle deviennent essentiels. Or, développer de nouveaux produits et services à partir des travaux des chercheurs n'est pas chose aisée. Beaucoup d'idées n'atteignent pas le marché faute d'identifier assez tôt les travaux prometteurs, de les transférer dans des projets concrets et d'en organiser la commercialisation. Comment améliorer la valorisation de la recherche et le transfert de technologie en Europe ? Telle est la problématique posée par le projet FITT (Foster interregional exchange in ICT Technology Transfer).</p> <p>Le projet rassemble au sein de différents groupes de travail les professionnels en transfert et innovation de sept organismes de recherche en STIC d'Europe du Nord-Ouest. L'objectif de ces groupes est de définir d'ici à avril 2011 une &quot;boîte à outils&quot; qui regroupe les procédures, les démarches, les techniques et les meilleures pratiques du domaine. Cette &quot;boîte à outils&quot; devrait servir de base à un programme de formation professionnelle dédiée à la valorisation de la recherche et au transfert de technologie.</p> <p>Du 28 au 30 janvier 2009, le centre de recherche INRIA Rennes - Bretagne Atlantique reçoit ses partenaires pour une nouvelle session de travail. À travers divers ateliers, cette session permettra de poursuivre la coopération et les échanges entre les partenaires, initiés au Luxembourg en&nbsp; juin 2008. Elle aura pour finalité d'identifier un certain nombre de problèmes à résoudre en priorité. Chaque problème identifié fera l'objet d'un travail plus poussé&nbsp; lors des prochains mois pour trouver des solutions, définir des stratégies et des indicateurs, ou encore faire des recommandations. Un des ateliers sera animé par Kjell Hakan-Narfelt, expert de renommée internationale en matière de transfert de technologie.</p>